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Hotel Story - Saison 1, épisode 1
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 32
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C'est tellement amusant de se payer la tête des clients de ce petit hôtel paumé. Oui, tellement plus distrayant que de traumatiser la planète toute entière. Quelle brillante idée avait eu là ce cher Abbel. Pourtant, lors de la soirée surprise d'Halloween, les neuf n'avaient pas pu voir ce qui étaient arrivés aux autres groupes. Si certains tel que James ne s'en souciait pas vraiment, d'autres comme Eileen étaient beaucoup plus curieux. C'est pourquoi Shelley eut un trait de génie! Et si on se postait devant cette petite boîte carrée que l'on appelle télé pendant que deux victimes étaient passées à tabac? Mais ouiiii, ils pourraient les regarder souffrir et pourraient s'en divertir. Deux victimes, confinées dans un seul endroit, si ce n'est pas merveilleux ça? C'est ainsi qu'elle souffla l'idée à son frère aîné et bientôt les neuf choisirent deux victimes à martyriser. Hélas, Abbel garda pour lui le moment où se passerait cet évènement. Trépignant d'impatience, les neuf parcourent l'hôtel en espérant voir cet engin de malheur s'illuminer comme par magie. Et là... C'est le jour J!!

Concrètement, vous avez jusque vendredi prochain, en soirée, pour poster votre réponse. Vous vous arrêtez dans cette pièce parce que vous avez entendu du grésil en provenance de la télévision. L'ordre sera le suivant : James, Nathaniel, Eileen et enfin Alix. Techniquement, vous n'êtes pas seuls et des mortels sont aussi sur place, du coup, vous ne pouvez pas mentionner l'origine de ce revirement de situation. Vous pouvez faire des messes basses avec votre fratrie mais en aucun cas le mentionner à haute voix. Durant ce premier tour, vous attendez donc devant la télé qui grésille. Aucune image, vous vous impatientez donc. Ce sera seulement au deuxième tour que les choses vont commencer. Bon jeu!
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Une journée banale. Réveil matinal au son d'un Wagner. Un bain brûlant en compagnie du petit poulpe en plastique si cher à James. En écoutant du Eths, un groupe français que le jeune homme a découvert par hasard. Il macéra pendant longtemps dans l'eau savonneuse, ses cheveux dessinant des arabesques autour de son doux visage. Malgré la brûlure acerbe de l'eau sur sa peau pâle, il demeura pendant longtemps entièrement sous l'eau, seul son nez fin dépassant de l'onde. Tout ceci était son petit rituel du matin, celui destiné à lui faire oublier tous les évènements désagréables de la veille et toutes les questions existentielles qui martyrisaient chaque jour son esprit. Un moyen pour faire taire ses voix intérieures et pour anésthésier son cerveau en quelque sorte. Rien de mieux qu'un bon bain chaud pour partir du bon pied et pour être bien disposé à créer et être inspiré. Rien de mieux que de balayer les idées de la veille pour laisser les fraîches et les nouvelles affluer. Au bout de plus d'une heure et demie de trempette, James sortit de l'eau. Nous vous passons le reste des petits détails et ce fut un jeune homme frais et dispos qui refit apparition dans la petite chambre d'hôtel, se frottant les cheveux avec une serviette blanche. Tout en la gardant autour de son cou, il fit son lit et rangea sa chambre parfaitement. Il n'avait pas beaucoup de travail vu qu'il évitait à tout prix de déranger les choses, et rapidement, huit heures et demie s'afficha sur l'horloge en forme de poulpe qu'il avait accroché au dessus de la porte de la salle de bain. C'est à ce moment-là qu'il décida de descendre au restaurant pour prendre son petit déjeuner. C'était là son habitude du matin pour croiser le moins de monde possible. Une fois son repas frugal -surtout composé de fruits et de yaourts accompagné d'un thé- pris, il remonta dans sa chambre pour s'adonner à ses activités habituelles.

Le reste de la matinée fut occupé par des activités de dessin et de peinture. Lorsque tout fut nettoyé, James s'entraîna ensuite au violoncelle. Puis il écrivit et pratiqua un peu la calligraphie. Le tout, sauf le violoncelle bien sûr, en musique allant du classique au métal, de Vivaldi à Diablo Swing Orchestra. Les voisins devaient être sourds, ou alors inexistants, car jamais personne ne venait se plaindre. Ou peut-être avaient-ils simplement peur de l'étrange habitant de la chambre 1419 ? Finalement, en fin d'après-midi, au moment où le soleil commence à décliner à se teindre de l'orange du crépuscule, quelqu'un frappa à la porte. James avait repris la peinture, et chacun de ses doigts s'étaient recouverts d'une couleur différente. Il en avait jusque sur le visage et dans les cheveux, des tâches d'un rouge vermeil, d'un vert acide, d'un gris asphalte, d'un violet lilas, d'un jaune poussin ou encore d'un noir d'onyx. Une véritable palette ambulante : lorsqu'il peignait, il ne faisait absolument plus attention à ce qu'il faisait, trop absorbé dans son oeuvre. Mais d'habitude, il se débarbouillait toujours après. Sauf que, en cette journée tout à fait banale, le destin venait lui jouer un tour. Qui pouvait bien se tenir derrière la porte ? Cela ne pouvait être personne d'autre que Nathaniel, son cher frère, son fou adoré. Il était le seul qui venait souvent, presque tous les jours. Alors que James ouvrait la porte pour laisser entrer la Folie dans son antre, il fut aggrippé par la manche et traîner dans le couloir. Sous la surprise, il eut à peine le temps de claquer la porte, et déjà il se retrouvait dans le couloir, couvert de peinture, les pieds nus, son grand frère un peu devant lui l'attirant sans cesse vers un coin de l'hôtel où les gens allaient rarement : la salle de la télévision.

James mit un certain temps avec de comprendre ce qu'il se passait, comme à son habitude. Il n'avait émis aucun signe de protestation, et suivait son frère en trottinant. Il se demandait bien ce que cachait soudainement cela, mais il savait très bien qu'il ne risquait absolument rien. Lorsqu'ils furent arrivés dans la pièce au milieu de laquelle trônait l'objet de tous les cultes, Nathaniel lâcha le bras de son petit frère, et ce dernier, encore abasourdi, regarda autour de lui. Des sofas moelleux, des tableaux de mauvais goût, une plante verte ou deux par-ci par-là, et LA télé. Une télévision qui n'avait jamais plus marché depuis que la joyeuse fratrie était arrivée. Bien sûr, personne n'avait fait le lien, mais c'était bien eux qui avaient détraqué l'engin. Sauf que, aujourd'hui, ce n'était pas une journée tout à fait banale finalement, le téléviseur émettait des grésillements. James comprit tout de suite la signification de tout ce manège. Il reporta son attention vers la bouille d'ange de Nath' et, le regardant droit dans les yeux, il lui murmura d'un air triste :


« Alors, c'est le jour hah ? »

Nathaniel avait été très gentil. Il savait que le quatrième Vice n'aurait jamais remarqué le changement, vu qu'il ne passait jamais par ici. Et c'était pour cela qu'il était venu le chercher, c'était un véritable Amour ! Les autres n'allaient certainement pas tarder à venir, et il y avait même quelques autres résidents qui avaient été attiré par la bizarrerie de la chose. Posant son regard sur les gens aux alentours, il reporta finalement son attention sur son frère et lui sourit tout doucement. Et aussitôt, dans un chuchotis inaudible, presque dans un souffle, il laissa un « merci » s'échapper de ses lèvres. James devait faire peine à voir avec sa peinture partout et ses pieds nus, mais il n'y pensait pas. Il était touché par le fait que son frère ait pensé à lui, touché par son attention. Et à ce moment-là, mis à part s'extasier sur la gentillesse de Nathaniel, et sur l'adoration que James lui devait en retour, son cerveau était bien incapable de faire autre chose. Mais au fond, méritait-il cette attention ? Méritait-il que quelqu'un s'arrête sur sa personne et se mette à l'apprécier ? N'était-il pas seulement un détestable Vice ? C'est ainsi qu'il ne prit même pas l'initiative de s'asseoir, et resta planté comme un piquet dans la pièce, son frère juste en face de lui, son regard saphir planté dans les deux orbes émeraudes du Chapelier.
▌Date d'arrivée : 02/12/2009
▌Age du joueur : 32
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Dong. Dong. Dong. Hihi la jolie balle blanche rebondissait à mesure que Nathaniel la lançait. Elle était d'une souplesse extraordinaire, à faire pâlir de jalousie ce vieux lièvre rabougri. Voyez-vous, le chapelier s'était amusé à lui coller des oreilles en papier à cette petite balle et il lui avait dessiné une paire d'yeux, un nez, une bouche et deux grandes dents. Une parfaite imitation de leur jeune ami lapin blanc. Et monsieur le lièvre était jaloux. Pourquoi donc? Le chapelier le soupçonnait d'être furieux qu'on ait représenté le lapin et non sa divine personne. Mais ce n'était pas sa faute si la balle était blanche. Il devait se plaindre à la balle. C'est ainsi que Nathaniel cessa de jouer avec l'objet de ses pensées et finit par la garder en main. Il la retourna en tout sens, lui arracha les oreilles et lui cria dessus en la pointant du doigt « Vilaine, vilaine, vilaine, comment oses-tu nous donner la migraine? Par la toute grande haine de Mars, je te fais prisonnière de ces chaînes, puisses-tu perdre haleine à vouloir t'extirper vilaine ». Son petit monologue avait été accompagné tantôtd'un sourire angélique, tantôt d'un regard carnassier. Du coup, la pauvre gamine qui se trouvait devant notre jeune ami finit par s'enfuir en courant à l'opposé. Oh? Tiens? Aurait-elle vu le grand méchant loup? Ou bien était-ce la loutre maléfique? Vous ne connaissez pas cette histoire? Ca tombe bien, nous non plus. Notre jeune ami folie se retourna, espérant pouvoir saluer cette magnifique bête tyrannique... Et rien. Tiens? Se serait-elle enfuie? La petite coquine. Elle était si timide.

Elle ressemblait à son petit frère tiens. Ou encore à leur ami lapin blanc. Un grognement se fit alors entendre et Nathaniel jugea qu'il valait mieux ne plus mentionner ce nom pour l'instant (loin de lui l'idée que ce grognement puisse provenir de son estomac affamé). C'est alors qu'une étrange sonorité le fit avancer. Tel un automate, il se dirigea vers la télé. C'est alors qu'il vit! Hiiii, elle vivait! Il avait réussi! Elle est en vie!!! Il fallait vite prévenir James, ou bien Eileen? Non, d'abord James car ce dernier ne sortirait jamais s'il n'allait pas le chercher. Eileen, par contre, sa petite princesse chérie, si elle l'entendait crier « Princesse Princesse », aussitôt elle accourait. C'est ainsi que notre jeune fou notoire gambada jusqu'à la chambre 1419. Les bras se balançant d'avant en arrière tels des métronomes, Nathaniel sautillait presque sur place devant la nouvelle. La télévision marchait, ça voulait dire qu'ils allaient s'amuser. Abbel l'en avait assuré. Nathaniel avait accepté sans broncher, si les autres étaient contents alors il le serait (même si faire souffrir des gens ne lui plaisait pas). En plus, notre petit fou avait oublié le nom des deux victimes... Hum... Pourtant, il pressentait qu'il n'allait pas apprécier une fois installé devant la télé. Mais bon, tout content qu'il était, une fois arrivé devant la porte de la maladie, Nathaniel avait déjà oublié. Il tambourina gaiement, comme il le faisait souvent, et attendit que Jamesie ouvre la porte. Toi qui a la clef. Bah oui, James avait les clefs de sa chambre, normal. Cette chanson était bête n'est-ce pas? Les mortels sont bizarres vous savez...

Bien vite, James apparut à la porte, tout de couleurs parés. Hihi, on aurait dit un arc-en-ciel. Nathaniel lui attrapa le poignet et partit en courant avec son frère sur les talons. Ah bah pourquoi disait-on cela? Ca n'avait pas de sens, son frère n'était pas sur ses talons sinon ils tomberaient tous les deux au sol pas vrai? Ils avaient vraiment de drôles d'idées les mortels. Le jeune fou courut comme un dératé, criant « Princesse, Princesse » à tout bout de champ. Ely, sa petite princesse chérie viendrait bien vite les rejoindre, il en était sûr. Arrivés dans la pièce, James stoppa net tandis que Nathaniel se dandinait de gauche à droite comme un enfant. Il y avait déjà du monde dans la pièce, intrigués par ce changement soudain, certains clients tapaient sur l'objet espérant faire apparaître une image autre que ce grésil bariolé. Nathaniel entendit à peine son petit frère le remercier et il s'avança en direction de la télé. Certains clients se retirèrent, pensant que Nathaniel serait faire quelque chose pour réparer l'objet mais ils étaient loin du compte vous savez? Le chapelier s'agenouilla et prit l'objet dans ses bras. Un gros câlin dans les règles de l'art. La petite troupe se poserait sans doute des questions mais c'est bien connu, un fou ne se sent pas observé du tout. Notre jeune ami finit par arrêter sa séance câlin, le lièvre remettait le couvert. Pourtant, ce n'est point l'heure du repas jeune ami. Je fais la tête. Pourquoi donc? N'obtenant pas de réponses, Nathaniel se redressa et, pointant du doigt l'objet carré, il dit à son petit frère d'un ton enflammé.


