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A l'approche de Noël, on est pas sensé être heureux? {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Abbel a tenté de calmer le jeu et il a lamentable échoué vu les résultats présents. A l’exception de deux-trois personnes dont le comportement est plus… que sortant de l’ordinaire, tous sont possédés par Cain et cela n’est pas pour plaire au plus vieux des vices présents dans la pièce. Non seulement les mortels restent influencés par ce foutu plus jeune frère mais certains membres de sa propre famille se laisse aussi influencé par le vice de la guerre. Et ça, c’est inadmissible ! Depuis quand Cain a-t-il l’avantage sur Abbel ? A bout de nerfs, Abbel finit par péter son câble, hurlant, frappant du poing et fermant l’unique sortie des lieux. Il ponctue le tout d’un petit sourire sournois, malsain, menaçant. Prisonniers du vice de la vieillesse, vous n’avez que deux choix qui s’offrent à vous. Vous calmer ou mourir. Abbel ne semble pas rigoler. Mais sincèrement, vous pensez que Cain va laisser le vieux foutre en l’air ses projets ? Même pas en rêves ! Voir tout ce petit monde s’entre-déchirer est d’un jouissif extraordinaire. Voir son frère aîné, clamant toujours haut et fort qu’il ne le contrôlera jamais, se faire manipuler telle la poupée qu’il est, c’est tout simplement parfait. Cain vous appelle, Abbel le fait de son côté. Qui votre cœur écoutera-t-il ? Qu’adviendra-il de vous si vous succombez à la tentation du mal ? Abbel vous épargnera-t-il ou mettra-t-il réellement ses plans à exécution ? Nulle ne serait le dire pour l’instant. Prenez garde jeunes amis, votre vie pourrait bien s’achever ici…


Concrètement, vous auriez pu vous en sortir tranquillement si Cain n’avait pas décidé de mettre, une fois de plus, son grain de sel dans l’affaire. Contrairement au précédent tour, vous n’aurez que deux choix devant vous – moule ou frite – (belge et j’assume !). L’un vous amènera à vous rebeller face à Cain, l’autre vous forcera à lui obéir. Dans le premier cas, vous vous sentirez porter par une vague de colère, désireux de remettre ce vieux machin à sa place, qu’importe le prix. Dans le second cas, vous serez juste doté d’un peu plus de jugeote, choisissant définitivement la vie au plaisir de vous énerver. Vous avez dix jours pour poster votre réponse. Envoyez par mp le mot choisi sur le compte « le conteur » et vous recevrez immédiatement l’action que vous devrez effectuer pour la suite des évènements. Je tiens à préciser que l’action indiquée ne pourra pas être changée. Désolé pour les personnes qui étaient inscrites à l’intrigue générale et qui n’ont pas pu poster aux tours précédents mais vous ne pouvez plus entrer désormais. Pas de panique, il y aura d’autres missions pour rattraper le tir Wink
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La salle de jeu si c'était bien ce que la pièce semblait être au départ, parce que dans l'environnement immédiat, les jeux de cartes entreposés dans une étagère, un service à thé dans un coin, tiens, Nath était venu ici avant que la soirée de Noël commence? Enfin là n'est pas la question n'est ce pas? Ce n'est pas que tout le monde commence sérieusement à se taper dessus mais presque, alors ma chère Hazel laissons les détails de côté si vous le voulez bien. Surtout qu'avoir répondu de manière si caractéristique à cette jeune chinoise lui avait fait du bien, elle se sentait un poil, tout petit poil de cochon d'inde a poil court aller mieux.

Alors que les pleurs retentissait de plus en plus fort, sur ce plan là Hazel est parfaitement d'accord avec son cher frère Abbel, les enfants sont horriblement insupportable. Exception faite de la très chère Eileen, et de la petite Shelley. Évidemment, un vice est toujours parfait dans son domaine. Mais là n'est pas la question. Donc, les pleurs qui retentissaient de plus en plus fort. Bien sûr les vices ont l'âme totalement coordonnée en fonction de leur incarnation. Je veux dire, qui imaginerais Hazel vivre dans un palace avec des centaines de domestiques. Ou bien Paige faire veux de chasteté, ou même Nathaniel écrire un raisonnement philosophique pour l'académie française? Personne voilà.

Nous disions donc que le bruit dans cette petite salle de jeu devenait insupportable, Caïn faisait vraiment tout pour l'énervée, d'abord il déclenche sa grande offensive, dont il lui parlait depuis des mois, qu'elle avait même aider a mettre en place avec quelques petites idées bien placée SANS lui en parler. Mais en plus il faisait en sorte que tous soient parqués dans cet endroit minuscule. D'accord il aime le contraste entre le jeu et la guerre qu'il provoque mais même. Hazel avait le crane qui commençait sérieusement à lui donner une alerte rouge faite de néons étincelant de canard hurlant...canard? Qu'est ce que viens faire un canard la dedans? Hm.. là n'est pas la question. Des néons, des sirènes hurlantes et autres signes agaçant.

Et tout à cet agacement elle écouta Nathaniel prendre la parole, l'habitude de ne pas entendre grand chose de censé de sa part et donc de l'écouter d'une demi oreille, vous voyez. Et bien sur le coup elle l'écouta totalement. Les yeux inexpressifs en apparence qui dissimulait un étonnement proche de la crise de panique face à l'inconnu. Bon d'accord. Nathaniel qui hausse le ton quand on touche à "son Alice" d'accord, qui s'amuse a faire du vent, tout à fait normal. Mais là, c'est de la vraie colère non? De la vraie, de la pure, de la neuve, de la rutilante, de l'étincelante colère. Seigneur tout puissant. Caïn à quoi tu joue bordel!!??

Hazel bien que digne descendante de Chaos, avait un sens de la famille, de sa famille, étrange au vu de la misère incarnée. En vérité, elle considérait tout les enfants de Chaos comme ses frères et soeurs, ce qui incluait donc James, l'enfant un peu trop sage, mais on peut lui pardonner. Aussi, elle préfère que ses frères et soeurs aient de bonnes relations entre eux, bon il est de mise qu'on ne peut réconcilié Abbel et Cain, et que faire accepté James par tous serait de l'utopie. Mais au moins une stabilité normale et appréciable. Mais non, Caïn en était au point ou il jouait avec eux. Et ça elle n'appréciait pas du tout. Surtout si c'est pour voir le si gentil Nathaniel se mettre a invectivé Abbel de la sorte. A coup sûr Abbel se vengerait plus tard. Il lui faudrait être là, et tout ça a cause de se tricheur de Caïn!!

Elle remarqua également la petite bagarre qui se déclenchait, entre le petit Stalker qui s'en prenait à la fille en rose et une seconde demoiselle inconnue qui venait limite lui arracher les entrailles par des mots coupants à cause d'un simple plateau d'échec dont une pièce se trouvait actuellement devant ses pieds. La pièce? Un pion. Un pion noir tout a fait. Et rien que ça l'énervait encore plus, elle savait pertinemment qu'elle devait garder son calme, mais Caïn connait trop ses faiblesses et n'hésitait pas a les utilisées apparemment, le tricheur, le lâche, le scélérat, une fois fini il allait en prendre pour son grade celui là!!

Eileen, sa chère petite Eileen, la gentille petite aux pralines qui passait en pleurant et se jetait dans les bras de l'autre chouineur agaçant lui fit lever un sourcil. Et puis il est vrai qu'Eileen qui pleurs c'est assez étrange, après tout, elle est la tromperie, pourquoi pleurer? Elle est presque aussi sadique qu'Hazel quand il le faut. Tout ça n'a plus aucun sens, des pions, ils étaient tous des pions au service de Caïn, forte de cette constatation elle donna un coup a la pièce d'échec qui vola plus loin, elle refusait d'être un pion. Elle refusait aussi que ses frères lui donne des ordres. Elle est la misère, la première fille de Chaos. Elle n'a d'ordre à recevoir que du Chaos lui même. Mais pas de ses frères et soeurs, et encore moins de ses pathétiques humains qui se mettent à pleurer dés qu'on leur enlève quoi que ce soit de leur confort quotidien.

Le regard déjà dur et froid, elle irradiait la colère tout autant que le désir ardent de faire taire tout le monde dans la pièce et les voir gémir de douleur face a la perte de tout ce qui leur est cher. Pourtant, une chose la détourna quelques seconde de cela. Tout d'abord le blond surnommé "Alice" qui vint faire un câlin à Nathaniel. Totalement prise au dépourvu elle ne pouvait s'empêcher de regarder la scène qui pourrait être attendrissante c'est vrai, et qui pourtant ne la laissait que choquée.


*Les fixer comme ça fait un peu penser à de la scopophilie non? Du voyeurisme...*

Elle secoua la tête, c'était quoi ces pensées là hein? Rien à voir avec la situation, enfin ça lui faisait un léger trou ou elle pensait à autre chose tandis que le petit Jamie commençait un discours proche du QI d'une pâquerette fanée pour expliquer qu'il était énervé? Ahaha, la blague, c'est ça être énervé chez lui? Dans une autre situation Hazel aurait ricaner de manière particulièrement acide, mais malheureusement, nous ne sommes pas dans une autre situation et elle se contenta de le fixer comme on fixerais...un lapin mort sur une route.

Et puis Abbel pris la parole, il commença pas réprimander Nathaniel. Pardon? Mais Nathaniel est déjà dans un état lamentable pourquoi diable le réprimander encore? Hein? On peut lui expliquer. Parce que étrangement les voir s'engueuler comme ça, brisa quelque chose en plus dans son cœur au moment présent. Et ce n'est pas des larmes qui voulurent sortir en premier, elle empoigna fermement sa bible qu'elle avait bien sûr toujours avec elle. Elle tentait aussi de récité quelques verset pour ne pas se laisser aller à cette violence inouie envers Abbel qui commençait à poindre.

Après tout, elle ne supportait déjà pas que lui et Nath s'engueule, ce n'était pas pour le menacer en plus non? Bon alors calmons nous et tous ira bien. Il faut aimer son prochain non? La colère est un vice, non sans blague, mais il ne faut pas s'y laisser aller, c'est mal. Vous irez en enfer, tiens, vous irez en enfer, ça l'a fit presque sourire sur le moment, elle y était née en quelque sorte, alors elle y retournerait peut importe ce qu'elle ferait. Elle entendit un grand bruit, et tourna la tête vers Abbel, qui venait de frapper dans un mur. Bin voyons et il payerait la réparation comment hein?

Il sorti ensuite un couteau pour le pointer sur tout le monde. Attendez, Abbel venait de pointer son couteau suisse sur elle? Il venait de la menacer là? Abbel, le premier, le réfléchi, venait de provoquer notre chère miséreuse. C'est bien ce que tout le monde viens de voir là non?


