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Lorsqu'il est question de folie concave [PV Nath]
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▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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(c) Kuro & Kuro

Lorsqu'il est question de folie concave...
Nathaniel et Ruthel
02h06. L'endroit était devenu calme depuis quelques temps déjà. Les clients dormaient sûrement pour la plupart dans leur chambre respective, comme l'avait d'ailleurs fait mon compagnon de chambrée. Je n'étais pas habitué à ne "rien faire" et me retrouver là, dans cet hôtel, malgré moi, me laissait un vague sentiment de mécontentement. J'aurai préféré être dans mon appart' à ranger, classer, ordonner mes dossiers, à terminer mes comptes-rendus ou je ne sais quelle autre tâche quotidienne. J'aurai sans doute réchauffé des raviolis en boîte et aurait laissé la casserole à terre bien trop démotivé que pour faire la vaisselle. Seulement voilà, maman m'avait demandé de les retrouver et j'aurai toujours eu ce sentiment coupable si j'étais resté dans le petit rythme bien établi de ma vie. Du coup, j'étais parti - enfin le patron m'avait forcé à prendre une pause carrière vu mon état de décrépitude - bien décidé à retrouver le peu de ma famille qu'il me restait.

"" Tip, tip, tip. ""

Voilà maintenant une heure et trente six minutes que je me tapais ce bruit incessant. Maudite chasse d'eau, j'allais finir par incendier cet endroit si je restais ainsi à ne rien faire. J'allais devenir cinglé, Mat' devrait m'interner, je n'aurai pas accompli la dernière volonté de maman... Enfin, sur ce dernier point, si je suis devenu fou, il y a peut-être des chances pour que j'ai oublié cette promesse. Tip tip tip. Les nerfs à vif, j'ai resserré une nouvelle fois mes poings tout contre ce qui fait office de couverture - car on ne peut pas dire que ce tas de chiffons soit une couverture mais bon - mais en vain. J'avais toujours des envies de faire flamber l'inventeur des chiottes (même si son invention, d'un point de vue externe, est sans doute l'idée du siècle). Inspire. Expire. Non, rien à faire, ce bruit me tapait sur les nerfs. Doucement, je me suis levé sans trop faire de bruits, bien décidé à faire taire l'objet de tous mes malheurs.

♣ Ruthel : maudite chasse d'eau, je vais te calmer moi tu vas voir tu me laisseras dormir pour le reste de la nuit. - murmurais-je

Sans doute que Mat' m'aurait dit d'arrêter toute tentative - qui se solderait de toute façon par un échec - mais voilà, monsieur dormait - nullement dérangé par ce tip tip agaçant - et j'ai forcément commis l'irréparable. A savoir que j'ai tapé dans le réservoir d'eau et que celui-ci - ébréché sur l'un des coins - m'a tout simplement explosé à la tronche. Une gerbe d'eau dégoutante et malodorante a foncé sur ma pauvre tête et m'a inondé de part en part. Rien ne fut épargné, cheveux mouillés et pyjama à essorer pour le faire sécher vu son pauvre état... Sans parler de l'état bien plus qu'amoché de la salle de bain. La porcelaine gisait tristement au sol, de temps en temps emporté vers le reste de la chambre par cette eau nauséabonde. C'est définitif, j'avais la poisse. Après les photocopieuses, voilà que les chiottes s'y mettaient pour me foutre les nerfs en pelote. Mat' avait sans doute du être réveillé par le boucan que je venais de produire, du coup, je ne me suis pas privé de gueuler pour exorciser ma hargne.

♣ Ruthel : Il n'y a qu'à moi que ce genre de choses arrivent c'est pas possible... J'suis maudit.
♥ Matthew : Tu me fais quoi là?

Tiens quand on parle du loup. C'est vrai que sa question tombait sous le sens. Après tout, j'étais à genoux, les pieds dans l'eau, quelques éclats de porcelaine baignaient à mes côtés, et j'essorai le dessus de mon pyjama d'une manière on ne peut plus improbable. A savoir que je le tapais avec vigueur sur ce qui avait été la réserve d'eau dans un espoir vain je l'avoue de le faire sécher... Il y a effectivement de quoi se poser des questions dans ce genre de situation. J'étais une fois de plus ridicule et vu son visage à la limite du fou rire je ne pouvais m'empêcher d'en être convaincu. C'est pas possible la vie me déteste c'est certain. De dépit, j'ai fini par poser ma tête contre la cuvette des toilettes lorsque - comme un signal - Matthew se mit à rire jusqu'à être plié en deux. Je le d.é.t.e.s.t.e! Bon, j'admets que les rôles auraient été inversés j'aurai fait pareil mais... Non, j'aurai soutenu mon meilleur ami qui actuellement fait un brin de toilette dans les chiottes. Son rire étant communicatif, j'ai fini par m'y mettre aussi et nous sommes restés ainsi pendant une bonne dizaine de minutes je dirai.

♥ Matthew : C'est pas tout ça mais il faudrait peut-être nettoyé ton bazar non?
♣ Ruthel : Pas vraiment le choix. J'ai plus le tip tip qui me vrille les tempes mais j'ai de l'eau jusqu'au genou et si ça rentre de trop dans la chambre, le tapis va être inondé et ça va être une horreur. T'imagines? Sentir l'odeur de toilettes dans la chambre à cause du tapis?

Effectivement cela n'avait rien de réjouissant et nous avons même fini par nous activer rapidement, histoire d'éviter d'inonder la chambre. Le tapis avait déjà été mordu par cette eau répugnante mais Mat' réussit à calmer le jeu en balançant tous les essuies qu'il avait pu trouver. Vive le phénomène éponge. Les essuies ont commencé à absorber l'eau et moi, dans ma grande "intelligence" - sentez l'ironie - j'ai pris ce qu'il me passait sous la main, à savoir un pot à brosse à dents pour boucher l'arrivée tant bien que mal. Et forcément, un malheur ne vient jamais sans un autre dans la vie de Ruthel White du coup la pression trop forte de l'eau a renvoyé le pot à l'expéditeur. Ma tête ne serait pas épargnée ce soir. Mat' eut la présence d'esprit de retirer un essuie du sol pour le placer dans l'interstice et finalement, il me regarda avec un sourire banane collé au visage, histoire de se moquer de manière peu discrète. Je le h.a.i.s!

♥ Matthew : Si tu allais prévenir le patron de l'hôtel? On aura peut-être une autre chambre ainsi?
♣ Ruthel : De toute manière, on ne pourra pas lui cacher longtemps. On est à court d'essuie et l'eau va finir par passer sous la porte d'entrée et dévalée dans le couloir...

03h27. Et voilà où j'en suis maintenant. Je me suis changé vite fait - car le pyjama mouillé ce n'est pas pratique pour marcher ni même présentable - et je prends mon courage à deux mains pour affronter le patron de l'hôtel. Je vais me faire tuer c'est certain. Désolé maman, je n'aurai pas tenu ma promesse. Pas ma faute mais celle de cette chasse d'eau na. Après m'être cogné trois fois la tête contre un mur - j'avais dit qu'elle ne serait pas épargnée - et avoir pété mon orteil contre la plinthe de l'escalier, me voilà enfin au rez-de-chaussée. Je fais quoi maintenant? Le patron n'est certainement pas derrière son poste d'accueil. Je ne sais pas où il peut dormir - et je préfère largement m'en abstenir - et je ne vais pas appuyer sur la sonnette de l'accueil juste pour réveiller tout le monde... Le monde me hait, il ne peut pas me porter en peinture, c'est sûr! J'avance pourtant sans réelle destination, sans doute avec un fol espoir de voir apparaître une silhouette. Et de fait j'en vois une. Oh un miracle? Serais-je enfin sorti de mon cercle de malédiction? Oh non, ce n'est qu'un client. Espoir et désillusion... Son regard a l'air fou. Ce type n'a pas l'air bien méchant et pourtant il me fait peur. Enfin, un peu tard pour rebrousser chemin...
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Dong. Dong. Dong. Voilà ce qu'il faisait le petit lapin blanc. Ils avaient décidé de le poursuivre mais celui-ci s'était enfui. Pauvre lièvre de mars, lui qui désirait lui demander sa recette de carottes aux petits oignons blancs... Le chapelier fou l'avait consolé du mieux qu'il le pouvait. Une petite tasse de thé et il n'y paraissait déjà plus rien dès lors. Mais pourquoi diable parler de ces deux-là ici et maintenant? Mais voyez-vous, notre jeune folie n'est autrement incarnée que par ses petits diablotins à la cafetière dérangée. Ça ne vous aide pas n'est-ce pas? Roh mais après tout, ce n'est pas fait dans ce but-là. Mais nous sommes cléments alors nous allons vous expliquer un peu le pourquoi du comment de notre histoire. Il y a de cela quelques heures, notre jeune ami, surnommé Nathaniel dans cet hôtel, a découvert un ouvrage on ne peut plus hors commun. Alice au pays des merveilles. Quelle merveilleuse petite blonde aux yeux d'un bleu limpide tel un océan. Le jeune homme se baladait dans l'hôtel quand soudain une gamine avait surgi de nul part avec son bouquin à la main. Intrigué au plus haut point, Nathaniel avait sautillé gaiement dans sa direction, lui faisant de grands signes de la main. Forcément, un adulte faisant cela à de quoi inquiéter et la gamine hurla avant de se réfugier dans sa chambre en oubliant son précieux roman qui gisait là au sol.

