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Tayo, Tayo, entrons dans l'antre du gros gras rat gris {Andrew}
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▌Date d'arrivée : 02/12/2009
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Il y était presque, le valeureux chapelier avait vaincu les lignes ennemies et s’était approché des cuisines du gros gras rat gris. Qui était-ce ? Mais rien moins que le cuisinier personnel de la dame blanche. D’ailleurs, pourquoi diantre avait-elle engagé un pareil grincheux ? Il devait sans conteste être un espion aux services de l’abominable sœur rouge. Cela ne pouvait être que cela. Mais le chapelier ne fouillerait point ce soir dans les cuisines afin de trouver les preuves de cette accusation des plus capitales. Non, il était ici pour des raisons gastronomiques. Voyez-vous, discutant quelques heures auparavant avec son cher ami lièvre, il lui était apparu que leur tea time perdait de leur apanage.

Comment me direz-vous ? Le chapelier n’apprécie plus le thé ?!? Mais le ciel va nous tomber sur la tête à coup sûr. Mais que neni cher ami. Il voulait juste innover. Cela faisait des siècles qu’ils festoyaient de la sorte alors il voulait simplement offrir à ses amis lièvre et souris blanche une autre manière de déguster tout en s’amusant. Cette idée lui était venue lors d’une lecture des plus originales. En effet, monsieur vagabondait de ça de là dans le labyrinthe de la reine de cœur quand il arriva dans un lieu des plus particuliers. Cet endroit était rempli de livres et de magasines. Tiens, des livres dans un labyrinthe ? La reine perdait-elle la tête ? Tout le monde savait bien que les livres se trouvaient sous le lit. Tsss.

Mais revenons en à nos magasines. Nathaniel s’était installé dans la pièce, sur un divan, et avait lu et griffonné sur les magasines people. Puis soudain, là, tout devint clair, il avait vu le paradis ! Une recette de cuisine de… cupcake ! Des mini gâteaux à déguster en compagnie d’un thé. Quoi de mieux que ces merveilleux jolis gâteaux pour agrémenter leur réunion de thé ? Le chapelier était content, il allait faire une surprise à ses deux comparses de théière et leur offrir des cupcakes automnaux. Il y en avait un tout zoli avec de la crème au beurre de couleur verte. Le tout était monté en forme de sapin et pleins de petites boules pour faire la décoration. Ce serait tout simplement bon. Ou pas. Il ne savait pas, jamais goûté.

Tout content, c’est ainsi que Nathaniel avait décidé d’aller cuisiner dans l’antre du gros gras rat gris. Il avait quitté son terrier (enfin celui du lièvre) à la nuit tombée et avait longé les murs afin de ne point être repérée. Une gamine l’avait aperçu et était rentrée dans sa chambre en se demandant qui c’était cet adulte qui jouait dans les couloirs ? Un mystère qu’elle ne résoudrait pas de sitôt. Nathaniel avait descendu les escaliers à petits pas feutrés et s’était planqué derrière un palmier afin de ne point être repéré. Un regard à gauche, puis un autre à droite, et le voilà qui s’avançait telle la panthère rose. Il arriva enfin dans la cuisine et nous revoilà au début de notre histoire. Fort heureusement pour vous, nous n’allons pas nous arrêter ici.

Le jeune fou regarda la pièce et chercha un moyen d’illuminer les lieux. Il claqua dans les mains, faisant résonner ce son strident dans la pièce silencieuse. Ooouh mauvaise idée et si le gros gras rat gris rappliquait ? Il se fit plus silencieux et tapota doucement dans ses mains. Toujours rien. Mais alors ce n’était pas ça ? Hum. Réfléchis, réfléchis. Peut-être un mot magique ? Voui, sûrement. Il prononça alors tout un tas de sucreries, de mots débiles et autres mots de passe réputés. Rien, que dalle, nada. Diantre, triste sire, qu’allait-il faire ? Et s’il suffisait de trouver un bouton comme dans la chambre ? Mais c’est bien sûr, il longea les murs et trouva rapidement l’interrupteur miracle.


« Hihi, c’était facile. Tellement que même le dodo aurait trouvé. Pourtant, il n’est pas réputé pour être très futé. Alors, où vais-je trouver des cupcakes ? Il me faut de la crème verte et des perles rouges. Hum… Si j’étais un gros gras rat gris, où planquerais-je ma nourriture ? »

Nathaniel resta bien cinq minutes ainsi, un air de pure réflexion collée au visage, avant de conclure qu’il n’était pas un gros gras rat gris. Donc, c’était normal qu’il ne sache pas où chercher. C’est ainsi qu’il partit en quête de fouiller les armoires, placards et autres objets bizarres. Il finirait par trouver de la crème verte. Oui, quand on est l’idiot du village, nullité incontestée en cuisine, on n’est pas foutu de se dire qu’il faut du colorant alimentaire pour colorer une crème au beurre que l’on a préparé au préalable. Ces cupcakes allaient mettre longtemps avant de débarquer dans son tea time. Il fouillait et avait fini par trouver une carotte qu’il enfourna sans plus se questionner. C’est à ce moment que quelqu’un décida de débarquer sur les lieux. Nathaniel ne fit pas attention, grignotant dans son coin tout en se posant la question

« Quoi de neuf docteur ? »

Aurait-il une réponse autre que celles pondues par son cerveau ?
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Dodo.

Ce fut la première pensée d'Andrew quand il rentra dans sa chambre en cette sombre soirée, après un copieux repas. Mou comme... Euuuh... Une éponge, dirons-nous, même si l'expression est assez étrange, il se dirigea vers le troisième paradis sur notre chère planète Terre, le premier étant son joli petit carnet de croquis avec des dessins sur n'importe quel bout de papier et le deuxième, la cuisine (n'importe laquelle, c'est une cuisine !), le lit douillet. Comme il avait l'air confortable, chaud et parfait pour dormir ! C'est vrai qu'il devait quitter l'hôtel. Mais il ferait ça demain, il était bien trop fatigué. Sans plus attendre, l'albinos se laissa tomber sur le matelas, se glissa en un éclair sous les draps et ferma les yeux. Non, il ne ronfle pas. S'endormant comme une véritable souche, il essaya en vain de ne pas faire attention aux jolis sons que produisait son ventre et la sensation qu'il avait dans l'estomac. Mais c'était pas vrai, il venait de manger !

Il ne dormit que quelques heures. On vous a déjà dit que votre ventre gargouillait même quand vous êtes dans les accueillants bras de Morphée ? Dans tous les cas, le jeune homme ouvrit brusquement les yeux en pleine nuit. Au travers des rideaux de la fenêtre, les faibles rayons de la lune éclairaient à peine le parquet de la chambre. Comme c'est joliment dit. Le silence reposant fut encore une fois brisé par d'élégants bruits gastriques. Andrew se redressa brusquement, tenant son ventre de ses bras. C'était tellement fort que les occupants de la chambre d'à côté pouvaient sûrement entendre. Quoique... Si on réfléchit, il n'a pas de voisins de chambres. Pas encore. Il y avait bien d'autres personnes dans l'aile Est, et qui sait s'ils n'avaient pas entendu. Poussé par une soudaine détermination... Non, poussé par la faim surtout, Andrew se leva et se vêtit d'une simple veste par dessus son pyjama tout simple. Il sortit finalement de sa chambre, et se dirigea vers la cuisine, deuxième paradis sur... Sur Terre, oui.