Vous continuez votre cirque et je vous coupe la carotide les uns après les autres, compris ? Il y en a marre, bon sang. Puisqu’apparemment la méthode douce ne semble pas porter ses fruits, il va bien falloir que je calme le jeu autrement. Puisque seule la violence semble avoir de l’impact dans vos petites cervelles de moineaux atrophiés, je suis dans l’obligation d’en arriver là. Soit vous poursuivez et je vous trucide, soit vous vous calmez et je vous épargne. On va gentiment stopper ce cirque et… discuter calmement d’un sujet plus… neutre…

Elle plissa les yeux. Cela a été dit plus haut, PERSONNE ne lui donnera d'ordre, surtout pas son frère. Elle est au même niveau qu'eux tous, elle n'est pas un pion et ne sera jamais un pion, elle fixa Abbel d'un air si noir qu'elle en oublia tout sûr les côtés. Elle allait lui prouver, répondre a sa provocation, Abbel l'avais provoquer, d'accord. Et une bible magnifiquement reliée et usager vola rapidement a travers la pièce dans une ligne rapide avec une courbe harmonieuse et dynamique, tout droit direction le visage de l'ancien.

Sauf votre respect monsieur. On ne menace pas ainsi les gens, surtout pas les personne au service du Seigneur au risque de recevoir violemment ses paroles de réprimande. De plus, je ne suis pas un pion, et je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous. Il n'y a que NOTRE père qui le puisse.


Oh bien sûr elle faisait tout pour dissimuler la véritable chose qu'elle voulait dire soit "Tu n'a aucune ordre a me donner Abbel, et si tu me menace encore, tu vas créer une nouvelle guerre, alors réfléchi bien parce que je ne suis pas du tout d'humeur" Sauf que face aux autres clients elle ne pouvait se permettre de dire une telle chose, même si son attitude sera clairement critiqué, mais ce n'est actuellement absolument pas son problème.
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Son petit speech fini, Abbel s’était réinstallé contre la porte, les bras croisés, attendant de voir ce que ces foutus humains allaient encore lui concocter. Quelle idiotie digne de leurs cerveaux atrophiés allaient-ils lui sortir ? Le vieux banquier n’en avait pas idée mais vu leur aptitude à la stupidité, cela risquait d’être encore une fois totalement irritant. Il sortit son paquet de clopes et s’alluma une sèche tout en dévisageant de manière meurtrière les autres occupants des lieux. Toute cette histoire le fatiguait. Il rêvait d’un bon fauteuil et d’un bon feu de cheminée devant lequel se prélasser. Un petit verre de scotch et une clope au bec pour parfaire le tout. Oui, ça, ça aurait vraiment été le pied. Non, au lieu de cela, il devait calmer une bande de macaques énervés au plus haut point par son imbécile de frangin. Il allait vraiment lui faire sa fête à cet imbécile de Caïn quand il tomberait sur lui. Oh que ce serait jouissif de lui exploser sa petite tête contre le mur. Alors qu’il préparait des plans de guerre à l’encontre de son vicieux de frère, Abbel se ramassa une bible en pleine tête. Projectile reçu de cette chère miséreuse de sœur… Comment osait-elle lui balancer cet objet honni en pleine figure ? Ça n’allait pas passer ainsi… Abbel avait envie de lui rabattre le caquet mais cela ferait trop plaisir à leur idiot de frère s’il succombait à ses plans. Il devait se calmer et trouver une réponse « sage ». Il inspira une nouvelle bouffée de nicotine et l’exhala doucement avant de s’abaisser et de ramasser la bible.

    ♣ Abbel « Soit, j’admets que menacer ne se fait pas, ma sœur, mais je ne suis guère le seul à faire usage de la force ici, non ? Bien souvent, hélas, pour parvenir à ramener un peu de calme, il faut user de sa voix, crier un bon coup pour faire redescendre tout le monde sur terre. Ou user de la force physique, un peu comme cette jeune demoiselle là-bas. Vous voyez, celle qui menace d’un couteau l’autre adolescent ? Bien, alors, je ne pense pas sortir du lot en gueulant de la sorte. Si cela ne vous plaît pas, tant pis pour vous. Après tout, je pense que vous êtes mal placée pour me juger. Vous, sœur ayant fait vœu de chasteté, ayant décidé de devenir épouse du Christ et qui lancez cet objet que voilà. Les nonnes ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois… Votre époux spirituel doit bien se mortifier de vous voir hausser ainsi le ton et de rejeter ses principes d’amour et de tolérance avec tant de facilité. »

Le tout ponctué par un petit sourire sadique, Abbel était satisfait de sa tirade. Il se permit une pause cigarette avant de reporter son regard sur sa plus jeune sœur. Hazel pensait pouvoir l’intimider ou encore gagner sur lui ? Même pas en rêve ma belle. Je suis l’aîné, le maître et le resterait ! Respect aux aînés. De façon subtile, il lui avait rappelé sa place. En tant que vice, d’une part, mais aussi en tant que couverture, d’autre part. N’oublie pas ton rôle Hazel, tu es sensée être une femme de Dieu. Certes, nous ne pouvons comprendre cet idiot et ses sbires mais n’oublie pas que tu te dois de faire un minimum d’efforts pour paraître convaincante. Le vieux banquier termina sa cigarette et la jeta au sol, sans autre forme de procès. Il l’écrasa avec une force inégalée, tout en scrutant son public d’un regard malsain. « Vous finirez ainsi si vous continuez à m’*mm*rd*r, compris ? » Le message était clair, non ? Il espérait que son acte porterait plus ses fruits que le précédent car il était fatigué, énervé, et plus les autres poursuivraient leurs idioties et plus sa colère allait monter d’un cran. Et croyez-moi, un Abbel en colère, ce n’est pas bon du tout. Le vieux banquier finit par

    ♣ Abbel « Mais soit, que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre. Je ne lui ferai aucun mal… Quant aux autres… »

Un haussement d’épaules et un rire ironique plus tard, Abbel se ralluma une nouvelle clope et observa son petit public de brutes sans éducation. Ces mortels… Voilà qu’ils déteignaient sur sa belle et grande fratrie parfaite. Leur père avait peut-être raison, les côtoyer de trop près allait griller leurs neurones. Enfin, façon de parler. Ce n’est pas comme s’ils avaient des neurones mais soit… Quelle ironie, n’est-ce pas ? Les humains leur pourrissaient l’existence… Mais les neuf n’allaient pas se laisser faire. Oh que oui, ils avaient bien des idées pour les rendre fous, les voir se faire dévorer par les flammes de la colère, de la peur. Abbel se laissa divaguer vers des horizons plus sadiques, plus machiavéliques et oublia la scène qui se jouait sous ses yeux. Les humains ne l’intéressaient pas bien longtemps, ils se répétaient et le lassaient bien vite… Mais ses idées sadiques, elles, avaient le mérite d’être toujours novatrices. Il lui faudrait les mettre en application. Niark niark niark.
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She



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Le pleurnichard de tout à l'heure avait parlé de façon très .. bah comme l'autre blond avec son Alice, une sorte de variante mais tout aussi barge. Il semblait beaucoup aimé les animaux et semblait surtout assez niais et inoffensif malgré ses petits poings levés. De son côté, Willow avait finit sa réplique qui venait du plus profond de son coeur à l'intention du vieux roux et de la none. Les poings levés de l'autre ne faisait pas peur au grand roux. Mais il semblait avoir des habitudes, des manies d'adultes. Mais si, le style : on me vouvoue mwa ! De plus, on me parle sur un autre nom car je suis l'adulte. Arrrgggg. Willow se dit que réellement qu'il le faisait exprès et qu'il cherchait les coups !

Elle aurait pût se calmer (peut être) là ! Cela veut dire "Ne ma'adresse pas la parole et encore moins en me fusillant du regard, pire en me menaçant avec la chose que je déteste le plus : la cigarette !" Oui, la Chinoise inspira à fond, un rictus de haine se formant sur son visage, ses yeux sombres et bridés s'ouvrant tout en à s'assombrissant. OK. Il voulait jouer à ce jeu là ? Et bien, qu'il ne s'inquiète pas, elle allait se ramener et vite ! Mais la nonne répliqua à son tour d'une phrase glacée, telle un couteau planté en pleine poitrine que vous sentez bien passez, vous refroidir déjà... Mais ce n'était que l'impression, du moins pour le moment car accompagné de son regard vert qui pouvait devenir sombre et mauvais, on avait l'impression que malgré sa condition, elle pouvait bien vous embrocher au nom du Seigneur.

Ah ! Les religieux, je vous jure ! Dieu n'a entraîné que des guerres, des morts, des crises et sachez que à cause de ça que Willow ne croyait pas en lui. Elle ne l'aurait fait que si Dieu avait été clément au moins quelque fois, présent du moins. Mais ce n'était pas le cas. Cependant, elle était apathéiste certes, mais croyait au Destin ou n'importe qu'elle nom similaire. Et ce dernier peut être le plus mauvais du monde comme vous insuffler tout ce qu'il faut pour que votre journée soit excellente. Le Destin ne vous veut pas que du bien et c'est là qu'on sait que c'est possible quand tout n'est pas tout blanc (ni tout noir d'ailleurs).

Et là effectivement, elle sentait que le Destin agissait contre elle. Ou du moins en elle, lui portait la poisse et la colère que plus tard elle regretterait. Mais plus tard. Car là, elle avait envie de les prendre un par un et de faire une joie de les fracasser cranes contre cranes. Oui, on ne connaît pas beaucoup cette version là de Willow mais il faut dire que vu le peu de colère qu'elle a exprimé, au bout d'un moment, quand elle relâche, elle n'y va pas de main morte (ni même de pensées mortes tiens !).

Mais ici le manipulateur de nos vies pourries semblaient s'éclater sur tout le monde ! Après que Blue s'était adressée gaiement à Ryan en lui lançant une de ses phrases complètement décalées de la normalité mais auxquelles Willow s'étaient attachés, l'interlocuteur réagit de façon ... explosive. Mais bien quoi ! La Chinoise avait déjà vu de l'ignorance, de la révulsion et d'autres du même niveau mais pour un gosse, à présent sa voix portait ! Accompagné de tirages de cheveux roses et d'une gifle directe, ses paroles étaient telles des épines qu'un porc-épic vous aurait envoyé après s'être secoué en sortant de la marre (je sais, c'est très imagé) et ça faisait mal. Willow la sentait. La douleur. La souffrance de sa vieille amie et surtout la colère qui s'échappait du gamin lui faisait mal à elle aussi et elle ne se gêna donc pas pour s'intercaler d'un air décidé entre les la victime et son bourreau qui souriait de façon très mauvaise:


- Blue est mon amie et sache, mon cher, que l'on n'insulte pas ainsi mes amis, encore moins les gosses pourris gâtés dans ton genre !


Et elle ne fût pas la seule à le faire souffrir (et on pouvait comprendre). La jeunette qui était resté tranquillement dans son canapé et qui n'avait rien demandé à personne, avait il y a quelques secondes évité de justesse un plateau lancé par le rageux Ryan. La lycéenne se leva avec force, faisant tomber dans un claquement le canapé où elle était il y assise juste avant. Elle plaqua le gosse avec force contre un mur après une gifle mémorable (faut pas l'énerver je crois), le bloquant et restant près de lui. Le bourreau ne reste jamais bourreau très longtemps dit on, et les rôles s'inversent souvent. Une menace sortit de sa bouche où s'étirait un sourire mauvais, presque autant si ce n'est plus que Ryann qui devait être mal :


- Et toi, tu veux pas la fermer et me faire le plaisir d'avoir le bon sens d'éviter de tenter de me tuer la prochaine fois? Je n'apprécie que très peu ce genre d'attentats contre ma personne et je suis sûre que tu n'en apprécierais pas les représailles.