« Jamesie, la télé vit. Regarde, il neige dans la télé. Elle risque d'avoir froid tu ne crois pas? Il lui faudrait une écharpe. Mais je n'en ai pas. Et toi? On peut peut-être en demander une à ma princesse tu ne crois pas? Oh oui, elle doit en avoir une toute jolie, toute rose. »

Nathaniel se mit à rêver d'une petite princesse courant avec une écharpe au vent. Elle sautait dans ses bras et lui offrait une écharpe faite de plumes d'oies. Le chapelier l'installait sur la télé et cette dernière l'en remerçiait. Quoi de plus normal?
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
▌Age du joueur : 25
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Clip. Clap. Clip...
Les gouttes s'enchaînaient, une par une, sujettes à une fatalité incontournable. Elles se formaient lentement, pour ensuite rester en suspens. Puis, elles s'extirpaient de l'antre de la bête avant de se fracasser contre l'évier, dans des petits bruits délicats. Ely contemplait le cycle de leur déchéance avec un intérêt. Elle s'ennuyait ferme, et avait décidé de passer le temps en s'amusant à écouter la mélodie cristalline des gouttelettes. Accroupie, es mains et la tête posées sur le rebord, elle faisait penser aux félins guettant leur proie. Et chaque fois que la goutte s'écrasait, son sourire en coin s'accentuait. Ce spectacle était si ressemblant aux hommes. Entre ses mains, ils se sentaient tout puissants, puis elle les lâchait de haut, les regardant plonger dans leur propre gouffre. Rien de plus distrayant.

Finalement lassée par ce spectacle, Eileen se détourna du lavabo, sortit de sa salle de bain et plongea sur son lit. Les peluches volèrent tandis qu'elle se roulait en boule dans sa couverture, laissant par moment échapper des petits cris enoués. Elle avait distingué, il n'y a pas si longtemps, un visage qui lui était familier. Le visage d'une petite Chinoise. Une jeune fille dont elle avait oublié le nom, mais qui lui était étrangement familière. Elle ne savait plus très bien où... oh et puis tant pis ! Ely n'était pas du genre à s'attarder trop longtemps sur une question. Surtout une question aussi futile que celle-là.
Une fois de plus, Eileen délaissa son activité du moment pour empoigner un feutre rose et dessiner des cerises sur son papier peint. Sa chambre, le paradis de barbie et ken grandeur nature. Du rose partout, variant sur les teintes, mais au final ça restait du rose. Son lit à baldaquin rose pâle était la copie conforme des grands et beaux lits de princesse. Forcément, ça lui convenait.
La petite princesse justement attrapa sa chaise de bureau, et grimpa dessus. Elle fit passer le temps ainsi quelques bonnes dizaines de minutes, à colorer sa chambre de rose, toujours plus rose. Puis, elle abandonna cette activité artistique pour se concentrer sur quelque chose de plus sportif. Notre princesse aimait diversifier ses plaisirs. Ainsi, elle opta pour le trampolit, une version ancestrale du trampoline mais sur son lit. Le seul inconvénient à ce genre de couche, c'est que le haut du lit l'empêchait de sauter toujours plus loin. Elle resta donc sur des petits sauts timides, mais néanmoins amusants. Finalement, épuisée, elle se laissa tomber au milieu de son désordre et ferma les yeux quelques instants.



Ce fut des "princesse, princesse" stridents qui l'extirpèrent de son sommeil. Les yeux brillants, Eileen sauta de son lit, parfaitement réveillée. Elle reconnaîtrait cette voix entre mille. Elle se précipita vers la porte, l'ouvrit, retourna dans sa chambre chercher son lapin rose, revint sur ses pas, fit une nouvelle fois demi-tour pour prendre quelque chose qu'elle oublia entre temps, abandonna finalement l'idée et se rua dans le couloir. Ce ne fut que dehors qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié ses chaussures. Par les oreilles du Chaos... bon tant pis, elle restera pieds nus.
Ses pas la conduisirent précipitamment vers la salle de la télévision. Lorsqu'elle y pénétra, elle découvrit avec ravissement le grésillement du petit écran, sans doute également impatient de lever le voile d'un mystère.


-Grand frère !

Poussant un petit cri enjoué elle se précipita vers lui, lui sauta dessus, noua ses bras autour de sa nuque, et enfouit sa tête dans son cou. Elle ronronnait presque. Son grand frère était son ours en peluche grandeur nature. Du coin de l'œil elle aperçut James, son autre frère, à qui elle adressa un regard tendre. Elle lu ferait peut être un bisou plus tard mais ce soir... Nath' sera à elle. Na !
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 30
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Penché sur le seul et unique bureau de la chambre 1451, le jeune Ryann Stalker remuait de bien sombres pensées. Avec une extrême concentration, il écrivait un plan machiavélique de conquête du monde. Si nous nous penchons un peu plus sur son bureau nous pourrons même voir des cartes tactiques et.. Quoi?! Désolé, erreur de narration! A voir, le garçon planchait sur un des scénarios d'une série du moment. Comme quoi, il lui arrive de ne pas toujours grommeler.

*Un mois! Déjà un mois que je suis dans ce trou à rat et je n'ai toujours pas la main-mise sur cet endroit?!*

Nous avons parlé trop vite encore une fois...

*Je savais que l'âge serait un frein dans mon entreprise, mais quand même?! Les temps ont si vite changé qu'on ne daigne même plus offrir sa confiance à un adolescent tel que moi?! Si cultivé, si juste, si humble! Aaah le boulot de martyr est insupportable... Je suis sur et certain d'être le martyr qui subit le pire des calvaires! Cloitré dans un sinistre motel moisi, enfermé avec Sacha! Non mais, c'est pas possible! Je ne peux décemment pas faire un travail convenable dans des conditions pareilles! Moi, ma prestigieuse personnalité
abandonné dans un no man's land? Moi, ce qu'il me faut, ce sont les palaces, les manucures et pédicures tous les jours! On se prosternerait rien qu'à mon passage! Bwahahah! Oh oui, je sens cette gloire future! Quelle extase!*

C'est avec un sourire béat qu'il regarda autour de lui et... revint à la réalité. Portant son porte-mine en bouche, il s'affala sur le bureau. Il jeta un regard à sa sœur, assise sur son lit, occupée de chipoter avec ses cheveux, puis regarda son travail, puis regarda le coin de ciel visible de la fenêtre. Boudeur, le garçon se redressa et recommença à écrire son scénario, tout en parlant avec Sacha.

- Cet hôtel m'énerve. Y a rien qui se passe ici et je suis coincé dans le plus miteux des trous paumés pour terminer cette satanée série pour ménagères! Pourquoi diable les masses sont si dociles à abrutir?! Les intelligences supérieures telles que moi se lassent de la facilité avec laquelle on peut modeler leurs pensées! Satanée espèce humaine! Satané Çà! Et bon sang, Sacha, aide-moi à faire le découpage séquentiel de l'épisode 12 au lieu de triturer tes cheveux! Un peu de compassion pour ceux qui font tout le boulot!

Il s'était retourné vers sa sœur, qui se contenta de le regarder avec des grands yeux et lui sortir le plus naturellement possible cette phrase:

- Mais j'ai des fourches, mon poussin...

- ... T'es pas sérieuse? Non, je suis bête. Bien sûr que tu es sérieuse. C'est ça le plus affligeant. Oui certes, je suis un cerveau mais ça ne devrait pas t'empêcher de te reposer sur mes propres lauriers! Faudra bien un jour que t'apprennes à devenir indépendante! Mais c'est bon, j'ai compris, c'est bibi qui se tape encore tout le boulot! Bête comme t'es, quoi de plus logique! De toute façon, ça vaut mieux, je veux pas que les chiffres d'audience baissent à cause de ton incapacité à écrire quoi que ce soit de concret plus de cinq minutes... Bwahah! J'aimerai quand même bien voir ce que tu pondrais juste pour rigoler un coup!

Ne prenant pas compte des remarques de son jeune frère, Sacha se leva et rejoignit son frère.

- Je peux faire les petits dessins si tu veux! Hihi! Ça, c'est rigolo comme tout. Rrrrh! Je suis Ryry la grenouille! Dit-elle en pinçant les joues de son frère et secouant sa tête de droite à gauche.

-'Rêt' Cha... Cha 'e dé'or'e 'e 'isag'...

- Agou, agou, agou! Il dit quoi le bébé à sa sœur adorée?


Retirant les mains de sa sœur de son visage, un brin agacé, Ryann reprit la discussion.

- Il te dit que tu lui déformes le visage et qu'il serait peut-être préférable que tu me laisses bosser EN SILENCE sur cette série pourrie.

- Rouh que c'est un grand méchant petit frère! Vilain! Hihi! Tu es mignon, mon poussinet! Tiens un bisou d'encouragement.


Ryann s'essuya la joue pendant que mademoiselle Stalker se réinstallait sur son lit et reprenait son activité du début. Concentré, l'adolescent reprit son travail. Cette courte pause lui avait redonné de l'inspiration et espérait bien ne pas être interrompu. Auquel cas... Non, ce serait trop terrible à dire.

Plan américain sur Meryl, cheveux mouillés, regard désespéré. : « Liam, nous n'y arriverons jamais! Nous mourrons ici! »
Traveling arrière, éclairage au niveau des visages. Liam, cheveux mouillés, les sourcils fronçés: « Chier! Pourquoi alors que j'avais enfin rencardé c'te sublime meuf' du « Creepy Dollar »! Chienne de vie! »
Très Gros plan sur Meryl, regard de côté: « Avant que tout ne soit fini, il faut que tu saches quelque chose à son propos, Liam! Elle n'est pas... »

Passage au plan 4 (0h23' 44)
Éclairage plein jour et contre-plongée d'un plan italien, entrée en scène du professeur Frietz criant :

« Princesse! Princesse! »

Une voix d'homme avait semble-t-il interrompu les pensées de l'adolescent. Inspiration évanouie, Ryann cassa son porte-mine en deux de sa main. Calmement, sous le regard curieux de sa sœur, il se leva et partit en direction du couloir. Il prit une légère inspiration, tourna la poignée et hurla:

- QUI EST EXÉCRABLE GUIGNOL QUI HURLE A TOUT VA ET NE RESPECTE MÊME PAS UN TEMPS SOIT PEU LE CONFORT AUDITIF DES AUTRES?! MONTRE-TOI VIEUX CLOWN! 

Cependant, c'est toi le guignol, Ryann... La seule personne présente dans le couloir fut une jeune fille qui le regardait avec un air à la fois horrifié et étonné. Donc, pas d'homme criant à tue-tête un sobriquet bien charmant à une quelconque personne. Mordant sur sa chique, la mine renfrognée, il se contenta de s'excuser avec un très distingué « Grmpf! » à la demoiselle. Regardant à gauche et à droite avant de retourner dans sa chambre, il entendit un chahut venant d'un couloir voisin. Intrigué, le garçon se décida à aller voir ce qui se passait. Après tout, il n'avait plus le cœur à l'ouvrage, et comme quelque chose semblait enfin se passer dans l'hôtel, il n'allait pas manquer l'occasion. Disant qu'il s'absentait un instant à sa sœur, il se dirigea vers la salle de télévision, lieu d'où venait tout le remous, et y entra.

*Bah quoi? Ils ont jamais vu une télé en panne ces imbéciles heureux? Franchement, pas la peine d'en faire tout un from... Crénom de Dieu! Mais c'est qu'il grésille ce bidule! Un miracle! C'est un signe de mon ascension future, c'est certain! Bwahahah! Admirez chère populace le fait de ma majesté – mais t'as rien fait... - voyez comme mes pouvoirs latents sont exceptionnels! - Là, on part en plein délire...*

Mais rien en se produisait. La mine boudeuse, le garçon s'installa à proximité de quelques personnes pour voir ce qu'il allait se passer -*mais pas trop! Surtout le narcoleptique entaché là!*. Alors qu'il observait les gens alentours, il reconnu le fou du restaurant et, même s'il semblait affairé avec une blonde et un pot de peinture ambulant, il préféra s'éloigner légèrement. Après tout, il pouvait l'attaquer avec de la soupe tomate aujourd'hui...