Dans les couloirs déserts (Diantre, il y a des gens qui dorment, ils n'ont pas envie de manger un petit quelque chose pour la nuit ?!), un grand courant d'air passa. Et zut. Il avait froid aux pieds maintenant. Quelle idée de sortir de sa chambre sans chaussons, chaussettes, chaussures, ou autre truc qui pouvaient couvrir les pieds. Autrement dit, ces derniers étaient bel et bien nu et à l'air libre. Ne vous inquiétez pas, ça ne sent pas. Andrew déteste la crasse de toute façon. Même si sa chambre est souvent un véritable bazar. Pour ne pas s'éloigner du gentil albinos qui commençait sérieusement à avoir peur à cause de la pénombre, suivons-le. Il s'approchait du but, il pourrait enfin taire les bruits de son estomac. Quoique, ce n'était pas vraiment un problème. La nourriture, c'est la vie.

Mais enfin. Il poussa doucement la porte des cuisines, soucieux de s'introduire ici alors que d'ordinaire, il y avait la cuisinière, quoi de plus normal. Mais bon, ce n'était pas SA cuisine à lui tout seul, il fallait penser que d'autres personnes allaient manger les délicieux aliments qui s'y trouvaient. Le jeune homme entra alors à l'intérieur du deuxième paradis s... Vous avez compris.


« Quoi de neuf docteur ? »

Oh. Quelqu'un. Quelqu'un ?! NON ! On l'avait pris sur le fait ? Il n'avait plus qu'à mourir, comme c'était malpoli de sa part de s'introduire ici ! ... N'exagérons pas. Andrew sursauta quand cette question fut posée, et se tourna, intrigué, vers la source de ces paroles. Un homme d'âge mur, dans un coin, armé d'une carotte, grignotant. Mais tiens... Il le connaît celui-là ! C'était bien celui qui lui avait flanqué une frousse immeeeense en regardant par-dessus son épaule ! Il savait bien qu'il allait le revoir. C'était d'ailleurs le moment de s'excuser pour son comportement. On ne s'enfuit pas devant les gens.

Mais bon, la question était étrange. Il n'avait même pas pris la peine de regarder Andrew en parlant, vacant toujours à ses occupations. Cet homme semblait assez... bizarre ? C'était pourtant l'impression qu'il lui donnait. En tous cas, Andrew avait du mal à le comprendre. Ca lui faisait bizarrement penser à ses cours de chimie, notamment à la méthylamine où il n'avait strictement rien compris. Déjà que retenir un nom pareil, c'était déjà pas mal, franchement. Enfin, ne cherchez pas à comprendre pourquoi il pensait à ça.

Il s'avança timidement, évitant de rester dans les courants d'air venant du couloir. A croire qu'ils le poursuivaient, ceux-là. Il ferma la porte et se rapprocha un peu plus de l'inconnu.


« Excusez-moi ? »

Tout ça pour attirer son attention. Mais quelle manie il avait de vouvoyer n'importe quelle personne qu'il ne connaissait pas.
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Il grignotait encore et encore et encore. Sa carotte faisait un bruit tonitruant tandis qu’il mâchait la bouche ouverte. On ne fait pas cela ami lièvre, où sont donc passées vos manières ? Hum ? Quoi ? Comment ? Mais je mange comme je le souhaite mon brave. Faites donc le guet pendant que je déguste ce divin repas histoire de ne pas se faire prendre par le gros gras rat gris. Mais voyons mon ami, nous n’avions point décidé de trouver de l’herbe verte ? Ah tiens, vous connaissez de l’herbe rouge ? Oui, dans les jardins de la reine. Elle les peint. Enfin, elle demande à ce qu’on le fasse. Pauvres, pauvres cartes. Mais il me semble que l’herbe n’était point l’objet de notre quête. Ah qu’était-ce donc ? Je ne sais pas. Tout affairé à se remémorer la raison de leur venue, enfin de sa présence (à force de subir ses élans de dédoublement, nous finissons par faire de même), Nathaniel ne remarqua pas le nouveau squatteur de cuisines. Attention au gros gras rat gris ami.

« Excusez-moi ? »

Hum ? Le gros gras rat gris est arrivé ? Mais voyons chapelier, cessez de bailler aux corneilles. Que diable, nous voilà démasqués ! Que faire ? Que faire ? Cachons-nous dans une théière ? Ah non, la souris ne partage pas. Je croyais que vous le saviez pertinemment. Alors que dites-vous de cette passoire ? Tout paniqué, Nathaniel se dirigea vers la passoire, prêt à la déposer sur sa tête, quand soudain son regard dévia en direction du nouvel arrivant. Tiens. Il n’avait pas l’air méchant. Ni même gros. Pourtant, un gros gras rat gris, ça doit être gros. Donc, ce n’était pas leur ennemie ! Alléluia, ils étaient saufs ! Nathaniel oubliait déjà la passoire et cette dernière, outrée de tant d’impolitesse, se manifesta à son esprit en cliquetant d’un bruit métallique contre le meuble de cuisine. Oh Oh. Madame n’aimait pas être tenue ainsi, il fallait donc la redéposer. C’est ce que fit donc notre amie folie avant de se retourner en direction du nouveau venu.

« Bonsoir, Bonne nuit. Bienvenue dans l’antre du gros gras rat gris l’ami. Mais dites-moi… Ne seriez-vous point le lapin blanc ? Celui qui dessine mieux que le dodo ne sait nager ? Pourtant, je vous assure qu’il est plutôt doué. Mais soit, notre dodo étant parti en vacances sur l’île des petits lutins de Mamacita, il ne pourra vous démontrer toute l’étendue de sa qualité de danseur. Dites, voudriez-vous un thé ? Je suis sûr que nous pourrions en trouver ici. Mais il faut faire cela en silence sinon le maître des lieux va débarquer et prenez garde car le gros gras rat gris est cruel et mesquin ! Un coup de casserole sur la tête et nous serons esclaves de la reine avant d’avoir dit Guiguendélire. »

Aussitôt fini, aussitôt oublié. Nathaniel se mit en quête de sachet de thé. Il avait laissé ses merveilleuses feuilles dans sa chambre et c’était trop risqué d’y retourner. Palsambleu, les sachets de thé seraient mieux que rien. Encore ce rien ! Dites donc, ne chercherait-il pas des puces celui-là ? Ah ? Rien ne serait-il pas un singe ? Vraiment ? Je ne sais pas. Quel mystère. Nathaniel s’affairait, laissant des traces de son passage. Tantôt c’était un tiroir laissé ouvert, tantôt un frigo dont la porte n’était pas refermé (voyez toute la logique de notre illogique puisqu’il cherche des sachets de thé dans un réfrigérateur). Ah ? Un paquet de sucre glace. Oh, on jette. Le sachet explosa au sol en une magnifique tempête de neige. Haaan, de la neige. Il commençait doucement à neiger maintenant, c’était joli. Oubliant sa nouvelle quête (ainsi que la première, mais qui était oubliée depuis bien longtemps pour sa part), Nathaniel s’agenouilla et attrapa quelques morceaux saupoudreux de sucre glace.

