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Evangile de Saint Ruthel - La multiplication des serpillères
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Dans une coquette chambre mangée par les mites et autres acariens voraces, un jeune garçon faisait les cent pas, pestant intérieurement, comme il sait si bien le faire.

*Bouddha, Dieu, ou toute autre divinité ayant un minimum de jugeote, si cela s’avère possible, je vous implore ! Pourquoi, bon sang, mais pourquoi Sacha s’est-elle arrêtée dans un coin aussi paumé ?! Je suis autant perdu que Paris Hilton dans une bibliothèque de physique quantique… Franchement, je ne fais pas ma diva mais il y a quand même trois points à respecter dans l’hôtellerie. Primo, on accueille son client avec toutes les révérences possibles et imaginables. Enfin, pas la peine pour Sacha, juste pour moi, cela aurait été suffisant. Deuzio, on nettoie la chambre avant qu’un client vienne, pas quand il prend sa douche ! Et tertio, c’est quoi cette moquette ?! On n’est pas au cirque des tiques si je me rappelle bien ! Où sont les sols en marbre ou parquets d’ébène que m’ont promis mes producteurs, enfin, je veux dire qu’ils ont promis à ma sœur. *

Le jeune homme arrêta sa marche et regarda autour de lui.

*Tiens ? Où est-elle d’ailleurs ? Cela fait deux heures qu’elle est partie demander l’heure du diner à l’accueil… Pff, et maintenant vu l’heure, le restaurant doit être fermé… Je savais que les esclaves ne servaient à rien mais là… Je lui dirai ce que j’en pense quand elle reviendra. Pas envie de sortir pour fricoter avec la populace de l’hôtel… Ce que doit sûrement faire cette bonne à rien pour l’instant ! Raaaaah sœur indigne qui me laisse crever de faim, moi, son pauvre et pourtant résolument génialissime petit frère ! Bon, il ne reste pas un paquet de chips de la station-essence ? *

Retournant tous les bagages, c’est avec une rage non étouffée que Ryann s’exprima.

- Je vais le trucider cet auto-stoppeur à la manque la prochaine fois qu’on le croise sur une route ! Comment a-t-il osé prendre tous MES chips ?! Ma propriété ! Mon bien ! Ma nourritUuuUre à mOiiiI !

Silence

- Satanées cordes vocales… Vais me réhydrater, au moins je ne mourrai pas en vieux coyote flétri…

*Oh, ça pourrait être une idée de scénario ça ! Un vieux coyote se fait tuer par un vautour et puis un passant l’empaille et… Mais qu’est-ce que je raconte là ?! Sacha, que m’as-tu fait ?! Je me confonds en pensées emplies de médiocrité aussi banales qu'un jour de l'An! Peut-être que cet endroit m'aspire le cerveau? Hum... Restons donc sur nos gardes. Oh, mais cela pourrai faire un bon film! Un sorcier absorbant... Naaaaan! Ô douce imagination! Vers quelles douces terres promises dignes du Tir Na Nog, t'es-tu envolée? *

Tout en se dirigeant vers la salle de bain, le garçon continua d’inventer des scénarios qui ne tenaient pas la route et donna tous les noms d’oiseaux à sa sœur. Prenant un gobelet près du lavabo, il ouvrit le robinet qui se mit à fuir et éclaboussa le carrelage.

*… Bien évidemment, pour un hôtel de ce standing, ca ne m’étonne guère… Bon, je devrai peut-être appeler la bonne…Le bonne? Comment on appelle une bonne au masculin? Raaah et puis pourquoi je me turlupine pour des insanités pareilles?! Je dois appeler cet homme, point! Quoiqu’en fait, je n’aie pas trop envie de le voir, il m’a assez reluqué comme ça… Et puis je suis bien capable d’aller me chercher une serpillière à moi seul, je suis Ryann Stalker après tout ! Scénariste de génie doué dans plusieurs domaines ! Bwahaha ! Erm, mais bon, cela signifie sortir et me montrer à la masse insignifiante de ce taudis… César s’est quand même fait trucider en se mêlant à une foule de gueux…*

Le garçon sembla avoir une illumination soudainement.

*Mais qu’est-ce que je pense ?! Je suis bien au-delà de ce misérable général de pacotille ! Allez ! Montrons à ces clients mon charisme époustouflant !*

D’un pas assuré, le garçon sorti de sa chambre et…

*Personne ?! Ben, c’est bien ma veine… Enfin, tant pis, ils ne savent pas ce qu’ils manquent.*

Quelques couloirs plus tard

*Bon, voilà le fameux placard à balai… De toute façon, avec une porte aussi laide, ça ne peut être que ça. J’espère qu’ils ont au moins des serpillères là-dedans ! Auquel cas, je demande un remboursement, me faire violer mon intimité par une bonne masculinisée est déjà bien trop.*

D’un coup sur et franc, le garçon fit tourner la poignée du dit-placard, qui resta bien évidemment fermé.

*Et si je disais Alakazam, ça aurait changé quelque chose ? Bon, comme il faut vraiment compter que sur soi-même… La Solution "Pete" en action*

Le garçon fouilla dans une de ses poches et en sorti une barrette. Il la déplia soigneusement et s’abaissa à hauteur de la serrure.

*Alors, si ça marche comme chez Pete, je devrais réussir à rentrer, mettre en pagaille ses comics et dépareiller ses chaussettes! Enfin, non, ici, je volerai les serpillères, mettrai en désordre le couloir et rigolerai bien en regardant la bonne se torturer… Huh ?*

Le garçon leva la tête, pensant avoir entendu un bruit dans le couloir. Ne voyant rien, il haussa les épaules et se remit à sa tâche.

*Bah, c’est juste un placard. Ce n’est pas comme si je braquais la vieille fille moche de la réception.*

CLICK

*Bwahahah ! Je suis le meilleur crocheteur de tous les temps ! Un autre talent a rajouté dans ma longue liste ! Héhé !*

Un sourire satisfait sur le visage, Ryann se releva et ouvrit le placard.

*Serpillère de misère, où es-tu ?*

Enfonçant davantage la tête dans le placard, il ne remarqua pas que…
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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[j'étais inspirée]

Son havre de paix. Son petit coin sombre et tranquille était en train d'être violé par un sacro-saint démon joueur de mauvais tours. C'était définitif il était maudit, Dieu lui en voulait personnellement et il ne lui manquait plus que de trouver un chaman pour se débarrasser de tous ses malheurs. Qui osait perturber sa pseudo tranquillité en essayant de forcer la porte du placard à balai? Ah oui... Vous n'êtes pas au courant de tout c'est vrai... Bon, un petit retour en arrière s'impose alors histoire de vous remettre à jour dans notre aventure. Tout commença avec la rencontre de ce malade mental qui avait décidé de le prendre pour cible. Il voulait juste trouver le gérant de l'hôtel pour le prévenir que les toilettes de sa chambre était mort de manière prématurée par euh... erm... une subite colère noire? Oui, il avait quitté sa chambre et s'était rendu dans la salle de séjour dans l'espoir vain d'y trouver le patron. Peut-être était-il suffisamment idiot pour dormir debout derrière son comptoir? Mais non, la seule personne qu'il avait rencontré s'était trouvé être ce malade mental. Nathaniel O'Bryan. Ce nom semblait anodin mais une fois étudié un peu plus en profondeur il était la preuve de toute l'étendue du pouvoir diabolique et malsain de l'humanité sur cette terre.