Fier de ce nouveau jouet, Nathaniel s'abaissa et ramassa l'objet tant convoité. Direction le club de la dinde aux pruneaux et voilà que notre démence apprit les tribulations de la pauvre blondinette. Elle était mignonne avec sa petite robe bleu et ses cheveux blond comme le blé. Elle était attendrissante et surtout avait rencontré bien du monde la petite. Ce fut d'abord le très célèbre chat qui retint l'attention de notre jeune ami. Il était tout rose et c'est bien connu tout ce qui est rose est mignon! Et puis il était ami avec la douce Alice alors il était parfait. Au fur et à mesure de sa lecture, notre jeune folie finit par perdre pied, en oublia qu'elle n'était point de ce monde. Alors mon cher chapelier, auriez-vous par hasard vu notre ami lapin blanc? Oh misère mais pourquoi diable le recherchez-vous? Parce qu'il connaît Alice et que je veux revoir cette jeune demoiselle. C'est ainsi que nous en revenons au début de notre histoire. A la fameuse chasse au lapin blanc. Plongé dans les ténèbres, ils tentaient de trouver une boule de poils d'un blanc immaculé.

C'est alors qu'ils la virent. Cette mignonne Alice avait décidé de quitter sa tour d'ivoire afin de leur rendre visite. Quelle joie! Cela faisait désormais combien d'années qu'ils n'avaient plus siroter de thé tout en discutant gaiement de l'importance du lait pour attirer les mouches à miel? Oh au moins tout cela. Mais qui est donc cette fameuse Alice me direz-vous? Et bien voyez-vous, un jeune homme à la longue chevelure blonde s'avance lentement dans la direction de notre duo fou, le pauvre, si seulement il savait à quoi s'attendre, mais qu'à cela ne tienne, nous lui réservons une surprise de taille. Sa longue chevelure d'un blond couleur de blé vole au gré de ses pas gracieux et notre lièvre s'impatiente. Alice a toujours été très mignonne et il a bien envie de lui montrer ses nouvelles techniques... Seulement voilà, le chapelier le rappelle à l'ordre et lui indique que la bienséance veuille que l'on offre du thé en préliminaire. La suite viendra bien après mon cher. La pauvre Alice approche lentement, à pas de loup, comme une proie apeurée. Si seulement elle savait, elle prendrait ses jambes à son cou. Mais ce ne serait point marrant car le chapelier n'est pas un bon coureur et le lièvre devrait donc l'attendre. Le pauvre, perdre sa petite victime du jour.

Une fois face à face, le lièvre observe et se lèche les babines. Roh la petite Alice bonifie avec les années pardi! Le chapelier se désespère, mon cher, vous n'avez aucun talent pour la séduction. Mais voyez-vous, je suis un lièvre et non un homme tel que vous. C'est dans ma nature d'aimer les choses au regard bleuté et de vouloir les sauter. Le lièvre de Mars s'agite, il observe et tourne autour de sa proie. Par devant ou par derrière? Quel mystère. Cette Alice a l'air différente de la précédente mais vive l'originalité après tout. Elle aura très certainement meilleur goût! Il s'avance et s'incline galamment. Après tout, le chapelier a l'air de tenir à ces civilités.


    - Bonsoir ma douce Alice. Quel bonheur que de nous laisser profiter de ta présence divine. Une tasse de thé?


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03h43. Alors là, c'est définitif je viens de tomber en enfer. Mais c'est qui ce m.a.l.a.d.e?! Je suis maudit, c'est pas possible. Je viens de me recevoir une eau de toilette - au sens propre du terme hélas - des plus dégoûtantes et voilà maintenant que je tombe sur un échappé d'asile. Seigneur, tu me détestes à ce point ou quoi? Ce type me fout la chair de poule en plus avec son regard lubrique et très mais alors très dangereux. Il me veut quoi au juste? Moi je ne lui ai jamais rien demandé, ni au Bon Dieu d’ailleurs, alors pourquoi faut-il impérativement que toutes les merdes du monde tombe pour ma pomme hein ? Et puis... Est-ce vraiment à moi qu'il s'adresse? Après tout, il a parlé d'une douce Alice non? J’ai peut-être une chance – même si je ne suis pas largement convaincu – de ne pas être victime pour une fois de plus ce soir. On peut toujours espérer : l’adage ne dit-il pas que l’espoir fait vivre ? Dans mon cas ce serait plus survivre m’enfin bon j’ai pas le cœur à chipoter avec tout ça… C'est plus fort que moi, je me retourne histoire de voir si quelqu'un m'aurait suivi. Mais non. Il n'y a que moi et l'autre taré de service. Merveilleux quand je disais que cet adage à la c** ne servait à faire miroiter que les imbéciles de service (dont je fais parti d’ailleurs). Ô joie que de constater que je suis tombé plus bas que je ne l’ai jamais été. J’en arrive à espérer que l’impossible ne se produise. Son air de fou continue de me fixer, voir même de me scruter avec insistance… Enfin, c’est l’impression qu’il donne. Il a du être croisé avec un scanner ce type tellement son regard a l’air de me déshabiller…

Super, alors là je suis vraiment mais alors vraiment très mal barré... Une partie de moi a bien envie de lui coller mon poing en pleine tronche pour oser me regarder sans vergognes mais en même temps face à ce type j'ignore si ce genre de réactions serait des plus pertinentes. Quoiqu’au pire je risque de lui remettre les idées en place est-ce finalement si mal que cela? Et puis ce crétin congénital m’a tout de même confondu avec une fille il ne faut pas pousser bobonne dans les orties non plus. Je ne ressemble pas à une f.i.l.l.e !! Bon sang, quand est-ce que les gens vont arrêter leurs âneries ? J’en ai marre. Le monde me déteste – je le lui rends bien d’ailleurs – et Matt’ n’est jamais là quand il faut. Je n’ai pas envie de rester en présence de cette veuve noire version géante et masculine. Il va me bouffer tout cru et le pire c’est qu’il ne sera même pas rassasié. Bah quoi ? Je n’ai pas grand-chose sur les os non plus. Ne pas avoir beaucoup de tunes pour s’acheter de la nourriture potable n’aide pas à avoir un corps bien potelé non plus… Je recule. Piètre tentative d’évasion puisque je me retrouve coller à un foutu porte-manteau qui par tous les diables de la Terre a forcément du se trouver là à ce moment précis comme par hasard. Quand je le disais que mon étoile protectrice s’était faite la malle dès ma naissance. Elle a du louper le réveil et patiente que je « naisse » la pauvre andouille… Je m’agrippe au porte-manteau : tiens je peux peut-être l’utiliser comme une lance. Un bon coup sur la tête, je m’enfuis comme un voleur, part me cacher dans ma chambre, prend les clics et mes clacs et je me casse. Ah mince il y a un souci… L’autre… Bah ouais, qui me garantit qu’il ne sera pas réveillé à ce moment-là ? Et avec une valise, dur de courir, surtout que j’ignore s’il court vite ce taré de service. Je me pince, c’est peut-être juste un cauchemar quoique (dans ce cas j’aurai vraiment de très drôles de cauchemars m’enfin bon je préfère être fou moi-même que de vivre ce que je vis là. Hélas, j’ai mal à la joue, j’ai beau ouvrir et fermer les yeux l’autre mou du bulbe est toujours là.