Il les lança au-dessus de sa tête en rigolant bêtement. Non, ne vous inquiétez, nous n’allons pas crier si vous partez en hurlant au fou. Ce serait normal après tout. Les flocons de sucre volèrent et Nathaniel les observa. Avant de remarquer la présence d’un étranger (air de déjà vu ?). Oh. Quel impoli mon cher chapelier. Vous ne pourriez donc point le saluer ? Mais s’il s’agit du gros gras rat gris, nous sommes cuits. Voyons donc, il est bien trop maigre pour être cet odieux personnage. Et puis, il n’est pas gris le petit, il est blanc ! Aaaah, serait-ce notre bon vieil ami lapin ? Nathaniel se redressa et étira longuement ses bras avant de les balancer dans le vide. Hihi, il fallait saluer leur vieil ami de toujours. Il ne portait pas sa bonne vieille montre à gousset ? L’aurait-il oublié ? Voyons, mon brave, autant dire que vous, chapelier, vous avez oublié votre chapeau. Et vous, votre carotte. Ha. Mais je ne l’ai pas sur moi. Ralalala, rassurez-vous, j’en ai une dans ma poche rien que pour vous. Vous aviez tout prévu mon cher. C’est ainsi que Nathaniel sortit une carotte et la grignota sans autre forme de procès. Il grignota, grignota et puis finit par reprendre la parole.


« Bonsoir, Bonne nuit. Bienvenue dans l’antre du gros gras rat gris l’ami. Mais dites-moi… Ne seriez-vous point le lapin blanc ? Celui qui dessine mieux que le dodo ne sait nager ? Pourtant, je vous assure qu’il est plutôt doué. C’est étrange, mais je suis persuadé que vous l’avez déjà vu à l’œuvre. Dites-moi, mon bon ami, n’auriez-vous point perdu votre montre à tout hasard ? Un petit thé pour discuter gaiement de tout cela? »

Et notre jeune ami retourna en quête des fameux sachets de thé délaissés précédemment. Courage Andrew, tout ceci n’est qu’un rêve étrange car ton estomac affamé est en train de te faire rêver. Ou pas…
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En interpellant cet individu, même si ce n'était que pour s'excuser d'avoir fui alors qu'il s'était penché pour regarder son misérable croquis, Andrew ne savait pas qu'il s'embarquait dans une nuit de folie. Si vous me permettez l'expression, le vice de la folie étant fou. Jeu de mots vaseux, effectivement, je vous l'accorde. C'était donc pour cela qu'il avait prononcé deux petits mots insignifiants, pour attirer l'attention de cette étrange personne. Gentleman anglais il était, gentleman anglais il resterait. Il s'excuserait, un point c'est tout. Non mais. Par contre, il n'avait pas réfléchi à la réaction que l'inconnu pourrait avoir. Un sursaut aurait été normal. Mais se précipiter sur une simple passoire comme si sa vie en dépendait, ça l'était moins. Plus qu'étonné - c'est quand même pas tous les jours qu'on voit ça -, l'albinos le suivit du regard. Regard qui se croisa enfin avec celui de son interlocuteur qui abandonna - deux fois - la pauvre passoire et entama un monologue sans queue ni tête. Andrew le regarda les yeux légèrement arrondis. Que voulez-vous répondre à quelqu'un qui vous demande si vous êtes un lapin qui dessine mieux qu'un dodo qui nage puis qui devient subitement danseur sans savoir pourquoi et qu'il y a un gros rat gris qui traîne dans les parages. Guiguendélire, effectivement. Le jeune homme ne réagit pas tout de suite, abasourdi. De toute façon, sa politesse et sa timidité l'empêchait de faire une réflexion désobligeante du genre : "Vous vous sentez bien ?" Protestation d'estomac. Mais c'est qu'il avait faim quand même !

Plutôt calme en apparence, le futur dessinateur professionnel - oui, oui, on compte là-dessus - regarda d'un air inquiet son interlocuteur - même s'il n'écoutait pas grand-chose de ce que disait Andrew. Comment ça il ne disait rien ? Mais comment voulez-vous en placer une avec l'autre, là ? -. Que faire ? Subitement, la porte du frigo à côté de lui s'ouvrit un instant. Mais ne se referma pas alors que celui qui l'avait ouverte ne l'avait pas refermée comme il se devait. Soucieux de la propreté, de la politesse, de... on a compris, le jeune homme s'apprêtait à refermer la porte blanchâtre quand son regard fut attiré par un aliment à l'intérieur du réfrigérateur à la forme vaguement ichtyoïde. Sauf que c'était vraiment du poisson même si ça n'en avait pas l'air. Et c'était ça qu'ils leur servaient en poisson dans cet hôtel ? Ah non, Andrew ne mangerait jamais ça. Mon Dieu qu'il est contradictoire ce garçon. Lui qui s'interdisait de faire des réflexions désobligeantes sur n'importe quoi, voilà qu'il s'en faisait mentalement une sur la qualité de la nourriture ici. Hem. Finalement, il referma la porte, alors que ce... poisson dirons-nous n'avait attiré son attention qu'une fraction de seconde. Mais ce moment fut assez suffisant pour que l'autre personne présente dans la pièce fasse de cette pièce un vrai capharnaüm, avec un joli tapis poudreux et blanc. Mais tout ce passait bien trop vite. Le voici encore une fois devant Andrew, avec une impression de déjà-vu. Normal. Même monologue. Avec une petite variation à la fin. Ca y est. Andrew William Loxley devenait fou. Ou alors c'était celui en face de lui qui le devenait. Ou qui l'était depuis un bon moment. Finalement, le jeune homme ouvrit timidement la bouche.