HS: Bon c'est pas terrible mais j'ai une panne sèche d'inspi >.>
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Alix n'était pour une fois pas d'humeur à manger. Et oui cela peut arriver. Et comme elle n'en était pas d'humeur les autres ne devaient pas l'être non plus.
Marchant sans but, elle interceptait d'une main de maitre chaque gâteaux ou bonbons et les fourraient dans ses poches sans que ses victimes s'en aperçoivent.
Cette journée faisait partie, malheureusement, de celles où rien ne vous satisfait à part bien entendue, de voir les autres dans le même état que sois.
Prenant une direction au hasard, la jeune vice continua sa marche silencieuse et sans but en manquant toute fois de partir la tête la première en se prenant le bout d'un soulier dans un tapis.
Ayant réussie à conserver son équilibre, elle due vite se rendre a l'évidence que la nourriture n'avait pas son sens pratique.
Bonbons et autres délices parsemaient maintenant le sol dans un fouillis alléchants.

*Oh crêpes... si je me penche pour les ramasser les rescapées risques de les rejoindre. Mais si je ne les ramasses pas je m'en voudrais...*

Se creusant la tête devant ce dilemme, Alix se laissa tomber au sol, dos contre un mur, en attendant patiemment qu'un bon samaritain passe par ici pour ramasser à sa place ses provisions.
Les minutes défilèrent difficilement, mais la vice de la famine était deja plongée dans ses pensées.

* Va falloir que je nettoie mon objectif... le sucre glace c'est jolie mais sa finit toujours par faire des dégâts. D'un autre coté s'en valait le coup non? Un appareil photo recouvert entièrement de sucre ... superbe cliché. Hmmm sucre glaaaace... est ce que j'ai fermé ma chambre avant de partir? Je crois pas... rooo la flemme. Mais en même temps... Eileen s'est trouvé un nouveau passe temps ... est ce que j'aime le rose? Bof. Et le bleu? L'outremer est le plus beau. Mais le royale est aussi superbe. Et si je repeignais ma chambre en bleu? Oh non... plutôt des boiseries. Ries. Sucreries. Hummm! Suuuucre glaaace*

C'est ainsi que dix minutes passèrent... puis trente. Sans que personne ne passe. Plongée dans se défilement de questions existentielles, elle finit toute fois par se rendre compte que le temps avançait sans qu'elle n'est pue récupérer ses délicieux petits monstres dorés ou colorés étalés langoureusement sur le trompeur tapis.
Agacée elle changea de tactique et s'approchant d'un mouvement élégant de fessier, récupéra ses trésors pour enfin se relever.
Bande de fainéants! Pas même capable de passer quand une demoiselle a besoin d'aide!

Un cris parfaitement reconnaissable entre tous troubla alors son silence ronchonneur.

« Princesse! Princesse! »

Hu hu! Nat' appelait Eileen pour X raison. Peut être voulait il refaire la deco de sa chambre?
S'époussetant d'une main ferme, elle se mit en marche en direction des chambres pour rejoindre son frère et sa sœur avant d'être arrêtée par une exclamation choquante.

- QUI EST EXÉCRABLE GUIGNOL QUI HURLE A TOUT VA ET NE RESPECTE MÊME PAS UN TEMPS SOIT PEU LE CONFORT AUDITIF DES AUTRES?! MONTRE-TOI VIEUX CLOWN!

Vieux? Comment ça vieux? Ils avaient à peine quelques millénaires! C'était indigne! Elle devait réagir! Courant - c'est a dire en trottant pour Alix - vers sa direction première, elle déboucha devant un salon.
Son sens de l'orientation n'était pas encore au top. Quoi que! Son frère était bel et bien là avec au visage une Eileen en mode caramel. Rien ni personne n'aurait pu la déloger des bras de Nat'.
Avec amusement elle préféra rejoindre James qui regardait lui aussi le spectacle.
Hum... étrange. Quel était ce bruit désagréable..

- Tu as faim James? Tu veux un gâteau? Tu m'as l'air de gargouiller étrangement.. tu te nourries bien? Tu es quand même pas en hypoglycémie j'espère?!

Rien de tout ça. Alors qu'elle fixait son frère d'un œil curieux et anxieux elle remarqua enfin la télé.

- Suzette! J'avais faillit l'oublier celle-la...

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L'écran s'illumine soudain, faisant apparaître le titre d'une série nommée "Hotel Story". Personne ne la connaît mais les vices voient de suite de quoi il peut bien s'agir, « leur » émission va bientôt commencer... Impatients, ces derniers s'installent dans les fauteuils ou bien au sol, scotchés devant la télévision démoniaque. C'est alors qu'une jeune femme blonde aux formes généreuses apparaît à l’écran. Son sourire Colgate en ferait pâlir plus d’un, soyez en certains. Une musique typique des reality shows démarre tandis que l’image s’éloigne pour présenter le plateau télé imaginaire. La jeune femme vous accueille avec son éternel discours de bienvenue tandis que les applaudissements retentissent dans le public. A la droite de votre écran, vous pouvez voir apparaître un petit encadré. Dans ce dernier se trouvent coincés Andrew W. Loxley et Ruthel White. Victimes de la soirée.

« Bonjour chers amis spectateurs et bienvenue dans notre nouvelle émission Hotel Story. Vous en avez marre des cours de chant et de danse ? Vous ne supportez plus de voir les gens se quereller dans une ferme ou un loft ? Et bien, Hotel Story est fait pour vous !! Ici, nous aurons le loisir de vous montrer une caméra caché comme vous n’en avez jamais vu auparavant. Deux personnes, prises totalement au hasard, vont être les victimes de notre soirée. Toutes deux se trouvent actuellement dans la buanderie d’un hôtel de banlieue et nous avons décidé de les enferme rien que pour vous. Ce soir, vous êtes aux commandes ! C’est vous qui déciderez de leur sort alors que le jeu commenceeeee. »

La jeune présentatrice termine son petit speech par un sourire éclatant. Vous voilà donc maintenant au courant des règles du jeu. Deux victimes vont souffrir, le temps d’une soirée, de vos décisions. Comment cela va-t-il marcher ? Rien de plus simple. Vous aurez à chaque fois l’occasion de choisir entre plusieurs « actions ». Le réalisateur impose aux victimes une situation et vous pouvez aider les victimes ou au contraire empirer leurs cas. Notre émission est reliée –selon les dires de la speakerine- à chaque téléviseur, ceux-ci étant reliés à leurs télécommandes. En appuyant donc sur un certain code de touches, vous déterminez l’action que vous souhaitez voir apparaître dans la suite de l’émission.

Concrètement, lors de ce prochain ordre, vous constatez qui sont les victimes et pouvez réagir par rapport à cela. Ensuite, l’écran s’éteint et la speakerine vous annonce que le réalisateur a décidé de plonger nos victimes dans le noir. Elle vous offre alors la possibilité de les aider ou bien au contraire de les laisser dans leur misère. Puisqu’il n’y a qu’une seule télécommande, vous devrez vous concerter pour choisir et déterminer la suite des évènements. Tapez « 513 » si vous souhaitez leur offrir une lampe de poche. Tapez « 51 » si vous voulez que l’un d’eux trouve un briquet dans l’une de ses poches. Enfin, si vous voulez corser l’affaire, tapez « 12 » et ils n’auront aucune chance de pouvoir s’éclairer de toute la soirée. Cet ordre de passage prend fin ce dimanche au soir (sauf exception par exemple pour Alix). Vous pouvez y poster plusieurs fois, notamment pour vous concerter sur votre réponse. Si toutefois vous n’arrivez pas à un accord dimanche, lors du dernier jour, vous envoyez au conteur votre choix par mp. Suivant vos réponses, j’effectuerai le choix. Bon jeu !

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Petit à petit, la scène se mettait en place et les différents spectateurs venaient se réunir autour de la télé, comme mus par une force invisible qui les forçait à s'agglutiner autour de l'écran brouillé comme des mouches autour d'un cadavre en décomposition. Au début, ils n'étaient que peu devant l'objet de toutes les attentions, et c'est face à quelques clients agacés par les grésillements intempestifs que Nathaniel s'agenouilla, enveloppant la télévision de ses bras longs pour la caliner tout doucement. C'est devant aussi peu de personnes qu'il se plaignit à James du froid que devait ressentir ce pauvre objet, pris sous la neige qui l'envahissait. Cela réussit à soutirer un sourire au jeune homme maladif qui l'accompagnait, et il n'eût que le temps de lui répondre d'un air mélancolique :

« Je pense que le chauffage va bientôt s'enclencher, ne t'inquiètes pas. »

Aussitôt cette phrase terminée, la petite silhouette rosée d'Eileen surgit dans la pièce, alertée par les « Princesse ! Princesse » de son grand frère. Bien sûr, cette dernière se jeta sur Nathaniel, le couvrant de bisous et de calins. Elle posa sur son autre frère, celui qu'elle aimait vite fait au passage, un regard tendre, mais également un de ces regards d'enfant qui font passer les messages de façon très claire. James avait déjà remarqué cette propension qu'Eileen avait à toujours vouloir s'accaparer leur frère, mais la Maladie n'avait jamais jugé bon d'entrer dans son jeu. Certes, il préférait la compagnie de Nathaniel lorsque la Tromperie n'était pas là, mais il essayait de ne pas paraître gênée par leur relation qui semblait plus fusionnelle que celle qu'il pouvait avoir avec la Folie. Se souvenant avec amertume de sa dispute du matin avec Caïn, dispute durant laquelle Eileen avait à nouveau retourné sa veste, James entendit avec stupeur des cris aigus. Mis à part cette voix différente, les propos tenus ressemblaient fort à ceux qui pouvaient provenir de la bouche du Vice de la Guerre, mais ce fut une bien autre tête qui apparut dans la pièce. D'ailleurs, il ne pipa plus mot lorsqu'il fut en présence, vérifiant ainsi l'adage : « Chien qui aboie, ne mords pas. » Alors que la salle s'emplissait de plus en plus et que James voyait s'amoindrir les places assises dans des fauteuils solitaires, un autre membre de la fratrie apparut. Le Vice de la Maladie ne l'avait même pas entendu arriver, et ce n'est que lorsque celle-ci lui demanda si il avait faim et si il avait mangé au moins dans la journée qu'il sut que cela ne pouvait être qu'Alix. Elle était adorable, mais sa tendance à toujours essayer de faire manger son frère l'agaçait, et il s'en suivait souvent de folles batailles entre eux. Enfin, si l'on pouvait qualifier le combat entre une flemmarde et un malade de fou... James lui répondit alors en murmurant :

« Non merci, j'ai mangé ce matin. »

Certes, la scène se déroulait en fin d'après-midi, mais dans la logique de James, seul le repas du matin importait réellement, celui où il était possible de manger des choses saines et en quantité suffisante. Les bonbons et autres pralines l'écoeuraient rapidement, et rien ne valait pour lui les fruits et les yaourts, aliments sains et savoureux par excellence, toute en finesse et subtilité. James s'approcha alors de l'unique fauteuil vide, non loin de la télévision, agrippa la télécommande comme si elle était le seul moyen pour lui d'avoir une incidence sur le réel, et la posa sur l'accoudoir à ses côtés. Ramenant ses jambes contre son corps, et posant ses mains sur ses pieds gelés, il posa sa tête sur ses genoux, et attendit que le spectacle commence. Et bientôt, comme il l'avait dit à Nathaniel, la télé s'anima, et une jolie femme, quoiqu'un peu trop plantureuse s'afficha sur l'écran, leur expliquant le topo de l'émission. Mais James ne savait que trop bien de quoi il en découlait. En voyant la tête des deux torturés de ce soir, la Maladie reconnut l'autre artiste de l'hôtel, celui-là même qui l'avait intrigué lorsque ses doigts avaient été recouverts de peinture. Et, quand il vit le doux visage du deuxième désigné, James ne put que relever la tête et la tourner vers son frère, pour lui dire :

« Nathaniel, Alice est dans la télé ! »

