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Au pays de Candie... {Nathaniel}
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Au pays
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥de Candie

Nathaniel && Ruthel♫♫♫♫♫♫♫♫
Et bien ça y est. Nous y voilà. J’avale difficilement ma salive, me demandant pour la énième fois si ce n’est pas une mauvaise idée. Non, correction, je s.a.i.s que c’est une mauvaise idée mais… Je me demande si ça ne peut pas être pire que ce que je peux bien m’imaginer. Hélas, ce genre de pensées n’est pas fait pour me rassurer. Un frisson d’horreur me parcoure tandis que je regarde comme un idiot les portes de la cuisine. Et dire que tout a commencé par la mort prématurée d’une maudite chasse d’eau… Si cet engin de malheur n’avait pas croisé ma route, je ne serais pas descendu dans le hall. Si je n’avais pas atterri dans cet endroit, je n’y aurai pas rencontré ce fou furieux. Et si je ne m’étais pas laissé embarquer dans ses délires, je serai actuellement en train de dormir. Et là, bah, je suis devant les cuisines et je m’apprête à boire un thé en compagnie d’un type qui se prend pour le chapelier fou. Si ce n’est pas malheureux… Allez, inspire Ruthel, expire. Calme. Tout va bien se passer. Il semble t’apprécier alors il ne va pas finir par sortir un couteau de cuisine pour te découper en rondelles. Non. Toutefois, le fait qu’il « m’apprécie » justement n’est pas là pour me rassurer. Surtout quand il me balance des « nous ne serons que tous les deux puisque le lièvre avait peur de tenir la chandelle ». En fait, outre le fait qu’il soit complètement halluciné, je crois que ce type est schizophrène par-dessus le marché. A mon avis, tant que je reste face au chapelier, je ne risque pas d’être en danger de mort – ou pire. Misère, à quoi sont réduites mes pensées ? En sortant de cet hôtel, je prends la direction de l’hôpital psychiatrique le plus proche… Allez, arrête avec tes pensées et entre enfin dans cette cuisine de malheur. Sentant que l’autre fou s’approche, j’ai fini par ouvrir ces maudites portes. Et forcément, avec ma veine légendaire, elles ont du grincer. Misère, pourvu que l’acariâtre cuisinière n’ait rien entendu. Quoique… Ne dit-on pas que de deux maux, il faut choisir le moindre ?

Alors, je me demande lequel est le plus à craindre. L’horrible mademoiselle Blavatsky et ses casseroles d’un poids insoupçonné ou bien l’homme inconnu et ses lubies étranges et inquiétantes ? Refoulant cette question pour l’instant, je cherche à tâtons après un interrupteur, histoire de ne pas rester dans le noir. Les cuisines, dans l’obscurité, c’est encore plus dangereux qu’à l’accoutumée. Et oui, je vous vois venir mais oui les cuisines, c’est dangereux ! Dès que je débarque près des fourneaux, soit je brûle mon repas, soit je brûle mes cheveux, soit je brûle mes vêtements. Au choix. Mais en tous les cas, je finis toujours rôti d’une quelconque manière. On est porteur de poisse ou on ne l’est pas… Finalement, l’interrupteur se situait à droite et j’arrive enfin à voir quelque chose dans ce repère du « gros gras rat gris » (dont j’ignore l’identité par ailleurs). Enfin, voir est un bien grand mot. Après l’obscurité totale, ce flot de lumière a plutôt tendance à m’aveugler mais bon… J’avise un tabouret non loin du plan de travail et part m’y installer sans demander mon reste. Après tout, c’est l’autre fou qui veut préparer du thé, pas moi. Alors, moi, j’attendrai sagement que ma tasse débarque devant mon nez, na ! Seulement voilà, attendre n’est pas ma spécialité. Je suis du genre hyper actif alors je sens que je vais vite m’ennuyer ici… Sauf si je mets la main à la besogne et misère que je n’ai pas envie de le faire. Je sens que je vais casser le service à thé. Et ce genre de bruits, à coup sûr, ça va réveiller tout le rez-de-chaussée. Et donc les Blavatsky. Et donc je serai mort… Pfff… N’ai marre… Pourtant, me voilà en train de chercher dans les armoires après une théière et deux tasses. Si un jour, on m’avait dit que je suivrai les trips étranges d’un schizophrène, j’aurai sans doute conseillé à la personne de se faire soigner. Comme quoi, tout peut arriver. C’est fout comme cet endroit est bordélique. Elle fait comment pour trouver ses ustensiles la petite Blavatsky ? Pas la moindre idée. En tous les cas, je sue pour trouver ce que je cherche. Il y a des fouets qui se baladent dans les armoires (or, ce genre d’ustensiles se met dans un tiroir…).


♣ Ruthel : Vous faites chauffer le thé pendant que je cherche les tasses et la théière ? Il y a des casseroles dans cette armoire. Bon, je n’ai pas vu de couvercle donc ça prendra plus de temps à faire bouillir mais c’est déjà ça. Autant éviter de trop toucher aux affaires du… gros gras rat gris… Si on peut profiter de son « hospitalité » sans se faire remarquer, autant essayer, pas vrai ?

C’est plus fort que moi, il faut que je parle. Le silence, pourtant, d’ordinaire, m’apaise. Mais avec lui, je ne sais pas, ça me met mal à l’aise. Je préfère l’entendre parler, l’entendre raconter n’importe quoi pendant que je lui tourne le dos. Sait-on jamais… Et pour couronner le tout, il faut que je parle mais surtout pour continuer son délire chapeliesque. Je dois vraiment manquer de sommeil pour raconter des âneries pareilles. C’est alors là que tout prend sens. Le gros gras rat gris… Mais c’est Shyann Blavatsky ! Enfin, elle ne ressemble pas à ça, loin de là, mais c’est le maître de ces lieux. Et c’est ce que ce type a dit donc… Pourquoi la surnommer ainsi ? Mystère. Une chose est sûre, côtoyer ce type vous fait avoir une logique illogique. Je pense à des choses sans queue ni tête, sans comprendre d’où viennent les conclusions et sans connaître les questions. Misère de misère.

♣ Ruthel Au fait, comment vous appelez-vous ?

Je suspends mon geste tout en me retournant pour lui poser cette question. Bah oui, je ne vais pas l’appeler chapelier pendant toute la nuit quand même…

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Le chapelier suivait d’un pas endiablé sa chère et tendre dulcinée. Alice avait enfin accepté et ils allaient pouvoir prendre le thé. Hélas, notre jeune ami était tout attristé car le lièvre venait de les abandonner. Mais il ne perdait point espoir car il le connaissait et il finirait par revenir rien que pour boire. Le lièvre ne pouvait résister à leurs petites rencontres aromatisées. C’est qu’il était plutôt doué avec une théière dans ses mains gantées. Oh, diantre ! Il avait oublié ses gants blancs ! Ah, non, juste, il les avait prêtés au lapin blanc. Ou bien était-ce le lapin qui les lui avait donné ? Il ne s’en souvenait plus tiens… Tout occupé à se questionner sur le cas « gants blancs du lapin tout aussi blanc », Nathaniel suivit par automatisme le corps fluet de sa petite blondinette adorée. Il connaissait déjà l’antre du gros gras rat gris pour y avoir discuté avec son ami Janot. Ah ? Vous ne saviez pas que le lapin blanc s’appelait ainsi ? Et bien c’est chose faite désormais. Les portes grincèrent, ramenant notre petit chapelier étourdi à la réalité et il s’engouffra dans ce lieu malfaisant à la suite de sa belle et douce. Que cette enfant pouvait être courageuse ! Nathaniel admirait la force et la témérité de sa belle Alice tant adorée.