« Je... n'ai pas perdu de montre, non... »

Dit comme ça, il n'avait pas l'air perturbé notre Andrew, c'est vrai. Sa montre était véritablement à son poignet droit, bien visible. Et déjà, l'autre personne repartait dans les coins de la pièce, visiblement en train de chercher quelque chose. Ne sachant que faire, Andrew s'avança d'un pas et vit alors une jolie petite boîte de cookies devant lui, ouverte. Lorsqu'il s'agissait de nourriture, rien ne le stoppait. Il tendit alors la main pour en prendre une, quand il se rappela de l'inconnu. Il tourna la tête vers lui en se mordillant la lèvre. C'était bien la première fois que quelque chose le stoppait pour manger.
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Diantre, diantre, mon ami, trouvons les sachets de thé pardi ! Mais chapelier, il est fort peu plaisant d’abandonner notre invité de la sorte. Certes mais sans thé, il n’est point notre invité. Ah bon ? Ah bah non. Si vous le dites. Bien entendu ! Pourquoi nous causerait-il s’il ne voulait point de thé ? Quel lien avec… Je ne vous suis plus. Fort heureusement, vous sentez trop la carotte. Han ! Quoi donc ? Quel toupet ! Tout occupé à déblatérer avec son autre lui, Nathaniel en oublia l’invité surprise, le lapin blanc qui, tiens, étrangement, n’avait point perdu sa montre. Il n’était donc pas ici pour la retrouver. Quelle étrange absurdité. Pourquoi le lapin blanc aurait-il risqué son beau pelage face au gros gras rat gris si ce n’était pour retrouver sa montre à gousset ? Peut-être parce qu’il a faim. Vous croyez ? Et bien… Certes, certes. Mais je n’ai encore rien dit ! Ah bon, je pensais que vous aviez tout dit. Mais pas du tout !! Alors allez-y. Je comptais le faire. Où donc ?!? Pardon ? Où comptez-vous aller ? Mais nul part. Pourtant, vous venez de dire que… Je viens de dire que je comptais raconter ce que vous m’empêchez de dire depuis quelques minutes. Oh, tant que ça ? Je pense bien. Vous pensez mal. Comment osez-vous ? Bah, comme ça. Bref, vous l’avez compris, notre duo siphonné n’est pas prêt d’arrêter de se quereller. Du coup, notre ami lièvre ne put faire remarquer à son ami chapelier que le jeune lapin était peut-être juste venu ici parce qu’il avait faim. Pourquoi pensait-il ainsi ? Et bien parce qu’Andrew Loxley tenait entre ses petites mains apeurées un cookie qu’il n’osait pourtant point manger. Bien entendu, loin de l’esprit de notre jeune fou de penser que cette gêne provienne de son étrange attitude de déglingué. Andrew hésitait donc à manger et rassasier son estomac affamé tout ça parce qu’il était confronté à un fou qui vous donne l’envie de vous carapater loin, très loin, histoire de vous protéger. Et tandis qu’Andrew hésitait, Nathaniel poursuivait sa recherche désespérée de thé. Il faut donc boire mon cher. Certes, je suis assoiffé. Mais je le sais bien. Excusez-moi d’insister. J’ai compris l’idée, pas la peine de me le répéter. Roh vous pouvez bien dire que je suis susceptible, vous en faites de même. Humpf.

Bref, nous revoilà parti pour un tour. Tandis que le fou de cet hôtel se dispute avec lui-même (enfin si on peut considérer le lièvre de la sorte…), il poursuit sa recherche. C’est ainsi qu’il ouvre successivement tiroirs, casseroles et four, priant pour trouver des sachets de thé. Diantre, mais où peuvent-ils bien être cachés ? Dans une armoire ? Mais laquelle, il y en a par millier ! Vile rat. Oui, allons l’occire. Que neni. Pourquoi donc ? Je ne tiens pas à abîmer mes oreilles mon cher. Ah, et moi, mon pauvre chapeau, je ne suis guère prêt à le sacrifier. Et bien, c’est donc tout décidé ! Pardon ? Envoyons le lapin blanc pour nous sauver. Mais quelle brillante idée. Ne se doutant sans doute pas qu’il soit l’objet des pensées du plus âgé, Andrew est donc toujours occupé à réfléchir à la question existentielle suivante : on mange le cookie ou pas ? Pendant ce temps, Nathaniel concocte un plan machiavélique mêlant yeux larmoyants et discours sans queue ni tête (enfin pas de son point de vue bien entendu) afin de convaincre le lapin blanc. Il lui promet même la terre promise s’il revient vainqueur de ce combat ardu : une table emplie de mets de tous horizons et thés à foison ! Certes, ce genre de « récompense » ne motiverait personne mais bon quand on se prend pour le chapelier, on arrive à se convaincre de l’utilité d’un grand nombre d’imbécilités. Se frottant les mains, fier de son projet, convaincu de la bonne foi de son action et surtout persuadé que cela va marcher, Nathaniel abandonne sa quête des sachets de thé et se tourne en direction du lapin blanc, alias Andrew W. Loxley. Han ! Diantre, le petit coquin voilà qu’il grignote tout seul dans son coin. Mon cher, si vous m’en aviez laissé l’occasion, je vous l’aurai annoncé il y a bien longtemps. Parce que vous étiez au courant de cette perfidie ? Mais arrêtez donc. De faire quoi ? De m’accuser à tout va. C’est parce que vous êtes coupable ! Et après, vous allez me dire qu’on lui coupe la tête. Grand dieu non, c’est le rôle de la reine de cœur. Par les pinceaux du grand dodo, je refuse de devenir comme cette femme mégalo. Cessant de discuter intérieurement, Nathaniel, fou incontesté, usurpateur de chapeau, s’avança en direction du jeune Andrew. Il l’observa un instant puis lui retira son bien précieux, son sien, le cookie.


- Mon cher, l’heure est grave. Ne rêvassez point de déguster sagement ce petit biscuit qui vous veut sien. Non, diantre, nous n’avons guère le temps pour cela. Alice n’est pas présente ce soir et grand dieu le gros gras rat gris approche. Il nous faut quérir l’aide des souris Batang et des chats Touareg. Ils doivent connaître le point faible de cet ennemi juré. Une fois occis, mon ami, nous pourrons goûter goulument à ce merveilleux met. Allez, va l’ami. Va pourfendre l’ennemi. Nous t’attendrons sagement mon brave et nous allons même préparer du thé pendant que tu combats vaillamment pour sauver notre destinée. Va, je ne te hais point.

D’un large geste, monsieur le fou, Nathaniel O’Bryan pour les mortels, sortit de sa poche un mouchoir et le tendit devant le nez de ce pauvre lapin blanc. Il l’agita, il paraît que les mortels font ça pour se dire adieu. Heureux d’avoir accompagné son camarade jusqu’au champ de bataille, l’homme finit par faire demi-tour et reprit sa quête… Le lièvre lui conseilla de fouiller dans les armoires et c’est là qu’il se dirigea. Il jeta pêle-mêle des paquets de sucre, des pots remplis de farine et des sachets de sucre vanillé. Il y avait vraiment n’importe quoi dans cette cuisine. Le gros gras rat gris n’avait aucune idée de l’utilité du thé pardi. Et vous, mon cher, n’avez aucune idée de l’utilité des choses que vous venez de gaspiller. Pourquoi, cela se mange ? Bien certainement. Ah bon. Si je vous le dis. Bien, je veux bien vous croire. A la bonne heure, vous m’en voyez ravi. Après deux trois minutes de recherche intensive, Nathaniel finit par débusquer une boîte remplie de sachets de thé. Hourra ! Hourra ! Nous avons gagné mon cher. Quelle sera notre récompense ? Un baiser de la petite blondinette peut-être ? Il faudra lui demander. Je doute qu’elle vous réponde positivement. Pas forcément, si nous amenons la chose discrètement. Oh, mais c’est que vous devenez perfide chapelier. Tout est permis pour obtenir une récompense. Nathaniel complotait pour obtenir un baiser de sa chère dulcinée et le lièvre lui indiquait quelle méthode il devait utiliser pour ce faire. Pendant ce temps-là, Andrew était toujours là. Inutile de dire qu’il devait se demander sur qui il pouvait bien être tombé. Quoique, après tout, nous ne sommes pas dans sa tête. Nous avons déjà bien assez à faire avec celle de Nathaniel. Mais pourquoi aurait-il du quitter les lieux pour une soi-disant quête dont il n’avait sans doute rien compris, vu le peu d’explications de notre cher ami folie. Se dandinant de gauche à droite, Nathaniel sortit une théière et la remplit d’eau afin de la faire chauffer. Tout devait être prêt pour le retour du héros Loxley. Il trouva dans une armoire deux tasses et une boîte de gâteaux et il s’apprêtait à installer le tout sur la table lorsqu’il fut surpris par la présence de son ami lapin. Han. Diantre, il était déjà là ? (inutile de dire que l’idée qu’il ne soit jamais parti ne lui effleura jamais l’esprit).