Bien sûr, peu de personnes allaient comprendre ce que venait faire Alice dans toute cette histoire, mais la Folie comprendrait mieux si on lui parlait dans son langage. James était très bruyant pour une fois, car généralement il n'adressait que rarement la parole aux autres. Mais être entouré de ses frères et soeurs le rendait plus réactif à l'origine. Néanmoins, lorsque la speakerine leur expliqua que leurs victimes s'étaient retrouvées dans le noir, et qu'il pouvait décider de leur sort en tapant un chiffre sur la télécommande, la Maladie n'en profita même pas pour aider les pauvres désignés à l'insu des autres. Il n'avait même pas encore compris qu'il avait à ses côtés la clé de la suite des évènements que les gens discutaient déjà entre eux de l'étrangeté de cette émission et du numéro à taper. Pour sa part, James ne réflechissait même pas à cela, et entre une lampe et un briquet, il n'aurait vraiment pas su quoi leur donner. Dans sa tête se bousculaient des pensées au sujet de ses frères et soeurs, et de l'importance qu'il avait aux yeux de chacun d'entre eux. Il se demandait si Abbel l'appréciait vraiment, si il n'était pas uniquement un moyen indirect d'énerver Caïn. Il se questionnait au sujet des pensées tarabiscotées de la jeune Tromperie, et bien vite laissa tomber. Il lui était impossible de deviner par lui-même les pensées de sa famille de Vices. Et donc, rapidement il laissa fuir ses pensées vers les coquelicots et les orchidées, et une folle inspiration lui vint pour peindre. Il ne pouvait pourtant pas quitter la pièce, sans gêner la vue des téléspectateurs, et donc décida de ne pas bouger. Et, quitte à être là, il reporta son attention sur la télé, mais ne toucha pas à la télcommande, tandis qu'il essayait de s'imaginer ce que l'une ou l'autre des trois propositions pouvaient amener comme situation. La pire serait certainement le briquet, vu l'amas de matière inflammable contenu dans une buanderie. Mais pour le moment, James ne comptait pas exprimer son avis de but-en-blanc, pas tant que ses frères et soeurs se soient prononcés. Mais ils étaient clairs pour chacun d'entre eux que c'étaient à eux de faire le spectacle, et non pas aux divers mortels qui étaient également eparpillés dans la salle de la télévision. Foi de Vice, la télécommande allait rester leur !
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Elle vit ! Elle viiiiit ! Docteur Frankenstein avait réussi à faire vivre sa petite télévision chérie. Nathaniel en était tout heureux mais le géant ne risquait-il pas de devenir jaloux ? Hum… Excellente question. Mais peu importe, pauvre, pauvre télévision, en plus d’avoir un futur ennemi de taille, voilà qu’elle tremblote de froid. Pourquoi ? Bah, vous ne voyez donc point la neige qui tombe à gros grands flocons dans l’écran de télévision ? Nathaniel, lui, ne l’avait pas loupé et il aurait bien proposé à son ami lièvre de la couver mais… Ce dernier lui fit judicieusement remarqué qu’il n’était point une de ces habitantes de poulailler. Pas faux, je n’y avais pas pensé. Comment suis-je sensé prendre cela mon cher ? Bah, à la petite cuillère ? Vous me fatiguez à être si désespérant. Roooh, mais vous êtes toujours mécontent. Tandis qu’ils se disputaient comme à l’accoutumée, une petite blondinette toute de rose parée déboula au sein de cette assemblée. « Grand frère, Grand frère » qu’elle hurlait et Nathaniel reçut un magnifique cadeau qui vint l’enserrer comme si leurs vies en dépendaient. Eileen, sa petite princesse adorée, son petit bouton de rosée, oh, tiens, n’avait-elle point une écharpe pour couver cette pauvre télé ?!? Nathaniel le lui aurait bien demandé mais figurez-vous qu’il ne le fit pas. Jamesie venait de lui dire que le chauffage allait s’enclencher. Et diantre, si l’écharpe venait piquer la vedette à chauffage, il n’en serait pas content. Mais quel étrange nom, n’est-ce pas ?

Debout face à l’objet de toutes les visions, enserré par une poupée qui sentait si bon, Nathaniel remarqua soudain la présence d’un quatrième membre de sa maisonnée, Alix Harrisson, gourmande de renommée. Nathaniel l’aurait bien salué avec plaisir mais il fut coupé dans son élan en apercevant le mini Cain droit devant. Non, non, non. Que devait-il faire ? Que devait-il dire ? Le grand fou décida d’opter pour l’option « je ne t’ai pas vu, je suis sous terre ». Sauf que dans ce cas-ci, il n’y avait pas de terre. Misère. Qu’allait-il bien pouvoir faire ? Se cacher dans le tapis n’irait pas, il n’était pas assez épais. Alors, faire un trou dans le sol ? Hum, trop dur. Il abîmera à coup sûr sa petite tête. Ami lièvre, vous qui faites de si beaux terriers, ne pourriez-vous point nous aider ? Non. Pardon ? J’ai dit non. Mais pourquoi ? Parce que. Vous êtes une orange ? Comment ? Vous êtes une orange ? Pourquoi ? Parce que. Roooh, il suffit, cessez de répéter tout ce que je dis. Mais vous n’avez point parlé d’orange que je sache. Tout occupé par ce duel de pensées, Nathaniel laissa sa petite sœurette le dorloter tout en oubliant la télé. Ce n’est que lorsque James mentionna le fait qu’Alice était là qu’il revint sur terre croyez-moi. Hum ? Quoi ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Ah non, mais qu’allait donc bien penser Alice s’il la voyait avec Eileen dans ses bras ? Ni une, ni deux, Nathaniel délaissa sa petite princesse pour chercher après sa petite guerrière. Eileen ne dirait rien de toute manière et puis si elle disait, elle aurait un câlin pour se faire pardonner.


« Quoi ? Alice ? Non, vraiment ? Où ça James ? »

Nathaniel se retourna pour finalement voir qu’une image était apparue sur l’écran de télévision. Il pouvait y voir son ami le lapin blanc en compagnie de sa douce Alice. Quel merveilleux duo que voilà ! Le chapelier avait déjà oublié ce qui était prévu lors de cette émission de téléréalité, du coup, il ne comprit pas le ton paniqué qu’avait pu utiliser son petit frère adoré. Tout heureux de pouvoir contempler sa dulcinée, Nathaniel recula pour pouvoir s’installer devant la télévision sans gêner la vue de quiconque. Il s’assit en tailleur sur le moelleux tapis, retirant chaussures et chaussettes pour profiter de la caresse du tissu. C’était tout doux, tout beau, tout chou comme sa petite Alice adorée. Mais d’ailleurs, pourquoi était-elle là ? Nathaniel se souvint alors de ce qu’avait mentionné son grand frère quelques temps auparavant. Quoiiiii ? Alice était l’une des victimes ? Ah non, diantre, hors de question ! Il ne laisserait quiconque toucher à cette chose qui devait décider si sa petite chérie souffrait ou non. Mais, dites, c’est quoi une télécommande ? Nathaniel se retourna, histoire de voir le visage de son petit frère. Jamesie serait forcément, n’est-ce pas ? Oh, tiens, il avait un objet avec lui… Hihi, James avait toujours aimé de drôles de choses mais bon… Si cette boîte lui plaisait, jamais il ne s’interposerait. Par contre, il espérait que son petit frère ne ferait rien d’inapproprié devant les yeux innocents de sa princesse adorée.

« Dites, elle est où la télécommande ? On va leur donner de la lumière, hein ? Je ne veux pas punir Alice et le lapin blanc moi ».

Bien entendu, peu de personnes comprendrait son charabia…
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*Bigre... Je fais une pause pour oublier un programme excessivement navrant pour me retrouver avec un autre show abrutissant... Et pourquoi une blonde d'ailleurs?! Ma noble chevelure de jais passerait bien mieux à l'écran que celle de cette greluche repêchée de la loterie nationale... En plus, la prod' a embauché le "musicien" de la loterie nationale, c'est pas possible! Raaah, elle est où la zapette?!*

Tandis que le garçon se levait pour chercher la télécommande, il jetait un coup d'oeil en continuant de grommeler dans ses pensées.

*Et quoi, elle sert à quoi cette émission? A nous montrer un petit encadré avec... Mais, mais?! Ca et André! Depuis quand ils sont devenus des stars! C'est un scandale! Quelle aberration visuelle! Il faut cacher les enfants au plus vite! Non mais vraiment, comment deux êtres beaucoup moins charismatiques que ma personne ont pu se retrouver à l'écran avant moi! Il y a intérêt que ça soit un bêtisier! Huh? Victimes? Fufufu, mais voilà qu'on parle la même langue, madame. Bon, t'es blonde mais je te pardonne. Surtout si cà peut souffrir mille et un tourments.*

Ryann s'assit sur un des accoudoirs du sofa et, les coudes posés sur le genoux, écoutait avec une fascination malsaine les propos de la présentatrice. Les règlse du jeu de la soirée étaient simples : on choisissait ce qu'on faiait des victimes tout en se délectant du spectacle. Le but? Sûrement montrer le sadisme des téléspectateurs, mais ça Ryann ne connait pas cette notion. Alors qu'il se perdait dans des visions où Ca était coinçé dans la machine à lessiver, un grand dadet blond s'affola dans la salle en hurlant un "Alice" à briser des tympans. D'un air lassé, Ryann s'apprêtait à vouloir calmer le fou du restaurant mais ce dernier se mit à son aise sur le sol et lanca des airs larmoyants à tous ceux présents pour supplier de rendre la lumière aux victimes. Et cette idée ne convenait pas aux plans de Monsieur Stalker forcément...

*Non mais dis donc! Et puis quoi encore? Qu'on les laisse dans le noir, ça les traumatisera! De délicieuses ténèbres pour voir périr cette erreur de la nature blonde. Bwahahah!... Ah mais non, ça ne va pas ça. Si on laisse faire on ne verra rien de leurs faits et gestes, ce ne serait pas amusant... Hum, est-ce qu'il y a une caméra infrarouge dans cette pièce? J'en ai pourtant jamais vu... Bon sang! C'est encore un coup de ce maudit homme de ménage voyeuriste! Nooon! Mon intimité, ma pudeur! Je suis outré d'avoir été à ce point violer dans mon intimité! Ce gérant, ce pervers et Blue entendront parler de moi! Oui je suis sur que Blue collabore avec ces deux vicieux, quel trio machiavélique! S'ils n'étaient pas aussi obscènes je les aurais nommés ministres de Ryannopolis! Non, Ryann City... New Ryann York? Ryann D.C.? Ryannbul? Bah j'y réfléchirais plus tard! En tête à tête avec le miroir. Non! C'est peut-être là qu'est cachée la caméra! Je dois aller m'en assurer!*

Le garçon se leva d'un bond pour quitter la pièce et rassurer sa paranoia mais se rebiffa au dernier moment! Ca allait peut-être souffrir et il ne voulait pas manquer ce spectacle! Il se rassit sur un des accoudoirs, ce racla la gorge et sortit cette phrase qui sonnait si faux quand on connait l'energumène.

- Le briquet! Il faut leur laisser un briquet! La lampe de poche pourrait facilement se casser s'ils la manipulent mal, non? Et puis avouons, un briquet, c'est plus marrant.

Face aux regards hésitants de certains clients, Ryann leva les mains en haussant les épaules et ajouta avec un sourire en coin:

- Ce n'est que de la fiction après tout.

Vous vous en doutez, le garçon espérait que ce soit tout sauf de la fiction.

*Avec tous les produits inflammables, on devrait avoir un magnifique spectacle! Bwahahah! Comme je regrette de ne pas pouvoir sentir ces corps brûlés! ... Enfin, non, ça doit pas entir la rose - Veuillez nous excuser de l'horreur des pensées tenues par l'adolescent... *Eh! On parle de "Cà" quand même!* ... Comprenez, il est petit, il ne sait pas de quoi il parle, c'est sa phase film d'horreur...- Courage André, tu te sacrifies pour la cause! J'inaugurerais un autel pour ton acte de charité.*
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Ely inspira l'odeur loufoque de son grand frère avec passion. Ses mains serrèrent un peu plus son cou alors qu'elle enfouissait son visage dans sa nuque. Il lui avait manqué ! Cela faisait combien de temps qu'elle ne l'avait pas vu ? Quelques heures ? Quelques heures de trop en tout cas.
Du coin de l'œil, elle vit apparaître Lilix et son Ryann. L'une un peu décalée, comme à son habitude, voulant sans doute engrosser son Jessie chéri (l'est belle la famille !) et l'autre, tel un prince, se tenant avec cette dignité qui le caractérisait. La petite princesse sentait qu'elle allait encore pouvoir s'amuser avec son piti Ryann. Rien de plus distrayant que de se coller à lui, les yeux pleins d'adoration, et de l'entendre déblatérer des propos parfaitement ridicule, faussement intéressée. Ici, on s'amuse comme on peut. Elle était venue dans le but de se distraire, et s'acharnait à le faire nuit et jour. Distraction, distraction, distraction.
Eileen poussa un soupir, les yeux fixés sur sa sœur avec avidité. L'odeur des pralines taquinait délicatement ses narines, lui demandant de venir les manger parce que les pauvres s'ennuyaient. Mais la petite princesse ne voulait justement pas se détacher de sa petite praline préférée. Comme quitter le bonbon sucré qu'elle tenait fermement dans ses bras ? Pas question qu'elle l'abandonnât lâchement. La tromperie n'était pas lâche. Elle était délicieusement joueuse, notion totalement différente.
Tout aurait pu bien se passer. Elle aurait pu rester dans ses bras si son Jamy n'avait pas ouvert inutilement sa bouche pour faire remarquer, toujours aussi inutilement, la présence d'une Alice à la télé.
Alice ?
Quelle Alice ? La Alice ? La Alice de son chapelier ? Fichtre ! Impossible ! Impossible mais réelle. Ni une, ni deux, la petite princesse fut lâchement abandonnée sur le sol, regardant interloquée, son frère trottiner vers la télé. On osait la poser à terre ? On osait la délaisser ? Son frère ne l'aimait plus ? Une moue boudeuse, les yeux humides de larmes parfaitement crédibles (après tout elle était vice de la tromperie, imiter n'importe quoi c'était sa spécialité), Ely se traîna des pieds vers sa Lilix, espérant avoir de quoi se remplir l'estomac puisqu'on venait de briser son petit cœur. Levant un visage chagriné, les yeux teintés de tristesse, elle minauda d'une petite voix faible à laquelle personne ne résiste :


-Lilix ? Praline ?