Franchement, le Bon Dieu me déteste. Je recule, évite le porte-manteau, forcément je me plante – bah un malheur n’arrive jamais sans un autre dans ma malheureuse existence – et bam au sol en train de ramper en marche arrière pour éviter de me faire agresser par cette chose pas très nette ni même catholique. C’est le diable voilà l’explication ! Quoique le fait de savoir ne va pas me faire sortir de l’enfer mais bon… Je ne mourrai pas ignorant c’est déjà ça de pris. J’avale ma salive avec difficulté avant de me relever soigneusement, sans quitter l’autre du regard. Les sens en alerte, je suis prêt à décamper à la moindre occasion. Je ne vais pas me laisser bouffer sans montrer une – vaine – résistance. Allez, on prend son courage à deux, on s’excuse et on se casse. Ouais, bon plan tiens.


♣ Ruthel : Vous devez… erreur… Pas Alice moi…

Mince. Non content de devoir mourir de manière prématurée voilà que je me mets à bégayer. Je viens d’attendre le summum de la connerie ce soir. Je me retourne en direction des escaliers pour vivre me carapater dans les règles. Mais alors un frisson me parcourt l’échine. Hum… Se montrer dos à l’ennemi c’était pas un peu dangereux ? Et merde…. L’adage dit bien « ne tourne jamais le dos à l’ennemi » et le pire c’est que celui-là, je sens qu’il est beaucoup pertinent que le précédent sur l’espoir. Dernière constatation avant de mourir : je me suis fait avoir par un adage. La poisse….

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Ce qu’elle pouvait être mignonne cette petite blondinette. Notre jeune lièvre s’impatientait davantage à mesure que la vilaine s’éloignait. Palsambleu ne l’avait-elle donc point reconnu ? Le chapelier avait beau lui répéter de ne guère s’impatienter, notre jeune lièvre n’en avait que faire. Voyons donc le thé allait refroidir ! Et si ce dernier refroidissait, il faudrait le refaire. Que Dieu nous garde si cela devait se faire. La reine de cœur ne le leur pardonnerait jamais ! La douce et mignonne fut bien vite aculée par un garde au trident acéré. Par monts, vents et marées, je vous protègerai. Voilà ce que criait le chapelier. Toutefois, le lièvre l’en empêcha car les gardes à la solde de la reine n’étaient pas connus pour leur amabilité extrême. Il fallait se méfier et faire profil bas sinon il t’en coûtera. Ventre à terre et postérieur à l'air. La pauvre enfant venait de se faire culbuter par ce vil manant et désormais elle tentait d'échapper à la fièvre gardienne en reculant à tâtons. Ma pauvre enfant, il faut l'aider coûte que coûte l'ami! Le chapelier avait enfin réussi à persuader le lièvre d'attaquer lorsque la jeune et douce Alice se redressa. Hélas, le chapelier avait ardemment désiré la sauver mais cette dernière l’avait fait elle-même. Cela ne pouvait être qu’elle ! Seule la vraie Alice serait capable de triompher du Jabberwocky. Comment ? Où ça ? Mais là ! Rien que devant toi. Mon pauvre lièvre, ton manque de théine atteignait tes neurones. Ah bon ? Parce que nous en avons ? Discutant lui-même avec son autre soi, notre jeune folie ne remarqua pas que sa proie tentait de se faire la malle. Une phrase discrètement prononcée et cette jeune blonde semblait vouloir disparaître à jamais. Seulement, c’était sans compter la fatalité qu’elle venait d’énoncer.

- Comment diable vous n’êtes point Alice ? Le lapin blanc se serait-il trompé en vous choisissant ? Diantre cela ne se peut mon cher, vous savez bien que ce dernier ne se trompe jamais. Vous avez raison l’ami mais tout de même, notre jeune amie n’a pas les yeux bleus. Oh vous l’aviez donc ainsi remarqué également ? Qu’à cela ne tienne, nous les peindrons prochainement !

Un sourire fou accompagna ces paroles et le duo siphonné s'avança vers Alice apeurée. La pauvre petite, on ne pouvait tout de même pas la laisser avec ces faux yeux tous rafistolés. Ils iraient l’aider mais avant cela : le thé ! Car oui, pour nos deux comparses, le thé était sacré. D’ailleurs, où se trouvait la théière ? Par tous les maux de la terre, l’avaient-ils perdu ? Grand dieu non cela n’allait pas du tout, tout ça. Il fallait trouver la théière et vite sinon son contenu serait froid et patatra la reine en serait tout chocolat. Un cri et on leur couperait la tête. Gloups, déjà qu’ils ne l’avaient plus… Mais Alice, elle, devait être sauvée. Que diable arriverait-il au pays des merveilles si la douce et belle sauveuse venait à succomber ? Il fallait agir et vite ! Trouver une cachette et attendre que la furie rouge ne passe et disparaisse. Mais où ? Et surtout comment convaincre la jeune amie qui semblait craindre que tout ne lui tombasse sur la tête ? Diantre, cette situation était invivable… Cette réaction si… Etrange… Aurait-elle oublié une fois de plus le monde des merveilles ? Après tout, la dernière fois, lorsqu’elle avait vaincu le démon ailé, elle avait aussi oublié ce qu’elle était. Le chapelier en avait beaucoup souffert et il en souffrirait davantage s’il venait à comprendre que la douce Alice l’avait à nouveau oublié. Elle lui avait promis de ne point le faire… Le lièvre réfléchissait. Comment cacher la vérité aux yeux de tous ? Diantre quelle mission périlleuse il fallait faire vite sinon la reine apprendrait la vérité et tous seraient dans les ennuis jusqu’aux pieds. Car si Alice ne se souvenait plus de rien, elle serait aisément manipulée par l’horrible rougeâtre… Une idée ! Il lui fallait une idée. Seulement, c’était sans compter sur le chapelier qui venait enfin de percuter. Et le voilà tout tristounet… Par Saint Georges, qu’allait-il donc se passer ?

- Alice, ma douce enfant, ne vous souvenez-vous point donc du pays d’avant ? Le jabberwocky et le bandersnatch ? Vous les avez vaincus par la force de votre courage ! Venez donc prendre le thé comme jadis. Nous discuterons gaiement tandis que le lièvre, mon ami, trouvera une solution pour vos divins yeux de cristal. Et si nous prenions le thé ?
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Le Seigneur me haït. Il doit avoir une liste dans son paradis-là avec toutes ses victimes et je parie qu’il s’amuse à nous voir souffrir ! Et si ce n’est pas lui alors c’est forcément ma « bonne ? » étoile. Tiens, ça me fait penser à une fable tout ça… Celle de l’agneau et du loup… Raaaah mais pourquoi faut-il que je pense à ça alors que je suis dos au pire démon que j’ai pu rencontrer jusqu’alors ? Un frisson me parcoure l’échine et j’ai bien envie de hurler. Seulement, du peu d’expérience que j’ai eu en la matière, il paraîtrait que je crie comme une fille (dixit mon pseudo faux frère). Déjà que je me couvre de ridicule, je préfère éviter d’en rajouter une couche face à la mort… Je souhaite garder un minimum de fierté moi ! Même si je ne suis pas sûr qu’il m’en reste des masses… Profitant d’une phase d’inconscience de la part de mon adversaire, je me carapatais à la vitesse de la lumière en direction des escaliers. Seulement voilà, mon corps se stoppa de lui-même quand l’autre cinglé recommença à parler. Bougez mes jambes ! Bougez !! Raaah foutu corps qui lui aussi me lâchait. L’anatomie n’est plus ce qu’elle était jadis… On doit tout faire soi-même. Mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer là-dessus car voilà que l’autre fou repart dans son trip. Bon, c’est quoi son problème à lui-là ?

