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Retrouvailles, après la fête. {PV : Ruru}
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▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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{Désolée, c'est court, mais comme on ne sait pas encore ce qui s'est passé à la fin de l'intrigue, j'ai eu un peu de mal. ^^'}

Margaret, assise dans un fauteuil, à l'intérieur de la pièce de séjour de l'hôtel, soupira pour la énième fois. En même temps, une souris passa au milieu de la salle, sortant d'un trou et rentrant dans un autre. La jeune fille n'y fit pas attention. Elle n'était de toute façon par du genre à hurler dès qu'elle voyait un rongeur, et maintenant, elle était trop à l'Ouest pour faire attention à ce petit animal. En position assise, la jeune femme avait le dos légèrement recourbé, les coudes appuyés sur ses jambes et son menton posé au creux de ses deux mains. Elle fixait le mur en face d'elle, sans pour autant le regarder. Elle avait plutôt les yeux dans le vide.

Margy avait maintenant retrouvé son presque "frère", et son amour inavoué, respectivement Ruthel et Matthew. Oui, elle aimait Matthew, c'était inutile de se le cacher à elle-même. Mais, à le voir aux côtés de plein d'autres filles en tous genres, il fallait croire que ce n'était pas réciproque de toute façon. Et pourtant, elle n'attend que ça, qu'il lui dise qu'il l'aime. Enfin, elle ne se fait pas trop d'illusions. Peut-être qu'il lui montrait souvent des signes d'affections envers elle, mais pas comme elle le voudrait. Margaret Reese était un peu capricieuse, et aimait vraiment Matthew Carter.

Pourtant, pour ces deux grands crétins, comme elle le disait souvent, la blondinette avait même quitté son petit ami, étudiant en médecine, dernièrement pour partir à leur recherche. Elle était beaucoup trop mère poule pour les laisser partir seuls. Ils étaient tellement stupides, ces deux-là, ensembles, qui sait ce qu'ils pouvaient faire comme bêtise, franchement...

Depuis la fête d'Halloween, elle ne les avait pas revus. C'était pour ça que Margy était sortie de sa chambre en espérant les croiser, mais elle avait du mal espérer. Elle s'était finalement installé dans le salon et n'avait pas bougé. Encore une fois, elle poussa un soupir, lorsqu'elle entendit des bruits de pas derrière elle. La jeune blonde tourna la tête, ses longs cheveux suivant le mouvement, et vit alors l'un des deux garçons qu'elle attendait.


« Ruthel ? »
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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J’avais la tête comme dans un seau depuis quelques jours. En fait, depuis cette fameuse nuit d’Halloween. J’avais beau tenté de me creuser la tête, rien n’y faisait, tout cela restait des plus fous. Je me souviens que quelque chose s’était passé mais quoi ? Impossible de remettre la main dessus. Nous en avions discuté avec Matth’ et on était arrivé à la même conclusion, pas moyen de se rappeler ne fut-ce qu’une bribe de la soirée. L’un comme l’autre, quelque chose nous était arrivé mais pas moyen de remettre le doigt dessus. Matthew avait bien vite abandonné, « je ne vais pas me prendre la tête pour ça, je suis vivant non ? Donc c’était rien de grave ». Mais moi… Pas moyen, cela me tracassait. Il y avait trop de choses étranges dans cet hôtel. Je finirai bien par savoir le fin mot de l’histoire. Fatigué de me prendre la tête ainsi, je suis sorti de notre chambre en claquant la porte violemment histoire de montrer mon mécontentement. De toute façon, Matt’ n’est pas là alors ça ne dérange personne (enfin, si, peut-être que ça dérange les voisins mais ils sont le cadet de mes soucis pour l’instant). Les mains dans les poches, j’avançais par automatisme, plus occupé à mes précédentes réflexions qu’au chemin que j’empruntais. C’est d’ailleurs ainsi que je me suis pris le pied contre un meuble, que j’ai cogné ma tête contre un foutu lampadaire et que mon orteil (il est maudit, c’est sûr) a encore pris un coup grâce à l’admirable rambarde de l’escalier. Je hais cet endroit.

Désemparé, j’ai descendu les escaliers pour finalement atterrir dans la salle de séjour. Rien de bien extraordinaire là-bas, deux trois fauteuils à l’état des plus déplorables, une table basse avec des journaux datant de l’avant-guerre (et j’exagère à peine !) et un porte parapluie. Bref, on aurait presque l’impression d’être dans la salle d’attente d’un cabinet de docteur. O joie. Un endroit magnifique n’est-ce pas ? La dernière fois que je suis entré dans ce lieu, je me suis fait engueulé (et je ne mâche pas mes mots) par une jeune photographe aux allures… étranges. Comme cet hôtel. Elle est bien tombée. Mais pas moi ! Ni Matth’ ! Alors bon sang pourquoi par tous les saints devons-nous rester dans cet endroit si anormal ? Avec un dernier soupir, je m’affale dans un des fauteuils libres de l’endroit. Je retire ma chaussure droite et masse mon pied pour faire passer la douleur. Ouais, j’ai l’air sûrement idiot mais je m’en fous. Ce n’est pas vous qui supportez cette douleur à la gomme alors ne venez pas me donner votre avis. Tout en massant mon orteil douloureux, mon regard se pose ça et là, voyageant de la table basse à une petite souris qui se faufile entre deux plantes et… une paire de pieds. Oh. Génial. Bon, je sais. J’ai dit que je m’en moquais si on me prenait pour un fou à me masser le pied ainsi mais… En fait, je ne m’en fous pas. Je suis maudit. J’en ai m.a.r.r.e. Cette pièce est toujours, je dis bien toujours, vide et là, manque de pot, il y a fallu que quelqu’un vienne l’occuper.

Mon regard se lève lentement vers mon nouveau bourreau et là. Non. Choc. Impossible. Elle ?!? Mais ? Mais ? Margaret ? Attendez une minute. Je me suis cogné si fort que j’en ai des hallucinations ? Je lève ma main et la pointe en direction de ma petite sœurette de cœur. Elle n’a pas changé, son joli sourire en toute circonstance et ses cheveux d’une blondeur incroyable. Elle est toujours aussi adorable (même quand elle a l’air énervée ou ennuyée comme ici). Vachement bien réussie l’illusion. Je devrai me lancer dans le métier. Quoique… Non, en fait, non. Pourquoi ? Parce que vous en connaissez beaucoup vous des illusions qui vous adresse la parole ? Ah, bah, moi non. Ca me rassure. L’illusion pète comme une bulle de champagne au son de sa voix. Impossible à imiter ça. A moins d’être hyper doué. Ou… Ouais, non, je ne sais pas en fait. Le choc est si grand que je peine à réfléchir pour le coup. Je me lève d’un bond, comme si on m’avait envoyé une décharge électrique, et je m’avance dans sa direction. Tant pis si j’ai une chaussette (trouée d’ailleurs misère faut que je la répare) qui trône sur le sol. Tant pis si ma chaussure trône sur l’accoudoir du fauteuil. Il faut que je sois sûr. Il faut que j’en aie le cœur net. Je m’arrête à hauteur de cette jeune femme qui a bercée mon enfance de cookies et de claques (enfin pas autant que Matthew) et là, c’est le choc. C’est bien ma Margaret. C’est bien cette petite sœur de cœur que nous avons abandonné pour ma malheureuse promesse.