En effet, elle n’avait pas hésité un seul instant, pénétrant dans cet antre d’un seul mouvement. Quelle dextérité que cette petite pouvait bien posséder. L’ami, ne restez point planté devant l’antre du gros gras rat gris pardi ! Oh ? Vous revoilà donc parmi nous jeune lièvre. C’est bien la première fois que vous me trouvez jeune. Certes, je vous le concède ! Et voilà, vous recommencez. Quoi donc ? A me charrier ! Mais non quelle idée saugrenue que voilà. Arrêtez de nier la vérité cela nous changerait. Mais je ne nie rien du tout. Oh. Rien, cousin de notre ami personne ? Je l’ignore. Moi de même. Diantre, nous voilà dans une impasse. Certes, nous le savions déjà. Vraiment ? Bien entendu, nous sommes déjà venus dans ce lieu auparavant. Mais je ne parlais point donc de cette impasse là. Mais de quoi alors ? Silence ! Comment osez-vous ami lièvre ? Alice parle. Oh. Tss, parce que je prononce le prénom magique voilà que vous m’écoutez. Je l’aurai fait de toute manière, Alice ou pas. Que vous dites. Mais cessons donc je n’entends point ce qu’elle nous raconte. Mille excuses, j’avais oublié que vous buviez ses paroles. Avec une petite cuillère. Ah bon ? Oui. Pas une grande ? Oh non, cela prend trop de place. Bref, tandis que Ruthel lui parlait, Nathaniel se parlait.

Autant dire que le fou n’entendit pas tout ce que l’autre occupant des lieux lui dit. Mais qu’à cela ne tienne, sa douce Alice ne lui en tiendrait point rigueur. Elle avait bien trop de cœur pour cela. Mais n’allez point croire qu’elle soit amie avec la reine rouge pour autant. Oh que non. Son cœur à elle est pur alors que celui de la reine est gangréné depuis des années. Soit, Alice n’avait-elle point demandé de faire chauffer l’eau ? C’est qu’elle prend des initiatives la petite. Je la préfère ainsi. Il suffit, ami lièvre avec vos allusions. Comme vous pouvez être… Je ne partage pas. Ce serait bien la première fois hélas. Nathaniel s’avança en direction d’une armoire, cherchant après une bouilloire. Les instruments du gros gras rat gris étaient vraiment d’un rustre sans précédent. Comment pouvait-il cuisiner avec pareils choses ? « Au fait, comment vous appelez-vous ? ». Impossible. L’aurait-elle oublié ? Alice ne pouvait point avoir oublié son vieux camarade chapelier. Tout attristé, Nathaniel laissa retomber la casserole qu’il avait en main sur le plan de travail. Son geste s’était fait comme si ses mains étaient touchées par une chape de plomb. Quelle horreur ! Ami lièvre, faites quelque chose. Et quoi puis-je changer sa mémoire ? Je ne sais guère mais agissez pardi !


« Nathaniel O’Bryan. Ravi de vous revoir ma chère Alice. Enfin, je devrai plutôt dire Ruthel. Je suppose que dans cette vie, vous vous faites appeler ainsi. Un peu comme nous figurez-vous. Les gens n’auraient jamais point compris si nous avions fait signer le lièvre. Une patte, apparemment, ça ne fonctionne pas pour signer les documents. Les humains son d’un bête parfois. Enfin, soit, je compte bien vous rafraîchir la mémoire mon amie. Le lièvre va m’y aider car voyez-vous, je ne sais guère comment m’y prendre. »

Qui a dit que je vous aiderai ? Mais, mais… Tututu, je ne ferai rien. Quel goujat que voilà. Je m’en moque éperdument. Je ne suis pas faiseur de miracles. Hélas, j’y avais cru. Après une énième dispute entre le duo siphonné, le lièvre prit ses clics et ses clacs et s’en alla vagabonder. Le chapelier était assez grand que pour se débrouiller tout seul. C’est ainsi que Nathaniel s’avança en direction de la petite Alice et lui prit alors les deux tasses qu’il avait en mains. Tatata. On ne fait point travailler les invités, quelle idée !


« Allons bon cher Ruthel. Allez vous asseoir, vous êtes notre invité. Enfin, je devrai dire mon invité puisque le lièvre nous a faussés une fois de plus compagnie. Les amis de nos jours, on ne peut plus compter sur eux. Soit, je tâcherai de vous aider à retrouver la mémoire tout seul comme un grand. Allez vous installer, je vais vous concocter un thé que vous ne risquez pas d’oublier de sitôt. Cette soirée sera inoubliable, je vous en fais la promesse. »

Le chapelier conclut sa petite tirade avec un sourire charmeur. Il avait vu son ami lièvre agir ainsi de par le passé et toutes les personnes qu’il avait touché étaient tombées entre ses pattes. Ca risquait de mettre la petite Alice, pas vrai ?
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Je le savais qu’il était fou. Oui, je le savais et sa réponse n’aurait donc pas du me surprendre et pourtant elle l’a fait. Il était vraiment convaincu que j’étais Alice. C’est affligeant d’être confondu avec une femme. Misère qu’ai-je fait dans une ancienne vie pour mériter pareil châtiment ? La comparaison est tout bonnement impossible bon sang ! Je n’ai ni poitrine, ni… ni… je ne sais quoi d’autre de féminin, na ! Je suis un homme, un vrai et… Le lièvre ? Pardon ? Mais… que… Je soupirai de dépit face à toutes ces inepties. Je ne suis pas aussi rationnel que Margaret mais il y a des limites au n’importe quoi tout de même. Même Matthew n’a jamais inventé pareil baratin ! Et pourtant Dieu seul sait que c’est un baratineur de première quand il le veut. C’est donc impuissant que j’écoutais le récit hautement fantasque de mon vis-à-vis. Il y avait au moins une chose de positive dans toute cette affaire, c’était que je savais enfin son nom. Je ne devrai pas l’appeler Chapelier – ou lièvre je ne sais plus finalement – et je n’alimenterai pas ainsi son imagination déjà bien trop débordante à mon goût. Je haussai un sourcil surpris lorsqu’il insulta les humains, s’insultant par la même occasion. Ce type n’était quand même pas convaincu d’être un lapin, pas vrai ? Je m’attendais presque à ce qu’il cherche à tâtons après ses oreilles… Devant tant de bêtises, je finis par devenir idiot à mon tour. Je me pinçais alors le bras légèrement, discrètement (histoire qu’il n’invente pas je ne sais quoi encore celui-là) et comprit que je ne rêvais pas. Hélas. Quelle bonne affaire que de se rendre compte que tout ceci n’était que le fruit de mon imagination… Quoique… Cela conforterait Matth’ sur le fait que je doive voir un psy’. Sauf que ce ne serait plus pour m’apprendre à être moins coincé mais bien pour me soigner…

« Allons bon cher Ruthel. Allez vous asseoir, vous êtes notre invité. Enfin, je devrai dire mon invité puisque le lièvre nous a faussés une fois de plus compagnie. »