Comment? Ce type avait un regard étrangement inquiétant, un air de fou, des goûts particulièrement étranges et surtout s.u.r.t.o.u.t il avait décidé de le prendre pour cible lui! Non mais les photocopieuses, finalement, c'était de la bagatelle à côté de ce danger public. Il fallait l'enfermer dans une caisse en bois et l'expédier à Katmandou. Pour le bien de l'humanité... Bon d'accord, pour son propre bien c'est vrai. Mais tant pis s'il agissait égoïstement na. Il avait réussi à lui échapper mais il fallait avouer que le monstre était coriace et il devenait de plus en plus difficile de s'éclipser sans se faire remarquer. Nous en revenons donc au début de notre récit... Il avait à nouveau - hélas - été confrontré à ce malade durant le repas du soir et bien décidé à ne pas être encore le dindon de la farce, il s'était enfui. Bon, ce n'est pas très glorieux mais à choisir entre le ridicule et pire on choisit le ridicule. C'est ainsi qu'à force de chercher après le lieu de prédilection pour se planquer tout le reste de sa vie durant, il avait fini par attérir dans le placard à balai. Et désormais, même ce havre de paix - qui n'en était d'ailleurs pas un vu comment on tentait de le forcer - était malmené par un autre démon tout droit sorti du septième cercle de l'enfer!


"Cric Cric Cric"

Enfer et damnation, le démon allait réussir à ouvrir son petit placard. Par Saint Georges il ne le laisserait pas faire! Il défendrait vaillamment son château fort - qui n'avait pas fier allure sois dit en passant mais bon on ne va pas chipoter sur ce genre de détails tout de même - et combattrait l'ennemi à coup de... A force de tenir de toutes ses forces la clinche de la porte, il avait fait tellement de remue ménage qu'une serpillère avait été bousculée et éhontément choquée, elle avait décidé de lui massacrer son crâne pour le punir. D'ailleurs, ça avait plutôt bien réussi vu que sous l'effet de la surprise - et de la douleur d'ailleurs c'est que ça fait mal ces saletés de balai - il avait lâché la poignée de la porte et celle-ci avait cédé sous le pouvoir combiné du démon et de la serpillère. Ruthel White, boulet regretté, tué par un démon et une serpillère. Ouais, ça ne faisait pas très beau comme éloge funèbre. Il ne restait plus qu'à espérer que Matt' ferait mieux. Quoique le connaissant ce serait parfaitement son style. Misère, même dans la mort on continuerait à se foutre de lui. La lumière se fit sur ce démon et c'est alors qu'il prit l'apparence d'un gamin pas plus haut que trois pommes, le regard mauvais et hautain. Suppot de satan! Il était fichu, ce gosse était sans doute un sbire de ce Nathaniel, de ce maître malade et ils allaient le... Tout compte fait il préférait éviter de savoir les tortures qu'il allait subir.

Bon, respire. Inspire. Expire. C'était son esprit malmené par l'ennemi qui travaillait au quart de tour et visualisait les pires tourments. Ce gosse était peut-être le concierge - quoique cette autre solution soit encore plus ridicule que la version satanique - et il voulait sans doute un balai. Tiens, encore ce duo infernal. C'était définitif, il était maudit! Allez on reprend les exercices de relaxation. On inspire, on pose la paume de sa main contre son front et l'autre à l'arrière du cou. On se calme zen. Ouais tu parles! Ca ne marchait pas ces trucs à la gomme. Seul Matt' pouvait y croire. Encore qu'il lui avait peut-être raconté tout ceci pour se foutre de sa tronche. Allez savoir. Penser à son autre moitié eut le mérite de lui remettre les idées en place et c'est avec un sourire forcé - bah oui c'est peut-être le démon quand même - qu'il se décida à prendre une serpillère dans la main gauche et un balai dans la main droite. Quitte à être ridicule, autant l'être parfaitement. Ainsi, s'il s'agissait d'un simple gosse normal, il s'enfuirait en courant et le laisserait se planquer à nouveau. S'il s'agissait du concierge, il le foutrait dehors et il faudrait trouver une autre planque et si c'était le démon bah il se moquerait bien de lui tiens.

♣ Ruthel : Je peux vous aider? Si vous désirez passer un rapide coup sur les poussières, rien de tel que ce bon vieux balai tout... ce bon vieux balai! Et si c'est contre l'eau que vous luttez, cette serpillère fera l'affaire. Faites vite votre choix et laissez-moi.

Comment ça c'était pathétique? Oui bon, il était un excellent secrétaire pas un vendeur hors pair non plus. La vie est tout de même injuste parfois - hum à la réflexion faite elle est t.o.u.j.o.u.r.s injuste avec lui - puisqu'il en était réduit à promouvoir un balai dans un placard à un gamin qui le toisait de toute sa hauteur. Bon, s'il avait été debout, il l'aurait sans doute dépassé - quoique ce n'était pas gagné mais plutôt mourir que d'avouer être de taille... respectable... - mais voilà, il était accroupi et espérait vainement que le mal - appelé O'Bryan - ne pointerait pas le bout de son nez maléfique. Autant dire qu'il ne pouvait pas y avoir pire sur terre que ce moment pénible. Quoiqu'il ne faut jamais dire jamais. La vie le lui avait bien démontré. Il était le parfait exemple de boulet sur qui t.o.u.t tombe d'un seul coup.
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*Huh ? Mais qu’est-ce que… ?*

Quelques rayons ternes et blafards inondaient le local étroit respirant la saleté et le vice d‘une bonne pas si sainte que ça. Parmi l’étrange désordre qui y régnait, un homme de taille assez moyenne trônait en son centre sur un seau. Le jeune garçon qui eut l’audace de troubler la quiétude peu confortable de l’intrus, ne put s’empêcher de sourciller face à cette situation grotesque, faisant l‘étrange amalgame d‘un roi ayant pour seuls emblèmes une serpillère moite et un balai décrépi. Forcément, des tonnes de questions devaient assaillir le jeune garçon et lui instaurer la crainte de rencontrer un pervers notoire exhibitionniste aliéné.