De un, je ne m’appelle pas Alice ! Je ne suis pas une fille et je… Quoi ? Lapin blanc ? Mais… D’où est-ce qu’il nous sortait celui-là… Un échappé d’asile à coup sûr. Un téléphone, il me faut un téléphone. Et chiotte, j’ai laissé mon portable dans la chambre. Pff, sans téléphone, impossible de contacter les services de… Quel idiot, je ne sais déjà même pas de quel hôpital il vient… Attendez une minute là… Je rêve ou il se parle à lui-même ? Bah génial, il se fera la conversation et moi je me casse. C’est faisable non ? Les yeux bleus ? Non mais en plus de ça il est aveugle. C’était quoi cette constatation à la noix ? J’en ai marre, le monde me déteste, c’est certain. Matth’ aura beau me dire demain que je me fais encore des films et que je force un peu trop sur la paranoïa moi je sais ce que je vois. Ce type est le symbole même de l’enfer, le diable incarné envoyé par la terre pour me martyriser ! J’en ai ras la patate, je vais lui faire face, lui balancer ses quatre vérités et je m’en vais. Tant pis pour l’eau des chiottes dans la chambre, je préfère encore bien cela aux divagations de ce malade. Et à croire que je ne suis pas encore assez mal tombé, voilà que monsieur veut peindre mes yeux ! Ca y est, j’ai compris, c’est un psychopathe. Il va m’empoisonner avec son thé là puis il va me ramener dans sa planque et me mettre des bouts de verre dans les yeux comme dans Dragon Rouge.

Puis après, il prendra un pot de peinture et va me peinturlurer comme les rosiers de la reine de cœur qui… Une minute… Reine de cœur… Alice… Héé mais il y a un lapin blanc là-dedans non ? Se pourrait-il que… ? Mais oui, ce type se prend pour le chapelier fou ! Et il me prend pour Alice parce que j’ai les cheveux blonds… et longs ! Raaah Matth’ avait raison, faut que je coupe cette maudite tignasse. Désolé maman mais je ne garderai pas ma magnifique chevelure de fauve que tu aimais tant. A choisir entre mes cheveux sacrés et ma vie… Bah c’est vite fait. Je suis sûr que tu comprendrais non ? Super voilà que je me mets à divaguer aussi. Ce type est non seulement dangereux pour mon corps mais aussi pour le salut de mon âme. Je tiens à rester chaste et pur jusqu’à ma mort. Bon, comment lui faire comprendre gentiment (c’est tout moi ça, je suis menacé et je cherche encore à ménager l’ennemi !) que non je ne suis pas une fille, que non ce n’est pas le chapelier fou et que non je ne veux pas de son f.o.u.t.u t.h.é de mes deux ! Zen, on inspire, on expire. On se caaalme. Pff tu parles, il n’y a que Margy pour croire à ces histoires de relaxation. Avec moi, rien ne marche de toute façon.


♣ Ruthel : Euuh, j’aurai adoré boire le thé avec vous mais j’ai un rendez-vous.

Alors, là, superbe argumentation. Bon Dieu, j’ai connu mieux dans le genre. Matth’, c’est lui le spécialiste des excuses bidons, je pensais ne jamais pouvoir le surpasser en la matière. Faut croire que ce démon blond me fait faire les pires erreurs de ma vie. Serait-ce l’incarnation humaine des photocopieuses ? Allez, respire, tu commences à manquer d’oxygène et raconte n’importe quoi. Misèreee. J’en ai marre, j’ai mal au crâne, je veux retourner dormir mais je ne suis pas sorti de l’auberge. Tiens, c’est le cas de le dire… Je suis maudit, maudit, maudit ! Je rajoute un peu de mélodrame en affaissant les épaules avec fatalité ? Nooon, il risquerait de prendre cela je ne sais trop comment…
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Non seulement ce fut long mais en plus c'est court... Désolé

La douce enfant avait quelque chose de prévu ? Plait-il ? Cela ne se peut. Alice les aurait-elle abandonnés en faveur de la cour des miracles ? Bien sûr, Esméralda était certes plus clinquante et aguicheuse que eux deux réunis mais tout de même… Pauvre, pauvre chapelier. Si celui-ci se rendait compte de ce que la jeune blonde venait de leur énoncer, il en aurait le cœur brisé. Le connaissant, il pleurait à gros bouillons et il faudrait à coup sûr que le lièvre réconforte son ami de longue date. Croyez-moi, ce n’est pas de la tarte à la meringue tout cela. Ni même de la tarte au citron. Hooo, la tarte au citron, c’est bon. Ca l’est d’autant plus si on les peint en rouge. Peignons les citrons en rouge, du plus beau de tous les rouges ! Snif. Snif. Hein ? Quoi ? Comment ? Ah noooon, le chapelier a compris ce que la douce (enfin plus si douce si vous voulez tout savoir) Alice vient de dire. Vilaine petite fille, Saint Nicolas ne te couvrira pas de cadeaux tiens tu ne les mérites pas. Pauvre chapelier, que faire ? Que dire ? Alice venait de lui briser le cœur pour la troisième fois… Le pire dans tout cela ? Il allait continuer à l’adorer cette petite peste et le lièvre ne le supportait pas. Mais avait-il son mot à dire ? Excellente question tiens.

« Comment ça vous avez autre chose à faire ? Mais le thé n’attend pas ma chère. Vous venez, à point c’est tout. La souris blanche a déjà servi votre tasse, un bon thé bien fumant avec un soupçon de larmes du lac. Comment pourriez-vous refuser ? Le chapelier en est fort attristé vous savez ? Mais venez donc prendre ce satané thé. »

Au diable les politesses et autre boniments, le lièvre était désormais passablement excédé. Elle viendrait cette sale gamine ou il ne répondait plus de lui. Mais avant tout, il fallait qu’elle s’excuse. Le pauvre chapelier, il pleurait à gros bouillons vous savez ? Le pire, c’est qu’il allait bientôt former un second lac des larmes et misère il n’y avait pas assez de place dans le pays imaginaire pour deux lacs ! Il fallait le stopper et de suite mais comment ? Nathaniel se foutu une baffe dans l’espoir de calmer le chapelier mais rien à faire, ce dernier continuait toujours de pleurer. Palsambleu, mais qu’allait donc devenir le pays imaginaire à ce train-là ? Une inondation noierait les champs de roses de la reine et que le Grand gourou des champs de fleurs nous protège alors car ça allait mal finir tout ça… Nathaniel secoua alors la tête de gauche à droite, espérant que cela remette les idées à son ami. Mais non, rien à faire. Le lièvre était perdu. Ou bien était-ce le chapelier ? Raaah Nathaniel ne savait plus vraiment mais Alice était coupable ! Qu’on lui coupe la tête. Han ? Plaît-il ? Non mais attendez, il est hors de question de tuer la pauvre Alice. Cette belle et douce jeune femme. Une erreur de parcours, voilà tout. Le chapelier refusait de voler le rôle de la reine, il préférait préparer ses thés et en offrir à sa chère dulcinée.

« Ecoutez ma chère Alice, le chapelier est vraiment triste vous savez. Vous ne voulez pas être noyée par un lac lacrymal si ? Moi, je n’y tiens pas. Alors vous allez reporter votre rendez-vous et me suivre pour boire un thé d’accord ? Après tout, c’est bon le thé. Ca fait maigrir. Enfin, dormir aussi. Mais vous voulez peut-être un thé aphrodisiaque ? Oups, pardon, le chapelier me dit que je ne devrais point vous dire cela. Il est très pointilleux vous savez. Vous lui plaisez alors je n’ai pas le droit d’espérer. C’est un grand ami alors je ne dis rien. Donc, pas de thé aphrodisiaque histoire de ne point me tenter. N’est-ce pas ? Alors, ce thé ? Vous venez ou vous nous abandonnez ? Sachez que vous aurez la mort du chapelier dans ce cas… Oh et puis zut, ce n’est plus une offre, venez à point c’est tout. Je me souviens avoir craint, en compagnie de mon ami, que la reine ne découvre votre présence ici. Si c’est le cas, elle vous coupera la tête. Alors, grand Dieu, par le pouvoir du dodo, suivez-nous et dégustons ce foutu thé que vous nous refusez si ardemment. Alors, un thé ? »

