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A l'approche de Noël, on est pas sensé être heureux? {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 32
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Nous voici fin 2010, en décembre. Les flocons tombent sur le monde tapissant ce dernier d’un épais manteau blanc. Hélas, vous ne pouvez guerre en profiter puisque vous voilà coincés dans cet hôtel mal famé. Caïn a lancé la première offensive et tous souffriront. Personne ne sera épargné car la guerre n’a aucune pitié. Le vice attend la nuit tombée pour insuffler les affres de la douleur et de la haine dans vos veines. Plus rien ne sera jamais pareil. A votre réveil, vous vous sentez différents et Dieu seul sait que vous n’êtes plus le même qu’avant. Des changements s’opèrent sans que vous ne vous en rendiez vraiment compte, les mots éclatent, les poings se lèvent et la guerre se délecte. Voici que commence le premier acte de votre chute. Tout commencera à l’Hotel Dusk et seul Caïn sait comment les choses vont évoluer. On dit que décembre est période de fêtes, de joie et d’amour… Décembre 2010 risque d’être bien différent des autres années. La joie sera remplacée par le malheur, le partage par la discorde et l’amour par la haine. Après tout, ne dit-on pas qu’entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas ? Caïn n’a jamais été aussi prêt de la vérité… Aujourd'hui, en ce 21 décembre, la petite bulle parfaite et tranquille éclate. Tout commencera dans cette salle de jeux, lieu de détente et de paix soi-disant... Prenez garde car vos coeurs noircis ne vont pas épargner les clients...


Concrètement, les directives données par mp commencent à prendre effet ici. Dans le cas de ceux qui ont eu un "background" pour expliquer comment ils en sont arrivés à avoir ce ressenti, cet évènement a eu lieu il y a trois-quatre jours de cela, votre haine est donc plus ancrée au fond de vous. Vous avez quinze jours pour poster, max. 3 réponses pour ce tour par personne. Il n'y a pas de directive précise, vous êtes assez "libre" sur le contenu de votre rp. Sachez juste ceci, le directeur de l'hôtel pensait proposer une soirée pour Noël dans 4 jours et donc vous pouvez sans soucis mentionner votre "pensée" par rapport à cette idée. Amusez-vous bien ^^
▌Date d'arrivée : 31/03/2011
▌Commérages : 372

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Allo la Terre, allo la Terre, ici l'équipe CAKP45 en direct du Jaminator. Après étude algorithmique de la synthèse du produit A612WE, nous vous transmettons notre rapport. Veuillez prendre en compte notre décharge au sujet des déficien...

- Hum, chef... Vous êtes en direct.
- Et quel est le problème, Moi n°13?
- Et bien le public n'est pas le même que les précédents, chef...
- C'est-à-dire?
- Nous avons procédé à un changement de règlement intérieur et nos lecteurs sont désormais des groupuscules humanoïdes équipés du même mode de fonctionnement que notre système, chef.
- Q-Quoiiiiii?! Et on ne m'a pas prévenu? Encore ces incompétents du secteur 12, celui de la pensée. Bombardez-les.
- Mais c'est qu'ils sont dans le même secteur que nous, chef.
- Bigre, c'est vrai! Pourquoi les bureaux sont tous dans le cerveau? Surtout ces imbéciles de la pensée. Ils font tout capoter à chaque fois. Enfin, merci, Moi n°13. Vous pouvez retourner à votre poste.

*tousse* Bien nous disions donc... Me voilà bien perdu avec ce système de simplification. C'est bien une idée du secteur 12, en faire le moins possible... Bon alors, chers visiteurs, bienvenue dans l'unité de contrôle du Jaminator. Un autre surnom débile trouvé par ces crétins de la 12. Nous sommes donc le cerveau de Monsieur Jamie McCravatt et moi, Moi n°1, entreprend la tâche de diriger toute cette machinerie gigantesque. Hélas, pour des raisons inconnues, l'équipement qui nous a été fourni est désastreux. Une véritable épave! Pire, on m'a refourgué un équipage qui ne vaut même pas quelques clopinettes... Et ceux de la 12, n'en parlons même pas, alors qu'ils occupent tout de même une des fonctions les plus importantes. Du vrai n'importe quoi! La semaine passée ils s'étaient déjà mis en grève! Si je n'étais pas le patron, je me serai mis en grève face à des pareils incongruités, mais évidemm...

- Psst, chef...
- Quoi encore, Moi n°13?
- Non, chef, moi, c'est Moi n°24, mais vous pouvez m'appeler Franck.
- Ah... Autant pour moi, on se ressemble tous entre cellules du corps humains. Et non, je ne vous appellerai pas Franck. On ne va quand même pas fiche le bordel dans mon bureau quand même!
- Désolé, chef...
- Pas grave, je peux pas te virer, on est en manque d'effectifs. Bon, qu'est ce que tu me veux?
- Ce serait bien d'arrêter de digresser et d'en venir aux faits, n'est-ce-pas chef?
- Hum, oui, c'est vrai. Et toi, la cellule grise à ma gauche, apporte-moi un café.
- Euh, chef... On est tous des cellules grises.
- Damned! Bon, je vais m'en passer, j'ai pas envie de tergiverser pour l'instant sur vos têtes de moutons.

*tousse* Alors revenons, sur mon rapport. Je viens faire état des lieux des étranges évènements qui ont pris place lors du mois de décembre. Tiens c'est pas à ce moment là que le secteur 12 a agi bizarrement? Hum, faudra qu'on observe ce cas... Enfin, voilà les faits tels que nous avons pu les enregistrer... Avec l'aide du secteur 12, hélas... Et puis, c'est quoi ce texte aux couleurs de guirlandes de Noël! C'est n'importe quoi ce qu'on fait!

Krrrscch...BzuiiiiKrR [Entrée en Jamievision] KrrshhFRgzuuu...

Noël, période de paix et de joie, réchauffement des cœurs au milieu du froid hivernal. Voilà, une nouvelle qui devrait réjouir chacun! Enfin, « devrait »... Au milieu d'un couloir glacé, un jeune homme chétif déambule à travers les couloirs, l'air hagard. Longeant les murs, quitte à se fondre avec eux, cette personne tente désespérément d'atteindre la salle de jeux en voulant éviter tous les regards. Ces yeux tournés vers lui l'oppressent, le tourmentent. Il ne comprend pas pourquoi tant de mesquinerie se lit à travers leurs pupilles. Respirer, oublier, il cherche à se décharger de cette pression, mais la route jusque son havre de paix s'avère être traversé d'embûches. C'est avec une force mentale hors du commun qu'il lutta face à ses angoisses, laissant apparaître de bien piètres grimaces sur son visage. Après tout, quand le jeune homme se concentre, il n'a plus aucun contrôle de son corps.

*Mamaaaaan... Toutes ces vilaines personnes me veulent du mal. Pourquoi sont ils si méprisants. Est-ce que j'ai une tâche sur mon nez? Ou alors peut-être que j'ai oublié d'enfiler mon pantalon! Ah... Ah non. Je ne comprends pas... Comment la Mésopotamie a pu naître entre deux fleuves. Hum, c'est peut-être cela qui les tourmente. Ces bons à rien de clients prétenti... Oh un papillon de nuit! Qu'il est beau! Je voudrai aussi pouvoir me moucher dans mes ailes. Ah, mais non, Jamie. Focus! Fooooocus... La salle de jeux, tu dois aller jouer pour te faire plein d'amis et draguer un truc qui bouge pour rendre Matt fier de moi! Non, je me trompe, c'est pas pour ça, c'est pour éviter la chambre. Oui. Ouiii la chambre! Bouh la vilaine chambre. A éviter. Et puis on y fait le ménage... Bouh... Je veux retourner dans ma chambre... Enfin, non, je ne veux pas. Il faut que je devienne fort et indépendant, comme un bernard l'ermite! Attends, ça veut dire que mon arrière grand-oncle Bertrand est une hermine? Oh non, c'est trop compliqué, je vais devoir demander à Matt de clarifier cette situation...*

Le garçon stoppa net, le regard songeur. Lentement, son expression se crispa d'effroi et, pour chasser l'horrible pensée qui l'a parcouru, secoua vigoureusement la tête de gauche à droite. Il reprit sa marche vers la salle de jeux tout en marmonnant pour lui même.

- Non,non, pas lui, surtout pas Matt. En plus, il n'est même pas un canard. Oh, ça fait des chatouillis dans ma tête, je ne comprends paaaaaeuh... Grrr, grrr, ça chatouille...

Alors qu'il arrive à hauteur de la porte de la salle de jeux, il saisit la poignée, la tourna et posa un pied dans la pièce tout en hurlant:

- C'est de ta faute, sale dindon arrogant! Je ne pourrai plus jamais te regarder en face!
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
▌Age du joueur : 31
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La porte avait encore claqué, j’avais encore gueulé. Non mais sérieux, qu’est-ce qu’ils avaient tous en ce moment à me faire ch*er comme ça ? A croire qu’ils n’avaient que ça à foutre (quoique si on y regarde bien, peut-être était-ce le cas…). Je n’avais pas eu envie de rester dans la chambre, on se prenait trop la tête Matt’ et moi en ce moment pour que j’ai envie de rester dans cet endroit… Du coup, je m’étais décidé à faire un tour dans la « pseudo » bibliothèque de l’hôtel, histoire de voir quelle sainte horreur pouvait bien y traîner. Forcément, j’aurai pu y passer l’après-midi tranquille, bienheureux comme c’est pas permis, mais non, il avait fallu qu’on vienne m’emm*rd*r dans mon asile !! Cette foutue bonne femme, photographe et péteuse de câbles de profession, avait décidé de rentrer dans le lard pour la dernière fois (et seule et unique fois Dieu merci !) où on s’était rencontré. Bon sang, ça datait, elle ne pouvait pas tourner la page et me laisser tranquille ? Forcément, ça avait pété, j’en ai marre de m’écraser et de laisser les autres crier sur moi sans raisons. En plus, dans toute cette histoire, je n’étais pas en tort alors elle pouvait bien aller se pendre, je m’en foutais éperdument.

Je finis par m’arrêter subitement dans le couloir, perplexe. Voilà que je recommençais avec mes crises d’énervement et de colère aiguës. Je ne sais pas d’où ça vient, ni pourquoi d’ailleurs, mais j’ai bien conscience que quelque chose cloche. Je ne suis pas du genre à m’emporter si facilement en temps normal, ni même à menacer qui que ce soit… A croire que j’ai avalé quelque chose qui n’est pas passé – comme me l’a fait remarquer Matthew – pour devenir aussi agressif… Ca me chiffonne et en même temps, on dirait que je n’en ai rien à faire… Je finis par soupirer de dépit avant de plonger la tête entre les mains de désespoir. J’en ai marre de me prendre la tête ainsi, j’en ai marre de rester coincé dans cet endroit pourri, j’en ai marre de devoir supporter les crises de Matt’, j’en ai marre de ce Nathaniel taré qui me poursuit, j’en ai marre de ce Stalker qui me les gonfle vraiment, j’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai marre ! Dieu que tout ceci me fatigue. Tiens, en parlant de Dieu, cet idiot m’a encore une fois lâché sinon je ne serai pas autant paumé qu’en ce moment. En admettant bien entendu qu’il m’ait été d’une quelconque aide par le passé ce qui reste à prouver.

J’ai fini par reprendre ma route, ne regardant pas vraiment où mes pas me mèneraient. J’avoue que tant que je m’éloigne de notre chambre, tout me va. Enfin, je crois. Je ne sais plus et l’approche de Noël n’est pas faite pour m’aider. Maman… Cela va faire un an… Un an qu’elle s’est éteinte en ayant une dernière pensée pour un c*nn*rd qui l’avait abandonné elle et son fils aîné. Elle m’avait quitté sans un mot, sans un « Je t’aime », juste un « Retrouve-les », comme si j’avais vraiment envie de retrouver un père d’une lâcheté sans nom… Pourtant, je l’avais fait car je l’aimais maman. Elle était mon univers, ma raison de vivre pendant tant d’années et où ça m’avait mené ? Ici, dans ce trou paumé où les jours passaient sans que je ne parvienne à quitter cet endroit. Seules les croix sur le calendrier me permettaient de garder pied avec la réalité, avec le temps qui défilait. J’étais parti chercher un c*nn*rd sans nom, je ne le retrouverai sans doute jamais, je m’étais pris le bec avec mon meilleur ami, j’avais entraîné ma meilleure amie dans une m*rd* sans noms et tout ça avec brio. On est doué pour les *mm*rd*s ou on ne l’est pas ! Moi, je pourrai sans doute accumuler les médailles d’or et les trophées à tel point que je n’aurai pas assez de deux armoires pour les exposer…

J’ai fini par atterrir dans la salle de jeux. Heureusement, elle était déserte. Je n’avais vraiment pas envie de voir une quelconque tête en ce moment. Si ce n’était pas mal venu, je taperai bien tout ce qui bouge mais bon… J’ai encore un semblant de lucidité semble-t-il. J’ai fini par m’installer dans un fauteuil en observant les lieux. Rien de spécial, rien d’extraordinaire, rien. Un vide total, comme dans mon corps et dans mon âme. Pfff. Mon regard finit par se poser sur un petit prospectus, sans doute laissé par le proprio’. « Venez fêter Noël ce jeudi 24 décembre à… ». Je n’avais même pas envie de finir le document. Une couleur rouge des plus horribles, une écriture manuscrite des plus illisibles et … pourquoi aurais-je envie de fêter Noël ? A la bonne heure, il faudrait que je sourie et chante des idioties sans nom alors que cela fera un an qu’elle m’a abandonné ? Il faudrait que je rigole et dise « joyeux noël » à minuit alors que l’année dernière, elle est partie à cette heure-là précisément ? C’est ça, même pas en rêves ! Qu’ils aillent tous se faire f**utr*, je ne fêterai pas cette stupide fête chrétienne. Je les *mm*rd* et profondément en plus !

Excédé, j’ai fini par me lever pour aller chercher un verre d’eau. Un distributeur bancal trônait à deux pas de mon siège et il fallait que je m’occupe, que j’oublie, que je l’oublie… Seulement voilà, avec ma poisse légendaire, il a fallu que cette foutue machine de m*r*d déconne pile poil quand je veux l’utiliser. Bah tiens, c’est Ruthel White, le boulet international ? Oh Oh Oh, je vais l’arroser, ça va me faire marrer ! Saleté de machine du Diable ! Inondé de la tête aux pieds, j’avais juste envie de hurler sur n’importe quoi, n’importe qui, rien à faire de ne pas prendre de pincettes. J’en ai marre. Je suis inondé, alors que je voulais juste me désaltérer. Ma mère est morte, cela va faire un an, je m’engueule avec Matt’ comme c’est pas permis et il faudrait que je reste zen ! Bah, moi, je dis qu’ils peuvent toujours courir ceux qui espèrent ça. Ce n’est pas près d’arriver. Et pour continuer dans la suite logique de mes malheurs, il a fallu que quelqu’un débarque juste à ce moment-là. Comme par hasard. Dieu a dû trouver ça très drôle là-haut. « C’est de ta faute, sal dindon arrogant ! Je ne pourrai plus jamais te regarder en face ! » Non mais il se prend pour qui ce c*n ? Gamin ou pas, rien à faire, il va m’entendre !


    ♣ Ruthel : Je te demande pardon sale mioche ? Tu ne veux plus me regarder, ça tombe bien, je n’ai pas envie de voir ta sale face de rat autour de moi. Retourne dans les jupons de ta mère et fous-moi la paix. J’ai juste envie qu’on m’oublie, b*rd*l c’est si compliqué que ça ? Ils me font tous ch**r ici à croire qu’on veut vraiment ma mort. J’en ai marre.

De colère ou de dépit, de haine peut-être aussi, j’ai fini par cogner mon poing contre le mur voisin. Super, maintenant, j’ai les jointures en sang. Manquait plus que ça…
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
▌Age du joueur : 25
▌Commérages : 518

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    Ah, quand j'entends chanter Noël! L'heure où le bon vieillard descend... Ouais ben le vieillard, c'est moi qui vais finir par les descendre si j'arrête pas tout de suite de voir ces fichus prospectus rouge flash! On fait pas plus tape-à-l'oeil, c'est vraiment agaçant! Pourquoi tant d'énervement? Oh je ne sais pas, ça m'arrive en ce moment. Mais tentons d'approfondir la situation puisque vous le souhaitez. Noël, c'est une fête que j'adore. Oui, j'adore voir toute la famille réunie, les petits cousins et cousines qui déballent fièrement leurs cadeaux enveloppés de papier coloré. J'adore les disputes qui en suivent et le colères des petits "Il en a eu plus que moi, c'est pas juste" ou encore "Mamaaan je t'avais dit de commander la moto de police, je l'a même pas eue!". Parfois, les plus grands s'amusent à taquiner les petits en leur insinuant que le père noël n'existe pas, mais eux, ils sont casse-pieds et cassent tout l'esprit de noël, ça donne envie de les taper! Mais être tous à table - ou en tout cas les adultes, il 'y a pas vraiment de place pour tout le monde - autour d'un bon repas fait par grand-mère, à s'amuser, à bavarder. Pour moi, ça vaut tout l'or du monde, ya rien de comparable.

