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La peur... Une arme primitive mais efficace {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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La peur... Une arme primitive mais efficace.

La roue du destin est en train de tourner… Les aiguilles se rapprochent inexorablement du chiffre 12, annonce de l’apocalypse et du jugement dernier. Pourtant, au cœur de cet asile infernal, une petite troupe de résistants lutte face au mal. La peur n’a pas encore gangréné tous les cœurs et l’espoir demeure. Hélas, cette dernière est bien moins organisée et elle pourrait bien vite se faire étouffer par l’ennemi si jamais elle se faisait coincer. Si seulement il existait quelqu’un pour se dresser contre Nathaniel, peut-être pourriez-vous voir enfin de la lumière au bout du tunnel… Mais comment savoir ? Qui croire ? Le bruit court que certains prisonniers se sont ralliés à la cause de la folie, désespérés. Mais aucun nom n’a jamais été cité. Serait-ce donc seulement un subterfuge pour vous faire paniquer ? Ou bien la triste vérité ? En ce douze janvier, préparez-vous à affronter la dure réalité. Le lieu des hostilités ne sera autre que cette cantine surpeuplée. La résistance est prête à frapper !

Qu’importe que les lieux soient gardés par quelques matons meurtriers, il est grand temps de renverser cette dictature forcenée. Plus de place à la neutralité… Les pauvres malheureux qui auraient souhaité conserver ce statut vont se retrouver au premier plan à leur insu. Tels des pions sur un échiquier géant, l’Ombre vous déplace selon l’envie du moment. Elle observe le moindre de vos mouvements et risque de frapper à tout instant. Prenez garde résistants que Cthulhu et Nosferatu ne vous tombent pas dessus en même temps ! La reine blanche aux abois se bat aux côtés du fou du roi alors que le cavalier noir s’avance avec la finesse d’un léopard. Qui des deux viendra évincer l’autre malheureux ?!? Seul l’avenir vous le dira, pauvres pions emplis de désarroi. Profitez des quelques minutes de répit que vous avez car les hostilités vont bientôt éclater. La Guerre vous surveille et la voilà prête à colorer cette cantine d’un magnifique rouge vermeil.



Avec l’arrivée des fêtes/ blocus/ exams, vous avez un peu plus de deux semaines (et non une comme à l’accoutumée) pour poster pour ce premier tour de jeu. Il prendra donc fin le 31 à minuit ! Il va de soi que si tous les participants ont posté avant la date, nous ferons avancer les choses plus rapidement Wink Concrètement, pour ce tour, vous vous retrouvez tous à la cantine à midi pour un « repas de groupe ». Bien que vous, vous soyez au courant du thème de cette intrigue (à savoir la première offensive de la résistance), vos personnages ne sont au courant de rien Wink Pour ce premier tour, vous êtes donc à table comme d’habitude et mangez inconscient de ce qui va se dérouler red: Au niveau temporalité, nous sommes le 12 janvier 2011. Cela ne fait donc que douze jours que Nathaniel a fait son « coming-out » et deux jours se sont écoulés depuis l’envoi de Charles et Henri en salle de tortures (pour les non-participants, je vous renvoie à ce sujet et celui-là).

Charles et Henri reviennent parmi vous pour la première fois depuis qu’ils ont été chopés deux jours auparavant. Vous n’êtes donc pas censés savoir qu’Alexis et Matt sont des traîtres (vu qu’aucun des quatre n’est revenu pendant ce laps de temps, vous êtes censés croire qu’ils ont tous été envoyés en salle de tortures). Pour les deux « victimes en question », merci de ne pas divulguer l’information dès le premier tour Wink (gardons un peu de suspense voulez-vous red:). Vous postez chacun à votre tour, sans « ordre précis », sachez juste qu'Arthur Clifford, Caïn Jacob (après concertation avec le joueur), Ruthel White et les PNJ posteront en dernier à ce tour. Ce n’est qu’avec ces quatre postes que le premier tour sera jugé comme clôturé Wink Plus vite vous posterez donc et plus vite nous ferons avancer les choses nyappy Bien que « rien » ne se passe dans ce tour, vous pouvez quand même avoir recours à l’un des objets précieusement cachés dans votre coffre (sait-on jamais, cela pourrait vous sauver la mise au prochain tour red:).




BON JEU
▌Date d'arrivée : 03/08/2011
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Dernière édition par James Leighton le Sam 22 Déc - 22:56, édité 1 fois

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Smother me.

Tu les voyais bouffer leur bouffe aussi dégueulasse qu'ils étaient eux-mêmes dégueulasses. Ça te plaisait. Ça te plaisait, parce que peut-être allaient-ils se rendre compte qu'avant, c'était simple, tellement simple pour eux. Ah, oui, avant, ce n'était que faute à malchance, s'ils étaient désignés victimes -ou presque. Maintenant, tout le monde était dans le même sac -ou presque, à nouveau. Tu sais pertinemment que certains se sont placés à la droite de Nathaniel, tu sais aussi que d'autres tremblent en échafaudant des semblants de plans. Et puis, il y avait toi, au milieu ; nulle part, sûrement. Tu regardais, appréciais. Tu sentais leur douleur, dans le fond de leur yeux, ou au moins un abattement. Tu voulais qu'ils sentent ce que toi, t'avais ressenti pendant des années. Cette sensation d'être enfermé, de ne rien pouvoir faire et détester ce dit sentiment, ah, ça, tu connaissais. Tu voulais partager. Trop généreux, James, vraiment.
Tu rejetais négligemment toute nourriture. Douze jours, douze jours que tu n'avais rien mangé, douze jours que tu vomissais de la bile, douze jours que la seule chose qui coulais dans ta gorge, c'était six pilules et leur gorgée d'eau, avec cette saloperie d'existence indémontable. Douze jours que t'attendais qu'un sursaut d'espoir se fasse rapidement écraser sous le pied de la tyrannie, douze jours que tu voulais voir cette étincelle s'effacer en une seconde. A moins que. Ah, non, ç'aurait été trop beau. Les douze jours se sont écoulés, doucement -et ton ventre qui tirait tes entrailles te le rappelle, cruellement. Rien. Rien ne s'est passé. Alors c'était tout ? Alors il n'y aurait vraiment rien ? T'es déçu. A chaque ancienne crise, il y avait eu un minimum de résistance, alors pourquoi pas maintenant ? Sûrement parce que cette crise-là, elle défie l'imaginaire de ses victimes. Tant pis. T'attendra. Il y aura bien d'autres idiots qui assureront le spectacle, du genre d'Abbel ou Caïn. Peut-être même Shelley. Et là, ce sera le feu d'artifice. Ce sera aussi le temps de se décider, James, et t'as peur, horriblement, parce que tu sais que, même si ta face garde cet air froid, t'es toujours plus ou moins du côté de la cause humaine. Tu veux juste être reconnu, sans être dévisagé, sans être traité comme l'inventeur du cancer. T'y es pour rien, ouais, et qu'est-ce qui le prouve ? Rien. On verra bien. Ce qui est sûr, c'est qu'aucun membre de ta famille n'est plus digne ne confiance ; mais tu sais aussi que t'es bien trop naïf pour ne plus jamais tomber dans un de leur piège tendu au millimètre près. T'en as marre, James, marre marre marre. Tu te la jouera solo, sur ce coup-là. En fonction des autres, puisque toi, tu ne comptes pas dans les calculs des autres. Petite Maladie inutile. Incapable. On verra, on verra bien. Et tu souris, alors que, la tête dans tes pensées, ta fourchette perce la peau de ton doigt et laisses déverser quelques gouttes de ton sang toxique. Prolepse.

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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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La patte de lapin immunise la personne qui l'utilise de toute action malfaisante à son égard. James est donc intouchable pour le tour qui vient (et devient donc Dieu, ou Chuck Norris, ou toute autre entité magique *erm*). Ceci est valable jusqu'au prochain tour. Bon jeu!

▌Date d'arrivée : 19/01/2011
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_________________
Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Jeu 10 Jan - 17:27, édité 3 fois

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Et de 12. Cela fait presque deux semaines que l'Hôtel s'était transformé en asile. Pas que ça passe vite, au contraire, on voyait les jours passer. Et elle tenait, la Willow, elle voulait encore tenir. Et ce, depuis le premier jour. Bon, peut être pas à fond tous les jours mais elle persistait. La nourriture donnait envie de vomir, le décor de se pendre et la Folie des gens de se flinguer mais, coup de bol, n'ayant ni corde ni pistolet à porter de main : on survivait.

Mais elle ne se plaignait pas. Elle mangeait sa ration de midi comme tous les autres repas avant, elle profitait de cette possibilité d'avoir de quoi manger. Nath voulait qu'ils restent en vie car évidemment, la souffrance n'est ressentie que par les vivants. La cantine où l'on se regroupait bien en rang était bien imprimée dans l'esprit de la Chinoise qui avait eu le temps d'en détailler tous les coins de papiers décollés et tâches salement reparties. Elle n'avait presque plus de frissons à présent en s'asseyant sur les bancs en métal glacé, elle ne faisait plus de rictus en voyant le sang séché sur le sol, souvenir du Nouvel An.

Mais elle n'oubliait pas. Elle ne pouvait pas, ne voulait pas. Elle se sentait prête à intervenir, elle ne savait pas quand, où, comment mais elle serait là. A disposition. Surtout depuis le retour d'Arthur, elle voulait montrer qu'elle pouvait être utile à une résistance. Car il en fallait bien une. Ils ne pouvaient pas se laisser mourir ici, il fallait qu'ils se battent. C'est le propre de l'Homme d'agir pour la Liberté, de revenir à la Réalité. Surtout quand on entend les rumeurs d'une collaboration. Vrai ou non, les clients ne pouvaient pas y faire grand chose, ça, elle le concédait.

Si elle cherchait qui s'était, les gens se sentiraient menacés, même les innocents et donc, ce ne serait qu'empirer le problème. Elle gardait juste cette info dans sa tête et observait qui agissait bizarrement. Le problème était de savoir qui étaient bizarres dans un asile de fous... Aujourd'hui, elle aurait de nouveaux cas à observer, à aider surtout. Car c'était le retour de l'expédition d'il y a deux jours, du moins pour deux d'entre eux, revenant de la Salle de Torture assûrement...