C’est moi ou ce type a un dédoublement de personnalité ? Oui, bon, j’aurai pu m’en rendre compte plus tôt, je sais (si ça se peut je le sens inconsciemment depuis longtemps na !) mais… Raaaah. Ce type, je n’arrive pas à le suivre. Et puis c’était quoi ce regard ? Ne t’avise même pas de me toucher ou je te tape ! Naméoh, il n’est pas marqué libre service sur mon front non plus. Déjà que j’ai l’extrême amabilité de ne pas lui faire remarquer que je ne suis pas une femme… alors s’il espère que je vais le laisser me draguer honteusement sans rien dire, il se fout le doigt dans l’œil et jusqu’au coude en plus ! Et puis c’est quoi ça, allez vous asseoir. Naméoh, je ne suis pas son esclave non plus que je sache. Mais pourquoi par tous les diables j’exécute ses ordres alors ? Tandis que je rouspétais intérieurement face à mon obéissance, monsieur le chapelier s’évertuait à m’expliquer qu’il me ferait retrouver la mémoire sur je ne sais quoi. Merci, je n’étais pas amnésique monsieur O’Bryan. Bon sang, une migraine force six pointait lentement le bout de son nez et j’étais mal barré sans mes aspirines. Pourquoi ne les avais-je pas pris ? Parce que je ne m’attendais pas à me faire aborder par un fou pardi ! Et voilà qu’il se remettait à me charmer avec ses sourires et ses petits airs de… de… je ne sais quoi ! Bon sang, pourquoi fallait-il que je me mette à rougir bêtement comme une collégienne ? J’inspirai profondément, détournant mon regard et priant tous les dieux pour me ressaisir. Il allait se faire des films si je continuais sur cette voie. Minute. Quoi ? Il venait de dire quoi là justement ? Comment ça, « inoubliable ». Misère, j’avais peur. Enfin, plus qu’avant quoi. Je me mis à déglutir tout en regardant droit devant moi. Si je restais suffisamment concentré sur cette tâche de sauce tomate collée au mur peut-être que je finirai par l’oublier ? Et la marmotte met le chocolat dans le papier alu’…

♣ Ruthel : Inoubliable ? Votre thé est si extraordinaire que cela ? Je ne suis pas un grand amateur de thé. Je veux dire, j’aime bien le thé hein. N’imaginez pas le contraire. Seulement pour moi, que ce soit un thé classique, aux fruits ou un thé noir, c’est la même chose. Ce n’est pas à ça que je regarde quand je bois. C’est la même chose avec le café en fait. Bon, je n’aime pas le café sans lait mais je me moque que ce soit un déca’, un fort ou je ne sais trop quoi d’autre. Je suis plus chocolat chaud en fait. Surtout avec de la chantilly et…

Oh Mon Dieu ! Pourquoi avait-il fallu que je parle ? S’il était aussi dépravé que Matthew, il allait se faire des films et imaginer des sous-entendus graveleux derrière ce que je venais de dire. Pourtant, c’était tout ce qu’il y a de plus innocent. J’aimais vraiment les chocolats viennois. J’étais fan de chocolat, je pouvais en manger des tablettes entières avant d’être malade. Et un chocolat chaud avec de la chantilly, c’était tout bonnement divin. Raaaah et voilà que je recommençais même mentalement… Bon, Nathaniel avait l’air d’un grand gamin. Son côté « lièvre alias le dépravé » avait l’air abonné absent donc je pouvais espérer un petit sursis. Non ? Avec ma veine légendaire, je suis sûr qu’il va « réapparaître » comme par hasard.
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Seul face à sa douce Alice, le chapelier s’était accoudé à la petite table où la demoiselle blonde venait de s’installer. Il lui souriait d’un air charmeur alors qu’il l’écoutait discuter thé. C’est qu’elle était mignonne vous savez, la petite lorsqu’elle rougissait. Diantre, l’ami lièvre avait raison, ce genre de stratagèmes marchait à tous les coups. Bon, faudrait-il le rattraper pour le coup ? Le chapelier espérait bien que non car il ne pouvait point laisser la douce Alice seule dans l’antre du gros gras rat gris alors qu’il comptait fleurette à un stratagème aigri. Tant pis pour lui, le lièvre n’avait qu’à pas partir s’il voulait tant voir leur Alice leur sourire. La petiote blondinette semblait douter de l’incroyable rareté de son thé et le chapelier se permit de pouffer tandis que la jeune Alice lui demandait s’il était si extraordinaire que cela. Dieu que oui ma mignonne mais ça, vous le découvrirez en temps et en heures. Enfin, le jeune White aurait l’occasion de découvrir ce magnifique et ô combien extraordinaire thé si notre bon ami chapelier se décidait enfin à faire chauffer l’eau. Mais vu qu’il avait abandonné la casserole (qui d’ailleurs pleurait seule dans son coin) pour faire du charme à la blondinette, autant dire que le thé ne viendrait pas avant demain…

Tout sourire, admirant les fossettes de sa petite tête adorée, regardant ses cheveux de blés se mouvoir tandis qu’il parlait, Nathaniel faillit louper une phrase des plus cruciales « Je ne suis pas un grand amateur de thés ». Quoi ?!? Et depuis quand Alice n’aimait pas le thé ! Nathaniel fit la moue (une bouille des plus enfantines) quand Ruthel se permit de dire que pour lui, tous les thés revenaient au même. N’importe quoi, un thé aux fruits rouges n’a pas la saveur d’un Earl Grey ! Diantre, il y avait anguille sous roches là… Oh, la pauvre était coincée, il faudrait l’aider mais hélas, le chapelier ne savait pas nager et le lièvre était parti vadrouiller alors l’anguille resterait coincée. Et oui, vous l’aurez remarqué, notre ami fou avait déjà oublié la phrase dite par sa douce et tendre princesse toute de bleue vêtue (*erm, les habits de Ruthel n’avait rien de bleu mais bon notre ami chapelier semble être daltonien que voulez-vous*). Il pensait à sauver une anguille dont on ne sait trop où lorsque le mot chantilly parvint à ses oreilles et… Et quoi ? Pourquoi Alice s’arrêtait-elle en chemin ? Serait-elle essoufflée ? Ma bonne amie, il vous faut faire plus de sport, assurément. Je vous parlerai le bon moment mais pour l’heure, il est grand temps de repenser à notre jeune ami chantilly.


« De la chantilly ? Oh, certes, ce n’est pas mauvais mais bon, je préfère le thé au chocolat chaud. Mais rien ne m’empêche de vous en faire un si vous le souhaitez ardemment ma petite. Je suis prêt à n’importe quelle concession pour vous faire sourire et vous rendre heureuse. Alors, thé ou chocolat chaud ? »

Que c’est innocent tout ceci, fufufufu, mon bon ami, vous êtes un idiot ! Oh, tiens, vous revoilà ami lièvre ? Bien entendu, Alice vous tend une perche et vous ne la prenez point ! Ah bon, il y a un poisson dans ses mains ? Mais non pauvre imbécile, elle vous offre l’opportunité de l’amadouer, de la draguer passionnément et plus si affinités et vous, vous parlez de n’importe quoi. Ah… Vous n’avez toujours pas compris, n’est-ce pas ? Diantre, que neni, j’ai… tout saisi. C’est ça, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu’. Mais comment faire un chocolat chaud alors dans ces conditions ? Vous me fatiguez et me désespérez en même temps. Mais pourquoi donc ? Laissez-moi faire, je vais vous montrer comment les professionnels agissent. Les maîtres en l’art de la drague ! Mais, mais, mais !! Certes, c’est votre Alice, je sais, inutile de répéter que vous ne partagez point, mais vous voir si idiot me fruste plus qu’il ne le faut. Alors je vous aide, et hop asta la vista, je m’en vais et vous laisse vous débrouiller avec une Alice plus que consentante. Elle ne l’est point en cet instant ? Non, pas encore tout à fait. Mais voyez-vous ce rougissement ? Certes, certes. Et bien il est signe qu’elle sera bientôt à point. On la cuit ? Mais non pardi ! Raaah mais quel empoté que vous faites ! Oh il suffit, je ne vous permets pas. Bon, et bien, tant pis, je ne vous aiderai pas alors… Bon… D’accord, faites donc…