    Mais cette année, Noël, j'ai comme l'impression que ça sera pas pareil. Pour ma famille? Probablement très inquiète, voire en deuil vu que ça fait plusieurs semaines que j'ai disparu de leur vie. Ca risque d'être très gai chez eux... Pour moi? Entourée de dégénérés, de l'autre tordue qui me prend pour sa mère, du cinglé qui se prend pour le chapelier ET le lapin blanc à la fois, de la photographe à deux sous qui gueule pour un rien et casse les oreilles à tout le monde. Comment ça des amis? Où ça? Ruthel? Je m'entends bien avec lui ouais, mais là, j'ai quelques réserves. Oui, exactement. Si ça se trouve, c'est un pervers, ou un racketteur, ou je ne sais quoi? Je sais que j'ai l'habitude de me faire des films, mais ce que j'ai vu ne trompe pas. D'ailleurs, je ne sais même pas ce qui m'a prise de rester planquer, j'aurais du aller l'aider ce pauvre gosse tout tremblant. Mais non, comme une andouille j'avais fait demi-tour, et sans la bouffe que j'étais venue chercher en plus. Et l'estomac vide... Vous n'imaginez même pas combien j'ai été désagréable avec le pauvre gars que je trouvais mal habillé...

    Mais bon, tout ça, ça fait bien deux jour, et je me suis dit que l'enfermement forcé n'allait pas me mettre de bonne humeur (car oui, je suis bien restée enfermée trois jours dans ma chambre pour éviter de gueuler sur tout le monde... La faim ne m'a pas aidée à me calmer. Mais bon, je crois que j'ai trouvé une idée pour me détendre, j'ai entendu parler d'une salle de jeux. Je ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais s'ils y ont mis des jeux vidéos... Je risque de réussir à enfin me défouler sur autre chose de tout être vivant qui a le malheur de croiser mon chemin sans être parfait. Mais il faut que je respecte ma propre politique *Ignore-les*. Il n'y a que ça à faire? Alors je vais le faire! Et... Nan mais c'est pas vrai, ça devrait être interdit par la loi de se balader avec une coiffure pareille! Zeeeeen.... Ouuussa.... Bref, marche droit devant toi, marche droit devant toi, marche droit devant toi. Ne les regarde pas, ne l'es écoute pas... Et... BAM


    - C'est de ta faute, sale dindon arrogant! Je ne pourrai plus jamais te regarder en face!

    - Nan mais c'est pas vrai ça, on n'a pas idée de rester planté dans l'encadrement d'une porte! Tu pourrais t'excuser au moins, ça serait la moindre des choses je pense! Et ça ne va pas de gueuler de pareilles inepties? C'est pas vrai ça, je vais finir par me croire dans un asile! Allez, bouge de là la môme!

    On n'avait pas idée... Je suis chez les fous! Les FOUS! Et qui c'est qui ose parler en même temps que moi? C'est qui cette loque mouillée? Mais c'est pas vrai, je vais mourir en m’arrachant les yeux si ça continue! Ca y est le pète un câble, je deviens folle, comme eux! Je prends juste le temps de lui jeter un regard noir -pas bien!! Je devais tous les ignorer - et je vais me calmer en m'asseyant à l'autre bout de la pièce. Tiens, je vais m'occuper l'esprit en lisant ce bout de papier là... AAAAAAAAAAAARGH ENCORE DES FOUTUS PROSPECTUS A LA C*N!!!!!!
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 30
▌Commérages : 2057

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Il est né le Divin Enfant, chantons tous son avènement! Il est né le Divin Enfant, chantons tous son avènement! Oui et bien ce soi-disant divin enfant peut aller voir ailleurs! Non mais, le seul enfant divin de cet hôtel, c'est Ryann et personne d'autre! Enfin... Oui et non... Depuis CE jour, d'étranges pensées ont pris place dans la petite caboche du jeune Stalker. Oui, bon, ses pensées ont toujours été étranges pour les gens normaux, mais ici... Ça frise l'anormalité pour ce qu'on en connait sur ce petit gars! Allez, Ryann reprend-toi! Que va faire la narration si tu perds de ta splendeur?

Bon mais avouons, tout le monde est bizarre ici. Depuis quelques jours, l'hôtel d'habitude si paisible, si calme était devenu la scène d'un vacarme égalant celui d'un groupe de trash métal. Claquement de porte, perte capillaire pour la majorité des filles, cris inhumains, l'hôtel était en proie à une étrange folie meurtrière... Euh, non, ne vous méprenez pas, il n'y a eu aucun meurtre mais cela ne saurait tarder... Au sein de toute cette agitation, Ryann claquait pour la énième fois la porte de sa chambre en hurlant sur sa sœur.


- Tu sais très bien ce que je pense de toi et ton gosse! Ta place n'est plus ici mais dans un bordel! Retourne voir notre mère, tu ne vaux pas mieux qu'elle!

Soufflant de colère, le garçon se retourna et fusilla du regard les clients qui avaient observé la scène. Levant les épaules, il attaqua ces derniers.


- C'est quoi votre problème? Vous n'avez rien de mieux à faire qu'écouter les malheurs des autres, bande de glands! Oh, non, je sais, vous vous dites « Oh le mauvais garçon ». Désolé de vous décevoir, mais s'il y a bien une mauvaise personne ici, c'est celle qui est dans cette chambre! La reine des trainées même! Alors, fichez-moi le camp au lieu de juger les autres! Hors de ma vue, espèce de dégénérés simiesques!


*Sigh*... Triste sire... Et c'est ainsi depuis quelques jours. Le garçon agressait quiconque le regardait de travers et malgré ses tentatives pour se modérer, les évènements de CE jour-là ont réduit en miette ses efforts. Cela faisait un petit temps qu'il n'avait plus croisé CETTE personne. Comment une personne aussi exécrable avait osé s'en prendre à lui, Ryann Stalker?! Si jamais il le revoyait, il... Non, il ne devait pas se focaliser là-dessus, après tout, il n'est qu'une espèce inférieure, un bête être humain... Mais au fond... Est-ce que lui aussi ne serait pas un peu humain également? Non, vraiment, Ryann déprimait et cela ne lui convenait pas! Pourquoi toutes ses idées stupides lui traversaient la tête? Lui qui était si confiant de sa personne, une stupide discussion aurait tout ébranlé? Impossible.

Perdu dans de sombres pensées, l'adolescent se perdait dans les couloirs de son étage. Il ne faisait plus vraiment attention aux cris qui l'entouraient. Sans vraiment savoir pourquoi, ses pas l'ont ramené devant la salle de jeu. Il regarda d'un air indifférent l'entrée et constata qu'une dispute y avait lieu. Une jeune fille recrachait toute sa rage sur un jeune garçon assez troublé, il avait même l'air complètement à l'ouest, tremblant de tout son corps. La demoiselle bouscula le garçon et entra dans la pièce. Calme plat. Relevant un de ses sourcils, Ryann était surpris de la brièveté de cette joute verbale. Enfin, au moins, il serait peut-être au calme là et pourrait ruminer tranquillement. Il s'avança vers la porte et l'autre crétin tremblant s'était remis devant l'encadrement de la porte, semblant chercher quelque chose à répliquer.

Sans même réfléchir, Ryann donna un coup de pied au derrière de l'ahuri, qui eut pour effet de le renverser à plat au sol. Un sourire grinçant, Ryann contourna le garçon et regarda les alentours. Son regard se posa rapidement sur la demoiselle, puis sur... Ses yeux s'écarquillèrent quand il crut voir ce qu'il venait de voir! -
*C'est moi, où la narration aime faire des phrases répétitives?*.

*Lui?! LUI! Attends, mon pauvre type, je ne vais pas te laisser t'échapper cette fois! Tu me dois une explication et au plus vite!*

Ryann n'arrivait plus à se contenir. Ni d'une, ni de deux, il se jeta sur Ruthel White, l'empoignant à la gorge. Les yeux révulsés, il lui cracha à la figure tout ce qu'il n'avait pas eu l'occasion de lui dire la dernière fois. Si cet homme pensait s'en tirer aussi facilement, il s'était trompé de victime. Ryann Stalker était fou de rage et hors de question de laisser passer pareille opportunité.

- Toi! TOI! Qu'est ce que tu cherches à la fin?! Tu veux me pourrir la vie! Non seulement, tu oses polluer ma vie avec ton existence néfaste mais en plus tu profères des menaces à mon égard! Ma sœur n'a rien à faire au milieu de nous deux! Tu te prétends être un adulte, mais je ne vois qu'un lâche qui exploite les faiblesses des autres! Excuse-toi immédiatement, sale pourriture! Pauvre loque! Tu es pathétique! C'est tout ce dont tu es capable pour clouer le bec d'un adolescent?


Le garçon lâcha sa prise laissant ses bras retomber le long de son corps. Serrant les poings et se mordant, la lèvre, le garçon tenta de retrouver ses esprits. Cet homme l'avait suffisamment humilié, il n'allait pas le laisser s'en tirer à si bon compte et Dieu sait que les mots font plus mal que les poings, et Ryann n'allait pas se gêner.
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Stupide blond peroxydé et pathétique ! Road était énervée qu’il se soit encore fait la malle. Non mais ce n’est pas possible, bon sang ! Elle voulait juste lui foutre la raclée du siècle pour avoir osé foutre en l’air l’une de ses plus belles photos (enfin ce qui aurait été à coup sûr l’une de ses plus belles œuvres !) mais monsieur avait le don de disparaître en grognant. Ils venaient encore de se disputer et au moment même où elle allait lui mettre un bon crochet du droit, bam, monsieur décampait sans prévenir. Il ne pouvait pas rester gentiment en attendant qu’elle le tape ? Les mecs étaient vraiment tous stupides, pas possible… C’était pourtant pas compliqué de tendre la joue et de se prendre une raclée, pas vrai ? Mais non, monsieur était trop c*n pour se laisser faire. Raaaah. Enervée, elle avançait dans les couloirs quand un éclat de voix la fit redescendre sur terre. Ha ? Une bagarre ? Fufufufu, ô joie, elle allait pouvoir se régaler du spectacle. La jeune femme sautilla presque avec gaieté jusqu’au lieu où se déroulait le massacre et la vue fut des plus plaisantes. La victime n’était autre que son tourmenteur, ce foutu blond crétin et aveugle.

« Ah bah c’est pas trop tôt ! On a enfin décidé de te régler ton compte à toi ? Bravo, je t’applaudis l’ami et si tu veux de l’aide pour le massacrer, je suis partante ! On est jamais de trop pour se débarrasser de la vermine, pas vrai ? »

Road se mit à faire craquer ses phalanges en signe d’attaque. Elle s’approcha du duo de combattants avant d’arrêter sa marche et de se retourner vers le petit paumé et timide gamin qui se tenait près de l’entrée.

« Hé toi, si tu ne veux pas voir de meurtre, déguerpis, je ne suis pas payée pour être gentille alors je ne ferai pas dans la dentelle. Il va se ramasser une br*nl** ça va être jouissif, j’te le garantis ! »

Toute heureuse, elle sourit à pleines dents avant de regarder la dernière occupante de la pièce et de l’apostropher.

« Même remarque pour toi, m’amzelle. Si tu n’aimes pas la violence, déguerpis. Reviens dans… Hum… Disons une petite demi-heure ? Bah quoi ? T’espères quand même pas que je vais me casser la tête à te chercher dans l’hôtel ? Si tu veux revenir, t’as qu’à le faire toute seule comme une grande, je ne te dirai pas quand on aura fini. »

Elle passa la langue de façon puérile avant de reprendre sa route vers sa petite victime adorée. Fufufufufu, ça allait être tellement jouissif, tellement marrant. L’autre le tiendrait et elle taperait. Ainsi, bah, vu qu’elle ne devrait pas toucher le blond, si quelqu’un devait se ramasser des coups en riposte, ce serait l’autre attaquant. Pas bête la petite, faut pas rêver, elle ne voulait pas se faire refaire le portrait non plus. L’autre noiraud par contre, il pouvait bien, elle s’en fichait éperdument. Elle haussa les épaules et finit par arriver à hauteur des deux protagonistes quand des pas se firent entendre. M*rd*, qui pouvait bien venir foutre le bazar et intervenir pile poil quand il ne fallait pas ? C’est pas vrai ça, on n’est jamais tranquille quand il le faut…
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Noël, la naissance du fils de notre Seigneur, celui qui est venu sauver les hommes, qui a lavé leurs péchés, qui leur a donné une chance de se racheter, de pouvoir accéder au paradis une fois le jugement commencé. Noël, une période sainte s'il en est. Une période où chacun devrait réfléchir au sacrifice consenti par cet être divin. Il faudrait réfléchir à tout ça, après tout, les humains sont terriblement imparfaits. La preuve en est que les enfants de Chaos les manipulent avec une facilité déconcertante. En chaque être humain il y a une partie de noire que les vices exploitent sans aucune gêne.

Noël, c'est aussi l'occasion de trouer son porte-monnaie et d'en être heureux. Offrir ce que l'on peut à ceux qu'on aime. Un concept bien étrange et bien éloigné des textes sacrés. En tout cas, du point de vue de la bonne sœur siégeant dans cet hôtel. Le concept même d'utiliser son argent pour offrir quelque chose à quelqu'un qu'on aime est quelque chose d'étrange. C'est vrai et puis pour réaliser ceci il faudrait déjà que Hazel ait de l'argent, ce qui n'est pas près d'arriver en vérité. Donc le vice de la misère se contentait de la première version de Noël, qui lui semblait bien plus normale et surtout plus calme.

Et c'est justement en pensant à la fête de Noël que le gérant voulait organiser que la jeune femme, en habit bien entendu, errait dans les couloirs. C'était devenu une habitude depuis un moment, étrangement les clients de l'hôtel semblaient de plus en plus irrités, c'était étrange de son point de vue. Ils avaient toujours été plus ou moins bruyants et turbulents, mais dans l'ensemble c'était encore supportable. Un peu comme Nathaniel, turbulent, incompréhensible mais supportable jusqu'à un certain stade où on préfère s'éloigner plutôt que de tenter de faire quelque chose puisque de toute manière, le résultat sera nul.

Et c'est sur cette réflexion qu'Hazel venait de se retrouver face à la porte de la chambre de son cher frère, la guerre. Cela faisait un moment qu'elle ne l'avait pas vu, alors elle toqua doucement à la porte, avec la discrétion qui caractérisait ses gestes. Toujours lents, presque fatigués, mais toujours calculés. Elle attendit là cinq minutes, se disant que Caïn était soit devenu sourd avec l'âge, sans vouloir offenser Abbel, soit il était absent. Dix minutes, par précaution elle se permit de frapper une nouvelle fois un peu plus fort contre la porte. Un quart d'heure et toujours rien, de toute évidence, Caïn n'était pas dans sa chambre.

Souhaitant toujours lui parler, après tout, les deux vices avaient souvent fait plusieurs mauvais coups ensemble, elle continua dans le couloir pour voir s'il était dans les salles communes, sa recherche fut infructueuse pour cet étage, elle grimpa donc au second, dans l'escalier on l'a bouscula, elle ne chercha pas à s'énerver contre l'imprudent, après tout, elle avait autre chose à faire et...


Tu peux pas faire attention où tu vas oui? Le Seigneur pourrait pas te montrer une voie qui croise pas la mienne non?


Demanda ce client avec hargne avant de repartir en ruminant. Hazel se contenta d'un haussement de sourcil, c'est un fait avéré, les clients étaient vraiment sur les nerfs. Et cet état, par expérience, pouvait les pousser à...

*Caïn, espèce de..de...raaah!!*

La pensée d'Hazel était assez confuse, mais le résultat était là, elle était aussi touchée par cette haine, or, cette colère était dirigée envers une seule personne, le susnommé Caïn, vice de la guerre, la raison en était encore obscure, du moins, la raison était peu valable, après tout, Caïn s'amusait avec les clients de l'hôtel c'était d'une logique absolue, mais ça ne plaisait pas à la Misère qui en était énervée. Et tout en montant les marches, motivée à trouver son très cher frère elle se demandait comment lui prouver et lui rendre cette colère. L'ennuyer jusqu'à la gauche.

Même remarque pour toi, m'amzelle. Si tu n'aimes pas la violence, déguerpis. Reviens dans... Hum... Disons une petite demi-heure ? Bah quoi ? T'espère quand même pas que je vais me casser la tête à te chercher dans l'hôtel ? Si tu veux revenir, t'as qu'à le faire toute seule comme une grande, je ne te dirai pas quand on aura fini.


En passant devant la salle de jeu elle vit deux jeunes femmes et trois jeunes hommes, dont le frère de Sacha. Un regard lui apprit que visiblement le jeune homme blond à terre était la cible des deux enragés. Le jeune Stalker et la demoiselle qui avait visiblement lâché la phrase hautement agréable qui avait raisonné dans le couloir. Elle s'arrêta à la porte et entra, du moins approcha.

Allons mes frères et sœurs. Qu'est-ce que ce jeune homme vous as donc fait pour recevoir un tel châtiment? La violence est une offense à notre seigneur. Arrêtez donc ce péché avant qu'il ne soit trop tard, repentissez-vous et notre Père vous excusera. En cette sainte période, il ne devrait y avoir que de la piété, de la générosité et de l'amour pour votre prochain en votre cœur. Mes enfants, seriez-vous si viciés que vos mains doivent être tachées de sang?