Elle est là, devant moi, et soudain, je me souviens d’avoir déjà entendu sa voix. Halloween. Elle était déjà présente à ce moment-là et je me souviens du ton paniqué de sa voix. Que lui était-il arrivé ? Elle ne semblait pas blessée, ni même effrayée. Elle était… elle. Calme. Margaret ou le sang froid à l’état pur en toute circonstance (ou presque mais bon… Matthew est une exception). J’étais si heureux de la voir ici. Je ne savais pas comment elle pouvait être dans cet endroit, je ne me posais d’ailleurs pas la question (même si j’aurai l’air c** si je prenais dans mes bras un sosie). Je la pris dans mes bras pour un gros câlin comme nous en avions l’habitude. Elle m’avait manqué. Un repère dans ce monde de fous. Elle et Matthew, mes bouées quand tout était trop noir. Chacun a leur manière. Toute personne entrant à ce moment précis dans cette pièce pourrait voir une jolie jeune femme se faire câliner par un fou furieux avec un pied à l’air. Ouais, quel tableau des plus… atypiques. C’est le mot. Mais je m’en fous. De toute manière, je n’ai pas froid au pied grâce à ce vieux tapis élimé. Je finis par la relâcher et je m’agenouille pour être à hauteur de son visage. Elle n’a pas l’air tellement surprise de me voir, comme si elle se souvenait que j’étais ici. Aurait-elle un souvenir de la soirée ? Ou bien… Etait-elle au courant que nous traînions dans cet hôtel ? Excellente question. Mais je n’allais pas l’accabler avec ça alors que nous venions de nous retrouver. Ca ferait tellement… Matth’. Oui, à coup sûr, celui-là allait lui poser la question.


♣ Ruthel : Margy ? Je n’aurai jamais pensé te rencontrer ici. Cet endroit est tellement… inattendu pour des retrouvailles n’est-ce pas ? Mais dis-moi, tu n’as pas de cours ? Ne me dis pas que tu as arrêté tes études. Tu as du potentiel et il ne faut pas le gâcher je te l’ai déjà dit pas vrai ? Et ton médecin dans tout ça, il était d’accord de te laisser partir ? Ou bien tu l’as laissé en plan ? Ca ne m’étonnerait pas vraiment de toi en fait. Je penche plutôt pour la seconde option même. Laisse-moi deviner. Tu nous as suivis quand tu as appris qu’on partait. De un, pour me frapper pour te laisser en plan ainsi. De deux, pour me frapper de t’avoir piqué Matthew au passage. De trois, pour frapper Matthew pour… Bah… Parce que tu le fais tout le temps ? Il n’y a plus vraiment de raison pour lui hein ?

Je finis par partir dans un grand éclat de rire. Oui, Matthew se faisait frapper tellement souvent qu’il avait du développer une sorte d’immunité aux coups. Ce que c’était bon de la retrouver. J’avais de nouveau mon petit rayon de soleil à mes côtés. C’était égoïste d’en être heureux alors qu’elle avait sa vie à faire. C’était tout autant égoïste d’être heureux d’avoir Matthew à mes côtés alors qu’il avait aussi ses affaires à mener. Mais en même temps, j’en étais tellement heureux. Inséparables. On l’avait toujours été et on le serait toujours quelques soient les circonstances. J’en avais la preuve sous les yeux. Ils étaient là et même si ce n’était pas la joie dans cet hôtel, je me sentais à nouveau prêt à soulever des montagnes.
▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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Entre le moment où elle était arrivée dans ce lugubre hôtel et celui où elle se trouvait là, assise plus ou moins tranquillement dans un des fauteuils de la pièce de séjour (d'ailleurs, à travers ledit fauteuil, elle sentait comme un ressort. Ca fait affreusement mal, c'est moi qui vous le dit.), Margaret avait la désagréable impression d'avoir oublié quelques heures de sa vie. Notamment pendant la fête d'Halloween, elle avait la sensation d'avoir eu un instant de blanc. Pourtant, cela n'avait du duré que quelques secondes puisqu'une fois que c'était fini, elle s'était retrouvée au même moment. Bizarrement, elle sentait que c'était quelque chose auquel la science ne pouvait trouver une explication plausible et cela ne la mettait que plus en rogne. Soupirons, mes amis, soupirons. Un son qu'elle connaissait plus ou moins, celui de bruits de pas, brisa la silence et parvint à ses fines oreilles. Pas vraiment heureuse que quelqu'un vienne interrompre ses débats mentaux et sentimentaux, elle tourna légèrement sa tête, ses longs cheveux blonds se balançant dans son dos.

La personne vint s'asseoir dans un autre fauteuil, et Margaret l'observa attentivement. Ses yeux bleus s'illuminèrent quand ils aperçurent cette silhouette si connue pour elle, ces longs cheveux blonds - pas aussi longs que les siens, mais quand même - attachés, ces iris d'une rare couleur vaguement dorée. La jeune fille ne put prononcer qu'un seul mot, le prénom de cette personne. Le revoir lui faisait tellement chaud au coeur. Margaret fit alors un sourire chaleureux comme elle savait si bien les faire, alors que son frère de coeur levait le doigt vers elle. La réaction de la jeune fille ne montrait pas qu'elle était étonnée de le voir. Déjà parce qu'elle savait qu'il était là pour l'avoir suivi, lui et son crétin de meilleur ami, et aussi parce qu'elle avait fait ce sourire instinctivement. Mais il lui semblait l'avoir déjà vu lors de la fête d'Halloween. Ou alors avait-elle rêvé ?... Enfin, elle ne put se poser plus de questions sur ce minuscule morceau de sa vie manquant de sa mémoire, puisqu'elle sentit des bras chauds l'entourer. Etonnée, elle écarquilla légèrement les yeux suite à cette subite étreinte. Puis, hésitante, elle leva à son tour les bras et les passa autour du torse de cette personne qui était chère à son coeur. Pas aussi chère que Matthew, mais preque. Et puis, chut. Vous n'avez pas à le savoir. Les larmes lui vinrent subitement, au coin de ses yeux. Elle était si heureuse.

Le joyeux câlin étouffant mais réconfortant s'arrêta. Margy fixa de ses yeux d'un bleu profond Ruthel, en face d'elle. Elle avait toujours des gouttes d'eau salées, qu'elle sécha rapidement du revers de la main. Alors qu'il parlait, la jeune femme ouvrit légèrement la bouche sous le coup de l'étonnement. Comment avait-il pu deviner tout ça ? Le pire, c'est que c'était entièrement vrai. Décidément, elle ne pouvait rien lui cacher. Elle fit alors la moue et serra son poing.

« A qui la faute, imbécile ? »

Sur ce, elle leva bien haut son poing qui alla gentiment rencontrer le visage de Ruru White. Alors que Margaret venait de l'envoyer au tapis (dans tous les sens du terme) sans grandes difficultés, elle se leva et se rapprocha de lui sans plus attendre. Elle ne patienta pas non plus qu'il se relève et noua encore une fois ses bras autour de son meilleur ami. Cette fois-ci, elle ne parvint pas à se retenir et laissa couler quelques larmes. Elle prononça une phrase, au milieu de laquelle elle essaya d'étouffer un sanglot.

« C'est de votre faute, à tous les deux... si je suis là maintenant. »
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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[J'étais inspirée alors... Et puis, j'ai perdu ma motivation pour bosser.... *sigh*]

La vie sait finalement parfois être clémente envers moi. Comme quoi tout peut arriver, serait-ce le signe d’un vent nouveau? Je peux toujours rêver, sait-on jamais. En tout cas, je ne serai pas contre mais bon, je ne vais pas penser à ça maintenant. J’ai d’autres priorités pour une fois. Nous sommes désormais tous les trois réunis et j’en connais un qui va hurler de joie en apprenant ça. Matthew va être intenable désormais mais je dois avouer que ce n’est pas si mal que ça. Il avait tendance à broyer du noir depuis que nous sommes coincés ici et pour ma part, je me sentais de plus en plus coupable. Mais maintenant, tout cela est bel et bien fini. J’avoue que nous sommes toujours coincés mais bon, faut voir le positif dans la chose, nous sommes tous les trois. C’est mieux que rien et oui, à force de n’avoir que des ennuis, j’ai appris à positiver et voir le peu de bon qu’il peut y avoir. Comment ça c’est bien la première fois depuis que nous sommes ici ? Je vous ai demandé votre avis ? Non, bien, alors allez voir ailleurs. Je dis que je positive si je veux d’abord ! Hum ? Euh, depuis quand il pleut dans cette pièce ? Oh. Margaret s’était mise à pleurer tandis que je la prenais dans mes bras. Je me sentis d’un coup mal à l’aise. Etait-ce ma faute si elle pleurait ? Etait-ce parce que nous étions partis ? Je finis par briser notre étreinte et c’est les larmes aux yeux que ma petite sœurette adorée me regarda. Bravo White, t’es qu’un parfait idiot.