- Mais, mais, mais. Vous êtes déjà revenu et vous ne nous avez point prévenu ? Diantre, diantre. Le thé n’est toujours pas prêt, ni même les gâteaux et le sucrier. Misère de misère, que de mauvais compagnons nous faisons. Incapables de vous accueillir avec tous les honneurs qui vous sont dus. Mille excuses mon cher lapin blanc. Oh, mais. Que vois-je ? Vous avez retrouvé votre montre ? C’était donc le gros gras rat gris qui vous l’avez pris ? Hourra ! Hourra ! Fêtons cela !


(mille excuses pour ce retard, en espérant que cette réponse puisse... t'inspirer...)
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Il avait faim, il avait peur. C'était bien les seules choses que ressentait Andrew pour le moment, et de toute façon, l'estomac passe avant tout dans cette triste vie et ce triste hôtel. D'ailleurs, un objet, ou plutôt un aliment de convoitise était posé dans une petite boîte sur la table non loin de l'endroit où était l'albinos. Rien que la vue du petit dessin d'un sublime cookie sur le côté de ladite boîte faisait grogner son ventre d'envie. En gros, il fallait qu'il se dépêche d'aller se saisir de la boîte et de manger, il n'y avait pas plus simple. Seulement, une chose l'en empêchait, et c'était celle qui suscitait sa peur en plus de sa faim. En même temps, quand vous voyez un gars, sûrement plus vieux que vous, qui se conduit encore pire qu'un petit gamin de cinq ans aurait fait, il y a de quoi avoir peur. Non ? Mais enfin ! Mettez-vous à la place d'un pauvre gars qui n'a rien demandé et qui est descendu dans les cuisines d'un hôtel au beau milieu de la nuit pour remplir son estomac, et par-dessus tout, qui se fait agressé par un autre gars qui est descendu au beau milieu de la nuit ? Après, nous ne connaissons pas ses intentions.

Oh et puis zut. On l'a déjà dit, tout ce qui se rapporte à la nourriture ou autre truc qui se mange passe avant tout dans ce bas-monde. Aussi, Andrew, silencieusement, s'approcha de la boîte tant désirée, ses yeux gris fixés sur son compagnon de nuit. Si on pouvait l'appeler comme ça, parce que celui-ci partait plus dans son délire sans faire attention à ce qu'il y avait autour de lui qu'autre chose. Justement, l'artiste en herbe pouvait bien manger un morceau, l'autre ne s'en rendrait sûrement pas compte. Doucement, il saisit le couvercle de la petite boîte et entreprit de le soulever. Triste espoir il avait eu en se saisissant, étoiles dans les yeux, d'un magnifique cookie orné de pépites de chocolat. Heureux, il ouvrit légèrement la bouche pour le croquer à pleines dents. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque le biscuit disparut soudainement de son champ de vision, alors qu'il avait toujours la petit boîte contre son torse. Les yeux écarquillés, il chercha l'objet de son si ardent désir et finit par l'apercevoir entre les doigts de l'autre blond qui commençait maintenant à le sermonner sur il ne savait trop quoi. Andrew ne connaissait pas d'Alice, ni de gros rat gris, ni de souris Batang et de chats Touareg. Il ne savait pas quel ennemi dont il était question dans le charabia de son interlocuteur non plus.

Inculte, va.

L'albinos regarda, toujours aussi silencieux, l'inconnu s'éloigner pour recommencer à vaquer à ses occupations. Andrew était tombé chez les fous, ce n'était pas possible. Il avait déjà eu cette impression en arrivant dans l'hôtel, rien quand jetant un regard aux clients qui passaient dans les couloirs, et ça ne s'arrangeait pas. Il ne savait pas à quel point il avait raison. Il avait envie de hurler au secours. Maintenant, il réfléchissait. Devait-il sortir de la cuisine et laisser cet énergumène tout seul ? Celui-ci penserait sûrement que l'albinos serait parti affronter l'ennemi; peu importe quel ennemi était-ce, imaginaire ou non, alors ce n'était pas plus mal. Seulement, c'était affreusement impoli, n'est-ce pas ? Seulement, à force de réfléchir, c'est fou comme le temps passe vite. Et déjà, on l'agressait à nouveau. Non, je n'exagère pas avec les mots. De toute façon, Andrew avait retrouvé une montre qu'il n'avait pas perdu, alors vous n'avez rien à dire. Il déglutit, avalant le cookie qu'il avait avalé juste après que la seule autre présence humaine de la pièce lui avait rageusement volé le premier. On est gourmand ou on ne l'est pas.


« Dites, je ne suis pas parti en fait. »

Mais c'est qu'il prenait de l'assurance, le petit ! Peut-être que ce séjour dans l'hôtel sera bénéfique ! Bref, Andrew s'étonnait un peu lui-même d'être aussi franc pour une fois, mais resta silencieux un moment. Finalement, il se mordit la lèvre.

« Enfin, désolée, je pense vous laisser et retourner me coucher. »

Comme si c'était facile de raisonner le vice de la folie.
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Sautillant telle une puce savourant la sensation duveteuse du poil canin, Nathaniel souriait d’un air enjoué à son ami lapin blanc. Quel grand évènement que voilà ! L’ami avait combattu et vaincu le gros gras rat gris. Ils pourraient désormais venir en toute quiétude siroter du thé dans ce lieu et qui sait, plus si affinités. Ah non ! Pardon ? Hors de question ! Mais pourquoi donc ?!? Parce qu’un lièvre ne copule point avec un lapin. Diantre, ce que vous pouvez être difficile. Je ne vous permets pas ami chapelier alors cessez vos billevesées. En quoi les lapins vous dérangent-ils ? Imaginez nos petits si nous devions faire cela avec… ça… Je ne vois pas le problème ! Et bien justement le voilà ! Hum ? Il n’y en a pas. Ah. Tout occupé à ne rien comprendre à ce qu’il pouvait bien se dire lui-même, Nathaniel n’entendit donc pas réellement son ami lapin blanc lui indiquer qu’il n’avait point occis l’ennemi tant honni. Mais qu’à cela ne tienne, ils s’occuperont de son cas une autre fois. Actuellement, ils devaient fêter la non-victoire de leur ami ici présent et quoi de mieux que de manger et boire allégrement ?