Willow hocha la tête pour acquiescer ses propos mais en apercevant une lame sur la joue du gosse, elle arrêta. Non, il ne fallait vraiment pas l'énerver... En détournant le regard, elle voyait à présent la petite blonde qu'elle avait déjà vu dans l'hôtel, pleurer. Elle ne savait pas ce qui la faisait réagir ainsi ni depuis combien de temps elle était là mais cette mioche lui fit mal. Était-ce à cause de leurs cris ? Les enfants sont tellement sensibles... Et ne sont pas les seuls d'ailleurs car derrière moi, Blue que Willow protégeait toujours émit un sanglot. Oui, en se retournant, elle vit ses pleurs glisser le long de ses fossettes. Où était donc passé ses sourires ? Sa bonne humeur ? Elle lui essuya les larmes de ses doigts fins et lui sourit avant de se détourner vers les bourreaux.

De nouveau, la Chinoise serra les dents. Elle n'aimait pas voir les gens souffrir, elle voulait les protéger au contraire, les relever, les épauler... Mais alors pourquoi ne l'avait elle pas fait pour Ruthel ? Qu'est ce qui lui prenait donc ?! Il fallait qu'elle se résonne, qu'elle ne fuie pas pour autant... Qu'elle reprenne son calme et sa raison, que sa colère stupide parte .... Que... Oui, mais voilà, le Destin venait de retoquer à la porte et comme une c*nne elle l'avait de nouveau laissé entrer... Et ce n'était pas pour une bonne après midi qu'il se ramenait celui-là !

Et cela recommença (comme c'est étonnant) à cause du vieux roux ! Arg ! Celui-là, faudrait l'enfermer. Il donna un grand coup de poing dans le mur qui le fit saigner. En plus d'avoir remplis le questionnaire pour savoir s'il était un vieux c*n, il avait aussi fait celui des sadomasochiste ! Il semblerait effectivement qu'il n'y ait pas que la jeunette qui soit armée ! Non, lui aussi aimait les armes blanche, vu avec plaisir et le calme avec lequel il ouvrait son couteau suisse. Et il les menaça, en les montrant chacun de la pointe de son couteau :


- Vous continuez votre cirque et je vous coupe la carotide les uns après les autres, compris ? Il y en a marre, bon sang. Puisqu’apparemment la méthode douce ne semble pas porter ses fruits, il va bien falloir que je calme le jeu autrement. Puisque seule la violence semble avoir de l’impact dans vos petites cervelles de moineaux atrophiés, je suis dans l’obligation d’en arriver là. Soit vous poursuivez et je vous trucide, soit vous vous calmez et je vous épargne. On va gentiment stopper ce cirque et… discuter calmement d’un sujet plus… neutre…


"Neutre" ? Il a dit "neutre" ?! Son équilibre mental n'était pas neutre en tous cas car il avait (comme beaucoup d'autres ici) un grain ! Il ferma la porte, bloquant leur seule chance de sortir (et survivre peut être aussi). Il débarrassa sa main de son couteau qui se planta tout naturellement dans la porte fermé et sortir une autre cigarette. Grrrr.... La première à réagir fût étrangement la none. Comme quoi, ils étaient peut être pas tous dans le même esprit. Et elle lança la seule arme qu'elle avait c'est à dire la Bible. Le poids de la religion alla viser en pleine face le fumeur ce qui fit apparaître un magnifique sourire sur le visage de la Chinoise. Vlan dans le dentier le vieux !

La Soeur répondit d'un même ton et cette fois-ci, l'utilisation de son Seigneur ne dérangea pas l'étudiante... "Prenez ce que vous voulez comme prétexte : explosons ensemble ce vieux gars qui s'est auto-proclamé garde sadique !". C'est vrai que recevoir un ordre c'est toujours difficile alors quand en plus, ce sont des gens qui sont vos égaux (on est tous clients ici, on est peinard, laissez nous !), qu'il n'ajoute pas aussi le ton de la menace ! Mais après avoir repris de sa drogue, il continua... peut être plus calme mais toujours aussi ferme. Il se sentait le plus fort, le maître et personne ne pouvait réagir. Mais pour Willow, ses phrases n'était que du baratin et elle se disait que si tous lui sautait dessus, il ne pourrait rien faire pour se défendre. Fallait juste qu'ils se bougent ....

Il jeta sa cigarette par terre (pauvre femme de ménage) et l'écrasa sauvagement comme pour la faire souffrir... Quand je parlais d'un sadique, je disais pas des blagues ! La Chinoise se mordit la lèvre pour se contrôler encore un peu alors que le Roux finissait sa tirade, suivit d'un rire ironique mais surtout mauvais :


- Mais soit, que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre. Je ne lui ferai aucun mal… Quant aux autres…


Pêcher ? Ce mot, Willow ne l'aimait pas trop ... C'était trop large, trop nuancé, trop indescriptible. Mais surtout, elle s'en foutait. Oui, car le Destin avait finit son petit récapitulatif et en sortant avait laisser la carte de la Colère. Et elle ne se fit pas prier pour la jouer d'un ton déterminé, légèrement froid, symbole de sa colère sourde :


- Pêcher ? Vous avez dit "pêcher" ! Désolé ma soeur mais ... Vous êtes tous des obnubilés du Seigneur ou quoi ?! Moi là seule chose que je veux ou du moins que je vous interdits de faire c'est de nous traiter ainsi. Comme des moins que rien, des bêtes, des poussières qu'il vous suffit de chasser de votre vue.... D'ailleurs faites donc ! Laissez nous sortir pauvre psychopathe que vous êtes ! Ne vous rendez vous pas compte de la bêtise que vous employez, vous laissant même vous contredire ?! Tss ... Vous ne valez pas mieux que nous alors n'osez même pas vous dresser sur vos grands chevaux... Vous n'êtes pas un loup, plus un chasseur. Mais ne vous inquiétez pas : vos balles s'épuiseront vite face à la meute de loups que nous sommes !
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Spoiler:
 

Oui, il l'avait blessée au plus profond de son cœur. Oui, il était de la pire espèce. Oh, il aurait pu culpabiliser en voyant le sourire de la jeune femme se transformer au point de ne plus être reconnaissable sous les larmes. Après tout, elle n'était pas en tort et n'avait pas été insupportable au point de mériter cela. Mais non, Ryann n'en avait cure. On lui avait mis des bâtons dans les roues. Tout ce qu'il demandait, c'est qu'on le laisse seul, se charger du cas de Ruthel White qui avait osé proférer les pires menaces envers sa soeur. Le destin en a voulu autrement et l'énervement avait atteint son paroxysme. Blue en victime, c'était si simple pour lui qu'il n'avait pas cherché plus loin. Il est plus aisé de détruire les proches quand on connait les mots qui les blesseront. Jeter son fiel sur la première personne sous la main pour se débarrasser de cette pression et le tour est joué. C'est un adolescent. Jeune et irréfléchi, sans aucune maturité et tact, il avait heurté l'une des seules personnes qui l'acceptait tel qu'il était. C'est si facile de s'en prendre à ceux qu'on aime malgré tout. Il aurait pu le regretter. Mais la folie des lieux en avait décidé autrement.

Alors qu'il scrutait avec satisfaction les larmes de la demoiselle, la cavalerie accourait s'interposant entre les eux. D'un autre côté, une jeune fille le bouscula et, collé au mur et couteau à l'appui, le menaça de mort. Sans sourciller, Ryann se contenta de hausser un sourcil avant de ricaner nerveusement. Saisissant avec force le poignet de la demoiselle, il éloignait la lame, tout en resserrant son étreinte. Elle pensait vraiment qu'il se laisserait faire de la sorte? Un sourire satisfait, il regarda en silence la jeune fille. Il se délectait du spectacle de ces agneaux irréfléchis qui attisaient davantage la rage qui le travaillait à l'instant. Lentement, il approcha son visage de l'oreille droite de l'intervenante et lui susurra avec calme ceci:


- Pfff. Et quoi? Tu penses vraiment t'en sortir indemne également? Si tu oses me toucher une seule seconde, femme, sache que tes jolies commissures de lèvres n'auront plus le même aspect dans dix secondes. Alors, tout doux et laisse tomber car je ne suis pas d'humeur à m'apitoyer comme une gonzesse.


Autour de lui d'autres évènements s'étaient déroulés, mais la petite rixe avait coupé Ryann de toute notion de temps et de lieu, trop préoccupé à se charger du cas de la brunette. Il serrait davantage sa prise au fur et à mesure qu'il ponctuait distinctement chaque mot. S'éloignant doucement, il contempla de sa hauteur la pauvre fille et, les yeux plissés, lui adressa un dernier sourire. C'est à cet instant que la porte se claqua violemment.

Un homme d'un certain âge s'était planté devant l'entrée, plantant un couteau dans la porte et réclamant le calme dans la pièce. Fronçant les sourcils, il regardait des pieds à la tête cet homme culotté. Non, seulement les gens se baladent librement avec des armes, mais en plus ils osent enfermer Ryann Stalker. Sombre erreur que voilà. Les fauves désormais en cage, les besoins sanguinaires n'allaient que s'intensifier. L'appel de la bête réclamait son lot. Toute cette pression accumulée nécessitait d'être évacué et la folie des lieux ne réclamait qu'un bain de sang. S'amusant de la bêtise du geste de l'homme, l'adolescent contemplait avec plaisir la rage qui se lisait dans les yeux de chacun. Oh que ces excès de violence était jouissif à voir. Il n'avait pas pu se défouler comme il le désirait sur l'objet premier de sa colère, mais le spectacle qui s'offrait sous ses yeux assouvissait ses pulsions agressives.

Premier acteur à intervenir, la nonne. Cette « adorable » nonne, la soi-disant confidente de Sacha, se révélait sous son vrai jour. Avec une agressivité inconnue, ce n'était pas les flammes du Seigneur qui se lisaient dans son regard, c'était tout l'inverse. D'un geste brusque mais bien visé, ses Saintes Écritures parcourrait la pièce pour atterrir au visage de celui qui avait commis la pire erreur de sa vie. Sortant un sermon religieux, la femme garda une attitude digne, adoptant à nouveau son visage de Sainte-Nitouche. Quelle supercherie grossière. Voilà que les envoyés du Père faisaient acte de violence. Triste Église.

Sans attendre son reste, l'homme invectiva la bonne sœur afin de la remettre sur ses rails. Mais c'était sans compter l'intervention soudaine de l'amie de Blue réduisant à néant le beau discours improvisé de l'homme.