« Mais savez-vous ma chère ce qu’il y a de plus exquis avec la chantilly ? C’est lorsque vous la goûtez sur une peau nacrée, satinée et qui semble douce comme une pêche. Oui, je suis sûr que vous devez avoir un excellent goût. Me permettriez-vous de goûter si je vous offre ce chocolat chaud que vous désirez tant ? »

Hop, emballé c’est pesé, petit sourire charmeur, on se rapproche de la victime et le tour est joué. Oh seigneur dieu, la pauvre, vous allez sans doute la traumatiser. Mais nooooon ! Voyez-vous, ami, je suis sûr et certain que la petite demoiselle blonde que nous avons là va à coup sûr tomber sous le charme de mes dires. Je ne sais guère ami lièvre… Pourquoi donc ? Ce n’était guère subtil voyez-vous. Roooh mais vous êtes vieux jeu, elles aiment l’action désormais et non plus qu’on leur fasse la cour comme autrefois. Mais la reine blanche insiste pour la bienséance. Raaah ce que vous pouvez être lourd parfois… Tandis qu’il se disputait à nouveau avec lui, Nathaniel observait d’un sourire charmeur le jeune homme en face de lui. Le lièvre était convaincu que son petit numéro allait fonctionner mais le chapelier semblait en douter … Qui des deux aura raison sur l’autre ?
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Je suis un aimant à ennuis mais en plus, à croire que je le fais exprès, je les cherche on dirait. Qu’est-ce qu’il m’avait bien pris de lui parler ainsi de chocolat chaud et de chantilly ? Ce type est non seulement cinglé mais c’est aussi un dépravé alors forcément qu’il va mal interpréter ce que j’ai dit. Bah tiens, qu’est-ce que je disais, voilà qu’il parle de chantilly et… Minute… C’est qu’il en parle normalement. Alors là, je suis… surpris. Oui, je ne trouve pas d’autres mots pour décrire ce que je ressens. Me serais-je trompé ? Matth’ m’a déjà dit que je virai parano’ mais je ne pensais pas que cela soit si vrai. Mince, je me sens mal à l’aise pour le coup d’avoir pensé que… Enfin, bon, en même temps, il ne me facilite pas la tâche avec ses sous-entendus graveleux une fois sur deux ! Donc, j’ai mal pensé mais j’ai été amené à le faire, na ! Je ne suis pas en faute. Quoi ? Je suis dans le déni total ? Bah oui et alors je l’assume et pleinement en plus de ça. Si vous n’êtes pas content, bah, tant pis, je m’en fous. Je ne peux m’empêcher de croiser les bras comme un gamin, de toute manière, l’autre cinglé ne s’en souciera pas, il est fou alors… Hum… Ce n’est pas super sympa de penser ça mais… Il ne fait rien pour que je plaide autre chose aussi… Et voilà qu’il radote. Ok, Nathaniel préfère le thé, ça, je pense que je l’avais compris vu qu’il ne cesse de m’en parler. Raaah mais pourquoi il continue son trip avec son Alice ? Bon Dieu, regarde mieux vieux et tu verras que je n’ai pas ce qu’il faut là où il faut. Miséricorde, je suis vraiment mal tombé… Lorsqu’il me propose un chocolat chaud, je ne peux m’empêcher de rougir furieusement. Il paraît presque… attentionné ainsi. C’est… troublant. Bon Dieu, White reprends-toi !!

♣ Ruthel : Euh… Oui… Pourquoi pas, c’est gentil… Mais je ne veux… pas déranger… Nathaniel.

Raaaaaah boulet, boulet, boulet, bouleeeeet ! Dans le genre « mec super confiant » je ne gagnerai jamais de médaille (même une en bronze vu mon niveau lamentable). Allez, zen, inspire, expire. Pourquoi ce type m’impressionne-t-il autant ? C’est vrai, il n’a rien de bien particulier (si ce n’est qu’il est fou) alors pourquoi je perds tous mes moyens. Bon sang. C’est sûrement la proximité, oui, voilà, ça me met mal à l’aise. Erm… C’est moi où il fait soudain trèèèèès chaud ? Pourquoi il me regarde comme ça l’autre ? Non, recule espèce de dépravé sexuel ! C’est un peu redondant ce que je dis, nan ? Raaaaah mais pourquoi je pense à des trucs pareils alors que l’autre, là, il… Il… Son regard ne me dit rien qui vaille. J’ai l’impression de voir Matthie’ devant une boîte de cookies. Dieu que je les plains désormais ces pauvres biscuits. Ça n’est vraiment pas rassurant en fait. Gloups. Minute papillon, c’était quoi ça ? Heeeeeiiiiiin ???? Non mais mais mais !! Stop, faites-le taire ! A l’aide, il va me bouffer. Je ne suis pas du tout rassuré et je ne peux m’empêcher de reculer alors qu’il me parle… avec cette foutue voix suave. Bon sang, mais je n’ai jamais dit ou fait quoique ce soit pour qu’il croit qu’il pouvait me goûter, n’est-ce pas ? Alors pourquoi bon sang a-t-il cette idée ? Pitié, seigneur, je sais que tu ne m’aimes pas mais trouve-moi une foutue idée pour me sortir de ce m*rd*r. J’irai à l’église tous les dimanches si tu veux pour te remercier mais sauve-moiiiiii !!! Rouge comme une tomate bien mûre, je commençais à trembler comme une feuille alors que l’autre me regardait avec ce foutu sourire charmeur ! Bon sang ! Pire que Matth’ celui-là !!! Comment les filles peuvent trouver ça attirant ? C’est effrayant oui !!!

♣ Ruthel : Je… Euh… Non… Oui… Enfin, non… Maiiiiis… Pourquoi ?

Bravo, super. Merveilleux. Je n’arrive même plus à prononcer une phrase correctement. Je suis foutu de chez foutu. Je vais passer à la casserole et être bouffé par un échappé d’asile psychotique au dédoublement de personnalité des plus troublants. M*rd*eeuuuuh ! Faut que je trouve quelque chose pour me sortir de là. Mais quoi ?

♣ Ruthel : Je… ne … suis pas… comestible monsieur O’Bryan.

Allez, White, continue dans le ridicule tu n’y baignes pas encore assez tiens ! Voilà que je me mets à jouer les écolières en le vouvoyant. Raaaah, j’en ai marreuh ! Tout ça à cause de cette foutue chasse d’eau de mes deux. Matthie, quand je te retrouve (si je te retrouve !), je te le ferai payer pour m’avoir laissé seul avec ce malade notoire. Je ne cesse de trembler de peur, de rougir comme une tomate et d’avaler difficilement ma salive. J’ai peur maman. J’ai très peur… Pitié… A l’aideeeuh ! Raaah pourquoi il n’y a jamais personne quand il le faut ? Hein ? Dites-moi !
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Le lièvre attendait, trépignant d’impatience. Allez Alice, viens ma petite. Montre-lui à ce chapelier sceptique qu’il a tort et que le tact n’est plus d’actualité en ces temps reculés. N’importe quoi mon cher, Alice va vous prouver que la bienséance est toujours payante. Vraiment ? Assurément. Alors pourquoi est-ce que je viens d’avoir plus de résultats que vous jusque- là ? Que voulez-vous dire ? Eh bien, regardez là, ma foi, son joli teint rosé et son bégayement ne laisse point de place au doute. J’ai fait mouche là où vous avez raté le coche. Oh, seriez-vous donc l’ami du second du capitaine ? Hum, non, pas à ma connaissance. Il est bien trop grassouillet et disgracieux. J’en conviens. Bien, nous sommes d’accord sur ce point. Assurément. Oh ? Quoi donc ? Fufufufufu, votre chère Alice se dit non comestible. En quoi cela vous étonne-t-il ? Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Mais Alice ne tombe pas. Mais bien sûr que non ! Pourquoi devrions-nous donc la rattraper ? Mais c’était façon de parler. Oh. Oui. Mais cela ne m’explique toujours pas pourquoi vous vous gaussez de la pauvre enfant. Mon ami, voyons, Alice est comestible. Ah bon, c’est une carotte ? Vous n’avez point idée à quelle point il s’agit d’une carotte juteuse et délicieuse. Allez, laissez-moi faire ami chapelier et ce soir, Alice passera à la casserole. Bien, je vais préparer les oignons ! Faites donc… C’est ainsi qu’après un soupir du lièvre, ce dernier entreprit de faire tomber une à une les défenses de la jeune guerrière blonde.