Nathaniel s’avança en direction de cette petite blonde aux yeux non bleus. Elle mentait depuis le début finalement. Vile petite fille méchante, il faudrait la punir. Mais comment ? Il savait, elle irait boire ce thé. Ah mais non, parce que si elle les suivait, il la sauverait des griffes de la reine. Raaah satané malédiction du chapeau rouge. C’était la faute aux pamplemousses, forcément.
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Il y a des jours où je devrai vraiment suivre mon plus grand conseil qu’est celui de rester au lit. Pourquoi ne suis-je pas foutu d’obtenir autre chose que des emm**** dans ma vie hein ? Qu’est-ce que je lui ai fait à ce type pour qu’il m’en veuille de la sorte ? De prime abord, on lui donnerait le bon Dieu en confession, il n’a pas l’air bien méchant. Mais alors qu’est-ce qu’il peut bien être cinglé… C’est peu de le dire d’ailleurs. Il lui manque plus d’une case à coup sûr et je ne sais pas si m’en rendre compte doit me réjouir ou bien le contraire. Toujours est-il que j’ai beau me répéter que ce n’est qu’un rêve (ou plutôt un cauchemar), rien ne change le fait qu’il soit là devant moi. Le fait de me dire qu’il est fou ne change rien non plus à la situation. Devrais-je abandonner face à ma destinée ? Oh minute papillon, depuis quand je suis si défaitiste ? Hors de question de baisser les bras, ils pourraient me servir pour me défendre ou bien l’étouffer ou encore l’assommer. Non, je ne suis pas un serial killer, juste que j’envisage toutes les éventuelles approches. Voilà tout. Et non, je ne suis pas de mauvaise foi.

Je me demande ce qui m’effraie le plus chez cet homme : son regard ou ce qui sort de sa bouche ? C’est quoi ce ton là qu’il vient de prendre ? Ouais, j’ai d’autres choses à faire (comme aller dormir tiens) que de parler avec un fou furieux. Non mais il se prend pour qui cet idiot du village ? Et puis j’ai déjà dit non à son foutu thé. Je lui ai même dit sur un ton gentil et aimable. Il est vraiment bouché celui-là. Le pompom ! J’ai bien envie de lui faire ravaler sa langue mais là, son ton autoritaire et ses « vous venez à point c’est tout » ont la fâcheuse tendance à me glacer le sang. J’ai des frissons qui me parcourent l’échine et je me sens de plus en plus mal à l’aise (et si apparemment, c’est possible). Instinctivement, je recule encore plus possible dans l’unique but de me carapater loin de ce pseudo chapelier fou sorti de nulle part. Et le voilà reparti dans son trip Alice au pays des merveilles. Maintenant, il ajoute un autre protagoniste à son histoire de fous, d’ailleurs je me demande qui peut bien être aussi timbré pour le suivre dans ses idées débiles. Mais s’il se limitait à délirer, à la rigueur, ça pourrait encore passer (encore que…).

Mais non, monsieur me prend vraiment pour « la » Alice de Lewis Caroll. Bon, d’accord, j’ai des longs cheveux, mais il va voir que je n’ai rien d’une gentille petite blondinette. J’en ai marre qu’il se paie ma tête. J’ai bien envie de lui en coller une fissa mais… c’est débile, mais ce type m’effraie de trop pour ça. Super, non seulement je viens de me faire « féminiser » mais en plus j’ai appris que j’étais un froussard. Quelle merveilleuse soirée. Tout ça à cause d’une plomberie datant de l’avant guerre. Bon sang, n’ai marre. Et vas-y qu’il recommence avec ses « Alice ». Bon Dieu, ne pourrais-tu pas le frapper de mutisme ? Non ? Bon, j’aurai essayé. Oh, j’avais oublié, Dieu me déteste alors forcément, il ne m’écoutera pas. C’est sûrement lui qui a envoyé… « ça » pour me torturer. Sans aucun doute. J’ai bien envie de taper du pied tandis qu’il me parle de lac lacrymal de je ne sais où et de thé pour maigrir. Quoi ? J’ai l’air d’être porté à ce poids sur ma physionomie ? Pauvre tâche va. Oh. Une minute. Retour en arrière. Thé… aphrodisiaque ? Woh woh woh. Il vient de dire quoi là ?

Je lui plais mais le chapelier passe en premier ? Non mais c’est quoi ce délire ? A mes souvenirs, Lewis n’a jamais parlé de ça dans ses romans. Il croit sincèrement que je vais avoir envie de le suivre après ce qu’il vient de dire ? J’aurai peut-être (et encore) pu accepter mais là, c’est hors de question. Je vais m’en aller comme si rien de tout ceci n’était arrivé, je vais me recoucher et espérer ne jamais rencontrer ce malade de toute ma vie. Et voilà maintenant qu’il me parle de la mort de je ne sais pas trop qui. On dirait qu’il a un dédoublement de personnalité. Alors, en gros, je lui plais sans lui plaire et je vais le tuer si je dis non ? Il est fou. Oui, je le savais déjà mais il fallait que je le dise. Une minute, on veut ma mort ? Quoi ? Qui ? Mais je suis complètement paumé moi là sans parler du fait que je sois dans les ennuis jusqu’au cou. Je recule davantage, prêt à me carapater jusque dans ma chambre. Tant pis s’il piquer la mouche, tant pis machin va mourir parce que je m’en vais. De toute manière, c’est un discours de fou alors je ne dois pas en tenir compte. Non, bien sûr que non. Voilà, je fais demi-tour et je m’avance en direction des escaliers.

Bon sang, pourquoi faut-il que cette foutue culpabilité me tiraille ? Et oui, je me sens coupable de l’abandonner ainsi. Non, je ne suis masochiste. Je n’ai pas envie de souffrir à cause de ce malade mais… Laisser un schizophrène à tendance suicidaire tout seul, je trouve que c’est vraiment inhumain. Je n’en dormirai pas, me demandant s’il n’a pas fait d’imbécilités plus grosses que son cerveau, et au final, être parti me rendra plus malade qu’autre chose. Si j’accepte, il va arrêter son cirque, il va être content, je vais boire un thé et après je me casse direct. J’aurai fait ce qu’il voulait non ? Donc en toute logique il devrait me laisser en paix. Petit hic, c’est que j’ignore si ma logique rentre dans les critères de sa logique… Non, j’ai dit que je ne fuyais pas donc je reste et je ne me cherche pas d’excuses. Allez, inspire, expire. Tu lui dis gentiment que tu acceptes, vous partez prendre un thé (sûrement imaginaire) et après dodo. Tout ira bien dans le meilleur des mondes et je pourrai enfin l’oublier. J’espère en tout cas. On fait demi-tour, allez inspire un bon coup pour prendre de la contenance et on se lance.


♣ Ruthel : Si je vous dis oui, vous me laisserez tranquille après ? Je n’ai pas trop envie de thé mais bon apparemment vous y tenez vraiment. Par contre, arrêtez de m’appeler Alice. Je m’appelle Ruthel. R.u.t.h.e.l. Si j’accepte de boire un thé vous pouvez bien me faire cette faveur non ? Par contre, le thé en question… Il a intérêt à être normal d’accord ? Après tout, le chapelier a bien dit qu’il ne fallait pas faire d’entourloupes. Donc, on ne fait rien de tel. Bon, où se trouve votre salon de thé ?

Merveilleux, voilà que j’entre dans le jeu de ce malade mental. Bon sang mais je fais quoi moi là ? Si j’entre dans son trip de pleins pieds je ne risque pas d’en sortir de si tôt. Mauvais ça, très mauvais. Mais bon, trop tard pour faire marche arrière (quoique) et puis je n’ai pas encore la faculté de ravaler mes paroles. Advienne que pourra, j’espère que je verrai encore le soleil se lever…
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Ami lièvre, il suffit. Menacer notre douce amie ne l’amènera pas à nous suivre. Diantre, chapelier, vous êtes trop gentleman. Elle nous a trahi alors tant pis ! Mais où est la trahison ? Elle a perdu la mémoire la pauvre enfant. Cessez de l’importuner de la sorte. Comment ?!? Ainsi donc je suis le fautif dans l’affaire ? Quel toupet ! Mais vraiment auriez-vous été piqué par une mouche tsoin-tsoin pour être si désagréable ? Non, j’attends juste de savourer ce délicieux thé que vous allez nous préparer avec amour. Mais nous ne pouvons partir sans cette douce enfant. Voilà pourquoi je m’impatiente ! Tout affairé à débattre avec lui-même, Nathaniel ne repérait même pas que l’objet de son tourment s’éloignait assurément. Après tout, ne feriez-vous point de même si on vous sortait de but en blanc que vous plaisez au chapelier ainsi qu’au lièvre ? Ah, bon, je me disais aussi… Il discutaillait donc gaiement (erm erm) avec son autre lui tandis qu’Alice s’en retournait vers de plus calmes horizons. Vraiment ? Que neni ! La jeune enfant n’est donc point si ingrate puisqu’elle changea d’avis. Prenez ça dans vos dents ami lièvre, vous voyez que nous n’avons point perdu notre douce Alice. La jeune enfant (plus si jeune que jadis cela dit) accepta finalement, après moult hésitations, de venir boire un thé en leur charmante compagnie.

