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La peur... Une arme primitive mais efficace {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Le membre 'Le conteur' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

'Dés du destin' :
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Le sort en est jeté. Les rôdeurs débarquent donc pour ce tour avec une surprise qui viendra en son temps *fufufufufu faisons durer le suspense* Aucun des quatre attaquants n'a été blessée (ou que très peu) au cours de cette offensive. Bravo jeunes résistants \o
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Les coups pleuvaient de chaque côté, l’ennemi se faisait évincer par un regain de combattivité et l’arrivée de nouveaux alliés. Les deux derniers matons furent éliminés grâce à l’intervention d’une chinoise et d’un français. Mais il ne fallait point crier victoire vous savez car la Folie décida de riposter. L’électricité se mit à disjoncter variant dans son intensité. L’on aurait pu croire que les ampoules se mettaient à tousser, alternant le jour puis la nuit tombée. Au final, elles optèrent pour une semi-obscurité, là où les ombres pouvaient s’étioler à souhait. Celles et ceux qui les avaient affronté savaient ce que cela signifiait. Les rôdeurs arrivaient. Des ombres de ces poupées détestées jaillirent l’ennemi désormais révélé. Leurs yeux vides et meurtriers n’étaient guère aussi effrayants que leurs sourires carnassiers. Ces maudites bestioles se faufilaient vers les clients désabusés, tâtonnant quand la lumière se faisait moins tamisée. Elles étaient affamées, la bave et les babines retroussées pouvaient le confirmer.

Si seulement ces quatre maudites s’étaient éveillées, l’affaire aurait pu être gérée mais… Les corps inanimés des deux résistants assommés furent aussi les hôtes de ces êtres endiablés. Néanmoins, les deux victimes se réveillèrent après cette deuxième offensive menée. Les rôdeurs se mirent à crier, hurler et gesticuler avant de disparaître en fumée. Les rôdeurs ne pouvaient-ils supporter les corps animés ? Ou bien les mouvements avaient-ils modifié les ombres dans lesquelles ils vivaient ? Nul ne connaissait encore la réponse à cette importante vérité. Peut-être qu’un des clients serait avisé et remarquerait cet indice à examiner. À moins que la présence des rôdeurs ne suffisent à tous les perturber ? Car après tout, il y avait de quoi être tourmenté face à la vision de monstres vaporeux aux dents aiguisées. Mais s’il n’y avait eu que cela dont il fallait se méfier. L’Ombre se délectait car ses soldats avançaient. Elle promettait une surprise pour ses invités. Il suffisait d’attendre le moment parfait.




Ce troisième tour de jeu dura deux semaines et prendra donc fin le 17 février. Tous les membres peuvent à nouveau poster (Ruthel White et John Smith sont donc réveillés). Aucun des quatre participants à l’attaque n’a été grièvement blessé. Deux-trois coups / éraflures sont tout ce dont Eren Donovan, Willow Lewis et Arthur Clifford ont écopés. Matthew, pour sa part, reste toujours dans un sale état mais ses jours ne sont pas en danger (sauf si personne ne lui vient en aide s’il se fait attaquer). Vous n’avez plus aucun maton mais bien quatre rôdeurs dont vous devez vous méfier. Rien ne peut réellement les toucher, restez donc éloignés des zones d’ombre afin d’éviter de vous faire croquer. Seul souci ? C’est que l’électricité peut s’amuser à vos dépends à tout moment. Il est donc possible que vous postiez, dans la lumière, que le conteur intervienne et vous oblige à reposter car maintenant vous êtes dans l’ombre. Prenez donc garde !! Avis aux joueurs, plus vous serez « actifs » durant ce tour et plus vous gagnerez de boni à la fin de l’intrigue red: *moi, vous appâtez ? Même pas vrai !* Vous ignorez qu’une « autre surprise » doit arriver. Histoire de vous mettre un maximum dans la peau de vos personnages, nous choisissons de ne pas vous révéler quand la dite surprise débarquera. Vous devez donc rester sur vos gardes car qui sait… Vous pouvez utiliser des objets durant ce tour. Pas d’ordre pour ce tour, vous postez comme bon vous semble.




BON JEU
▌Date d'arrivée : 02/01/2013
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Matthew se demanda comment il pouvait se sentir rassuré. Ruthel était vivant, c’était un poids en moins. Mais, et le reste ? Et les autres ? Margaret avait violemment réagi en voyant Ruthel incapable de se relever. En les voyant à terre, puisque Matthew était tout aussi incapable que son frère de cœur de se remettre sur ses pieds. Il avait mal, et le monde autour de lui paraissait lointain, comme à l’extérieur d’une bulle. Il aurait voulu aider Margaret à se battre, elle l’impressionnait. Tant de range dans ses petits poings et tant de force… Mine de rien, se dit-il, leur intervention n’aura pas été si vaine. Finalement, même si seul le flic anglais restait capable de mener la rébellion, leur chute aura au moins permis aux autres de se décider à agir et se battre pour leur liberté. C’était l’essentiel. Ils se battraient et c’était tout ce qu’il avait espéré en se levant de son banc. Il savait déjà qu’il avait peu de chances de s’en sortir, et les autres aussi probablement. Mais ils avaient allumé la flamme, alors worth it.