Alexis et Henri restaient introuvables mais Henri et Charles, le nouveau qui devait apprécier son séjour, étaient revenus... Ils semblaient perturbés mais on n'osait pas trop les interroger. S'ils voulaient parler, ils le décideraient. Déjà qu'ils étaient brisés de l'intérieur, il ne fallait pas non plus qu'ils deviennent muets face aux questions. Et c'est là que l'observation commençait, dans la cantine, où seuls le bruit des couverts et des raclements de gorge perturbaient le silence aseptisé de l'ex-Hôtel. Il y avait aussi des pleurs, encore aujourd'hui, mais la Chinoise avait pris la décision de les oublier sinon, elle aurait aussi craqué.

Elle restait donc malgré tout attentive, toujours prête, toujours observant les matons aux regards vides. Qui sait? Aujourd'hui serait peut être différent d'hier...


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▌Date d'arrivée : 04/11/2010
▌Age du joueur : 20
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Un grondement de protestation venant de mon propre estomac me fit faire la grimace. Intérieurement, je me maudis. Le moment était mal choisi pour faire la fine bouche et la seule chose que je pouvais faire pour faire taire mon ventre était de prendre ce qui se présentait devant moi, bien que les plats de cette cantine de l'Enfer n'avaient rien d'alléchants. Je jouais avec la nourriture de mon assiette avec ma fourchette. Au final, il suffisait de baisser les yeux de quelques centimètres pour voir et même sentir les taches de sang qui décoraient horriblement le sol pour que toute envie d'avaler quoique ce soit, qu'importe ce que c'était, soit retirée et oubliée. Un cauchemar, un simple cauchemar. Dans quelques minutes, je me réveillerai dans mon lit, bien loin d'ici, descendrai dans la cuisine et y ferait une de mes fameuses tartes aux pommes pour les deux crétins les plus importants pour ma vie. Mais j'avais beau fermer les yeux fermement puis les rouvrir avec espoir, me pincer pour me réveiller et observer mon entourage en espérant que l'un d'eux me fasse un signe, rien ne se passait. Tout était bien réel. Et cela ne semblait pas vouloir s'arrêter un jour.

Je levais des yeux fatigués et presque désespérés pour apercevoir des gens dans un état semblable au mien. Où était passé l'espoir que nous avions au début ? Combien de temps avions-nous passé ici ? Deux jours, une semaine, un mois voire deux ? J'avais perdu la notion du temps depuis bien longtemps, beaucoup plus préoccupée par les allers-retours de Matthew et Ruthel ainsi que d'autres connaissances rencontrées dans cet hôtel mystérieux et lugubre dans ces salles de torture où on en ressortait encore plus brisé qu'auparavant. Ces salles où bien malgré moi j'y avais mieux les pieds et j'espérais ne plus avoir à le faire.

De mon autre main, l'autre étant occupée avec le couvert, je tripotai les pointes de mes cheveux d'un air rêveur. J'eus un rire amer en me remémorant quelques souvenirs, ceux où, malgré ma coupe à la garçonne, Matthew adorait jouer avec, me traitant comme une véritable princesse alors que nous n'avions que cinq ou six ans. Ceux où Ruthel m'avait promis que nous pourrions faire tout ce que nous voulions avec ces cheveux en question pour mon futur mariage. Mais ces cheveux avaient perdu leur éclat doré depuis bien longtemps. Que de rêves, qui semblaient si loin. L'espoir me quittait, je le sentais. Allions-nous sûrement sortir de là ? Probablement pas. Je levais enfin les yeux, espérant apercevoir Ruthel et Matthew quelque part. C'était lâche de ma part, mais peut-être qu'ils allaient agir. Peut-être que les rumeurs folles étaient vraies, peut-être qu'une véritable rébellion se mettait en place. Mais qui oserait se dresser contre cet Enfer ?

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▌Date d'arrivée : 08/08/2012
▌Age du joueur : 23
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Chuc chuc chuc chuc chuc chuc chuc chuc.. tchou tchou ! Chuc chuc chuc...
Un œil s'ouvrit, lentement, laissant une faible lumière s'introduire dans l’oculaire emmitouflé de ténèbres, éveillant les sens, la conscience des choses, du monde environnant, de la douleur et des souvenirs. Charles s'éveilla et ouvrit un second œil, du moins il essaya ; il ne pouvait dire si c'était à cause de la fatigue ou d'un hématome, mais celui ci semblait bloqué, et il n'avait pas la volonté de forcer, il n'en avait même pas l'énergie de toute façon, il était faible et moue, comme une poupée de chiffon. S'il avait souhaité remuer le petit doigt... et bien il aurait peut être put le bouger, mais il n'en avait pas envie ; il ne voulait rien, son corps lui faisait mal, mais il ne voulait rien, il n'y était plus, ils n'étaient pas là, ils n'allaient rien lui faire, c'était tout ce qu'il souhaitait et avait ardemment souhaité au cours des dernières heures. C'était finit, le reste ne comptait plus.
Chuc chuc chuc chuc chuc chuc chuc... tchou tchou ! Chuc chuc....
C'était ce son qui l'avait réveillé, il ne savait pas ce que c'était et ne le saurait probablement jamais, il ne pouvait pas tourner la tête et ne voulait de toute façon pas savoir. Son œil valide se referma et il replongea dans un profond sommeil, bercé par l'étrange bruit.


Un laps de temps inconnu plus tard..


Henri poussa la porte et entra dans le réfectoire, suivit de prêt par Charles qui se glissa dans l'ouverture ; à leur entré les têtes se tournèrent et quelques murmurent un peu plus fort que les autres parcoururent des tables de ci et là. Apparemment les gens savaient pour le groupe d'imprudent ayant tenté une évasion des cellules. Il n'aurait pas pus dire combien de temps s'étaient écoulés depuis. Le jeune homme baissa la tête et se dirigea vers la cantinière, ils entendaient les murmures le suivre et s'intensifier dans son dos ; son corps portaient des traces, dont l'hématome de son œil qui était des plus visible. Charles n'y faisaient pas attention, il n'en avait rien à faire ; de toute façon il savait à quoi il ressemblait, avant de partir de l'infirmerie on lui avait présenté un miroir pour lui montrer ce qu'il était devenu : une épave ; après avoir était longuement brisé il n'était plus que l'ombre de lui même. Pourquoi se soucier de ce que disaient les gens sur lui puisque de toute façon c'était vrais. Charles ramassa une fourchette, un bol et se le fit remplir de la bouillit du jour. Comme d'habitude elle ne serait pas bonne, mais il avait un peu faim, il n'avait pas mangé depuis suffisamment de temps pour que la mixture ai autant de charisme à ses yeux et son palais qu'un wrap au poulet.
Il s'installa avec sa pitance dans un coin de table inoccupé, les autres ne voudraient sans doute pas être assis à côté d'un revenant de la salle de torture de peur que cela leur attire des ennuis. Henri était ailleurs, il ne savait pas où mais au fond il s'en fichait un peu. Elle l'avait trahis, il lui faisait confiance mais elle l'avait quand même trahis lui et Henri. Voilà à quoi tout cela l'avait mené, à quoi bon croire si c'est pour finir avec la lame d'une amie sous la gorge.
Vampire et Tentacules, ils étaient les maîtres, mais il y avait un autre maître au dessus d'eux, mais il pouvait y avoir encore d'autres personnes. Mais ce n'était pas important non plus, tout ce qu'il voulait c'était ne pas retourner là bas.. oui, rester sage, et peut être resterait-il tranquille, peut être le laissera-t'on en paix.
Prenant sa fourchette en main, Charles prit un peu de bouillit et l'ingurgita ; ce n'était pas bon mais c'était mieux que rien ; il en prit une autre. Son corps lui faisait mal, ses membres étaient courbaturés, il était fatigué et avait le moral au fond des chaussettes. Il prit encore un peu de bouillit ; au fond de ses entrailles, la bête grondante nommé estomac se calmait ; il se sentit un peut mieux.
▌Date d'arrivée : 22/07/2011
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On le lui avait enlever, cela faisait deux jours qu'il se faisait les ongles et les dents sur tout ce qui lui passait sou la mains. Cinq tentatives malheureusement repousser par les monstre pour arracher SON henri a cette maudite salle de torture. Et autant de coup rendu pour oser se rebeller. Et pourtant ça ne l'empêchait pas de continuer a essayer, il avait promis de le protéger, il essayerais jusqu’à sa mort, bien qu'en ce moment il se doute qu'elle ne tarderais plus, ce salop de Nath devait déjà être bien patient de ne pas encore l'avoir tuer.

Il passait ses deux nuits a l'insulter dans le plus fleuri des langage français, empêchant accessoirement tout le monde de dormir, empêchant ses cordes vocales de s'éteindre et partir en vacance, il ne voulait pas arrêter, on lui piquait sont blond, vous pensez pas en plus qu'il accepterais en silence tel un gentil agneau. Plus les heures passaient plus l'envie de destruction qui couvait en lui augmentait. Et un plan ou tout le monde crevait s’échafaudait dans sa tête, tout le monde? Ah non, Henri s'en sortait, lui c'était autre chose. Mais ce qui était certain c'est qu'il leur en ferait baver, a la moindre occasion. Quitte a corrompre la plupart des gens ici pour les utiliser et les descendre par derrière ensuite.

Bref, c'est tournant comme un lion en cage qu'ils eurent l'audace de venir le chercher, certes c'était ce qu'il voulait, quitte a emmerder le monde autant que ça serve et qu'il y aille dans cette maudite salle, il aurait déjà un point sur la situation. Et pourtant non, il se retrouvait au réfectoire, pour... manger? C'est quoi ce délire? Si en plus ils croient qu'il allait manger quoi que ce soit, cela dit il ne refusa pas la nourriture, et il l'éparpillait consciencieusement sur le chemin de ronde des matons présent, au cas ou il en ai un qui se casse la gueule. Il ne faut pas ennuyer Eren et surtout pas lui prendre son Henri. Il comptait bien agir, un jour lorsque l'occasion serait là il pourrait peut être le sortir de la. Et puis de toute manière, il n'aime pas les patates. C'est pas naturel comme truc les patates, ou pomme de terre... On s'excuse mais une pomme c'est dans un arbre. Et patate c'est moche. Donc, la patate il aime pas. Donc elle est mieux sur le sol a servir son besoin continuel d'emmerder son monde.
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Personne ne fait attention à elle... Et c'est tant mieux, sa discrétion est son arme, le silence est son allié, l'Ombre est sa compagne. Sceynt est en elle-même une créature des ténèbres, cet asile est son Royaume, elle avait déjà vécu cela, elle n'était pas aussi désorientée que les autres.
Elle n'avalait que le nécessaire pour avoir suffisamment de force pour fuir, bon sang, si elle avait un revolver, si elle avait un revolver.