*… c’est que ce truc moche ?!*

Ou pas… C’est donc avec un dédain certain que l’adolescent contempla de sa hauteur l’homme affalé, bon gré mal gré, dans le placard. Tandis que ce dernier semblait pris d’une crise de panique, le jeune homme lui…

*Est-ce un homme ? Car « ça » peut bien être une femme, au vu de la tignasse. Et puis ces traits… D’un côté, ses sourcils infiniment broussailleux me font penser qu’il s’agit là d’un mâle… Hum, quelle étrange bizarrerie écœurante... Pire qu’une femme à barbe, ou qu’un chanteur asiatique. Bah de toute façon je m’en fiche, c’est ma serpillère qui compte avant ce cafard. Je ne vais pas m’attarder davantage sur la question du sexe de ce truc, donc appelons-le « ça ». La question est « qu’est-ce que « ça » fiche là ? » plutôt. Sûrement quelqu’un qui a piqué dans la réserve d’alcool du patron… Nan, ça doit juste être un imbécile. Ou pire, un fou ! Oui vu sa façon de se trémousser avec les balais, ça doit être l’une de ces deux options. Je ne veux même pas savoir ce qu’il trafiquait avec! Et puis pourquoi il stresse comme ça ? Hum… Aurait-il peur de mon imposant charisme ? Bwahahah ! Quelle gloire ! Enfin, j’aurai préféré avoir cet effet sur quelqu’un d’autre qu’un imbécile fourré dans un placard…Un homme politique ou mon producteur… Non, pas lui. Il peut brûler en Enfer, lui et tous ses assistants qui négligent mon talent dans des séries stériles et sans idéaux à faire passer… Misérable studio. Misérable « ça », qui peut-être aussi être une évolution inconnue des gastéropodes stylommatophores, une loche quoi! Ils décrédibilisent notre monde, ces bons à …*

Interrompu dans sa pensée guère amicale, l’homme du placard, ou bien « ça » si l’on suit le discours du jeune homme, pris une position des plus… particulières et dit avec une aisance peu convaincante :

♣ Ruthel : Je peux vous aider? Si vous désirez passer un rapide coup sur les poussières, rien de tel que ce bon vieux balai tout... ce bon vieux balai! Et si c'est contre l'eau que vous luttez, cette serpillère fera l'affaire. Faites vite votre choix et laissez-moi.

Silence dans le couloir, malaise dans le placard.

*…C’est définitif, je viens d’avoir la réponse à mes deux questions. Primo, c’est un imbécile, mais ça ne me surprend guère. Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il s’agisse d’un homme. Phénomène intéressant, ça pourrait faire un scénario ça : « L’homme qu’on confondait avec une femme. »… Non, c’est aussi naze que cet énergumène planté là avec ma serpillère et un balai. Aucun intérêt, nul, bidon, sans avenir, à la poubelle. Cet homme, il vaut mieux que je l’évite sinon il va entacher ma réputation. Il doit avoir des liens de parenté avec mon maudit producteur, c’est certain. Pour être aussi insignifiant et tenter en vain de se démarquer du lot…Mieux vaut faire comme si je n’avais rien vu…*

Sans dire mot, Ryann s’empara de la serpillère, tout en regardant avec mépris l’homme.

*Tsss, la basse classe de nos jours… A croire que la consanguinité se répand de plus en plus vite dans cette populace grouillante. Sérieusement, si le monde pensait davantage comme moi, nous n’en serions pas à des atrocités pareilles, c’est certain. Heureusement que je suis clément et que je vais tendre une main généreuse à ces êtres inférieurs. Enfin, presque tous. Mon producteur et « ça », je les enverrai sur la banquise chasser l’ours… Non, ça ne serait pas assez vil. Enfin, j’ai encore six ans pour planifier ma montée au pouvoir dans ce monde qui part en décrépitude. Laissons les sots de côtés, mieux vaut se concentrer sur ma gloire future.*

- Humpf, vraiment aucune tenue… Vous savez, les jeux de gosses c’est plus de votre âge. Enfin, si ça vous amuse tant que ça de passer pour un pervers.

Tournant le dos à l’homme pour repartir, le garçon changea d’idée à la dernière seconde pour légèrement se tourner vers l’homme. Après tout, s’il s’ennuyait tellement, jouer à chat ne serait pas si mal. Démangé par cette idée, un sourire mauvais sur le visage et le regard défiant, il lâcha :

- Franchement, on laisse rentrer n’importe quel rat dans les placards de nos jours...

S’appuyant sur la serpillère, il regarda d’un air amusé l’homme, tel une bête de laboratoire qu’il pourra faire tourner en bourrique.

*Finalement, rien ne m’empêche de m’amuser un peu. Sacha m’a bien laissé tomber. Et puis, quitte à ne pas avoir de sous-fifre à torturer, cet attardé pourra au moins me divertir un moment.*
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La pauvre serrure de cette fière citadelle avait été forcée par l'un des nombreux suppôts de Satan, j'ai nommé « Etemmu l'enfant maudit ». Il ne pouvait s'agir que de cela pardi! Pourquoi un gamin aurait-il un air si diabolique peint sur le visage et par tous les saints du paradis pourquoi diable aurait-il décidé de troubler ma douce tranquillité? Hum... Les saints du paradis et le diable dans une même phrase... Ce gosse me fait dire des trucs pas très nets. C'est plus fort que moi je secoue la tête de gauche à droite tel une vache tenterait de chasser des mouches avec sa queue. Hum... Heureusement que personne n'entend mes propos car sous l'effet de la panique ils sont des plus ridicules... Enfin, l'objectif de base en faisant virevolter mes cheveux en tous sens - parce que oui je ne le faisais pas pour le plaisir de les emmêler - n'a hélas pas été atteint, je ne semble pas guéri de cette mystérieuse maladie dont Etemmu m'a frappé à l'instant.

Je continue à avoir de drôles d'idées, ne fut-ce déjà que pour avoir pensé à un démon mésopotamien. Cela n'aurait pas été plus simple de dire Belzébuth? Ouais ça sonne quand même moins bien... Raaah ça y est ça recommençait. Inspire. Expire. Calme reste zen et tes idées vont se remettre en place. Ouais, bon, si ça marche avec Matt', moi en tous les cas, l'auto-persuasion ça marche pas! Je n'arrive pas à croire que je puisse écouter les anêries de ce traître qui d'ailleurs aurait pu être là pour me sortir de ce guêpier mais non monsieur est parti vadrouiller. Oui j'étais certes de mauvaise foi mais rien à faire je m'en secoue les poils du nez na ! Toujours aussi paniqué, le regard bifurquant bien souvent de gauche à droite - sait on jamais je n'avais pas encore réussi à déterminer si Etemmu était venu de son plein gré ou envoyé par l'autre aliéné - ma piteuse serpillère m'avait été arraché des mains sans autre forme de procès. Vraiment mal élevé ce démon... En même temps, l'inverse me ferait bien plus flipper car cela cacherait très certainement un plan encore plus diabolique.

J'étais maudit, c'était la cinquième fois en trois minutes de temps que je me faisais cette réflexion, et c'était définitif : en plus d'être détesté de la cliquée de dieux tout là-haut je finissais par radoter qui plus est. I.r.r.é.c.u.p.é.r.a.b.l.e comme l'aurait si bien dit mon patron... Mais revenons-en à ce vil démon hein ? Car sait-on jamais, un instant d’inattention et je pourrai être transformé en gruyère. Ou pire… En lampadaire ! Quoique pour le coup, face à l’autre folle, ça pourrait me servir. Mais pauvre Matth’, il se poserait des questions. Raaah mais je vais arrêter oui ? Marre, marre, marre. Et puis c’est quoi cet air ? Démon ou pas, on ne me toise pas ainsi. Je suis plus vieux que lui… Quoique si c’est une divinité mésopotamienne, il a plus de trois mille ans… Raaah mais je vais arrêter oui avec mes trucs pas normaux ? Ouais, je sais que je n’ai aucune tenue de… Quoi ??? Non mais il se prend pour qui le gnome de bac à sable ?