Matthew laissa rouler sa tête vers Ruthel et commença à se laisser glisser dans une douce insensibilité, sentant qu’il n’avait plus la force de se battre. Un cri attira son attention cependant, et en en cherchant l’origine, il vit que tous les matons avaient été vaincue, enfin. Il faillit sourire mais de l’ombre de ces cadavres sortaient d’étranges créatures à l’air féroce… Et affamé. Il tourna la tête à nouveau et vit quelque chose s’agiter près de lui.


- Ruthel !

Un cri d’horreur lui avait échappé lorsqu’il avait constaté que de l’ombre de Ruthel la même chose sortait. Il se redressa violemment – trop pour ses côtes brisées qu’il sentit perforer sa chair – et se pencha au-dessus de Ruthel pour tenter à la fois de le réveiller et de chasser la bestiole, ignorant la blessure. La chose noire comme une ombre riposta en lui happant la main, ses dents tranchantes incisant la chair du jeune Carter. Il hurla et retomba en travers de Ruthel en tentant de dégager sa main. Le monstre d’en démordait pas et Matthew sentit des larmes envahir ses yeux, désespéré, refusant que cette chose se serve de Ruthel comme d’un hôte. Puis, alors qu’il pensait sa cause perdue, la bête noire poussa un cri inhumain et lâcha prise. Matthew saisit sa main ensanglantée et regarda la chose disparaitre dans l’ombre tandis que Ruthel remua faiblement puis ouvrit les yeux.
▌Date d'arrivée : 02/01/2013
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*Holy F*cking Sh*t! Gooosh, what the heck was that?! Just runnin' for that fatty and BANG! K.O.! Buuuh... That's too lame... Sorry Mohamed Ali, ain't on your level... Mum, daddy, sorry to be such a shame, I'm no more hero! Daaaamn, how can I impress Artie with such a lame punch? Well, couldn't say I didn't try, though. But, Man!, I almost hit him! And, well, we have « most » in « almost » sooooo, I'm a hero! F*ck yeah! That's a real fight, dude! I did a good job, protecting my fair love and some potatoes. I love potatoes. With Miracle Whip. And Bacon. And all of these on Artie's body. Hell yeah! That's a sweet dream! Well, good night everyone. Every hero needs some time to come back fully charged!*

Sombrant dans le noir le plus total de l'inconscience, l'agent sonné resta étalé au sol pendant que:
1°) L'un des trois blonds qui avait lancé l'assaut tomba dans les pommes d'amour. Hum, il doit y avoir des faux blonds quelque part...
2°) Le second survit et finit presque torse nu, mais Artie est le seul qui compte et puis il était peut-être pas torse poil, mais John aimerait bien l'imaginer. Ou bien était-il salement amoché, mais tout devait se faire avec des vêtements déchirés, c'est plus viril, plus héroïque!
3°) Artie, ô sa douce dulcinée, sa princesse Peach bien galbée là où il faut mais John ne vous dira jamais comment il connait cette information, ô la tendre et douce et fragile face à cet odieux tas de bacon frit qui rêvait seulement de la tremper dans du ketchup! Urgh! John lui aurait bien fichu un poing s'il n'était pas inconscient et donc un peu au courant de ce qu'il se passait.
4°) Un canard s'immisça dans l'histoire mais John n'était pas d'accord et donc pendant son court moment de répit songeur au pays de Daredevil et décida qu'il s'agissait d'un aigle en plastique. On est américain jusqu'au bout des doigts ou on est que des French Fries, pfeuh!
5°) Une chinoise enragée décida de ne pas faire du canard laqué mais plutôt de battre du bacon. Une brave étrangère enfin accoutumée aux mœurs du Saint Pays Sacré des États-Unis d'Amérique. Bon le bacon est meilleur sur une brosse à dent, mais bon, chacun le prépare à sa façon.
6°) Ensuite apparut un autre songe étrange où Nick Fury avait décidé de suivre la voie de Michael Jackson et demandait aux Avengers de battre un robot dodu géant. Etrange, surtout qu'il sentait la frite... Ou le seul fromage existant au monde: le cheddar. Oui ça devait être français.
7°) Mais John n'en avait pas fini de sa série de rêves les plus américains possibles, ou du moins il l'espérait fortement. Oui, car il avait tellement été sensible à ce jeune blond torse nu qu'il le revoyait mais habillé! What the F*ck?! Mais bon, c'est un rêve donc en fait il faudrait plutôt dire: What?! That's just f*cking normal! Please some action shots and BOOM, BOOOM, BOOOOM! Yeah! That's it! Mais bon, non, le jeune homme se traina au sol vers un autre blond. Décidément, Freud, il faudra que tu viennes aux States expliquer tout cela.
8°) Fondu noir. Une blonde! Décidément! La jeune donzelle saisit sa super-fourchette qui se transforma en trident et comme Aquaman, elle invoqua les saintes têtes blondes de rester sage et s'allia avec Lao Tseu pour battre la Tour de Babel. Oui, ça c'était un vrai choc des titans. Ensuite, un aigle géant surgira pour prendre les petits hommes blonds et les ramènera en haut de l'Empire State Building et tout se finira avec une bouteille de champagne brisée sur un paquebot et de la Budweiser.
9°) Hélas, les festivités de Beer Pong s'écourtèrent, basculant dans un autre songe où... tiens, un blond regardait d'un oeil inquisiteur la salle. Justice is freaking awesome! Yes, that must be it!
10°) New dream, and what dream! Whaaaaaaaaaat Artie doesn't come to help my dead body! Helloooooo?! Hey, dude, I'm just, like, totally out of order! Come on before that stupid giant stomp on my corpse! I don't wanna diiiiiiie! Hey, my Dove, what will you do without your bodyguard! Don't be such a bashful jerk and kiss me NOW! That's every princess's role!You have to! Oh my heart breaks... Why life is so unfair, Christ?