Sceynt pourrait être une alliée de taille mais ne veut satisfaire que ses propres interêts, elle pourrait se révéler une traîtresse dangereuse, une ennemie de taille. mais pour le moment, ce n'est qu'un chaton dans un coin à rester silencieuse et statique, observant sans relâche son entourage, analysant minutieusement le moindre détail. La crasse à droit, le lacet défait sur le pied droit.

Un arme, on commence toujours par une arme. Tout commence toujours par une arme.

Pourquoi se mêler aux autres? Entendre leur douleur ne l'intéressait pas, rien ne l'intéressait vraiment, ici. C'était amusant, au début, évidemment. Voir ces modestes clients se transformer en prisonniers dans des conditions misérables lui rappelait que tout était éphémère et qu'elle n'aurait pas été la seule à le vivre. Que faire? Tous ici semblaient se résigner à leur situation. Si elle ne sauverait pas l'hôtel, Sceynt se sauverait elle-même. Elle s'était trop battue pour flancher maintenant. Il y a quelqu'un qui m'attend. Depuis son arrivée à l'hôtel, elle ne s'était attachée à quiconque, n'avait adressé la parole à personne, elle était comme le 'fantôme de l'Hotel Dusk.'

Mais toute ses pensées restaient mineures comparée à une autre: 'Pourquoi ne font-ils rien?'. Pourquoi restent-ils ainsi, pourquoi n'essayent-ils pas se survivre, un peu de nerfs bon sang, soulevez vous, bande de larves, prouvez que vous êtes en vie! Sceynt trépignait à voir ses compagnons d'infortune aussi mous alors que la rage la faisait vivre, son instinct de survie bouillait en elle, sa haine la faisait tenir debout. Non, elle ne partirait pas seule; elle essayerait au moins de tenter les autres. Une rébellion. Après tout, cela ferait un joli coup de théâtre, non?
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Douze… Voilà le décompte des jours depuis notre plongée en enfer. Douze foutus jours que nous étions prisonniers de la folie meurtrière de Nathaniel O’Bryan. Comment le savais-je ? Chaque matin, lorsque j’ouvrais les yeux sur cette prison sanglante, je gravais un trait dans la pierre. Unique preuve que j’avais survécu vingt-quatre heures supplémentaires aux démons infernaux. Il me fallait bien cela, sinon j’allais finir par sombrer comme d’autres avant moi... Entre les cris de douleur, les pleurs et les complaintes, il fallait s’accrocher à n’importe quoi pour dire de rester un tant soit peu lucide. Et puis, il y avait aussi les disparitions soudaines… Comme celle d’Alexis, Charles et Jamie. Le français était aussi parti cette fois-là et même si je ne l’aimais pas beaucoup, je priai tout de même pour qu’il ne lui soit rien arrivé de trop grave… Après tout, on devait tous rester solidaires dans cette galère, non ? On devait se serrer les coudes sinon nous allions tous finir par déboucher sur la même solution : un allé simple sous terre entre quatre planches.

Non, je n’étais pas défaitiste mais plutôt réaliste. On était mal barrés, il était inutile de se voiler la face. Notre unique chance, c’était de se battre tous ensemble. Seulement voilà, personne n’osait faire quoi que ce soit. Ne vous méprenez pas, je les comprenais. J’avais longuement hésité avant de prendre ma décision. Ma vie n’était pas la seule mise en jeu, il y avait aussi Margaret et Matthew. Si je m’inquiétais moins pour le second (après tout, je l’avais suffisamment vu se battre que pour savoir qu’il savait se défendre comme un grand), mes craintes étaient plus grandes pour la première. Margy… Étais-je prêt à risquer sa vie ? Je m’étais longuement persuadé du contraire mais voilà, elle m’avait rassuré. Je l’entendais encore me dire « Ne vous retournez pas pour vous assurer que je vais bien ». Elle avait raison, elle savait se battre. Certes, cela ne voulait pas dire que je la laisserai se débrouiller toute seule (elle avait trop importance à mes yeux pour que je l’abandonne ainsi) mais je pouvais mettre à exécution mon plan sans trop craindre, enfin, j’osais l’espérer.


Douze janvier, 12h12. Heure du repas. Nous avions été emmenés par les matons en direction de la cantine. Personne n’y mangeait avec enthousiasme mais voilà, cela ne nous mènerait nulle part que de faire grève de la faim. Que ce soit Nathaniel ou bien ses sbires, personne ne viendra se plaindre si nous nous affamions pour contester. Cela ne leur ferait que plaisir, tout au plus. Les matons non plus n’étaient même pas à proprement parlé humains : un semblant de vie dans une marionnette actionnée par le Diable en personne. Ni plus, ni moins. Eux non plus ne se soucieraient pas si nous mourrions. C’est peut-être pour cette raison précise que je n’avais éprouvé aucun doute quant à mon plan. J’allais me rebeller, Matthew me suivrait. On l’avait décidé ainsi. Peut-être serions-nous les deux seuls fous dans cette assemblée mais la récompense à la clef en valait la peine. Si nous parvenions à briser les chaînes qui nous entravaient… Oui, je voulais y croire à ce semblant d’espoir au bout du tunnel. Tant que je respirerais, je continuerais de me battre. Quoiqu’il advienne…

La porte venait de s’ouvrir et j’avais entre-aperçu rapidement Henri et Charles passer les lourdes portes métalliques. Mon estomac s’était crispé à leur vue. Qu’avaient-ils subi ? Plus que les blessures physiques, je craignais surtout les blessures psychologiques. On ne ressortait pas de la salle de tortures indemnes. Jamais. Je ne connaissais peut-être pas Charles depuis longtemps mais cela me suffisait pour avoir mal. Cette vision de pure horreur ne faisait que renforcer ma détermination. Nous devions combattre. Sans parler qu’Alexis et Jamie étaient toujours absents. Où étaient-ils ? Se pouvait-il qu’ils soient… ? Non, je me refusais à le croire. Nous allions écraser les lignes ennemies présentes dans la cantine et nous partirions à leur recherche. Mon poing s’était crispé sur la fourchette que je tenais, unique instrument pour se sustenter. Mais cela n’avait pas d’importance. On pouvait tuer avec une fourchette et je comptais bien en faire usage. Tant pis s’il fallait se souiller les mains, je ne pouvais plus laisser cet homme – ce monstre – nous détruire à petit feu comme il le faisait.


C’est l’heure… Ca a toujours été nous deux contre le monde, Matthie, pas vrai ? Alors continuons et prouvons qui nous sommes.

Les matons gardaient les deux entrées. Deux de chaque côté. J’espérais que deux âmes charitables nous suivraient. Il le fallait car à deux contre quatre, jamais nous y arriverions. Je me levais et je me dirigeais vers l’entrée d’où étaient sortis Charles et Henri. Un maton à gauche, l’autre à droite. Matthew s’occuperait de ce dernier. Fourchette planquée dans la manche de ma chemise, j’avançais lentement. Certaines têtes se tournaient sur mon passage. Se doutaient-ils de ce qui se tramait présentement ? Je n’en savais fichtrement rien mais peu importait. Mon sang pulsait à une vitesse folle, je sentais – entendait même – mon sang battre contre mes tempes. J’allais tuer quelqu’un… Bon, peut-être pas quelqu’un réellement mais quand même… J’étais prêt à tuer pour survivre. Mes mains commençaient à trembler mais je ne devais pas fléchir. Je sentis plus que je ne vis Matthew me suivre. Nous deux contre le monde. Oui, malgré nos récent différents, nous étions toujours les mêmes, se battant côte à côte pour (sur-)vivre. Arrivé à hauteur, je sortis la fourchette et la plantais dans le cou.

Un bref coup, suivi d’un autre et encore d’un autre… Je n’avais pas réellement conscience de ce qui se passait. Peut-être que les deux autres matons allaient rappliquer et nous arrêter mais il fallait tenter le tout pour le tout. Je refusais de mourir dans ce trou. Je refusais de mourir tout simplement. Nathaniel allait souffrir, vengeance douce pour tout ce qu’il nous avait fait subir. Le sang s’imbibait lentement sur ma main droite tandis que je tapais sans cesse dans le cou de cette chose qui nous gardait. Je prenais mesure de ce pouvoir de survie dont était capable l’être humain. J’étais prêt à me faire meurtrier pour survivre et protéger ceux que j’aimais. Je tuais sans ressentir une once de culpabilité. Même si je parvenais à m’échapper, jamais je ne serais celui que j’avais été. J’avais franchi une ligne invisible dont le retour n’était possible. Je n’avais peut-être jamais été très porté sur la religion mais s’il y avait quelque chose, là-haut, qui nous surveillait et nous protégeait, je priais pour qu’elle me vienne en aide. Je priais pour le salut de mon âme noircie à jamais tandis que je frappais sans merci. La résistance commençait.

▌Date d'arrivée : 02/01/2013
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Si Ruthel et Matthew avaient au début décidé de faire profil bas pour le bien de Margaret, c’était parce qu’ils avaient compris qu’on s’en prendrait à elle s’ils se montraient trop peu coopératifs. Qu’Il s’en prendrait à elle. Sans aucune vergogne, sans aucun remord. Car ce n’était pas pour Nathaniel le remord, ça non. Matthew avait bien vu de quoi était capable ce monstre lorsqu’il avait séjourné dans la salle de tortures. Un Monstre oui, une créature de la pire espèce capable des pires immondices. Capable de tuer, capable de torturer un homme puis de le soigner pour qu’il continue à vivre et à souffrir, à se souvenir aussi ; Ça oui, Nathaniel était bel e bien un monstre.

Mais il ne pouvait pas agir à son encontre, non, pas s’il tenait à Margaret. Pour son bien à elle, ils se taisaient, Ruthel et lui. Jour après jour ils subissaient cette oppression et jour après jour, Matthew détestait un peu plus Nathaniel. Mais les choses allaient changer, il fallait bien agir non ? Il fallait bien que « quelqu’un » fasse « quelque chose ». Alors Matthew guettait. Il attendait le moindre geste, le moindre signe, il les guettait chez Ruthel mais aussi chez les autres. N’importe qui ! N’importe quand ! A toute heure de la journée, que ce soit dans les cellules ou dans les douches, dans la cour extérieure ou dans le réfectoire vers lequel il se dirigeait à présent.