Cependant, toutes ces belles paroles ne faisaient rien avancer, bien au contraire. Agacé par ces palabres, Ryann repoussa avec nonchalance la main de son attaquante et, comme hypnotisé et assoiffé de sang, avança avec une aisance inquiétante vers l'homme, écartant d'un revers de a main ceux qui étaient sur son passage. Arrivant à sa hauteur, il le lorgnait quelque seconde, le visage fermé. Sans crier garde, le poing du garçon heurta avec violence la mâchoire de l'homme, le faisant faillir légèrement sous le coup de la surprise. Ne lui laissant guère le temps de reprendre ses esprits, l'adolescent, pris de folie meurtrière, enchaînait les coups, riant aux éclats. Achevant sa tournée de coups, il agrippa des ses deux mains le visage de l'homme, enfonçant ses ongles dans sa peau et, les yeux révulsés et un sourire large et incontrôlable, lui proféra quelques menaces.


- T'as pas compris, papy? Tu veux vraiment terminer en charpie? Jamais, je dis bien jamais je n'ai autorisés quelqu'un à m'enfermer et ce n'est pas aujourd'hui que je vais laisser passer cela. Tu ne veux pas finir dans la tombe dès maintenant, non? Alors ouvre nous cette fichue porte avant que je ne démolisse ta pauvre face ridée sous mes pieds, fufufu.

Pris dans une folie le rendant méconnaissable, il lâcha un dernier rire, avant de lâcher l'homme et admirer son œuvre de sa hauteur.
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Mon ami chapelier, m’entendez-vous ? Qui… êtes… vous ? Voyons, très cher, c’est moi, votre ami lièvre pardi ! Qui ? Par le sceptre sacré de notre reine bien aimée, vous ne m’avez tout de même pas oublié ? Taiiiis… t.o.i ! Le ton était sans répliques et glaçant à tel point que le lièvre s’en alla, détalant comme un lapin (et Dieu que c’est honteux de faire comme ces gueux…). Nathaniel avait sombré dans une folie sanglante, meurtrière. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Son regard était glaçant et plus rien ne lui importait si ce n’était détruire tous ceux qu’il côtoyait. Foutus humains pathétiques… Il les écraserait de sa toute puissance. Ils entreraient dans un monde sans nom, un univers effrayant dont seul lui aurait la clef. Bwahahahahahahaha. Caïn pouvait être fier de lui, il avait rendu son frère violent, meurtrier, assassin… Lui qui clamait jour et nuit que Nathaniel était un incapable qu’on aurait pu jeter aux ordures… Mais le résultat n’avait-il point dépassé les attentes escomptées ? Caïn serait-il seulement garder le contrôle sur son frère ? Personne ne le savait mais le lièvre n’y croyait guère. Le chapelier était devenu fou, il était devenu menaçant et son ami d’autrefois avait fui de peur d’être contaminé par cette aura meurtrière. Le monde pouvait trembler désormais car de la folie à la démence malsaine… Il n’y a qu’un pas.

Le chapelier ne sentait plus le corps de sa douce Alice collé au sien, pas plus qu’il n’entendait ce qui se disait autour de lui. Son regard se faisait dément, ses pupilles écarquillées comme sous l’effet d’un narcotique surpuissant. Un sourire en coin, il ânonnait une malédiction à l’encontre de tous ces paysans. Souffrez mes agneaux, le loup est dans la bergerie et il compte bien vous dévorer avant midi. Bwahahahahahahaha. Son murmure se faisait de plus en plus rauque comme s’il invoquait ces mots du tréfonds de son âme, là où les démons et les suppôts de Satan dansaient en virevoltant pour annoncer la chute de l’humanité. Nathaniel repoussa brutalement sa jeune Alice avant de se retourner dans le but évident de la brutaliser. Seulement, ce regard bleu si pur le stoppa net dans son élan. Al…iii…ceee ? Oui, chapelier. Souviens-toi d’elle. Seule petite lumière dans ton monde sombre, seul espoir pour te faire sortir du noir. Non, oublie-la. Jamais. Tais-toi impie. Je refuse de la blesser. Alors oublie-la et révolte-toi contre les autres. Elle ne souffrira pas ? Si tu ne le fais point, non, elle ne souffrira pas. Bien, hâtons-nous d’anéantir les autres alors. Nathaniel se permit un faible sourire, teinté d’un regard fou et d’une lueur malsaine envers sa douce et belle princesse avant de se rapprocher d’Abbel.

Immonde déchet, il allait l’écraser. Il le ferait sombrer dans une folie sans nom. Jamais plus il n’oserait le traiter de cloporte incapable. Oh non, nous allons les anéantir et régner sur ce monde. Oui, mon ami, régnons en maîtres absolus sur ces pathétiques créatures humaines. Oui… Le lièvre avait été remplacé par une personnalité plus sombre, plus démoniaque. Même la reine rouge en aurait été apeurée. Un rire malsain résonnait dans sa tête tandis que sa fratrie se disputait devant ses yeux. Il n’en avait cure. Ils allaient tous mourir. Non, mon cher, la mort est bien trop douce. Oui, certes, ouvrons la porte à leurs peurs les plus basiques. Tous sombreront dans un monde qu’ils ne comprennent pas, qui les effraie. Commençons par ce jeune impertinent. Mon ne…veu ? Non, un sbire de Caïn. Mon… frè…re ? Non, le monstre qui te rejette, celui qui te renie et te dénature. Caïn… La… guer…re… !!! Oui, il n’est rien de plus qu’un vice à éliminer, un ennemi à terrasser. Impie, soit puni ! Mais exterminons ton rejeton auparavant. Oui, qu’il soit le premier à sombrer dans ce monde que nous venons de créer. Après que Ryann eut terminé de tabasser le vieux banquier dans les règles de l’art, Nathaniel l’agrippa par les cheveux et le tourna pour lui faire face. Hihihihi. Petit, petit, petit, viens par ici. Laisse-moi t’écraser et t’anéantir.


« Tss. Petit, petit, petit. Tu ne veux pas être enfermé ? Voyons, mon cher enfant, mais tu l’es déjà depuis tellement longtemps. Ici… »

Nathaniel pointa le cœur de l’adolescent de son index avant de passer à la tête tout en ponctuant son geste d’un rire dément. Un rire déshumanisé, sombre, sadique, sarcastique et malsain, tout ceci à la fois. Nathaniel se lécha les lèvres tout en retraçant les contours du visage de Ryann de son index. Caïn pouvait commencer à trembler car rien ne pourrait plus sauver la folie. Cette dernière venait d’entrer dans un monde qu’elle avait longtemps rejeté. On le traitait de fou ? On lui disait qu’il avait dû s’échapper d’un asile, à coup sûr ? Pauvres sots ! Voyez ce qu’un vrai fou psychopathe peut vous infliger. Tremblez désormais car vous ne reverrez plus jamais le monde tel qu’il est. Petit à petit, vous vous enfoncerez dans un monde qui vous engloutira tout entier.

« Tu t’es enfermé il y a bien longtemps dans ton cœur et j’aurai pu t’aider à en sortir mais… Pourquoi le faire ? Hihihihi. Te voir sombrer davantage sera plus plaisant que de te voir ressortir victorieux. Laisse-moi t’enfermer dans ta propre tête. Laisse-moi te montrer à quel point ton existence est pathétique. Tu penses avoir tout vu ? Mais crois-moi, tu es loin du compte, gamin. Hihihihi. Je vais t’offrir la clef vers des contrées que tu n’as jamais explorée, je vais te montrer le monstre qui réside en toi. Je vais le faire ressortir au grand jour, je vais le faire exploser afin qu’il t’engloutisse pour que tu disparaisses à jamais. A moins que je ne t’enferme dans ton propre monde ? Oui… Je pourrai te faire affronter tes propres démons. Renvoyez ce qui t’effraie dans ce monde… Le rendre réel là-dedans… »

Il tapota méchamment de l’index sur le crâne de l’adolescent et le lâcha violemment avant de faire percuter sa tête contre le sol. L’adulte se releva et posa son pied droit contre la joue du gamin. Il ne l’écrasait pas encore de trop, non, la vraie souffrance viendrait bien plus tard… Là, il allait juste lui faire comprendre où il venait d’entrer. Toujours de dos aux autres, Nathaniel détourna la tête pour leur faire face, se contorsionnant d’une manière totalement inhumaine. Son regard se faisait fou, malsain. Un sourire sadique était peint sur ses traits d’ordinaire si affables. Il allait les exterminer. Oui. Tous, les uns après les autres. Seule Alice resterait à ses côtés. Ils domineraient le monde et observeraient leurs poupées souffrir face à leurs démons. Il allait prendre plaisir à voir ce gamin hurler le pardon sous ses yeux. Il entama alors ce long processus. Il accentua les peurs du gamin. Du sang. Un corps sans vie… Sacha… Non… Si toi aussi tu l’abandonnes, qui restera-t-il pour l’aimer ? Une autre image se superposa à cette dernière. Un jeune blond, le sourire mesquin, tenait un couteau de cuisine dans ses mains. « Alors, Stalker, tu croyais que je te laisserai vivre ? Il ne peut y avoir qu’un seul être parfait ici, et c’est moi ! ». Nathaniel finit par relâcher sa prise et agrippa le gosse par les cheveux avant de le rejeter contre le mur.
▌Date d'arrivée : 31/03/2011
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Les barbes étaient tombées, les fondants rasés et les feuilles cuites! C'était un grand jour dans la vie des cravates et des boas! Jamie avait enfin franchi des montagnes et des escarpements rocheux – ce qui revient au même me direz vous – pour annoncer ses quatre vérités et demi à sa Némésis. Tel une lionne il avait fondu sur sa proie qui s'est trouvée être un cachalot paranoïaque et désabusé. Tremblant de peur face à un tel monstre, Jamie préféra fermer les yeux et attendre la remontrance qu'il méritait à moitié. Après tout, Nathaniel n'était pas un pachyderme mais un hippopotame en tutu jaune dansant au milieu d'autruches et de crocodiles anorexiques car ça rend la scène plus conceptuelle, il ne fallait pas confondre. Le simple regard vide et halluciné de la chenille bleue expliquait qu'il avait commis une erreur en faisant s'effondrer le château de cartes de l'oisillon.

Attendant une intervention quelconque pour le sauver, le grizzli roux du groupe entra en rut et viola la porte avec ses griffes, fou de rage. D'un langage assez rustre, il obtempéra pour la solution de crise: dégager le fenouil et manger le fromage. Ou était-ce la paix dans le monde? Peu importe, le concours de miss Monde s'improvisant sur place, les gazelles s'enchainaient dans un méli-mélo de prouesses acrobatiques et compliments dithyrambiques. Première dauphine, l'élégante et non moins goujonnière gnou femelle avait proféré en la grâce de saint Âne un psaume rhomboïdal. Lançant d'un revers adroitement arçonné son ajuste-livre à la truffe du grizzli qui grogna avec assurance et une pointe de tristesse, le gnou hennit dans sa cape avant de laisser la seconde dauphine faire son show.