Et voilà en gros ce qui se passait dans la tête de John parti au pays des rêves gras. Et sous la colère, John se réveilla soudainement pour tomber face à...


-Wut?

Une ombre pas bien jolie semblait sortir du bedon bien tendu quoique un peu plat de l'agent. A deux doigts de s'évanouir à nouveau, le choc du carrelage réanima instantanément John, cette fois-ci sans machin noir sur le bidou. Ouf! Ca devait être un mauvais rêve. Mais peut-être pas. A quelques pas, une même silhouette obscure semblait sortir d'un des hommes qui s'était dirigé vers les matons. The heck is that crappy thing?! Choqué, John contempla la scène bouche bée jusqu'à l'instant où le cri d'un homme à proximité du corps se mit à hurler. D'un bond de super-héros sans salto avant, John se redressa sur ses deux pieds, un brin chancelant, et s'élança vers les deux blessés.

- Move on, dude. Don't stay here! Who knows if it's gonna attck your friend again. Come over here!

Du mieux qu'il put, il tira les deux hommes loin des autres ombres qui s'avançaient dangereusement. D'un coup d'oeil, John balaya la salle et vit le chaos le plus total, plusieurs personnes semblaient s'être battues avec ces colosses de vigile. Arthur à proximité, John le héla.

-Artie dovey! What the hell happened here? Gosh, that's like a horror show! What are we gonna do? And what are those creepy things?! Damn... Think it's time to be real heroes now, right?

Redressant ses manches, John saisit une des gamelles écrasée au sol, prête à riposter face aux monstres apparus dans la salle...
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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Toute la matinée passée allongée dans mon lit à fixer le plafond. Ce qu’on peut s’ennuyer ici finalement. Les prisonniers ont fini par comprendre que se rebeller ne servait à rien, youhou… ! Bah ouais, c’est peut-être bien pour Nath, mais moi c’que je m’ennuie du coup… Rien à faire, rien à contrôler ce matin. Pas besoin d’intervenir non plus. Et les heures ont défilé ainsi, lentement. De temps à autre un insecte volant venait troubler ma contemplation de la pierre grise et froide du plafond, mais rien de plus extraordinaire qu’une mouche. Parfois, j’entendais les bruits de pas des matons passer dans le couloir. Répétitifs, inlassables. Au moment où je commençais à avoir faim, l’un de ces énervants bruits de pas s’arrêta devant ma porte et frappa avant d’entrer sans autre forme de procès. L’un de ses matons sans âme, droit comme un piquet et le regard fixe s’adressa à moi précipitamment. Il éveilla brusquement mon intérêt, quitte à ne me déplacer que pour raccompagner un client de la salle de torture vers l’infirmerie, c’était mieux que de rester ainsi à ne rien faire. Mais il n’était pas question d’escorter qui que ce soit. En fait, c’était beaucoup plus intéressant que cela. Nathaniel nous demandait, à Matt et moi, de nous rendre sur le champ au réfectoire pour cause de révolte groupée. Visiblement, déjà quatre matons étaient à terre, il avait envoyé les rôdeurs en attendant que nous puissions être sur place en renfort. Ces horribles sales bêtes allaient déjà bien semer la panique, nous n’aurions plus qu’à cueillir les survivants fuyards à la sortie.

Revigorée par tant de bonnes nouvelles, je sortis immédiatement de ma « chambre »et retrouvai Matt dans le couloir, prêt également à en découdre. Il avait le regard déterminé mais m’accueillit néanmoins avec ses fanfaronnades habituelles. Presque rassurant. Brièvement mais intensément, je pris sa main dans la mienne et l’étreignis comme pour nous donner du courage. Le chemin n’était pas très long jusqu’au réfectoire, il était juste un étage plus bas en fait. Et du bas de l’escalier, on entendait déjà les cris de panique et les cris de guerre de ces pauvres fous. Se battre contre des rôdeurs ? Ils vous dévoraient en un rien de temps, j’en avais eu la preuve sous mes yeux il y a peu. Qu’espéraient-ils ? Les tuer ? S’en débarrasser ? Pfff… Inutile de se battre. Les créatures de l’ombre allaient simplement les rabattre vers la meilleure solution : la fuite. La fuite vers la seule issue possible des deux portes, puisqu’une était condamnée, le corps de deux matons en travers d’une porte s’ouvrant malheureusement pour les fuyards vers l’intérieur.