Mais avant qu'elle n'eût pu poursuivre cet échange palpitant, la télé attira son attention. Souffrir ? Souffrir ! Toute trace de prétendu chagrin disparaissant de son visage, elle s'avança avec intérêt vers la télé. Deux personnes s'y trouvaient. Ruthel, le doudou de son frère qu'il lui prêtait par moment, et un autre qu'elle ne connaissait pas. Ils étaient enfermés dans le noir. Oh que c'est rigolo ! Enfin quelque chose qui romprait la monotonie de la journée.
Le débat se lança. Son frère voulait leur donner de la lumière. Ryann aussi. Jamy allait certainement faire pareil. Pourquoi leur donner de la lumière ? Ah non ! Pas de lumière ! Rancunière comme elle était, la mignonne petite praline n'avait pas oublié le délaissement de son grand frère, et l'implication de l'autre en détournant l'attention du premier pour une idiote aux cheveux blonds comme elle. Elle aussi ressemblait à Alice. C'était vraiment pas juste.
D'un coup sec, elle arracha la télécommande des mains de Jamy.


-Et pourquoi de la lumière hein ? Il pourrait rester dans le noir ! C'est bien le noir ! On pariera sur celui qui cri le plus vite !

Un rire carnassier se dessinait sur son visage alors que ses yeux pétillaient de sadisme malsain. Cette expression ne dura que quelques minutes, car aussitôt, son regard se fit plus effrayé et s'embua à nouveau de larmes trompeuses. Soudain toute timide, entourée d'une aura de fragilité, elle serra la télécommande contre elle, comme si elle craignait que quelque ne la lui prît.
Tromperie ne rime peut être pas avec rancune, mais l'un ne va pas sans l'autre. Et aussi mignonne qu'était Ely, son petit cœur fourbe se délectait de nombreux malheurs.
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« Alors, alors, chers amis spectateurs, quel suspense insoutenable ! Nos deux petites victimes ont été plongées dans l’obscurité la plus totale. La régie vient de me signaler que les votes venaient d’être clôturés et c’est la lampe de poche qui remporte la majorité des votes avec pas moins de 78%. Il semblerait que vous désiriez voir nos deux victimes souffrir. Hihihi. Que de suspense ! La régie a donc décidé de leur offrir une lampe de poche qu’ils vont rapidement trouver s’ils cherchent bien. Mais il fallait bien corser le tout alors…. Nous avons laissons le champ libre à quelques indésirables visiteurs! Le suspense est à son comble les amis. Comment vont-ils se débrouiller avec… »

Soudain, l’écran clignote d’une étrange manière. Le son disparaît subitement, vous laissant sur votre faim. Quoi ? Comment vont-ils se débrouiller avec… Mais quoi bon sang ??? Vous cherchez un moyen pour solutionner le problème. Foutue télévision de malheur, tu vas remarcher pardi ! On veut savoir nous ! L’image se brouille mais revient doucement à la normale. Par contre, toujours pas de son.

Concrètement, lors de ce prochain ordre, afin de laisser aux autres un petit peu de temps avec leurs invités indésirables, vous devez trouver une solution pour « réparer » la télévision. Tapez dessus, faites des prières, allez chercher des outils pour l’éventrer, faites ce que vous voulez. Techniquement, vous n’êtes pas sensés savoir qui sont les indésirables mais… Vu que l’image fonctionne et que vos victimes ont eu une lampe de poche, il est possible que l’image d’un rat passe devant vous. Vous n’avez donc pas de choix à faire, pour l’instant… Mais cela viendra à point nommé. Niark Niark.

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Tandis que les uns et les autres ne savaient se décider sur le choix à faire, une petite tête blonde se fit entendre au milieu de tous. Un air indifférent, Ryann observa la demoiselle qui se donnait en spectacle, arrachant la télécommande au jeune homme pâle assis dans le canapé.

*Tiens, elle était là, la télécommmande? Pfff, y en a qui ne savent vraiment pas partager - La narration n'a aucun commentaire à faire sur cette remarque frôlant une certaine forme de négationnisme. Je suis sur qu'il serait resté là, un air faussement désinteressé et aurait voté en cachette sans prendre en compte de l'avis des autres! Enfin, je l'aurai peut-être fait également... Bah, mon choix aurait été fait pour le bien de tous! Fufufu...*

Sortant de ses pensées, le garçon écouta ce que la blondinette avait à dire et sourit de façon sadique et narquois. Finalement, oui, l'idée de la demoiselle n'était pas si mauvaise et aurait bien fait rire les sadiques de la pièce pour quelques instants, mais il faut quand même se dire qu'à la longue, le spectacle serait moins amusant, ne leur permettant pas de contempler la scène. Cette gamine pleurnicharde n'avait pas de cervelle, c'est certain. En effet, Ryann n'avait pas remarqué pas le sourire fielleux du vice de la Tromperie. Alors qu'il s'apprêtait à la raisonner pour qu'elle lui donne la télécommande pour des raisons malveillantes, la présentatrice hurla dans son micro les résultats.

*Hein?! Comment?! La lampe de poche? Mais, la concertation n'est même pas terminée! Non, ce peut-il que...*

Le garçon se tourna à nouveau vers miss Wallace et contata avec horreur que cette dernière serrait de toutes ses force la télécommande contre elle!

*Non! Une fausse manipulation! Elle a peut-être appuyé sur des boutons sans y faire attention, triple cruche! Raaaaah, les gens ne servent vraiment à rien ici! Non seulement, ils n'ont pas une once de jugeote mais en plus il fallait qu'ils soient adroits comme des manches! Sacha a trouvé son pays d'origine ici! Sa véritable famille même! Qu'est ce que je fiche ici, bon sang!?*

La mine déconfite, Ryann repris ses esprits quand le silence pris place du côté de la boite à images. Plus d'image, plus de son! La télé en faisait encore à sa tête? Ne voyant personne réagir sur le coup, l'adolescent se précipita vers le poste et appuya sur les quelques boutons situés sous l'écran. Rien, niets, nada! Tentant de garder son calme, il tourna les talons vers les gens amassés du côté du divan et parla à la blondinette.

- Toi, l'aguicheuse de première! C'est de ta faute si cela est arrivé! Tu aurais pu faire attention avec la télécommande! Et appuie sur les boutons pour voir si cette télé fonctionne encore! Ca minaude mais ça ne sait rien faire d'autre! Y a-t-il au moins une personne ici qui agit intelligemment, excepté moi?

Du plat de la main, le garçon frappa sur le sommet de la télévision et un grésillement bien trop familier se fit entendre auprès d'eux. Quelques images à peine lisibles réapparurent mais se fondirent aussitôt dans une multiplicité de tâches grisâtres. Ryann secoua en vain le petit écran. Atteré par tant de poisse, il revint vers le canapé et s'adressa à son dernier recours: Nathaniel.

- Et toi, au lieu de chasser les licornes, répare cette boite, veux-tu! T'es le plus âgé d'entre nous, tu devrais y connaitre quelque chose, non?

Il avait pointé du doigt la télévision, au cas où l'autre fou ne comprenait pas de quoi il parlait. Et pour lui mettre plus d'ardeur à la tâche, il s'approcha de son visage et lui susurra, très sérieusement:

-Et si pas, tu peux être sur qu'on te considerera comme la pire des loques. Une femmelette même! Alors, grouille!
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Installé confortablement sur le tapis, droit devant la télévision, Nathaniel admirait béatement la vision de sa petite Alice adorée. La pauvre, elle était perdue dans le noir avec pour seule compagnie le lapin blanc. Heureusement d’ailleurs car si cela avait été la reine de cœur, la pauvre aurait fait un malheur. Le chapelier voulait tellement qu’on lui offre de la lumière, il voulait voir sa petite guerrière adorée, il n’en pouvait plus de tout ce noir. C’est pas beau le noir d’abord, chez eux, il n’y a que du mauve, de l’orange, du rouge et du vert, na ! Le noir, c’est la couleur du père fouettard ! Haaan, serait-il caché près de sa petite blondinette adorée ? La pauvre, elle n’a pourtant rien fait. Elle ne mérite pas d’être fouettée. Nathaniel allait crier au scandale quand le mini Caïn proposa d’utiliser le briquet. Viii, de la lumière, merci petit Caïn de poche. Comme quoi, il pouvait être gentil. En plus, il pensait à sa douce Alice parce que c’est vrai que la lampe de poche pouvait se casser facilement. A moins qu’elle ne soit faite en chewing-gum alors là, elle ne casserait pas du tout. Mais elle serait collante par contre… Mais elle pourrait être rose et cela ferait certainement plaisir à sa petite princesse Ely. Tout perdu dans ses pensées bubulesques, le chapelier n’entendit pas sa petite princesse adorée prôner pour l’obscurité. Ce n’est que lorsque le lièvre, son fidèle dévoué, lui indiqua ce qu’elle avait décrété que le chapelier revint à la réalité. Comment ?!? Du noir pour sa tendre Alice ! Jamais, diantre, comment pourrait-elle s’en sortir ? Et si elle avait peur du noir ? Et puis, le lapin blanc ne devait certainement pas aimer le noir puisqu’il était blanc. Si vous le dites mon cher, mais très certainement, je veux bien vous croire, ah la bonne heure.

« Pourquoi du noir ? C’est mieux le mauve ! Moi, je dis, on leur donne de la lumière et on asperge la pièce de mauve. Ce sera plus drôle. Hihi. Elle est où la télécommande ? »

Notre ami lièvre n’est pas à jour avec toutes ces absurdités. Pour lui, rien de tel qu’un petit terrier tout mignon tout simplifié. La technologie, qu’est-ce que ça peut vous fatiguer. Le chapelier n’est guère plus avancé, il ne sait même pas à quoi ressembler une télécommande alors… C’est ainsi que notre fou de service observe en tous sens l’objet tant recherché alors qu’il se trouve actuellement dans les mains de son frère bien-aimé. Objet qui passa de mains en mains, pour finir dans les petites mimines de sa petite princesse énervée. Elle voulait l’obscurité et elle serrait fort contre son petit cœur de beurre l’objet tant convoité. Soudain, la voix de la petite animatrice copieuse d’Alice adulée se fait entendre dans la télé. Oh, c’est magique. La boîte parle. C’est un miracle mon cher ami lièvre. Voyons, elle l’a déjà fait, où aviez-vous la tête mon cher chapelier ? Dans une théière quelle idée ! Vraiment ? Et vous avez su en réchapper ?!? Bien sûr, la preuve puisque je suis en train de vous parler. Bref, vous l’aurez compris (ou pas), notre jeune fou n’écouta pas un traitre mot de ce qui fut dit par la blondinette speakerine. Du coup, il regarda la télévision avec un air des plus étonnés quand sa douce Alice réapparut tout entourée d’un halo doré. Oh ! Mais, mais, mais ! On avait dit le briquet pas la lampe de poche. Diantre, elle n’était point rose, n’était point collante, elle allait assurément se briser facilement. Pauvre, pauvre Alice. Pauvre, pauvre lapin blanc. Nathaniel avait presque envie de câliner la boîte magique croyant que ses deux « amis » recevraient le câlin par pensées. Hélas, la voix stridente de mini Caïn se fit entendre. Il osait attaquer sa princesse adorée ? Le vilain !!