« Voyons, Ruru, ne te dénigre pas ainsi. Tu n’as pas idée à quel point tu es comestible mon mignon. Et puis, pourquoi en revenir au Monsieur O’Bryan ? Je préfère de loin lorsque tu m’appelles Nathaniel. Mon prénom est dit de façon si sensuelle lorsque tu le prononces au creux de l’oreille. Alors… Ce chocolat chaud… Que dirais-tu que nous le remplacions par un peu de Nutella ? Je vais te faire découvrir une façon bien particulière de le déguster, le tout accompagné de chantilly puisque tu prises tant ce met exquis. »

Tandis qu’il parlait d’une voix suave, le lièvre s’était rapproché de la dulcinée de son cher camarade à tel point que leurs fronts se touchaient désormais. Oh, il avait raison. Une peau aussi douce que celle d’un bébé pêche. On appelle ça un pêchon et éloignez-vous d’elle immédiatement ! Seriez-vous jaloux ? Billevesées. Pourquoi donc employer ce ton si hargneux mon cher chapelier ? Parce que ! Soucieux du bonheur de son comparse, le lièvre finit par s’éloigner de la « jeune femme » mais se permit tout de même une petite liberté. C’est ainsi qu’il ramena une mèche derrière l’oreille de la jeune Alice adorée. Elle était mignonne et bien mûre si vous voulez tout savoir. Oh. On va pouvoir en faire une tarte. Pourquoi ? La pâte feuilletée avec des mûres, c’est excellent. Je préfère la tarte à la rhubarbe. Certes mais c’est filamenteux. Je vous concède que ça ressemble à si méprendre au céleri. Oui. Tiens, il faudrait préparer une tarte aux poireaux un de ces jours. Très certainement. Alors que nous pourrions tenter de comprendre la logique décousue de ces pensées, penchons-nous plutôt sur le cas de la pauvre Alice. La demoiselle aurait tout intérêt à prier pour le salut de son âme (ainsi que de ses fesses si vous voulez tout savoir) mais elle n’en ferait rien. Pourquoi ? Car aucun être douté d’intelligence n’irait comprendre ce que le duo de fous manigance. Un baisemain plus tard, le jeune vice quitta sa dulcinée et se dirigea vers les armoires. C’est sans doute ici que le gros gras rat gris planque la chantilly. Vous pensez ? A moins qu’il n’est mis cela dans une marmite ? Ça vaut le coup d’essayer.

C’est ainsi que notre jeune fou se dandina dans la cuisine, çà et là, en quête de Nutella et autre met délicat. Les armoires furent fouillées (ou plutôt violées par un lièvre effarouché mais soit), les casseroles furent interrogées mais aucune n’a daigné répondre à notre duo d’attardés. Il ne restait plus que cette grosse boîte blanche rectangulaire aux bruits étranges. Qu’est-ce donc que ceci ? L’arme ultime du gros gras rat gris ? Que neni, cet idiot ne serait point usé d’un objet aussi gros. Certes, j’ignore si la chose pourrait entrer et toucher son point G. J’avoue que pour notre ennemi aussi petit, cette chose ne lui ferait aucun bien et aurait tendance à lui briser les… Ah Ah !! Le Nutella fut trouvé au fin fond d’une armoire, nous évitant de poursuivre les idées déplacées qui prenaient place dans notre duo de siphonnés. Tout fier de sa trouvaille, le chapelier se gaussait auprès de son ami lièvre tandis que ce dernier s’évertuait à indiquer que le frigo (car il s’agissait bien de cela, le « gros objet blanc ») ne pourrait point passer par le gros gras rat gris. J’en conviens. Mais si ce n’est point une arme de torture, qu’est-ce donc ? Allons donc voir mon cher. Je vous suis dans cette noble quête. Et c’est ainsi que Nathaniel O’Bryan, vice de la folie, duo de siphonnés vivant dans un monde de cartes, découvrit la merveilleuse invention qu’était un frigo. En son sein, oh, le frigo est une femme ? Je ne sais guère mon ami, je n’y trouve point les formes plantureuses de ses congénères. Je l’avoue, cette dame est bien peu séduisante. C’est pour cela qu’elle n’a point trouvé d’amant. Assurément. Toujours est-il que notre duo avait beau statuer sur la féminité de l’objet, il venait de trouver le second objet tant désiré : la chantilly.


« Alice, regarde ma mi ! Nous avons enfin trouvé l’objet de notre quête. Et quelle quête extraordinaire ! Je gage que notre récompense sera à la hauteur de notre labeur, n’est-il pas ma douce ? Nous ferez-vous l’honneur de récompenser votre noble chevalier par un tendre baiser ? »

Tout en disant cela, les bras chargés de chantilly et de Nutella, Nathaniel s’avança en direction de l’autre occupant des lieux. Ruthel exaucera-t-il les souhaits du duo de fous ? Nulle ne le sait. Mais après tout, c’est bien connu, toute princesse se doit de récompenser son preux chevalier lorsque celui-ci a réussi à effectuer avec brio la mission qu’on lui avait ordonné. Posant ses précieux trésors sur la table, Nathaniel s’avança jusqu’à frôler les lèvres de sa petite Alice. Mais, mais, mais ! Lièvre, il suffit ! Voyons, j’ai tout fait pour qu’Alice soit cuite à point. Comme des carottes ? Si vous voulez… Magnifique ! Alors, maintenant, vous allez me faire le plaisir de prendre les choses en mains, cessez votre bienséance à la noix et contentez cette chère enfant. Elle n’attend que cela. Vraiment ? Mais bien entendu. Idiot, vous ne verriez même pas un nez rouge au milieu du visage de la reine de cœur. Forcément, il y a tant de rouge. Soit. Alors, je me dois de satisfaire Alice ? Oui, vous n’avez pas idées à quelle point la petite n’attend que ça. Vraiment ? Assurément. Alors, je me dois de la servir et de la rendre heureuse. Parfaitement. Soit, je vais donc m’atteler à cette tâche. Magnifique mais je vous préviens, ne comptez point sur mon aide pour faire quoi que ce soit. Pourquoi donc ? On ne partage point ces choses-là. Oh, vraiment ? Bien entendu. Même pas entre nous mon ami ? Et bien… Ouiii ? Si vous insistez, je pourrai vous montrer quelques tours en échange de la vue que vous m’offrez. Parfait. Et oui, quand on est fou, on partage. Inutile de dire qu’il n’y a guère réellement de partage puisqu’il ne s’agit guère de deux personnes distinctes, notre duo ne vous comprendrait pas…
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L’eau de Cologne « Extase » confère à celui qui l’utilise un sex-appeal hors du commun. Ruthel White sera donc sous le charme de Nathaniel O’Bryan et ce, pour trois tours de jeu. Concrètement, Ruthel aura beau faire ce qu’il souhaite, même s’il haït plus que tout Nathaniel, il ne pourra pas faire autrement que de le trouver attirant. Toute action menée par Nathaniel paraîtra normale et appréciée par Ruthel. Bon jeu.