Avant de franchir cette seule issue, je marquai un temps d’arrêt pour me composer un visage épuisé. Pas seulement pour le plaisir de tromper tout le monde, même s’il faut avouer qu’y parvenir est plutôt gratifiant. Non, c’était plutôt du fait que l’effet de surprise était notre meilleur atout contre un surnombre de rebelles. Mon visage ne montrait plus la moindre trace de détermination ni même d’intérêt lorsque j’eus fini de me concentrer. Il ne me restait plus qu’à m’armer d’un couteau soigneusement dissimulé dans ma manche et je poussai le battant métallique. Une incroyable agitation régnait à l’intérieur du réfectoire, contrastant avec le couloir que je venais juste de quitter. Les lumières jouaient à cache-cache et des ombres venaient de jaillir des cadavres des matons. Les rôdeurs se délectaient déjà de la peur des prisonniers rebelles. Deux autres rôdeurs avaient tenté de se joindre à la partie, mais leurs hôtes se réveillant juste à temps, ils disparurent au moment où j’entrai. Longeant le mur comme si ces choses m’étaient inconnues, je me recroquevillai sur moi-même tout en me déplaçant aussi loin que possible d’elles. Marchant au passage dans l’ombre.


- Non Alexis, pas dans l’ombre !

A gestes mesurés, je levai un regard cave et rouge (j’avais pris soin de bien frotter mes yeux le long du couloir, histoire de parfaite l’illusion) vers Todd qui approchait de moi à grands pas. Il me tira dans la lumière sans un mot. Apparemment, certains avaient déjà compris que les rôdeurs aimaient l’ombre. Mais l’intervention de Todd me donna une idée. Je le tenais mon effet de surprise. Il arriverait plus tôt que prévu, mais tant pis. Le rouquin me regardait avec un air inquiet et une partie de moi en demeura surprise, il était rare qu’il montre le souci qu’il se faisait pour une personne, même si je me souviens qu’il avait fait un bon ami. « [color=firebrick]Ça va ?[ /color] » demanda-t-il. Je fis semblant de me laisser tomber en avant dans ses bras d’un air désespéré de l’ami qui cherche un soutient. Par-dessus son épaule et sous ses tapotements maladroits (et totalement hors de propos dans une scène d’attaque de monstres sanguinaires) je pus détailler la pièce et ce qui s’y déroulait. Quelques groupes se formaient sur les îlots de lumière les plus éloignés de l’ombre, mais tout le monde fixait avec inquiétude les lampes qui risquaient de lâcher à tout instant. Todd finit par m’étreindre brièvement et, au lieu de lui rendre son étreinte, j’approchai ma bouche de son oreille :

- Ça va super, ouais.

En disant ça j’avais réussi à capter, à l’autre bout de la salle, le regard de Charles, écarquillé. Je lui adressai un petit sourire avant de plonger ma lame dans l’estomac de Todd Cutter, la faisant remonter vers le cœur. Je sentis son poids sur mon épaule et je l’achevai d’une torsade. Je fis glisser son corps à l’agonie au sol et fixai ses yeux tandis qu’ils s’éteignaient. Adieu, Todd Cutter.
Puis je me tournai vers Matt qui me suivait à sa manière. Nous ne craignions pas la lumière, nous.
▌Date d'arrivée : 19/01/2011
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Mar 19 Fév - 23:13, édité 1 fois

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Le sang attire le sang. »
William Shakespeare

Essoufflement. Halètement presque. Respiration saccadée, douloureuse et sifflante. La Chinoise toussa pour retrouver l'air pur et salvateur qui lui manquait. Il pénétra dans ses poumons, frais et vivifiant. Elle recula d'un pas, laissant le maton s'écrouler devant elle. Elle retrouvait l'usage de ses sens mais surtout de sa raison. L’adrénaline ne disparaissait pas mais la haine qui chauffait ses veines réduit quelque peu. Ses poings étaient encore levés, prêts à une nouvelle attaque, tâchés de rouge, tâchés de sang... Reniflant, elle s'essuya le nez du revers de sa main, marquant du liquide poisseux son visage. Son propre sang n'avait pas trop coulé en revanche, elle avait surtout récolté des égratignures aux mains et aux bras.