Nathaniel se leva doucement, époussetant son jeans délavé et s’avança en direction de sa petite princesse attaquée. Il la serra alors tout contre son cœur et fusilla du regard le mini Caïn énervé. Non mais mais, on ne touchait pas à sa petite Ely adoré. Hélas, il n’eut guère le temps de dire quoique ce soit, la boîte se mit à agir bizarrement. La madame parlait et aucun son ne sortait. Oh, serait-elle devenue muette ? Nathaniel pencha la tête sur la gauche, regardant l’objet avec attention. Hihi, c’était marrant. Elle bougeait et on n’entendait rien. Il fallait deviner, c’est ça ?!? Mais mini Caïn semblait décidé à le malmener puisqu’il l’apostropha dans une attitude mal léchée. Des licornes ? Où ça ? Il n’en avait jamais vu dans le royaume de la dame blanche. Il devait confondre assurément. Le lièvre soupira à cette remarque, se préparant à devoir vagabonder prochainement dans les landes en quête d’un cheval blanc. Il s’apprêtait à demander au chapelier quelques jours de congé avant d’entamer leur longue chevauchée mais mini Caïn, décidemment sale garnement, reprit de plus belle en agressant son ami toqué. Diantre, mais où avait-il bien pu apprendre un vocabulaire aussi emporté ? Ah non, chapelier, par pitié, ne vous mettez point à pleurer. Ce mioche ne vous connaît point, vous n’êtes pas une femmelette alors ne pleurez pas ! Mais, mais, mais !! Il suffit, nous allons lui rabattre le caquet et tout ceci sera fini. D’abord, nous allons lui apprendre à reculer. Non mais. De quelle contrée éloignée vient ce demeuré ? On n’approche pas les gens de la sorte sauf si c’est pour leur offrir une tasse de thé. Ni une, ni deux, Nathaniel – sous les conseils de son ami lièvre – s’éloigna de sa petite princesse pour la mettre en sécurité et il se mit alors à parler.

« Il n’y a pas de licornes, mini monstre. Et puis, pourquoi tu dis que je suis le plus vieux ? Ce n’est pas vrai d’abord, papa est vachement plus vieux que moi ! Et il ne sait pas réparer ça alors comment le pourrais-je ?!? T’es bête toi tu sais ? Forcément, tu es le plus jeune, tu es un bébé. Tu dis et vois n’importe quoi. Hihi, tu veux un câlin pour te consoler ? Oh ! Je sais, nous allons ensemble câliner la télé, ça va à coup sûr la rebooster. Elle sera heureuse et va être réparée. »

Le lièvre avait réussi à le calmer. Nathaniel avait parlé en souriant alors que son cœur, intérieurement, saignait. D’ailleurs, il devrait sans doute changer de vêtements quand il rentrerait. Il allait devenir tout rouge et la reine blanche y verrait là une traîtrise de sa part. Pourtant, diantre, ce qu’il n’aime point la reine de cœur…
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« Et toi, au lieu de chasser les licornes, répare cette boite, veux-tu! T'es le plus âgé d'entre nous, tu devrais y connaitre quelque chose, non? »

La télévision ne semble pas vouloir revenir à la normale. Plus aucun son ne sort et vous ne pouvez donc pas entendre la suite de l'émission. Les choses se précipitent pourtant dans le petit écran. Hâtez vous de trouver une solution, n’importe laquelle… Concrètement, lors de ce prochain ordre, puisqu’aucun de vous ne semble décidé à réparer cette télévision, vous êtes toujours privés de sons, ne pouvant comprendre pourquoi la lampe de poche s’agite en tous sens. Vous pouvez tout de même apercevoir les deux victimes acculées contre un mur, semblant craindre la fameuse chose qui devait corser l’affaire. Mais qu’est-ce ? Aucune idée. Tant que vous ne tenterez pas quelque chose de concret sur la télé, cette dernière restera muette vous privant de toute l’action de l’émission tant animée. Niark niark.

CE TOUR PRENDRA FIN SAMEDI PROCHAIN, AU SOIR.
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Un air exaspéré se lisait sur les traits du jeune Stalker. Le siphonné du restaurant ne semblait pas saisir les propos qui lui avaient été tenus. Pire, il avait répliqué avec une logique complètement illogique et ne réparant aucunement la situation. - Enfin, Ryann aussi ne fait rien, mais il ne faut pas le brusquer le petiot, il est en pleine croissance... - Et pour clôturer ce petit échange verbal, l'autre fou afficha un sourire large. Réaction de l'adolescent? Forcément, on ne peut s'attendre qu'à de la col...

- Ah oui... Je vois...

Dit-il avec un sourire aussi grand que son interlocuteur. Bon, veuillez donc excusez la rédaction, nous n'avions pas prévu ce genre de scénario! Quel suspens! Erm... Le garçon avait donc rétorqué ces simples mots, les bras croisés sur le torse et se retourna vers la télévision. Des faisceaux de lumière allant en tout sens et quelques regards effrayés étaient les seules images lisibles à l'écran. Il lança un regard vers Nathaniel puis contempla à nouveau le téléviseur. Son sourire angélique se transforma assez vite en un rictus malsain. Ces deux clowns offraient un spectacle sensationnel. Juste voir le visage horrifié de "Çà" engendrait une plaisir mauvais chez le jeune homme. Cependant, ce cirque muet n'avait que trop duré et il finit par s'approcher de Nathaniel.

- Tu sais, mon brave, je comprends parfaitement ta réponse. C'est une parfaite façon de détourner le fait que tu es un incapable. Non vraiment, j'apprécie autant de subtilité! C'est inattendu de ta part. Mais vois-tu, il y a un petit souci dans tout ce que tu viens de dire... Tu vois, ton papa, il n'est pas là et tu es donc le plus vieux ici. Il t'a peut-être même abandonné dans cet hôtel miteux pour que tu grandisses un peu. Alors, vois-tu, je vais t'exposer à l'instant un tout petit problème, alors écoute-moi bien...

Le garçon s'approcha de plus en plus de l'homme et posa une main sur son épaule et le tourna de façon à ce qu'ils puissent voir et les clients dans la pièce, et la télé. D'un ton doucereux, il expliqua calmement ceci:

- Je ne suis qu'un petit bébé comme tu l'as si bien dit et il serait donc bien trop ingrat de me faire exécuter quoique ce soit. Ce serait contre le droit des enfants. Les demoiselles ici présentes sont.. et bien des femmes, donc elles ne savent rien faire de leurs dix doigts et ce jeune homme assis-là dans le canapé semble au seuil de la syncope. A cela s'ajoute un problème majeur, les deux personnes coincées dans ce petit espace que tu aperçois là semblent en bien mauvaise posture... Triste, très triste situation au milieu de laquelle tu te trouves, n'est-ce pas?

Il ponctua cette question avec un sourire large jusqu'aux oreilles et les yeux rieurs. Il prit une longue inspiration et changea radicalement d'expression, adoptant une mine renfrognée, et hurla dans l'oreille du vice:

- Question! Tu vas réparer cette fo****e télé, oui ou non?!

Bwahahahahah! La voilà la colère! Il en a mis du temps le garçonnet! Hum... Excusez-nous... Reprenons donc. Ryann secoua l'épaule du pauvre Nathaniel et l'inondait d'une pléthore de sobriquets pas très sympathiques que nous ne livrerons pas ici afin de ne pas épuiser l'inspiration du narrateur - *Ça va les chevilles?* Euh... - Ennuyé de secouer comme un prunier l'adulte, Ryann arracha des mains de la blondinette la télécommande et appuya sur tous les boutons pour... ne parvenir à aucun résultat. Il s'avança à nouveau auprès de la télévision, posa le boitier télécommandé et commençait à chipoter avec les câbles à l'arrière de la télé. Seul dans son coin, il ronchonna comme il sait si bien le faire...

*Tous des crabes dans cet établissement. Et ensuite on parle de bébé. C'est l'hôpital qui se fout de la charité, ma parole! Et ce bouton près du câble, il sert à quoi?*

Sans plus se soucier des autres occupants de la pièce, Ryann contempla l'interrupteur et était tenté d'appuyer dessus. Lentement, il approcha son doigt du commutateur...
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Nage droit devant toi. Nage droit devant toi. Et si tu vas assez loin, tu apercevras Janot le lapin ! Monsieur mange des petits pois et attrape ainsi du poids. Il n’arrivera jamais jusqu’au moulin et il tombera en chemin. Oh ! Mais qui voilà ? Mais c’est ami licorne Yuplala ?!? Nathaniel imaginait un monde féerique dont lui seul a la clef suite aux dires de son mini Caïn tant détesté. Yuplala était l’ami de Janot et ils vagabondaient ça et là tout en tentant de trouver la pomme dorée qui sauverait l’enfant du docteur Jeckyll. « Ah oui… Je vois. » Oh ? Mini Caïn était aveugle avant ? Mince, pauvre petit. Etait-ce pour cela qu’il était si désagréable ? Je ne vois guère pourquoi cela impliquerait pareille attitude mon cher. Pourquoi donc ? Caïn est-il aveugle ? Non, pas que je sache. Alors. Alors quoi ? Cqfd. Je ne vous suis plus… Normal, j’ai accéléré la cadence et fais de plus grands bonds. Ah, c’était donc pour ça. Toujours est-il qu’il faut que je fasse marche arrière pour que vous compreniez mon cher.

Mille excuses, je vous fais courir pour rien. Oh, je perdrai les quelques kilos que j’ai en trop. Oh, ce n’est point votre pelage ? Certes, si, mais au-dessus. Hihi, je le savais. Oh, hé, n’exagérons rien, je n’ai pas non plus la taille du dodo. Diantre, vous seriez effrayant si c’était le cas. Je vous le concède. Dites-moi pour quel motif vous avez fait marche arrière mon cher. Oh oui, j’oubliais ! Je sais. Pour une fois que ce n’est point vous. J’avoue. Donc, je disais que Caïn n’était pas aveugle et pourtant il est atroce envers nous. Ce n’est pas faux. Donc, le fait que mini Caïn ne soit plus aveugle ne veut pas dire qu’il deviendra gentil pour autant. Ah je vois. Tiens, vous étiez-vous bandés les yeux ? Pas que je sache. Tandis que Nathaniel tâta ses yeux afin de voir si oui ou non ils étaient bandés, le jeune Stalker se mit à parler. Ou plutôt devrions-nous dire l’agresser. Mais quel toupet ce petit gnome vert tout droit sorti de l’enfer. Pire que votre grand frère mon cher. Assurément. Il n’a pas le droit de me dire que papa m’a abandonné.

D’abord, ce n’est pas vrai ! Il nous a laissé quitter notre petit nid douillet pour pouvoir aller jouer. Ce n’est pas la même chose, pas vrai, ami lièvre ? Je vous l’accorde, votre père n’y est pour rien. Dites, mon cher, pourquoi s’approche-t-il de la sorte ? Je l’ignore mais je n’aime pas. Il doit vouloir me frapper tout comme Caïn le fait. Cessez de trembler voyons. Allons donc ami chapelier ne vous mettez pas à pleurer. Snif, snif. Vous m’attristez mon cher. Bouhouhou ! Tandis que l’ami lièvre tentait en vain de remonter le moral de son ami chapelier, le petit Stalker avait fini de s’approcher de sa victime du jour. Nathaniel, aîné du duo, pleurait à gros bouillons, laissant des perles salées sur ses joues pâles. Il n’était pas du genre pleurnichard mais son cœur était mis à mal. Caïn avait un parfait adepte en la personne du petit Stalker. Le savait-il seulement ? Le chapelier se mit à sursauter en plus de sa crise de larmes lorsque le gamin lui hurla de réparer la télévision. Mais, mais, il ne savait pas comment faire.

Il devait lui parler doucement ou bien la brusquer ? Excellente question… Nathaniel renifla lorsque le petit l’abandonna pour s’atteler à la « réparation de la télévision ». Il ne devait pas être faible, Caïn le lui reprocherait. Le chapelier essaya grossièrement ses larmes avec la manche de son vêtement avant de se retourner pour faire face au dos du gamin. Quel marmonneur de vilains mots ce petiot. Il bidouillait à un fil derrière la télévision mais rien n’y fit. L’ami lièvre se mit à rire face à la scène se payant la tête de ce marmot enquiquineur. Oh ! Mais c’est alors que la lumière se fit dans son esprit. Caïn avait eu un fils et c’était le petit devant lui. Hihi, c’était son neveu chéri pardi. Quel oncle bien ingrat de ne pas l’avoir reconnu sur le champ. Nathaniel s’agenouilla et prit alors le gamin dans ses bras pour un gros câlin familial. Dans sa joie, il percuta la télévision et celle-ci se mit à bouger un tantinet et fut reculée jusqu’à toucher le mur qu’il y avait derrière elle. Oh, la petite vivait à nouveau.


