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Un nounours est la seule chose qui protège du noir {Margaret}
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▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Un nounours est la seule
chose qui protège du noir

Jeté à même le sol de la cellule, je n’eus guère le temps de me relever que mes geôliers s’en allaient déjà. Saleté ! Si je n’avais pas eu le souffle coupé (et une ou deux côtés fêlées par la même occasion tiens), je leur aurai foutu une raclée dont ils se seraient souvenus jusqu’au jour de leur mort. Me redressant avec difficulté, je finis par observer mon nouvel environnement. Cette cellule avait des allures de cauchemar. Hélas, j’avais déjà compris que nous étions bel et bien dans la réalité… Pour la première fois de ma vie, j’aurai préféré le cauchemar tiens. Je finis par chercher frénétiquement du regard ma petite sœur de cœur. Matthew et moi-même étions les seuls présents dans la salle de torture, ce qui voulait dire qu’elle devait ici. Mon cœur rata un battement à l’idée qu’elle puisse être ailleurs, seule et… Secouant brièvement la tête, je finis par reprendre mon inspection. Elle devait être ici. Je ne supporterai pas qu’on lui fasse du mal. Je finis par la retrouver, recroquevillée dans un coin, les yeux rougis d’avoir trop pleuré. Mon palpitant rata un nouveau battement à cette vue.

Mes poings se crispèrent. Nathaniel allait payer pour ce qu’il nous avait fait subir. Il allait morfler pour avoir osé faire pleurer ma petite Margaret. Les mains sur le flanc gauche, je finis par tituber jusqu’à ses côtés et me jetais par terre sans autre forme de procès. La douleur me rappela que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça mais bon, tant pis. J’étais exténué, j’avais mal partout et j’étais désemparé. Mais il était hors de questions que je le lui montre. Je n’allais pas commencer à être précautionneux au risque d’inquiéter Margy. Pas maintenant en tout cas. Je ne comptais pas effectuer la même erreur qu’il y a une semaine en gardant tout pour moi mais… Pour le moment, il fallait que je joue les grands frères forts sur qui on peut s’appuyer pour se relever. Matthew n’était pas encore revenu de l’autre salle… Il fallait que… Il fallait que je m’occupe d’elle. Et puis, ça m’empêcherait de me demander pourquoi lui n’était pas encore revenu alors que moi… Non, White, ne t’aventure pas dans ces eaux troubles. Soupirant faiblement, je finis par poser la tête contre le mur froid de cette prison.


Hey, Margy, ça va ? Rien de cassé ? Ça ne te dérange pas si je pose ma tête contre ton épaule? J’ai mal au crâne et on ne peut pas dire que le froid de ce foutu mur de pierres aide en quoique ce soit à améliorer la situation…

Sans réellement attendre de réponse de sa part, je finis par m’installer plus confortablement au creux de son cou. Il me fallait ce contact, histoire de me rassurer. Elle était bien là, elle était visiblement en bonne santé. C’était « peu » mais cela restait amplement suffisant. Tant que nous étions tous les trois vivants, le reste importait peu. À trois, nous finirions par nous en sortir. Oui, à nous trois, nous allions survivre à cet enfer. Cette pensée me rappela soudain que le troisième membre n’était toujours pas revenu. Je fermais les yeux un instant, espérant chasser la peur qui me tiraillait l’estomac. Sans succès. Ce foutu geste n’avait fait que me remémorer les tortures que nous avions subi, Matthew, moi et tous les autres… Au final, clore les yeux avait eu l’effet inverse que celui escompté. Il me stressait davantage. Soupirant doucement, je finis par la prendre dans mes bras, tout en restant le visage callé au creux de son cou. J’en avais besoin et j’espérais qu’elle aussi (je n’avais pas envie de me prendre un coup de poing pour le moment, j’avais déjà bien assez mal ainsi, merci !).

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé Margy mais… Quoiqu’il arrive, je resterai là. Je te protègerai quoiqu’il advienne. Il est hors de question que je laisse quelqu’un toucher à l’un de tes cheveux, ils sont trop beaux pour ça. Puis, tu imagines les magnifiques coiffures que tu pourras faire lors de ton mariage ? Il est hors de q-u-e-s-t-i-o-n que je laisse quelqu’un les abîmer.