Quelle grâce! Quelle volupté et quel rebondi! La luciole épirogénique s'élança tel un fox-terrier vers la brute épaisse qui martyrisait la douce et tendre sortie en bois de hêtre. Sous les augures de Diane et de Papadoupoulos, elle dictait sa loi infortune à un sourd à l'écoute. Ô comme ses paroles étaient incompréhensibles aux tympans du petit Jamie. Mais avec conviction il hochait la tête plusieurs fois car il se disait que se serait mieux qu'éternuer. Après avoir parfaitement maîtrisé la technique de l'autruche, un autre mouvement sortit Jamie de sa torpeur galvanisante.

Bousculé sans demi-mesure par un chacal au nez busqué, la bête vomissait ses griffes telles une pluie de sauterelles en plein désert afghan. Spectacular! Le grizzli s'effondra avec la mollesse d'une blague nulle et se laissa rouer sous les pattounes du catcheur hypnotisé par son besoin pressant de tequila et de Pignon. Pignon?! Oh bon sang, qu'allait-il advenir de lui sans ses graines de tournesol? Est-ce que les graines de discorde allait lui convenir? Ou faudra-t-il qu'il jette son dévolu sur Kunstkammergericht? Tant de panique dans une seule inquiétude pour un canard perdu en ce moment dans un panier à linge et déchirant en mille morceaux les vêtements de l'infortuné.

Le grizzli à terre et le chacal triomphant, ce dernier fut vite rattrapé par la loi de la jungle, attrapé violemment à la nuque par un koala hystérique et herbivore. Dans un hoquet de cris et de calembours douteux, le koala fit son one-man show avec la prestance d'une vache folle enragée car son lait ne sortait pas convenablement à son goût. S'alléchant du triste sort du canidé, il le laissa en pâture aux vautours de l'assemblée lépidoptère. Dans un mugissement de parade ultime, la bête avait accompli sa tâche vorace avec brio et sadisme. Pareil au kangourou des plaines, il ricana du rire si malsain de ses frères Ewoks et carpes.

S'en était plus qu'assez pour le petit Jamie. Il fallait prendre les jambes à son cou, et surtout les siennes. Alors qu'en temps normal il aurait laissé un troupeau de bœufs faire la macarena et l'écraser en deux temps trois mouvements, cette fois-ci, l'adolescent avait atteint l'Éveil. Ou du moins quelque chose qui lui permettait de reprendre ses esprits à moitié. La force du crabe l'habitait, la ruse de la belette était en action et n'oublions pas, last but not least, l'agilité du paresseux narcoleptique. Dans un désespoir atrocement aigu, les vocalises du petit Jamie prenait forme dans un langage qui ressemblait plus ou moins à cela:


- Yyyyyyyyyaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrggggggggggghhhhhhhhh!

Proche de Susan Boyle et pas loin d'imiter le cri de l'hyène, Jamie pleurait à chaudes larmes. Balançant ses bras dans les airs, aussi vivement qu'un papillon brûlé, le garçon s'était mis à courir dans la pièce en agitant et secouant les occupants qui n'étaient pas encore intervenus.

- Police! Pompier! Ambulance! Faites quelque chose! Ne mangez pas les racines par les pissenlits et bougez-vous! Deux hommes ont échus à leur date d'expiration! C'est la fin du monde! Poliiiiiiiice!


Agrippant une jolie blondinette au visage de souris qui était arrivée il y a peu, Jamie l'enlaça sous la panique et puis lui cria à l'aide - « Vous, oui vous! Arrêtez cette mascarade et éteignez le bûcher! » - avant de lui baiser le front et la remercier - « Oh tant de grâce dans un moineau, je vous remercie de votre présence réconfortante! ». Ce dernier acte glorieux qui en rendrait plus fier trois Matt chauves – d'ailleurs pourquoi n'était-il pas venu à la rescousse son cousin? - il quitta sa belle de dix secondes pour se vautrer dans un divan et hululant de dépit pour la crise qui venait de se produire sous ses yeux.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Je l'ai fait, ça y est. Mon esprit a perdu tout bon sens. Depuis quand une telle rage m'habite? Depuis combien de temps suis-je dans cet état lamentable? Mes pensées se troublent, je ne me reconnais à peine. Pourquoi est-ce que je crache à la figure de mon ennemi? Pourquoi je ressens un plaisir malsain à humilier Blue? Pourquoi je me sens à la fois si bien et si libre? Me serai-je trompé sur ma personne? Mon corps agit avec brutalité et mon âme s'en délecte. Me voilà maintenant à hauteur de cet homme, bien pus âgé que moi. Je m'amuse à me dégoûter de son apparence. Il est faible, terriblement faible. Je veux le frapper, voir ce que cela donnerait. Je ne suis plus à ça près de toute évidence. Mon corps répond positivement à ma demande. En effet, mon poing se serre et part tout seul, je n'ai pas cherché à le retenir. Et quel choc! Le contact de ses os sous mes phalanges fut une sensation d'un nouveau genre et le voir s'écrouler à mes pieds m'encouragèrent à continuer. J'aime cela! J'en veux encore plus! Plus de souffrance! Plus de sang! J'en redemande encore et encore. Le visage du vieil homme commence à se tuméfier et ma jouissance malsaine ne fait que s'accroître. Mes poings rougissent mais ma folie me fait oublier ma douleur. Je continue avec une rage animale à l'accabler de coups. Qu'il est agréable de sentir son corps ployer, de sentir ses os se déplacer, de sentir sa chair se gonfler! J'en ris, il est tellement pathétique. Si triste et sans défense que ce jeu finit par m'ennuyer. D'un coup de pied, je le redresse. Mes ongles dans sa chair amollie et boursouflée me procure un nouveau plaisir. Son regard se fait mauvais. Il veut me rendre la pareille. Ma figure se fend d'un sourire assassin et je le lâche. Je n'arrive plus à me contenir et admire avec une joie non-dissimulée le spectacle navrant que je venais de créer.

Je me complaisais tellement dans mon œuvre que je n'avais pas réagi quand « cet » homme venait dans mon dos. M'agrippant par les cheveux, je lui fis face. Je le reconnais. Ou du moins, il me semble le connaître. Au final, je n'en sais rien, je désire juste une chose, qu'il me lâche. Je voudrais rétorquer mais une peur primaire m'habite. D'une voix douce et lugubre, ses propos me blessent. De quoi parle-t-il? Qui est-il? Son regard sadique me glace le sang. Cet homme est en dehors de toute réalité. Mon corps se paralyse d'instinct. J'ai trouvé plus fort que moi. Pire, je parviens à me convaincre de l'idée absurde qu'il n'est pas humain. Mais je ne veux pas lui céder. Mon regard se plonge dans le sien et là, je constate mon erreur. Ses yeux froids et sournois m'observent avec appétit. J'essaie de toutes mes forces de quitter son emprise mais mon corps refuse toujours de bouger. Je laisse l'homme pointer mon cœur et effectuer sa remontée vers mon visage. Ce n'est pas un geste innocent, ce n'est pas une caresse normale. Mon rythme cardiaque s'accélère, je sens mon esprit divaguer. Un sentiment indescriptible m'envahit. Je veux crier. Ce n'est pas de l'angoisse, ni de l'effroi, c'est plus que cela. Sa caresse continue son parcours sur mes joues. Je veux vomir. Pas de dégoût mais pour me débarrasser de cette peur primaire qui m'assaille. Alors que chacun de ses mots martèle mon âme et ressasse des sentiments que je pensais enfoui à jamais, avec une agressivité hors du commun, son doigt me frappe le front et me fait perdre conscience.

Mes esprits s'embrument davantage. Quelque chose cherche à s'insinuer dans ma tête. Je résiste mais en vain. Mon corps ne répond plus et se laisse faire. Ma vue se brouille et me voilà dans ma chambre. Je ne comprends ni comment ni pourquoi je me retrouve ici. La pièce a changé, l'atmosphère n'est plus la même. Je panique et cherche du regard ce qui cloche. Dans la pénombre, mes yeux s'arrêtent sur une silhouette informe. Ma gorge se noue et mon estomac se serre. Je connais ce profil. Je ne devrais pas regarder mais une envie malsaine me possède. Je m'approche et m'arrête. Du sang. Partout. Au sol. Sur les murs. Sur ses vêtements. Son ventre a perdu de tout son galbe. Atterré, mon regard se pose sur le corps sans vie de ma sœur gisant à mes pieds. Ses yeux morts m'observent et m'accusent. Mes tripes ne peuvent plus le supporter. Je tourne les talons, cherchant de l'aide. Et me voilà face à Matt, un couteau pointé sur moi. Je ne saisis pas ses propos. Nous n'étions pas finalement devenu amis? Je cherche mes mots mais la réalité m'éblouit de sa lumière sinistre. Mon corps avachi contre le mur ne répond plus correctement. Je souffre. Aucune douleur physique mais quelque chose s'est brisé en moi. Qu'est ce que je venais de voir. Deviendrai-je fou?

J'amène mes mains à hauteur de mon visage et m'y plonge. Ce n'est qu'un mauvais rêve, Sacha viendra bientôt me réveiller et tout cela ne se sera jamais produit. Sous mes mains, je sens le contact d'un liquide chaud. Instinctivement, mes doigts descendent sous mes yeux. Serait-ce des larmes? Non, cela ne se peut. J'éloigne mes mains de ma figure et observe le bout de mes doigts. Rien. Il n'y a rien. Ma conscience soulagée, je poursuis ma contemplation encore quelques instants. Qu'est-ce que je m'imaginais? Moi, pleurer? C'est impossible. Je sens mon cœur s'apaiser jusqu'à son apparition soudaine. Du sang. Un rouge poisseux s'installe sous mes ongles. Il s'insinue et coule entre mes doigts. Mon rythme cardiaque s'affole à nouveau et je ramène de nouveau mes mains auprès de mes pommettes. Le fluide a disparu. Je contemple avec horreur et fascination mes mains noyées de ce sang. Son sang. J'en suis certain. Comment? Pourquoi? Qu'ai-je donc fait? Mes doigts tremblent et tentent de nettoyer ce liquide poisseux qui me recouvre. Je ne fais qu'étaler davantage la preuve de mon péché. Le temps s'arrête. Je suis seul au monde.

Mon souffle se calme, ma cage thoracique se détend, mes muscles se relâchent. Je fais erreur. Je les contemple, ces mains. Ce ne sont pas les miennes. Ça ne peut pas être les miennes! Je ne veux pas! Je veux me réveiller et hurler! Sacha est morte. Ils sont morts, tous les deux. Le sang immaculé parsème désormais mes poignets. Il s'étend, il me dévore. Je ne peux plus échapper à cette vision d'horreur. Je cherche dans mes dernières forces la volonté de me redresser mais en vain. Mon dos reste collé au mur froid. J'ai tout détruit. Je l'ai détruite. J'ai peur, je me dégoûte, je me déteste! Ma lèvre inférieure tremble. J'ai envie de vomir. Ma tête se renverse en arrière. Autour de moi, un monde rouge et noir. Les deux couleurs se mêlent dans une danse macabre dont elles seules ont le secret. Mes yeux finissent par me tromper et me plonger dans une folie amère. Des silhouettes informes se déplacent dans les environs sans que je sache en distinguer une seule. Le monde continue de tourner et je me suis arrêté. Seigneur, quel crime horrible ai-je commis? Le sang est devenu mon seul complice et me colle, m'accablant à chaque seconde qui s'égrène dans une folie sans nom. Aujourd'hui, j'en ai la conviction, mon monde est mort. Sacha n'est plus, j'ai détruit les gens que j'aime et les autres m'ont abandonné. Je souris avec la force du désespoir. Mon rictus s'étire, mon regard se vide, attendant que le dernier acte tombe.