Oui, Hazel, bonne sœur de l'hôtel entamait son sermon. Après tout, pourquoi se faire la guerre dans cette période où le Christ, celui qui nous a redonné une chance de nous racheter est né? Il n'y en a pas n'est-ce pas? Et puis, Hazel en sa qualité de nonne, ne peut laisser un tel péché se produire alors qu'elle est dans les parages.
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She



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Elle ouvrit les yeux. Il n'y avait rien à faire, insomniaque elle était; insomniaque elle resterait. Pourtant .. En cet instant, elle aurait bien voulu dormir, s'éloigner de cet hôtel pourri, ne même pas aller à l'Université de Californie (ils s'en foutent d'elle de toute façon : elle n'a pas eu un seul coup de téléphone !), ni retourner à la maison où son tortionnaire de père l'attendait pour l'enfermer, non dans cet bâtisse décrépite mais dans sa chambre encore plus sombre et simple ... Tsss ... Dans le fond, elle y serait bien là-bas, loin de tous ces gens dingues, gueulards et qui vous cherchent des noises d'un simple regard...

Oui, Willow Lewis, déjà célèbre pour son mutisme, elle devenait depuis quelque temps pire qu'un fantôme. Alors, qu'elle faisait quelques pas pour s'ouvrir et se souvenir de la vielle époque avec Blue ou même simplement regarder des peintures avec Andrew, dès qu'elle les voyait, elle changeait de direction pour ne pas leur parler. En agissant ainsi, poussée par une quelconque force, elle se détestait même elle-même et se murait dans une visage sombre et une mine renfrognée.

Elle se leva de son lit et regarda tous les livres qu'elle avait déballé et pour se défouler donna un grand coup dans une pile qui avec les autres, tel des dominos, tomba avec grand fracas, s'éparpillant sur une majorité de la table, du sol ainsi que les pieds de la Chinoise qui se retint in extremis de crier en serrant les dents, et ses doigts avec. Pourquoi explosait-elle ainsi ? Elle qui était si calme d'habitude, si posée ... Et surtout ! Qui refusait de faire du mal à un moindre livre ! Là, elle était servie côté inhabituel ...

Elle se dit que c'était sûrement le stress continu, le fait d'être enfermée et surtout, de ne pouvoir faire ce qu'elle avait prévu et surtout voir sa mère en Chine ... si loin ... Elle enjamba le gros tas de livres qu'elle se décidait à ranger plus tard pour sortir respirer un peu, se dégourdir les jambes dans les longs couloirs et qui sait ? Reprendre le goût à la lecture qui la détend -d'habitude- si bien.

Restant au même étage, elle parcourra les couloirs pour se vider l'esprit :
*Inspire, expire. Inspire, Shakespeare* La pensée de cette phrase, datant de bien longtemps à présent lui fit révéler un petit sourire détendu mais au fond d'elle, elle savait que ça n'allait pas durer .... Et elle avait raison. Elle connaissait toutes les pièces de l'Hôtel car l'ayant déjà parcouru de fond en comble pour trouver une quelconque sortie à cet Hôtel de dingues et au second étage, elle se souvenait de la porte de la "Salle des Jeux". Bon, je précise la porte car elle était fermée la dernière fois qu'elle y était allée mais qui sait ? Au pire, elle descendrait se détendre à la Bibliothèque...

Elle n'eut pas besoin de faire ça car la "Salle des jeux" était bien ouverte. Enfin, obstruée par un gars qui semblait planer et qui semblait stressé ... Et ce terme ne semblait pas suffisant pour les autres clients installés dans la salle. Par installés, dirons-nous présents dans la salle car, pour Ruthel le fait d'être tenu par le col par Ryann et prêt à être frappé par une inconnue, cela ne devait pas être décrit comme "position confortable". Mais le pire si l'on peut dire était le fait, que tout le monde criait après quelqu'un même Alexis qui ruminait encore dans son coin.

Alors que Willow, comme portée par les cris voulait s'y mettre, une femme habillé en bonne sœur débarqua et entra avant la Chinoise dans la pièce. Avant même qu'elle ne parle, Will en avait déjà marre de ses paroles :

- Allons mes frères et sœurs. Qu'est-ce que ce jeune homme vous a donc fait pour recevoir un tel châtiment? La violence est une offense à notre seigneur. Arrêtez donc ce péché avant qu'il ne soit trop tard, repentissez-vous et notre Père vous excusera. En cette sainte période, il ne devrait y avoir que de la piété, de la générosité et de l'amour pour votre prochain en votre cœur. Mes enfants, seriez-vous si viciés que vos mains doivent être tachées de sang?

Là, s'en était trop ! La jeune femme s'était contenue pendant longtemps, évitant les autres pour ne pas éclater. Elle avait tenu déjà bien assez pour ne crier et elle sentait que si elle se retenait là, elle se mettrait à refaire le portrait de quelqu'un sans aucune raison ... Elle cria les bras pliés, les doigts écartés tels des griffes, les dents serrés : bref, la Will en colère que l'on n'avait jamais vu avant ... et qui elle-même ne se sentait plus en contrôle d'elle-même :


- Laisse moi rire, "Ma Sœur". Tu sais quoi, je ne me souvenais même plus que c'était Noël et cette idée me donne encore plus envie d'exploser. Je sais pas ce que tu viens faire là et je me dis que tu devrais retourner à ta Bible car s'ils veulent bugner Ruthel, c'est qu'ils doivent avoir leur raison. Alors casse-toi et fais pas ch*er plus le monde qu'il ne se fait déjà !
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C'est pas possible. Il y a des jours comme ça. Tu te lèves et pffiou! rien ne va. Aujourd'hui rien ne va. J'ai beau me persuader que c'est une mauvaise passe, que ça va passer, au fond j'en suis pas convaincue. Pis je m'en fiche. Quant tu aimes le rock tu t'en fiches de pas mal de choses. Par exemple, oui tiens donnons des exemples concrets et véridiques, et bien les rockeur, les metaleux et tout le tralala ils ont une vision du monde et une façon de penser qui n'entrent pas dans le mode de pensées universel. Et ils s'en fichent. Ils em**** même ceux qui n'en sont pas contents. Au fond, peu importe les autres, tant que nous on sait où on va. Voilà ce qui compte. Je sais où je vais. Vers les marches du podium, vers la renommée, vers le monde de la musique et du rock. Arf, franchement...

Bon qu'est-ce que c'est que ça encore ? Voilà près d'une heure que j'erre dans cet hôtel pourri en essayant de trouver une sortie quelconque sans pour autant la chercher. Trop bizarre. Peut être pas tant que cela en fait. Bref, je me comprends, c'est l'essentiel. Mais y a vraiment rien à voir ici. Les gens sont tous pareils, ennuyants au possible, sans aucun goût musicaux. A part quelques uns. Comme Ryann par exemple. C'est plus quelqu'un que quelques-uns mais qu'importe. D'ailleurs il est passé où lui encore ? Qu'est-ce qu'il peut être agaçant à se faire la malle comme ça ? Il peut juste pas rester tranquille ne serait-ce qu'une fois dans sa vie ? Évidemment que non. Les rockeurs de prédilection ne restent pas tranquille ne serait-ce qu'une fois dans leur vie. Est-ce que j'ai déjà été tranquille moi ? Bah... j'ai pas souvenir... Même quand papa a eu la grippe et que papa voulait que je fasse pas trop de bruit pour pas le déranger, j'ai passé la moitié de la journée à lui chanter des chansons et à jouer de la guitare pour pas qu'il s'ennuie.

Ah du bruit ! Juste ce qu'il me fallait ! Le silence de cette nuit commençait sérieusement à me peser. Heureusement que j'ai plus d'un tour dans mon sac et que j'ai eu l'extrême intelligence de venir faire un tour ici. Oh, mais je suis arrivée en pleine bagarre ! So great ! Faisons tous du slam !

Oh ! Mais c'est Ryann ! Ainsi donc il n'aime pas le blondinet ? La salle de jeux... Quoi ??!! Ils osent se battre dans la salle de jeux ? Bon après tout c'est leur vie, qu'importe. D'ailleurs y a du monde. En fait, j'ai même l'impression que tout les clients de l'hôtel se sont donnés rendez-vous ic... AH MAIS JE SAIS !! Que suis-je bête !! Illumination totale, merci Monster Of Rock... va y avoir un concert. Mais bien sûr, quelle évidence ! Ils font la tête parce qu'ils sont en retard. Oui, les musiciens aiment se faire attendre. Pourtant c'est trop tôt pour le Slam. Oh et puis zut. Y a pas d'heure pour s'amuser. J'ai laissé ma guitare dans ma chambre par contre. Pas grave. Je la prendrais plus tard. Pff... mais je suis pas d'humeur à musiquer en fait. D'ailleurs il semblerait que ce soit le cas de tout le monde. C'est le retard qui leur fait ça où quoi ?


-Dîtes c'est à...

Mais qui est donc cette malpolie qui ose ME couper la parole ? Willilily ?! Willily... Willily en colère. Cette gamine qui ne décolle pas son nez de ses bouquins qui descend en flèche une sorte de religieuse allumée. Merlin lui-même n'en reviendrait pas. Attends, qu'est-ce que vient faire Merlin dans cette histoire ? Peu importe. Ah... c'est pas de la ziq alors ? Ryann veut vraiment luncher Blondinet ? Waaaa.
Ryann. RYANN !


-RYANN ! Je dois te parler ! je me précipite vers lui, sans m'occuper du reste (même pas un bref salut à ma Willily, pas grave, je lui expliquerai plus tard). Pas la peine de passer ta vie à m'éviter, c'est tellement barbant ici que je te retrouve facilement ! J'attends toujours tes premières planches ! Ne cherche pas à te défiler ou je te viole !

Viol ? Oh ! Tiens, pourquoi pas ? Mon intelligence innée m'étonnera toujours.


Spoiler:
 
▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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« Aïe. » Quel est le vieux bonhomme qui a eu l'idée d'installer un sapin de Noël digne de l'Antiquité vu son âge avancé dans le hall d'entrée de l'hôtel ? En plus, l'installation étant assez haute, il n'était pas tellement compliqué de se prendre une de ces boules bien rondes et rouges qui célèbrent Jésus Christ en pleine face. Comme moi. C'est bien ce que je viens de faire maintenant, me ridiculisant sur place. Enfin, quand on regarde d'autres clients de cet infâme endroit, parfois, on se dit qu'on est très bien comme on est... sans vouloir être méchante bien entendu. De toute façon, je crois bien que j'avais autre chose à faire que de regarder les imbéciles qui ont eu l'idée d'atterrir dans un hôtel pareil sans penser qu'ils n'en ressortiront pas avant quelque semaines. Parce que j'avais fini par plus ou moins croire les dires de Ruthel lors de nos petites retrouvailles qui m'avaient fait du baume au coeur. Certes, le décor dans lequel on était, à savoir une pièce de séjour où logeait une famille entière de souris et une petite termite écrasé dans le coin de la pièce, n'était pas des plus chaleureux mais ce n'était pas le plus important pour moi puisque j'avais eu l'occasion de revoir mon frère de coeur après des semaines de traque dans presque le monde entier. La phrase en elle-même est un peu exagérée, mais c'est ça. Au moins, j'avais pu parler à mon frère de coeur tranquillement. Peu de temps après, j'avais pu revoir Matthew que j'avais sérieusement réprimandé à grands coups de baffes sans bonnes raisons, je pense que le trio que l'on formait tous les trois s'était ressoudé comme jamais. Enfin, là, ça fait un peu niais ce que je raconte, mais bon, on fait ce qu'on peut... Mais en parlant de ça, je crois bien que c'était de courte durée. En ce qui me concernait, je ne savais pas vraiment comment réagir exactement à la situation, suite à un petit évènement remontant à quelques jours.

« Tu m’énerves Matth’, va voir ailleurs si j’y suis ! » « Tu peux bien parler monsieur je passe mes nerfs sur les autres ! » Je crois que ces deux phrases resteront gravées à tout jamais dans ma mémoire, même chose pour la scène. J'ai assistée au début de celle-ci, impuissante, au milieu des deux personnes qui comptaient le plus pour moi, sans savoir quoi faire. Sur le coup, j'étais déboussolée, mes yeux bleus allant de Ruthel à Matthew, puis de Matthew à Ruthel. Au final, j'ai réagi, au bord des larmes, essayant de faire en sortes que leur relation s'améliore vu que la base de celle-ci commençait à se briser vu ce que je pouvais voir. Seulement, aussi têtus qu'ils sont, ils n'ont rien voulus entendre et j'ai un peu honte de ne pas avoir pu contenir ma crise de nerfs. Finalement, ça a eu de l'effet, les deux se sont calmés mais ne s'adressent plus la parole et j'ai le sentiment que c'est totalement différent d'une de leurs petites disputes habituelles qui ne durent qu'au maximum deux heures. C'était vraiment pas pareil. Et moi dans tout ça, j'étais totalement perdue. C'est en voyant Ruru complètement amorphe après ça que j'en ai voulu à Matthew, qui comme d'habitude ne comprenait jamais rien et Ruthel en prenait plein la poire. Je savais que ça l'affectait beaucoup plus qu'il ne le montrait, surtout que bientôt, cela allait faire douze mois exactement que sa mère a quitté notre monde malheureusement et je sentais très bien qu'il allait avoir besoin de moi comme je m'étais occupé de lui il y a un an de cela. Je n'allais pas le laisser tomber de toute manière. Et moi ? Je crois que j'avais des tendances bipolaires. J'étais tellement perdue qu'une fois j'avais envie de fondre en larmes, cinq minutes plus tard j'étais en rogne et la tête du premier qui passait à côté de moi ne me revenait tellement pas que j'avais envie de cogner tout ce qui bougeait ou non, le tout en boucle. J'allais finir par faire une dépression à la fin...

Mécontente, je me massais le front avant d'avoir l'envie de me changer les idées. Et puis je n'avais jamais été dans la salle de jeux de l'hôtel. Si ça trouve, c'est peut-être le seul endroit encore accueillant et confortable ici. Décidée, j'empruntais plusieurs couloirs - mais il fallait changer les ampoules, regardez-moi ça, pratiquement pas de lumières ! - et déjà, j'entendais plusieurs cris au loin. Soupirant, je pensais alors que ce n'était vraiment pas le moment pour moi de faire face à quelque chose comme ça et tout ce que j'espérais, c'était que c'était bien loin de ma destination. Manque de chance, tout le monde semble m'en vouloir parce que c'était bien là. Et je n'avais d'yeux que pour Ruthel, face à face avec une autre de mes connaissances de l'hôtel, Ryann Stalker. Les yeux grands ouverts, je ne réagis pas tout de suite, mais finalement bousculais deux femmes devant l'entrée, ne faisant pas attention à une autre qui s'acharnait sur Ryann pour finir par me poster près des deux combattants.
« Arrêtez de vous battre comme des gamins et comportez-vous comme des adultes ! » J'étais au bord des larmes et de la crise de nerfs, encore une fois, et je ne tenais vraiment pas à ce que ça recommence comme l'autre jour... Je fusillais du regard Ruthel, les yeux plein de larmes qui menaçaient le monde de tomber. Je sens que ce Noël allait être très long...
▌Date d'arrivée : 20/12/2010
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Blasé, je poussais un des plus gros soupirs que je n'avais jamais fait de toute ma vie. Recroquevillé contre moi-même, je triturais l'une des mes mèches blanches qui encadraient habituellement mon visage. Habituellement parce qu'aujourd'hui, je ne m'étais même pas donné un petit coup de peigne pour annoncer une trêve en plein milieu de cette guerre que se déclaraient l'intégralité de ma masse de cheveux blanche pratiquement tous les jours et même parfois plusieurs fois par journée. Je crois bien que mes cheveux me pourriront la vie jusqu'à mon dernier jour à vivre, non seulement par leur couleur inhabituelle qui m'avait attiré de nombreuses brimades extrêmement désagréables les unes des autres, ou encore par le fait qu'ils étaient totalement indomptables quand je sortais de la couette le matin. En parlant de couette, je m'étais littéralement enterré en-dessous de celle-ci et depuis hier soir, je n'en bougeais plus. A vrai dire, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi j'avais décidé de ne pas m'autoriser à respirer l'air frais -ou pas si frais que ça, tout dépend du point de vue- du couloir ou du reste de l'hôtel, parce que je crois que si je réfléchissais à la question, la réponse allait m'occuper pendant au moins quatre bonnes heures et environ six minutes, approximativement. ... ahem. Oh et puis zut, hein, depuis le temps que je suis là et vu le temps que je compte rester là-dessous, je pense bien que j'avais le temps de réfléchir un petit peu à la question. Honnêtement, je ne savais pas si c'était parce que j'avais honte de moi-même ou si j'étais en colère pour le moindre petit truc qui ne voulait pas fonctionner correctement et comme je le voulais ou encore si c'était que le simple fait de voir le visage de quelqu'un tous les jours depuis des semaines m'énervait, mais je ne savais même pas quoi penser de moi ! Je crois que c'était un peu de tout. Rester coincé ici parce que je perdais toujours ma carte d'identité ou encore ma palette fétiche de peinture et que donc, je ne pouvais vraiment pas partir sans ce genre de choses me mettait sur les nerfs. Du coup, depuis le début de la semaine, le moindre truc me faisait froncer les sourcils. Même que quelqu'un qui m'avait bousculé sans vraiment faire attention à moi s'était fait enguirlander par un albinos en furie, moi en l'occurrence. Non mais c'est vrai quoi ! J'en avais vraiment marre, il n'y avait pas d'autres mots ! J'ai toujours été d'une timidité maladive, malheureusement et je n'avais jamais réussi à faire quelque chose contre ça, mais j'avais la mauvaise impression que tout le monde s'en servait contre moi et se disait qu'ils pouvaient me faire faire n'importe quoi, je n'allais rien dire. Bah bien sûr, j'ai qu'à devenir l'esclave personnel de tout le monde aussi... Du coup, après cette série de petits évènements, j'avoue avoir un petit peu honte de moi, d'où la non-envie de sortir de ma couette. Quand je dis sortir, c'était que j'étais vraiment en-dessous, de la tête jusqu'à mes pieds ! J'espérais tout de même que les fêtes de fin d'année, du genre Noël ou encore la nouvelle année qui arrivait à grands pas, arriveraient à faire quelque chose pour me remonter le moral et me conduire comme un véritable britannique plus aimable et poli avec son entourage comme j'en avais l'habitude.