♣ Ruthel : Je serai bien resté poli mais là, ça dépasse les limites de l’acceptable. Primo, si je suis vieux, toi tu t’es échappé de ton bac à sable le gnome alors pas de leçon de moral ! Secundo, je ne suis pas un pervers. Je ne préfère même pas imaginer ce qui a bien pu te passer par la tête pour arriver à cette conclusion… Les gosses de nos jours…

Et à croire que ça l’amuse ce mioche désagréable car voilà qu’il me tourne le dos. Je vais me redresser, le taper et le balancer dans le placard tiens en punition. Quoique si je fais ça, je vais être à découvert avec l’autre… C’est peut-être risqué. Sauf si je me planque dans ma chambre. Indéfiniment. Ouais mauvais plan car si je dois compter sur Matth’ pour me sustenter je serai séché en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ampoule… Eeeuh c’est quoi ce regard ? Ce n’est pas un gosse mais un démon je le savais !!! Je suis maudit, j’en ai marre, marre, marre, Matth’ on se barre d’ici. Des rats… Où ça ? Hey attends une minute… Mais c’est de moi qu’il parle le sagouin ? Je vais lui en foutre moi des rats. Sale gosse de mes fesses tiens !


♣ Ruthel : Ma parole, on t’a vraiment mal éduqué. Ce que je fais ici ne te regarde nullement. Nous sommes en démocratie et je pense avoir le droit de faire ce qu’il m’enchante où je veux, quand je veux et surtout sans devoir rendre de compte à un gamin qui se croit intelligent car il sait aligné deux phrases sans… trémolos dans la voix.

Satisfait de cette petite pique, je me mets à mon tour à lui sourire de manière narquoise. On va voir le mioche qui sait qui va gagner tiens. Je n’ai pas dit mon dernier mot. Mais je ne bougerai pas de mon repère pour autant. Si l’autre folle débarque, je pourrai toujours refermer la porte et laisser le gamin se débrouiller comme le « grand » qu’il est tiens.
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*Bigre, bigre, bigre... C'est navrant que je m'endormirai sur place. Heureusement, j'ai plus de décence que "ça". Non seulement, il s'agite dans tous les sens dans son placard pour pratiquer je ne sais quel rituel satanique - ce qui me confirme qu'il s'agit d'un gueux - mais en plus il faut qu'il secoue sa tignasse de tous côtés pour faire parvenir à mes délicates narines le parfum écœurant de son shampooing. Yerck! C'est clair, il n'a aucune bienséance. Le minimum légal serait d'être présentable, surtout face à moi. Dans quelques années, il se rendra compte de son erreur. S'il savait à qui il faisait face, il ferait moins le mariolle! Fufufu... Huh? Quoi?! Ai-je bien ouï ce qu'il vient de dire?! Moi? Mal éduqué?*

- Bwahahahahahah! Non mais vraiment... Pfffrrrrr! C'est la plus mauvaise plaisanterie que j'ai entendu! Une mauvaise éducation? Bwaha! C'est l'hôpital qui se fout de la charité!

Tordu de rire, le garçon ne put retrouver son calme que quelques secondes après, toujours appuyé sur sa serpillère et cachant son visage. Un sourire sur le visage et sur un ton moqueur, il reprit.

Ce qui est drôle avec le commun des mortels, c'est leur capacité à trouver des excuses aussi faibles qu'une femme. Soyons sincère : Trouver un homme vautré dans un placard...Vous fréquentez souvent des asiles psychiatriques? Parce que, avouez, soit vous êtes un tordu notoire, soit vous êtes salement éduqué pour squatter un placard et en interdire l'usage, car oui, il y a des gens qui travaille ici, pas comme vous... - Toi non, plus Ryann, toi non plus... - Je pense que c'est ça la démocratie.

Toujours un sourire au visage, il nargua son interlocuteur et examina avec une curiosité malsaine ses mimiques – déplorables en son sens.

* Non mais, si cette chose pense m'être supérieure et m'apprendre quoi que ce soit. Oui, oui, vas-y parle, défends-toi du mieux que tu le puisses. Ahlala, cette masse grouillante est vraiment stérilisée de toute intelligence. Pire encore de la part d'un homme qui ressemble à une femme. Vraiment, avec un physique pareil il cherche véritablement à ce que n'importe qui le rabaisse... Ça me débecte. Aucune fierté. Il en mérite pas du tout d'intégrer les rangs de mes futurs disciples... Quoiqu'en y réfléchissant bien, personne ne le peut, je suis trop parfait pour me coltiner qui que ce soit! Bwahahah! Enfin, bon... erm.. il y a encore le cas "Sacha", mais je préfère omettre ceci... D'ailleurs qu'est-ce qu'elle fiche?! Elle devrait normalement passer par ici pour revenir à notre chambre, mais RIEN! Pas de sœur! Hum...peut-être qu'elle... Raah mais pourquoi je perds mon temps à penser à ses sornettes alors que j'ai déjà un boulet suffisamment divertissant devant moi! Mais franchement, il a vraiment l'air faible... Du genre à se laisser entrainer dans des soirées de paysans! Fufu... Rien à voir avec les gens de mon envergure... Bon mais il faut avouer que je m'ennuie vraiment là. Oh, et si je rendais ce petit jeu plus attrayant. Oui, en faisant ci et ça... Appâter la proie et puis l'attaquer. Bwahah! Je suis un dieu! Allons, allons, mon brave, jouons donc...*

Sorti de ses pensées, et ignorant ce qu'a pu lui rétorquer son interlocuteur, Ryann reprit le fil de la conversation.

- Hun, hun. Allons, calmons-nous. J'avoue. J'admets que j'ai été rude de prime abord. Pardonnez m'en. J'ai réagi sous le coup de la surprise.

Il lâcha un rire "innocent". Finalement, "fréquenter" le milieu des studios s'avérait utile.

- Et si nous repartions sur de meilleures bases? Laissez-moi me présenter, Ryann Stalker. Je suis arrivé hier soir dans cet hôtel, je ne me suis donc pas encore familiarisé avec les lieux *et les énergumènes qui y trainent...*. Et vous, ç...? Hum, je veux dire, et vous?

*C'était juste! J'ai failli sortir son magnifique surnom. Qui lui va comme un gant, certes – après tout je suis un génie- mais qu'il vaut mieux garder pour soi encore quelques temps, juste ce qu'il faut pour amadouer la brebis galeuse...*

Afin de rendre son rôle encore plus convaincant, Ryann tendit une main amicale vers son "ami" du placard.
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Vous êtes vous déjà retrouvé aux prises avec le démon ? Croyez-moi, cela n’a rien de plaisant. Cela sera d’autant plus désagréable si vous vous trouvez assis, sur le plancher des vaches, dans un endroit des plus exiguës et sans issues. Diantre, pourquoi faut-il toujours que les cinglés, les psychopathes et les prétentieux, ça tombe sur moi ? Je n’ai rien fait au bon Dieu que je sache, ni ma mère d’ailleurs, ça doit être sûrement la faute à ce paternel qui a fait défaut dès mon plus jeune âge. J’ai écopé de toute la misère de la Terre à cause de ce crétin congénital (et dire qu’avec ce genre de phrase je m’insulte insidieusement, misère). Et voilà que je recommence à partir dans mes délires. Pas ma faute d’abord, j’y peux rien si ce môme, cet Adramelch – ce foutu grand chancelier des enfers, président du haut conseil des diables, intendant de la garde-robe de Satan et grande croix de l’ordre de la mouche – me tape sur les nerfs.