♣ Ruthel : Si je vous dis oui, vous me laisserez tranquille après ? Je n’ai pas trop envie de thé mais bon apparemment vous y tenez vraiment. Par contre, arrêtez de m’appeler Alice. Je m’appelle Ruthel. R.u.t.h.e.l. Si j’accepte de boire un thé vous pouvez bien me faire cette faveur non ? Par contre, le thé en question… Il a intérêt à être normal d’accord ? Après tout, le chapelier a bien dit qu’il ne fallait pas faire d’entourloupes. Donc, on ne fait rien de tel. Bon, où se trouve votre salon de thé ?

Ami chapelier, voyez donc par vous-même !! La « gentille » petite fille ne voulait point boire de votre thé. Alice a changé, elle est devenue une vilaine enfant qu’il faut punir instantanément. Il suffit ami lièvre, je vois déjà venir votre punition et je m’y oppose. Allons donc, vous comptez nous la choquer pour toujours ?!? Ne brusquons point les choses et surtout pas de précipitations. Elle veut se faire prénommer Ruthel ? Soit, suivons ses moindres désirs. Ce n’est pas moi qui l’aime à la folie. Rooh, vous, vous appréciez bien autre chose que son petit cœur de beurre. Bah, oui, sa physionomie. Je vous l’ai dit et le répète, il suffit, je m’y oppose. Pourquoi donc ne point partager ? Mais on ne partage pas Alice bon sang. Vous êtes un véritable rabat-joie, pire que la théière mordeuse. Je ne vous permets pas ! De toute manière, tout ceci est de votre faute. La mienne ? Oui, vous ne voyez pas que ce fameux thé au chocolat l’a effrayé ? Mais je n’ai jamais mentionné pareil thé. Ah non ? Vraiment ? Vous divaguez mon cher. Assurément autant que vous fidèle compagnon. Soit, les bananes ne vont pas pousser toutes seules n’est-ce pas ? Je ne suis pas un bananier alors je ne serai vous répondre. Quelle mauvaise volonté mon cher, vous me décevez. Vous pouvez bien parler. Oh, comment osez-vous ? Cessez de m’importuner et répondez pardi à votre chère dulcinée.

« Non, non, non, pas de thé au chocolat. Cela ne se fait point lors d’un premier rendez-vous. Bien que le lièvre ait raison de me faire remarquer qu’il s’agit de notre troisième rencontre. Mais soit, puisque vous insistez ma chère enfant, point de thé au chocolat. Pourtant, je vous assure qu’il est divin. Je puis vous garantir que nos thés sont tous normaux ma chère… Ruthel. Dites-moi ma mignonne, d’où vient ce prénom des plus étranges ? Serait-ce d’une lointaine contrée sur laquelle nous n’avons point encore mis les pieds ? Hihi, mettre les pieds sur une terre, quelle étrange manière de s’exprimer que voilà. Nous mettons nos chaussures sur la terre, parfois sur un carrelage ou encore un tapis, mais jamais nos pieds. Vous n’êtes pas pieds nus et moi non plus. Mais nous pouvons assurément retirer chaussures et chaussettes si telles sont les coutumes de cette étrange contrée. »

Joignant le geste à la parole, Nathaniel s’accroupit de telle manière à pouvoir retirer chaussettes et chaussures. Il les prit en mains puis, ne sachant qu’en faire, les jeta par terre. Elles trouveraient bien pieds pour les chausser. C’est ainsi que la douce Cendrillon avait non ? Nathaniel, tout content, remua les orteils sur ce sol des plus froids. Un parquet plutôt de joli goût si vous voulez mon avis (surtout quand on voit l’état pitoyable général de l’hôtel). Tout content, il s’avança en direction de la petite blondinette et lui fit un geste révérencieux avant de se redresser et de la regarder. Il faudrait vraiment faire quelque chose pour ses yeux. Pauvre, pauvre enfant… Tu parles. Lièvre, il suffit. Bien, parfait, je vous laisse en tête à tête alors et je m’en vais. Rooh cessez donc de bouder comme le dodo. Vous ne parviendrez point à lui voler ses coquelicots. Mais je veux repeindre ces fleurs en rose tout comme les yeux d’Alice en bleu. Que viens-je de vous dire ? Oui, il suffit, je sais, merci. Soit, je m’en vais et pour de bon cette fois-ci. Nathaniel soupira en secouant quelque peu la tête de gauche à droite. Il finit par abandonner la lutte face à son ami des plus grognons et retourna à l’objet de ses pensées.

« Alors, Ruthel, puis-je vous emmener dans mon humble demeure ? Je vais vous présenter le plus parfait des salons de thé. Même ces contrées lointaines que vous avez visitées ne peuvent l’égaler. Nous avons des saveurs venues d’ailleurs, des thés de toutes les couleurs, des odeurs à vous renverser le cœur. Alors, vous me suivez ? Nous ne serons que tous les deux puisque le lièvre semble de bien mauvaise humeur. Voyez-vous, il avait peur de tenir la chandelle. Pourtant, nous avons de très beaux chandeliers vous savez ? Il lui arrive quelques fois d’être idiot. Mais ça lui passera. »

Tout content, le fou avança son bras en direction de sa « donzelle » prêt à l’emmener galamment vers son antre. Mais la dite Alice accepterait-elle de le suivre jusque chez lui ? Mystère.
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Il doit à coup sûr me manquer quelques neurones là-dedans. Pourquoi? Parce que tenez-vous bien, l'instant d'avant je voulais m'enfuir loin de cet homme et maintenant j'accepte de le suivre pour boire un thé. Mais oui, vous avez bien lu, un thé! Quoi de plus naturel à faire à plus de deux heures du matin? Je vous jure, demain, cette foutue chasse d'eau aura de mes nouvelles. Tout ça, c'est sa faute! Comment ça je suis puéril? Mais je vous emm**** moi d'abord! Si cette foutue toilette n'avait pas fait des siennes, je ne serai pas venu ici, je n'aurai pas croisé ce fou furieux, je n'aurai pas pris peur, je n'aurai pas reculé pour mieux revenir en sautant à pieds joints. Oui, monsieur avait eu le don de me prendre par les sentiments en disant qu'il ne supporterait pas que je ne le suive pas. Comment ça je suis crédule? Ouais, sûrement. La partie « logique » de mon cerveau ne cesse de me le rappeler. Tout comme elle ne cesse depuis tout à l'heure de sonner l'alarme. Barre-toi ou tu vas avoir des ennuis. Voilà ce qu'elle me dit et moi dans tout ça? Bah je ne l'écoute pas. Pfff, je suis vraiment porteur de poisse moi. Je vous vois venir avec vos « Bah en même temps tu l'as cherché » et non, ce n'est pas vrai du tout! Je n'ai jamais rien cherché seulement comment s'en aller quand un type vous dit de but en blanc qu'il va se donner la mort si vous refusez de le suivre? Bah oui, je suis trop gentil pour mon propre bien. Je préfère suivre un fou (à mes risques et périls) que de le laisser mourir comme un malheureux. Si j'arrive à le sauver, j'aurai fait ma B.A. Si je meurs ce soir, j'irai peut-être au paradis? Misèreeee. Discuter avec ce type bousille mes neurones.