« Ta Ta Ta. Diantre, vous ne pouvez point concevoir l’idée de nous refuser de festoyer l’ami ? Vous avez vaincu alors nous allons ripailler comme il se doit jusqu’à pas d’heures. Et puis lorsque nous serons repus, nous irons dormir comme des bienheureux et pourront rêver à quelques champignons vénéneux. Je suis sûr qu’un thé aux champignons serait admirablement bon. Qu’en pensez-vous ami lapin ? »

Le chapelier se serait bien proposé pour mener son convive à la table mais le lièvre refusait d’approcher le lapin. C’est à n’y rien comprendre si vous voulez tout savoir mais soit, Nathaniel gardait donc ses distances sans pour autant perdre son sourire avenant. Il montra de la main la table et s’éloigna de son ami en sautillant telle une sauterelle face à un steak tartare. Si, je vous assure. Ces bestioles en raffolent. Sans parler que mélanger avec des raviolis au peperoni, c’est un vrai régal pour les mamies. Tiens, où était l’ami titi ? Serait-il parti faire pipi tout en chantant « panzani » ? Mystère et boule de gomme. Oh. Non, juste, ils les avaient toutes mangées alors ce sera boule de pâte à choux. Oui, c’est bon les choux. Surtout ceux de Bruxelles. Mais il est difficile d’en faire la pâte vous savez… Chapelier ! Oui, les choux de Bruxelles sont clairement les plus difficiles à faire dans la catégorie des… Chapelier ! Mais quoiiiii ? Vous ne voyez donc pas que je vous appelle ? Mais si bien sûr mais je suis occupé là présentement. Bah figurez-vous que votre ami Janot veut se faire la belle. Oh, où ça ?

Quoi ? Hein ? Mais non, pas celle-là ! Mais laquelle… Vous me fatiguez, soit, votre ami va s’en aller et je n’en serai guère chagriné alors j’abandonne l’idée de vous faire entendre raison. Figurez-vous que notre duo de fou se disputaient pour comprendre qui était la belle, de qui pour qui enfin bref, ils discutaient tandis que le jeune Janot s’apprêtait à quitter les lieux. C’est alors que le chapelier eut enfin un sursaut d’intelligence (et oui, ça arrive !) et il fit immédiatement demi-tour avant de prendre les mains de Janot entre ses paumes. Non, non, il ne partirait pas si facilement, que neni !

« Où comptez-vous aller ? Nous devons manger mon cher. Et point de discussion, je vous invite et personne ne refuse l’invitation du chapelier. Nos dégustations de thé sont les plus prisées dans le monde alors vous viendrez point final ».

Depuis quand êtes-vous si agressif ? Depuis que vous soupirez tel un phacochère en train de passer la serpillère. Gnia Gnia Gnia. Déjà, un phacochère ne fait pas le ménage. Diantre et qui le ferait donc ? Mais qu’est-ce que j’en sais ? C’est reparti pour un tour… où notre duo de malades se remet en quête de savoir qui fait quoi et avec qui… Pendant ce temps-là, le jeune anglais pouvait voir un homme approchant la trentaine s’approcher des armoires pour y sortir tasses, sous-tasses, cuillères et ramener le tout sur le plan de travail. Ok, il était apparemment sérieux le vieux, il voulait vraiment se taper un petit goûter (enfin vu l’heure, peut-on appeler cela ainsi ?) au milieu de la cuisine.

« Janot, prenez cette boîte à biscuits et poser-là sur la table je vous prie. Je vais vous concocter un merveilleux thé pendant ce temps-là et je vous parie que vous m’en direz des nouvelles. »

Dites-moi, depuis quand donnez-vous des ordres chapelier ? Depuis que vous soupirez tel un phacochère en train de passer la serpillère. Gnia Gnia Gnia. Déjà, un phacochère ne fait pas le ménage. Diantre et qui le ferait donc ? Mais qu’est-ce que j’en sais ? Et c’est reparti pour un tour…
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Je crois qu'une seule phrase pouvait résumer à elle tout seule parfaitement la situation. Quelque chose du genre... "Je ne comprends vraiment rien à ce que se passe." Ah oui, c'est pas mal ça ! Puis de toute façon, au point où j'en étais, dire n'importe quoi ne m'étonnerait vraiment pas. Je crois bien que, de toute manière, il y avait pire. C'est vrai... regardez donc mon... interlocuteur. Enfin, si on pouvait l'appeler comme ça, parce que de une, je ne connaissais même pas son prénom, et de deux... est-ce qu'il m'écoutait ? Je crois bien que non, il me semble qu'il est plongé dans un délire douteux si je puis me permettre de dire une telle chose. C'est vrai, quoi, il ne me répond même pas ! Ou alors, si, il me répond, mais à l'aide d'une phrase sans queue ni tête, alors ça revient à peu près au même. Et puis zut, je pense que je peux me permettre de dire des telles choses, personne n'est dans ma tête à lire dans mes pensées à ce que je sache... peut-être que c'est vrai et que je ne le sais pas, on est en train de lire dans mes pensées en ce moment-même ? Oh... mon dieu. Quand même pas, il ne fallait pas que j'exagère au point de dire n'importe quoi, j'allais devenir fou... quoique, je pense bien qu'il y avait pire que moi, non ? Ahem, enfin bref, là n'est pas le sujet. Je pensais sérieusement à partir maintenant. J'avais toujours faim, certes, mais j'avais assez peur aussi, et je pense que ce sentiment l'emportait sur l'autre, aussi étonnant que cela pouvait paraître. Mettez-vous à ma place, m'enfin ! Qu'est-ce que vous ferriez, vous, devant une personne pareille ? Moi je ne savais même pas ce que je devais faire exactement, mais sortir de la cuisine, même sans avoir mangé puisqu'on m'avait piqué mon magnifique cookie, me paraissait être une bonne idée, pas vous ? C'est donc sur cette parfaite résolution que je me dirigeais lentement et discrètement vers la sortie des cuisines, à savoir la porte qui n'était pas des plus grandes. Intérieurement, je priais fort - même si je n'étais pas forcément très croyant... enfin, je ne crois pas que c'est de ça que nous parlions - Dieu ou n'importe qui qui pourrait faire en sortes que ma nouvelle connaissance encore bien inconnue ne me remarque pas... seulement, c'était peine perdue, je crois bien... vu le cri qu'il poussa en me ramenant vers un petit étalage de toutes sortes. Intrigué, je me demandais si c'était normal de prendre le thé à minuit trente deux du matin, mais bon, vu la situation actuelle, plus rien ne m'étonnait vraiment... Il n'empêche que j'avais toujours ma boîte à cookies dans les mains que je gardais contre moi comme si elle allait me laisser tomber à un moment ou un autre. Sait-on jamais... pour le moment, c'était la seule chose qui me retenait de hurler comme un hystérique, alors on fait ce qu'on peut...