Il faut dire qu'elle n'avait pas été seule face au gardien. Matthew, qui s'était relevé malgré les coups, avait attaqué les jambes de l'ennemi à pleines dents, avant de finalement retourner vers Ruthel. La Chinoise avait remercié silencieusement le blond, ne lui tenant pas rigueur d'aller s'assurer de la santé de son ami. Elle avait donc continuer dans la rage, dans la bestialité qu'elle ne se reconnaissait pas. Elle l'avait aussi remarqué chez Margaret. Cette fille était la plus adorable et chaleureuse des personnes : et voilà qu'elle aussi, armée d'une fourchette, faisait gicler le sang pour protéger les siens. Et l'ennemi était tombé. Tout comme celui face auquel Arthur, bientôt rejoint par le borgne français, avait refait le portrait et même tout le corps.

Mais ce n'était pas finit. Oh non. Les lumières clignotaient alors, créant des ombres entre chacun, faisant monter la peur parmi tous les clients de la pièce. En regardant les ampoules faiblirent par intermittence, elle se souvint d'un passage qu'elle croyait oublié, venu d'un rêve... d'un cauchemar. Une chambre, quatre filles et des visions sanglantes... sous des néons qui se démenaient pour ne pas lâcher. La tension était la même... sauf que personne ne semblait là pour leur ouvrir la porte. Il faudrait bien qu'ils l'ouvrent eux-mêmes et de force ! Mais la sortie semblait de plus en plus lointaine avec l'arrivée de nouvelles créatures.

Il y avait des ombres qui agrandissaient les personnes présentes. Elles étaient effrayantes mais les pires étaient celles qui se mouvaient d'elles-mêmes, menaçantes et dangereuses. Will entendit des cris et une des choses aux griffes de ténèbres voulut envelopper Ruthel. Matth se jeta sur eux, se faisant attaquer par la bestiole mais tentant vainement de réveiller son ami. Ce qu'il fit. Et la créature disparut. Elle pouvait attaquer les personnes conscientes mais... pas les contrôler ? La Chinoise, qui avait ramassé sa gamelle tombée plus tôt, se dirigea vers la lumière qui semblait protectrice. John qui s'éveillait enfin, réagit assez rapidement, mettant à l'abri les clients qui risquaient gros dans la noirceur.

Tous deux étaient armés d'une gamelle et surveillaient avec suspicion les ténèbres. Ces dernières semblaient gagner du terrain, dans cette pièce où la lumière, synonyme d'espoir, faiblissait. La tension ne descendait pas et plusieurs fois, les gens bougeaient de place, sans jamais se sentir en sécurité. Willow était sur le qui-vive, sa respiration était profonde car stressée mais plus douloureuse. Elle jetait des regards dans toute la salle, ses yeux regrettant ses lunettes qui avaient été brisées au Nouvel An. Elle se voulait attentive et elle voulut agir. Et donc, voyant une ombre approcher de trop près des clients plus loin, elle brandit au dessus d'elle sa gamelle aux bords saillants et maculés de sang, prête à l'envoyer. Quand alors elle arriva.

Elle. Alexis. Elle. Que l'on attendait pas... plus. Elle avait les yeux rouges, le corps courbé, fatigué. Où était-elle ? fut la question qui fusa dans l'esprit de la Chinoise mais, elle n'eut pas le loisir d'y réfléchir. Alex marchait sans trop savoir où... un peu trop dans l'ombre d'ailleurs. Todd qui s'était levé, lui cria de ne pas rester là. Comme prise d'une faiblesse soudaine, Alexis tomba dans ses bras. Il l'a rattrapa inquiet. Il n'était pas le seul, Will aussi commençait à aller vers elle, pour l'aider. Mais... Alexis n'avait pas besoin d'aide. Non, il ne fallait qu'on l'aide, pas pour faire ça.

La jeune femme qui arrivait, savait pertinemment ce qu'elle faisait et en relâchant le couteau et le corps ainsi percé du rouquin, elle jeta comme un regard de défi et de désintéressement à la salle. La Chinoise le prit dans le coeur comme si elle avait aussi été touché par la lame. Alexis arrivait. Matt McCravatt aussi. Et tous deux, échangeant ce regard, ce terrible regard du mal créé par la corruption et la collaboration, allaient répandre la mort, le sang, la désolation. Voulant prouver un système de traîtrise qu'ils devaient trouver juste.

Mais pour Willow tout n'était pas si claire. Elle qui, le bras levé encore armé de sa gamelle, relâcha tous ses muscles. Le fracas terrible résonna dans la cantine en même temps que le corps de Todd s'affaissait. Les yeux bridés se remplirent d'eau, de cette eau salée et désagréable, qui est comme de l'acide glissant sur les joues. Elle fit un pas, une ébauche d'un deuxième. Elle ne comprenait pas, il y avait un problème dans l'équation. Son cerveau voulait comprendre, son coeur saignait et ne voulait pas savoir : juste disparaître.


- A...Ale... xis... ?... P... Pou... rqu...oi?...

Elle mit un temps, assez long, à articuler ses syllabes et la fin fut même avalée dans un toussotement. Elle manquait d'air. Encore. Mais pas à cause de la fatigue. Non, elle manquait d'air pour vivre ici, à cet instant T qui lui lacerait les organes, toutes les parcelles de son corps et de son coeur. Tout cette vision meurtrière semblait vouloir brûler tous les souvenirs que la Chinoise s'était construit ici. Plus rien ne semblait lumineux. Tout n'était que ténèbres. Et traîtrise.