Son estomac protesta violemment à la vue de l’infâme bouillie qui remplissait à peine son assiette. Des jours qu’ils mangeaient encore et toujours la même chose et toujours en quantités minimes, de sorte que les estomacs avaient toujours une bonne raison pour protester et crier famine. Mais Matthew mangeait. Il ne se privait pas de faire la grimace mais il ne se priverait pas de repas simplement parce qu’il était infecte. Il s’installa à l’une de ces longues tables aux côtés de Ruthel et commença à manger en silence – puisque le silence régnait comme à l’accoutumée dans la pièce. La porte s’ouvrait et se referait de temps en temps sur différentes personnes. Lorsque Margy apparut, il se décala sur son banc pour lui laisser une place. Puis la porte grinça à nouveau – un son bien désagréable – et il leva les yeux pour voit Henri et Charles entrer coup sur coup dans la salle, sans un mot. Matthew savait comme presque tout le monde où ils avaient passé les deux derniers jours et pourquoi. Nathaniel avait bien fait attention à faire de leur cas un exemple. Mais les deux n’avaient pas fait leur coup seuls, Jamie et Alexis étaient avec eux. Pourtant, pas la moindre trace d’eux… Matthew lança un regard inquiet à Ruthel. Il savait qu’il tenait à Alexis pour avoir déjà entendu parler d’elle en bien par son ami. Il devait se demander où elle était passée, pourquoi elle ne réapparaissait pas en même temps que ces deux-là… Et à y regarder de plus près, on voyait où ils avaient passé leur temps. On voyait sur leur visage les marques de la fatigue et les traces de la douleur encore visibles. Sans parler des blessures encore voyantes. Une raison de plus d’attiser sa rage à l’encontre de ce fou furieux.

Un petit bruit à côté de lui fit tourner la tête à Matthew. C’était Ruthel qui crispait le poing autour de sa fourchette, faisant grincer le bout du couvert sur la table. D’un regard, Matthew comprit et Ruthel se leva. Alors ça y était enfin, c’était le moment. Ce moment qu’il avait attendu pendant si longtemps. Il se leva à la suite de Ruthel, fourchette au poing, et se dirigea à sa suite vers la ligne des quelques matons qui les surveillaient de ce côté de la pièce. Son regard était dur et fixé sur son objectif, à seulement quelques pas de lui. Tous deux étaient parfaitement déterminés. Ils poignardèrent coup sur coup un maton chacun.

La rébellion avait commencé.
▌Date d'arrivée : 21/06/2011
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This couldn’t be real, right ? Those shadows… All those screams in the dark. It was so hard to establish the difference between dreams and reality. Oh Edward, you were so damn right! The worst part in a war was not the fight in itself… Fighting was easy, simple. It was just a question of strategy. When you knew your enemy, you could determine the best approach to destroy him. Yes, fighting was easy… But the aftermath… That, that was another story. As a police officer, I was supposed to protect people. But how could I do something when I was locked in this cell with nothing but despair to help me? All those people praying for their sake… It was so frustrating to know I couldn’t do anything to stop that blooding massacre. I was helpless, broken from the inside but also from the outside. I was just a mess after that blooding torture session. It took me almost ten days to heal. During that time… A few braves did try to escape and the results were… Well, it was hard to determine…

We had no news since that day. Forty-eight hours without a single ray of hope. They could be dead for what we knew. Silence was everywhere. I should have done something but I was clueless. How was I supposed to fight demons? I was lost I must admit it. In the aftermath of the attack of the 1st of January, it became increasingly clear that we had to do something, anything. But what could we do? They were rumors that some of us had decided to join the opposition. Who? Why? Those questions were still unanswered. Was it even real ? I couldn’t be sure of that… But I was sure of one thing : I will fight and protect the citizens, prisoners of this place. It was the least I could do. This situation couldn’t continue. That man, or rather a demon should I say, deserved to be punished. I was ready to fight those creatures in order to do that. The reign of terror was over. Now was the time to resist and restore the situation like it was before that nightmare.

C’était sur ces pensées que je venais de pénétrer dans ce qui nous tenait lieu de cantine. Une immense salle rectangulaire où seul le bruit des fourchettes régnait. Les regards mornes, les airs maussades, je ne supportais plus de voir tout ceci. Il fallait vraiment se battre et renverser cette maudite dictature. J’étais en train d’échafauder un plan quand la voix de l’autre imbécile d’américain me fit crisser des dents. La nourriture n’avait que peu d’importance à mes yeux présentement, seul le combat à venir importait et cet imbécile venait tout foutre en l’air avec sa jovialité à deux dollars. Comment pouvait-il plaisanter en pareilles circonstances ? Je lui aurai bien foutu une raclée mais… Était-ce moi ou cet idiot, avec son sourire Colgate et sa bonne humeur (masquant tout de même une certaine tension, je le côtoyais hélas suffisamment que pour la deviner) cherchait à me rassurer ? Je lui aurai bien éclaté la tête mais… Je le vis regarder attentivement un lieu précis de la pièce. Instinctivement, je fis de même.

Pour un œil non avisé, cet homme n’avait rien de bien spectaculaire, si ce n’est de fortes envies suicidaires. Mais je n’étais pas dupe. J’étais suffisamment entraîné que pour remarquer la fourchette, le malaise grandissant, la nervosité… Il comptait démonter l’un des matons. D’ordinaire, j’aurai du l’en empêcher. Je ne pouvais pas laisser un simple citoyen se battre comme ça sans rien dire… C’était contre mes principes. Pourtant… Je ne pouvais pas me mettre de l’autre côté et prendre la décision de notre bourreau. C’était tout aussi inconcevable… Partagé entre ma morale et ce qu’il fallait faire… Jetant un rapide regard en biais, je finis par prendre une décision. John était peut-être totalement débile mais il avait des principes de justice et moi aussi. Certes, je ne cautionnais pas que cet homme attaque l’un des gardes comme ça mais… Je ne pouvais pas l’interdire de vouloir défendre ce qui était juste. Fort de cette résolution, je finis par traverser la salle en sens inverse.

Si ces deux blonds s’occupaient des matons de leur côté, je ferai de même du mien. John, le connaissant, me rejoindrait sûrement. Certes, aux cris qui parvenaient à mes oreilles, cet homme ne se contentait pas de simplement passer l’ennemi à tabac mais… Après tout, qui irait nous croire si nous sortions d’ici ? Personne ne serait assez fou pour penser que notre histoire était vraie. Dans pareilles circonstances, quel intérêt avais-je à mettre sous les verrous un homme qui serait d’office relâché faute de crédibilité de ma part ? Non, je le laisserai faire car un allié pouvait s’avérer salutaire en pareille circonstance. Armé de mes seuls poings, je finis par porter un crochet du droit en pleine mâchoire. Je ne tuerai pas, je ne ferai qu’assommer tout au plus. Je continuerai à respecter mes principes mais je lutterai pour protéger les citoyens emprisonnés en ces lieux. J’en avais fait le serment en rejoignant les forces de l’ordre. Je finis par entendre John sortir l’un de ces stupides discours.


You ain't no rights to scare the sh*t of people like that! We're in America! Where's our freedom, man? C'mon, guys, we're gonna see what you're made of. Freedom! Freedom! America!

Pourtant, pour une fois, cela me fit sourire. Cet idiot me redonnait espoir. Oui, nous étions libres et nous allions nous battre pour regagner ce qui nous revenait de droit. J’étais prêt à mourir pour défendre la justice et le peuple américain. Oui, pour une rare fois, j’étais prêt à me battre pour ce pays de mangeurs de burgers. Les États-Unis étaient après tout le pays de la liberté, non ? Il était grand temps de le montrer. Nous allions éradiquer cette dictature, cette imposture, nous combattrions tous ensemble pour sortir de cet enfer. Il y avait peut-être des collabo’ parmi nous mais la résistance venait d’éclater au grand jour. Nous étions les quatre premiers téméraires à se lancer dans la fosse aux lions. Peut-être que personne ne nous suivrait. Peut-être que des renforts se cachaient derrière ces lourdes portes métalliques mais peu importait. Je préférais mourir en homme libre, se battant pour ses idées, qu’en couard ayant baissé la tête et suivi l’ennemi sans broncher.
▌Date d'arrivée : 02/01/2013
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*Gosh! What the hell is this f*cking mess in this crazy place, bro'? Always love Silent Hill 'nd others stuff like that, but, eh wait, that's, like, damn crazy! Watcha're we gonna do now? Maaaaan...And where's that british dude? Dunno what to do without my guns... And I ain't the smart guy neither! Daaaaaaaamn, Artie where the f*ck are you? We're cops, dang! And, and, and... Dammit, I'm so hungry that I cannot have any logical thoughts. Hope it isn't mashed potatoes again... My beautiful muscles... My manhood!*

Midi. C'est avec les pieds trainant d'un Georges Clooney digne de O'Brother que John s'avançait, allure américaine, vers le réfectoire. Tels de vulgaires et non-héroïques prisonniers de guerre, chacun se mettait en file, gamelle en main, attendant sa pitance qui suffira à endurer une autre journée. Et quelle torture... John avait beau aimé les patates, celles-là, ils les détestaient. Molles, informes, et surtout, pas frites, ce n'était pas de la véritable nourriture! John s'en offusquait à chaque fois, ravalant ses larmes de dépit en voyant cette bouillasse non-américaine. Oui, vraiment, un monde s'était écroulé pour John. Pire encore! Mère Justice ne semblait plus de son côté, sans ses Glock de guns, Super-John n'était plus que John qui se prenait des coups à force de se porter volontaire pour prendre les coups de la veuve et l'orphelin... Oui, la situation n'avait rien de bien brillant pour notre fier représentant de la bannière étoilée... Morigénant contre lui-même, le jeune blondin à lunettes mit son super-radar en action en repérant la tignasse blonde son doux et bien-aimé collègue super-intelligent. Victory! La voilà sa lueur d'espoir. Avec son Robin, son Franklin "Foggy" Nelson, sa Loïs, oui, John et sa super-pensée étaient d'accord, ils seraient invincibles et rétabliraient la paix dans ce lieu du crime avant de partir dans leu super-bolide.

"Hey Arty! 'Sup, dude? Eatin' that crap again? Dang, I really dunno how you do that without throwing up... Look at meh! I lost three hamburgers size pants! I'm really gonna die here... Think we can eat those guards? Oh gosh, I don't wanna make a remake of Shawshank Redemption but that would be a great idea! Well, keeping my ribs of course, right bro'?"