D'un geste simple et rapide, j'enfournais l'un des fameux biscuits dans ma bouche que j'avalais en un rien de temps, dans l'espoir de calmer mon ventre. Heureusement que ce gars - je me questionnais toujours sur son âge... la trentaine ? Mais son attitude me faisait clairement douter alors je ne me prononcerais pas dessus - était retourné, aussi il n'avait pas du me voir, et ce n'était pas plus mal. J'ouvris des yeux ronds lorsqu'il me demanda de poser la boîte. Non. Nononononononon, je veux paaaaaaas ! Réticent, je posais le plus lentement possible le récipient sur le bord de la table et je peinais à le lâcher. Ma boîîîîîîîîîîîîîîîteee... Je me concentrais alors pour éviter de détaler tel un lapin. Lapin que je semblais être pour lui visiblement, et ça, je n'avais toujours pas compris. Vous allez me dire que je ne comprends rien mais... Vous non plus vous ne comprenez rien ! Alors ne dites rien, ça ira mieux. Et moi aussi, je ferais mieux de rien dire. A côté du plan de travail de la cuisine, je regardais l'homme s'agiter autour de moi jusqu'à ce qu'il pose une tasse de thé devant moi. Sceptique, je regardais le breuvage fumant. Etait-ce fiable ? Probablement pas. C'était peut-être son thé qu'il semblait faire lui-même qui le rendait aussi déluré... ou pas. Enfin, ce n'était pas comme si je l'avais vu mettre quoi que ce soit d'étrange dedans, donc je pense que ça pouvait aller. Tremblant légèrement, je pris doucement la tasse dans mes mains. De toute façon, j'étais un expert en thé, comme tout britannique qui se respecte ne serait-ce qu'un minimum, alors... Alors rien. Mais zut. J'osais alors en goûter une gorgée. D'ailleurs, je crois bien que ce moment fut l'un des plus longs de ma vie... enfin bref. Je ne sais pas si ce que je venais de faire était parfaitement recommandé pour ma santé mentale mais aussi physique, mais c'était un peu trop tard pour y penser. J'avalais finalement après avoir longuement réfléchi. C'était du thé, je n'allais pas le prendre juste comme ça quand même ! Et il fallait avouer qu'il n'était pas mauvais du tout, alors ! C'est là que je dis quelque chose que je n'aurais jamais du dire je pense. Parce que c'était beaucoup trop déplacé. « Dites, monsieur... est-ce que vous vous sentez bien ? »
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Les phacochères, ça passe la serpillère tout en mangeant du gruyère à la petite cuillère. Vraiment ? Bien évidemment. Je n’en savais rien ! Bah, vous vous endormirez moins bête demain. Et pourquoi pas ce soir ? Parce qu’il est trop tard. Ah, certes, ce n’est pas faux. Bien sûr ami lièvre. Tandis qu’il discutait avec ses voix intérieures, Nathaniel avait fini par déposer une tasse de thé fumant à son ami Janot et était reparti près du plan de travail pour s’en servir une. Notre duo fou s’en était ensuite retourné aux côtés du lapin blanc qui sirotait tranquillement pendant ce temps. Aaah, Janot retrouvait enfin toute sa tête et il buvait comme jadis il l’aurait fait. Dommage… Plait-il ?!? Qu’il ait retrouvé la tête. Mais pourquoi donc ? Je n’aime pas les lapins, je vous l’ai déjà dit. Certes mais quel est le rapport avec… S’il avait perdu la tête, je n’aurai plus du le supporter. Mais quel toupet ! Je l’assume avec fierté. Vous mériteriez de vous faire flageller par la reine de cœur. Ah non, tout mais pas la reine ! Bien, soit, je vous flagellerai moi-même lorsque nous rentrerons dans votre terrier. Et si je ne vous y convie pas ? Et bien tant pis, je m’y inviterai que vous le vouliez ou pas !

« Alors, Janot. Appréciez-vous ce thé ? Cela faisait longtemps que nous ne vous avions plus vu à l’une de nos dégustations quotidiennes. Si mes souvenirs sont bons, la dernière fois remonte à votre non-anniversaire, n’est-ce pas, mon cher ? Allez, dégustons ces cookies adorés afin de fêter votre victoire sur le gros gras rat gris mon ami.»

Aussitôt dit, aussitôt fait, Nathaniel se mit en quête d’ouvrir la boîte de cookies et d’en manger. C’est que c’est bon ces petites choses. Ami lièvre, ne soyez point gourmand ou vous allez vous engraisser et finir par rester coincé dans votre terrier en y rentrant. Oh, billevesées ! Si, si, je vous assure que cela peut très bien vous arriver. En êtes-vous sûr ? Bien entendu, le dodo, à force de trop grignoter, il a fini par s’en aller et personne ne sait où il a campé. Oh, personne ! Oh non, le revoilà ! Diantre, faites quelque chose contre cela ! Je veux bien moi mais que faire ami lièvre. Je l’ignore. Vous ne m’aidez point. Envoyez Janot, tiens. Pourquoi ? Peut-être mourra-t-il dans d’atroces souffrances et j’en serai enfin débarrassé. Mais quel mesquin vous faites. Seulement envers ceux de son espèce. Ah, je vois. Effectivement. Cela change tout bien évidemment. Ma cause semble plus noble désormais, n’est-il point vrai ? Je vous le concède. Tandis que notre duo poursuivait comme à son habitude ses dialogues sans queue ni tête, Janot dégustait son thé en se demandant où il avait bien pu tomber. C’est alors qu’un bruit se fit entendre de l’autre côté de la porte, en direction du couloir. Oh ! Diantre !

Ami chapelier, faites quelque chose. Mais, mais, mais quoi ?!? Je n’en sais foutrement rien moi, improvisez ! Je voudrai bien vous y voir moi, je ne suis guère magicien. Je le sais très bien. Bon, alors, hum, je sais. Bien, parfait ! C’est alors que l’adulte se leva et quitta son siège pour se diriger vers la porte de la cuisine. Il finit par s’y coller comme s’il était en mission d’espionnage, tâchant de passer inaperçu (bien que ce soit mission impossible avec un duo… pareil) et il plissa les yeux avant de trouver l’interrupteur et de l’enclencher. Quoiiii ?!? Mais pourquoi nous retrouvons-nous dans le noir mon ami ? Parce que s’il fait noir, le gros gras rat gris ne nous découvrira point. Je le savais ! Quoi donc ? Janot est un incompétent inutile. Mais non, vous savez bien que le gros gras rat gris est immortel. Peut-être mais il ne nous sert à rien tout de même. Quand vous détestez quelqu’un, peu importe vous le détestez, n’est-ce pas ? Bien entendu, pourquoi je ne le ferai point ? Nathaniel finit par avancer à tâtons, en se prenant par la même occasion pas mal de meubles présent dans son sillon, pour arriver finalement à la table où il dégustaillait avec passion. Il allait expliquer son génialissime plan à son ami Janot et tous deux, enfin trois, pourraient s’enfuir quand le gros gras rat gris ouvrirait les portes. Non, il faut l’assommer avant de s’enfuir. Certes, vous avez raison. J’ai toujours raison. Oui, bon, peut-être. Ahaha, vous l’avez, à la bonne heure.