Ah, Noël, Noël, Noël... L'ambiance de cette fête était radicalement différente dans cet hôtel. Peut-être parce que je n'étais pas à Londres que je trouvais ça différent. Quoique, en apparence, rien ne changeait, le sapin, la neige, les petits chants classiques et tout. Non, c'était un sentiment que j'avais, il y avait quelque chose de différent derrière tout ça. Ne me demandez pas quoi, je ne saurais pas vous répondre ! Finalement, après réflexion, dans un grand geste rapide, voire fort, je jetais ma couette à l'autre bout de la pièce -heureusement que je savais bien visé sinon un chevalet aurait eu une joli couette blanchâtre qui virait sur l'écru en plein dedans- et me levait. J'enfilais une chemise blanche et un pantalon noir dans l'espoir que m'aérer un peu me changerait les idées. Je verrouillais la porte de ma chambre une fois sorti de celle-ci et revenait vers le centre de l'hôtel, avec l'idée d'"explorer" quelques pièces de ce bâtiment que je n'avais pas encore visitées... tout en espérant ne pas croiser quelqu'un. Seulement, cela ne devait pas être possible vu les cris que l'on pouvait entendre d'un endroit que je devinais être la salle de jeux. Curieux, je m'en approchais, même si je me disais que dans mon état, ce n'était pas forcément la meilleure chose à faire. Je m'arrêtais, effaré devant le "spectacle" qui se déroulait devant moi. Deux garçons que je reconnus être Ruthel et Ryann en étaient même venus aux mains, leur dispute devant être assez violente verbalement mais pas assez pour eux, une fille au milieu essayait des les séparer, sans oublier d'autres personnes qui hurlaient à briser les tympans de leurs voisins. Je levais un sourcil, interdit. ... je fais quoi moi, au milieu de tout ça ? Oh et puis zut, j'en ai marre, déjà qu'on ne semblait pas faire attention à moi. Je tournais légèrement la tête et fusillait du regard une bonne soeur qui se faisait déjà affreusement vilipender par une jeune fille. Ce fut la goutte de trop pour moi, sans savoir pourquoi.
« Dieu, laissez-moi rire ! Regardez-moi ce foutoir, vous n'allez pas me dire que Dieu n'a pas voulu créer un bazar pareil dans cet endroit ? »
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Ecoutez les clochettes du joyeux temps des fêtes annonçant la joie dans chaque cœur qui bat… LalaLalAla… LalaaLalilalèreuh… Sifflotant gaiement, notre jeu fou se baladait dans les couloirs à la recherche de sa perle rare. Oui, oui, il espérait trouver sa chère et tendre Alice pour l’inviter à aller à la soirée de Noël en sa compagnie. Le chapelier ne pouvait imaginer passer cette magnifique fête mortelle sans sa blonde si belle. Les mains dans les poches, un énorme pull tricoté mains d’un rouge criard, il lui manquait le bonnet et on l’aurait trouvé tout à fait adapté au cadre et à l’atmosphère… Enfin, si on peut qualifier notre fou furieux d’ « adapté » à un environnement normal. Nathaniel O’Bryan n’avait cure de l’ambiance morose si prompte à la bagarre, c’est à se demander d’ailleurs s’il avait conscience du changement subtil (ou pas, ça dépend des points de vue) chez les occupants de l’Hotel Dusk. Il sautillait allègrement dans les couloirs lorsque des cris se firent entendre à l’autre extrémité.

Tiens, ami chapelier, n’est-ce point étrange que d’entendre pareilles louanges ? A quelle divinité me direz-vous ? Le père Noël est un dieu ? Pas que je sache. Oh, tant mieux. Certes, un dieu vieux et gâteux, ça risque de faire des malheureux ! Tout occupé à son discours sans queue ni tête (dont on ne parvient d’ailleurs même pas à comprendre l’origine), Nathaniel finit par arriver devant la salle de jeux. Et là, patatra, le malheureux McCravatt était là. Sbire de la reine de cœur, malheur, ce gamin qu’il avait en horreur ! L’adulte ne put s’en empêcher, il le bouscula lorsqu’il voulut rentrer. Après tout, sa douce Alice était aux prises avec son neveu et une illuminée grise alors il fallait la sauver !! Ami lièvre, improvisons-nous chevaliers, nous serons fiers et forts dans l’adversité. Si vous le dites mais… Mais quoi ? Pourquoi tant de haine envers votre dulcinée ? Mais comment pourrais-je le deviner ? Elle est très populaire, elle est belle alors elle attise les regards. Je n’aime guère cela d’ailleurs…

Je vous comprends parfaitement. Je n’apprécie guère lorsqu’un lapin copule avec un lièvre alors… Soit, je conçois que la chose puisse vous rebuter mais au point de ne pas adresser la parole à notre ami Janot, ça dépasse l’entendement. Humpf. Je pense ce que je veux. Soit, c’est vous qui voyez après tout. Eh bien, votre neveu, cette jeune femme « grise », cette jeune étrangère (elle doit appartenir au royaume des woululu, certes… Certes… Une tribu très connu en Chine…), que de monde pour une seule personne. Ne devriez-vous point dire quelque chose l’ami ? Alice risque de se faire massacrer si cela continue. Regardez ! Même cette copie imparfaite se met à la critiquer et la sommer d’arrêter cette bagarre ! Diantre mais qu’ont-ils dont tous contre ma belle et tendre blondinette ? Jaloux ! Oiseaux de mauvais augures, diablotins engagés par le roi tsouin-tsouin. Je vais tous vous massacrer pour avoir osé menacer ma tendre et belle dulcinée.


« Merci ma sœur d’avoir essayé de calmer la situation. Mais apparemment, Dieu n’est pas avec nous aujourd’hui. Hihihi, je l’avais dit au lièvre qu’il était entré dans son cocon pour y hiberner tout l’hiver. C’est moins contraignant que les cavernes et les feuilles, vous savez ? Quoiqu’il paraîtrait que le duvet des oursons soit des plus miroitants. Enfin, soit, cher neveu ! Toi, oui, toi ! Vilain garnement va ! Tu n’as pas honte de faire souffrir mon Alice de la sorte ? Je vais m’en plaindre auprès de ton père, sois en sûr ! Même si je doute qu’il s’en soucie, le connaissant, il va me secouer comme un prunier d’Albanie durant une semaine pour avoir osé lui parler. Mais tant pis ! Je ne laisserai personne faire souffrir Alice. Non mais. Et vous miss, arrêtez ! On ne tape pas ! C’est mal de faire ça. Tsssk. Pourquoi tout le monde veut me voler mon Alice ? Bande de sales jaloux pathétiques et rocambolesques ! Je vous déteste. Et vous copie vilaine, pourquoi ne pas prendre les coups à la place d’Alice ? N’est-ce pas votre travail que de prendre sa place quand son rôle la fatigue ? Tsssk. Que ferez-vous s’il n’y a plus d’Alice ? La reine de cœur nous massacrera et nous aurons perdu tout espoir de revoir la danse du Choubatalaba ! »

Tout occupé à parler dans un discours qui paraît des plus incompréhensibles (et il ne fait pas « que » paraître si vous voulez mon avis), Nathaniel s’était avancé en direction du trio. Il fusilla du regard la jeune photographe et afficha un air mécontent tout en sermonnant son neveu du doigt. Bougeant son index dans un va et vient qui voulait clairement dire « non, tu ne feras pas ça », Nathaniel finit par poser les mains sur les hanches et soupira. Père avait raison en disant que les gosses, c’était difficile. Pourquoi devaient-ils les élever d’ailleurs ? Ils ne pouvaient pas le faire tout seul ? Ainsi, ça ne serait plus difficile pour les adultes. N’est-ce pas ? Et cela serait difficile pour eux mais après tout, ils avaient choisi d’être difficiles et… Ami chapelier, vous vous égarez ! Certes, je le conçois, ça part en vrille. Oh, seriez-vous amateur de construction ? Je ne pense pas, non. Zut, j’aurai tant aimé jouer avec un marteau-pique. Peut-être que le frère Caïn en a un ? Je doute qu’il veuille le prêter. Qui a dit qu’on devait le lui demander ? Oh oh, je vous où vous voulez en venir. Le voler ! Quelle idée, je ne parle pas de vol mais d’emprunt avec aucune intention de rendre, bien entendu. Hihihihi. J’aime votre génie.
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Au sein d'un merveilleux petit hôtel où l'on humait gaiement la dinde rôtie et le sapin, un petit garçon attendait avec impatience l'arrivée du papa noël qui lui offrirait de merveilleux cadeaux. Son innocence touchante ont empêché ses parents de lui dire la cruelle vérité. Attendant avec patience chaque soir, dans quelques jours, ses parents viendront poser au pied de son lit une montagne de petits cadeaux et ils partiront tous les trois gaiement, main dans la main, de cet hôtel en se rendant jamais compte des bizarreries qui se tramaient autour d'eux.

Oui, malgré le bonheur futur de ce petit garçon, un autre jeune homme lui était dans une situation assez délicate. Le jeune garçon était le second à être entré dans la salle de jeux. Alors que son mal de crâne l'avait forcé à s'auto-injurier, ce qui s'ensuivit fut tout simplement une véritable hécatombe verbeuse et physique. Prostré devant la porte, un homme d'une vingtaine d'années prit la remarque pour lui-même et ses paroles s'envolaient vers des cieux grossiers. Hébété par cette tension soudaine, le garçon s'apprêtant à bouder car un petit Jamie en colère ne sait rien faire d'autre pour exprimer sa rage, une jeune demoiselle fort seyante pour l’œil apprenti d'un McCravatt, le bouscula sans vergogne et l'insulta comme cela se produira trop souvent pour la suite.

Étalé sur le sol comme un magnifique tigre du Bengale en carpette, le pelage somptueux en moins, Jamie tenta de se relever mais reçut un coup de pied sur le coccyx et dut se rattraper péniblement par la seule force de ses petits bras aussi puissants que des pattes de poulet. Ce qui s'ensuivit dépassa son imagination, certes pas très développée nous vous l'accordons. Pif paf plouf! Ça partait dans tous les sens sauf le plouf puisque l'hôtel n'abrite pas encore une mare aux canards.


*Mais... Ils ne veulent pas me laisser l'occasion de bouder! Qu'est-ce qui leur prend, enfin? Ils ont aussi perdu un canard et cet homme doit payer de son corps l'affront qu'il a fait en vendant du bifteck en plein Carême? Quelle horreur! Que trépasse si je faiblis! Je dois aller en avertir Matt au plus vite si seulement il n'avait pas osé faire ce qu'il a fait en sachant pertinemment ce que je ferai s'il faisait ce qu'il a juste fait en guise de méfait! Je veux être un automate... Je mangerai de l'huile et vivrai sous le couvert d'une bonne sœur dominicaine en sirotant du sirop d'érable de Cuba.*

C'est donc raisonnablement et sans raison vraiment apparente – comprenez la profonde contradiction voulue – que le cadet des cousins McCravatt se mit en position fœtale dans un coin, attendant patiemment qu'un canard déplumé noir et vert vienne le cueillir pour le conduire au Walhalla des sorbetières, paradis où aucun cousin ni canard ni client ne lui amocherait son reste caudal prétendument dénommé coccyx.

*Qu'ouï-je dans ma transe? Un cantique chinois sur des airs de rock'n roll parfumé aux pommes et tout cela dessiné sous l'œil avisé d'un apprenti Da Vinci épris de folie concave? Ou encore était-ce la sœur de ma mère inconnue qui s'est fait percé une étoile alors qu'elle giflait son amant torturé par son estomac fou dénommé Gaston? J'ai peur, Gisèle... Ah non, pas Gisèle!*

Sortant de son « autisme » simulé, le garçon s'émerveilla de voir qu'une troupe de troubadours avait rejoint l'assemblé, chacun tentant de crier plus fort que l'autre. Cette douce cacophonie de basse-cour éveillèrent les sens du McCravatt. Il comprenait se qui se déroulait. C'était la répétition de Blanche-Neige et les sept nains! Certes, les rôles étaient peu distincts et la présentation manquait de fluidité, mais ce qui interpellait le petit Jamie était de savoir pourquoi il était devenu Blanche-Neige sans qu'on l'avertisse.

Paniqué et conscient de sa prestation quasi-inexistante et fade, Jamie chercha du regard une aide quelconque pour présenter au mieux son rôle. Simplet déguisé en bonne-soeur semblait être en proie avec La Sorcière aux yeux bridés et Joyeux qui avait vraiment vieilli vu sa couleur de cheveux. Le Chasseur bruyant au cheveux roses interpellait Dormeur qui étouffait Atchoum sous les applaudissements de Timide qui avait changé de sexe et de taille durant l'entracte. Et Grincheux et Le Prince Charmant bien seyant pour un McCravatt aux légères tendances SM vilipendaient éhontément un discours de paix et d'amour ou de guerre et de vice. Heureusement, Prof intervint et...

Jamie recula d'un bond car la personne qui venait d'arriver n'était autre que cet étrange monsieur qui lui faisait subir des misères. Aux toilettes Blanche-Neige, Jamie enfila son propre costume – mentalement, précisons – et décida d'avoir sa vengeance! Il énervait tant que ça ce monsieur? Alors, il n'avait pas vu un McCravatt énervant. En pleine concentration, Jamie fit défiler un petit film dans sa tête. La vision de Gisèle mangeant un paquet de chokotoffs horrifia le garçon qui se mit soudainement à pleurer de tout son soul en s'accrochant au pan de la veste de Nathaniel.


- Bwahahahahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa... Ouiiiiiiin! Pourquoi tant de haine? *Schniiiirf* Bouguoi? Bouguoi du gne m'aimes baaas? Bourguoi vous êdes si laineux, dous izi?

Il avait dit cela en regardant tout le monde et puis... Il lâcha l'homme et se mit à bouder dans son coin, comme un grand colérique qu'il est.
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La fumée s’échappait de ses lèvres tandis qu’il éloignait le tube de nicotine de sa bouche. Les mortels avaient inventé là un bien précieux relaxant même si ce dernier causait des problèmes de santé ! Ah, c’était bien l’idiotie humaine que de créer quelque chose pour se détendre qui nous pourrisse de l’intérieur. Ces mortels avaient vraiment de drôles d’idées. Toutefois, le vice de la vieillesse se moquait des risques encourus puisqu’il ne serait jamais atteint par une quelconque maladie. Comme si James, le petit faible de la famille, l’atteindrait lui. N’importe quoi, autant demander à Nathaniel de devenir sérieux. C’en était risible. Tandis qu’il riait à gorge déployé, des éclats de voix se firent entendre à l’autre bout du couloir. La tension était palpable à des kilomètres à la rondeur et le vieux banquier haussa un sourcil sceptique tout en écrasant son mégot contre une plinthe en bois. Tiens, la jolie tâche brunâtre que cela nous faisait là… Les gens étaient bien colériques ces temps-ci, lui-même s’énervait pour un rien contre le reste de sa fratrie, et l’aîné se demandait si Caïn n’était pas derrière tout ceci.

    ♣ Abbel « Maudit frangin. S’il a osé prendre les devants et nous foutre dans le même panier que ces foutus mortels, je vais lui faire sa fête et il va regretter le jour où il est né. »

Il était de notoriété que Caïn et Abbel ne pouvaient pas se piffer. L’aîné jouait de son statut pour rabaisser son frangin à tout va, lui rappelant sa place. Seulement là, il ne l’avait pas vu venir son coup foireux et manque de bol, Caïn avait trouvé marrant de fourguer sa chère et tendre famille dans le même panier. Enfin, ça, c’était si on partait du principe que toute cette tension était l’œuvre exclusive de Caïn. Comme s’il était envisageable que cela ne soit pas le cas. Non, Abbel n’est pas du tout partial. Enfin, presque pas. Le banquier n’eut guère le temps de réfléchir plus à cela puisque ce qu’il vit le choqua. A tel point qu’il en aurait laissé tomber sa cigarette si cette dernière avait toujours été dans sa bouche. Quoi ? Minute, depuis quand Hazel tentait de sauver la situation ? Cela n’avait pas de sens. Le vieux banquier regarda la scène d’un air détaché, essayant d’analyser la situation comme lui seul savait le faire. Ok, Caïn devait avoir foutu un sacré bazar pour qu’on en arrive à voir un gamin menacer par deux autres gamins. Mais n’était-ce pas les deux gamins d’Halloween ? Intéressant.