Soupirant pour la énième fois en l’espace de cinq minutes, je finis par caresser cette petite tête blonde adorée. À quoi pouvait bien servir un grand frère s’il était incapable d’offrir du réconfort en pareille circonstance ? Je ne savais pas trop dans quoi nous étions tombés, ni même ce qui allait advenir de nous mais une chose était sûre, je me battrai jusqu’à la mort s’il le fallait pour qu’elle sorte de cet enfer. Malgré tout, j’avais peur. J’avais peur des représailles qu’il y aurait si je m’opposais ouvertement à Nathaniel. Je me souvins alors du regard hésitant de Matthew. Nous voulions tous deux opposés résistance mais la peur de voir Margaret servir de moyen de pression contre nos actions nous tiraillait de toute part. Que devais-je faire ? Je ne pouvais pas attendre que les choses s’améliorent d’elles-mêmes, il était évident que cela n’arriverait pas. Attendre une aide extérieure était exclus, cela faisait plus de deux mois que nous étions prisonniers et personne n’était venu… Il ne restait qu’une seule option : se battre. Mais étais-je prêt à prendre le risque de faire souffrir Margaret ?

Margy… Il va falloir être forte ma belle. On ne peut pas rester les bras croisés, tu es d’accord avec moi, hein ? Il va falloir se battre mais… Je veux que tu saches que je ferai tout pour te protéger. Quoiqu’il advienne… Je… J’aimerai tant pouvoir te dire que tout va aller pour le mieux mais ce serait te mentir. Pardon. Je…

Était-ce la peur ou ce frustrant sentiment d’incapacité, je n’aurai su le dire. Mais le résultat était le même, j’avais fini par craquer. Je ne pleurerais pas, il était hors de question de la perturber davantage mais ma voix s’était cassée sur la fin. Comment pouvais-je la rassurer quand j’étais incapable de me rassurer ? Je ne pouvais pas lui dire que tout allait s’arranger, je n’en savais strictement rien ! Je ne pouvais pas non plus lui dire qu’elle risquait de payer les pots cassés si je me battais. Ce serait ignoble de lui mettre cette pression sur les épaules. J’étais perdu et je détestais ce sentiment. Resserrant ma prise, je finis par chantonner un air que je n’avais plus entendu depuis bien longtemps. Ce même air, maman me le chantait lorsque je déprimais quand j’étais môme. Puis, du jour au lendemain, je n’y avais plus eu le droit vu… les circonstances. Margaret n’avait jamais osé le chanter, elle avait supposé qu’il s’agissait d’une chose bien trop sacrée à mes yeux que pour oser le faire. Pourtant, les paroles étaient tellement vivides dans mon esprit malgré les années. C’est ainsi que je me mis à fredonner doucement…
▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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« Pitié... que ça s'arrête... »

Je psalmodiais ces quelques mots en boucle, entre quelques respirations sifflantes qui traduisaient parfaitement mon état de panique. Des larmes de douleur, mais non pas une douleur physique mais bien psychique, menaçaient de quitter mes yeux, que j'avais fermés depuis quelques temps si fort que mes paupières me faisaient souffrir et je plaquais mes mains contre mes oreilles en espérant en vain de pouvoir ignorer les hurlements de personnes que je ne connaissais que trop bien. Recroquevillée dans un coin de cette lugubre cellule, je ne pouvais que me dire que tout ceci n'était qu'un affreux cauchemar, que j'allais me réveiller, à Washington, dans les bras de mon prince charmant de biologie, comme si ces dernières semaines n'avaient été inventées de toutes pièces que par mon esprit et rien d'autre. Tout ça, ça ne pouvait pas arriver. Ce n'était pas possible. Pourquoi moi, pourquoi nous ? Avais-je réellement fait quelque chose de mal pour mériter un tel sort ?