Je deviens fou et pense n'importe quoi. Allez, Ruru, on respire. Calme, zen. Tu as accepté, pas possible de faire marche arrière alors tu assumes. Bon, ok. Tu le suis, tu vas juste boire un thé pour faire plaisir et tu te casses. Bon, ok. C'est bien parti si je suis ce plan. En plus, il vient de m'assurer qu'il n'y aurait pas de thé au chocolat... Hum... Gne? Je suis supposé voir ça comment? Je n'ai jamais parlé de thé au chocolat moi. On parlait de thé aphrodisiaque et maintenant il change de sujet? Raaah, j'en ai marre de ne pas arriver à le suivre. Il est trop compliqué et je rappelle qu'il est quand même passé deux heures du mat'. Mes neurones veulent dormir. A juste titre d'ailleurs. Je commence à penser n'importe quoi, à accepter n'importe quoi et... Heiiiin? Mais pourquoi retire-t-il ses chaussures? Il est fou. Oui, je le sais je l'ai déjà dit, merci, je radote, allez voir ailleurs! Je le regarde avec des yeux gros comme des soucoupes pendant qu'il retire tranquillement chaussures et chaussettes. Mais pourquoiiiiiiii moiiiiii? Je ne t'ai rien fait Seigneur bon sang de bonsoir. Va dégoter un autre boulet pour subir ta fureur. Merveilleux. Je m'auto insulte. Je tombe vraiment bien bas désormais... Pendant ce temps-là, monsieur se débarasse et je ne comprends toujours pas pourquoi. Inutile de préciser que la partie « logique » (et cynique) de mon cerveau me rappelle que l'écouter aurait pu m'aider à comprendre son geste. Autant dire que je devrai improviser. Tant pis, il le fait, bon bah, euh, ok? Allez, zen. Respire. Ca va aller. Rien de dramatique de toute manière, pas vrai? Par contre, il n'a pas intérêt à me demander de faire pareil sinon je lui balance mes pompes à la tête.

Eeeuh, je plaisantais avec moi-même hein. Recule. Non, ne pas taper! Gne? Ah bah voyez-vous, il suffit juste que je pense « rien à faire je ne retirai pas mes pompes » et monsieur s'avance dans ma direction. Coïcidence? Ou pas? J'en sais rien mais ça me fait tiquer. Euuuh. Et voilà, je suis à nouveau perdu. C'était quoi? Pourquoi il me fait la révérence? Je ne suis pas un prince. Ou une princesse vu son cerveau ayant tendance à m'assimiler à la gente féminine... Alice non plus d'ailleurs. Je n'ai jamais vu ça dans le lièvres de Lewis Caroll. Ce type a une façon de penser qui me dépasse. Oui, je radote encore, je sais, merci bien. Visiter des contrées loitaines? Mais? D'où est-ce qu'il sort ça lui? Ca n'a aucun sens. On ne se connaît même pas alors comment pourrait-il savoir ça? En plus, hormis mon pays, je n'ai rien visité du tout (pas assez d'argent pour ça) alors il se plante royalement le p'tit gars. Des thés de toutes les couleurs? Bah pour moi, le thé, c'est toujours brun hein... Woh woh woh! Minute papillon!! Comment ça rien que nous deux?!? Non mais mais ça ne va pas du tout ça. Et puis, j'y pense, c'est quoi cette histoire d'humble demeure? On ne va pas aux cuisines pour boire ce foutu de me*** qui me porte la poisse depuis une bonne heure? J'ai bien envie de lui gueuler dessus mais l'intervention du lièvre m'en empêche. Tout ça est d'un ridicule. Même quand je repense à ce que je viens de dire je peine à y croire. Je vais être bon à envoyer à l'asile quand je me serai débarassé de ce fou. Mais ce qui me cloue sur place, c'est cette histoire de chandelier. Il est pas croyable ce type. Il n'existerait pas, il faudrait l'inventer. Oui, je vais paraître contradictoire mais croyez-moi, c'est le genre de phénomène qu'il faut voir une fois dans sa vie. Pas deux par contre si vous tenez à vivre longtemps et sainement.


♣ Ruthel : Minute papillon. Comment ça dans votre humble demeure? Je croyais que nous allions vers les cuisines moi! Je refuse de vous suivre ailleurs. Je ne vous connais pas et puis... non, non, non! Vous me voulez quoi au juste? Je dois le prendre comment cette histoire de chandeliers? Vous allez arrêter de vous payer ma tête par pitié? J'ai dit oui pour votre thé alors on va le boire, dans les cuisines, hop, basta et tout le monde chez soi, compris?

Je me couvre de ridicule si je vous dis que j'ai crié ça sur un ton suraïgue digne d'une vierge effarouchée? Oui. Je m'en serai douté...
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Le chapelier était aux anges, sa jeune et douce Alice avait accepté de prendre le thé en sa compagnie et le lièvre avait décidé de les laisser seuls. Certes, il était parti en colère et grognon comme il était, le chapelier devrait assurément trouver des oignons de qualités pour se faire pardonner. Mais bon, un bon petit ragout de carottes et son ami de toujours lui reviendrait un jour. En attendant, il pourrait profiter pleinement de cette jeune et douce enfant. Alice, sa chère Alice. Guerrière de qualité et jeune demoiselle d’une extrême beauté. Nathaniel s’était avancé en sa direction, l’invitant à se rendre enfin à destination. Hélas, les choses ne se passèrent pas forcément telles qu’elles furent prévues. « Minute papillon ». Quoi ? Comment ? Mais pourquoi diantre parlait-elle de ce cher ver à soie ? Il ne l’avait point invité et la douce Alice semblait en être attristée. Pourtant, elle ne le supportait point lors de sa dernière arrivée ? Le chapelier devint davantage perplexe à mesure que la petite blonde de ses rêves parlait. Les cuisines ? Mais diantre, certainement pas ! L’antre du gros gras rat gris était sans conteste le lieu de prédilection pour souffrir de la colère de la grande rouge. Alice voulait-elle qu’on lui coupe la tête ? Comment ?!? Elle refusait d’aller ailleurs que dans cet antre malfamé ? Alice aurait-elle eu un plan ? Voulait-elle dégommer la grande rouge en ratiboisant l’antre du gros gras rat gris ? Certes… Certes… Tout ceci méritait d’être étudié et c’est ainsi que Nathaniel abandonna l’idée d’écouter la suite des dires de sa petite blonde préférée. Et de vous à moi, c’était peut-être mieux comme ça. Imaginez, le chapelier aurait encore pleuré s’il avait appris que sa douce Alice ne le connaissait pas. Il aurait réussi à dépasser le record de larmes enregistrées par sa belle et tendre il y a de cela quelques années.

« Et bien, et bien, vous comptez affronter le gros gras rat gris ? Ma chère, je reconnais bien là votre valeureux courage à toute épreuve. Mais hélas, je ne pourrai point vous aider en vous confiant l’épée Vorpaline. Elle est coincée dans une coquille Saint-Jacques voyez-vous… Le morse l’avait volé à la reine blanche et le ver à soie tâcha de la récupérer mais il se noya dans une forêt de pistils et le morse s’enfuit avec l’épée. Mais devinez quoi ? Tout à sa hâte, il ne vit pas les jumeaux et ceux-ci lui adressèrent la parole, le faisant sursauter. Du coup, pouf, plus d’épée. Celle-ci est tombée, tombée, tombée et… Tiens, de quoi parlions-nous ? »

Hein ? Quoi ? Ah, bah, oui, apparemment, même Nathaniel parvient à se perdre dans ses répliques sans queue ni tête. Rassurez-vous donc si vous êtes paumé, vous n’êtes point seul. Enfin, le savoir ne va pas vous aider n’est-ce pas ? Je me disais bien… Nathaniel regarda alors la petite blondinette puis posa son index et son pouce sous son menton en signe d’intense réflexion. Pourquoi mentionnait-il l’épée Vorpaline ? Hum… Ah mais oui ! Alice voulait éliminer le gros gras rat gris. La pauvre petite a perdu l’esprit. Ah tiens ami lièvre vous voilà à nouveau près de moi ?!? Bien sûr mon cher, pas le choix, vous êtes aussi rapides que ma bonne vieille ennemie tortue. Roh vous êtes donc tant rancunier ? Plaît-il ? Vous ne supportez donc point qu’elle vous ait battu lors de cette grande course à laquelle vous avez participé. Je ne vous permets pas. Hihi. Il suffit chapelier. Rooh comme vous pouvez être grognon. Allez au diable. Non, je ne peux pas, il a fermé les portes de l’Enfer. Forcément, il a pris peur et préfère les fermer plutôt que de vous voir y entrer. Vile garnement. Bataillant avec son autre lui, Nathaniel ne perçut pas la panique grandissante dans la voix de son vis-à-vis. Il ne vit pas non plus son regard effrayé. C’est ainsi qu’il s’avança à nouveau et finit par faire une petite salutation digne des cours des Louis. Si telle était la volonté d’Alice, Nathaniel la suivrait jusque dans les terres maudites des carapaces renversées, terres sacrées des tortues de Guantanamo. Il se releva pour finalement lui tendre le bras, le tout accompagné d’un magnifique sourire. Alice avait décidé d’affronter l’antre, Nathaniel la suivrait. Le lièvre les accompagnerait peut-être, qui sait ? Le duo n’était jamais complet si l’un des deux disparaissait.