Il fallait que je me rachète et quoi de mieux que de discuter de tout et de rien comme on en avait l’habitude ? Je ne gagnerai pas le pardon dans son cœur en m’excusant, je ne la connaissais que trop bien pour savoir que cela aurait l’effet inverse. C’est ainsi que j’avais entamé la conversation et à mesure que j’avançais dans mes théories, ses yeux s’agrandissaient sous la surprise. Gagné. Elle avait abandonné ce médecin pour Matthew. Héhé. Je le savais. Et après ça, monsieur me dira encore qu’elle ne l’aime pas. Il mériterait bien des claques de ma part mais bon, il va de nouveau en avoir pour son compte avec Margaret alors je serai magnanime. Hélas, ma joie explosa comme une bulle de savon lorsqu’elle m’adressa la parole sur un ton sévère. Aïe, ça allait barder pour mon matricule. C’est vrai que je l’avais abandonné sans explications. C’est vrai que j’avais embarqué Matthew par la même occasion (bien que pour ça, elle ne pouvait pas m’en vouloir si Matth’ avait voulu me suivre). Mais… Aieeeuh. Et voilà, k.o, mis au tapis par une fille. Misère. Je comprends ce que Matthew doit ressentir à chaque fois. C’est fou comme notre fierté masculine en prend un sacré coup. Notre corps aussi d’ailleurs… Je n’ai même pas le temps de me masser le visage que je me retrouve les bras occupés par une demoiselle à l’humeur beaucoup trop versatile pour mon bien.

Margaret a toujours été ainsi, allant de la violence à la crise de larmes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Elle tremble entre mes bras, sanglotant comme je ne l’avais plus vu depuis bien longtemps. Notre départ semble vraiment l’avoir affectée. En mal… J’aimerai tant pouvoir revenir en arrière pour empêcher ça. Je n’aime pas la voir souffrir. C’est ainsi. Elle a toujours été mon petit rayon de soleil et Matthew a de la chance d’être aimé par une si gentille fille (enfin… Bref, je me comprends). Tout a ses sanglots, elle peine pour prononcer quelques mots et seule une phrase parvient à mes oreilles. « C'est de votre faute, à tous les deux... si je suis là maintenant. » Aïe, je sens qu’elle ne va pas nous pardonner si facilement. Le pire dans tout ça, c’est qu’elle ignore tout de cet étrange lieu. Mais je ne vais pas en parler maintenant. On vient de se retrouver alors je ne pense pas que lui dire « Hey, Margy, tu sais, quelque chose ne tourne pas rond ici » soit des plus appropriés. Elle continue de sangloter et m’agrippe de toutes ses forces comme si j’étais un bambou. Oui, avec la force qu’elle met dans sa prise, j’ai l’impression d’être un bambou agrippé par un koala. Elle a l’air chétive comme ça mais méfiez-vous… Je lui caresse les cheveux, espérant calmer ses pleurs. Je n’aime vraiment pas la voir ainsi. Doucement, je me relève, nous installant ainsi dans une pause plus confortable.


♣ Ruthel : Je suis désolé Margy. Je voulais tellement exaucer le dernier souhait de maman. C’était vital. C’était la seule chose qu’il me restait d’elle. Et tu connais Matth’, il préférait encore être sans emploi que de me laisser seul. Sois disant que je suis irresponsable. Pourtant, j’ai bien l’impression d’être le plus mature. Mais bon, soit… Ca n’excuse certes pas notre départ. On t’a quitté comme des voleurs. Je… Je dois t’avouer que je ne comptais le dire à aucun de vous deux au départ. Si je vous le disais, j’avais peur de ne pas trouver le courage nécessaire pour vous quitter. Seulement Matth’ a débarqué à l’appartement alors que je préparais mes affaires… Forcément, j’ai du lui apprendre.

C’était vrai, il avait débarqué à l’improviste comme il en avait le don et il avait été ainsi mis au courant. Finalement, ce n’était pas plus mal car si le pardon était difficile chez Margaret, il était impossible chez Matthew. Je serais parti sans lui dire quoique ce soit, j’aurai perdu mon frère. On ne se serait plus jamais adressé la parole, il m’en aurait toujours voulu. Avec Margaret, c’est un peu différent. Elle n’hésitera pas à me retaper ce départ dans les dents quand elle le voudra… mais elle ne nous abandonnera pas pour autant. Enfin, j’espère. Matthew m’en voudrait à mort si c’est le cas. Elle continue de pleurer et je me sens démuni. Margaret donne l’impression d’être un roc inébranlable alors quand elle craque comme ici, je ne sais jamais comment réagir. Instinctivement, je resserre mon étreinte et lui murmure que tout va bien. « C’est fini, on est ensemble maintenant, tout ira bien tu verras » Je ne sais pas si tout ira bien mais je l’espère de tout cœur.
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Passer des poings aux larmes avait toujours été comme une seconde nature chez Margaret. Elle s'en fichait bien. Frapper lui faisait du bien, c'était un moyen pour elle d'évacuer sa colère, sa tristesse, son stress et tous les autres sentiments et sensations qui pourraient la faire se sentir mal, ne serait-ce qu'un peu. Et c'était exactement la même chose lorsque des perles d'eau salée s'échappaient du coin de ses yeux bleu océan. Elle n'aimait pas pleurer. Pour elle qui avait vécu au milieu de garçons, il était normal d'avoir un fort caractère comme le sien, et pleurer était parfait synonyme de faiblesse. Margaret Reese s'en voulait d'être aussi faible, notamment pour n'avoir rien pu faire de plus pour soutenir son frère de coeur lors de la mort de sa mère. Elle s'en voulait de ne pas avouer une bonne fois pour toute à cet abruti de Matthew Carter qu'elle l'aimait depuis toujours. Oui... Margaret Reese avait peur d'avoir mal.

Et maintenant, elle s'accrochait à Ruthel comme si sa vie en dépendait et essayait de caser quelques mots entre ses sanglots. Elle sentait ses cheveux blonds bouger lentement au rythme des mouvements de la main de Ruthel sur son crâne. Tant bien que mal, Margy essaya de faire s'arrêter ses larmes incessantes et exaspérantes. Elle sentit Ruthel bouger au bout d'un certain temps dont elle n'avait pas compter les secondes, aussi elle resta à genoux au sol, en face de lui, tandis qu'il se redressait un peu. Mais l'étreinte n'était pas finie, et Margaret en profitait pour cacher son visage rougi. Finalement, à partir d'une ou deux minutes, elle se dégagea doucement et sécha ses larmes d'un revers de main, secouant légèrement la tête. Quelques fois, elle était secouée de soubresauts, puisque ses sanglots ne s'étaient pas entièrement dissipés, mais ses pleurs s'étaient stoppés, eux. Silencieusement, elle écouta ce que Ruthel avait à lui dire. Mais ça, elle le savait. Plus ou moins, mais elle le savait. Elle connaissait trop bien Ruthel White pour qu'il soit inutile qu'il lui dise tout ça.


« Je ne vous pardonnerai pas ça, pas maintenant. Enfin, je vous ai retrouvés, crétins. »

Ces deux phrases marquaient la fin de la crise de larmes et de coups de poings. Enfin pour Ruthel. Cela risquerait d'être plus dur pour Matthew, c'était sûr. Margaret avait la fâcheuse manie de frapper plus violemment les personnes qu'elle aimait le plus... Il n'y avait maintenant presque aucune trace de larmes sur son fin visage et un sourire étira enfin ses lèvres rosâtres.