Ok, Caïn devait être derrière tout ceci. Pas d’autre explication plausible ne lui venait à l’esprit. Abbel chercha son paquet de cloques dans la poche arrière de son pantalon et en alluma une avant de ranger son briquet et son paquet. Aspirant une nouvelle bouffée de nicotine, il se mit à sourire content comme jamais. Oui, quel merveilleux relaxant que voilà. C’est fou comme il oubliait tout subitement et… Un nouvel éclat de voix le ramena sur terre. Bon sang, il n’y avait pas moyen de pensé en paix dans ce foutu hôtel de mes deux ! « Vous n’allez pas me dire que Dieu n’a pas voulu créer un bazar pareil dans cet endroit ? ». Hihihi, pauvre petit. Si seulement tu savais la vérité. Ce n’est pas Dieu qui est derrière tout ceci… Non, c’est une entité bien plus importante, plus magnifique que votre foutue divinité… Ce n’est que la guerre qui se manifeste, qui veut jouer. Le salopiaud qui a décidé de prendre d’assaut NOTRE terrain de jeu en le cachant à tous. Sale gosse, il allait l’entendre quand il tomberait dessus. Ce qui était surprenant, ce fut la réaction d’Hazel… Pourquoi voulait-elle aider les mortels ?

Pimenter le jeu ? Une nouvelle bouffée de nicotine s’engouffra dans ses poumons alors qu’il réfléchissait à la question. Hazel était souvent de mèche avec Caïn mais ici, elle semblait jouer le jeu inverse. Serait-ce sa méthode pour se venger ? Intéressant, tout ceci risquait de devenir marrant. Pourquoi n’y mettrait-il pas son grain de sel ? Nathaniel l’avait bien fait (sans s’en rendre compte toutefois), en intervenant pour défendre l’un des gamins. C’est alors qu’il se décolla du mur contre lequel il venait de s’installer. Bon, il était l’aîné, il devait faire régner l’ordre. Ah ! La bonne blague, il n’avait joué les conciliateurs car c’était d’un ennui mortel. Il préférait mettre du feu là où il fallait mettre de l’eau… Cependant… Hazel n’avait peut-être pas tort en jouant le jeu inverse de leur cher frère conspirateur. En essayant de calmer le jeu, il mettrait en colère Caïn et il n’y avait rien de plus jouissif que de le voir tempêter. Oui, cela allait être jouissif. Il faudrait en parler avec Hazel, le plus tôt serait le mieux.


    ♣ Abbel « Allons gamin, calme-toi. Ce type n’a rien contre toi. N’imagine pas qu’il ne t’aime pas. Vous ne vous connaissez même pas, je parie. On est juste tous un peu sur les nerfs, pas vrai ? Arrêtez de vous chamailler les gosses et essayez de régler vos comptes calmement. La violence devant une sœur, ce n’est pas la meilleure des choses à faire, n’est-ce pas ? Et puis, à l’approche de Noël, n’est-on pas censé être heureux ? »

L’adulte conclue sa tirade avec un sourire avenant. Il allait jouer le jeu d’Hazel, il allait foutre le bordel. Cela prendrait du temps, de l’énergie, il allait être énervé davantage car il détestait devoir bosser mais… La récompense en vaudrait l’effort. Oui, Caïn allait regretter d’avoir comploté dans l’ombre. Il était l’aîné et n’appréciait pas qu’on cherche à le détrôner. Seule Shelley pouvait encore prétendre avoir un rôle à jouer. Et encore…
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L’engrenage est enclenché et les choses se précipitent au grand plaisir de Caïn. Tandis que sa petite sœur, vice de la misère, tente de calmer les choses pour contrecarrer ses plans, les autres clients manifestent leur mécontentement à des degrés de violence différents. Ruthel White a échappé de justesse à un règlement de compte grâce à l’intervention inopinée du vice de la folie. Les larmes finissent par couler sur les joues du torturé de Nathaniel alors que Margaret Reese semble au bord de la crise de nerfs. Alors que tout semblait hors de contrôle, Abbel finit par débarquer avec sa « sagesse et son sang-froid » légendaires, tâchant de ramener l’ordre dans les rangs. Y parviendra-t-il seulement ? Le vice de la vieillesse n’est pas dupe. Tout comme l’a deviné la misère avant lui, Abbel sait que Caïn se retrouve derrière tout ceci. Certes, l’idée est grandiose mais l’aîné n’aime pas se faire doubler ainsi. Il ne compte pas laisser la situation déraper de la sorte. Si tout devient hors de contrôle, il n’y aura plus aucun plaisir à jouer avec ces poupées, n’est-ce pas ? Et puis… Ce n’est pas parce qu’ils sont frères et sœurs qu’ils doivent laisser l’un des leurs gagner la bataille. Il s’agit d’une lutte de tous les instants ou chaque vice prie pour devenir maître du terrain de jeu. C’est ainsi qu’Abbel tente de pénétrer les esprits afin de calmer les choses. Toutefois, le travail de Caïn est plutôt bien fait (même si ça lui arrache un rein de l’avouer) et il n’est pas garanti qu’il parvienne à un résultat concluant.


Concrètement, Abbel a décidé d’entrer dans le jeu d’Hazel et de faire barrage à la vague de guérilla qui sommeille en chacun de nous. Pour ce faire, vous avez le choix entre trois mots – saucisse, champignon et cannelle – qui auront une « conséquence » différente suivant les intervenants. L’un des trois mots ne vous causera rien, vous ne ressentirez pas les effets d’Abbel. Son action aura lamentablement échouée et vous continuerez dans votre frénésie violente. Le second mot aura un effet tout à fait inverse, vous amenant à « redevenir vous-même » pour le prochain tour. Le troisième mot, pour sa part, aura une réaction tout à fait hors du commun, allant du truc invraisemblable au truc débile qui ne fait pas avancer les choses. Vous avez dix jours pour poster votre réponse. Envoyez par mp le mot choisi sur le compte « le conteur » et vous recevrez immédiatement l’action que vous devrez effectuer pour la suite des évènements. Je tiens à préciser que l’action indiquée ne pourra pas être changée. Rassurez-vous, je ne vous demanderai pas (dans le cas du troisième « choix ») des choses trop invraisemblables ^^ Donc, pour rappel, dix jours pour poster ! Ceux qui n’ont pas pu poster au premier tour peuvent tout à fait débarquer, ils doivent néanmoins envoyer également le mp au conteur. Ils prennent en fait le train en marche ^^ Pour toute question, vous pouvez mpotter Ruthel ^^
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She



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Willow en avait marre. Dans le sens où ça ne lui arrivait quasiment jamais, cela déclarait une vrai explosion de sa part. La seule chose qu'elle voulait elle, c'est qu'on la laisse tranquille, qu'on la laisse même partir, qu'elle soit loin de ses gens qui gueulent toujours plus forts pour en plus réclamer le calme, et oh le pire ! La bonne soeur et ce mec à la cigarette là ! Mais s'ils veulent le silence, ils n'ont qu'à se barrer à l'autre bout de l'hôtel au lieu de venir avec leur Bible et leurs "bonnes" intentions.

La Chinoise avait l'impression d'assister à une cacophonie sans queue ni tête (et elle n'avait pas tord) qui amenait un par un les clients de l'hôtel pour se défouler sur la personne la plus proche ... et elle comprenait bien ce sentiment, vu qu'elle le vivait. Elle avait vu entrer à tour de rôles tous ces gens déclarant des choses si personnelles, dingues et venus de nul part. Elle vue Blue rentrer pour lui parler de planches à Ryann, une blonde se ramener pour calmer ce beau monde en leur rappelant de se comporter comme des adultes (expression qui, notons le bien, à toujours irritée (au moins) la jeune Will). Ensuite s'est ramené 'Drew qui s'est acharnée à sa suite sur la bonne soeur de mon c*l et oh, le silence est légèrement tombé à ce moment là. Un blond franchement frappa-dingue et sûrement super fan d'Alice aux Pays des Merveilles a déclaré un discours venu de nul part qui a fait baisser quelque peu le son, comme si les gens écoutaient attentivement pour comprendre ce qu'il essayait d'argumenter... finalement ça a servi à rien. Ah si peut être à remettre en marche le gars qui gênait l’entrebâillement la porte et s'était mis dans son coin ... avant de pleurer comme un fou (lui aussi) en criant bizarrement avant de se remettre dans son coin sous l'oeil effaré de Willow : trop d'animations dans ce bled !

Et puis le pire, la cerise comme on dit sauf que Will ne l'aimait pas la cerise, c'était la petite goutte qui remplissait la piscine intérieur de la Chinoise, qui accumulait tous ces maux ainsi que ses mots et qui allait se changer en un tsunami digne de son Asie natale ... Qu'est ce qu'il avait tous à vouloir qu'ils se comportent comme des adultes ? Et qu'à côté de ça, on les traite de gosses ? Leur tête de gueulard leur revenait pas ? Oui, Willow Lewis en avait marre de ces adultes qui veulent toujours stopper les nerfs des gens car ils ne savent pas comment s'y prendre.. Tsss ... On dirait son père, d'ailleurs, surtout à cet instant, il ne lui manque absolument pas. Elle eût un petit rire avant de déclarer à la bonne soeur, le gars à la cigarette et les autres qui lui faisaient penser à son père :


- Stop, stop, stop.... Pourquoi vous ramenez en fait ? Je ne sais pas moi, vous n'avez qu'à faire une partie de bridge dans votre maison de retraites les vieux ! J'arrive pas à capter pourquoi vous nous laissez pas nous engueulez en paix car ça nous défoule ! Car oui, si vous entrez dans la dance, il se peut qu'on vous marche sur les pieds voir plus ! Je sens que je vais vous mettre un pain ça va me faire un de ses biens... ! Vous êtes tous des personnes qui ne savent rien faire d'autres que de calmer le jeu car pour vous ça fait trop de bruit pour vos pauvres petites oreilles ... Et ouais, vivement que vous soyez sourds ! Ça nous foutra la paix !
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Laisse moi rire, "Ma Soeur". Tu sais quoi, je ne me souvenais même plus que c'était Noël et cette idée me donne encore plus envie d'exploser. Je sais pas ce que tu viens faire là et je me dis que tu devrais retourner à ta Bible car s'ils veulent bugner Ruthel, c'est qu'ils doivent avoir leur raison. Alors casse toi et fais pas ch*er plus le monde qu'il ne se fait déjà !

Hazel commença par fixer l'infortunée demoiselle qui par cette réplique allait surement avoir mal a un moment donné du temps, plus ou moins espacé du moment présent. On ne se venge pas directement ce serait pas drôle. Il n'empêche qu'elle préféra ne rien dire, il ne valait mieux pas se laisser emportée dans la folie, hem pardon Nath, dans la destruction provoquée par ce pingouin déplumé de Caïn. Qu'est ce qu'elle pouvait lui en vouloir actuellement, non pas que la situation de petite guéguerre entre les habitants de l'hôtel ne lui déplaise foncièrement, mais juste que, mince, son cher grand frère, son compagnon de coups vicelards, son machiavélique associé, comment, non, COMMENT as-t-il pu oser monté ce genre de coup de théâtre, magnifique cela dit, sans lui en parler au préalable?

En plus de cela, Hazel se fit bousculée par une demoiselle visiblement sur le point de pleurer, bin voyons il ne manquait plus que ça, non mais franchement, ils peuvent pas arrêtez trente seconde de venir mettre leur nez ou il faut pas? Trois-quatre gamins sous influence de Caïn c'est déjà assez difficile à gérer a elle seule alors arrêtez de débarquer, pour l'intégrité mentale de la Misère. Parce que honnêtement, les bourdonnements incessant, les couinements et autres réprimande commençait à lui taper sur les nerfs, mais elle devait se retenir, ne pas entrer dans le jeu de Caïn, il ne le fallait pas, énervé Caïn jusqu'à ce qu'il ai envie de tout casser, ça oui, c'est plus simple de gérer un Caïn hors de lui que plusieurs gamins sous son influence, fois de Hazel!


Dieu, laissez-moi rire ! Regardez-moi ce foutoir, vous n'allez pas me dire que Dieu n'a pas voulu créer un bazar pareil dans cet endroit ?

Hm? Oh, oui pendant trente seconde elle avait légèrement oublié la scène, elle se tourna légèrement vers la personne qui avait dit ceci, deux coups a la suite c'est mauvais, très mauvais. Déjà qu'elle commençait a perdre patience et..ce fut la surprise, puis la colère, l'odieuse personne qui avait osée dire ceci n'était autre que l'horripilant gamin aux cheveux blanc. Cette même personne qu'elle s'était jurée de détruire physiquement, psychologiquement, et même plus. Pourquoi? Aucune idée, mais elle l'avait jurer, alors qu'il ose, que dis-je qu'il ne pense même à oser lui dire une telle chose, elle lui lança un regard si dur, si noir, que si ses yeux avaient eu le pouvoir de tuer, il aurait été mort au moins 50 fois en 2 secondes.

Gérer toute cette bande de gosse mal appris et vraiment irritant, était vraiment trop pour elle, elle sentait bien qu'elle allait craquer quelque part. Heureusement, ou malheureusement ça dépend du point de vu, Nathaniel, son cher frère de la folie entra dans la pièce, avec un peu de chance...pardon, énormément de chance, il aurait un minimum de lucidité et l'aiderais à contenir tout ce merveilleux petit monde près à se frapper pour un rien. Après écoute du discours, Hazel eu un geste des plus logique, elle se massa légèrement les tempes, elle ne comprenait jamais rien à ce que pouvait baragouiner son frère, et sur le coup ça l'énerva. D'ordinaire pourtant elle se serait contenter de se dire qu'il était fou et serait passer à autre chose, enfin, bon. Et puis..


*Seigneur tout puissant je vais tous les étranglés et cette affaire sera régler!*

C'était trop, vraiment vraiment trop, le gamin qui se mit à pleurer en se disant mal aimer, les deux piques acerbes envers elle, et Dieu, la bousculade, le discours incompréhensible, elle allait vraiment péter une durite, et ils allaient tous souffrir, surtout le gamin blanc. Non mais, oser lui dire de telle chose, à elle vice de la Misère. Alors comme ça Paige trouvait qu'elle se ramollissait? Ohoh, vous verrez si elle est ramollie la vieille Hazel, même pas une chance tiens! Oh mais qui voyons nous, Abbel? Dieu tout puissant, merci de votre compassion, enfin quelqu'un d'efficace, connaissant la guerre entre lui et Caïn, il y avait des chance qu'il prenne son parti, s'il vous plait faites que...oui! Dieu soit loué, on allait peut être avancer. Elle attendit la fin de sa réplique pour le regarder dans les yeux et hocher légèrement la tête en signe de remerciement. Sa présence l'avait un tant soit peu calmée.

Stop, stop, stop.... Pourquoi vous ramenez en fait ? Je ne sais pas moi, vous n'avez qu'à faire une partie de bridge dans votre maison de retraites les vieux ! J'arrive pas à capter pourquoi vous nous laissez pas nous engueulez en paix car ça nous défoule ! Car oui, si vous entrez dans la dance, il se peut qu'on vous marche sur les pieds voir plus ! Je sens que je vais vous mettre un pain ça va me faire un de ses biens... ! Vous êtes tous des personnes qui ne savent rien faire d'autres que de calmer le jeu car pour vous ça fait trop de bruit pour vos pauvres petites oreilles ... Et ouais, vivement que vous soyez sourds ! Ça nous foutra la paix !


Et vivement que tu perde définitivement ta langue, tu arrêtera peut être de dire des anneries et d'offenser les personnes qui ne souhaite que ton salut.

Oups, c'était sorti tout seul, mais Hazel ne le regrettait pas une seule seconde, pour preuve, elle fixait durement la jeune femme, la défiant seulement de répliquer un mot pour lui retirer n'importe quoi et la plongée dans une misère noire ou elle aurait de quoi s'énerver contre le monde. Alors allez y, venez ennuyer notre chère vice. Il y a des limites à la patience vous savez.
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Vilain neveu que voilà, votre frère l’a mal éduqué mon cher. Je vous le concède, il est bien trop emporté et ne sait guère se comporter correctement en société. Qu’à cela ne tienne, notre remontrance devrait lui inculquer quelque bon sens. J’ose l’espérer mon ami car il n’est point facile de calmer ce jeune ahuri. « Allons gamin, calme-toi. Ce type n’a rien contre toi. » Mais, ne serait-ce point la voix de votre grand frère ami chapelier. Assurément, Abbel a daigné se présenter à nous en ce merveilleux jour de festivité. Attendez, il n’est point encore noël. Oh, certes, suis-je bête, je n’avais pas fait attention à ce détail. Chose réparée désormais. Grâce à vous, merci bien bon ami. Tout le plaisir fut pour moi. « N’imagine pas qu’il ne t’aime pas. Vous ne vous connaissez même pas, je parie. » Votre frère n’est pas très futé. N’allez point lui dire, vous risqueriez de l’énerver. Peut-être mais cela ne change rien au fait qu’il soit un imbécile né. Pourquoi donc ?!? Osez dire à ce gamin apeuré que nous ne le connaissons point est la preuve d’une idiotie sans noms. Oh ! Je vois, effectivement, dis comme cela. Le duo de fous se tourna en direction de leur grand frère avant de prendre la parole d’une voix implacable qu’on ne lui connaissait guère.