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Je ne suis pas comestible, pour sûr, mais je doute que l'homme en face de moi l'ait réellement compris. Il suffit d'aviser son air gourmand pour comprendre qu'il y a quelque chose de pas net qui se trame dans sa tête. Enfin, quelque chose « en plus » que la normale quoi, je doute fort qu'il y ait quelque chose de normal chez cet homme. Gloups. Maman, j'ai beau t'aimer de tout mon cœur, je ne veux pas te rejoindre maintenant. Surtout dans ces conditions... Qui sait où j'irai s'il me mangeait... Il est fou mais il est peut-être aussi un cannibale? Non, je ne dénigre pas (enfin, si, un peu mais pas grave), je ne fais qu'énoncer une simple vérité. J'appelle un chat, un chat alors j'appellerai un fou, un fou. A point c'est tout. Bref, tout ceci ne va pas m'aider à m'échapper, ni même à garder mon calme. La situation est tellement sur-réelle que je me mets à divaguer. Je vais finir par devenir fou si ça continue. Au moins, je n'aurai plus peur, je serai devenu fou alors je ne comprendrai plus ce qui se passera... Bravo White, le stress te fait dire et penser n'importe quoi. En même temps, ce type n'a vraiment pas l'air normal quand il me regarde ainsi. A l'aide!! Matthie? Maman? La police? N'importe qui? Je suis même prêt à accepter l'aide de Stalker, c'est pour dire... Mais bon, lui, il ne m'aiderait pas, au pire, il m'enfoncerait davantage...

♣ Nathaniel : Voyons, Ruru, ne te dénigre pas ainsi. Tu n'as pas idée à quel point tu es comestible mon mignon... 

Hiiii!!! Mais c'est quoi cette voix? Et puis, puis, mais... Mais... Je ne suis p.a.s comestible !!! A l'aide!! Je jette des regards affolés à gauche et à droite, priant pour tomber sur un objet pour assommer l'autre fou, là. Mais la seule chose que j'ai à ma disposition, c'est une tasse de thé (pas très costaud pour assommer quelqu'un, au pire, ça lui blessera le visage) et des cookies. Oui, assaillir un adversaire avec des cookies, il n'y a que Matthew pour attaquer ainsi... « Je préfère de loin lorsque tu m'appelles Nathaniel. Mon prénom est dit de façon si sensuelle lorsque tu le prononces au creux de l'oreille ». Mais... Pourquoi je... Pourquoi je ne recule pas de ce malade qui s'approche ainsi? Je... Je... C'est comme si j'étais paralysé. Je me sens bizarre... Étrangement bien... Oui, c'est le mot. Pourtant, je ne devrai pas! Je paniquais il n'y a même pas une minute et là, je... Je... Je ne rougis pas de colère ou de gêne mais... de... plaisir. Raaah, j'ai honte!!! « Que dirais-tu que nous le remplacions par un peu de Nutella? Je vais te faire découvrir une façon bien particulière de le déguster, le tout accompagné de chantilly puisque tu prises tant ce met exquis. » Pourquoi je me mets à glousser comme une pintade moi? Pourquoi l'idée me semble si... attrayante? Je ne me comprends pas là et le pire, c'est que je n'ai même pas envie de me prendre la tête à comprendre...

Nos fronts collés l'un contre l'autre, je me sens hypnotisé par ce regard si... électrisant. Mais la magie du moment est coupée lorsque Nathaniel s'éloigne. Frustré, je me mets à grogner avant d'écarquiller les yeux et de poser la main sur la bouche, comme pour m'empêcher tout bruit. Bon Dieu!! Mais pourquoi j'ai grogné de frustration moi? Il ne manquerait plus que je me mets à soupirer de contentement tiens... Ce serait le bouquet! Enfin... Je crois... Une partie de moi s'insurge de mon flegme mais elle est tellement insignifiante que je finis par l'oublier, petit à petit. Sans parler qu'il m'a fait un baise-main! Un baise-main! Nyaaah! Mais p.o.u.r.q.u.o.i je me mets à glousser comme une adolescente devant son premier flirt?!? Allez, inspire, expire. Qu'est-ce qui me prend? Bon sang, il faut que je me reprenne, je peux peut-être m'enfuir avant que tout ne parte en vrilles? Oui mais dans ce cas, pourquoi ne pas l'avoir fait avant? Je suis masochiste, je dois vouloir inconsciemment vouloir me voir souffrir? Pendant ce temps, Nathaniel fouille la cuisine de fond en comble et finit par trouver ce qu'il cherche vu l'air radieux qu'il a sur le visage. C'est dingue comme j'aime voir ce sourire sur ses lèvres. Mais?!? Qu'est-ce qui ne tourne pas r.o.n.D chez moi??? « Nous ferez-vous l'honneur de récompenser votre noble chevalier par un tendre baiser? »


♣ Ruthel : Un... bai...baiser?!? Mais euh... Enfin... Je... Hum... Bah... Sur la joue? 

Après tout, il n'a pas dit où, n'est-ce pas? Et puis, il veut juste une récompense pour avoir trouvé le nutella donc voilà, je le récompense par un baiser sur la joue. C'est pas mal, si? Je suis gentil. J'avale difficilement ma salive tandis qu'il s'approche de moi. Héhéhé... Minute, j'ai dit la joue... Pas... La...bouche... Il est tellement prêt que je peux sentir son souffle tout contre mes lèvres. Gloups. Pitié, maman, à l'aide. Je... Je... Dites-moi pourquoi je m'avance et que j'effleure ses lèvres? Hein, dites?!? C'est léger, rapide, je ne m'en rends même pas compte que je suis déjà bien à un mètre de lui, les yeux écarquillés, la main sur la bouche, le rouge aux joues. Misère, je ne viens pas d'embrasser un garçon?!? Je... Je... Mais qu'est-ce qu'il m'a pris bon Dieu? Je dois halluciner, oui, voilà, les champignons d'hier étaient en fait des champipi magiques et j'en ai trop mangé alors je suis en plein monde parallèle et bientôt je vais voir des éléphants volants et des souris rouges! Non, non, non, je deviens fou!! Matthie, à l'aideuh! Pourquoi ça tombe toujours sur moi ce genre de trucs? Hein? J'ai une tête qui revient pas aux dieux là-haut, j'en suis certain. Ou alors c'est la faute au pater, il a fait une incantation de magie noire et il m'a maudit! Ça serait pas impossible avec ce type. Plus rien ne m'étonnerait venant de lui. Il nous a bien abandonné maman et moi alors...

♣ Ruthel : Je, ce... Ce n'est pas... ce que tu crois! Je... C'était une erreur... Je... Non... Enfin... Oui mais N.O.N!! Je ne veux pas paraître impoli mais... C'est... Enfin... Je... Je suis pas de ce bord-là... Hein... Enfin, oui, voilà. C'était une erreur! 