« Et maintenant ? »

Cette question montrait parfaitement que Margaret voulait savoir où en était les recherches de Ruthel. Mais quelque part, elle essayait aussi de savoir comment Matthew et lui allaient, tous les deux, depuis le temps où elle les avait vus pour la dernière fois. Son attitude mère poule ne la quitterait jamais, jamais.
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Que faire quand l’élément de stabilité du trio semble lui-même sombrer ? J’avais l’impression que la force et le courage de ma petite Margaret s’effondrait tel un château de cartes. J’avoue que j’étais perdu, ne sachant pas trop quoi faire. Je lui répétais inlassablement « tout va bien, on est réunis, tout va s’arranger » mais une infime partie de mon âme se demandait si je ne disais pas cela plus pour la rassurer que par conviction. Oui, j’étais aussi paumé qu’elle. Cet endroit me laissait un arrière goût amer dans la gorge. Quelque chose ne tournait pas rond ici et il était difficile de pouvoir lui assurer que tout irait bien alors que… je n’en savais rien. Assis avec ma petite sœur de cœur accrochée à mon torse comme si sa vie en dépendait, j’essayais vainement de la calmer en dessinant des cercles dans son dos, priant pour que ça la calme. Avec Margaret, c’était quitte ou double, soit ça allait la calmer, soit ça allait l’énerver et je me ramasserai une droite en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. J’attendais, fermant les yeux pour ne pas voir le coup venir et… Il ne vint pas. Ah, bah, Margaret avait choisi la première option. Ce n’était pas plus mal car ma joue souffrait encore de son précédent coup. Ses yeux étaient rougis d’avoir trop pleuré et j’aurai très bien pu la taquiner à ce sujet mais je redoutais un autre coup bien placé dont elle avait le secret. Du coup, je la regardais, impuissant, tandis qu’elle séchait rapidement ses larmes d’un revers de la main. J’aurai bien fouillé dans mes poches après un mouchoir mais je savais très bien que je n’en avais pas. Bien ma veine tiens, je n’ai jamais rien quand il faut.

« Je ne vous pardonnerai pas ça, pas maintenant. Enfin, je vous ai retrouvés, crétins. »

Aie, je savais bien qu’elle ne nous pardonnerait pas si facilement mais l’entendre dire était toujours difficile à encaisser. Enfin, en un sens, l’entendre dire qu’elle nous pardonnerait « plus tard » était rassurant. Elle ne nous condamnait pas définitivement. J’espérais juste qu’elle ne ferait pas trop souffrir Matth’, après tout, comme je venais de le lui expliquer, il n’y est pour rien. Tout est de ma faute… Seulement voilà, je la connais ma petite Margaret et il y a de forte chance pour qu’elle se défoule sur mon meilleur ami. Ah. J’aurai bien soupiré face à ce duo d’idiots incapables de comprendre entre les lignes mais devant l’une des concernés, surtout Margy, je doute que cela soit conseillé. Je tiens à me réveiller sans œil au beurre noir. Je gesticulai un peu sur le sol inconfortable, commençant à sentir le froid du carrelage remonter lentement dans mon dos, sans parler de mon pied à l’air. Quelle idée… Il faudrait d’ailleurs que je pense à reprendre ma chaussette et ma chaussure. Je ne roule pas suffisamment sur l’or que pour me permettre de les abandonner ainsi. Joignant le geste à la parole, je finis par me lever, massant mes genoux ankylosés avant de retourner sur le siège que j’avais quitté quelques minutes plus tôt. Je ramassai ma chaussette et ma chaussure et m’installait pour remettre le tout. Margaret allait sûrement se remettre aussi dans son fauteuil. Le sol, c’est confortable quand on est chez elle et que ses tapis ont le mérite de réchauffer, eux, au moins. M’installant plus profondément dans le fauteuil, je réfléchissais à sa question. Et maintenant ? Et bien… Bonne question.

Qu’étais-je supposé faire ? Accepter qu’elle nous suive, sans broncher ? Je privai déjà Matthew d’un avenir alors pouvais-je accepter de la priver également de son avenir ? Elle ne bossait pas encore, contrairement à nous deux. Elle était encore aux études alors si elle arrêtait tout pour nous suivre, que pourrait-elle faire plus tard ? Et puis, je n’étais même pas sûr de retrouver mon père et mon frère alors pouvais-je risquer de les priver de leur avenir pour un rêve peut-être impossible à réaliser ? Je ne savais plus. Je me grattais l’arrière du crâne, gêné de ne pas pouvoir lui donner une réponse concrète et intéressante. Margaret me connaissait, elle saurait de suite que je n’avais pas la moindre info à lui donner et j’avais peur qu’elle s’énerve à nouveau. Misère, que la vie est difficile parfois. Nous avions bien eu une piste, à un moment donné. Maman m’avait dit qu’il travaillait dans un laboratoire pharmaceutique. J’avais donc fouillé, j’avais fini par trouver un nom. Son nom. J’avais téléphoné et on m’avait alors dit qu’il était parti. Ailleurs. C’était bien ma veine… Après maintes et maintes appels, j’avais réussi à obtenir une adresse et… Je ne savais toujours pas ce que j’aurai bien pu trouver là-bas puisqu’en cours de route, il y a eu cette foutue panne d’essence et… nous sommes arrivés ici. Depuis combien de temps sommes-nous coincés ? Je ne saurais le dire… Les jours défilent et se ressemblent. Chaque matin, quelque chose manque l’appel, ou alors Matthew est bourré et on reste, ou bien j’ai une migraine carabinée et je suis collé au lit. Bref, chaque jour, quelque chose nous empêche de partir comme si…


♣ Ruthel : Maman m’avait dit qu’il bossait dans un labo pharmaceutique. J’ai donc fouillé et j’ai retrouvé ce labo’ sauf qu’il n’y bossait plus. J’ai bien failli m’arracher les cheveux ce jour-là. Heureusement, après quelques heures à persévérer, j’ai obtenu une adresse. Sauf que je ne sais toujours pas s’il se trouve là-bas ou pas. Disons que nous avons atterri ici entre temps tu vois… Je ne saurai pas te dire depuis combien de temps nous sommes coincés ici. C’est… bizarre, on dirait que cet hôtel ne veut pas nous voir partir. Oui, je sais, « Ruthel tu es un idiot ». Je sais que ce que je dis n’a pas de sens mais…

C’est vrai que ça n’avait pas de sens pourtant j’étais intimement convaincu de toucher à quelque chose, d’approcher de la vérité quand je disais cela. Bien entendu, comment pouvais-je m’en assurer ? J’avais commencé à mener mon enquête, en questionnant quelques clients. Mais à croire que ma tête leur faisait peur ou alors qu’il s’agissait d’un ramassis d’idiots car aucun n’avait su me répondre correctement. Entre cette fille gloutonne qui m’avait nié en bloc, le mioche détestable à qui je n’avais même pas essayé d’adresser la parole, l’autre fou qui voulait boire un thé et… Bref, il n’y avait qu’un ramassis de tarés ici. Alors, je pouvais toujours rêver pour espérer obtenir une quelconque aide. Mais maintenant que Margaret était là, peut-être que… Non, je ne voulais pas la faire paniquer davantage, je trouverai bien une solution par moi-même. Soupirant subtilement, je finis par regarder ma sœur de cœur et fut alors frappé par les sillons que ses larmes avaient creusés sur sa peau cristalline. Non, je ne pouvais pas encore lui cacher quelque chose. La dernière fois, ça… On l’avait abandonné, sans nouvelles, pour la retrouver ici en larmes. Je ne voulais plus ça. Même si je ne voulais pas la brusquer avec mes idées foireuses, je préférais tout lui avouer plutôt que de lui cacher ne serait-ce encore qu’un petit détail. Je n’aimais pas spécialement recevoir des coups.