« Pardon, désolé de te contredire mais nous nous connaissons. Hélas. Il est bien dommage que cette chose existe, par ailleurs, elle cause plus de soucis qu’autre chose si tu veux mon avis. J’admets que nous sommes tous un peu sur les nerfs mais il est hors de question que je me calme vis-à-vis de cette chose répugnante et ignorante. Même devant ma sœur. Pardon ma sœur, mais je ne peux guère lui faire l’honneur d’être empli de clémence à son égard quand on sait que ce mioche me pourrit l’existence d’un simple regard. »

Abbel sera furieux mon cher. Qu’à cela ne tienne, je refuse de faire des efforts pour ce gamin détestable. Il est hors de question de l’inviter à l’une de nos soirées Tea Time. Quand bien même nous apporterait-il la tête de la reine sur un plateau tout d’argent brodé, je refuse catégoriquement de le laisser entrer dans notre jardin secret. J’avoue qu’il n’est pas très futé. Bien évidemment qu’il ne l’est point ! Il est détestable et il n’est guère acceptable de le laisser faire ami-ami avec notre grand frère chéri. Abbel a perdu la tête. Dieu, aurait-il été pris pour la reine de cœur ? Fufufufufu, imaginez-vous votre grand frère en robe à froufrous ? Fufufufufufu, l’image est fort plaisante mon ami. Tout occupé à rire de l’apparence ridicule d’un Abbel Roberts en reine de cœur, Nathaniel se mit à rire devant son auditoire, ne souciant guère qu’on le prenne pour un fou. Après tout, il l’était voilà tout. Il avait oublié pour un temps l’attaque portée à l’encontre de son Alice adoré tout comme il avait oublié son sermon à l’égard de son neveu adoré. Voir Abbel se pavaner en robe rouge avec des cœurs partout était tellement jubilant que plus rien ne comptait actuellement. Toutefois, la voix froide et sans pitié de sa plus jeune sœur le ramena à la réalité. Fufufufufufu, votre sœur est d’une perfidie parfaite.

« Sinon, il est bien beau de mentionner l’abstinence de tout propos hautement détestable à l’encontre d’un mioche récalcitrant à admettre sa stupidité étonnante quand on voit que la bonne sœur, elle-même, fait preuve de rancœur. Je refuse de rester sans rien faire, sagement, et d’attendre que d’autres jouent alors que je ne devrai point être méchant. Je veux m’amuser et tant pis si cela ne plaît pas à la gamine qui vient de gueuler des propos digne d’un dodo mal léché. Tu ne pourras que nous marcher sur les pieds puisque tu es incapable de voler. Sale bête, déjà que tu es moche, voilà qu’en plus de cela tu nous attaques alors que tu es une incapable. Va creuser ta tombe en silence, accueillant tout un peuple sur tes terres au lieu de nous faire des misères. Oh, fufufufufufu. Quel joli jeu de mot ma sœur, n’est-ce pas ? »

Caïn et Abbel se disputaient le terrain et Nathaniel était emprunt tantôt de la perfidie de l’un, tantôt du calme de l’autre. A force de jouer avec leur propre frère, il allait le rendre fou, plus qu’il ne l’était déjà. Il allait le détruire à petit feu et ça, personne ne s’en rendrait compte jusqu’à ce que le duo n’explose. Le lièvre ne se sentit guère à son aise durant le monologue de son confrère. Jamais, ô grand jamais, il n’avait vu le chapelier se mettre en colère. C’était lui l’emporté, lui qui s’énervait, lui encore qui fonçait tête baissée. Mais certainement pas le chapelier ! Que se passerait-il si son ami venait à lui voler la vedette ? Devrait-il, à son tour, endosser le rôle gentil de son ami ? Brrr, quel drôle d’idée. Assurément non ! Ils deviendraient juste ignobles tous les deux, voilà tout. La folie ne serait plus ce qu’elle était, elle ne serait plus une farce qui tantôt vous faisait soupirer et tantôt vous exaspérait. Non, la folie deviendrait malsaine, hautaine et diabolique. Elle perdrait de son humanité, perdrait de sa douceur pour ne garder qu’une folie digne des plus grands psychopathes. Oui, ils devenaient lentement mais sûrement cela et tout ça parce que Caïn avait voulu jouer là où il ne faut pas. Mais tant pis, les neuf devraient assumer les conséquences de leur acte. Le lièvre appréciait cette nouvelle facette que lui présentait le chapelier et il ne comptait assurément pas le stopper dans sa descente aux enfers.
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Dernière édition par Ryann Stalker le Sam 13 Aoû - 10:02, édité 1 fois

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Spoiler:
 

Qu'est-ce qu'un pétage de câble? Et bien pour tout vous dire, cela n'existe pas, puisque le mot « pétage » n'existe pas, dictionnairement parlant. - C'est comme « dictionnairement », mais nous nous égarons... - Pourtant, bien que l'existence de cette expression soit le cauchemar de tout adorateur de la langue de Molière un peu trop zélé, le « pétage de câble », ou « de plomb » - bien que les deux matières n'aient strictement rien en commun, mais nous nous égarons- , est la parfaite citation pour exprimer ce qui se déroule actuellement dans la petite salle de jeux de l'hôtel Dusk.

Oui, bon, les tables de jeux ne volent pas et personne ne mord ou arrache les cheveux de son voisin, mais c'est tout com... MAIS?! Bon... D'accord... Rectification, un plateau d'échec vient d'être lancé à l'instant dans un bruit fracassant... Mesdames et messieurs, nous venons d'assister à un pétage de câble de monsieur Stalker. Et pour mieux comprendre, comment il en est arrivé à commettre ce geste aussi absurde que violent – les deux peuvent même être mis ensemble, mais nous nous égarons – Focalisons notre attention deux petites secondes sur le jeune homme, même si ça ne nous réjouit guère.

Debout face à Ruthel – en même temps il n'a pas eu le temps de s'asseoir, mais nous nous égarons – Ryann fulminait au sens littéral du terme. Oui, une greluche était venue interrompre son moment punchingball! Oui, une foule s'était amassée pour hurler ou réclamer le calme. Oui, Blue Davis avait osé lui parler, proposer de le violer et... Et bien c'est là que Ryann a cessé de penser logiquement – enfin de façon plus illogique qu'il ne l'est. Mais nous nous égarons.


*Pardon? Qu'est-ce qu'elle vient de me dire cette tarée? Qu'est-ce qu'elle me veut à la fin?! Il n'y donc personne qui à la décence de me laisser seul avec ce déchet informe de « Çà », nooon, évidemment. Il faut bien qu'on vienne me mettre des bâtons dans les roues. Oh oui, harcelons le petit Ryann, après tout, c'est qu'un gosse! JE VAIS LES TUER, EUX ET LEURS PLANS FOIREUX! Non seulement, on me vole MA proie, mais en plus on m'envoie l'artillerie lourde avec Blue?! Non, mais ils vont tous vite comprendre que le temps où on se paie ma tête est fini! Contiens-toi Ryann, la vengeance est un plat qui se mange froid et je compte bien réduire en charpie quiconque se mettra en travers de mon chemin..*

Les poings serrés, l'adolescent avait tenté tant bien que mal de se contenir. Fusillant du regard les occupants qui rentraient au compte-goutte, un sourire malsain se tordait au fur et à mesure sur son visage. Lui, avoir honte? Et puis qui était cette « Alice »? Quoique cela Ryann n'en avait plus rien à faire. Il avait des comptes à régler avec un certain « Çà » et apparemment, le destin n'a pas envie de lui laisser cette chance.

*C'est ça, c'est ça, cause toujours le fou. On verra si tu rigoleras moins quand je t'aurai fait prendre conscience que ton monde n'est pas rose bonbon, pauvre type... Tu vas tomber de haut, vraiment. Bwahahahahah! Non... JE devrai rester calme. C'est pas bon pour mes nerfs et mon teint. Calme-toi, ces gens n'en valent pas la peine, puisque de toute façon, ils seront tués une fois que j'aurai atteint mon statut divin... Tu verras toi, « Çà », que je suis bien plus que tu ne veuilles me le faire croire...*

Calme dans les premières minutes, les répliques acerbes continuaient de fuser. Blue s'agitait en tout sens autour de lui, tandis que « Çà » restait planté à côté comme le manche à balai de placard qu'il est. Les uns prêchaient la bonne entente, les autres leur rabattaient le caquet. Les cris, les pleurs, tout partait à vau l'eau et cela irritait de plus en plus le jeune homme, ne pouvant plus penser en silence. Ouvrant lentement les yeux, Ryann regarda la table avoisinante et saisit le plateau de jeu, le faisant s'envoler à l'autre bout de la pièce. Sans prendre en compte les regards des occupants, le jeune Stalker se retourna en direction de Blue.

- Me violer? Fufu... Non, mais tu n'as pas bientôt fini tes gamineries, toi?


Sans prévenir, Ryann approcha son visage de celui de Blue et lui saisit les cheveux, les tirant avec force.

- C'EST QUOI TON PROBLÈME, HEIN!?

Le garçon était fou de rage. Il n'arrivait plus à calmer sa colère et les évènements qui se sont déroulés n'ont pas aidé. Secouant la tête de la jeune fille, il serrait tellement fort les cheveux de cette dernière, que quelques cheveux s'arrachaient, glissant tristement des doigts de l'adolescent.

- RYANN-CI, RYANN-CA! Tu es qui pour me donner des ordres?! Tu-me-pourris-la-vie, c'est pas assez clair pour toi?! Non, évidemment, tu es trop attardée et égocentrique pour t'en rendre compte! Tu me fais pitié, pauvre idiote.

Pour ponctuer sa phrase, il grimaça et desserra son étreinte. Il se recula et fit voler les cheveux de la fille à sa figure.

- Tu ne vois donc pas que j'en ai rien à faire de ton existence insignifiante. Fais-moi plaisir, toi et ton groupe, allez croupir dans un bourbier histoire de me faire rire.


Les mains dans les poches, penchant la tête sur le côté, il lança un sourire malsain à la jeune fille complètement décoiffée, ses cheveux barrant son visage.
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    Si j'avais espéré ignorer tout ce qui se passait dans mon dos, j'étais bien mal barrée. Une porte claqua et me fit sursauter par la même occasion. Je me fis violence pour ne pas me retourner même lorsque une nouvelle personne se mit à crier des horreurs à sa soeur. Je ne pouvais en revenche pas m'empêcher d'écouter ce qu'il avait à nous reprocher, nous les "dégénérés simiesques". Crétin! Il n'avait probablement pas vu sa tête, mais moi non plus, alors je ne vais pas me retourner, non monsieur! Mais c'est quoi ce bruit degoûtant? Allez, juste pour voir ce qui se passe, on dirait un film... Non! Je ne dois pas... Tant pis. Je me retournais quand je vis qu'un jeune homme aux cheveux noirs - plutôt séduisant - tennait au collet Ruthel. Ce dernier avec le visage maculé de salive et avait une allure pittoyable. Mais loin de m'apittoyer sur son sort de pauvre persécuté, j'esquissai un mouvement pour rejoindre le beau brun et écouter ce que Ruthel pourrait bien répondre à mes propres accusations. Allez, calme-toi Alexis, t'en as vu des pires... Tu vas te foutre dans une situation pas possible si tu te mèles à la bagarre.Et puis de toute manière, il l'a lâché là, il a du se calmer, contrairement à toi...

    Tiens, regarde : ya pire qui débarque. Une nana entra en trombe dans la pièce, je la connaissais de vue, mais j'ignorais son nom. Et pourtant, je n'avais déjà pas un bel à priori d'elle, elle que j'avais entendu hurler à en perdre la voix dans le hall de l'hôtel le jour de mon arrivée dans cet enclos à bêtes féroces... Et comme pour confirmer cette idée que j'avais d'elle, elle commença à déblatérer des idioties et à menacer le gamin que j'avais bousculé de manière pas très raffinée. Mais elle finit par se tourner vers moi et me regarder avec le même air de mépris que pour le mioche. Je sentis la moutarde me remonter au nez avant même qu'elle n'ait ouvert la bouche :


    - Même remarque pour toi, m’amzelle. Si tu n’aimes pas la violence, déguerpis. Reviens dans… Hum… Disons une petite demi-heure ? Bah quoi ? T’espères quand même pas que je vais me casser la tête à te chercher dans l’hôtel ? Si tu veux revenir, t’as qu’à le faire toute seule comme une grande, je ne te dirai pas quand on aura fini.

    - T'inquiète-pas pour moi ma biche, j'ai pas peur des chiens qui aboient. Par contre, t'as plutôt intérêt à pas me chercher, sinon c'est toi qui risques de ne pas aimer la violence.

    Comme pour appuyer ma menace, je passai mes jambes de l'autre côté du dossier du canapé, restant assise dessus, mais prête à bouger. Ce faisant, j'avais sorti de ma poche le cran d'arrêt qui ne me quittait jamais. Je n'avais pas l'intention de m'en servir ni d'en dégainer la lame, mais je jouais avec la sécurité avec un certain entraint. Mon pouce allait et venait pour l'enclencher et la relever mais il s'arrêta net quand je vit une bonne-femme entrer avec une coiffe de nonne. On a ça ici? Dans cet hôtel? Bordel, mais ça ne s'arrêtera donc jamais? Ya pas pire violence pour moi qu'un sermont de bonne soeur! Je suis certes Athée, mais il n'est pas dans mon habitude de dénigrer les personnes qui choisissent la voie de la croyance en des choses qui me dépassent. Mais là, faut pas non plus nous balancer des conneries du genre à un moment où on est tous sur le point d'égorger le premier venu. D'ailleurs, dans l'encadrement de la porte, une jeune asiatique exprima tout haut ce que chacun pensait plus ou moins :

    - Laisse moi rire, "Ma Soeur". Tu sais quoi, je ne me souvenais même plus que c'était Noël et cette idée me donne encore plus envie d'exploser. Je sais pas ce que tu viens faire là et je me dis que tu devrais retourner à ta Bible car s'ils veulent bugner Ruthel, c'est qu'ils doivent avoir leur raison. Alors casse toi et fais pas ch*er plus le monde qu'il ne se fait déjà !

    C'était plus violent que la "diplomatie" menue que j'aurais employée, mais je ne pus m'empêcher d'acquiesser à ses dires, d'autant que c'était vrai, visiblement on avait bien nos raisons de vouloir certaines choses de Ruthel. Et même du mec qui lui a craché au visage à ce qu'on dirait. Ryann, je présume. Vlà qu'une autre furie tente de faire la bagarre et dit des conneries. Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour atterrir ici? J'ai frustré quelqu'un ici pour qu'il veuille m'enfermer ici? Et quand l'hôtel sera plein et que d'autres personnes arriveront encore, on fera comment? Y en a bien qui devront partir non? J'ai pas vraiment de résonnement logique, mais j'espère... Je remarquai alors une blondinette qui ne se gêna pas pour bousculer la nonne et l'asiatique afin de se poster entre Ruthel et Ryann tout en fusillant le premier du regard. Elle voulait des comportements d'adultes, elle avait bien des espoirs alors. Et de faux espoirs, des illusions même! Un jeune garçon - d'où il sort celui-là aussi? - balança une reparque pertinnente à la nonne, mais je restai encore sur mon dossier de canapé, à jouer avec la sécurité de ma lame de poche. Je n'avais rien à voir dans leurs disputes, mais si quelqu'un me cherchait, il allait bien finir par en faire les frais. Et si ça tournait à la rixe (peut-être même générale, comme dans les tavernes!) il faudrait bien quelqu'un de neutre pour calmer le jeu.

    Je me préparais à entrainer Ruthel dans une autre pièce au cas où la violence revanait au galop, encouragée par la blondinette. Ce n'était pas pour le défendre, mais pour le préserver, afin qu'il puisse encore répondre de ses actes devant moi quand je voudrais lui parler, pas qu'il lui manque 3 dents et un oeil. Pourtant, je n'eus pas à mettre mon plan à execution puisque Nathaniel débarqua à cet instant et cloua le bec de tout le monde en nous sortant de son chapeau un discours qui lui seul était capable d'inventer : sans queueu ni tête ! Je ravisai alors ma perspective de préservation de victime en objectif de sauvetage de fou dans une horde de bêtes féroces. Je sentais que mon ami avait attisé la rage de certains, et surtout leur désespoir d'entendre toujours des inepties vides de sens. Celles de Nath furent bien vites complètées par l'attitude enfantine du gamin qui rompit le silence qui avait accueilli les paroles de mon ami fou. Le petit retourna bouder dans son coin et un homme entra dans la pièce. Encore... Et il allait nous sortir quoi celui-là? Hein?