J'ai l'air super convaincant ainsi, à bégayer, sans oublier la rougeur sur les joues. Je vais finir par tomber dans les pommes si je continue à paniquer ainsi... Et honnêtement, je ne suis pas sûr que ce soit une superbe idée de m'évanouir avec ce gars dans la même pièce que moi... Enfin, il pourrait me réveiller avec un baiser? Raaah mais ça va pas bien dans ma tête, bon sang! Je cherche alors une échappatoire, n'importe laquelle jusqu'à ce que je tombe sur le nutella et que je le tende en plein devant les yeux de Nathaniel. Hum... Etait-ce une bonne idée? N'a-t-il pas sous-entendu une utilité différente que celle qu'on connait tous à cette pâte à tartiner? Oh mon DIEU!!! Que viens-je de faire?!? Je pose immédiatement le pot de nutella et détourne le regard. Oh que cette poubelle est intéressante. C'est fou comme elle est jolie avec ce petit sac plastique blanc posé dedans. Elle est remplie des restes de la veille, j'en suis sûr. Tiens, je me demande s'il y a des champignons magiques dedans? Raaah mais je divague, je raconte n'importe quoi! Ce type n'a contaminé, je vais moi aussi être envoyé dans un asile. Matthie, ne m'abandonne pas dans un pareil endroit, je ne veux pas vivre entouré de gens complètement tarés. Je n'y survivrai pas! Et puis, avec ma poisse légendaire, je serai bien capable de me retrouver dans le même asile que ce type.
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Citation :
Je préviens de suite, le dernier paragraphe n'est pas à lire si "un rapprochement explicite" entre deux garçons ne vous botte pas. red:
Avoir frôlé les lèvres de sa douce Alice mettait notre chapelier dans un état de pure félicité. Le lièvre soupirait et s’impatientait alors que son ami ne cessait de s’extasier sur ce baiser. N’importe quoi. Je vous demande pardon mon ami ? Vous pouvez bien le faire. Je ne comprends guère vos propos. Mais ne voyez-vous donc pas qu’il ne s’agit pas d’un baiser ? Ah si, j’insiste. Non, même les jouvencelles vous le diraient, ceci est digne d’un baiser entre bébés. Oh, les bébés baisent-ils ? Assurément. Je vois… Encore heureux, à quoi vous servirez vos yeux dans le cas contraire. Excellente question. Comme toujours, je suis parfait. Je vous le concède mon cher… Toujours est-il qu’il ne s’agissait point d’un baiser. Vous revenez encore sur ce sujet ?!? Mais bien entendu, n’avez-vous point entendu le grognement frustré que votre belle Alice a laissé s’échapper ? Oh, c’était donc cela. Je pensais qu’elle imitait les grizzoublis du pays des Ouintitchis. Non, elle est frustrée la petite, elle attend quelque chose de plus. Quoi donc ? Mais un vrai baiser pardi ! Et puis, accessoirement, de passer à la casserole. Oh, Alice doit être cuite au court-bouillon ? Oui, avec des petits oignons et des carottes. Yeurk, non, de la chantilly et du Nutella. Eh bien voilà, vous comprenez enfin grâce à moi. Je ne suis pas un idiot. Oh en amour, j’émets des doutes. Humpf, goujat.

Se débattant contre son autre lui, Nathaniel O’Bryan, vice de la folie, ne faisait guère attention à la petite blondinette gênée devant cet étrange compagnon. Cette dernière remuait sur son chaise improvisée, luttant contre ce sentiment plaisant qu’elle connaissait et s’interrogeant sur cet océan d’émotions qui l’assaillait. Toutefois, un choix fut rapidement fait puisqu’elle proposa à son valeureux chevalier un tendre baiser. Sur la joue, certes, le lièvre lança un sourire désabusé tandis que son camarade sautait telle une puce surexcitée. Il en faut peu pour vous contenter. Il suffit, je ne vous permets pas, taisez-vous, vous gâchez le moment. Rabat-joie, je vous laisse dans ce cas. Pour la énième fois, le lièvre quitta les lieux, laissant notre duo d’amoureux inavoués se rencontrer, s’apprécier et plus si affinités. La petite Alice s’avançait à tâtons tandis que le chapelier l’attendait avec admiration. Elle avait accepté, il avait gagné, il allait pouvoir l’embrasser. Il faudrait remercier son ami léporidé lorsque celui-ci serait calmé. Pour l’heure, il souriait à sa belle dulcinée tandis que la belle guerrière, femme de son cœur, s’approchait et finit par effleurer les lèvres de son preux chevalier. Il l’avait eu son baiser. Léger comme un souffle, doux comme les ailes d’un papillon, grandiose comme un bouquet composé de millions de roses.

Le chapelier aurait bien approfondi cette rencontre tant chérie hélas sa belle et jeune donzelle s’éloigna avec tant de zèle. Pauvre enfant, elle se retrouvait gênée par tant d’effronterie de son côté. Vous voyez, ami lièvre, qu’aller trop vite n’est pas chose à faire avec notre grandiose ami guerrière. Alice n’est pas un fruit mûr que nous pouvons cuire pour en faire de la confiture. C’est une douce fleur, délicate, qu’il nous faut toucher gentiment comme on le ferait avec de la ouate. Pourtant, elle m’a l’air d’une tomate bien mûre. Tiens, vous revoilà ? Je repars, ingrat ! Aussitôt dit, aussitôt fait, le lièvre s’en alla une nouvelle fois, laissant son ami gérer une petite demoiselle en plein désarroi. La pauvre balbutiait tandis que le chapelier lui souriait. Il aurait tant aimé la consoler, lui dire qu’elle était toute pardonnée. « C’était une erreur ». Assurément, le chapelier n’aurait point du laisser le lièvre s’emparer du cours de leur soirée. Il allait lui demander de le pardonner pour cet écart de conduite des plus déplacés lorsque la petite fille montra le pot de Nutella. Fufufufufufu, saisissez l’occasion mon mignon ! Vous, encore ici ?!? Je reviens vous conseiller, alors ne faites pas l’ingrat, vous devriez plutôt me remercier comme il se doit. Mais je fais quoi moi là ? Vous allez la tartiner gros bêta. Ah bon ? Bien entendu, c’est ce que la petite a en vue.


« C’est qu’on prend les devants jeune enfant. Tu m’en vois ravi ma chérie. Je vais donc te contenter puisque tu me l’as si gentiment demandé. Mais avant tout, ne t’excuse surtout pas. J’aurai du faire le premier pas, j’espère que tu ne m’en voudras pas. J’étais juste subjugué par ta beauté que je me suis laissé emporter et que je t’ai laissé mener cette danse endiablée. Alors, prête ? »

Lièvre, mais qu’avez-vous dit ? Qu’avez-vous fait ? Je vous ai donné un coup de patte mais préféreriez-vous un coup de savate ? Non, non, non. Alors, mettez-vous à la tâche et contentez cette belle avant qu’elle ne se fâche. Alice ne s’offusque pas. Assurez-vous qu’elle continue à faire comme cela. Bien, bien, je suppose que vous ne m’aiderez point ? Je pense avoir été déjà bien assez loin. Débrouillez-vous sans moi, vous allez assurer, j’ai foi. Et pour la dernière fois, le lièvre les quitta après un clin d’œil et un salut bien bas. Nathaniel, seul avec lui-même pour l’une des premières fois, observa le pot de Nutella et se laissa porter par l’imagination que son ami lièvre avait laissée à son mignon compagnon. C’est ainsi que la pâte à tartiner toucha rapidement ses lèvres gonflées. Tout sourire, il lécha ses dernières avant de sourire à sa jeune guerrière. Pourquoi serait-il le seul à s’amuser ? C’est ainsi qu’il trempa une nouvelle fois son index et qu’il marqua les lèvres de sa dulcinée comme il se doit. Fufufufufu, quel joli rouge à lèvres que voilà. Notre jeune fou ne put bien longtemps résister et s’avança pour embrasser cette paire de lèvres couleur cannelle. Lorsqu’il s’éloigna, le chapelier put admirer un joli teint rosé sur les pommettes de cette jeune blondinette. La soirée s’annonçait des plus mouvementées, soyez-en assurés.