♣ Ruthel : Je sais que ce que je t’ai dit est bizarre mais… J’y pense depuis quelques temps déjà. Quand ce n’est pas Matth’ qui est bourré, c’est moi qui aie mal au crâne, nous forçant à rester une journée supplémentaire dans cet hôtel. Tantôt les valises ne veulent pas se refermer, et bon, on ne va pas se casser avec une valise qui peut déverser nos fringues dans les escaliers, tantôt, il nous manque un truc. Et pas des idioties non plus comme une brosse à dents ou quoi, non, mais genre, mon portefeuille, le passeport ou encore le permis de conduire. Bref, le genre de trucs qu’on a plutôt intérêt à retrouver… Je ne sais pas ce qui se cache derrière tout ça mais je crois qu’il y a anguille sous roche. Déjà, à Halloween… Pas moyen de me souvenir de la soirée, ni Matth’ d’ailleurs et pourtant je suis convaincu qu’il y a eu quelque chose… Tu te souviendrais d’un truc toi ?

Voilà, je l’intégrais à mes questionnements mais ce n’était peut-être pas plus mal. Margaret avait toujours fait preuve d’une logique implacable, me donnant souvent l’impression d’être le dernier idiot de New York.
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[Je passe du "elle" au "je", j'espère que ça ne dérange pas. x3]

Je ne pouvais pas empêcher mes larmes de couler, malheureusement. C'était plus fort que moi. J'étais fière de ma personnalité qui s'était forgée autour de tout un tas de garçons pendant mon entière enfance, qui me permettait de tenir le choc contre beaucoup de choses et de ne pas faire ma mijaurée ou encore ma difficile, mais l'inconvénient était que je n'extériorisait pas assez mes sentiments ressemblants à la tristesse, et il fallait bien que ça sorte à un moment ou un autre, comme en ce moment. Inconsciemment et sans le vouloir vraiment, je me servais de Ruthel comme coussin géant et de sa chemise comme mouchoir. Il allait peut-être falloir que je lui la nettoie... Je sentais ses mains dans mon dos, passant parfois dans mes longs cheveux blonds. Ce geste, il le faisait souvent lors de mes crises de larmes, et ça avait le don de m'apaiser. Finalement, je me dégageais de son étreinte et séchait les traces du fait que j'avais craqué. La faute qui, en même temps ? Ces crétins auraient pu tout de même me prévenir. D'accord, je les aurai sûrement suivis sans leur demander leurs avis. Mais dans tous les cas, cela revenait au même puisque j'étais là en ce moment même alors que Matthew et Ruthel ne m'avaient pas prévenue. Nous étions tous trois soudés, c'était hors de question qu'ils aillent quelque part sans moi.

Mon frère de coeur se leva. C'est vrai qu'il était pied nu, et je ne tenais pas à connaître la raisons qui lui avait donné l'envie de retirer non seulement sa chaussure mais aussi sa chaussette. Je le suivis dans son geste et retourna m'asseoir dans un des fauteuils. Je ne mettais pas mon dos contre le dossier, au contraire, j'étais sur le bord du siège, mes mains entre mes deux jambes. Je fixais de mes yeux bleus l'une des personnes qui comptaient le plus pour moi dans ce monde, attendant la réponse à ma précédente question. J'étais curieuse de savoir ce qui les avait menés dans cet hôtel qui n'était pas des plus luxueux. Lorsqu'il commença son explication, je l'écoutait attentivement. Vers la fin de son petit discours, j'ouvris la bouche pour lui dire quelque chose qui ressemblait à :
"Ruthel, tu es un idiot.". Je trouvais alors que, bizarrement, ma propre voix avait beaucoup changé en l'espace de quelques secondes. Je fronçais les sourcils en me rendant finalement compte que Ruthel m'avait devancée en se traitant tout seul d'idiot, m'imitant à la perfection, ce qui ne me plaisait pas vraiment mais m'arracha tout de même un petit sourire. Je me rendais compte que j'exagérai toujours dans mes réactions grâce à sa petite imitation. Mais même si je le voulais, je pense que cela ne changerait jamais. Et puis, ce ne serait plus vraiment moi, n'est-ce pas ?

Revenons plutôt à ce que me disais Ruthel. Je l'avouais, j'avais du mal à le croire. Tout ce qui était lieux au surnaturel n'existait pas selon moi. Tout avait une réponse et une logique, ce qu'on appelait communément le surnaturel n'avait pas. Je me mordillais la lèvre tout en réfléchissant. Peut-être était-ce mon interlocuteur qui se faisait des idées. Mais il avait tellement l'air convaincu de ce qu'il disait que je ne pouvais que le croire. D'autant plus que pour l'avoir connu depuis le bac à sables, je sais bien qu'il n'est pas fou. Donc, oui, je le croyais. Alors qu'il me demandait mon avis sur cette fameuse soirée, je me demandais moi-même comment il savait que j'y étais. Je me souvenais pas l'avoir vu. En revanche, je me souvenais de Matthew et de deux autres blonds qui étaient avec nous. Seulement, je ne savais pas pourquoi.


« Je... je me souviens juste avoir vu Matthew, mais pas toi. Mais c'est tout ce dont je me rappelle. Mais tu crois vraiment que... "l'hôtel ne veut pas vous laisser partir" ? »

Je haussais un sourcil en disant cela. Puis, je me rendis compte que nous n'avions pas tellement beaucoup parlé de Matthew dans tout ça, alors qu'il avait suivi Ruthel et que c'était en partie pour lui que j'étais ici. Je me sentais tout de même coupable d'avoir largué mon copain à New York. Je l'aimais vraiment et avec lui je me sentais bien au point de pouvoir oublier Matthew. Mais celui-ci et mon frère de coeur me manquaient beaucoup trop. J'osais alors poser la question qui me titillait depuis que nous nous étions revus.

« Et Matthew, dans tout ça ? Il va bien ? »

Bien sûr que je mourrais d'envie de le frapper deux fois, voir trois fois plus que Ruthel. Mais il fallait que je m'avoue à moi-même que je m'inquiétais pour lui.
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Installé à nouveau dans le fauteuil, je réfléchissais. Je me trouvais idiot d’avoir prononcé à haute voix mes inquiétudes parce qu’il fallait bien l’avouer, ces dernières paraissaient vraiment sans aucun sens et surtout totalement débiles. Comme si un hôtel pourrait nous retenir contre notre gré ? Et bientôt on va nous annoncer que les murs nous parlent… J’aurai parfaitement compris que Margaret me toise avec mépris. Bon, ce n’est pas son genre (enfin pas avec moi en tout cas) mais elle en aurait parfaitement eu le droit. Si j’avais été à sa place, je me serai conseillé d’aller voir un psy’. Pour dire… Je soupirai tandis qu’elle me répondait d’un ton calme, beaucoup trop calme d’ailleurs. Elle ne se payait pas ma tête, bien au contraire, elle semblait continuer dans mon délire. « Je... Je me souviens juste d’avoir vu Matthew, mais pas toi. Mais c'est tout ce dont je me rappelle. Mais tu crois vraiment que... "L’hôtel ne veut pas vous laisser partir" ? » Je me mis à la fixer avec inquiétude. Minute. Oui, je pensais réellement à ce que je venais de dire mais… Entendre Margaret me suivre dans cette idée folle n’était pas là pour me rassurer. Je veux dire… Elle avait toujours été la voix de la raison alors si ma petite sœur de cœur se mettait à douter de cette rationalité… Où allait le monde ? Elle cherchait toujours une explication logique à tout alors pourquoi changeait-elle tout à coup ? Avait-elle aussi senti quelque chose d’anormal dans cet endroit ? Je soupirai de dépit avant de reporter mon regard sur elle. Elle avait l’air si douce, si innocente et ce visage enfantin me rappelait également celui de Matthew. Dans quoi les avais-je embarqués ? Je n’aimais pas du tout cela.