    - Allons gamin, calme-toi. Ce type n’a rien contre toi. N’imagine pas qu’il ne t’aime pas. Vous ne vous connaissez même pas, je parie. On est juste tous un peu sur les nerfs, pas vrai ? Arrêtez de vous chamailler les gosses et essayez de régler vos comptes calmement. La violence devant une sœur, ce n’est pas la meilleure des choses à faire, n’est-ce pas ? Et puis, à l’approche de Noël, n’est-on pas censé être heureux ?

    La réplique de la jeune asiatique fusa nette et précise dans la face du vieux qui venait de nous sortir une nouvelle belle connerie. Je ne commenterais pas son discours niais à en vomir, ça serait une épreuve bien trop dur à supporter pour moi. Je commençai à me masser les tempes en prévision du mal de crâne qui commençait à poindre gentiemment. La confusion que régnait dans mon esprit ne s'améliorerait ni avec le vacarme quasi assourdissant, ni avec Nathaniel qui s'y remettait à discourir sur le pauvre petit Jamie mal-aimé et traitait l'asiatique à la répartie conglante de "dodo mal léché". J'avais les yeux clos et me concentrais pour empêcher la cocotte minute pleine que j'étais d'exploser lorsqu'un mince courrant d'air près de mon visage me fit ouvrir les yeux (et croyez moi, vous n'auriez pas voulu être la cible du regard de tueur fou que j'avais à ce moment...). Un bruit de grêle ponctué par un choc sourd et craquant m'indiqua que le plateau d'échec qui reposait l'instant d'avant paisiblement sur une table venait de m'éfleurer la joue. En l'espace d'un instant, ma vision vira au rouge. Ryann - que je ne trouvais étrangement plus craquant du tout - secouait déjà violemment la furie d'avant par les cheveux et lui renvoya la poignée colorée qu'il en garda au visage.

    - Tu ne vois donc pas que j'en ai rien à faire de ton existence insignifiante. Fais-moi plaisir, toi et ton groupe, allez croupir dans un bourbier histoire de me faire rire.

    Un sourire narquois collé au visage, c'était la touche finale à mon exaspération furieuse. Je me levai brutalement de mon jucheoire. Si brutalement d'ailleurs que je l'envoyai balader d'un splendide coup de postérieur (les gestes rageux de coups dans les coussins ne sont pas mon truc). Le meuble tomba lourdement sur la moquette qui peina à étouffer le bruit sourd de sa chute. Mais je n'y prêtais déjà plus attention car je m'étais levée d'un bond et avançais à grands pas vers le Ryann pour lui administrer ma plus belle droite. Je peux vous trouver des témoins qui témoigneront de la divinité de mes droites, il sert à quoi le sac de frappe accroché dans ma cave à votre avis? Profitant de son abrutissement par le choc, je le saisis au col et le poussai sans management contre un mur afin d'assurer ma prise. J'eus un instant de surprise : il ne semblait pas bien lourd d'apparence, mais j'étais étonnée d'avoir réussi mon coup comme ça, aussi facilement. Un rapide coup d'oeil en biais m'apprit que le canapé faisait grise mine et semblait désarticulé, gisant sur le sol. L'énergie de la rage? Mais je secouai intérieurement la tête pour me reprendre, mes réflexions n'avaient duré qu'une seconde. J'approchai mon visage très près de celui de Ryann, jusqu'à une distance presque malsaine et lui renvoyai l'image de son sourire méprisant et malsain.

    - Et toi, tu veux pas la fermer et me faire le plaisir d'avoir le bon sens d'éviter de tenter de me tuer la prochaine fois? Je n'apprécie que très peu ce genre d'attentats contre ma personne et je suis sûre que tu n'en apprécierais pas les représailles.

    J'appuyai mes propos en appuyant le dos de la lame de mon cran d'arrêt sortie entre temps sur sa joue. Seulement le dos.
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La petite princesse n'était pas sous son meilleur jour. Traînant des pieds, elle déambulait dans le couloir, perdue. Quelque chose tracassait sa petite bouille angélique, se reflétant dans l'océan de ses yeux. Elle qui avait toujours aimé trompé les autres, se délectant de leur propre douleur et de leur niaiserie, la voilà à son tour trompée. Mais de ceci, Eilychou n'en savait rien. >
Caïn l'avait déjà averti auparavant, mais Eileen n'y avait jamais prêtée une quelconque attention. Sa praline préférée était toujours là pour lui prouver le contraire. Pourtant, cette fois-ci, rien n'y personne n'était là pour la consoler. Et notre princesse blondinette ne pouvait que ruminer dans son coin, complètement désœuvrée. Le doute s'insinuait en elle, s'infiltrant sournoisement dans la moindre de ses pensées. Chacun de ses arguments positifs se trouvaient évincés par des négatifs. Il lui fallut se rendre rapidement à l'évidence. Caïn avait raison. Le fait qu'il eût surpris Nat' dans les bras d'un autre ne la dérangeait pas au fond. Seulement... depuis quelques jours elle le sentait s'éloigner progressivement d'elle. Puis n'oublions pas son amour de plus en plus prononcé pour Alice. A nouveau, sa bouche tremblota. Son Nat' ne s'occupait plus d'elle. Il ne la prenait plus dans ses bras, ne la lançait plus dans les airs, ne venait plus se réfugier dans ses couvertures. Il l'avait oubliée, trompée, manipulée et délaissée. Or ce ne sont pas des qualificatifs qui caractérisaient notre petite praline rose. Le cœur brisé, Eilychou n'avait pas d'autre choix que celui de la vengeance. Vice de la tromperie, comment pouvait-elle se laisser ainsi berner par son propre frère ? Par celui qu'elle considérait comme le centre même de son petit univers ?

Déjà... tout est la faute de ce foutu doudou blond. De quel droit un minable doudou osait-il lui voler le cœur de son plus grand doudou à elle ? Eily shoota dans une praline qu'elle venait de faire tomber. Ruthel. Premier nom sur sa liste rouge. Accompagné de Nat'. Elle ne ferait plus jamais confiance à quelqu'un. Y compris son traitre frère. D'un geste douloureux, elle s'octroya une petite tape sur la joue. Un vice ne pleurait pas. Elle ne pleurerait pas. Jamais Eily n'avait versé de réelles larmes pour quelqu'un et ce n'était pas prêt de changer.
Ses pas la conduisirent vers la salle de jeux. L'animation qui y régnait faisait le tour de l'hôtel. Les quelques curieux qui avaient eu l'audace de s'approcher s'étaient rapidement rétracté. Il lui sembla que l'un d'entre eux essaya de l'en empêcher, mais ses pensées étaient tellement assaillies par des pensées vengeresses qu'elle n'y prêta pas attention. Poussant la porte, la demoiselle et sa nouvelle Lietmotiv fit son irruption dans la pièce.
Un véritable chaos. Elle aperçoit sa soeur Hazel, au milieu de tous, clamant le nom de Père, essayant de calmer les ardeurs. Au milieu de tout ça, sa Xixis très énervée contre la demi-portion qui se prenait pour Dieu. La petite chinoise qui ne lui semblait pas inconnue avait sorti la tête de ses bouquins pour brailler à tout va, et la folle en rose se prenait la rouste de sa vie. Ruthel était à deux doigts de mourir d'ailleurs. Quant à Nat' lui-même... et bien... il n'avait même pas remarqué sa présence. Avant le simple échos de son pas le poussait vers elle. Il aurait vu son désespoir, l'aurait rassurée, l'aurait câlinée. Mais rien.
Aucune réaction. Il protégeait ce stupide doudou blond.
La réalité la frappa. Brutale.
Caïn avait raison. Nat' la bel et bien oublié. Il ne l'aimait plus.

Eily, petite princesse au cœur praliné, n'avait jamais pleuré pour une véritable raison. Elle avait brisé bien des cœurs, personne n'avait touché au sien. Jusqu'à aujourd'hui. D'abord paralysée par l'horreur de cette terrible réalité, Eileen ne fit rien. Puis, doucement, elle sentit les premières larmes couler. L'instant d'après, elle fondait en larmes. Hoquetant, le corps secoué de sanglots déchirants, Eileen pleurait des larmes qu'elle n'avait jamais montré avant. Mais plus rien n'avait d'importance. Nat' ne l'aimait plus, il avait brisé son cœur et méritait sa haine éternelle pour avoir réussi ce que personne n'avait encore jamais réalisé. Mais plus tard. Aujourd'hui, elle laissait la tristesse l'envahir et préférait ne pas s'occuper du lendemain. C'était elle qui se trouvait dans une position désespérée. De quel droit s'occupait-il de ce plouc plutôt que d'elle ?
Un bras cachant ses yeux, elle réussit pourtant à se frayer un chemin vers Jamie, le torturé de Nat', qui pleurait pitoyablement de son côté. Dans un incroyable esprit de solidarité et de bienveillance, Eily passa un bras autour de ses épaules et murmura quelques paroles, dont elle ne comprenait pas elle-même le sens, en sanglotant. A défaut d'être consolée, elle essayait de se réconforter par des paroles qui auraient du lui être adressés. Mais Nat' les faisait tout les deux souffrir. Demain ils se vengeraient peut être. Aujourd'hui était l'heure des sanglots et de l'épuration. Épurer leur deux êtres de cet affreux traite manipulateur et dépourvu de sentiments.
▌Date d'arrivée : 13/01/2011
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Mal. Douleur atroce, beaucoup trop insupportable pour mon petit corps et mes cheveux roses. Depuis quand je me prends des vents ? Depuis des éternités. Que dis-je, des décennies ! Mais j'ai toujours su passer outre. Mauvaise période, cela passerait, il finirait par se ranger à mon avis. C'était assez marrant de le voir s'enfuir en courant alors que j'approchais. Marrant et douloureux aussi. Mais pas autant qu'aujourd'hui.

Il n'avait jamais fait preuve d'autant de violence. Pas envers mes cheveux, ils ont l'habitude. Ni même cette magnifique droite à laquelle j'ai eu le droit. D'ordinaire j'aurais répliqué. J'aurais fait quelque chose. Mais là, je n'ai pu que subir sans rien dire. Aucune parole prononcée. Plus le courage, plus la force. Que diraient papa et papa s'ils me voyaient ? Dégonflée. Très certainement oui. Mais l'amour est le plus trompeur et vicieux des sentiments. Voyez comment il me rend ? Sans écouteurs sous la main je fais comment ? Je ne fais rien, rien de plus que ce que je fais déjà. Subir en silence.

C'est à peine si je la vois se lever et lui coller une beigne mémorable. Non, je ne le vois pas. J'ai du mal à le voir en tout cas. Du liquide s'écoule de mes yeux. Tiens ? Qu'est-ce donc ? Des larmes ? Par le hard rock tout puissant, je pleure ? Il semblerait que oui. Comme c'est étonnant.

Non... c'est déchirant. Je fonds en larme, déchirée par la douleur et le chagrin. Ainsi suis-je réduite à l'état de larve dégoulinante de morve et de larme, le portrait le moins digne d'une future rock star. Quelle mièvrerie mais en même temps quel humanisme. Rock, metal, par la musique tout entière, pardonnez-moi donc cet instant de banalité. Le chagrin est tel que je n'ai même plus la force de faire quoique ce soit d'autre que de me laisser choir minablement au sol. Jamais, au grand jamais, je n'ai connu non seulement une telle humiliation, mais également un tel chamboulement dans ma vie.


... and please don't cry ...
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Est-ce trop demandé que de me laisser rager tout seul dans mon coin ? Non seulement il faut que je sois inondé de la tête aux pieds mais en plus de cela, je me fais agresser par un gamin me traitant de dindon. Mais où va le monde bon sang ?!? Tu sais quoi le mioche, je ne t’ai pas sonné alors va voir ailleurs si j’y suis ! Ça me fera des vacances. J’en ai marre, marre, marre. Dieu, tu me détestes à ce point ? Oui je radote mais c’est la pure vérité ! J’en ai pour preuve l’arrivée de ce très cher et ô combien inestimable microbe de Stalker. Bon sang, s’il m’adresse la parole, je lui éclate sa petite tête contre le mur, ça va aller vite fait tu vas voir. Minute… Mais… Pourquoi est-ce que je me retrouve dans cette situation alors ?!? Dieu lui aurait donné des ailes pour qu’il aille aussi vite le salopiot ? Le voilà en train de m’agripper et non content de me menacer, le sale petit c*n me crache à la figure. Alors, là, espèce d’*nf**r*, j’vais te refaire le portrait ! Mes poings se serrent convulsivement et je m’apprêtais à riposter quand la petite photographe, psychopathe attardée et grincheuse de mauvais jours de son état, s’est aussi ramenée dans le tas. Super, merveilleux, allez-y, balancez-moi tous mes ennemis au visage, je ne dirai rien. Et puis quoi encore !! J’suis pas Jésus, d’accord, je ne ressens pas le besoin d’être balancé dans le désert pendant quarante foutus jours pour me prouver que je peux résister à la tentation, ok ? Je le sais très bien que je n’y résisterai pas et que je vais tabasser alors foutez-moi la paix avec vos défis foutues divinités qui ne peuvent pas piffer ma tronche. Je vous hais tous autant que vous êtes.

« Ah bah c’est pas trop tôt ! On a enfin décidé de te régler ton compte à toi ? Bravo, je t’applaudis l’ami et si tu veux de l’aide pour le massacrer, je suis partante ! On est jamais de trop pour se débarrasser de la vermine, pas vrai ?»

Attends un peu photographe de malheur. Quand j’aurai réglé son compte à l’autre mégalomane psychopathe, je vais te faire ta fête ! Tu rigoleras moins lorsque je t’éclaterai ta petite tête contre le sol. Tandis qu’elle poursuit son monologue de débile, je la regarde sidéré alors que mes propres pensées prennent soudain tout leur sens… Depuis quand suis-je devenu si… agressif ? Je ne me reconnais plus. Tout part en vrille ces derniers temps. Que ce soit mes engueulades avec Matth’ ou encore le besoin irrépressible de vouloir taper sur tout, j’ai changé. Je… suis… différent et le pire dans tout cela, c’est que cela ne m’attriste pas autant que je l’aurai imaginé. Je suis plus agressif, plus solitaire, j’abandonne progressivement ceux que j’aime et ça n’a pas l’air de m’affecter. Non, on dirait qu’au contraire, ça me donne davantage d’hargne, m’incitant à taper toujours plus fort. Perdu dans mes pensées, j’en oublie presque la raison première de mon introspection. Stalker. Tout est de sa faute. Si seulement je pouvais me défouler sur lui sans que cela ne me soit préjudiciable, ce serait tout simplement parfait. Un fin sourire sadique apparaît sur mes lèvres alors qu’une voix familière s’élève dans l’air. Willow. Ah, suis-je tant maudit pour que les personnes que je considère comme de confiance me trahissent elles aussi ? « S’ils veulent bugner Ruthel, c’est qu’ils doivent avoir leur raison ». Ces mots résonnent dans ma tête, comme un coup de couteau en plein cœur. Mais sa réaction n’est rien comparée à la trahison qui se déroule sous mes yeux. Margaret.

Ma chère Margaret, ma petite sœur de cœur. La voilà qui me sermonne, sans se soucier que je sois victime dans l’affaire. Pourquoi ? Pourquoi ne prend-elle pas ma défense ? Oh, je ne suis pas du genre prétentieux mais je pensais sincèrement que celle que je considère comme une sœur prendrait mon parti. Au lieu de cela, je vois la seule personne chère que je parvenais encore à comprendre me tourner le dos. Je perds alors pied avec la réalité, oubliant le cas de Stalker. Je n’ai plus le cœur à vouloir lui démolir sa petite gu*ul* de c*n. Je veux juste m’en aller, tous les oublier, me terrer sous les draps et pleurer tout mon saoul sans qu’on ne vienne me déranger. Pourquoi a-t-il fallu que je t’écoute maman ? Pourquoi suis-je venu ici ? Pourquoi tes dernières pensées furent-elles pour un homme qui t’avait abandonné ? Pourquoi… Toutes ces questions tournent sans cesse dans ma tête et j’entends à peine une nouvelle voix familière. Ce n’est qu’en voyant Nathaniel apparaître dans mon champ de vision que je reprends pied avec la réalité. Il sermonne le mioche, il me défend. Ah, quelle ironie que d’être défendu par ce fou qui ne cesse de me draguer à chaque instant. Ce type est effrayant, il me donne envie de déguerpir lorsque je l’aperçois et pourtant… Il me défend. Si la situation n’était pas si étrange, j’en rirai presque aux éclats. Presque. « Toi, oui, toi ! Vilain garnement va ! Tu n’as pas honte de faire souffrir mon Alice de la sorte ? Je vais m’en plaindre auprès de ton père, sois en sûr ! » Il reste égal à lui-même, fou dans toute sa splendeur, mais n’est-ce pas l’intention qui compte. Je suis après tout enfin relâché, je peux à nouveau respirer et… pourtant, j’aurai bien envie de quitter les lieux sans demander mon reste, oubliant la politesse qui exigerait que je le remercie pour son geste.