Je lui mettrai bien des claques si je n’avais pas reçu une éducation m’interdisait de brutaliser les enfants inutilement. De toute manière, ce n’est pas de ma faute si ses parents n’ont pas su lui apprendre les bonnes manières. Par contre, ce sera de ma faute si je me laisse faire alors il va se ramasser une bonne pique bien sentie non mais qu’est-ce qu’il croit. Il ne va pas m’insulter ainsi sans que je ne riposte. L’hôpital qui se fout de la charité ? Et puis quoi encore ? Aux dernières nouvelles, en quoi aie je été désobligeant ou encore mal éduqué ? Je t’en foutrai moi des mauvaises éducations, on ne touche pas à maman ainsi sans s’en mordre les doigts. C’est ainsi que je me redresse, tant bien que mal je l’avoue, et arrive finalement à hauteur de ce mioche acculturé. J’ai d’ailleurs l’immense satisfaction de voir que je le dépasse facilement. Et toc dans les dents ! Ce n’est peut-être pas grand-chose mais j’en suis tout de même très satisfait (et non je ne suis pas puéril !).

Tandis que je le regarde avec toute la méchanceté que je peux avoir dans le regard, ce gosse décérébré se marre derrière sa serpillère. Et après, ça vient dire qu’on est ridicule. Dans le genre, il détient la palme d’or. J’ai la gentillesse (que je ne devrai pas avoir d’ailleurs, le mérite pas ce gars) d’attendre qu’il se soit calmé. En fait, j’ai plus envie de voir son regard lorsque je vais bâcher sur sa pauvre tête. Histoire de voir son visage déconfit. Non, je ne m’évertue pas à croire que je vais le remettre à sa place, j’avoue ne pas en avoir la certitude (on appelle cela la modestie, définition que ce gosse ne semble pas connaître de toute évidence). Mais j’avoue que le rembarrer me donnerait une satisfaction des plus délectables. Et là, je me rends compte que je n’aurai pas du attendre. Voilà qu’il recommence avec ses airs pincés, de supériorité à deux balles et surtout son incroyable capacité à croire qu’il m’est supérieur. Et oh, il n’est pas sorti de la cuisse de Jupiter non plus.

Je suis dans un placard, ok. J’ai l’air totalement idiot, d’accord. Est-ce une raison pour être détestable à souhait ? Il aurait pu tout simplement me demander ce que je faisais là. Ou bien encore passer son chemin. Oui, cette résolution aurait été parfaite car là, avec ses airs de midinette du dimanche qui se la joue « BCBG » il va pleurer. Je ne m’énerve pas facilement mais quand je m’énerve, ça fait mal. Je vais lui faire ravaler son petit air supérieur à la noix tu vas voir vite fait bien fait tiens. Il a beau tenter une « entente », je ne suis pas dupe. Il pense m’amadouer avec ses airs de « mea culpa » ? Il me prend vraiment pour un idiot celui-là. Alors qu’il finit son discours pompeux à souhait (ce gosse a un sérieux problème d’identité), voilà qu’il me tend la main. Non mais il se croit où là ? Je regarde cette main stupide avec un air parfaitement dégoûté. Puisque monsieur se croit pour quelqu’un de supérieur, jouons son jeu stupide. Et cassons-le dans les règles de l’art.


♣ Ruthel : Je suis supposé vous serrer la main ? Palsambleu, j’ai ouï dire par votre divine majesté que je n’étais guère du même monde. Ne craignez-vous donc point que je salisse votre main ? Je risquerai de vous rabaisser au même rang que la plèbe. Quoique finalement, à la réflexion faite, cela vous ferait sans doute le plus grand bien.

Je déteste parler avec cet air. On a l’air parfaitement ridicule et là, j’ai le sentiment d’être aussi ridicule que ce gamin. D’ailleurs, je ne suis pas sûr que mon ton ironique passe à travers ses neurones atrophiés. Il serait bien assez idiot pour croire que je pense chaque mot que je viens de prononcer.

♣ Ruthel : Au cas où sa précieuse majesté ne comprendrait point l’ironie… Je me fous éperdument de ton nom gamin. Je resterai pour toi le « rustre » du placard tout comme tu resteras le pré pubère à l’égo surdimensionné. Attention à la chute pré pubère, elle risque d’être sérieuse à ce rythme-là. Le monde n’est pas rempli de sbires prêts à exécuter le moindre de tes ordres. Tu n’es pas sorti tout droit de la cuisse de Jupiter et tu n’es pas né non plus le c** dans l’or. Alors arrête tes airs de « je suis plus fort que toi » car tu frises le ridicule plus qu’autre chose. Tu veux que l’on te respecte ? Apprends à en faire de même. Le respect est un principe réciproque qui ne se reçoit que lorsqu’on est capable de le rendre. Tu parles, tu parles, mais tu fais essentiellement beaucoup de vent et tout cela bien inutilement. Pour ta gouverne, je suis très certainement mieux placé que toi pour savoir ce que signifie le mot « travail ». Car vois-tu, on devine très rapidement ce qui se cache sous ton masque. Je parie que tu es du genre à « inventer de brillantes idées » mais tu n’es pas foutu de les appliquer. Tu demandes si gentiment à quelqu’un de faire le sale boulot à ta place, convaincu que tu lui offres l’opportunité d’être une célébrité. Tu es pathétique.

Je ne pourrai pas dire que je suis fier de mes répliques. Je n’aime pas rabaisser les gens gratuitement. Mais celui-là l’avait mérité. Je suis convaincu qu’il va riposter. Il a de la verve ce petiot. Sûrement la seule qualité que je peux bien lui trouver. Mais qu’il ne se trompe pas, je ne suis pas prêt à rendre les armes. Je défendrai mon honneur d’arrache pied.
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*Mais ne serait-ce pas de la colère que je vois poindre dans ce regard? Je l'ai un peu trop chatouillé? Pauvre homme... Oups, pauvre "Çà" serait plus convenable. Il est tellement émoustillé de me rabattre le caquet que c'en est euphorique. C'est le seul plaisir qu'on peut avoir avec les déchets humains. Ils sont tellement primaires qu'ils bouillonnent à la moindre remarque, juste au passage, à leur égard. Stupide fierté de primate... Et qu'est ce qu'il va me rétorquer? Un "Toi-même, d'abord!"? Ça serait le summum du ridicule. Mais vu son air nigaud, je ne dois pas m'attendre à plus recherchée comme réponse. Ou alors, il est tellement attardé et empâté qu'il tombera directement dans le panneau. Oui, il ne peut être qu'aussi bas de gamme. Et je pourrai me jouer de lui au bon moment. Bwahahah!*

En même temps que ces pensées s'arrêtaient là, Ryann constata un air de dégoût de la part de "Çà". Sourcillant avant tout, il comprit que la "proie" ne réagirait pas comme convenu.