♣ Ruthel : Ca paraît fou. Ca paraît insensé, je le sais très bien. Mais oui, je pense effectivement que l’hôtel ne veut pas nous laisser partir. Je ne pense pas que ce soit le fruit de mon imagination Margy’. Il y a beaucoup trop de coïncidences pour que ce soit ça. Je ne pense pas que ce soit non plus le propriétaire des lieux qui soit derrière cela. Il m’a l’air un peu trop… Enfin, pas assez… Bref, je ne le vois pas à la tête d’une machination pareille. Donc, la question reste entière. Qu’est-ce qui se cache derrière ces étrangetés ? J’aimerai bien comprendre. As-tu vécu des choses étranges depuis ton arrivée ? Au fait, arrives-tu à utiliser ton portable ? On dirait qu’il n’y a pas de réseau et pourtant, quand je regarde mon portable, toutes les barres de réseau sont pleines. Etrange, encore une fois, n’est-ce pas ?

Oui, tout ceci était vraiment étrange. Mais ce n’était pas ce qui me chiffonnait le plus. Non, ce qui me dérangeait surtout, c’était cette impression d’être observée. Comme si quelqu’un jouait avec nos vies, nous épiait et se délectait de nous voir souffrir. J’avais commencé à ressentir ce sentiment après la fête d’Halloween. Matthew m’avait dit que je virais parano’ et il n’avait peut-être pas tord mais tout de même. Ce sentiment grandissait, m’oppressait et je doutais qu’il soit le fruit de mon esprit. Il fallait que je comprenne. Il devait bien y avoir une explication. Même si elle semblait saugrenue et totalement irréelle. Tout s’explique. Toutes ces coïncidences ne pouvaient être le fruit du hasard. Je détestais rester dans le vague et je finirai bien par trouver. Qu’importe le prix à payer… C’est alors que sa voix retentit. « Et Matthew, dans tout ça ? Il va bien ? » Son regard empli de tendresse en parlant de Matthew… Qu’importe le prix hein… Non, je ne pense pas que je serai prêt à tout sacrifier. J’allais devoir jouer les enquêteurs en solo. Ca allait être difficile. Je sentais le mal de tête poindre à mesure que je réfléchissais à notre situation. Dieu que c’était difficile. Malgré ce stress et mes angoisses, je ne pus m’empêcher de sourire. Matthew. Elle avait su tenir quelques minutes avant de prononcer son prénom. Elle le faisait toujours avec tendresse et parfois j’avais vraiment envie de le secouer pour le lui faire remarquer. Il avait une chance extraordinaire et il la gâchait bêtement. Comment allait-il ? Ma foi, il était égal à lui-même. Le fait de rester coincé dans cet endroit sans nouvelles de Margy’ lui minait le moral mais sinon, il était toujours pareil.

♣ Ruthel : Matthew ? Oh tu sais… Comme d’hab.’ quoi.

Je n’allais pas tout lui balancer ainsi. J’allais l’asticoter, la faire mariner, histoire de l’embêter un peu à son sujet. Moi ? Sadique ? Non, même pas vrai d’abord. Je voulais juste qu’elle fasse le premier pas, qu’elle soit celle qui me demande plus. Oui, bon, d’accord, j’étais sadique pour le coup et j’allais sûrement me ramasser un regard noir ou pire, un coup sur la tête. A la réflexion, je ne devrais pas la titiller alors qu’elle vient de sortir d’une crise de larmes. Comme le dit si bien Matth’ « les filles, c’est tellement complexe qu’il ne faut pas les chercher sinon tu te fais taper alors que tu pensais être câliné ».

♣ Ruthel : Il est toujours aussi souriant et bon vivant. Il rigole pour un rien, prend la vie du bon côté. Mais… Ces derniers temps, il est un peu moins positif. Il a l’air de déprimer. Je crois que tu lui manques. Il se met martel en tête. Il s’imagine des choses tu sais…

Bon, j’avais craqué et je lui avais donné quelques informations supplémentaires. Juste assez pour titiller sa curiosité. Allait-elle plonger tête la première et me demander ce que je sous entendais par « il s’imagine des choses » ? Je l’espérais. Margaret était sans doute la plus réceptive et si je voulais finir par les caser un jour, j’arriverai plus vite à un résultat de son côté que de celui de Matthew… Enfin… Je crois…
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Dernière édition par Margaret Reese le Ven 3 Juin - 20:20, édité 1 fois

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Quelque part, je me disais que toute cette histoire n'avait pas de sens, mais alors pas du tout. Je résonnais toujours scientifique, alors autant dire qu'un hôtel, chose matérielle, sans âme ni conscience, bref, une chose sans vie ni rien d'autre du tout, qui essayait de nous retenir pour ne pas que nous partions de cet endroit. Autant dire que c'était un peu n'importe quoi, et je pense que vous êtes d'accord avec moi. Dans le cas contraire, je ne serait quoi vous dire, si ce n'est que je ne suis pas du même avis que vous, mais ça, vous le savez. Pour moi, tout avait une explication qui n'avait aucun rapport avec le paranormal. Et là, ce n'était pas le cas. J'avais du mal à croire Ruthel dans tout son raisonnement. Cependant, je me disais, autre part, qu'il avait raison, ou alors que sa théorie plus ou moins douteuse était proche de la vérité. Je m'étonnais moi-même à me dire ça, ce n'était franchement pas mon genre, mais bon... Depuis que j'étais arrivée dans cet hôtel, même si ça ne faisait pas tellement longtemps, il se passait un bon nombre de choses assez étranges, à commencer par cette fête de Halloween.

Suite aux questions de Ruthel, notamment sur le fait qu'il ne semblait pas y avoir de réseaux malgré les apparences, je passais ma main à l'intérieur de la poche arrière de mon jean et empoignait mon téléphone, où était accroché un tout petit porte-clefs, sans clefs pourtant. Il était en forme de petit ours, et je souris en me rappelant que c'était un cadeau de Ruthel et Matthew qui datait de quelques années, mais je l'avais gardé. Au-même endroit, il y en avait un autre. C'était un cadeau de mon petit ami de New York. Je m'en voulais vraiment de l'avoir laissé là-bas, mais c'était vraiment vital pour moi de retrouver ces deux crétins, et j'espérais qu'il comprenait, lui qui était resté à New York. Essayant d'oublier cette bouffée de nostalgie, j'ouvris mon portable et constatais que les barres symbolisant le réseau étaient bien complètes. Je parcourus l'intérieur de mon téléphone, mais malgré ces petites barres, il ne semblait pas avoir de réseau. Les doutes de Ruthel se confirmaient. Je me mordillais la lèvre. Toute cette histoire m'inquiétait de plus en plus.

Mais j'arrivais tout de même à m'inquiéter pour Matthew au milieu de tout ça. Mais qui, j'avais bien le droit, non ? C'est bien pour lui - et aussi Ruthel - que j'étais venue, alors c'était normal non ? ... Enfin, croyez ce que vous voulez. Seulement, j'étais intriguée par le "comme d'hab'" que Ruthel. Je levais un sourcil lorsqu'il dit cela. Qu'est-ce qu'il voulait me faire comprendre encore ? J'étais assez sceptique, mais aussi impatiente, et tous mes sentiments se renforcèrent lorsqu'il parla de nouveau, mais il ne semblait pas vouloir m'en dire plus. Autant vous dire que cela ne me plaisait pas.

« "Il s'imagine des choses ?" ... quel genre de choses ? »

Puis, voyant qu'il ne voulait toujours pas m'en dire plus, je me levais de mon fauteuil et m'approchais de lui, une main sur la hanche. J'utilisais l'autre pour lui donne une petite tape sur le front.