Déballant à voix basse son flot de paroles qui pouvait peut-être et hypothétiquement impressionner d'héroïsme son partenaire de travail, John haussa un sourcil quand il vit un homme blond se lever, suivi par un second, et se diriger vers les matons avant de les attaquer. God Dammit, That's a freaking and f*cking good idea! Pourquoi il n'y avait pas pensé auparavant? Bon peut-être parce qu'il n'a pas une maitrise pro en fourchette... Ahuri devant la scène, c'est en constatant qu'Arthur avait quitté sa place que notre flic américain se lança dans l'action la plus héroïquement folle de toute sa vie, après avoir fait du vélo en cape en cassant les freins. On est Superman ou on ne l'est pas. C'est donc accompagné de sa Wonder-woman que John se précipita de l'autre côté de la salle. Déboutonnant sa chemise et nouant les manches autour de son coup, tel un super héros, il sermonna ainsi les matons:

"You ain't no rights to scare the sh*t of people like that! We're in America! Where's our freedom, man? C'mon, guys, we're gonna see what you're made of. Freedom! Freedom! America!"

Et se saisit du premier couvert à sa disposition et de ses poings pour assommer le gardien qui lui faisait face...
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Premier tour clôturé.

Un premier lancé de dés va déterminer si les matons ont été éliminés.

1, 3 : tous les quatre ont été évincés sans difficulté.
2, 5 : 2 d'entre eux sont k.o, les 2 autres sont en piteux état mais tiennent le coup malgré tout. Il faudra donc les attaquer dans le prochain tour.
4, 6 : aucun des matons n'est tombé. Il faudra donc les attaquer à nouveau au prochain tour.

Un deuxième lancé de dés va déterminer (suivant le premier lancé de dés) si Nathaniel fait appel à des renforts ou non.

Si le premier lancé de dés est 1 ou 3. Le deuxième lancé de dés aura lieu.
Si le premier lancé de dés est 2, 4, 5 ou 6. Le deuxième lancé de dés n'aura pas lieu.

Dans le cas du lancé de dés, voici les chiffres et leurs résultats :
1, 3 : Cthulhu et Nosferatu débarquent.
2, 4 : Des matons supplémentaires débarquent (4)
5, 6 : Les rôdeurs (créatures qui vivent dans l'ombre et vous attaquent par derrière) débarquent.


Pour finir, les 4 résistants : Ruthel White, Arthur Clifford, Matthew Carter et John Smith ont attaqué. D'office, ils ont du recevoir des coups. Voici un choix de mots : chaussette, pull-over, mitaine.

Dans un des cas, les blessures ne seront que superficielles, dans le second, elles seront plus conséquentes mais pas suffisantes pour vous affaiblir et vous rendre inutiles, dans le 3eme cas, l'ennemi ne vous a pas amoché mais... Il a réussi un coup bien placé et vous a assommé.

Une fois que tous les résultats seront déterminés, je posterai le second tour de l'intrigue. Ne pas poster en attendant, merci Wink
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Le membre 'Le conteur' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

'Dés du destin' :
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Le sort en est jeté. 2 matons sur 4 ont été éliminés. Pour être fair-play, un maton de chaque côté a été battu. Il vous reste donc à abattre les deux autres matons au tour suivant. Nathaniel n'appelle encore personne en renfort.

J'attends vos réponses via mp pour les PNJ et je poste le 2eme tour Wink
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Les pions se déplaçaient sur l’immense échiquier. Le cavalier blanc et la tour affrontaient deux pions tandis que leurs confrères en faisaient de même à l’autre extrémité du plateau. Néanmoins, le fou noir veillait au grain. Il ne comptait pas voir ses sbires se faire évincer avec autant de facilité, c’était certain. Néanmoins, qui appeler ? Cthulhu et Nosferatu ou bien de simples matons en surnombre ? À moins qu’il ne fasse appel à sa botte secrète… L’Ombre grondait… Pas cette botte-là Nathaniel, pas maintenant mon mignon… Attendons avant de les appeler en renfort. D’abord, amène tes gentils toutous noirs, ces ombres qui s’immiscent derrière leurs proies et puis les broient. Après tout, ils pouvaient bien se faire massacrer jusqu’au dernier puisqu’Alice elle-même venait de l’affronter. Pas vrai ? Nathaniel ne savait plus quoi penser, l’Ombre lui encombrait le cerveau en lui murmurant d’un ton doucereux la suite des évènements, promesse d’un sort bien malheureux.

Deux des matons tombèrent sous les coups répétés de la résistance désormais révélée. Hélas, cette pseudo-victoire ne s’était pas faite sans mal puisque le « justicier » était tombé, assommé par un coup de poing perdu dans la mêlée. La dite Alice avait également succombé, désormais endormi aux pieds de l’ennemi. La résistance était plutôt mal en point, seul le dernier policier présent résistait fièrement. Seules quelques égratignures à la jointure des poings et un œil au beurre noir pour notre homme en noir. Bien qu’il fut désormais seul, il pourrait toujours tenir tête au dernier maton face à lui. L’autre homme debout n’avait, quant à lui, pas fière allure. Le visage en sang, le souffle court, les jambes tremblantes, il n’était pas sûr qu’il puisse éliminer le second maton présent de son côté sans succomber. Prisonniers de l’infâme folie incarnée, laisseriez-vous Matthew Carter se faire éliminer sans broncher ? Ou alors allez-vous l’aider à détrôner le Vice qui vous a malmené ?




Ce second tour de jeu prendra fin le 20 à minuit. Pendant ce temps-là, Ruthel White et John Smith ne peuvent pas poster. Ils ont été mis k.o par l’adversaire. Il ne reste que deux matons dans la cantine (un de chaque côté). Si Arthur Clifford n’est presque pas touché et qu’il pourrait éliminer l’adversaire sans trop d’efforts, ce n’est pas le cas de Matthew Carter. Joueurs, vous voilà désormais face à un choix : restez-vous les bras croisés à observer le massacre ou comptez-vous aller aider les deux braves en affrontant les deux derniers matons ? Il vous est toujours possible de ne faire ni l’un, ni l’autre et, au contraire, d’aller aider les blessés (alias Matthew, Ruthel et John) dans l’hypothèse où quelqu’un s’occuperait des matons en attendant… La cantine ressemble désormais à un véritable champ de bataille mais l’heure n’a pas encore sonné et Nathaniel n’a pas encore fait appel à d’autres sbires. Il a conscience de ce qui se passe mais n’agit pas. Profitez-en car… Sait-on jamais. Vous pouvez utiliser des objets durant ce tour. Néanmoins, les deux « endormis » ne peuvent pas utiliser d’objets pour se réveiller Wink Vous pouvez poster un max. de 3 fois. Si, lors d’un de vos posts, vous affrontez un maton, un lancer de dés aura lieu pour déterminer si ce dernier a été terrassé (et si c’est le cas, si Nathaniel appelle des renforts ou pas). Pas d’ordre pour ce tour, vous postez comme bon vous semble.




BON JEU
▌Date d'arrivée : 08/08/2012
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Le morceau de métal se promenait sur la chair, laissant de long sillons derrières elle ; maniée par une main tremblante, il tâtait, étudiait, évaluait, appliquait de légères pressions, cherchant l'endroit le plus intéressant, le plus fragile, celui qui serait le plus agréable. Soudainement, il s'arrêta sur un point précis : oui, il avait trouvé la position parfaite ; l'esprit perdu émergea des méandres, son attention se focalisa sur le point ; la main avait cessé de tremblé, sa prise sur l'objet métallique se raffermit, le monde se fit noir autour d'eux, il n' y avait plus que lui, sa main, l'objet et la chair, mise à nue, sans défense, livrée à ses basses besognes. Il leva la main, inspira une fois, deux fois, il l'abattit. La fourchette frappa la cible en plein mille, la transperçant, éventrant cette matière tendre et juteuse ; il frappa à nouveau, recommença encore, continua, se laissant aller à ce petit jeu, avec toujours plus d'ardeur, toujours plus de passion, rien d'autre ne comptait, tout était oublié, il fallait juste frapper, encore et encore, percer, déchiqueter, triturer, remuer la plaie, coup après coup, en répandre un peu plus, et se laisser aller...
Le rythme ralentit, la main se fatigua et laissa retomber la fourchette ; elle tremblait à nouveau. L'ivresse quittait l'esprit alors que la réalité revenait ; d'un regard la scène fut balayé, la bouillie était maintenant répandue un peu partout autour du bol, il n'y avait plus grand chose dedans. Un soupir de résignation fut poussé, et Charles se recroquevilla sur lui même. Elle n'était pas bonne, mais il avait encore faim, il avait trop gaspillé. «Il ne fallait pas jouer avec la nourriture » lui aurait dit maman, mais elle n'était pas là, il se sentait seul. Il racla ce qu'il put, et finit de manger ; malgré son retard il dut être l'un des premiers à terminer le repas. Le jeune homme regarda son bol, maintenant vide, il souhaitait retourner dans les cellules et dormir un peu, récupérer physiquement et mentalement de ces deux derniers jours. Mais il ne pouvait sortir maintenant, il refusait de passer devant les matons en premier ; au fond de lui il craignait que montrer de l'empressement pourrait attiser leur agressivité, et il avait encore peur, même s'ils n'étaient pas les pire, ils restaient dangereux.
Du coin de l’œil il vit des personnes se lever. Les premiers étant maintenant debout, d'autres allaient suivre et les gens quitteraient petit à petit le réfectoire, Charles s'en irait avec eux, il voulait se faire petit et partir d'ici rapidement. Les gens debout étaient aux nombres de quatre, et oh.. Ruthel en faisait parti, comment avait-il réagit en voyant qu'ils ne revenaient pas ? Savait-il qu'ils avaient été.. trahis ? D'ailleurs qui le savait.. Jamie n'était pas là lui non plus, enfaîte il y avait juste Henri qu'il avait vue. Charles devait lui dire ; mais y aurait il des représailles s'il parlait ? Tentacule et Vampire surgiront-ils dans les cellules pour l'emmener à nouveau ? Non.. quand même pas.. mais il devait leur dire, c'était trop important. Il attendrait que d'autres sortent puis il partirait à son tour et retrouvera Ruthel aux cellules, oui c'était ce qu'il allait faire. Mais, attendez, pourquoi ils n'allaient pas vers la sortie ? Pourquoi ne restaient-ils pas ensemble ? Et pourquoi chacun semblait-il se diriger vers un maton ? Non.. ce n'était quand même pas une..