Un cri plus fort que les autres me fit gémir de frayeur et je me tassais encore plus dans mon coin si c'était encore possible, espérant y disparaître et partir loin d'ici. Mais je ne pouvais pas partir non plus, pas sans eux, ceux qui étaient les auteurs de ces hurlements qui pourraient vous déchirer le coeur en seulement quelques secondes... ce qui était mon cas. Les personnes les plus importantes à mes yeux souffraient le martyr et je ne pouvais rien y faire. Je ne pouvais qu'attendre. J'en avais assez d'attendre, je n'avais fait que ça toute ma vie, sous prétexte que les deux hommes de ma vie voulaient me protéger de toutes les menaces qui pouvaient me faire du mal. Pourquoi ce n'était pas moi qui subissait ces tortures à leur place ? Je pouvais endurer la douleur physique. Mais là, c'était bien pire. Me demander d'endurer la souffrance de Ruthel et Matthew était tout bonnement impossible pour moi.

J'étais morte de peur. Et s'ils ne revenaient pas de cette salle qui symbolisait presque l'Enfer lui-même ? Ils n'avaient pas le droit de m'abandonner, ils n'avaient pas le droit de partir sans moi. J'avais parcouru tellement de kilomètres pour les retrouver tous les deux, ils ne pouvaient me laisser derrière.

« Revenez... »

Je n'avais même pas conscience de ce qui se passait autour de moi, je ne faisais que murmurer des mots au hasard. Me concentrer sur cette action me faisait presque oublier leurs hurlements, mais je ne pouvais les ignorer totalement. J'aurais voulu ne pas être capable de reconnaître les deux voix respectives, ce qui aurait pu me rassurer un minimum, ce qui aurait pu me dire que ce n'était pas eux qui les émettaient. Malheureusement, pour cette fois, je les connaissais trop bien pour être ignorante.

Un poids au creux de mon cou et quelques paroles prononcées à l'aide d'une voix totalement familière me firent enfin réagir. Les simples phrases de Ruthel résonnaient comme un chant à mes oreilles et je m'empressais de redresser mon visage pour l'observer, m'assurer qu'il était bien vivant, avec moi. Je ne retins même pas un soupir de soulagement. Ce n'était pas une illusion créée par mon cerveau dans le but de me faire oublier l'instant présent, c'était bien réel. Automatiquement, mes yeux cherchèrent une autre silhouette familière. J'espérais qu'il soit là, Matthew. On ne voyait jamais Matthew sans Ruthel et vice-versa, alors il devait forcément être là, avec son sourire de crétin, non ?... Malheureusement, c'était loin d'être le cas. L'infime soulagement céda sa place à la panique. Pitié, tout mais pas lui. Heureusement, Ruthel s'empressa de me serrer contre lui, ce qui eut le don de me calmer légèrement. Des centaines de questions me brûlaient les lèvres. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Je ne pouvais lui demander ça, ce serait cruel de lui faire revivre mentalement ces moments de torture. Où était Matthew, est-ce qu'il allait bien ? Ca, aussi, je ne pouvais pas poser la question. Malgré leurs disputes plus que violentes qui remontaient à seulement quelques jours ou semaines, ces deux-là étaient inséparables et Ruthel devait être effrayé à l'idée que Matthew ne puisse plus revenir comme il avait réussi à le faire, tout comme je l'étais. Notre trio était incomplet, cela se sentait, et nous ne pouvions qu'attendre, dans la peur et l'espoir.

« M... Matthew, il... il va revenir, hein ?... »

Prononcer ce prénom semblait presque impossible pour moi. J'avais renoncé à pouvoir partager ma vie avec lui, ce n'était pas ce qu'il voulait, une relation fidèle et stable, je ne le connaissais que trop bien. Mais avant d'être la personne de qui j'étais tombée amoureuse, il était mon second meilleur ami, mon second frère.

Imaginer tout ce que Ruthel pourrait faire avec mes cheveux dans ce mariage qui était pour moi un rêve d'enfant eut le don de m'arracher un petit rire. S'il évoquait un tel évènement futur, c'est que l'on avait une chance de s'en sortir et d'y assister. Si Ruthel était confiant de ceci, je lui faisais confiance et l'étais aussi. Nous allions sortir d'ici, avec Matthew, et nous partirons loin. Pour tout oublier.