Et puis soudainement, elle sut. Elle comprit, non pourquoi Alexis avait bien rejoint cette collaboration mais... elle conçut ce que son corps et son âme étaient capables de faire face à cette situation déroutante et singulière, situation qu'elle n'avait jamais pensé vivre un jour. Elle se baissa, doucement, ramassant sa gamelle qu'elle empoigna avec force, laissant rentrer dans sa chair, le bord coupant de l'assiette. Elle n'avait pas lâcher le regard qu'elle jetait à Alexis, froid et vide, presque autant que ceux des mâtons. Elle se releva, prenant son temps. Oui, elle avait tout son temps, tout son reste de vie pour tuer. Elle s'avança vers Alexis, un sourire aux lèvres, pas de joie ou d'une folie sadique, juste le sourire de la sérénité. Elle dit en indiquant de la tête le corps du maton derrière elle :


- Tout à l'heure... j'ai buté cet être sans âme en pensant à toi. Maintenant... Elle fit une pause, relevant à la hauteur de sa tête la gamelle : je vais te fracasser ce truc sur la tête en pensant à Todd.

Pour Todd. Pour cet ami qu'elle avait rencontré à l'Hôtel et qu'elle avait soutenu face à la maladie. Pour Todd. Pour cette personne qui malgré l'image de voyou qu'on pouvait avoir de lui avait un coeur souffrant mais un coeur aimant. Et à présent, il n'avait qu'un coeur brisé, déchiré, ensanglanté. Et il ne serait pas le seul. La Chinoise avait naturellement pris sa décision. Ce n'était plus de la haine ou de la vengeance pour la vengeance. C'était... l'ordre des choses. Elle qui n'avait jamais fait de mal à personne, se retrouvait à tuer. Elle n'aimait pas ça mais elle le faisait. Parce qu'il le fallait.

Alexis avait choisit son camp. Et ce n'était pas celui de Willow. Elle l'a tuerait donc. Point. Will n'avait rien contre elle jusqu'alors, elle aurait même été là pour la protéger à sa façon, là pour la guider dans cet Hôtel de désolation. Mais Alexis avait choisit son camp. Et Willow aussi. Elle expira un bon coup après avoir murmuré d'une voix calme sa réplique. Et ensuite, se jeta sur la jeune femme, la gamelle telle une épée brandie mais certes bien ridicule face au couteau de la traître. Mais elle s'en fichait, ce n'était pas ça le plus important : elle était prête à frapper, si près de frapper. Non, ce n'était pas de la haine qui coulait dans ses veines. C'était l'automatisme de la mort et il allait se répandre sur sa nouvelle ennemie.


Spoiler:
 
▌Date d'arrivée : 08/08/2012
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C'était la panique, le chaos le plus bordélique, et dans la confusion la plus totale, une femme cria ; près, beaucoup trop près de son oreille. Grinçant des dents, il porta à celle-ci une main afin de la protéger des aiguës stridents, il ne pouvait les supporter, et même tout ces cris qu'il ne pouvait pas supporter. Ce n'était pas des cris de joies comme l'on pouvait en pousser dans un concert qui déchire ; non, c'était entièrement différend : c'était de la peur, de la colère, de la rage, des émotions négatives propulsés par les cordes vocales et saturant l'air de ces ondes infâmes. A vrais dire il y avait bien un point commun avec les cris de concert, et c'était ce qui lui tiraillait le plus les tympans : l'hystérie, ce qu'il y avait de plus désagréable.
Les gens avaient peur, ils bougeaient sans cesse cherchant à fuir ou à se rapprocher des combats, ou tout simplement cherchant une sortie ; mais la seule qui restait était condamnée par les imposants matons. Ces derniers n'étaient pas en reste d'ailleurs, l'ardu combat entre eux et les quelques rebelles qui les avaient défiés avait atteint son apogée., et les corps commençaient à tomber par terre comme des mouches, trempés de sang , de larmes et des sueurs.
Tous voyaient, quelques uns regardaient, et Charles faisait parti de ceux là. Le combat ce n'était pas pour lui, il était encore trop faible et trop lâche pour vouloir se mêler à nouveau de ce qui ne le regardait pas. Recroquevillé sur son canard, il ne le « pouettait » plus mais fixait les affrontements entre ces quelques humains et les gardiens. Il en avait assez vue pour pouvoir affirmer que ces êtres n'avaient vraiment rien d'humain. Et c'était peut être ça qui faisait peur aux gens, l'aura malsaines que ces mastodontes dégageaient était rebutante et effrayante. Bénis étaient ceux qui osaient leur faire face, Charles les regardait d'un air passif ; il n'osait pas se lever et prendre ouvertement parti, mais il nourrissait un léger espoir en son fort intérieur que quelque chose se passe, et que leurs chaînes soient brisées. Mais pour lui c'était finit, il avait déjà payé une fois son audace, il ne recommencerait pas de si tôt.
Mais eux ne savaient sûrement pas ce qu'il avait vue, ils ne savaient pas ce qui pouvait arriver ; et ils se battaient, à coup de fourchettes, de poings et de dents contre l'oppresseur ; ils étaient admirables...
Mais désolé Willow, et désolé Ruthel, je n'aime pas l'idée de vous abandonner alors qu'on semblait parti pour être de bon amis, mais je suis sur le banc de touche. Pour moi la partie est finit.