*Pff, ces acteurs! Tous des capricieux même pas fichus de remplir correctement leur rôle... Enfin, on va improviser maintenant.*

Sans avoir le temps de pester plus longtemps, l'homme employa une ironie au ton chevaleresque pour mettre très vite fin à la mauvaise plaisanterie que préparait l'adolescent. S'ensuivit une tirade longue et haute en couleurs que l'homme rétorqua au jeune garçon. Pendant un temps, Ryann sourit en se demandant s'il n'allait pas s'étouffer à force de parler. Mais son regard s'illumina davantage quand il vit l'homme s'emporter de plus belle pointant avec une exactitude admirable les défauts du jeune garçon. Non, pas que la critique lui plaisait, mais ce qui faisait jubiler l'adolescent c'était la rage dont faisait preuve l'adulte. Un plaisir malsain de voir les gens montrer leur plus mauvais côté, d'observer les autres se découvrir une face cachée. Quelle bonne et heureuse surprise lui était présentée sur un plateau d'argent. Un jouet. Oui, Ryann ne voyait qu'en son vis-à-vis un remarquable jouet à titiller à souhait. Adopté directement, c'est avec une joie difficile à conserver que Ryann laissa ce petit monologue s'achever.

*Fufufu... Moi qui pensais me retrouver face à un chien juste bon à aboyer... Tu me surprends, "Çà", vraiment, je ne suis pas déçu de t'avoir accorder un peu de mon temps libre. Quelle audace! Quel cran! Et ce flot si antipathique! Et il termine avec une note si mélodieuse! Bwahahah! Pathétique? On se demande bien qui est le plus pathétique ici... Il en horrifierai plus d'un parent de voir son enfant se faire réprimander ainsi. Moi un pauvre adolescent désorienté par son obligation de devenir adulte... Bwahahahah!*

Le petit exutoire de l'homme du placard terminé, Ryann essuya du revers de la manche les quelques postillons arrivés à sa figure. Posant sa serpillère contre un mur, le garçon, les mains libérées, applaudit son interlocuteur, un air victorieux affiché sur le visage.

- Vous savez, mon brave,en vérité, vous êtes un divertissement délectable. Et c'est un compliment que je vous fais. J'avoue que votre verve et ignorance m'égaye au plus haut point. Si vous n'étiez pas aussi méprisable je ne vous aurai porté aucun intérêt mais là je m'amuse vraiment! Votre difformité et toute la rage que vous portez envers cette dernière font de vous un personnage vraiment stéréotypé! C'en est si pitoyable que je pleurerai sur votre sort. Mais bon, je ne vais pas me perdre en éloges à votre égard, ça vous tuera en un rien de temps.

Le garçon se mit à tourner autour de l'homme, s'arrêtant de temps en temps pour souligner quelques mots.

- Oui, je ne vous respecte pas, en même temps comment pourrai-je respecter quelqu'un d'aussi grossier que vous? J'assume complètement la personne que je suis! N'est-ce pas là un remarquable exemple d'estime de soi. Estime que vous ne semblez pas avoir le moins du monde. Et oui, je laisse les gens faire le sale boulot à ma place. Après tout, l'altruisme envers les plus démunis mentalement n'est pas condamnable, alors quel est le mal? Fufu... Vous êtes choqué? Allons, c'est ça s'entraider en famille!

Toujours avec entrain et sourire, le garçon continua sa petite ronde.

- Mais trêve de palabre, vous savez à quoi vous me faites penser? A de l'herpès. Les imbéciles c'est comme l'herpès. Vous en chassez un et un autre arrive au galop et cet hôtel semble en fourmiller bien malgré moi. Un bouton de fièvre que l'humanité tente de réduire à néant. Et j'avoue que je ne m'attendais pas à en trouver un aussi... Ah je n'utilise pas souvent ce mot pour parler d'autrui... Ah oui! Persistant, c'est le mot! Mais bon c'est le credo des imbéciles.

Tout sourire, la garçon attendit de voir ce qu'allait faire "Çà". Laisser tomber l'adolescent car il n'en vaut pas la peine ou tenter de le remettre en place une fois de plus?
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Non seulement je déteste parler de la sorte mais ce que je déteste par-dessous tout c’est que la dite personne qui se fait sermonner ne soit pas capable de comprendre qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Ce gosse m’énerve de plus en plus. A cataloguer désormais dans la classe « nuisible » en compagnie du paternel. Je me doutais que je devrai subir des représailles face au venin que je venais de déverser sur sa petite personne si précieuse mais là… Apparemment, il parvient encore à m’étonner. Sans doute le seul intérêt que je peux bien lui porter à ce mioche. Et vas-y que je m’essuie comme si je lui avais postillonné dessus. Petite fille précieuse va. Je t’en foutrai moi des divertissements délectables. Il se prend vraiment pour un Dieu cet imbécile heureux ? Enfin, heureux, tout reste relatif, si j’ai bien saisi son personnage, je le vois bien capable de souffler en permanence parce que le monde ici-bas n’est pas assez bien pour sa petite personne. Je t’en foutrai moi des personnages stéréotypés. Le stéréotypé, il va t’en coller une si tu continues !

Mes poings se serrent instinctivement. Cela fait vraiment longtemps que je n’avais plus éprouvé le besoin de cogner. Oui, cela fait parti de ces choses qui m’ont quitté à la fin de l’adolescence. Tout comme mon envie de porter du noir. Je n’étais pas un enfant de cœur ado et là, je suis bien en passe de le redevenir s’il continue à me tourner autour ainsi. Ote ton sale regard de mégalomane de mon corps. Tu ne me respectes pas ? Sans blagues. J’aurai du en faire de même dès le début. Leçon à retenir, arrêtez d’être gentil avec les prétentieux aux cheveux noirs. Plus tu les ménages, plus ils prennent la grosse tête. Altruisme ? Il faudrait peut-être que ses parents lui achètent un dictionnaire. Je n’appelle pas ça de l’altruisme pré pubère mais de l’esclavagisme. Forcément, tu es si imbu de ta personne que tu ne dois même pas savoir ce que ce mot signifie. Comme les blancs qui tenaient en esclavage ces pauvres africains au début de notre histoire. Tu aurais été parfait pour cette époque petit mais là, on est au 21e siècle et ce genre de propos, ça peut faire très mal en fonction de la personne à qui tu parles.

Vas-y que je parle, parle, et parle encore. Il me fait vraiment du vent pour pas grand-chose. Il peut bien dire sur moi mais il n’est pas différent à ce niveau-là. Son monologue a des airs de « déjà vu » et je pourrai bien appuyer sur le bouton « accéléré », ça serait le même. Dans dix minutes, il portera encore le même jugement et aura toujours le même discours. Sauf si je lui fais ravaler sa salive avant. Tu vas voir l’herpès ne va plus se laisser faire. Si tu t’amuses à utiliser les autres, soit, c’est leur affaire après tout. Mais moi, tu n’es pas prêt de m’avoir comme gentil toutou te suivant à tes côtés. Je serai le molosse qui va te mordre. Je vais lui faire ravaler son petit sourire de mes deux là. A force de tourner autour tel un vautour, il a fini par être dos à moi, juste à la droite du placard à balai. Je me retourne et cogne le mur, juste à droite de son visage. Tellement enragé, je ne sens même pas la douleur. J’approche alors mon visage du sien, je sens sa maudite respiration contre ma peau. Je l’étoufferai bien tiens seulement il faudrait cacher son corps et je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça.