Tout se bouscule dans ma tête, les voix s’entrechoquent avec une violence inouïe. Ce foutu gosse qui m’a incendié à son arrivée se met à pleurer et j’ai envie de lui foutre une raclée dont il se souviendra pour le restant de ses jours. C’est alors que Willow reprend la parole. La douce et gentille Willow, d’agréable compagnie, se montre sous un jour nouveau. Qu’est-ce qui se passe ici pour que tous soient aussi violents ? Je ne comprends plus rien. Je suis simplement perdu et en même temps, j’ai autant envie de m’énerver, de prendre part à cette guerre qui se déroule sous nos yeux, histoire de soulager mes nerfs. « Vivement que tu perdes définitivement ta langue ». Même la nonne se met à devenir désagréable. Après, ce sera quoi ? Où va ce monde ? J’aimerai bien gueuler, tous leur foutre une br*nl** afin qu’ils se taisent et disparaissent six pieds sous terre. Je veux du silence, du calme, être en paix. Mais c’est alors que j’entends Nathaniel reprendre la parole. Rien d’exceptionnel à ce fait vous me direz, si ce n’est que je ne lui connais pas ce ton. Depuis quand cet homme d’ordinaire si joyeux et barge parle aussi froidement ? Je ne peux m’empêcher de le regarder sidéré, atterré par la violence présente dans ce ton si froid, si glacial. « Va creuser ta tombe en silence, accueillant tout un peuple sur tes terres au lieu de nous faire des misères ». Minute, est-ce vraiment… Nathaniel ? Est-ce vraiment ce type décalé, souriant et gentil que je côtoie d’ordinaire ? M*rd*… Je viens pas de penser qu’il était… gent…il, si ? Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Mais… Mais… Mais… Mais, bon sang, pourquoi j’ai envie de le calmer et de le serrer dans mes bras, hein ? Pourquoiiiiiii ? Pourquoi mes bras l’enserrent-ils ? Bon sang, je ne suis plus maître de mon propre corps ! Enfer et damnation, c’est la pire des malédictions que j’ai subi dans ma courte vie !


    ♣ Ruthel : Chuuut. Calme-toi Nathaniel. Ce n’est pas dans tes habitudes d’être colérique, pas vrai ? Alice ne sera pas contente de voir son chapelier s’énerver ainsi. Alors, s’il-te-plaît, arrête… Pour moi… Ça n’en vaut pas la peine, n’est-ce pas ? On va quitter les lieux gentiment et on va aller boire un bon thé, tu veux bien ?

Quoiiiii ?!? Mais, mais, non, non et non !!! Je ne viens pas de lui murmurer ça au creux de l’oreille, si ? B*rd*l mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Tout occupé à me maudire pour ce revirement de situation des plus… soudains, je ne perçois même pas la dispute de couple qui s’opère sous mes yeux. Enfin, derrière mon dos plus exactement. Je ne vois pas non plus cette pauvre Blue se faire rembarrer violemment. Si je le voyais, j’éprouverai sans contestes l’envie de massacrer Stalker et de lui faire ravaler sa verve jusqu’à ce qu’il s’étouffe avec sa salive. Non, au lieu de cela, je semble oublieux du reste du monde… Je ne prends même pas conscience du massacre dans les règles de ce cher microbe de mon cœur. Comme c’est dommage, si je ne leur faisais pas dos, je verrai Alexis régler son compte au gosse détestable. Non, au lieu de cela, je les entends s’engueuler, j’entends pleurer et malgré tout, je n’ai pas l’air désireux de m’en soucier. Bon sang, pourquoi est-ce que je ne me préoccupe « que » de Nathaniel d’abord ? Je ne sais pas, c’est comme si une force extérieure me forçait à me préoccuper de son sort. Enfin, soit, je ne veux pas trop y réfléchir. Je l’empêche de s’attirer des ennuis juste parce qu’il vient de le faire pour moi auparavant. Voilà, je règle mes dettes, ni plus, ni moins. Erm… Oui, je vais parvenir à m’en convaincre. J’en suis sûr… Si seulement je n’avais jamais écouté tes dernières volontés maman… Je ne serai pas coincé dans cet hôtel en train de réconforter un homme d’une manière des plus… erm… douteuses… Misère, que suis-je en train de devenir ?
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Le canard est un animal fantastique. Il sait tout faire. Nager, voler, marcher, rien ne peut le surpasser! Son regard empli de sagesse et de ruse, son plumage droit et brillant, un nasillement aussi doux que le tintement de grelots de rosée sur une toile d'araignée, oui, Jamie en était persuadé, le canard, il n'y a que ça de vrai. Alors pourquoi, sa chair jumelle, Matt, avait osé compromettre cet adorable bestiole? Si cela n'était pas arrivé, il aurait continué de vivre des jours heureux en compagnie de son ami de plumes et son ami de poils. Il n'aurait pas été dans cette salle pour se faire bousculer sans raison par une troupe de théâtre improvisée. Et quelle troupe! Si Nathaniel était absent, la prestation à Broadway leur était assurée. Quel scénario avant-gardiste!

Les schtroumpfs schtroumpfaient schtroumpfement dans la schtroumpferie quand le super grand Schtroumpf schtroumpfa à peu près ce discours schtroumpfant à Schtroumpf simplet, aka Blanche-Neige ou Schtroumpf blanc:


Allons gamin, calme-toi. Ce type n’a rien contre toi. N’imagine pas qu’il ne t’aime pas. Vous ne vous connaissez même pas, je parie. On est juste tous un peu sur les nerfs, pas vrai ?

Le petit Jamie leva les yeux vers la source de ces paroles pleines de bon sens et s'apprêtait à sourire à pleine dents. Ce n'était pas sans compter l'intervention magistralement époustipouflante d'une mangeuse de nouilles et d'un magicien encapuchonné qui brisait ce faible rayon d'espoir. Pire que le retour de la 36ème chambre, le maître shaolin O'Bryan envoya une droite verbale au vieux maître Yoda, envoyant au passage des paroles peu sympathiques pour le McCravatt ici présent, qui avait bien saisi le sous-entendu, aussi débile soit-il.

Se levant prestement, un plateau s'écrasa à proximité de lui, le faisant pousser un cri de surprise. Il fallait en plus que Dark Vador use de la force pour recoiffer Madonna et se faire remonter les bretelles par la dulcinée pas si tendre de Matt. Hébété, le petit Jamie lança un regard désespéré vers le maître jedi qui semblait avoir perdu le contrôle de la Force. Seule bouée de secours, monsieur Ruthel, mousse du Titanic qui est en train de couler.

Alors qu'il se dirigeait dans sa direction, il s'arrêta à hauteur du Grand Méchant Loup et lui roula un patin. Enfin, non techniquement, ce n'était pas ça, mais la traitrise commise était de la même ampleur dans le cœur fragile du petit Jamie, brebis abandonné au milieu de la meute. Serrant les poings pour cette hypnose odieuse faite à monsieur Ouate, Jamie décida de croiser le fer avec sa Malice. En preux Lancelot du Lac, tremblant dans son armure de coton bleue, il tint à peu près ce langage:


- Stop! Assez! Je veux bien que vous vous faites passé pour une oie, mais là, ça devient vicieux! Monsieur Ouate, lâchez cet homme! Vous ne devez pas subir plus longtemps ses brimades d'écolier gâteux. Nous ferons mur face à lui, alors ne désespérez pas à un moment pareil!

Le garçon tapait du pied, bien que l'envie de prendre les jambes à son cou se faisait largement sentir. Il tourna son regard à nouveau vers l'objet de ses cauchemars et poursuivit.

- Et vous, pourquoi diable voulez-vous me plumer tel un canard?! Vous et vos dodos du pays des Merveilles feriez mieux de me laisser tranquille désormais ou bien... Ou bien... Je ne répondrai plus de rien! Oui, vous n'êtes que le pachyderme de ces hôtes, mais votre montgolfière va bientôt céder car j'ai un fruit qui va m'aider à vous faire du tort. Pourquoi d'ailleurs me martyrisez-vous? Je ne suis qu'un simple garçon sorti tout droit de sa campagne. Je vous ai juste regardé et maintenant vous hantez toutes mes nuits. Ce n'est pas juste. Je ne veux plus jouer à votre jeu ou alors je nierai à jamais le Cluedo! Voilà, qu'avez-vous à dire à cela, ô Grand Méchant Loup? Humpf!

Achevant cette phrase avec la tête haute, il n'en restait pas moins une mâchoire tremblante et un long gémissement de regret suite à ce petit speech.
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Pourquoi avait-il décidé de mettre le bazar dans les plans de Cain, déjà ? Ah oui, parce que le laisser gagner était inconcevable. Le vice de la vieillesse soupira alors qu’il voyait ce spectacle affligeant se dérouler sous ses yeux. Bon sang, pourquoi les humains devaient-ils être aussi bruyants ?!? C’était à se taper la tête contre un mur tellement ils étaient pathétiques. Enfin, admettre que leurs jouets fussent un jour tout le contraire était limite plus effrayant qu’autre chose… Tandis qu’il fumait dans son coin, les gamins s’étaient pris le bec plus ou moins violemment et il avait finalement dû intervenir. Par Chaos, que cela pouvait être éprouvant. Il y avait intérêt à ce que cela change « un peu » la donne car il n’aimait pas bosser pour rien. C’était d’un ennui mortel et surtout, surtout !, il détestait devoir effectuer une chose si cette dernière était inutile. Travailler pour le plaisir, très peu pour lui, merci. Cela n’avait pris que quelques secondes pour pénétrer leurs esprits mais cette action l’avait éprouvé au-delà des mots. Le rouquin finit par s’adosser à nouveau contre le mur, observant ce qui allait suivre. Il ne fut pas déçu par le spectacle. Une petite asiatique se mit à leur gueuler dessus, l’énervant au plus haut point.

Il avait une tête à jouer au bridge, peut-être ? Espèce de sale gosse. Il allait la faire souffrir celle-là, pas aujourd’hui, mais plus tard. O oui, il allait la voir flétrir sous ses yeux et ce spectacle serait des plus délectables. Pour l’heure, il l’écoutait les insulter, lui et le reste de sa fratrie. Petite sotte, elle osait s’attaquer aux vices ? Elle allait souffrir davantage. Un sourire sadique apparut sur ses lèvres lorsqu’elle finit sa tirade. Oui, elle allait en ramasser pour son grade. Sourd ma petite ? Ma foi, il pouvait arranger cela. Vieillir son système auditif à tel point qu’elle devienne aussi sourde qu’un pot de chambre. Niark, l’idée était plaisante. C’est alors qu’Hazel avait répondu d’un ton acide. Sa petite miséreuse de sœur était très douée, tellement plus douée que le fou qui leur servait de frère. Oui, elle était parfaite. Certes, pas autant que lui, il était le premier, l’être suprême, mais tout de même. Père l’avait bien faite. Son sourire s’élargit tandis qu’elle accablait la jeune mortelle d’une verve des plus déplaisantes. Mais… Minute… N’essayait-elle pas de calmer le jeu auparavant ? Tellement fasciné par le ton sans réplique de sa jeune sœur, Abbel en avait presque oublié son désir de « calmer le jeu ».

Pourquoi agissait-elle ainsi ? Pourquoi ce revirement de situation ? Cain aurait-il réussi à gagner le cœur d’Hazel dans le but de la rendre plus violente ? Peut-être… Cette explication paraissait la plus logique en cet instant. Toujours est-il que son plan – à lui – n’avait pas fonctionné, semble-t-il, sur les deux femmes. Ok, ça, ça avait vraiment le don de l’énerver. Bon sang, il détestait travailler pour rien, on venait de le dire, bon sang !! Mais ce comportement n’était rien comparé à celui qui allait venir. Sous le choc, Abbel en fit tomber sa cigarette au sol. Minute… Depuis quand Nathaniel, leur fou débile attrapeur de papillons et buveur de thé, était… agressif ? Froid ? Blessant ? Menaçant ? Ça ne lui ressemblait pas et ça, cette petite donnée inconnue, ça avait le don de l’énerver. Par Chaos tout puissant, la situation lui échappait. Il ne maîtrisait rien et il détestait voir les choses partir en vrille. Il devait tout contrôler, il était l’aîné, il était le chef, il dirigeait tout d’une main de maître ! Et surtout, surtout !, voir tout ce monde poursuivre ces crises de colère intempestives lui prouvait qu’il avait bossé pour rien. Merveilleux ! Splendide ! En plus de se taper une migraine carabinée, il se faisait agresser par son plus jeune frère et il venait de se fatiguer pour rien. Quelle journée pourrie !


    ♣ Abbel « J’ignore votre nom, monsieur. Mettons les choses au clair, je ne vous connais pas, vous de mêmes. Alors, on oublie le tutoiement, ok ? Ensuite, inutile de m’adresser la parole sur ce ton polaire. Je n’y suis pour rien si ce gosse vous tape sur les nerfs. Quant à vous jeune demoiselle, si vous osez encore une fois vous emportez de la sorte sur ma personne, je risquerai fort bien par mégarde de vous cramer votre petite tête à coup de cigarettes. Ce serait regrettable, un tel gâchis, n’est-ce pas ? Il va de soi que je parle de mon paquet de clopes… »

Ponctuant le tour par un sourire menaçant, Abbel jura intérieurement. Merveilleux, Cain arrivait à le manipuler à son tour. Hors de q.u.e.s.t.i.o.n !! Il ne gagnerait jamais sur sa personne ! Il était le maître incontesté des deux et ce foutu second n’était pas prêt de gagner du terrain sur lui. Abbel fit le vide intérieurement, se forçant à oublier ce qui l’entourait. Oublier ces humains braillards n’allait pas être facile mais il le fallait sinon il risquait de succomber au vice de la guerre. Rien que d’imaginer la tête victorieuse de l’autre débile lui refilait des boutons. Un rictus méprisant se forma sur son visage à mesure que les disputes se poursuivaient dans la pièce. Un jeu d’échecs valdingua à travers la pièce alors qu’un adolescent se faisait menacer par une adolescente du même âge. Si sa migraine n’avait pas pris une ampleur pareille, Abbel en aurait rigolé à gorge déployée. Un mâle se faisant maltraiter par ces êtres inférieurs que sont les femelles, quelle ironie. Vraiment, c’était r.i.s.i.b.l.e. Pourtant, il n’eut guère le temps de dire quoique ce soit, choqué de voir tantôt des crises de larmes, tantôt des séances de câlins. Par Chaos tout puissant, étaient-ils tous devenus… cinglés ?

Que les humains se laissent aller à ce genre d’émotions, soit, ils étaient presque inconcevables de les imaginer faire autrement mais… sa fratrie ? Eileen pleurait dans les bras du torturé de Nathaniel alors que ce dernier se faisait câliner par un… mâle… Ok… Là, c’en était trop pour son cerveau de vieux « pépère » réclamant le calme permanent. Bon sang, il allait leur éclater la tête, secouer sa fratrie comme des pruniers pour leur rappeler leur place et ébouillanter ces humains pour l’*mm*rd*r aussi royalement ! Enervé, il finit par taper du poing contre le mur, faisant craquer ses jointures. Le sang perlait à l’endroit où la peau avait reçu le choc mais il s’en moquait éperdument. Ce corps se soignerait rapidement. Ayant réussi à obtenir un semblant de calme, il sortit un couteau suisse de sa poche et l’ouvrit en le pointant tour à tour sur chaque personne présente dans les lieux. Il les menaçait, il allait les ramener pieds dans la réalité, et brutalement qui plus est ! Il y a des limites à ne pas dépasser et énerver le vice de la vieillesse quand il veut juste être en paix à roupiller devant un bon feu, ça en fait partie.


    ♣ Abbel « Vous continuez votre cirque et je vous coupe la carotide les uns après les autres, compris ? Il y en a marre, bon sang. Puisqu’apparemment la méthode douce ne semble pas porter ses fruits, il va bien falloir que je calme le jeu autrement. Puisque seule la violence semble avoir de l’impact dans vos petites cervelles de moineaux atrophiés, je suis dans l’obligation d’en arriver là. Soit vous poursuivez et je vous trucide, soit vous vous calmez et je vous épargne. On va gentiment stopper ce cirque et… discuter calmement d’un sujet plus… neutre… »

Il n’était pas réputé pour être le plus patient des neuf. Il venait de le prouver à la vue de tous. Si ces foutus humains continuaient leur petit numéro, il les tuerait sans hésiter. Pas forcément avec ce stupide couteau suisse, non, mais avec ses propres méthodes. Plus personnel, plus sadique aussi. Il espérait aussi que ce petit numéro remettrait le reste de sa fratrie présente pieds dans la réalité. A l’exception d’Hazel – et encore, cette idiote s’était laissée influencée par Cain – les autres n’avaient pas fait preuve d’un quelconque bon sens dans cet affaire. Abbel claqua la porte – unique sortie – violemment et planta avec hargne son couteau suisse dans cette dernière. Le message était clair, personne ne sort sans mon assentiment. Personne ne poursuit sa crise sans mon assentiment ou je vous éclate et vous coupe en morceaux afin de vous déguster au souper. Compris ? Le vieux rouquin sortit une clope qu’il alluma et il repartir finalement se coller à la porte, dans une attitude nonchalante, contradictoire de son attitude précédente. Il n’était pas réputé pour être le plus patient, certes, mais il avait toujours tenté depuis leur arrivée de calmer la situation autrement que par la violence. Là, Cain avait réussi à gagner un peu sur son âme et cette constatation ne lui plaisait pas du tout. D’où cette violence inouïe chez lui. Il était dans leur intérêt à tous qu’ils se calment sinon ça allait barder.

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A l'approche de Noël, on est pas sensé être heureux? {Intrigue}