La bataille faisait rage, les rebelles y mettaient toute leurs tripes malgré l'imposante stature de leurs adversaires. Ils jouaient sur leurs nombres, c'était bien là leur seul avantage. Certes, il y avait bien eu la surprise aussi, fort heureusement pour eux deux des matons avaient été éliminés dès le début. Charles s'effrayaient à imaginer le massacre que cela aurait été si les deux cadavres ne gisaient pas à terre. En tout cas personne n'y allait de main morte ; le jeune homme regardait particulièrement Willow se déchaîner. Sa technique ne valait pas celles des hommes à côté, mais elle y une ardeur et une violence que le jeune homme n'aurait pas deviné chez elle. Même s'il ne la connaissait que depuis peut, il se doutait que la prison l'avait bien changé.
Lorsque Ruthel était tombé, son cœur avait faillit louper un battement ; instinctivement il avait faillit se lever pour lui porter secours ; mais une froide résolution le retint sur place, cela pourrait lui porter préjudice d'être vue entrain d'aider un rebelle. C'était égoïste, mais Charles ne voulait pas y retourner. Pas à nouveau. Le dernier maton tomba enfin, et une vague d'apaisement sembla se propager parmi les rebelles. Les gens avaient toujours peur, étaient inquiets, effrayés, mais la panique s'était grandement résorbés. Et une question muette semblait se lire sur plusieurs lèvres, dont les siennes : « Et maintenant ? »
Qu'allaient-ils faire maintenant que la voie était libre, plus rien ne bloquait la sortie, les prisonniers commençaient à réfléchir, à la lorgner du regard. La route semblait dégagé, pourquoi ne pas en profiter ?

Les lampes clignotèrent et la luminosité générale baissa de quelques crans. Les avides de libertés ne bougeaient plus, la tension augmentait inversement à l'intensité faiblissante des ampoules. La peur, elle était revenue, s'insinuant dans les cœurs et dans la volonté humaine, se faufilait dans les failles et détruisant le courage de l'intérieur. Telle une ombre dansante au fil de l'incandescence, elle se mouvait, tournoyait, au milieu des prisonniers. Mais attendez, n'était-ce pas la réalité ?
Devant eux les ombres s'étendaient, glaçant le sang de Charles au fur et à mesure qu'elles s’élevaient. Des griffes jaillir des ténèbres, et les crocs sifflèrent une sombre mélopée ; c'était la nocturne des ombres, à présent ils étaient damnés.
Ces parcelles du mal semblaient provenir des corps inanimés, ombres parmi les ombres, des filaments les reliaient à ceux qui étaient tombés, et par extension bloquant la porte d'entré.
« La voie est close, elle fut faite par ceux qui sont morts. Et les morts la gardent. La voie est close. »
Charles soupira. Jamais il n'avait aussi bien placé de citation de film. Et bientôt, si la lumière disparaissait et que rien n'arrivait, il n'aurait plus l'occasion de s'en vanter. Mais alors que Matthew se mettait à la merci, inexistante, des ombres en voulant réveiller son ami, l'être de cauchemar qui y était relié s'évanouit subitement, tandis que l'homme semblait reprendre conscience. Apparemment ils avaient besoin d'un hôte pour subsister, et il semblait ne pas être le seul à l'avoir remarqué. Comment utiliser cet élément à leur avantage ? Peut être qu'en réveillant les inconscients et en mettant au loin les matons, ils pourraient se débarrasser de ces ennemis. Même s'il ne voulait pas se mêler à ça, si on laissait les ombres faire, ils se ferait tout simplement tuer comme les autres. Autant chercher une idée qui pourrait les aider à s'en sortir.

Mais réfléchir n'était pas facile dans de telle condition ; dès qu'il les avait reconnus, Charles s'était instinctivement reculé lentement vers les zones bien éclairés. Par expérience, il savait qu'il ne fallait pas laisser un chemin où les ombres pourraient se faufiler jusqu'à lui. De plus, la peur que lui inspirait ces êtres étaient infiniment supérieur à celle des matons : les ombres n'étaient pas des gardiens censés maintenir l'ordre, mais des prédateurs, fait pour tuer.
A force de reculer, il finit par faire dos au mur. Il était acculé et n'avait toujours pas d'idée. Si rien ne se passait, ils allaient tout simplement y passer.
Alors quelque chose se passa. Et ça, nul ne l'aurait deviné.