Un homme cria, d'un commun accord, les mains se levèrent, dans chacune d'elles brillaient une fourchette. Elles s'abattirent sur les quatre matons les surveillant, profitant de l'effet surprise pour maximiser les frappes. Les coups fusèrent, les matons ripostèrent, la violence des quatre détenus fut relâchée en cet instant fatidique. Il y eu des cris, des hurlements, la panique s'empara du réfectoire, les coups fusaient.

...Rébellion !? Les yeux écarquillés, la bouche s'ouvrit de stupeur. Il n'avait rien vue venir, rien sentit de la tension omniprésente qui venait d'éclater, le monde s'écroulait, tout était chamboulé et il était en plein dans la mêlée. Non non non, ILS allaient venir, des renforts, des matons, des...ombres, et les deux abominations ! Il ne voulait plus les voir, il ne voulait plus avoir affaire à eux. Il devait montrer qu'il ne se rebellait pas, qu'il était sage, qu'il ne faisait rien. Oui, montrer qu'il ne ferait pas de bêtise et qu'il n'était pas nécessaire qu'on le renvoi là bas.
Charles se leva, il avait fourré la fourchette dans l'une de ses poches sans s'en rendre compte ; il se fraya un passage au milieu de la cohue, cherchant un moyen de se démarquer, de ne pas rester prêt de ces gens qui allaient leur attirer des ennuis. Il les comprenait pourtant, lui même avait tenté de s'évader après tout, mais le problème c'est qu'il n'y avait aucune chance ! Il y a dans cet hôtel des choses qui dépassent leur entendement, se battre était futile, ils ne gagneraient pas, même s'il aurait espérer de tout cœur qu'ils réussissent. D'ailleurs, deux des matons avaient mordus la poussière, mais sur leur quatre assaillant, deux gisaient à terre également visiblement assommés et Ruthel en faisait parti. Charles s'arrêta au milieu de la foule, il n'avait nul part où aller et sortir du réfectoire n'était toujours pas une idée viable.
Cette fois, tout son corps tremblait, il avait peur, le stress le gagnait, les choses allaient mal finir il le sentait, il avait besoin de se calmer de rester maître de lui même. Fouillant ses poches par réflexe, il tomba alors sur un canard en plastique qu'il avait acquis il y a fort longtemps. Le prenant au creux de ses mains afin de le garder cacher, il se mit alors à appuyer frénétiquement dessus de toute ses forces, provoquant d'horribles « pouet » sonores qui violentaient les oreilles d’autrui ; mais au fond sentir cette petite chose se faire compresser à répétition l'aidait à garder son calme, le libérant de ses malaises aux rythmes de ces petits bruits chiants et répétitifs. Ce qu'il n'avait pas remarqué en revanche, c'était que non loin de lui, Willow en faisait également les frais.


Spoiler:
 
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Le canard en plastique, avec ses couiiic, vous donnerait envie de tuer n'importe quel loustic. Charles a eu le malheur d'en utiliser un, et du coup, Willow Lewis, à force d'entendre des "couic" retentissants, risque fort de perdre patience... La demoiselle chinoise va entrer dans une rage folle et gare à ceux et celles qui se trouveront à ces côtés. Cet objet est valable pour les 3 prochains tours. Bon jeu!

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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Sam 19 Jan - 17:48, édité 2 fois

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Rage. Elle avait la rage. Contre tout. Pour un rien. Enfin un rien... Willow observait la cantine avec attention, elle voyait les mains se crisper sur les couverts, les regards méfiants que tous se jetaient... Mais, même si elle n'avait pas détaillé la scène, elle n'aurait pas pu passer à côté de ça. Alors que tout le monde restait assis, ne voulant en aucun cas attirer les sbires malfaisants de Nath, Ruthel qui était un peu plus loin décida de se lever, en compagnie de Matth.

Willow se releva un peu plus sur son banc :
qu'allaient-ils faire? Ils semblaient décidés... et ils agirent en conséquence. Armés d'une fourchette à l'apparence rouillée et fragile, ils attaquèrent chacun un maton. Le sang giclait à force de coups répétés mais les hommes aux yeux vides résistaient. Et ils n'étaient pas les seuls. En effet, en même temps que les deux américains se levaient; Arthur Clifford et son collègue John Smith se levèrent et attaquèrent une autre paire de gardes. Willow savait bien qu'Arthur ne supportait pas d'être impuissant dans cette affaire, de ne pas pouvoir aider à s’échapper les innocents...

Il tenterait donc aujourd'hui. Tenterait. Le liquide poisseux coulait, les coups volaient en tous sens et sang, des blessures apparaissaient et des corps tombaient. Tout c'était passé bien vite, tellement que Willow était restée à moitié debout, sur le qui vive mais immobile. John avait déclaré que l'Amérique était le pays de la liberté et qu'on ne lui enlèverait pas, avant de se jeter en justicier dans la bataille. Mais il avait finit par s'étaler par terre en compagnie de Ruthel et de deux des gardes. Arthur quant à lui tenait bon, Matth aussi, mais difficilement.

Son corps réagit enfin et la jeune femme alla se précipiter vers Ruthel car il semblait que John n'était "que" assommé. Elle n'hésita pas à plaquer ses mains sur la peau ensanglantée pour arrêter les hémorragies. Assez. C'en était assez. Plus de ces combats, plus de ce sang, plus de cette folie qui ravageait chacun... Elle en avait marre et elle voulait faire quelque chose. Maintenant. Mais quoi? Le quatuor avait décidé d'aller attaquer les gardes mais on les avait contraints. Ils n'avaient fait que commencer la Résistance qu'ils attendaient tous... dont la Chinoise.

Ce bruit. Quel était ce bruit ? Elle se retourna et vu Charles non loin d'elle. Il était armé d'un ridicule canard en caoutchouc qui faisait un bruit strident quand il appuyait dessus, les yeux dans le vague. Il était déchiré et semblait vouloir aller dans un autre monde. Cette scène semblait ne pas aller avec le reste. Elle eu un flash de Jamie jouant avec son canard, il y a ce qu'il semblait un siècle, quand la paix régnait dans cet Hôtel perdu... Le flash s'arrêta. Mais pas le bruit. La rage, elle arrivait, tel un poison, elle se répandait dans son corps... elle ne se contrôlait plus.

Elle se releva, doucement, tout doucement, des gouttes rouges glissants de ses mains au sol... A l'intérieur, elle bouillonnait. Et quand elle leva son regard vers le garde le plus proche -celui que Matthew avait défié- qui se dirigeait vers elle, ses yeux étaient comme le néant où elle voulait plonger ces corps sans âme. Elle attrapa à deux mains une gamelle en acier, posée à une table non loin de là et semblant être destinée à être arme. Elle assaillit un revers sur la tête du garde, une fois, deux fois, trois fois... Elle n'arrêtait pas, continuait car il ne tombait pas... et elle non plus.

Malgré ses origines asiatiques, elle n'était pas le stéréotype de la fille qui fait des arts martiaux. D'accord, elle trouvait ces combats extraordinaires mais ne s'y voyait pas. Elle avait toujours été plutôt une pacifiste qui privilégiait quelques paroles choisies à des poings bien sentis... Avant. Avant tout ce cauchemar. Si ce n'était pas avec la gamelle qui tomba dans un fracas par terre qu'elle aurait son adversaire, ce serait alors avec ses petits poings serrées. Qu'importe comment, elle se devait de se battre elle aussi. Et après celui là, ce serait un autre, puis un autre...

Dans sa tête, et même finalement dans un murmure rauque, elle répétait: "Meurs, meurs : vas-tu donc mourir être de cauchemar?!" Elle frappait à rythme saccadé, ne s'arrêtant pas même si ses bras étaient lourds de fatigue. Et elle continuait, se vengeant sur ce maton comme si c'était Nath lui-même : "Celui là c'est pour les deux assassinés au Nouvel An... Celui là c'est pour Alexis... Celui là c'est pour Arthur... Celui là c'est pour Henri... Celui là pour Charles... Celui là..." et ainsi de suite : elle dit tous les noms des clients qui étaient morts ou envoyés dans cet ailleurs... cette sorte de salle de Torture... Elle cita des gens qu'elle connaissait -ou non. Elle déchargeait sa haine comme sur un punching-ball.

Elle s'en fichait pas mal de ne pas voir l'arrivée des créatures de Nathaniel ou le Maître de la Folie en personne. Elle était là, levée face à l'ennemi, la rage l'a prenant et elle laissait faire. Elle s'était battue dès le départ pour garder la force dans l'espoir. Oui... mais à présent, c'était un espoir dans la haine, un futur dans le sang... Elle qui, quelques minutes plus tôt, se disait prête à réagir et à stopper ce torrent rouge, avait finalement cédé à la colère de vaincre. Et elle tomberait peut-être. Mais pas sans être battue.


Spoiler:
 
▌Date d'arrivée : 22/07/2011
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Le sol recouvert d'une magnifique bouillie de patate alors qu'eren fixait chaque coin de son œil valide, ses oreilles plus développée face a sa semi cécité il avait certains avantages a ne pas négliger. D'ordinaire il s'en servait peu, mais les circonstances contre mauvais cœur bon vœux il ferait ce qu'il fallait et ce qu'il peut. Sa pupille toujours active balayait la salle d'une saleté maladive. Les matons gardaient la porte, et la rage l'emporte. Comme une grande barrière, qu'il aurait briser hier, ou quelques jours avant, lorsqu'il avait encore son futur amant.

Mais on lui avait pris, son bel Henri. Il ferait donc tout pour le retrouver, quitte a frapper, a arracher, a bruler et tuer. Il aurait rêver d'avoir une arme, mais a quoi bon, elle aurait aussi utile qu'une larme dans une mer au Gabon. Autrement dit aussi inutile qu'un grain de riz a pékin ville. Il grondait et enrageait, il ne désirais plus qu'étriper et arracher les tripes de ses ennemis pour les exposées sur une magnifique haie. En lance la haie de la malchance. Il l'espérait tellement qu'en voyant le début de révolte il eu du mal a y croire définitivement. Comme une illusion qui refusait de s'effacer. Comme un électron d'espoir refusant de fusionner avec la marre d'impuissance qu'il portait.