Je ne suis pas Dieu.
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Ely ne suivait plus rien. Les larmes et la tristesse lui brouillaient le cerveau. Son Nat l'avait laissée tomber, abandonnée, brisée et tout ce qui allait avec. Il n'avait d'yeux que pour Alice, cette stupide gourdasse blondinette qui avait osé jouer avec les sentiments d'un vice. Sa haine envers elle ne cessait d'accroître au fur et à mesure que ses larmes coulaient. Depuis la nuit des temps, notre petit princesse n'avait cessé de briser des cœurs, de meurtrir des consciences, de tromper des gens au point de leur créer des traumatismes et de graves pathologies psychologiques. Elle les embobinait, les mettait à ses pieds et les regardait se débattre avec le doute qu'elle s'était amusée à glisser en eux. Elle avait vu leurs larmes couler, se délectant de leur amertume. Oui, depuis sa création, sa naissance, Ely n'avait jamais été la cible de la douleur qu'elle infligeait aux autres. Alice avait osé se mesurer à elle, avait joué avec ses sentiments. Aujourd'hui s'était à son tour de goûter à l'amertume, de sentir son cœur exploser en des milliers de morceaux. Pourquoi Cain avait décidé d'être aussi méchant avec elle ? Pourquoi Nat ne s'occupait pas d'elle ? Elle pleurait pourtant, il aurait du venir la voir, la consoler, la porter sur ses épaules et lui dire qu'elle était la seule à ses yeux. Mais non. Seule Grande Sœur semblait prendre réellement conscience de son désarroi. Des larmes réelles, pas feintes, pas trompeuses, un chagrin incommensurable, beaucoup trop pour son petit cœur praliné.

Et au milieu de ce chahut et de cette torture, des cris, des hurlements, des sanglots et tout ce qui allait avec. Puis Abbel qui les avait enfermé, les laissant face à un dilemme de taille. Ely n'avait même pas remarqué que Jamie avait quitté son étreinte pour se jeter sur le divan, éclatant en sanglots désespérés.

Seulement voilà, c'était plus que le petit bout de chou ne pouvait supporter. Son cœur meurtri criait vengeance. Foi de vice, elle n'allait pas rester sans rien faire. Aussi puissant que soit son grand frère, et malgré son statut de frère aîné, elle n'allait pas se laisser faire. Hors de question que Nat l'abandonne, et encore moins question qu'on lui crie dessus. Personne ne lui criait dessus. Elle était la seule à avoir le droit de le faire sur les autres. D'un geste rageur, elle sécha ses larmes et se précipita vers la bataille. Ici, elle s'amusait à passer pour une petite fille faible, ordinaire. Une gamine charmante mais capricieuse. Qui, hormis sa famille, pouvait se douter sa véritable nature ? Une teigne. Une petite peste impitoyable qui avait enchainé magouilles sur magouilles.

Elle s'en foutait d'être réduite en miette dans cette histoire. De toute manière elle était immortelle. Fonçant dans le chahut, elle se jeta avec fureur dans la bataille, prête à arracher ce foutu couteau. Rien ni personne ne pourrait l'en empêcher. Enchaînant coup de pied sur coup de pied, mordant, griffant, braillant, elle parvint à arracher l'arme à une main qui traînait par là et se planta devant la porte. Ses cheveux défaits, les traits déformés par la fureur, tremblante de tout ses membres, elle pointa l'arme devant elle, la serrant de toute ses forces.


-Comment oses-tu me menacer, Abbel ?! Comment oses-tu t'en prendre à nous ?! Tu veux nous séparer c'est ça ? Tu es jaloux ! Cain avait raison ! Il avait raison sur tout ! Nat ne m'aime plus, il ne veut plus de moi, il est possédé par Alice mais je le récupèrerai ! Je suis peut-être brisée, mais hors de question que tu nous fasses du mal ! Hors de question que tu nous menaces et hors de question que tu élèves la voix !

Ely ne savait plus où elle en était. Les larmes coulaient de nouveau. Si sa main tremblait, sa voix restait ferme et implacable. Son monde venait de s'écrouler. Mais ô grand jamais elle ne laisserait quelqu'un la menacer, elle ou Nat. Et même si c'est Abbel, son grand frère qu'elle a toujours respecté et écouté. Même lui.
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Je me perds moi-même. Non, en réalité c'est pire que tout. Juste un poignard empoisonné qui s'enfonce avec une violence lente et sournoise dans mon cœur. La douleur est incomparable, insurmontable. En fait, ma souffrance est telle que je me demande encore comment je fais pour rester en vie. Que se passe-t-il au juste ? C'est trop flou, trop confus pour moi. Entre le brouillard de la folie douloureuse qui entrave mon esprit j'aperçois Willily se lever. Sa bouche se mouve en des paroles silencieuses. Visage crispé par la fureur, les bras s'agitant dans tout les sens, l’œil étincelant, l'expression menaçante. Est-ce vraiment celle que je pensais connaitre depuis quelques étés ? Il ne me semble pas non, bien au contraire. Alors peut-être que tout ceci n'est qu'un mauvais rêve. Peut-être que mon cauchemar prendra fin lorsque j'ouvrirai les yeux. Ryry n'aurait alors pas prononcer de tels mots. Il n'aurait pas non plus eu pareil acte envers moi.
C'est juste une torture atroce. Un souffle de vent poignant qui opprime mon coeur, attrape mon souffle pour l'emmener au loin et me laisser m'étouffer. Mes larmes semblent continuer de couler. L'odeur salée du chagrin se mêle à l'amertume désespérée s'incisant sadiquement dans mon corps. Des vagues de souffrance vont et viennent, chacun de leurs assauts plus terrible que le premier.

C'est dans ce cercle de désespoir que je sens la situation prendre une tournure encore plus désagréable. Chacun des occupants de cet hôtel paraissent être victime d'une colère noire, d'une fureur sans nom. Que ce soit Willily, la religieuse, le fou ou encore la petite blondinette. Tous tournent dans le cercle, prisonnier de la même folie colérique et désespérée qu'elle. Un mélange éclatant de paroles diverses et incompréhensibles, de braillements, de hurlements agonisants. Et à travers tout ça, le plus âgé de tous, qui se dressent, menaçant face à la foule énervée. Au travers ses larmes, je le regarde sans comprendre proférer des paroles violentes, sauvages, carrément agressives. Je regarde sans comprendre les autres réagir avec haine devant ce dérangé cérébral qui ne se rend pas compte de la colère qu'il transmet à chacun de nous. Oui, en réalité tout est de sa faute. Je ne sais pas comment il a fait, mais tout est de sa faute. C'est lui le seul, l'unique responsable de cette situation dramatique. C'est lui qui a contraint Ryry à me parler ainsi, il la manipuler pour me détester, a rendu Willily fou, a manipuler tout le monde. Foi de Black Sabbath, cela ne se passera pas comme ça ! Il est tout bonnement interdit de s'en prendre ainsi aux personnes qui me sont chères. Même si Willily est étrange et que Ryry est insupportable ! Tout ça est de sa faute !


-Tout ça est de sa faute !

J'ai parlé tout haut, sans m'en rendre compte. Mais qu'importe. Même séchées, les traces de mes larmes souillent mon visage. Maintenant c'est la colère. Une colère chaotique, que je ne tente pas de canaliser. Je lui ferais payer ses crimes.

-Tout est de ta faute ! Espèce de vieillard sénile, tu croyais t'en prendre à nous, c'est ça ? Tu croyais vraiment que nous te regarderons sans rien faire t'écouter déblatérer tes inepties ? Va ch*** ! Ici on a pas besoin d'un vieux troufion moisi comme toi ! T'es qu'une sale tâche rouillée, un microbe sur nos chaussures ! Dégage d'ici, la vie est bien meilleure sans toi ! Tu te prends peut être pour le roi du monde ? Mais si tu savais comme on s'en tamponne l'oreille avec une babouche de tes co**** !

Je ne sais plus très bien ce que je raconte ensuite. Le nom de Ryry revient plusieurs fois, celui de Willily semble suivre, et même celle de la bonne sœur, que j'appelle "la nonne'' avec un petit air de dédains d'ailleurs. C'est vrai, comment peut-on croire en Dieu alors que le seul véritable Dieu est celui de la musique ?
Bref, la question n'est pas là. Ma fureur, ma hargne sont à leur paroxysme. Je hurle à m'en casser la voix, menaçant, insultant, méprisant, déversant un flot de haine incomparable sur ce vieux grabataire unijambiste. Une voix au fond de moi me dit que j'ai tord, mais elle est trop misérable pour que j'y accorde une quelconque importance. Ce crétin retient toute mon attention, et des vulgarités comme pas possible l'inonde presque. Je l’asperge de ma fureur comme j'asperge mes pâtes de ketchup. Un mot de plus de lui, et je ne sais pas ce que je serais capable de faire.
Peut-être l'asperger de ketchup pour de bon.


...running, on our way, hiding, you will pay, dying, one thousand deaths...
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Vous êtes-vous déjà retrouvé en train de faire quelque chose sans même vous en rendre compte ? Non ? Et bien je vous souhaite sincèrement de ne jamais expérimenter la chose. C’est assez flippant en fait. Enfin, plus flippant que de se retrouver énervé pour un rien, plus flippant encore que de se taper une multitude de bricoles depuis sa naissance… Plus flippant encore que de voir un échiquier voler et un rouquin s’en prendre à la pauvre porte, seule sortie de secours, misèreee… Non mais j’avais juste envie de grogner en paix dans mon coin et qu’est-ce que j’ai en échange ? Une ribambelle de crétins congénitaux agressifs et vulgaires. Dieu me déteste vraiment… Enfin, pas autant que ce rouquin parce que là… J’avais bien envie de lui gueuler dessus moi aussi pour nous prendre de haut comme il le fait mais… J’aurai presque pitié de lui vu comme il se fait lyncher. Presque. Tout réside dans ce mot. J’observe la scène de façon très détachée, à ma plus grande horreur, tandis qu’il se ramasse une bible en pleine tête. Je n’aurai pas été une cocotte-minute esseulée, j’en aurai ri.