« Ruthel White, dis-moi tout. »

Je fronçais les sourcils, tout en prenant à la fois un air boudeur et sévère. J'étais curieuse ? Non mais, merci bien pour cette remarque. Je n'étais pas curieuse. Je cherchais à savoir quelque chose et j'aurai mes réponses. Je ne m'appelais pas Margaret Reese pour rien.
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Je n’aimais pas la voir ainsi, je culpabilisais alors qu’au final, je n’y pouvais pas grand-chose. Bon, oui, j’y pouvais quelque chose pour cette paranoïa aigüe mais elle était fondée. Enfin, je me comprends… Elle avait rapidement jeté un œil à son portable et je devinais à son regard qu’elle en était arrivée à la même conclusion. Ca ne marchait pas. Ok. Mais pourquoi ? Là était la question… Que je n’aimais pas ça, Margaret, ma petite sœurette qui avait toujours décrété que le paranormal, c’était du grand n’importe quoi… Voilà qu’elle se mettait à douter. Misère. J’inspirais profondément, espérant ainsi me calmer car il fallait bien l’avouer, mon cœur battait à cent à l’heure. Heureusement, elle finit par changer de sujet. Volontairement ou pas, le fait y était, on allait pouvoir souffler. Ce n’était peut-être pas plus mal finalement d’avoir lancé le sujet « Matthew » sur le tapis. Au moins, je n’avais plus son regard inquiet devant moi. On avait retrouvé un semblant de normalité entre nous. On en revenait aux regards tantôt courroucés, tantôt sournois. On jouait, chacun à notre manière, et je préférais de loin cette situation à la précédente. Elle était beaucoup moins irréaliste et tellement plus naturelle. Ca venait tout seul. Je n’avais pas peur de me prendre une claque (j’y étais habitué) et son regard noir ne faisait plus effet sur moi depuis bien longtemps. Enfin, presque. J’avais envie de la faire sourire, peut-être un peu de l’enrager, histoire qu’elle oublie ce que j’avais bien pu lui sortir comme âneries.

Le ton qu’elle venait de prendre pour me demander plus de renseignements me donnait envie de sourire de toutes mes dents. Oui, je me marrais. Comment ça, j’suis sadique ? Peut-être mais ce n’est pas grave, j’assume. Par contre, mon sourire s’évanouit rapidement lorsqu’elle se leva. Aïe, j’allais me faire taper. Moins cool déjà tout ça… Je fermais les yeux, mimant le geste d’une bête qui se fait régulièrement tapée, avant de recevoir une petite tape légère sur le haut du crâne. J’agissais peut-être comme un môme mais ça m’avait fait du bien. Tout le stress que j’avais accumulé venait de disparaître comme neige fond au soleil. C’est alors que je la vis, la main sur la hanche, son regard me faisant clairement comprendre que j’avais intérêt à ne pas jouer trop longtemps avec le feu. Voyez-vous, madame avait un faible quota de patience quand il s’agissait du sujet Matthew. C’était peut-être pour ça que j’aimais bien la titiller, juste pour l’ennuyer encore plus. Oui, d’accord, je suis vraiment sadique. Pourtant, ce genre de regard, je le connaissais depuis que j’avais quoi… 3-4 ans ? Du coup, j’y étais presque immunisé. Je dis presque parce qu’avec Margy’, on n’est à l’abri de rien. Et voilà, qu’est-ce que je disais… Face à sa petite mine boudeuse, je fais comment pour résister ? Oui, face à Margy’, je suis une vraie guimauve mais pas grave, j’assume. Enfin, presque toujours. Je levais alors les mains en signe de paix pour lui intimer de se calmer. Elle allait encore me faire une crise si elle continuait ainsi.


♣ Ruthel : Du calme. Du calme Margy’. Tu vas nous attraper des cheveux blancs avant l’heure si tu continues à te surmener ainsi. Il déprime figure-toi parce que nous t’avions abandonné aux mains de ton médecin d’amoureux transi. Il t’imaginait la bague au doigt, dansant la vahiné devant ton médecin qui siroterait un cocktail lorsqu’on rentrerait… Tu connais l’imagination débordante de notre ami, n’est-ce pas ? J’ai eu beau lui répéter que non, tu ne te marierais pas si tes meilleurs amis n’étaient pas là à tes côtés pour ce jour exceptionnel, il a boudé et n’a pas voulu me croire. Il est têtu le gaillard. Enfin, ce que je voulais dire… C’est qu’il déprime de t’avoir lâchement abandonné ainsi. Il m’en veut aussi je crois même s’il ne le dira jamais directement. Tu le connais. Il pensait t’avoir perdu à tout jamais, devant sourire alors que tu lui annoncerais ton mariage, alors que… Enfin, je suppose que tu ne veuilles pas –encore- entendre parler de ma théorie selon laquelle Matthew est raide dingue de toi ?

Oui, je n’en suis pas à mon premier essai. Je pense même qu’il est inutile de les compter étant donné le nombre faramineux, d’un côté comme de l’autre. Et pourtant, malgré tous mes efforts, ces deux là restent convaincus que leurs sentiments ne sont pas partagés. Pfff, ils sont fatigants parfois… Mais bon, je les aime bien quand même. C’est pour ça d’ailleurs que je m’évertue à leur faire comprendre qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Sinon, j’aurai abandonné depuis longtemps vu la façon qu’ils ont à être bornés. Je me rappelle alors cette fameuse conversation que j’ai eue quelques jours auparavant avec Matthew. Et dire qu’on buvait tranquillement en mangeant des cookies… Et monsieur avait associé les cookies à notre Margy’ et il avait déprimé tout seul comme un grand. J’avais eu beau tenté de le consoler, il avait interprété mes mots de travers et s’était encore fait des plans sur la comète. Des fois, je me disais qu’il aurait du finir écrivain. Il aurait fait un tabac avec l’imagination qu’il avait dans la caboche. Mais bon, au moins, en étant ensemble dans le même boulot, je pouvais l’avoir à l’œil. Ce n’était pas plus mal d’ailleurs… Je finis par revenir à la réalité, abandonnant là mes songes. Je ne pus m’empêcher d’hausser le sourcil de manière suggestive. Le message était clair. « Arrête de te voiler la face Margaret et avance. Aie pitié de ton grand frère qui tente en vain de te caser ». Oui, elle comprendra. Elle le fait toujours. Maintenant, dire si elle va accepter cette réalité, ça, c’est pas gagné.
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Lentement, je m'approchais vers mon frère de coeur. S'il me connaissait assez, normalement, il devrait savoir ce qui allait arriver, surtout quand je m'approchais avec cet air contrarié ET impatient sur le visage. Oui, je me connaissais très bien aussi. Je savais très bien que je n'aimais pas attendre. Ruthel aussi d'ailleurs devait le savoir et semblait d'ailleurs se languir de la pression qu'il me faisait. Je lui fis alors une petite tape sur le front en me penchant vers lui. Une sorte de petite vengeance personnelle face à tout ce mystère qu'il laissait planer entre nous et sur le sujet "Matthew Carter, adorateur de cookies et crétin fini". Je m'installais à côté de mon frère de coeur, sur l'accoudoir du fauteuil, mon regard bleu regardant intensivement Ruthel. Il avait intérêt à tout me dire. De toutes les façons du monde qui existaient, je le savais s'il me mentait ou s'il ne me disait pas tout ce qu'il savait. Je le connaissais comme si c'était mon propre fils, depuis le temps que nous nous étions rencontrés... Au moins une bonne vingtaine d'années. Impatiente, je gonflais alors mes joues à la manière d'un enfant. Tout ce que j'espérais maintenant, c'est que Ruthel ne résiste pas à ma tête digne d'un chien battu, surtout lorsque je voulais quelque chose. En général, il avait du mal à résister, donc je ne pense pas qu'il y ait de raisons que cela ne marche pas ! Quoi, moi, persuasive ? Que nenni ! Je... j'essaie juste de savoir ce que je dois savoir... non ?