La porte s'ouvrit en grand, dans un grincement métallique qui fit tourner toute les têtes. La soudaineté de cet événement fit momentanément oublier à Charles le mal qui les menaçait. Alors il la vit, entrant par la grande porte et aux yeux de tous, marchant comme si le le monde pesait sur ses épaules et que son corps se consumait dans la fatigue. Mais malgré ses yeux qui semblaient avoir pleuré le Nil, et malgré sa grande faiblesse apparente, ce qu'il vit en premier c'était qu'Alexis Bell était arrivée.
Et ça lui coupait le sifflet.
Et même plus. Il tremblait. Pourquoi ? Parce qu'il avait peur, parce que même si elle venait d'ouvrir la porte, ce pouvait tout simplement être une autre traîtrise de sa part, et que personne ne le devinerait car nul ne savait qu'elle avait trahie.
Et elle était là, leur faisant face, entrant en clopinant entre l'ombre et la lumière, surtout dans l'ombre. Ceux qui n'étaient pas obnubilés par les monstres regardaient cette jeune femme entrer par le chemin du salut, sans dire un mot jusqu'à ce qu'un cris brise la glace :

- Non Alexis, pas dans l’ombre !

Alors un homme se leva, et fonça vers elle, et la tira vers un endroit plus éclairé. Charles voulut lever une main, lui crier de faire attention, qu'elle n'était pas ce qu'il pouvait penser ; mais son bras était amorphe et sa bouche trop sèche. La faiblesse avait saisit son corps, il ne comprenait plus rien et ne savait que penser. Rien ne concordait, il n'avait pas devant lui cette Alexis qui les avait trahis et abandonnés quatre jours auparavant.
Il n'entendit pas ce que l'homme disait, il vit juste son ancienne amie lever la tête, et retomber mollement dans ses bras. Le regard de Charles s'écarquilla. Il fixait la scène avec intensité, balbutiant des bouts de phrases que nul autre que lui ne pouvaient entendre. Et soudainement, Alexis le regarda. Droit dans les yeux, lâchant un petit sourire qu'il lui savait adressé. Il comprit, mais c'était trop tard.
L'homme qui la tenait dans ses bras et qui s'était sincèrement inquiété pour elle, eu quelques spasmes et ne bougea plus. Il retomba sur l'épaule de sa meurtrière, qui le laissa tomber au sol sans ménagement, révélant à la vue du prisonnier un couteau baigné de sang.
Charles était abasourdis, il entendit à peine Willow lâcher sa gamelle dans un fracas de tout les diables. Les tremblements de son corps avaient redoublés d'intensités. Il haletait en proie à des tourments intérieurs qui lui déchiraient corps et âme. Répulsion, haine, peur, colère. Les sentiments se bousculaient dans son être, tous plus violents les uns que les autres.
Elle les avait trahie. A nouveau, il s'était laissé duper, n'avait pas réagit assez tôt, et l'homme était mort, tué par celle qui s'était dit leur amie. Elle l'avait tué, de sang froid, lui plongeant lui même la lame dans le cœur. Mais son regard, ce regard qu'elle lui avait lancé ; un regard de défis, un regard de moquerie, elle s'était gaussé de l'impuissance du jeune homme, elle lui marchait dessus, l'enfonçant toujours plus, écrasant ses derniers doutes à son sujet, et ruinant ses espoirs inavoués qu'elle restait celle qui l'avait accueillit à son arrivé en cellule.
Il avait été naïf.
Jamais il n'avait eu autant mal. Jamais les larmes n'avaient été aussi douloureuses. Jamais il n'avait autant haï quelqu'un. Jamais il n'avait autant eu envie de frapper, de sentir son poing écraser la chaire, de mutiler un corps, de briser un être humain. Sa paume lui faisait mal, ses ongles s'étaient enfoncés profondément. D'un revers il essuya son visage et regarda Alexis. Elle faisait face à Willow, cette dernière tremblait également. Même de dos, Charles pouvait deviner qu'elle se sentait trahie également.
La peur des représailles n'étaient plus d'actualité, tout son être était concentré sur cette rage qui lui parcourait le corps, plus rien d'autre ne comptait ; ni les ombres, ni les matons, les prisonniers, juste lui et Alexis et cette abîme en lui que la violence demandait à combler.
Sans s'en rendre compte, il s'était déjà levé. Le canard en plastique jaune était jeté au loin, pour ce qu'il allait faire il n'en aurait pas besoin.
Il se mit à marcher, lentement pour commencer, laissant l'adrénaline couler dans ses jambes, la colère envahir son cœur, et la haine consumer son âme. Puis il accéléra le rythme, avançant plus rapidement, puis se mit à courir ; plus vite, de plus en plus vite, fixant du regard cette jeune femme qui l'avait provoqué du regard. Il courut jusqu'à elle, emportant dans son élan toutes ces sentiments qui le déchiraient, les redirigeant dans sa main, qu'il referma en serrant son poing le plus fort qu'il pouvait.

- AleeeeexXIIIIIIIIS !!!!

Une rotation de l'épaule, un large mouvement de bras, et le coup parti, tel un boulet de canon, vers le visage de la jeune femme.
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La peur... Une arme primitive mais efficace {Intrigue}