« Oh mon cher neveu. Regarde ! Notre pouvoir familial a fait revenir la fille du docteur à la vie. Hihi, c’est chouette, non ? »

Autant vous dire que tout ceci allait mal finir. Mais bon, l’essentiel est fait. La télévision est réparée. A force de l’avoir malmenée et surtout de l’avoir fait bouger jusqu’au mur, il semblerait qu’un fil déconnecté fut rebrancher. Enfin, ça, c’est ce que tout le monde croirait. Mais le chapelier n’était pas dupe. C’était le pouvoir combiné de sa personne et de son neveu chéri qui avait ressuscité la petite chose inanimée. Papa Jeckyll en serait des plus heureux soyez en assurés. Tout heureux de cette bénédiction du dieu du bac à sable, Nathaniel se releva et offrit un magnifique sourire au reste de l'assemblée. L'émission pouvait reprendre. Ils allaient enfin savoir ce qui arrivaient à sa petite Alice et son ami Janot. Il pourrait enfin tenter de les aider. Alors, madame la speakerine, vous nous dites ce qu'il faut faire, hein, dites, dites, vous nous le dites?
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« Oh mon cher neveu. Regarde ! Notre pouvoir familial a fait revenir la fille du docteur à la vie. Hihi, c’est chouette, non ? »

La télévision vient de se remettre en marche, miraculeusement. Du coup, l’émission reprend et une douce voix féminine revient occuper la pièce continuant sa narration sans se soucier que les spectateurs puissent avoir subi une pause inattendue. C’est ainsi qu’elle présente aux occupants de cette pièce ce qui se déroule actuellement. Les deux petites victimes du jour se retrouvent désormais aux prises avec une bande de rats, trois pour exact. L’un tente de les étouffer sous sa veste, sans succès. Les petites bêtes sont coriaces vous savez et l’une d’elles parvient à s’extirper du tissu. Elle s’avance et alors le second, dans un état de panique avancé, lui lance un extincteur incendie. Hélas, c’était sans compter sur la dextérité de l’animal qui a tout de suite esquivé. Bref, voilà nos deux amis dans de beaux draps. Il ne leur reste plus que deux objets pour sauver leur peau : le balai ou la manne à lingues. La jeune speakerine termine son explication par un sourire enjôleur et vous propose la suite des évènements. Prenez votre télécommande et composez le numéro 110 si vous voulez voir les deux autres rats sortir de sous la veste. Tapez 432 si vous voulez que les rats soient pris au piège dans la manne à linges. Tapez 948 si vous voulez que l’une des victimes utilise le balai. N’espérez pas que l’un de ces choix aide nos deux tourtereaux. Certainement pas. Quelque soit la solution, les choses ne risquent pas d’aller en s’améliorant. Mais chuuut, notre petite blondinette se tait, elle en a trop dit. La régie veut garder la surprise.

CE TOUR PRENDRA FIN DIMANCHE DIX AVRIL. MAXIMUM TROIS RPS POUR CE TOUR.
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A peine eut-il effleuré l'interrupteur, l'adolescent interrompit un instant son geste. Était-ce la bonne chose à faire? Qu'allait-il advenir de la suite des évènements s'il appuyait sur ce bouton? Les ordres karmiques en seraient-ils bouleversés à jamais? Ou alors la quiétude ennuyeuse de son quotidien perdurerait? Ou alors l'émission reprendra son fil? Autant de question aussi stupides qu'inintéressantes taraudaient le garçon qui se rendit vite compte de leur abominable frivolité puisqu'il était un dieu en personne et que donc rien ne pouvait lui arriver – pense-t-il.

C'est à ce moment même que deux grands bras maigres vinrent lui obstruer la vue et l'enlacèrent! Sans vraiment comprendre ce qu'il se passait à l'instant, le garçon fut basculer en avant avec violence et il heurta la télévision, qui par un effet de cause à effet, entraina un mouvement de force opposée chez le téléviseur qui percuta le mur et qui par un heureux coup du hasard – ou peut-être pas tant que ça – se mit à fonctionner correctement à nouveau! Le jeune homme aurait bien crié d'admirer le miracle qu'il venait d'exécuter par le simple contact de sa tête avec la boîte à images mais les paroles de son « tortionnaire » - et complice-technicien également – le plongèrent dans un tout autre état d'esprit. Pour ne pas dire qu'elles avaient aggravé l'humeur du jeune homme...


*Hein? Quoi donc? Qu'ouï-je? Neveu? Pouvoir familial? Fille du docteur? Ça veut dire quoi ça? Que je suis un neveu qui est docteur et père d'une fille?! Et qu'elle s'appellerait Cynthia et sortirait avec le benjamin Grammersmith?!*

Que? Pauvre enfant, il est abasourdi... Pour ajouter un effet dramatique à sa stupeur, le garçon se retourna et vit le visage belzébuthique de l'auteur de ces dires et... Fut directement rassuré. Enfin, à moitié...

*... Non, reprends-tes esprits, voyons. C'est juste cette erreur de la nature qui repart dans ses délires. Heureusement, je ne me laisse pas aller à de pareilles pensées incohérentes! Fufufu...*

Et ce que tu viens de penser quelques lignes plus haut? Enfin, le déni est le propre des adolescents. Rectification: de CET adolescent. Tant bien que mal, il se redressa et contempla de sa hauteur l'immonde individu qui avait osé entamer un contact physique avec sa divine personne sans en demander 'autorisation. Oubliant ce qui pouvait être raconté à la télé, il empoigna le col du vice fou et lui tint à peu près ces mots-ci:

- Écoutez bien vous. Je ne sais pas ce que vous cherchez à faire en me provoquant ainsi, mais encore un pas de travers et je vous ferai regretter amèrement de m'avoir croisé. Alors maintenant, soit vous fichez le camp de ma vue et allez vous mettre la tête dans un four, soit vous vous pendez devant moi là maintenant. Le choix est simple, je veux que vous disparaissez de ma vie et au plus vite, espèce de taré congénital. Je ne veux pas comprendre ce qui vous traverse l'esprit car les gens comme vous ne mérite même pas un intérêt quelconque et ferait bien mieux d'être éliminé sur le champ! Compris?


Cette fois-ci, plus de pincettes – en avait-il seulement pris auparavant?- le garçon avait atteint sa limite de tolérance pour aujourd'hui. Pire, il s'était rendu compte que le fou devant lui était celui qui lui avait gâché une après-midi de travail en criant à tue-tête dans les couloirs de l'hôtel.

Sans quitter des yeux sa « victime », il se saisit de la télécommande et tapa le dernier chiffre qu'il avait pu entendre. Respectant son rôle de gamin égoïste, il se rassit sans même s'excuser d'avoir pris le « contrôle » de l'émission. Tout ce que ce dernier attendait, c'était une réaction enfin positive – dans son sens- de la part du vice de la folie...


HS: Oui c'est assez court mais là je suis un peu fatiguée pour finir ça comme il faut T_T Sorry...
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Les câlins généraux, rien de tel pour rendre heureux notre duo. Le chapelier venait de se découvrir un neveu tandis que le lièvre était heureux de peloter sans vergognes et sans préjugés. Hihihi, quelle douce chance qu’ils avaient. Ils avaient sauvé la fille du docteur, ils câlinaient (à comprendre pelotaient) à souhait et le neveu ne disait rien, trop abasourdi par cet état de faits. Seulement voilà, les choses ne devaient pas s’éterniser de la sorte, vous pensez bien. Nous parlons de Nathaniel et de Ryann tout de même… C’est ainsi que l’adolescent se redressa de toute sa splendeur (parce que c’était le neveu du chapelier alors forcément il faisait cela avec panache, erm) et se mit à invectiver son aîné. De tels propos dans la bouche d’une si innocente biche, quelle tristesse. Bambi ne s’en remettrait jamais. La reine blanche non plus, déjà qu’elle ne savait pas que les faons parlaient. Les biches, certes, mais les faons ? Ah, mais suis-je bête, Ryann n’était pas un faon. Alors la question était réglée, n’est-ce pas ? Tandis que le mioche hurlait, le visage du chapelier se décomposait. On aurait pu s’attendre à tout type de réaction ; colère, tristesse, déception mais certainement pas…

« Ah non, je n’irai pas dans l’antre du gros gras rat gris mon cher neveu. N’y as-tu jamais mis les pieds ? C’est un antre malfamé et son propriétaire est des plus dangereux. Et pour se pendre… Aïe, je n’ai pas de corde. Crois-tu qu’une chaussette pourrait faire l’affaire ? »

Joignant le geste à la parole, le fou furieux s’installa au sol afin de retirer l’une de ses chaussettes. Le lièvre ne put s’empêcher de faire remarquer au chapelier que l’odeur laissait à désirer. Mon cher, vous suintez une odeur des plus pestilentielles, le saviez-vous ? Bien entendu ! Et cela ne vous choque donc point ? Diantre, bien sûr que si ! Mais pourquoi ne point vous laver les pieds alors ? Parce que je chasse ainsi les mauvais esprits. Aaah c’était donc pour cela. Il est vrai qu’ils grouillent dans cet endroit. Très certainement, la chair de Jujube les attire. Je me disais aussi que cela sentait bon. Ah non, je vous l’interdis ! Quoi donc ? Vous ne dévorerez point de jujube ! Mais je n’ai jamais dit cela. Vous l’avez insinué, ça revient au même… Comme vous montez sur vos grands chevaux pour si peu. Il suffit l’ami. Bien, bien, je ne dirai plus. Tiens, regardez ! Quoi donc ?!? Ah, vous avez parlé ! … Tandis que Nathaniel s’auto moquait de son autre personnalité, Ryann Stalker, mégalomane et sadique notoire, prenait les commandes (c’est le cas de le dire) et faisait avancer les choses.

En tapant sur le numéro 948, il offrit le balai aux victimes de la buanderie. C’est ainsi que Nathaniel arrêta toute pensée et action (il avait d’ailleurs l’air des plus idiots avec sa chaussette à moitié enlevée) lorsqu’il aperçut son ami lapin blanc au prise contre des rats avec pour unique arme, un balai ! Par Saint Glinglin, quel héros de la guerre de dix ! Il arrivait à occire l’ennemDi par la seule force de ses bras. Le chapelier applaudit bruyamment tandis que la speakerine reprenait son discours. Elle parlait, parlait et Nathaniel ne l’écoutait point. Il applaudissait et finit par se relever pour aller enlacer son neveu adoré. Grâce à ce petiot et toute sa bonne volonté, l’ami lapin blanc avait sauvé sa tendre dulcinée du cousin du gros gras rat gris ! Le chapelier offrit un sourire idiot à son jeune neveu tandis que le lièvre attendait patiemment la nouvelle crise suraiguë du gamin. Pire que la reine rouge ce petiot, d’ailleurs, ne serait-ce point envisageable qu’il s’agisse là de son nouveau valet ?!? Etrange et empli de suspense… Il faudrait mener l’enquête car le chapelier serait malheureux si son neveu choisissait le camp adverse.

« Mon brave petit, grâce à toi, Alice et mon ami Janot sont saufs. Quel brave garçon. Tu mériterais bien un nouveau câlin mais l’ami lièvre pense que tu n’apprécieras point. Est-ce vrai mon mignon ? D’ailleurs, il est l’heure du thé si je ne m’abuse… Voudrais-tu nous rejoindre dans l’antre de Samothrace pour déguster ce savoureux mélange divin ? Je t’y ferai rencontrer le jeune Déménopobon, un cousin lointain au troisième degré de ma mère qui est elle-même le cinquième degré du père de son frère. »

Tapotant de ses mains gaiement, Nathaniel oublia son cousin germain et le neveu de son frère (ou bien était-ce de sa sœur ?) quand la speakerine reprit la parole à nouveau. Elle allait leur annoncer la suite des évènements et le chapelier refusait absolument d’en perdre une seule miette. Dire que les dodos étaient morts à cause de pastèques alors que neni, il ne jouerait pas comme Hansel et Gretel. Hors de question. La grosse Babayaga était bien trop effrayante. Ou était-ce sa mère ? Peu importe, elles étaient toutes deux monstrueuses. Le vice de la folie repartit vers la télévision et s’installa juste devant, imposant sa tête blonde aux autres occupants de la pièce. Qu’allait-il advenir d’Alice ? Nul ne le sait. Mais si les choses tournaient mal, il invoquerait la pluie pour la sauver. Han, quelle veinarde cette petite pluie vous savez. Elle avait la chance de toucher la douce peau nacrée de sa tendre dulcinée… Mon cher, je pensais que de telles pensées étaient inappropriées. Oh, vous avez raison l’ami. Ecoutons et oublions ce petit cœur palpitant. Très certainement !
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« J'ai rêvé où il y a du bruit? »

Les spectateurs observent l'écran avec attention alors que les deux pauvres victimes entendent, ou ont cru entendre, du bruit à l'extérieur. Quoi? Comment? La régie n'avait-elle pas dit que les choses n'allaient pas aller en empirant? Alors pourquoi quelqu'un serait-il venu pour sauver ces deux âmes abandonnées? La speakerine apparaît à l'écran et vous indique alors de choisir "Tapez 1212" si vous voulez que le mystérieux bruit soit effectivement l'arrivée des secours ou "Tapez 2178" si vous voulez au contraire prolonger leur torture... La régie se garde alors la surprise quand à l'origine de ce bruit. Mwhahahahahaha. Bien que le rire psychopathe de la speakerine aie de quoi effrayer, l'émission se poursuit de plus belle. Alors, 1212 ou 2178?