Ruthel me prononça un minuscule discours qui eut l'effet escompté. Il avait raison, je devais devenir forte. Et arrêter d'attendre, enfin agir, jouer mon rôle à la perfection pour protéger mes deux grands imbéciles. Personne n'avait le droit de leur faire du mal.

Un air, qui raviva quelques souvenirs, parvint à mes oreilles. Je savais l'importance que cette simple chanson avait aux yeux de Ruthel et je le serrais encore plus fort contre moi. Nous deux étions mal en point, mais si nous pouvions nous supporter et nous aider l'un et l'autre, je savais que nous pouvions faire des miracles. J'essuyais mes larmes du dos de ma main et m'écartais de mon frère, sans pour autant briser le contact avec lui.

« Il faut qu'on sorte d'ici... on récupère Matthew, et on retourne à la maison, comme je te l'ai promis, hein ? »

J'essayais de faire un pauvre sourire que Ruthel pourrait aisément confondre avec une grimace, mais cela n'ébranlait en rien ma détermination. Il était temps d'agir.

« S'ils veulent vous faire du mal à nouveau, ils devront me passer sur le corps. »

Je serrais encore plus fermement les mains de Ruthel entre les miennes. Je ne voulais plus être un fardeau pour eux, mais une aide précieuse dont ils ne pouvaient se passer. Je n'avais aucune idée de comment nous pouvions faire pour nous échapper, mais à présent, tout me semblait possible. Je me levais sur mes deux jambes, invitant mon frère à faire de même. La Margaret pleurnicheuse avait disparu. Mes convictions semblaient être totalement hors de contexte dans cette cellule qui incitait au désespoir, mais je ne reculerai pas. Bien sûr, j'étais totalement effrayée, j'avais peur de mourir, peur de les perdre, mais nous ne pouvions pas rester là, à moisir ici.

« Ne vous retournez pas pour vous assurer que je vais bien. Je ne veux plus être un fardeau pour vous deux. »
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Le principal est que personne
ne se trouve sans un gardien...

Fredonner cet air me calmait. Maman n’était peut-être plus là mais cette chanson me donnait le sentiment qu’elle était présente, en quelque sorte, et qu’elle me protègerait. Cela me permettait de ne pas craquer en repensant à ce que Margaret avait pu me dire précédemment. Comment pouvais-je lui garantir que Matthew allait nous revenir ? Je n’en savais foutrement rien et cette situation me frustrait au plus haut point. J’avais envie de taper contre le mur mais cela n’aurait fait qu’ajouter une douleur supplémentaire au lot déjà bien trop important que je ressentais actuellement. Et puis… Frapper pour évacuer ma frustration n’aurait pas aidé ma petite sœur, non, je me devais de rester fort pour elle. J’avais resserré ma prise autour de sa tête sans réellement m’en rendre compte. J’avais peur de la perdre. Je ne maîtrisais plus rien, notre vie ressemblait à un château de cartes s’effondrant à chaque seconde qui passait et j’avais peur. J’avais peur de ce que l’avenir nous réservait mais surtout, j’avais peur d’être incapable de protéger ce que j’aimais.

J’avais peur comme jamais auparavant car il n’y avait pas que ma seule vie en jeu. Il y avait aussi celle de ma petite sœur de cœur et imaginer qu’on puisse lui faire du mal… Je fermais les yeux, espérant vainement me calmer. Je sentais mon cœur qui battait à tout rompre, me donnant presque la nausée, et j’avais les mains qui tremblaient. Si je ne me calmais pas, j’allais finir par faire une crise d’hystérie et je n’en avais vraiment pas envie. La dernière en date était plus que mémorable, Je préférais éviter d’imposer une nouvelle fois à Margaret la vision d’un White en totale déchéance. Bien malgré moi, je finis par la laisser s’écarter. Son visage était criblé de larmes et je sentis la haine m’envahir à cette vision. O’Bryan allait payer pour tout ce qu’il nous avait infligé. J’étais très protecteur et cela avait été ainsi depuis le premier jour. Je ne savais pas encore comment mais je finirai bien par trouver un moyen. Plus que le fait de m’avoir dupé, c’était le fait qu’il fasse pleurer Margy qui me donnait envie de le cogner. Ce type allait souffrir, j’en faisais une affaire personnelle.