♣ Ruthel : Tu sais petit, tout le monde n’est pas rose, ni gentil. Continue de me chercher ainsi et ça va finir mal pour toi. Car je suis peut-être détestable, pathétique et insignifiant pour toi mais je reste quand même plus fort. C’est ainsi, tu es petit et malingre. Alors ne cherche pas un ennemi que tu ne connais pas car la prochaine fois, mon poing-là, c’est dans ta jolie petite gueule de c** qu’il va se retrouver. Compris ?

Malgré le murmure, ma haine envers sa maudite personne est perceptible. Je m’éloigne, il le faut sinon je ne vais pas attendre une prochaine réplique (qui viendra sans doute) et je vais le taper de suite. Calme Ruthel. Calme. Reste zen. Ne pas taper. Tu faisais ça quand t’étais un ado rebelle. Tu as grandi et passé l’âge de ces idioties. Mais qu’est-ce que ça fait du bien quand même. Il va sûrement trouver à redire. Ca fait homme des cavernes, primate pas foutu de se contrôler, et gnia gnia gnia. Mais je l’aurai prévenu. Dernier ultimatum. Tu me touches, je te tape. Là, pour le coup, j’aimerai vraiment que Matth’ soit là. Histoire de me calmer. Il a toujours été le plus sortable de nous deux. Il arriverait sûrement à me calmer. Quoique face à ce mioche, peut-être qu’il aurait des envies de meurtre lui aussi. Va savoir. Je m’en moque maintenant de ce placard, de ce fou psychopathe ou de qui que ce soit d’autre. J’en ai marre de cet hôtel où les gens y sont détestables.
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Tard la nuit, dans les couloirs de l'hôtel Dusk, un bien étrange ballet s'effectuait entre deux personnes. L'un sautillait allègrement autour de son "partenaire", tel une mouche agaçante. Le second resta de marbre, du moins en apparence. Si Ryann appréciait quelque chose, en dehors de sa propre personne, c'était bien de narguer les âmes plus sensibles. Et son vis-à-vis était la proie parfaite pour balayer l'ennui de l'hôtel. Tout au long de ses pas chassés autour du "misérable" homme du placard, le garçon ne se lassa guère de cette petite jouxte. Une fois la danse terminée, l'adolescent s'était retrouvé dans le dos de son "partenaire" et attendait une réaction. Seulement, celle-ci mettait du temps à venir.

*Pff. Et quoi? Il ne réagit même plus? Son cerveau a buggé? Raaaah "Çà", "Çà", "Çà"... Tout est si étriqué dans ta tête que les informations ont du mal à passer. Déjà qu'il faut franchir cette immonde tignasse blonde. Je suis sûr qu'il a des pellicules! De toute façon, qui peut donc égaler ma perfection capillaire! Je suis parfait, et toi tu es un mou du genou même pas capable de rétorquer quoi que ce soit! Ah, c'est triste d'être aussi amoindri... Enfin, quoi de plus normal face à mon admirable personne. Personne n'aurait l'outrecuidance de m'arriver à la cheville! Mais bon j'aurai apprécié voir plus d'énergie chez toi, mon brave petit divertissement.*

Tandis qu'il se désolait du manque de nerf de "Çà", ce même "Çà", furibond, se retourna et frappa du poing le mur, frôlant quelques cheveux au passage. Une envie de meurtre dans le regard, l'homme blond approcha son visage, faisant sentir sa respiration saccadée sur la peau du jeune garçon. Le ton acerbe, il proféra des menaces qui calmerai plus d'un ado boutonneux. Manque de bol, Ryann, les menaces, il connaît pas et ça le fait bien rire au contraire - *et en plus je n'ai pas une seule excroissance nourrie au sébum!*.

Pendant que l'homme se reculait, le garçon afficha un sourire et plissa les yeux. Il observa son jouet avec complaisance. Finalement ça n'aura pas été bien difficile de faire céder cet homme à ses pulsions primaires. Lentement, il se décolla du mur et avançait toujours tout sourire. Sans laisser le temps à l'homme de réagir, Ryann se colla contre son flan droit et comme de vieux amis, il posa sa main sur son épaule gauche. Les yeux pétillants de mauvaises intentions et un sourire en coin, l'adolescent susurra à l'oreille de sa petite distraction quelques mots "agréables". L'homme s'attendait à des représailles? Le garçon espérait que celles-ci lui plairont.

- N'essaye donc pas de jouer les gros bras en face de moi, ma pauvre petite chose. On ne joue pas dans la même arène, vois-tu? Tu ne me plais pas du tout et rien ne m'empêchera de te présenter ta médiocrité sur un plateau. Tu joues des poings sans vraiment réfléchir.

Ryann fit mine de réfléchir, puis soudain, serra encore plus fort son étreinte tout en continuant sur un ton amusé.

- Oh non, j'ai heurté ton petit cœur de beurre, c'est vrai. Quel mauvais garçon j'ai été! Mais donc vas-y! Va ! Flanque moi la raclée que j'ai si bien méritée selon toi. Enfin, si tu es un homme bien sûr. Ah non, évidemment, tu es quelqu'un de bien civilisé. Tu ne daigneras jamais porter la main sur un pauvre adolescent. Oh et puis qu'est ce que les gens vont penser si tu faisais cela? Dit-il en ayant l'air choqué. Certes tu auras cloué le bec d'un gosse, quel prestige. Franchement, j'applaudis ton geste tellement je suis fier de t'avoir rabaissé à ce point! Mais ne t'inquiète pas ma petite chose, je t'apprécierai toujours à ta juste valeur! N'oublie pas : Tout ce que tu fais ou dis m'offre encore plus d'auto-satisfaction. La vie est dure, n'est-ce pas?

Il tapota l'épaule de "Çà" comme s'il compatissait à son malheur et enchaina encore et toujours.

- Mais je suis là maintenant. Tes petits malheurs te sembleront si anodins en ma présence. On est bons camarades désormais, hein?

Le garçon termina sur une accolade avant de se détacher de "Çà" et de se placer face à lui. Au bout du couloir, un jeune couple s'avançait dans leur direction. Ceux-ci devaient sûrement revenir du restaurant, donc il y avait de fortes chances que Sacha soit de retour dans la chambre 1451 et s'interroge sur l'absence de son frère. Ryann décida donc de faire sa révérence. Et puis c'est une bonne opportunité pour ne pas se faire démolir directement par le blondinet.

*Eh! Mais c'est que je suis en veine ce soir! Allez, je vais laisser ce petit microbe du placard bouillir de rage. Dommage de ne pas pouvoir assister à ce spectacle, mais sinon Sacha risque de crier mon ridicule sobriquet dans tous les couloirs et mon effet tombera à l'eau. Faudra vraiment que je lui apprenne à m'appeler "maître", ou juste par mon prénom, c'est pas compliqué pourtant.*

- Oh, vous me pardonnerez mon impolitesse a vous laisser dans ce placard, mais j'ai des taches plus importantes qui m'incombent plutôt que m'occuper de votre cas social. J'espère néanmoins ne point vous recroiser au détour d'un couloir! Comprenez donc. Question d'image! Dit-il tout naturellement. Les clients arrivant à proximité du duo, Ryann afficha son sourire le plus angélique et termina son petit dialogue sur un :

- Passez un excellente soirée, mon bon monsieur!