Enfin, même si j'avais l'air de plaisanter à l'extérieur, j'étais plutôt nerveuse. Il n'y avait qu'à voir mes doigts qui étaient crispés sur le fauteuil de l'hôtel. Je fixais toujours Ruthel d'un regard inquisiteur, mais j'étais inquiète. Plaisanter avec moi sur Matthew, dans ces circonstances, n'était pas vraiment une bonne idée. Oui, je l'avouais, je l'aimais. Mais de toute façon, cela ne servait pas à grand-chose, le principal intéressé étant toujours dans les bras d'une fille différente à chaque soirée... L'avoir comme meilleur ami me suffisait amplement. Pour le moment...

Tout le long de la tirade de mon frère, j'affichais des expressions différentes sur les traits de mon visage. Un coup un léger sourire me parvenait aux lèvres, un coup je prenais un air inquiet, un coup je fronçais les sourcils, un coup je levais les yeux au ciel. Au moins, le mini discours de Ruthel me rassurait un peu. Matthew semblait aller plutôt bien, même s'il n'avait pas l'air d'être au mieux de sa forme. Encore une fois, Ruthel abordait le sujet sur l'amour de Matthew. Cela me faisait bien rire et me désespérait à la fois. Comment pouvait-il m'aimer, un imbécile comme lui ?


« Ruthel, je... je crois qu'on en a déjà parlé. Matthew ne peut pas être raide dingue de moi. »

Bon, au moins, c'était clair. Je savais bien ce qu'essayait de faire Ruthel à travers ses paroles. Il voulait me caser avec le deuxième homme de notre trio, évidemment. Ca n'était pas possible, je le savais. Je poussais un soupir lourd de mes pensées et de mon moral et ramenais mes jambes contre moi, toujours sur l'accoudoir du fauteuil.


« Et là... où il est ? »
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Spoiler:
 

Misère mais pourquoi faut-il qu’ils soient tous les deux aussi bouchés ? Non mais vraiment, j’suis maudit, on ne peut pas faire autrement. J’avais bien envie de me taper la tête contre l’accoudoir resté libre, à ma droite, espérant que la douleur me ferait oublier le désespoir qui m’assaillait mais bon, j’suis pas maso. Enfin, je ne crois pas… Du coup, je soupirai bruyamment – à défaut d’autres choses – tandis que Margaret continuait son trip « Ruthel, tu racontes n’importe quoi tu sais ? ». Vraiment, deux empotés pareils, c’est lourd parfois. Oui, on en avait déjà parlé, elle m’avait toujours rembarré et pourtant je ne perdais pas espoir. Ca finirait bien par rentrer dans sa petite caboche têtue, non ? Je finis par reprendre pieds avec la réalité lorsqu’elle me demanda où se trouvait Matthew actuellement. Je ne pus m’empêcher de lui lancer un air contrit, indiquant par la même que je n’en savais foutrement rien. Il n’était pas dans la chambre lorsque j’avais quitté cette dernière et monsieur était peut-être parti boire ou s’amuser dans la salle de jeux… Ou bien il était parti draguer… Et hélas, je ne pus frissonner à cette éventualité. Après tout, le frangin n’était pas connu pour être des plus « calmes », il avait un sérieux problème d’hormones à calmer d’ailleurs. Misère, je ne sautais pas sur tout ce qui bouge moi. Peut-être était-il rentré dans la chambre à l’heure qu’il était ? Peut-être pas, allez savoir avec monsieur j’ai la bougeotte. J’eus envie de proposer à Margaret d’aller jeter un œil dans la chambre mais une image désagréable me réduit au silence. Et si Matt’ n’y était pas seul ? Voyant que je n’étais pas là, il aurait très bien pu en profiter (bien que je n’en fusse pas à cent pour cent convaincu mais bon, qui sait ?) et je ne voulais clairement pas tomber sur quelque chose d’aussi embarrassant. Surtout en compagnie de Margy.

♣ Ruthel : Il est peut-être dans la salle de jeux à l’heure qu’il est. Je ne crois pas que le bar ouvre avant la soirée, on aurait été aux environs de vingt-deux heures, je t’aurai dit qu’il était sûrement là-bas mais là… Et puis, tu sais aussi bien que moi qu’il n’est pas assez patient que pour poireauter des heures durant devant une porte fermée. Quel que soit la « récompense » derrière… Il est peut-être aussi aux cuisines en fait, il lui arrive d’aller y piquer quelques bières et des cookies. D’ailleurs, il ne cesse d’en prendre et de les manger mais il se plaint qu’ils ne sont pas aussi bons que les tiens. Va comprendre sa logique, moi, j’ai crié forfait.

Je finis par me redresser et m’étirer avant de me planter devant Margaret. Plutôt que de spéculer sur l’endroit où Matthew était, pourquoi ne pas le chercher ? Oui, je sais que je viens de dire le contraire mais… Enfin, pas exactement. J’ai dit que je ne voulais pas aller voir directement dans la chambre s’il y était. Rien ne nous empêche de le chercher ailleurs avant… Et on se rendra dans la chambre en dernier recours, j’aurai eu largement le temps de prier n’importe quelle divinité pour qu’il y soit seul. Ou au pire, accompagné d’une bière et d’une boîte de cookies. Je lançais un sourire éclatant à ma sœurette de cœur, admirant sa présence à mes côtés. Ca faisait vraiment plaisir de la voir. Elle m’avait cruellement manqué et je n’osais imaginer ce qu’avait dû ressentir Matthie’. J’avais vraiment dû le faire souffrir en l’obligeant à me suivre ainsi… Enfin, il l’avait choisi comme un grand hein. Je n’étais pas le mauvais dans l’histoire. Mais cette pensée n’enleva pas pour autant la culpabilité qui me rongeait. Oui, c’était décidés, on allait le retrouver, ils se verraient, ce serait le déclic, ils s’embrasseraient et me foutraient enfin la paix avec leur hésitation persistante. Erm… Ok, j’arrête avec mes délires… Je racontais vraiment n’importe quoi là… Bon, on allait le retrouver, elle serait rassurée, il recommencerait à sourire et moi, comme d’habitude, j’essayerai de les caser ensemble. Oui, voilà, c’était déjà beaucoup plus réaliste comme pensée. Pfff, y avait encore du pain sur la planche en somme…

♣ Ruthel : Tu veux qu’on aille jeter un œil dans les environs pour voir s’il est là ? Ainsi, tu pourras le voir et te rassurer sur son état. Tu verras que je ne mens pas et que tu lui manques vraiment. Je veux dire, vraiment, vraiment… Pas comme moi… Enfin, non, tu m’as manqué, ce n’est pas comme ça que j’aurai dire les choses… Je veux dire… Raaaah, bon sang, pourquoi faut-il que tu sois aussi bornée ? Pfff… Tu m’énerves tu sais à ne jamais me croire ? Bref, tu m’as manqué, vraiment. Mais je ne suis pas amoureux de toi et lui si… Et… Je m’enfonce, n’est-ce pas ?

Ruthel White ou l’art d’être un boulet en psychologie sentimentale… Je me grattais la tête, gêné, et me pris d’admiration pour mes chaussures. Non, je ne suis pas un lâche mais… Oui, bon, d’accord, je fuis son regard et je suis lâche pour le coup mais… Même si l’adage dit que le ridicule ne tue pas, je pense que pour le coup, il m’a quand même bien enfoncé… Je finis par me dandiner d’une jambe à l’autre, attendant sa réponse. Allait-elle piquer une crise ? Ou juste accepter mon idée sans rien dire ? (ce qui m’étonnerait quand même…) Ou bien allait-elle se payer ma tête et accepter mon idée ? Oui, ça paraissait déjà plus… Margy quoi… Pfff… Allez, j’suis habitué aux brimades. Ruthel White est synonyme de boulet universel et de brimades permanentes. Je suis habitué, plus rien ne peut m’atteindre ! Erm… Oui, on va y croire. Merci…
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Retrouvailles, après la fête. {PV : Ruru}