Avouez qu’une bonne sœur qui lance une bible sur un psychopathe, c’est un spectacle hors du commun. Seulement voilà, je suis juste énervé avec ma vie, énervé envers ces gens qui me gonflent, énervé contre le destin, énervé contre ces mioches qui braillent comme pas possible, énervé, énervé, et paumé par-dessus. Oui, perdu car je ne me reconnais plus. J’en ai marre de me questionner ainsi, j’en ai marre de m’énerver pour un rien, j’en ai marre de tout et il me faut un bouc émissaire et qui peut mieux remplir ce rôle que ce rouquin qui s’est auto-proclamé victime en faisant son petit coup de gueule ? Oui, vous avez tout compris. Je compte bien aussi balancer ma gueulante sur ce fumeur qui nous raccourcit notre espérance de vie avec sa nicotine de malheur ! C’est alors que le morveux, microbe de malheur, Némésis de mon cœur apparaît dans mon champ de vision. Ah, juste, je l’aurai presque oublié celui-là. Je l’observe, impuissant, tabasser cet homme avec une folie malsaine. Depuis quand la vue du sang me subjugue-t-elle de la sorte ?

Je devrai faire quelque chose, on devrait tous faire quelque chose et pourtant personne n’agit, personne ne dit rien ni n’ose bouger le petit doigt. Je suis comme paralysé alors qu’il cogne, encore et encore. J’observe ses jointures saigner à mesure que le visage du fumeur se tuméfie. Je me mets à trembler, sans trop comprendre… Comme si j’avais froid. Comme si quelque chose de malsain, de morbide m’entourait et voulait me dévorer. Je n’aime pas ça… Ni le ton de sa voix… Finalement, l’éviter serait peut-être plus salutaire pour mon âme que de le provoquer. Il est taré. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire ce que je vois… Et pour couronner le tout, je me mets à câliner du vide maintenant… Parce que oui, monsieur j’me prends pour le chapelier et je ne sais trop quoi d’autres, vient de m’abandonner. Pas que ça me dérange hein, je ne suis pas une de ces lycéennes glousseuses professionnelles non plus, n’allez pas croire. Hum ? Oui, je change d’humeur comme de chemise et je vous zutte, compris ? C’est juste que… Bah… C’est… bizarre on va dire. Oui, voilà, c’est ça !

Et puis c’est la faute à ce rouquin de malheur si Nathaniel est aussi étrange. Oui, c’est ça surtout qui me dérange. Non mais vous n’avez pas vu le regard menaçant et glaçant par-dessus le marché qu’il vient de me lancer vous… Nathaniel, pour moi, c’est un grand dadet pas toujours très futé, totalement barge et décalé et non pas ce… cet… ce… Enfin, ça, quoi… Oui, j’avoue, je fais preuve d’une éloquence mentale hors pair, merci, je n’ai pas besoin que vous me le fassiez remarquer je le savais déjà. « Voyons, mon cher enfant, mais tu l’es déjà depuis tellement longtemps. Ici… » Où est passé notre fou joyeux et débile ? Où est passé le Nathaniel que j’ai l’habitude de côtoyer ? Tout tourne dans ma tête. Je tremble et le pire, c’est que ce n’est pas de la peur, non, c’est de rage ! Je tremble de rage contenue à l’encontre de ce type qui se fait massacrer. Tout est de sa faute ! C’est lui qui a rendu Nathaniel cinglé. C’est lui qui a provoqué le microbe au point de se faire tabasser. Mes poings se resserrent tandis que j’observe « le chapelier » entrer dans une folie meurtrière, malsaine.


    ♣ Ruthel : Mais qu’est-ce que vous lui avez fait bon sang ? Tout est de votre faute ! Si vous n’aviez pas décidé de « calmer le jeu » en nous agressant, Nathaniel ne serait pas… Il ne serait pas… Il… Pourquoi ? Pourquoi ? J’en ai marre de vous tous ici réunis ! Je voulais broyer du noir en paix dans cet endroit et il a fallu que vous veniez faire ch**r votre monde en vous tapant l’incruste. Quel merveilleux noël ! Fête où tout le monde devrait être heureux et passer un bon moment, mon c*l oui ! J’ai été orphelin le jour de noël l’année dernière et je vois mon monde s’écrouler cette année. Je vous hais tous autant que vous êtes. Allez crever, tiens ! J’en ai rien à faire. Et toi, arrête de me prendre en grippe gamine. Je ne t’ai piqué personne d’abord ! Tu peux le reprendre ton Nathaniel, à force de l’*mm*rd*r comme vous le faites, vous l’avez rendu cinglé ! Regarde-le ! C’est devenu un monstre. On est tous en train de devenir fous, on va tous s’entretuer et honnêtement, j’en ai rien à foutre si vous crevez sous mes yeux. Je défendrai ma vie chèrement avant de mourir !

Oui, tous autant que nous étions, nous devenions fous. Comment expliquer autrement notre léthargie face à ce degré de violence qui s’étalait sous nos yeux affamés ? Deux personnes étaient à terre, deux autres en larmes, une autre nous menaçait d’un couteau suisse et tout le monde restait calme en apparence, comme si rien de ceci n’était réel. Réveillez-vous, ce n’est pas une pièce de théâtre qui se déroule sous nos yeux mais la vérité. Tout ceci va virer en tragédie grecque parti comme c’est là… Personne ne s’était rendu compte à l’extérieur de notre petite bulle que nous étions enfermés en enfer ? J’avais entendu parler de policiers… Pourquoi ne sont-ils jamais là quand il le faut, hein ? Seigneur, je sais que tu me détestes mais…Mes mains tremblent, j’ai envie de pleurer, de rage, de tristesse, de colère, de peur, je ne sais pas. Je ne sais plus, je suis juste… dépassé. Oui, dépassé par les évènements qui se jouent sous mes yeux. Et dire que je voulais juste un peu de tranquillité. Question ambiance pépère sans embûches, c’était râpé.
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Sa propre fratrie se mettait à l’invectiver comme si aucun lien ne les unissait. Sa sœur miséreuse l’avait pris pour cible, ouvrant par la même la porte aux humains. Elle les avait laissé entrer dans un monde fait de violence et d’hémoglobine, elle leur avait donné l’accès qu’Abbel leur avait tant refusé. C’est ainsi que le vice de la vieillesse avait observé ce mioche le tabasser sans l’arrêter. Ils étaient immortels, il ne craignait donc rien. Il pouvait l’observer à loisir, voir son regard se déformer sous l’effet de la colère, de la haine ou encore bien de la rage. Il observait cet adolescent sans sourciller, admirant sa lente transformation en un monstre fait de chair et de sang. Des petites tâches rougeâtres finissaient par strier sa bouille enfantine, preuve qu’il venait de perdre la dernière touche d’innocence qui le caractérisait. Ryann Stalker frappait et il portait sur son visage les preuves de sa barbarie. Il portait les traces de son ennemi, de sa cible, de sa victime. Abbel sentait sa peau se tuméfier à mesure que les coups pleuvaient mais il n’en avait cure. Non, cette douleur physique ne l’émouvait même pas.

Non, par contre… Etait-ce… Ce sentiment… Etait-ce ce que les humains nomment la trahison ? Oui, sans doute. Pour la première fois de sa longue existence, Abbel se sentait trahi. Trahi par les siens qui l’observaient sans sourciller, sans broncher, comme si rien de tout ceci ne les touchait. Les trois autres membres de sa famille laissaient cet humain faire sa petite besogne sans rétorquer. Ils s’étaient laissés dominer par un humain, un gamin, et la vieillesse ne supportait pas cette vision. Il finit par fermer les yeux et attendit. L’humanité finirait par se fatiguer, elle finirait bien par lâcher prise et alors il se redresserait, de toute sa splendeur, et l’écraserait. Il les annihilera tous sans exceptions. « Ouvre-nous cette fichue porte ». Le ton était impérieux, presque dénué de toute humanité. Il fallait l’admettre – bien que cela lui en coûte – Cain avait fait là un travail admirable. Jamais Abbel n’avait eu l’occasion de voir l’œuvre de la guerre d’aussi prêt. Bien qu’il souffre, cette vision en valait largement la peine. Oui, venir en ces lieux, prendre forme humaine, et admirer la déchéance de l’humanité était merveilleux.

Abbel en aurait presque pleuré de joie si seulement la folie n’était pas passée de l’autre côté… Père, pourquoi fallait-il que tu leur infliges cela ? Cain, ta haine envers Nathaniel était-elle à ce point que tu laisses ton propre sang devenir dément ? Cette voix… Il ne la reconnaissait pas. Elle était froide, inhumaine, blessante, malsaine, malade, folle. Alors que son plus jeune frère se mettait à attaquer psychologiquement son bourreau, Abbel se redressa lentement et observa la scène tout en essuyant péniblement le sang qui coulait de ses lèvres. « Tu ne veux pas être enfermé ? Voyons, mon cher enfant, mais tu l’es déjà depuis tellement longtemps. Ici… » Abbel écouta le discours de la folie, observant avec effarement le travail de maître qui se déroulait sous ses yeux. Ainsi donc, Nathaniel leur révélait enfin son vrai visage. Celui d’un psychopathe, assoiffé de sang, un fou qui se repaissait en ébranlant ses victimes dans leurs plus profondes convictions. Nathaniel jouait non pas sur le physique, mais sur le mental. Il sondait, il calculait, il manipulait et détruisait lentement mais sûrement cet humain qui venait de le frapper.

Quelle ironie… Ce gosse avait sombré dans une folie sanglante et le maître d’œuvre l’achevait en assénant un coup final en l’attaquant directement. « Tu t’es enfermé il y a bien longtemps dans ton cœur… J’aurai pu t’aider à en sortir mais te voir sombrer davantage sera plus plaisait que de te voir ressortir victorieux ». Depuis quand leur jeune fou idiot et adorateur de câlins était-il si… mesquin ? Abbel observait en silence ce spectacle macabre qui se répétait telle une mauvaise pièce de théâtre. Cain avait réussi, il pouvait être fier. Non seulement il avait détruit les humains de cette pièce mais il avait réussi à détruire l’un de ses frères. Chaos lui-même n’avait jamais vu son fils réagir de la sorte alors… Comment étaient-ils supposés réagir si leur père lui-même ignorait ce qui allait advenir par la suite ? « Laisse-moi t’enfermer dans ta propre tête. Je vais te montrer le monstre qui réside en toi ». Il fallait que les choses cessent et vite fait. Abbel craignait que la situation ne devienne vraiment ingérable. Tenir tête face à quelques humains, ils pouvaient le faire sans soucis. Tenir tête face à l’un des leurs devenait déjà plus difficile.

Ils avaient toujours agi de « concert », n’agissant jamais pour mettre à mal les plans de l’un des leurs. Non, même s’ils n’étaient pas à proprement parlé l’exemple de la petite famille parfaite et aimante, jamais, ils ne s’étaient affrontés ouvertement. Ils avaient toujours réussi – d’une manière ou d’une autre – à stopper l’hécatombe avant qu’il ne soit trop tard. Hélas, aujourd’hui, Abbel craignait que le « trop tard » n’ait été déjà franchi. Qui pouvait certifier que Nathaniel redeviendrait lui-même ? Il était temps qu’il se relève et qu’il arrête les frais. Oui, il devait agir avant que la situation ne devienne ingérable. Enfin… Plus qu’elle ne l’était déjà… « Vous, oui vous ! Arrêtez cette mascarade et éteignez le bûcher ! ». Idiot d’humain. Stupide chose bancale et imparfaite. Tais-toi et laisse la vieillesse calmer la situation. Abbel finit par se redresser, le visage en sang, s’aidant du mur pour tenir tant bien que mal. Il était l’aîné, il devait agir, réparer les dégâts, comme à chaque fois. Il avait espéré que la folie meurtrière de son grand frère calme Eileen mais non. La petite tromperie avait hurlé, avant tempêté, elle avait oublié les liens du sang et menaçait son aîné.