Le pas léger, le garçon salua de la tête le couple qui passait, saisit la serpillière posée contre le mur et tourna les talons pour retourner vers sa chambre. Un pas, deux pas, trois pas et Ryann lança un dernier regard par dessus son épaule pour admirer la mine de l'homme et reprit sa route vers sa chambre.

HS:Voilà la réponse tant attendue! Désolée du retard mais tu sais que je ne pouvais pas poster de rp la semaine dernière T_T...
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{Le contenu de ce post peut choquer certains lecteurs, je préfère prévenir}

Tout ceci me dépasse. Ils ont bu quoi dans cet hôtel ? Entre un fou furieux, une photographe agressive et un mioche à l’ego surdimensionné, on a de quoi perdre la tête. J’ai l’impression d’être tombé dans une marée de malades qu’on a décidé d’oublier en les bazardant dans un endroit paumé. Ce n’est peut-être pas si loin de la vérité en fait. Ce gosse me sort par les yeux et je n’avais plus du me contrôler de la sorte depuis bien des années. J’inspire. J’expire. Calme. Il faut rester calme. Créer un esclandre ici ne m’amènera rien si ce n’est des ennuis. Chose que je ne désire pas avoir. Il se prend pour je ne sais quoi, ose me titiller, puis me tourner autour tel un vautour et j’aurai du rester de marbre ? Et puis quoi encore ! Il n’est pas marqué « self control » sur mon crâne que je sache. Je ne l’ai pas encore tapé, c’est déjà bien non ? Ouais, je vous vois venir. Comment ose-t-il dire ça alors qu’on parle d’un enfant. Et bah l’enfant, moi, je vous le dis, c’est un démon. Alors pas de pitié pour les démons. Pourtant, j’en ai encore suffisamment en réserve puisque je ne le tape pas. Je préfère me cogner contre un mur plutôt que d’amocher sa sale petite gueule de con. Je le menace et ce petit con ose me sourire mais ce qui me hérisse le poil par-dessus tout, c’est sa manière de venir avec son accolade là comme si nous étions de bons vieux potes. Dégage marmot si tu ne veux pas mourir dans d’atroces souffrances.

Alors là, je ne sais vraiment pas ce qui me retient de lui refaire le portrait. Je fulmine et le mot est encore bien faible. Ma petite chose ? Non mais pour qui se prend ce petit merdeux ? Son regard se fait mesquin à mesure que le mien se fait assassin. Il débine son flot de paroles acides et je dois vraiment faire abstraction de sa petite personne pour garder le contrôle. Zen, Ruthel, zen. Ne pas taper. Ca ne t’avancera à rien. Ce n’est qu’un con de premier ordre et il finira bien par se casser la gueule un jour. Et là, tu seras là pour lui faire ravaler sa verve. Oui, voilà, pense ainsi. Non. Impossible. Je ne serai pas garder mon calme. Pas quand ce con** me tapote l’épaule comme si de rien n’était. Mes poings tremblent, ma rage est palpable et je grogne tel un animal prêt à bondir sur sa proie. La poisse me colle à la peau. Pourquoi ? Parce qu’il a fallu que monsieur soit pile poil devant moi (donc en gros, une cible parfaite) quand un couple décide de faire irruption dans le couloir. J’hallucine, je vais devoir le laisser partir ainsi… Bordel. Je hais cette vie de merde. Ne t’en fais pas Stalker, je connais ton nom. Je n’oublie pas, je suis rancunier. Tu vas le payer. Je m’arrangerai pour faire de ta misérable existence un enfer dont tu n’as même pas idée. C’est ça casse toi vermine. Tu ne perds rien pour attendre. Mes poings tremblent davantage à mesure qu’il poursuit son petit numéro pathétique. Il termine par une révérence avant de s’enfuir la queue entre les jambes.


♣ Ruthel : C’est ça, casse-toi avant que je te refasse le portrait sale con.

Ce couple de mes deux n’est pas encore assez prêt de moi pour entendre mes mots. Tant mieux. Ou pas. Je m’en fous en fait. Je le hais ce mioche. Lui et son style pincé. Lui et sa gueule de con. Lui et ses sourires faux. Lui et ses manières pathétiques. Je trouverai un moyen de me venger. Il va payer. Je m’en fous qu’il soit un gosse, ça n’excuse en rien son attitude. Je trouverai son point faible et je le ferai souffrir. Oui, il va regretter de m’avoir mis en rogne. On ne se paie pas ma tête impunément. Je ne m’énerve pas facilement mais quand c’est fait, on pleure. Le couple arrive à ma hauteur et me salue. Moi, je les fusille du regard avant de leur demander s’ils veulent peut-être mon portrait. Je fulmine. Je rage. Je suis tellement dégoûté que je shoote dans les balais présents dans le placard. Tout ça à cause de… Je le HAIS !! Il paiera. Je suis trop énervé. Si je rentre ainsi, Matthew va payer pour ce con alors qu’il n’a rien fait. C’est ainsi que j’avance d’un pas rapide et énervé, préférant calmer mes nerfs ailleurs. Je ne sais pas où j’irai, je m’en fous d’ailleurs. Mais il faut que je bouge sinon le prochain qui m’approche et me sourit, je lui pète les dents. Je claque la porte du placard, histoire d’extérioriser ma haine et quitte le couloir. Je ne regarde pas, trop énervé, et c’est ainsi que je finis forcément par percuter quelqu’un. Bon sang, y a pas moyen de fulminer en paix ? Bordel de merde !

J’ai bien envie de remettre l’opportuniste en place mais mon regard se pose sur une femme enceinte. Allez, reprends contrôle de tes émotions mon grand. Tu peux le faire. Inspire. Expire. Je la regarde avec le plus de sympathie que je peux avoir dans le visage (c'est-à-dire pas beaucoup vu les circonstances) et m’excuse. Je ne l’avais pas vu et j’étais distrait donc… Pathétique excuse mais je n’ai pas envie de me creuser plus la tête. Je la laisserai bien en plan mais madame a décidé de faire la causette. Bon sang, j’en ai marre de cet endroit. Je vais finir par commettre un meurtre ! Hep ! Minute. Elle a dit quoi ? Elle s’est présentée sous le nom de Stalker… Tiens, tiens… Aurait-elle un lien de parenté avec le mioche détestable ? Intéressant tout ça. Je finis par sourire de manière sournoise. Je t’avais promis une lente descente aux Enfers mon cher Stalker. Tu n’as même pas idée de combien ta sœur adoré va souffrir. Pleure petit car maman et bébé vont payer le prix fort. Je m’excuse poliment après m’être à mon tour présenté et fait finalement demi-tour pour retourner dans ma chambre. J’élabore déjà mon plan de bataille. C’est mesquin me direz-vous d’attaquer une femme enceinte mais je m’en fous de l’éthique. Elle n’est même pas mauvaise et piquante comme l’autre mais je m’en fous aussi. Tant pis, elle paiera. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’il serait prêt à tout pour qu’on l’épargne. Oui, elle sera l’objet de ma vengeance…

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Evangile de Saint Ruthel - La multiplication des serpillères