« Si tous les repas pouvaient être aussi délicieux que celui-là, je mangerai volontiers à n’en point douter. »
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[Avis aux lecteurs : si vous n'aimez pas les relations entre deux garçons, avec quelques "détails" pour couronner le tout, passez votre chemin fufufufufufu vous êtes prévenus]

Inspire. Expire. White, reste calme, tout ira bien. Tu parles… Je divague, je cause avec un fou, je le deviens par la même occasion et je voudrais me faire croire que t.o.u.t va bien ? La bonne blague !! « C’est qu’on prend les devants jeune enfant. Tu m’en vois ravi ma chérie ». Qu’est-ce que je disais ? Je voudrais me faire croire que tout va aller comme sur des roulettes alors qu’il me dit ça ? Maman, je vais te rejoindre plus tôt que prévu… J’espère que Matt’ me fera une belle épitaphe sur ma tombe, autre que « ici gît mon imbécile de meilleur ami, mangé par un cannibale fou allié qui plus est ». J’aurai aimé voir cet idiot demander Margaret en mariage moi… Bah, peut-être qu’il y a quelque chose après la mort et que je le verrai faire sa demande depuis là-haut ? Raaah mais je dis vraiment n’importe quoi là !! Et puis surtout pourquoi je me prends la tête avec ça alors que j’ai un fou à calmer ?!? J’ai un sérieux problème de priorité, il m’a hypnotisé et maintenant, je perds la boule, voilà, il n’y a pas d’autres explications. Tout est la faute de Nathaniel !! Il suffit de l’entendre parler et de voir son sourire enjôleur pour comprendre qu’il est fautif dans cette affaire. Sourire qu’il a joli par ailleurs… Mais… Mais… Maiiiis ?!? Je raconte vraiment n’importe quoi !

Enfin, non, il est joli son sourire mais raaaah pourquoi je me préoccupe de trucs pareils alors qu’il… qu’il… « Alors, prête ? » Noooon, je ne le suis pas, je ne le serai jamais… C’est ce que j’aurai dû lui hurler, pas vrai ? Alors pourquoi j’ai opiné de la tête avec un petit sourire gêné ?!? Ça ne va vraiment pas bien dans ma caboche… Ce type veut me faire je ne sais trop quoi et moi je reste assis sagement en le regardant avec un sourire béat et une excitation que je peine à contenir. Je le regarde se couvrir les lèvres de Nutella et ça me donne faim. J’ai envie d’y goutter moi aussi… Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?!? On m’a empoisonné ? On m’a hypnotisé ? Ou bien est-ce moi qui suis simplement cinglé ? Ça doit être ça, il n’y a pas d’autres solutions possibles (même si admettre que je suis timbré n’est pas la révélation de l’année). Pourquoi je pense ça ? Peut-être parce qu’il n’est pas normal d’être excité par un type alors qu’il se lèche les lèvres avec tant de sensualité ? Et voilà que je me mets à gémir devant la scène. Misère… Si je sors vivant de cette aventure, je me planquerai dans un trou de souris jusqu’à ma mort. Mais en attendant, j’ai envie d’autre chose et ça, ce n’est pas du tout normal. Malgré cette constatation, l’envie ne disparaît pas pour autant et je me mords la lèvre inférieure tandis qu’il replonge ses longs doigts délicats dans le chocolat.

Huuuuh. Pourquoi devrait-il être le seul à en profiter d’abord ?!? Heeeein ? Mais ça ne va pas bien !!! Pourquoi je pense ça ? Il faut que je me calme. Respire. Pense à un joli champ rempli de papillons et de lapins et… Ouais, non, mauvaise idée. J’ai l’impression d’entrer dans le trip de Nathaniel ainsi… Quoique je ne dirai pas non pour entrer dans son « autre » trip. Oh Oh Oh ! Minute, stop. Je n’ai pas pensé ça ? Siiii et… Oh ! Ses mains sont d’une douceur… Haaaaan… Hein ? Quoi ? Minute, je ne lui ai jamais donné la permission de me toucher ni de m’embrasser… Mais ce n’est pas si grave que ça en fait parce que je n’ai qu’une chose en tête : mais quel baiser !!! (Ma raison s’est vite vu valdinguer loin dans mon cerveau. Elle a beau crié « Mais siii ! Bon sang, j’en ai marre d’agir comme une girouette. Pourquoi tu ne lui colles pas un pain à ce gars ? » Je dois bien l’avouer, mon cœur me dit de l’envoyer courir sur le haricot). Le rouge aux joues, mon cœur bat la chamade et je dois bien me retenir pour, primo, ne pas gémir, et deuxio, ne pas glousser comme une dinde en manque. Allez-y, moquez-vous mais je ne vous dirai qu’une seule chose : ses baisers valent bien toutes les moqueries de la terre. Et là, quand je pense ça, j’ai envie de me taper la tête contre un mur pour avoir fait preuve d’autant de niaiserie. Je me fais pitié…


♣ Ruthel : J’ai faim, tu me laisses goûter ?

Et voilà que ni une ni deux, je plonge les doigts dans le pot de Nutella pour faire exactement pareil. J’agis comme un automate, je dirai même pire, que j’assiste d’un point de vue extérieur à la scène. Comme si celui qui badigeonne les lèvres de Nathaniel n’était pas la même personne que celui qui regarde halluciné le spectacle. C’est définitif, je suis fou. Si je ne l’étais pas avant, maintenant, je le suis bel et bien (avouez que le don d’ubiquité est plutôt rare, n’est-ce pas ?). Mais puisque je suis fou, et donc par extension, irrécupérable, autant en profiter, non ? Avant même que la raison n’abandonne le combat contre le cœur, j’approche Nathaniel et lui effleure les lèvres. Elles goûtent la noisette. Elles sont divines et moi, je suis totalement foutu car je viens de découvrir une drogue dont je vais avoir du mal à me défaire. Je m’attèle à manger avec dévotion mon encas de minuit avant d’approcher les lèvres pour lui murmurer d’une voix suave des mots doux au creux de l’oreille. Oh m.o.n D.I.E.U !!! Je ne suis quand même pas en train de… de… Je ne lui ai quand même pas dit ça, si ? Autant dire que je ne me connaissais pas ce genre d’attitude. Mais le pire, c’est que je ne regrette pas un seul mot prononcé, au contraire, je me surprends à sourire tendrement tout contre l’épaule de cet homme que je viens à peine de rencontrer. Mon dieu seigneur, mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?

♣ Ruthel : Le Nutella ne m’avait jamais semblé aussi bon. Je pourrai bien finir par m’y habituer. Fais attention à toi car je suis gourmand. Je crois bien que j’ai envie de tester la chantilly, je peux ?

Rassurez-moi, je ne viens pas de dire ce que je viens de dire, n’est-ce pas ? Misère… Je suis foutu. Comment lui faire comprendre maintenant que je ne suis pas gay (ou bi’) vu les propos que je viens de sortir ? Il ne me croira jamais (j’éprouverai aussi des difficultés à me croire si les rôles étaient inversés, pour dire). Merveilleux, il va gagner en assurance et continuer dans son trip étrange. Ce coup-ci, je suis vraiment foutu et le pire, c’est que tout est de ma faute. Matthie, adieu, j’ai été heureux de te rencontrer et de partager tant de choses avec toi. Je n’ai rien à te donner en héritage (quand on est fauché…) mais tu ne m’en voudras pas, pas vrai ? J’aurai aimé t’éviter de te retrouver dans ce bahut mais je vais me faire bouffer par un cannibale fou alors… Margie, j’aurai aimé te voir une dernière fois. Maman, je ne pourrai pas tenir ma promesse, je fais face à quelques difficultés et je risque de te rejoindre plus vite que prévu. Bah, voyons le « bon côté des choses », je suis tellement bizarre actuellement que je ne suis pas plus paniqué à l’idée de me faire dévorer. Je dirai même que je suis plutôt content, satisfait de la suite des évènements. Je me sens bien tout contre son épaule. Je crois que je n’en ai pas encore réellement conscience de la situation sinon je serai en train de hurler et de cavaler en courant.
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Au pays de Candie... {Nathaniel}