Et pourtant, il était évident en voyant tombé le maton que ce n'était pas une illusion. Les fourchettes scintillaient sous la blafarde lumière d'un lustre irlandais depuis longtemps plein de poussière. Il avait déjà du mal a comprendre, pourtant son esprit lui criait de se tendre et suivre l'attaque. Mais il ne voulait pas non plus que ça se répercute sur Henri. En même temps... Henri n'était pas la, il avait été ramené par eux. Et il avait l'air brisé... brisé?

Ca jamais! Il ne laisserais jamais ce crime là impuni. Ils pouvait bien lui faire ce qu'ils voulaient mais jamais brisé Henri. Il ne le supporterait pas plus longtemps. La fourchette en main et l'autre serrée il passa la barrière des révolutionnaires mis a terre.

Vous avez fait une bêtise. C'est dommage, j'ai rien contre les chiens inutiles d'ordinaires. Mais il y a des personnes a ne pas toucher. Maintenant mon ami. Nous allons danser, danser jusqu’à ce que chaque goute de ton sang ce soit repentie. Jusqu’à ce que la liberté nous soit rendue. Et s'il y a des gens intelligent dans cette salle, prenez votre courage a deux mains. Vous êtes des loups, des lions, ils ne sont que des chiens qui fuiront, que ce soit des humains ou des monstres.

Il paraitrait qu'il avait un certain don d'emporter les foules, enfin il n'avait jamais remarquer, mais là il en avait marre, et il fila sur le maton qui n'était pas occuper a se prendre la furie de la chinoise, il n'était même pas sur d'avoir la force de le tuer, mais les nerfs et la colère l'aiderait surement, et puis il ne serait peut être pas tout seul à se rebeller maintenant.
▌Date d'arrivée : 02/01/2013
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[i]Un coup. Un autre coup. Des coups de fourchette, mais pas dans une assiette. Matthew savait qu’après cela, il ne serait plus le même, il venait de franchir une ligne, il agressait quelqu’un dans l’intention ferme de le tuer. Il avait beau se dire que ce n’était pas vraiment un être humain, cela paraissait quand même contre-nature. Ce fut là sa plus grave erreur, douter. Au lieu de s’attaquer comme Ruthel à la gorge directement, avec conviction, il avait attaqué au creux de l’estomac. Douloureux, certes, mais ces créatures ressentaient-elles vraiment la douleur comme nous autres êtres humains ? Nul ne saurait l’affirmer. Tout ce que savait Matthew, c’est qu’il regretta très rapidement de ne pas avoir mis plus de bonne volonté dans son assaut. La rage y était, mais pas la volonté de tuer. Pas assez. Son adversaire riposta rapidement, le frappant au visage avec force. Le jeune blondinet, déstabilisé, tituba et heurta Ruthel de dos. En se retournant, il vit ce dernier en mauvaise posture. Son maton à lui avait riposté, la gorge ouverte de partout, dégoulinante de sang, el mettant ses dernières forces à tenter d’étrangler Ruthel. Matthie réagit pour de bon cette fois-ci. Il poussa un hurlement de rage et planta sa ridicule fourchette sans l’œil du maton qui tentait de tuer son Ruthel. Malheureusement il était trop tard… Le second maton lui asséna un terrible coup dans l’épaule en profitant de sa seconde d’inattention et le fit basculer à terre en même temps que le maton qu’il venait d’énucléer et que Ruthel, sans connaissance. Etait-il mort ? Non, il ne devait pas, il ne POUVAIT pas l’être… Ressaisis-toi Matthew, toi tu n’es pas encore mort, mais tu le seras si tu n’empêches pas bientôt ce maton de te rouer de coups. Mais qu’importe, si lui n’a pas survécu. Si. Tu dois te relever. Pour Margy. Pour elle tu dois te battre.

Carter sortit de sa torpeur et agrippa la jambe qui venait de le heurter une nouvelle fois et, n’ayant plus d’arme, y mordit de toutes ses forces en tentant de le déstabiliser. Il ne reçut pas la riposte à laquelle il s’attendait, Willow s’était attaquée elle aussi à son adversaire. Il n’en démordit pas pour autant, et sous la pluie de coups de la chinoise, il finit par perdre l’équilibre, ce qui fit lâcher prise à Matthew. L’intéressé roula sur le dos et fixa le plafond en sentant l’adrénaline retomber. Il respirait avec difficulté, le maton lui avait peut-être brisé l’une ou l’autre côte. Son bras gauche ne répondait plus si ce n’était pour lui envoyer ces si charmants signaux de détresse appelés « douleur », pas possible de le bouger. Il tourna lentement la tête, légèrement suffoqué et observa avec détachement Willow se battre et rendre coup pour coup en marmonnant, martelant chaque syllabe. Elle donnait des coups de vengeance, de revanche. Des coups haineux. Matthew ne reconnaissait plus la jeune femme, si douce, si calme habituellement. De l’autre côté, si Arthur Clifford combattait toujours ardemment, rejoint très vite par un type qui n’était pas là depuis très longtemps, un type borgne qui semblait fort en colère. Son équipier était tombé, comme Ruthel. Ruthel ! Utilisant son bras droit, Matthie se traina au sol vers l’intéressé, inquiet comme pas possible. En s’approchant de lui, il craignit le pire. Etait-il… Impossible de formuler la pensée, c’était trop dur. Son cœur se mit à battre la chamade lorsqu’il se rendit compte qu’il ne le sentait ni ses poumons se soulever, ni son cœur battre. Mais c’était sa propre panique qui le rendait incapable de se concentrer immédiatement et il finit par capter les signes qu’il attendait. Ruthel était simplement inconscient, pas mort. C’était déjà un début.[ /i]
▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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Je levai mes yeux bleus gris qui avaient perdu leur couleur semblable à celle du ciel - le ciel... une étendue immense et sans fin, que je n'avais pas vue depuis si longtemps, si bien que je me demandais si elle avait réellement existé ou si ce n'était que mon imagination qui se décidait à me jouer des tours - vers les silhouettes familières de Ruthel et Matthew, qui avaient quitté les bancs sales de la cantine, qui s'étaient levés, se démarquant du reste. Des tonnes de questions me brûlaient les lèvres. Qu'allaient-ils faire ? Un faible reflet argenté attira mon oeil et les fourchettes, simples outils qui nous permettaient de nous nourrir et donc de vivre, allaient devenir une arme qui allaient ôter la vie. Je n'avais pas pris bien longtemps à comprendre leurs intentions. Un masque de panique prit place sur mon visage et je me levai à moitié à mon tour, partagée entre l'envie de les laisser faire, de nous apporter enfin l'aide dont nous avions besoin, de nous libérer et l'envie de les empêcher de faire un pas de plus. Pas eux. Nous avions vécu beaucoup de choses ensemble, nous avions souffert, mais ça... c'était tout simplement la pire chose qui pouvait leur arriver. Une larme solitaire glissa sur ma joue tandis que je me rappelai de mes anciennes paroles. Je ne veux plus être un fardeau pour vous deux. Ne vous retournez pas pour vous assurer que je vais bien. Il était temps de tenir parole. Ainsi, je les laissai partir, sachant qu'ils ne reviendraient jamais comme avant.

Sois forte, Margaret. A la fin, il faudra être là pour eux. Pour ramasser les morceaux. Ils allaient faire souffrir, tuer et tu sais très bien qu'ils ne s'en remettront jamais.

Tout s'enchaîna très vite, si bien qu'il m'était presque impossible de distinguer leurs silhouettes au milieu de la foule de la cantine qui, peu à peu, prenait part à la rébellion ou au contraire se cachait dans un coin dans l'espoir que tout se finirait très vite. J'étais partagée, étais-je censé faire de même ? Me protéger, comme Ruthel et Matthew me l'avaient demandé ? Non... Réveille-toi, Margaret. Tu n'as plus le droit de te cacher et pleurer dans un coin en attendant que tes princes charmants viennent à ton secours. Seulement, j'étais bien faible. Je ne savais pas me battre, tout simplement parce que j'étais bien incapable de le faire et mes idées étaient bien pacifistes. Mais la simple image de pouvoir sortir de cet enfer sans faire couler le sang était utopiste, beaucoup trop.

Puis ce fut la vue d'un corps familier heurter le sol sans un bruit au milieu de cette agitation qui me fit sortir de ma torpeur mi-horrifiée, mi-admirative. Le nom de Ruthel s'échappa de mes lèvres dans un grand cri et par une simple poussée d'adrénaline, mes pieds me portèrent en seulement quelques secondes à ses côtés tandis que je poussais n'importe qui se trouvant sur mon passage et que je craignais le pire. Lorsque j'arrivais enfin après ce qui me semblait être une éternité, Matthew était déjà là. Mes jambes ne me supportaient déjà plus lorsque je me laissais tomber à genoux et même capter enfin la respiration de Ruthel ne suffisait pas à me calmer. Je séchai mes larmes d'un coup de main. Ce n'était tout simplement pas le moment de se mettre à pleurnicher quand ils avaient besoin de moi. Mon regard croisa celui de Matthew et je n'avais même pas besoin des mots pour communiquer.

Puis ce fut la rage. Une rage que j'avais contenu depuis des semaines, et je n'avais jamais soupçonné son existence. Moi qui croyais que c'était le désespoir qui m'habitait, celui-ci se transformait en une colère incontrôlable. Matthew et Ruthel incapables de se relever, mais aussi tous ceux qui se battaient pour notre liberté à nos côtés, même si la plupart m'était inconnue, je ne supportais plus qu'on leur fasse du mal. Je tremblais, incapable de me retenir. A mon tour, je me levai, ordonnai silencieusement à Matthew de rester auprès de Ruthel, pris une fourchette qui devint ma seule arme et ma seule défense et j'étais maintenant debout aux côtés de l'asiatique que j'avais appris à apprécier pendant mon court séjour à l'hôtel de l'horreur. Et je frappai à mon tour, la joignant dans sa bataille contre le maton.

Si j'étais brisée de l'intérieur, je ne pouvais voir ceux qui ne l'étaient pas encore le devenir à ma place. J'en avais assez de rester derrière et regarder. J'allais me battre, pour Matthew, pour Ruthel, pour Willow, pour d'autres amis comme Jason. Qu'ils me tuent s'ils le voulaient. Ils ne tueront pas ceux que j'aime.
▌Date d'arrivée : 03/08/2011
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I want you to stay.