« Certes, si vous désirez vous rendre dans l’antre du gros gras rat gris, le choix vous appartient mon enfant. Je vous suivrai jusqu’au bout du monde, et même au-delà. Tomber dans le vide après les grandes chutes d’eau ne m’effraie pas. Vous ne pouvez imaginer le plaisir que c’est que de voler. Enfin, planer n’est pas mal non plus il faut bien l’avouer. Ruthel, après vous. Je vous suis jusqu’aux cuisines. Allons savourer notre merveilleux thé. Certes, je ne pourrai vous présenter mon magnifique service de théière tout droit sorti des placards de l’empereur de Chine en personne mais bon… Nous ferons avec celui du gros gras rat gris. Je suis sûr qu’après l’avoir occis, nous pourrons l’utiliser sans soucis. »
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C’est définitif, dame panique et amie adrénaline sont à nouveau au rendez-vous. Ce type ne s’en rend sûrement pas compte mais il va me faire mourir d’une crise cardiaque. Je vois déjà d’ici mon épitaphe « Ici git Ruthel White, tué par un aliéné alors qu’il lui proposait du thé ». Ah, en plus ça rime ! Raaaah, et voilà, ça y est, je deviens aussi cinglé que ce déglingué du ciboulot. Seigneur tout puissant, dis-moi quand je lui ai bien parlé d’un gros rat gras… Raaaah c’est imprononçable son truc de malheur ! Je veux juste aller boire un thé aux cuisines et l’autre me parle de rats ? Alors, là, j’ai vraiment plus envie de boire quoique ce soit. Cet endroit est encore pire que ce que je ne pouvais en imaginer !! Non seulement y a des souris dans cette pièce (je les ai vu !) mais maintenant, il y a aussi des rats et dans les cuisines en plus !! Quelle horreur. Je vais retourner dans ma chambre, préparer ma valise, réveiller Matth’ et… Non, réveiller Matth’ d’abord sinon on n’est pas prêt de partir. Donc, je le réveille, prépare mes affaires (et les siennes aussi sinon on part dans dix ans vu son rythme ralenti au réveil) et on se casse. Oui, voilà c’est décidé on va partir et… Quoiiii ? L’épée Vorpaline ? Gneeee ? Mais … Mais …

Il veut faire quoi d’une épée (que je suspecte en fait être un couteau de cuisine) ? Minute. Il ne veut quand même pas que j’aille batailler contre des rats ? Hors de q.u.e.s.t.i.o.n. Je n’irai pas ! Les rats, en plus, c’est coriace. On n’arrive pas à les abattre. Ca rampe même après plusieurs coups de pelle. Je m’en souviens très bien. Bah ouais, maman en avait dégommé un dans le jardin. Beurk. Quelle horreur. Alors, non merci monsieur le cinglé mais je n’irai pas… Une coquille Saint-Jacques ? Ma parole, ce type a vraiment une imagination très… très… Je ne trouve même pas de mots pour décrire ça. Il devrait se lancer dans une carrière d’écrivains, je suis sûr qu’il aurait suffisamment d’idées que pour rédiger tout une armée de livres déglingués. Encore qu’il pompe beaucoup à de grands auteurs alors on pourrait l’accuser de plagiat. MAIS CE N’EST PAS VRAI ?? Voilà que ça recommence, je divague. Je manque de sommeil. Voilà, c’est ça. Je fatigue, je veux dormir alors je divague. Normal. Oui. Tout comme taper la discute avec un fou à quatre heures du matin. Mais oui, tout à fait banal… Pourquoi faire dans la normalité quand on peut faire dans le plus compliqué ?

♣ Ruthel : Effectivement, si l’épée est coincée dans une coquille Saint-Jacques, je ne serai pas l’utiliser

Merveilleux. Vas-y, enfonce-toi davantage en suivant à nouveau ses délires. Misère. Dieu, Bouddha, Allah et Yahvé, sortez-moi de là par pitié ! Voilà qu’il ne sait même plus lui-même de quoi il peut bien parler (enfin plutôt baragouiner si j’ose dire). Alors là, je suis vraiment mal barré. Pourtant, la seule chose que j’arrive à faire, c’est soupirer de dépit. A croire que je finis par m’habituer à ces âneries… Mon cœur joue au yo-yo, c’est fatiguant. Tantôt je suis stressé, tantôt je finis par être blasé. Si je pouvais me décider entre l’un ou l’autre, ce serait bien. Ca m’éviterait du stress supplémentaire pour rien. Et voilà qu’il repart dans son délire. Oui, oui, on va affronter le… QUOIIII ?!? Mais non, mais je n’ai jamais dit ça moi ! Je ne veux pas de ton gros rat machin truc et je n’irai pas là-bas point final. Et puis, c’est quoi cette histoire de chutes de je-ne-sais-pas quoi ? Pfff… J’ai mal au crâne à trop réfléchir avec ce type. Il me donne une migraine carabinée. Arrête de sourire bêtement fou furieux. Oui, je vais venir. Juste histoire d’avoir enfin la paix ! Et puis, peut-être que cette histoire de rat est tout bonnement encore une de ses inventions sans queue ni tête. Si pas, je me casse et je l’enferme avec la bête. Na. Voilà. C’est tout planifié, tout beau et pas du tout roublard, non mais !

♣ Ruthel : Bien, allons occire le gros rat… machin truc. Nous pourrons enfin boire ce fameux thé dont vous ne cessez de me parler… cher chapelier. Alors, on y va ?

A l’aideeuh. Voilà que je suis totalement tombé dans son circuit foireux et apocalyptique. Alors, là, c’est sûr, il ne va plus me lâcher, convaincu que j’ai « retrouvé » la mémoire. Bon sang, Ruthel, t’es vraiment un boulet. Et ouais, pour une fois, je le dis moi-même tellement c’est flagrant ! Bon sang… Je n’ose pas le regarder. J’ai peur de ce que je vais bien pouvoir voir dans son regard. Allez, on inspire, on reprend contenance et on avance. Plus facile à dire qu’à faire dans le cas présent. Misèreee. Et dire que tout ça a commencé à cause d’une chasse d’eau foireuse… Je vous jure. Si je pouvais immoler leur inventeur, je le ferai avec plaisir ! Bah à défaut, j’ai bien massacré celles de notre chambre. Au point que Matth’ doit être en train d’éponger mes dégâts. Le pauvre. Il va sûrement se demander ce que je peux bien faire. J’aimerai bien le rejoindre et le rassurer (enfin, j’sais pas si mon histoire est rassurante) mais… J’ai une promesse à tenir maintenant. Malin. Espèce de gros boulet. Je me dirige lentement vers le couloir, faisant signe au fou de me suivre. Je suppose que les cuisines ne doivent pas être très éloignées du restaurant. En même temps, la nourriture n’est jamais bien chaude ici donc c’est envisageable… Raaah j’en connais un demain qui va se payer ma tête quand il sera toute l’histoire. Sauf si je garde tout pour moi. Ouais, c’est sûrement ce que je ferai. C’est ce qu’il y a de mieux. Je préfère m’éviter plus de ridicule…

{La suite aura lieu dans les cuisines quand le sujet sera créé}
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Lorsqu'il est question de folie concave [PV Nath]