Il faut qu'on sorte d'ici... on récupère Matthew, et on retourne à la maison, comme je te l'ai promis, hein ?
Oui, faisons cela. Rentrons tous les trois à la maison. Toi, Matthie et moi. Comme autrefois. Reprenons nos vies là où on les a laissées.
S'ils veulent vous faire du mal à nouveau, ils devront me passer sur le corps.

Je ne pus m’empêcher de sourire à ces mots. Malgré la gravité de la situation, Margaret arrivait à sourire et à aller de l’avant. Je l’admirais. J’aimais sa volonté et sa détermination. Elle était cette petite lumière nécessaire pour me faire avancer quand j’étais complètement paumé dans la vie. Resserrant nos mains, elle m’offrit l’un de ses sourires qui avaient le don de vous réchauffer le cœur. Je comprenais pourquoi Matthew l’aimait comme un fou. Elle était parfaite. Alors qu’elle se redressait, je me fis la promesse de tout faire pour nous sortir de là. Je voulais les voir évoluer ensemble. J’avais envie de graver dans mon cœur de merveilleux souvenirs. Mais pour ce faire, il fallait lutter, de toutes nos forces, pour sortir d’ici et sauver nos vies. J’avais peur de la mettre en danger mais il fallait prendre le risque… Et puis, Margaret n’était pas une fille faible et sans cervelle. Elle était courageuse et brave. Je ne la laisserai pas affronter l’ennemi mais je savais que si pour une raison ou une autre, elle se retrouvait toute seule, elle saurait se battre.

Ne vous retournez pas pour vous assurer que je vais bien. Je ne veux plus être un fardeau pour vous deux.

Me tendant la main pour que je la suive, j’essayais de me redresser. Autant dire que ce fut un fiasco total. La douleur me fit voir des étoiles quelques secondes et je finis par m’affaler lamentablement au sol. J’avais à nouveau du mal à respirer et il me fallut plus d’une minute pour arrêter de trembler comme une feuille. La main sur le flanc gauche, je finis par me mordre la lèvre inférieure pour m’éviter d’éclater en sanglots. Bon sang ! Je détestais être dans un état pareil. Ce n’était pas avec si peu d’énergie que j’allais combattre l’ennemi. Si je n’avais pas été si mal en point, j’aurai libéré ma frustration en cognant contre le mur… Sauf que là, je n’en avais même pas la force (et puis, admettons-le, ça n’aurait rien arrangé que je fasse cela !). J’essuyais du revers de la main les gouttes de sueur qui perlaient de mon front… Oh, tiens… Je saignais aussi apparemment… Avisant ma paume ensanglantée, je finis par me mettre à rire comme un hystérique. Tout ceci ne pouvait être qu’un horrible cauchemar. J’allais forcément me réveiller, il n’y avait pas d’autre explication possible.

Je suis trop vieux pour toutes ces c#nn&r#@s… Je crois qu’il va falloir attendre un petit peu ma belle… Laisse-moi reprendre mon souffle et…

Je n’eus guère le temps de finir ma phrase à cause de la douleur qui me tiraillait de toutes parts. Je recommençais à trembler et je me sentais fiévreux. Et pour couronner le tout, j’avais la nausée. Bravo White, dans la catégorie des boulets intersidéraux totalement inutiles, tu détiens la palme d’or !! Comment pourrais-je me battre et protéger ceux que j’aime si je suis incapable de lutter contre une simple fièvre ?!? À moins qu’il ne s’agisse d’une forme particulièrement rare de botulisme ancestral qui… Oula… White, tu divagues là… Les pics de température et moi, on a jamais été réellement copains. Je suis totalement incontrôlable quand j’ai de la fièvre… La dernière fois, j’ai voulu attraper les flocons de neige parce que j’avais chaud et qu’ils me refroidiraient… Sauf qu’on était au dixième étage d’un building en plein New-York quoi… Allez, zen. Inspire, expire. Ça finira par s’arranger… Margaret est là pour calmer la situation si cette dernière vient à déraper. C’est déjà ça de pris. Elle a plus de self-control dans ces cas-là que ne peut en avoir Matthew.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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