Spectateur. Froid. T'étais aussi froid que la vague espèce de viande qu'ils servaient parfois, ici. Sans goût, mais là. Froid, froid ; inutile, immangeable ; unique, rejeté. Ouais, tu devais bien être le seul à rester là, interdit, alors que les fourchettes se transformaient en ridicules armes révolutionnaires. Oh, le sang, ça ne te touchais plus. Aucunement. Il y a quelques semaines, tu aurais peut-être inutilement pleuré à la première goutte versée, tu aurais peut-être essayé de tout empêcher ou peut-être te serais-tu caché dans un coin, tremblant dans ton égoïste peine dont tu ne voyais pas le bout. Et puis, aujourd'hui, tu restais froid. A la fin, il n'y a pas grand chose qui a changé. T'es toujours aussi égoïste, toujours aussi détaché tout en étant intimement lié à ce qu'il se passe. Tu pourrais réagir, épargner à deux de ces trop sensibles humains des remords assassins ; tuer sans effort les deux matons, au risque d'atteindre d'autres personnes alentours. Mais est-ce que toi, ça t’atteint seulement, James ? Non. Ça t'es égal, tout ça t'es égal ; et dans tes prunelles, il n'y a rien d'autre que l'ennui. Oui, une révolution, c'est ce que tu voulais, mais elle n'a pas l'effet escompté, pour le moment. Et tu sais que ça ne les mènera qu'à leur mort, ce n'est pas faute de les avoir prévenus. Oh, qu'ils ont l'air héroïques, avec leurs yeux pleins de flammes rebelles et leurs écuelles inesquivables ! Quelle force déploient-ils désespérément sans y croire un instant ! Ironie douce-amère ; elle soigne tes plaies qui suintent de pus, parce que eux, ils ont osés, pas toi. Mais attends, James, attends, et il viendra bien. Si les matons sont battus, quelque chose d'autre viendra, non ?
Reste à savoir si c'est ce que tu veux, si tu devras réagir, si tu es prêt ; si tu n'es pas trop faible. Alors tu attends que ça se passe, immuablement. Tu attends le bon moment pour surprendre tout le monde, pour enfin t'affirmer. Pour enfin t'assumer ?

[et réponse à nouveau courte, désolée >w<]
▌Date d'arrivée : 21/06/2011
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Crochet du droit. Arcade sourcilière gauche touchée. Dégâts importants. Attaque adverse anticipée. Pas de retrait. Coup adverse esquivé. Ouverture. Shift-punch. Abdomen adverse touché. Contre-attaque adverse. Abaissement raté de ma part. Arcade sourcilière droite touchée. Dégâts minimes cependant. Uppercut gauche. Cross-counter. Direct en pleine mâchoire. Ennemi à terre. Je m’en sortais plutôt pas trop mal grâce à mes années d’entraînement en boxe avec Edward. L’un des deux matons venait d’être mis ko, il ne nous en restait plus qu’un. L’affaire aurait pu rapidement être réglée en deux contre un. Well, at least, that could’ve happened if that stupid single knuckle-duster hasn’t been thumped in John’s face. Blooding moron. Look at him now! He’s out. What a “superhero” he is. Useless as ever. L’autre imbécile s’était fait assommer. Heureusement pour lui, il ne subissait aucun sévisse majeur. Malgré tout, je m’inquiétais quand même pour lui. J’étais bien placé pour savoir qu’un simple évanouissement pouvait cacher quelque chose de plus grave. Ce n’était pas le lieu ni le moment pour qu’il encaisse un plus important trauma… Dans les conditions de vie actuelles, il pourrait tout simplement ne pas en réchapper.

Si seulement le second maton était hors d’état de nuire, j’aurais pu m’assurer de l’état de John. Hélas, à chaque tentative d’approche, cette chose sans âme me barrait la route. Dammit. Even if it was possible to defeat it in a one versus one fight, it would take much more time to beat it. Crochet du droit. Esquive adverse. Shift-punch. Nouvelle esquive adverse. Celui-ci était beaucoup plus coriace que le premier… Obnubilé par ce nouveau combat, je peinais à entendre ce qui se passait de l’autre côté de la cantine. Comment s’en sortaient-ils de leur côté ? Un cri me laissa craindre le pire. Y avait-il eu des pertes dans nos rangs ? Je tentais un rapide coup d’œil et j’aperçus l’un des blonds allongé au sol. L’autre était pour sa part sacrément amoché. Bon sang, parti ainsi, il allait se faire massacrer. Certes, il n’y avait plus qu’un seul maton mais l’ennemi avait clairement l’avantage et ce n’était pas de bonne augure. Inattentif, je ne vis pas le coup adverse et me pris un uppercut gauche en pleine épaule. Le coup était bien porté, net, précis, résultat : épaule déboitée. Merveilleux. Pas de retrait. Esquive réussie. Cross-counter. Ennemi à terre. Pas pour longtemps mais c’était suffisant pour m’adresser aux autres occupants des lieux.


Que quelqu’un aille l’aider bon sang, ne restez pas là les bras croisés à attendre ! Vu son état, il ne tiendra pas longtemps. Un ou deux volontaires ne serait pas de trop pour s’occuper des blessés. Quant aux autres… Munissez-vous de tout ce qui sera à votre portée au cas où nous devrions subir une nouvelle vague d’assaut.

Et nouvelle vague il y aurait, il fallait s’y attendre. Ce Nathaniel O’Bryan n’allait pas rester les bras croisés alors que nous tentions vaille que vaille de nous défendre et de sauver nos vies. J’espérais simplement que nous serions suffisamment préparés pour affronter ce qui risquait de nous tomber dessus. Si deux attaquants sur quatre étaient éliminés par de simples matons, qu’allait-il se passer si nous affrontions ces créatures immondes ? Don’t you dare to think about it Clifford. Now is not the time for this ! The situation seems maybe out of control but we have something the enemy don’t have: hope. It isn’t that much but that will be enough. Yes, hope (combined with the will to survive) is the best weapon we have. Even if those citizens are not used to fight, they will at least try to save their lives. Look at her. Loot at miss Lewis. I know I should be happy to see that much anger in her eyes but… She fights to save her life, but ours, who knows… And for now, that’s all that matters. I don’t care anymore if it’s bad or good. All those beautiful concepts I believed in don’t apply in this kind of a situation we’re living in. Voir les autres occupants des lieux se battre me redonna de l’ardeur au combat. Nous allions écraser l’ennemi, peu importe le prix.

Même si je n’aime pas les français, un peu d’aide ne sera pas superflue. À nous deux, on peut y arriver. Après tout, ce n’est pas une créature sans âme qui va nous avoir… Je compte bien me battre jusqu’au bout pour protéger les gens de cet hôtel. Tout comme je compte bien sortir de cet endroit de malheur et revoir la lumière du jour. Il est donc… h-o-r-s d-e q-u-e-s-t-i-o-n que tu viennes entraver mes plans !

Un regain d’ardeur, l’adrénaline à son summum. La peur mêlée à la rage, deux sentiments qui vous font pousser des ailes en pareilles circonstances où la survie devient le leitmotiv de toute chose. À nouveau debout, je scannais la scène. John était toujours inconscient, mon épaule droite était peut-être déboîtée mais je n’étais pas incapable de me battre pour autant. Il fallait cependant que je garde à l’esprit deux choses : ma vitesse de réaction amoindrie et la force de mes coups qui seraient moindres. Si j’avais été seul face à l’adversaire, j’aurais sûrement éprouvé plus de difficultés mais… J’avais trouvé un nouvel allié. Certes, il s’agissait d’un ami proche de l’autre français (je pense même qu’il était également français) mais peu importait. Les ennemis d’hier peuvent très bien devenir les alliés de demain en pareilles circonstances. Un sourire carnassier se dépeignit sur mon visage tuméfié. Crochet du gauche. Dégâts moindres mais le français en avait porté un en même temps. Effet doublé. Attaque adverse anticipée. Pas de retrait. Coup adverse esquivé. Ouverture. Shift-punch. Je visais la tête, le français visait l’abdomen. Contre-attaque adverse. Esquive pour ma part et ouverture pour l’autre. Oui, nous avions des chances de nous en sortir…

[Sorry pour cet immonde retard. Je clôture le tour aujourd'hui les gens. Vous aurez une récompense supplémentaire pour votre patience et pour avoir posté dans les temps]
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Dernière édition par Le conteur le Sam 2 Fév - 15:06, édité 1 fois

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Deuxième tour clôturé.

Vu qu'il ne restait plus qu'un seul maton de chaque côté et que des renforts, des deux côtés, ont été donnés, les deux derniers matons présents ont été évincés. Ruthel et John récupèrent et sont à nouveau éveillés.

Un choix de mot va déterminer l'état des quatre attaquants suite à cette deuxième offensive. Matthew, Willow, Eren et Arthur. Vous avez le choix entre popcorn, smarties et coca-cola. Comme dans l'autre cas, cela équivaudra à, premier cas, des blessures ne seront que superficielles, dans le second, elles seront plus conséquentes mais pas suffisantes pour vous affaiblir et vous rendre inutiles, dans le 3eme cas, l'ennemi ne vous a pas amoché mais... Il a réussi un coup bien placé et vous a assommé. Cependant, vu les délais d'attente de la part du staff, vous avez le droit à utiliser un objet de votre compte pour minimiser les dégâts et/ou refaire votre choix si ce dernier ne vous satisfaisait pas. Attention, ce n'est valable qu'une seule fois (et pas pour Arthur vu qu'il est la raison du retard, oui, je me pénalise :p).


Un lancé de dés va déterminer le type de renfort auquel Nathaniel va faire appel.


Dans le cas du lancé de dés, voici les chiffres et leurs résultats :
1, 3 : Cthulhu et Nosferatu débarquent + une surprise du chef *chuuut je n'en dis pas plus*
2, 4 : Des matons supplémentaires débarquent (4) + une surprise du chef *chuuut je n'en dis pas plus*
5, 6 : Les rôdeurs (créatures qui vivent dans l'ombre et vous attaquent par derrière) débarquent + une surprise du chef *chuuut je n'en dis pas plus*


Pour finir, les 4 résistants : Ruthel White, Arthur Clifford, Matthew Carter et John Smith ont attaqué. D'office, ils ont du recevoir des coups. Voici un choix de mots : chaussette, pull-over, mitaine.

Une fois que tous les résultats seront déterminés, je posterai le second tour de l'intrigue. Ne pas poster en attendant, merci.
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La peur... Une arme primitive mais efficace {Intrigue}