CE TOUR PRENDRA FIN DANS UNE SEMAINE. LA SUITE DES EVENEMENTS SERA INDIQUE A L'AUTRE GROUPE APRES VOS REPONSES.
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*Que quelqu'un l'assomme ou je vais faire un scandale...*

Après avoir vociféré un fleuve de paroles aussi exécrables les unes que les autres, le jeune Stalker s'attendait à tout sauf à ça. Là où la colère, les pleurs ou encore le silence auraient normalement pris place, le jeune fou s'assit et tenta... de se pendre ... avec une chaussette. Enfin, « tenter » est bien le mot, puisqu'il semblait être en prise avec un sérieux conflit interne autour de cette pauvre et misérable chaussette qui n'avait rien demandé... Trop en colère, et dédaigneux, pour prêter attention au cirque présenté par le jeune Nathaniel, il avait décidé de prendre les choses en main, gardant en sa possession la précieuse télécommande.

Alors qu'à l'écran, le jeune « André » semblait se débattre tant bien que mal avec son balai, Ryann qui se délectait de ce spectacle risible fut vite ramené à la réalité par les applaudissements incessants de...


*Lui encore?! Mais il n'a pas fini de se pendre avec sa... chaussette ou peu importe le nom de cette chose informe qu'il a mis à son pied. C'est quoi son problème, franchement? Il veut peut-être rejoindre ce spectacle pour ahuris? - Que tu regardes pourtant, Ryann...- Que quelqu'un l'assomme, le fouette, le bâillonne mais bon sang qu'on le fasse taire pour l'éternité! Oh, et puis, pourquoi je me prend la tête avec pareil handicapé?! C'est de ta faute Sacha! Si je n'étais pas obligé de m'occuper de ton cas social, jamais je n'aurai porté une quelconque attention à... cette chose.*

Détournant à nouveau son regard pour voir ce qu'il se passait dans la buanderie, Ryann fut bousculer dans le sens propre du terme par... Monsieur O'Bryan encore une fois. Il ne lâche pas l'affaire, ce pépère, dis donc! - *tu veux dire « pervers », oui!* - Laissant donc notre jeune garçon au bord de l'arrêt cardiaque, sans vraiment comprendre le comment du pourquoi d'une telle réaction, ce dernier était balloté dans tous les sens par son autoproclamé « oncle ».

Levant son bras du mieux qu'il pouvait pour décerner une baffe à l'adulte, le garçon s'interrompit dans son geste. L'homme, tout en se frottant « tendrement » contre le petit Stalker, continua son discours illogique laissant perplexe sa victime.


*Mais c'est qui Alice? Il n'y a pas une seule femme dans cette buanderie, vieux bigleux! Et ce Janot... Oh, attendez? Pfffrrfuufufu... Ne me dites pas que « Çà » s'appelle en réalité « Janot »?! Bwahahahahah! Quel prénom sot empli de sottise pour un être sottement sot!... Hein? Quoi? Rencontrer qui? Le cousin Déménopobon? Un homme? Non mais ça va pas la tête?! Ne me dites pas que ce gars me prend... pour un hôte? Hors de question, je voues allégeance à mon seul et unique reflet et encore! Hum, bon c'est vrai qu'en y réfléchissant bien, j'ai un physique à faire tomber ces damoiselles ...et damoiseaux si je comprend bien... Mais je ne rabaisserai pas à faire du rentre-dedans comme... Comme « Çà »! Oui, après tout c'est la seule raison pour laquelle il était dans ce placard et cette buanderie. Défends-toi, André! Tu es avec un pervers notoire! Enfin, moi aussi...*

L'âge bête... Ça vous fait vraiment dire de ces... Erm, enfin, donc, tandis que Ryann était occupé de penser tout cela, son agresseur avait enfin lâché prise et applaudissait encore sans grande raison à chaque phrase prononcée par la speakerine. Seul dans sa bulle, il s'était installé juste devant la télévision, gâchant la vue aux autres clients. Se frottant la nuque pour apaiser la douleur de l'étreinte dans laquelle il a été pris, le jeune Stalker contempla de sa hauteur la tignasse blonde du fou.

*Bon au moins, j'ai la preuve qu'il est myope comme une taupe. Se mettre ainsi devant un te écran... Qu'il s'achète des lunettes avec ce qu'il lui reste comme cerveau au lieu de polluer la vue des autres, la mienne en l'occurrence – Quelle pensée altruiste mon garçon...Vraiment.*

Avant d'avoir l'opportunité de rentrer dans le lard de cet adulte méprisable, le garçon écouta le petit speech de la présentatrice. Les sourcils froncés, il n'acceptait pas l'idée que quelqu'un vienne les secourir! Hors de question de libérer « Çà », même si cela devait faire d'Andrew une pauvre victime. Il devait interrompre ce sauveur masqué à tout prix! Voyant les regards soulagés des autres clients face à ce choix, Ryann lâcha la télécommande, la laissant tomber bruyamment sur le sol et tourna les talons vers la sortie. Cette buanderie ne s'ouvrira pas, il l'en empêchera avec son corps et pas avec un stupide instrument télévisé, foi de Futur Dieu! Arrivant à l'encadrement de la porte, quelque chose ou quelqu'un l'interpella...
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Installé devant la télévision, notre jeune bison futé regardait l’objet avec un réel intérêt. Sa chevelure blonde virevoltait à chaque seconde. Il souriait à pleines dents tandis que la speakerine expliquait la suite des évènements. La douce et mélodieuse voix de sa dulcinée se fit alors entendre, indiquant l’arrivée d’un probable sauveur de mauvais coups. Oh Oh. Alice et Janot vont peut-être être sauvés ? Hourra ! Mais non ! Quoi ? Comment est-ce possible ? Mais, je ne vous suis pas mon ami chapelier. Pourtant je ne vais pas vite. Oui, soit, bref, je le sais pertinemment mais pourquoi ne point être content ? Parce que personne ne peut sauver Alice si ce n’est moi ! Pardon ? Euh, mille excuses. Je veux dire nous, bien évidemment. Oui, assurément. Bien, maintenant que nous sommes d’accord sur ce point, il ne faut point laisser un manant sauver notre demoiselle en détresse. Si vous insistez sur ce fait. J’ose espérer que la récompense sera des plus émérites.

Qu’insinuez-vous donc ? Oh, trois fois rien, une petite partie de jeux de jambes me conviendrait très bien. Mais il suffit, nous allons la sauver et non la culbuter ! Il nous faut donc la télécommande mon cher chapelier. Certes, où est donc partie se cacher cette petite coquine ? Peut-être est-elle dans les jupons d’Alice ? Non, non, non, elle se trouve entre de bonnes mains. Pardon ? Oui, elle se trouve dans les mains de notre neveu ! Aaaah c’est donc ce morveux qui la cache à notre délectable vue. Certes. Mais il vient de la lâcher l’idiot empaillé ! Diantre, la pauvre va souffrir le martyr. Ne l’entendez-vous point hurler tandis qu’elle chute inexorablement vers le sol ? Pauvre chose. Tandis que l’adolescent se dirigeait vers la porte, Nathaniel partit en quête de la précieuse télécommande, priant pour le salut de ses pauvres petits os. Fufufufufu, il n’y a donc point d’os mais juste de l’eau. Oh ? Mais oui, quelle question ! Attendez ! Quoi ? Quel numéro faut-il taper ? Je l’ignore.

Mais vous ne m’êtes d’aucune utilité, ami lièvre. Je ne vous permets pas ! Mais tant pis, je me le permets moi-même ! Goujat. Je sais ! Quoi donc ? Le numéro qu’il faut taper. Aaah vite, vite, dites-le moi, ami lièvre. Non. Mais pourquoi ? Parce que vous vous permettez de vous gausser de ma personne. Pardon. Oh ? Vous vous excusez ? Oui, je vous prie de m’excuser. Soit, alors, il faut taper le numéro 1212. C’est ainsi que Nathaniel tapa le numéro tant attendu par nos deux torturés du moment et qu’il se leva. Il se dirigea vers la porte tout en interpellant son neveu adoré. Le petit agneau voulait sauver Janot, quel altruiste cet enfant. Tout le portrait de Caïn assurément. Soit, ils partiraient tous deux en quête de ce lieu inconnu et Nathaniel sauverait Alice tandis que Ryann sauverait Janot. Peut-être y aurait-il même un baiser d’amour véritable. Fufufufu, ils allaient admirer la déclaration de ce jeune infant face au lapin blanc.


« Allez, mon jeune neveu. Allons sauver nos deux amours. Je ne raconterai point la vérité à ton père. Je crois qu’il n’apprécierait guère que tu copules avec un lapin. Mais soit, je ne dirai rien. Motus et bouche cousue. Allez, allons donc vers… Hum… Où allons-nous donc ? Hihihi, je gage que tu sais où te rendre alors… Puisque l’ami lièvre ne le sait pas plus que moi, nous allons te forcer à nous montrer le chemin. Et si tu ne le fais point, papa sera au courant de tous tes déboires cela va de soi. D’ailleurs, qui est devant, qui est derrière ? Oh, mais voyons ami lièvre, ce genre de questions ne se pose pas ! Il suffit. Mille excuses jeune neveu, mon ami est d’une impolitesse des plus accrues. Oublie donc ce qui vient d’être dit et hâtons-nous. Qui sait qui pourrait bien sauver ta dulcinée avant que tu ne sois arrivé ? »

Tout sourire, Nathaniel attrapa le poignet de Ryann et ils s’éloignèrent dans le couloir. Peu lui importait la présence de ses frères et sœurs, il devait sauver Alice coûte que coûte ! Ryann serait l’autre valeureux guerrier qui sauverait Janot et à eux quatre, ils changeraient la phase du monde. Il pleuvrait des lapins roses et des pétunias blancs et des lamas jaunes et des coquelicots bleus. Spectacle tellement envoûtant. Les autres occupants, pendant ce temps-là, devaient se regarder dans le blanc des yeux sans aucun doute. Le fou qui venait de les quitter avait décidé d’arrêter l’émission puisqu’il avait voté sans consulter qui que ce soit qu’il fallait les sortir de là. C’est ainsi que certains se mirent à soupirer, d’autres à hausser les épaules sans plus se soucier. La speakerine écouta le message de la régie et signala la fin de l’émission. Vous avez voté le numéro 1212, bien, alors, voyons voir qui se cache derrière la porte. Qui sera ce mystérieux sauveur ?

Puisque les trois derniers occupants de la pièce étaient au courant de la manigance, l’un des trois prit la télécommande et éteignit la télévision. Pas la peine de rester pour voir leur frère Nathaniel sauver les meubles. L’idiot avait stoppé leur petit jeu, il avait brisé leur détente en sauvant la veuve et l’orphelin. Magnifique… Les trois vices quittèrent les lieux en oubliant d’éteindre les lumières. Plus tard, dans la soirée, le propriétaire viendrait le faire en bougonnant contre les clients irrespectueux de leur cadre de vie. Il jetterait un œil à la télévision et s’avancerait pour l’allumer. Au cas où. Mais l’écran serait à nouveau rempli de grésil. Le propriétaire hausserait alors les épaules avant de l’éteindre et de retourner dans ses appartements pour une bonne nuit de sommeil. Il grognerait tout du long en observant les graffitis déposées par des gosses sur les tapisseries. En apparence, personne ne se souviendrait de cet « incident », enfin, personne si ce n’est les neuf.
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Puisque les trois derniers occupants de la pièce étaient au courant de la manigance, l’un des trois prit la télécommande et éteignit la télévision. Pas la peine de rester pour voir leur frère Nathaniel sauver les meubles. L’idiot avait stoppé leur petit jeu, il avait brisé leur détente en sauvant la veuve et l’orphelin. Magnifique… Les trois vices quittèrent les lieux en oubliant d’éteindre les lumières. Plus tard, dans la soirée, le propriétaire viendrait le faire en bougonnant contre les clients irrespectueux de leur cadre de vie. Il jetterait un œil à la télévision et s’avancerait pour l’allumer. Au cas où. Mais l’écran serait à nouveau rempli de grésil. Le propriétaire hausserait alors les épaules avant de l’éteindre et de retourner dans ses appartements pour une bonne nuit de sommeil. Il grognerait tout du long en observant les graffitis déposées par des gosses sur les tapisseries. En apparence, personne ne se souviendrait de cet « incident », enfin, personne si ce n’est les neuf.


Le jeu est terminé. Nathaniel et Ryann sont en route pour sauver les deux torturés de la buanderie. Les boni seront donnés lorsque l'autre groupe aura posté le dernier tour de réponses. Je verrouille donc cette mission. Puisque tous les joueurs - hormis Ryann - étaient des vices, ils se souviennent de cet évènement. Ryann n'est pas encore "touché" par cet aspect des choses puisqu'il doit encore aller sauver la veuve et l'orphelin. Il sera ce que le destin lui réserve à la fin du prochain tour.
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Hotel Story - Saison 1, épisode 1