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C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort (suite)
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▌Date d'arrivée : 29/12/2010
▌Age du joueur : 24
▌Commérages : 518

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[HRP : j'ai déplacé le sujet, on a quelques post de retard, amis mieux vaut tard que jamais^^]

Mon instinct de survie ne me sauva pas, cette fois. Mais il sembla que j’avais un ange gardien.

Mon corps fut tiraillé dans deux sens opposés, je tombais vers ma mort tandis que mon bras était arraché vers la dure réalité de la vie. La vie fut plus forte ma chute. La vie m’arracha presque le bras, je sentis mon épaule craquer sous sa traction démesurée et je fus propulsée en arrière, sur le sol dur qui accueillit mon coude avec un nouveau craquement, plus rude celui-ci. Mais non, merde, NON ! Pourquoi faut-il qu’il me prive de mon seul libre-arbitre, POURQUOI ? J’en ai ma claque de cette vie de merde, j’en ai ma claque de souffrir et de faire souffrir les gens ! Pourquoi diable tient-il tant que ça à me maintenir en vie ? Il devrait le savoir, lui, combien il est difficile de surmonter ça ! On n’est que des gosses propulsés dans un monde de dingues, on nous a volé le peu d’enfance et d’innocence qui nous restait, alors pourquoi s’acharne-t-il comme ça ?
Qu’il me secoue comme un prunier n’a aucune importance, avec un peu de chance, ça me brisera la nuque et je n’aurais même pas à me sentir cramer dans l’acide ! Personne n’en souffrira, au final ! Mes proches à l’extérieur, mes amis, ma famille, ils ont probablement déjà fait leur deuil ! Ca fait des mois qu’ils n’ont plus de nouvelles de moi, ils doivent le croire morte, maintenant, je ne ferai que leur donner raison ! Et ici c’est pareil ! Ca fait plusieurs jours que je n’ai vu presque personne, la plupart doivent croire que je suis passée par la case torture et que je n’y ai pas survécu. Et pus quand Charles et Henri répandront la nouvelle de ma trahison, ça n’aura plus d’importance puisque leur peine se changera en haine au final ! Ce sera bien fait pour moi !

Mais il y a lui… Il n’y a quel lui, le seul au monde à présent à se soucier de moi. Et il est là, à tenter de me raccrocher à la vie comme un dingue, comme s’il allait tomber avec moi dans ce bain d’acide. Il s’accroche à moi comme si j’étais sa seule raison de vivre mais il l’a dit lui-même ! Il y a songé, il DOIT comprendre alors ! Personne ne dépend de moi pour survivre, lui il aura encore Jamie quand je serais partie ! Il n’a pas le droit de me retenir, J’EN AI MA CLAQUE ! ARRÊTE DE CHIALER COMME UN GOSSE, MOI AUSSI J’AI ENVIE DE PLEURER !
Il hurlait sa peine sans aucune retenue et ça me déchirait le cœur. Mais mon cœur semblait avoir disparu de ma poitrine. Je ne parvins pas à compatir. Qu’il saute, et il serait alors débarrassé de tous ses tourments, l’abruti ! Qu’il fasse ce qu’il veut, mais moi, il ne me retiendra pas plus longtemps. Je le repousse sans ménagement et malgré sa peine il comprend et tente de me retenir, encore. Cette fois je n’en peux plus, je dégage un de mes bras de son emprise et lui colle mon poing dans la figure. Il ne lâche toujours pas prise alors je recommence jusqu’à ce qu’il réussisse à m’en empêcher, alors je n’hésite pas, je lui mords le bras de toutes mes forces, jusqu’à sentir son sang ruisseler dans ma bouche. Il lui a fallu relâcher son étreinte une fraction de seconde pour que je puisse rouler hors de portée de son bras et me relever. Je ne fais pas un pas en direction de mon objectif qu’il réussit à me déséquilibrer et me plaquer contre un mur, me hurlant encore dessus.


- LÂCHE-MOI ESPECE D’ABRUTI ! Tu n’comprends donc rien ? J’en ai ma CLAQUE ! J’en ai marre de souffrir, on n’a plus d’avenir, OUVRE DONC LES YEUX ! Si par miracle on arrive à sortir vivants de cet enfer, t’as réfléchi à ce qui va se passer ? Si encore on n’est pas devenus complètement dingues, quels choix s’offrent à nous ? Retourner chez nous ? Et tu vas leur raconter quoi à tes vieux quand ils te demanderont où t’étais et ce qui t’es arrivé ? La vérité ? On ne peut RIEN faire ! Quoi qu’on fasse, on finira à nouveau enfermés dans un asile ! On n’a aucune chance de mener à nouveau une vie normale, Matt ! AUCUNE ! Autant crever maintenant que le pire n’est pas passé !!

Je balançai ma tête en avant et mon front heurta violemment le sien. Ma vue se troubla mais je réussis, à tâtons, à me glisser à nouveau hors de son emprise. C’était très douloureux et je mis in temps avant de retrouver mon équilibre, et quand ce fut le cas, nous étions face à face. Cela dura un bref instant, le temps que chacun remette de l’ordre dans ses idées. Il était entre moi et le bassin, je n’avais aucune chance de l’atteindre. Mon seul espoir était de le convaincre ou de l’entrainer avec moi. Ensemble.
Puis mes yeux se posèrent sur la batte. Gisant au sol, entre nous deux. Celui qui la saisirait ferait pencher la balance en sa faveur. Si je la saisissais, je pouvais l’assommer ou le faire reculer assez pour passer ou le faire tomber. Sinon… Ma foi, on verra bien. Qu’il me l’écrase en pleine tête, ça fera passer le mal de crâne.

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