« Janot, lorsque le gros gras rat gris pénètrera dans la pièce, assommez-le. Prenez la théière mais par pitié, ne cassez donc point cette pauvre enfant. Elle n’a pas encore eu l’occasion de se faire engrosser correctement. Voyez-vous, les tasses ne sont point ses enfants mais ceux de sa sœur. Mais soit, restons concentré. Le gros gras rat gris, vous vous souvenez ? Unissons nos forces pour l’assommer et enfuyons nous par après ! »

Quel brillant plan, vraiment. Je le sais, je suis un génie. Non, je ne parlais pas de cela, enfin, je ne remets pas en cause votre génie, ne vous méprenez pas. Je disais juste qu’envoyer Janot au casse-pipe était d’un génie sans précédent. Mais non, Janot attaque avec la théière et nous avec la boîte à gâteaux. Oh, misère, vous ne le laisserez donc point se faire tuer pour la cause. Que neni ! Quelle tristesse… Autant dire que ce n’était peut-être pas plus mal que notre jeune britannique ne sache rien du propos douteux qui se passait dans la tête du vice de la folie. Ils attendraient dans le noir que la cuisinière débarque pour voir ce qui se tramait dans son antre. Car de fait, avec le boucan de notre duo de déglingués, elle avait fini par être alertée. Parviendront-ils à attaquer la cuisinière et s’enfuir par après ? Ou bien s’enfuiront-ils tout simplement profitant de l’effet de surprise pour passer inaperçu ? Nul ne peut le savoir présentement…
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Après une séparation déchirante digne de ces dix dernières années pleines de cinéma et films romantiques, je... Comment ça, j'étais à présent en train d'exagérer ? Que nenni ! Je ne faisais que relater la stricte vérité, cher public qui revit mes aventures auxquelles ni vous ni moi y comprenions quelque chose ! Ne vous rendez-vous pas compte à quel point cela est grave ? Cette boîte... pleine de cookies, à vous en faire baver et à m'en faire perdre ma dignité anglaise... ! Voilà que j'étais obligé de lui dire adieu ! Obligé ! Bien sûr que c'était une séparation déchirante ! Je n'allais jamais revoir mon âme soeur de ma vie... J'étais brisé. ... Ahem. Bref. Je crois que moi aussi, peu à peu, la folie prenait possession de mon esprit. Enfin, non, ce n'était pas que j'affirmai pleinement que mon... "interlocuteur", si on pouvait l'appeler comme ça vu qu'il ne m'écoutait à peine, était lui-même fou, bien sûr que non, ça serait tellement impoli de ma part... Enfin... Enfin, oui, vous voyez ce que je veux dire, je ne veux absolument pas faire comprendre que je pense que cet homme est fou, et d'ailleurs... Hum. Je m'emporte. Essayant alors d'effacer l'existence de ces délicieux cookies maintenant disparus de ma vie de mon esprit, je m'asseyais le plus dignement possible à la table au centre de la cuisine. J'inspectai d'un air extrêmement méfiant le délicat fumet qui sortait lentement et doucement de la tasse de thé sous mes yeux, dansant dans les airs, servi par ma nouvelle connaissance. Je répète ma question : est-ce fiable ? Je répète ma réponse : probablement pas.

Mais comme preuve que mon état mental devenait à présent de plus en plus défectueux, je tendis les mains et saisissais la petite tasse de thé pour en boire son contenu. Lentement, j'attendais que mon heure arrive, étant dans un certain doute. Oh que oui, ce thé était piégé, j'en étais sûr à environ quatre-vingts pour cents ! ... ou peut-être pas finalement. Le goût n'était vraiment pas mauvais, et je tenais encore assis sur mon petit tabouret. Peut-être cet homme ne semblait-il pas vraiment rentrer dans la norme, mais au moins, il semblait avoir un très bon goût en matière de thé, et c'était un britannique qui affirmait cela ! ... Mais n'allez pas croire que je m'accorde un certain prestige ou je ne sais quoi, loin de là, pas du tout !

Je restais un moment silencieux, dégustant le délicieux breuvage. Oui, j'avais connu de meilleurs thés, mais celui-ci n'était pas mauvais, j'insiste dessus ! Encore une fois, je restais... dubitatif quant aux paroles de l'homme en face de moi ici présent. Nous... Nous étions nous déjà rencontrés auparavant ? Visiblement oui. Aaaaah, mémoire, reviens vite en ma possession, pourquoi t'ai-je perdue ?!

« Je... excusez-moi, on s'est déjà rencontré avant aujourd'hui ? »

Je ne ferai aucun commentaire sur le fait que je ne savais toujours pas qui était le gros rat gris et pourquoi je semblais devoir célébrer une victoire sur cet animal, mais passons. Je n'eus le droit à une réponse, l'homme étant maintenant occupé à écouter aux portes, visiblement. Je n'aurai qu'une question : pourquoi ? Tout de même toujours un peu effrayé dirons-nous, je finis poliment ma tasse lorsque je me dis une nouvelle fois assaillir. Ah, ne pouvait-il donc pas me laisser, qu'il ait pitié de moi !

Ceci étant, je n'avais absolument rien compris, une nouvelle fois. Mais sans réfléchir, j'avais saisi la théière comme il me l'avait demandé. Oui, oui, sans réfléchir au fait que c'était quelqu'un qui sûrement n'avait pas l'air très stable mentalement sans vouloir paraître impoli et surtout... pourquoi ? Et quelle est donc cette histoire de famille entre soeurs, tantes, enfants, neveux et nièces ? Je me retrouvai je ne sais vraiment comme près de la porte. A présent, je pouvais entendre des bruits de pas. Mes mains se crispèrent sur la théière sans que je sache le pourquoi du comment, et finalement, après quelques minutes qui semblèrent être une éternité, la porte s'ouvrit...

Je tombai nez à nez avec la cuisinière de l'hôtel... qui semblait être à la fois sur les nerfs et étrangement étonnée. Enfin, étonnée... lorsque quelqu'un brandit une théière dans votre direction... il y avait de quoi. Je rougis furieusement, ne sachant que faire. Finalement, en un éclair, je fourrai ladite théière dans les mains de l'homme dont je ne connaissais toujours pas le nom, m'inclinai à quatre-vingt-dix degrés vers le sol en guise d'excuse envers les deux personnes présentes dans la pièce et détalai sans demander mon reste. Peut-être que j'avais des gênes de lapin finalement, cela pourrait plaire à cet homme alors ?
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Tayo, Tayo, entrons dans l'antre du gros gras rat gris {Andrew}