Elle proférait des monstruosités à l’encontre de celui qu’elle aurait dû respecter. Sombre sotte. Cain n’a pas raison. Nathaniel ne s’éloigne pas de toi, petite idiote. C’est toi qui te laisse manipuler par les humains. Tu deviens l’un d’eux. Traîtresse. Il n’est possédé par personne si ce n’est lui-même. Père nous avait bien dit, il y a longtemps, qu’il regrettait que son fou de fils ne fût pas une folie malsaine et psychotique. Il avait espéré mais il avait été déçu, il avait eu un fou débile et inoffensif. Père… Admire ta création. Admire ton fils car désormais, il dépasse de loin tes attentes. Cain, pauvre imbécile. Es-tu fier de ton œuvre ? Ou bien es-tu tout simplement dépassé par l’enchainement macabre qui se déroule présentement ? As-tu encore ne serait-ce qu’une once de contrôle sur ton œuvre ? Abbel n’écouta plus les discours qui s’enchaînaient. Il se concentra et visualisa les âmes de chaque occupant des lieux. Il fallait faire vite. S’il parvenait à en éliminer quelques-uns, ce serait un grand progrès. Il allait jouer avec le temps, forcer leur corps à éprouver une fatigue sans précédent.

Endormis, ils seraient inoffensifs. Il pourrait alors voir qui restait, qui luttait, qui résistait. Il avait espéré, il avait compté sur sa famille pour l’épauler mais la désillusion était grande. Cain avait sans doute réussi là sa plus grande œuvre. Non seulement il avait brisé les humains, il avait brisé aussi la folie mais surtout, il avait brisé un lien jusque-là garder intact, celui du sang. Plus rien ne serait comme avant. Abbel en aurait presque ri face à l’ironie de la situation. Il était tantôt heureux d’être ici, admirant les humains – leurs petits jouets – souffrir sous ses yeux, tantôt malheureux de voir sa propre fratrie s’effriter sous son regard impuissant. Père, pardonne-nous, nous avons échoué. Nous avons oublié notre tâche, nous avons oublié ce que nous étions. Dieu avait-il raison ? Le Chaos ne peut-il finalement engendrer quelque chose de correct ? Père, pardonne-nous cette trahison. Nous avons accordé à ton ennemi de toujours un point ineffaçable. Nous l’avons conforté dans sa théorie. Jamais, ô grand jamais, tes enfants ne pourront se réunir à nouveau en un seul front pour détruire l’Humanité. Nous avons lamentablement échoué…

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La fin est proche… Cain contrôle-t-il seulement encore son œuvre ? Nulle ne le sait. Abbel a repris du poil de la bête. Adossé au mur, il se concentre. Il tente de sonder les esprits des occupants des lieux, tentant de les manipuler suffisamment que pour amener leur corps à penser que la nuit est proche. Endormis, les humains et sa fratrie seront moins effrayants. Ils ne seront plus un danger. Il faut faire vite, il sent que l’attaque menée contre lui quelques minutes auparavant l’a épuisé. S’il ne se décide pas vite, il ne parviendra jamais à endormir ces esprits. Il doit les endormir et seulement après, il pourra réfléchir. Pourra-t-il parvenir à modifier leurs souvenirs comme lors de cette soirée d’Halloween ? Abbel se sent si faible qu’il ne pourrait pas le certifier. Trop de choses se sont déroulées… Il va pourtant tenter d’y parvenir, il doit le faire. Il le faut. Juste un peu. Père, insuffle-lui suffisamment de force que pour parvenir à ces desseins. S’il échoue, tes enfants ne pourront plus jouer. Es-tu prêt à les voir revenir bredouilles si vite Chaos ? Non, Abbel ne veut pas. Il ne peut pas admettre sa défaite. Pas face à Cain, il doit lutter. Essayer. Et puis… Nathaniel devient enfin digne d’intérêt alors il faut lutter, poursuivre, tenter de modifier les choses. Histoire de voir ce que cela pourrait donner. Oui, les vices sont sadiques, ils sont aussi masochistes. Abbel l’assume pleinement. Ils ne ressentent rien physiquement alors… Pourquoi ne pas tenter un peu plus ? Voir jusqu’où tout ceci les mènera…



Concrètement, Abbel va tenter de pénétrer l’esprit des occupants de la salle de jeux pour les amener à penser qu’il est l’heure de dormir *comme c’est si joliment dit*. Endormis, il sera plus à même de manipuler vos souvenirs, priant pour vous faire oublier ce que vous avez vécu. Il s’agit de l’avant-dernier tour de jeu. Un lancé de dés aura lieu pour déterminer si vous vous retrouvez parmi les « endormis » ou pas. Tout chiffre impair vous fera plonger dans les limbes. Tout chiffre pair vous fera continuer l’aventure. Ici, pas de « contrainte ». Cain ne contrôle plus la suite des évènements, vous êtes donc libre de décider (si vous ne dormez pas), si vous continuez dans votre folie meurtrière ou si, au contraire, vous reprenez vos esprits face à la violence des autres. Vous avez dix jours pour poster votre réponse. Pour ceux qui n’ont pas pu poster durant un voir deux tours, pas de panique, vous pouvez sans soucis continuer. Aucune pénalité pour « absence d’un tour » ne sera octroyée cette fois-ci vu qu’il s’agissait des vacances. Attendez donc le lancé de dés mes agneaux red:


Premier lancé : Ruthel White
Deuxième lancé : Blue Davis
Troisième lancé : Eileen Wallace
Quatrième lancé : Ryann Stalker
Cinquième lancé : Jamie McCravatt
Sixième lancé : Nathaniel O'Bryan
Septième lancé : Willow Lewis
Huitième lancé : Hazel O'conell
Neuvième lancé : Alexis Bell
Dixième lancé : Andrew W. Loxley
Onzième lancé : Margaret Reese
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Le membre 'Le conteur' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

#1 'Dés du destin' :


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#2 'Dés du destin' :


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#3 'Dés du destin' :


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#4 'Dés du destin' :


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#5 'Dés du destin' :


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#6 'Dés du destin' :


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#7 'Dés du destin' :


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#8 'Dés du destin' :


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#9 'Dés du destin' :


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#10 'Dés du destin' :


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#11 'Dés du destin' :
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Premier lancé : Ruthel White => endormi. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Deuxième lancé : Blue Davis => endormie. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Troisième lancé : Eileen Wallace => réveillée. A la fin de ton post, tu ne dormiras toujours pas.
Quatrième lancé : Ryann Stalker => endormi. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Cinquième lancé : Jamie McCravatt => réveillé. A la fin de ton post, tu ne dormiras toujours pas.
Sixième lancé : Nathaniel O'Bryan => réveillé. A la fin de ton post, tu ne dormiras toujours pas.
Septième lancé : Willow Lewis => endormie. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Huitième lancé : Hazel O'conell => endormie. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Neuvième lancé : Alexis Bell => réveillée. A la fin de ton post, tu ne dormiras toujours pas.
Dixième lancé : Andrew W. Loxley => endormie. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:
Onzième lancé : Margaret Reese => endormie. A la fin de ton post, tu tomberas de sommeil red:

Concrètement, vos personnages doivent dans leur post soit tomber endormis à la fin, soit observer les autres s'endormir. Hormis cette "contrainte", vous êtes libres pour le reste de l'écriture Wink Dix jours et un max. de trois rps par joueur red:
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D’où nous vient toute cette violence ? Etait-elle enfuie tout au fond de notre âme, attendant sagement le moment propice pour éclater au grand jour ? Je ne le sais pas, je ne sais plus rien, je suis tout simplement perdu. J’observe cette scène macabre d’un air impuissant, attendant un signe ou bien un geste qui me signifierait que tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie. Hélas, mes sens ne me trompent pas. L’hémoglobine s’écoule bel et bien de cet homme qui tente vaillamment de se relever pour faire face à son bourreau. L’odeur du sang parvient jusqu’à mes narines nouant mes tripes jusqu’à m’en donner la nausée. J’aimerai dire que rien de ceci n’est réel… Malheureusement, ce n’est pas le cas. Comment avons-nous pu nous laisser dominer par cet instinct bestial qui nous tiraille ? Comment avons-nous pu en arriver à pareilles extrémités ? J’aimerai comprendre… Je peine à croire ce que je vois. Mon corps tremble. Il me hurle de fuir, de quitter ces lieux au plus vite avant que la folie ne me gagne et qu’elle emprunte pour finir les traits de la faucheuse. C’est alors que la dure réalité me frappe de plein fouet. Il est déjà trop tard… Toute fuite est inimaginable. La folie a déjà gagné ces contrées, possédant tour à tour Stalker et Nathaniel. Elle joue. Elle se délecte de la pièce grotesque qui prend place sous ses yeux gourmands.

Qui sera sa prochaine victime ? Je préfère rester ignorant à ce sujet… Faire face à la vérité, aussi crue pourrait-elle être, m’effraie plus que je n’ose l’admettre. Tandis que je ferme les yeux, je me surprends à prier Dieu. Je sais très bien que je ne te montre aucun respect, que je t’invective plus qu’il ne le faudrait mais… Par pitié, si tu éprouves un minimum d’amour pour tes créations, viens-nous en aide. Sauve-nous de nous-mêmes. Libère nos âmes, délivre-nous de ces bêtes assoiffées de sang qui sommeillent aux tréfonds de notre âme. Je n’ai jamais été très croyant, faute à la vie qui ne m’a jamais fait de cadeaux. Pourtant, aujourd’hui, j’y crois plus que tout. J’aimerai vraiment qu’un Dieu existe et qu’il nous sauve. Parce que… J’ouvre lentement les yeux et tombe sur une vision qui me poigne le cœur, la raison pour laquelle j’aimerai que Dieu existe vraiment : Margaret. Ma petite sœur, ma princesse, mon univers, je la vois pleurer et trembler telle une feuille et je m’en veux tellement d’être incapable de la protéger de toute cette violence. Je suis pétrifié, les jambes engluées au sol, m’empêchant tout mouvement. J’aimerai aller jusqu’à elle, la prendre dans mes bras, lui murmurer des mots pour la rassurer, lui assurer que tout va bien se passer. Mais j’en suis capable et je m’en veux. Je me déteste pour cette faiblesse.

Margy, pourquoi a-t-il fallu que tu nous suives dans cet endroit ? Ton amour pour cet imbécile aveugle valait-il la peine que tu mettes ta vie en danger ? Matthew, où es-tu ? Si tu l’aimais vraiment, ne serais-tu pas censé être présent pour la protéger ? Alors pourquoi brilles-tu par ton absence ? Je te hais tout autant que je me déteste en cet instant. Nous sommes tous deux incapables de protéger celle que nous aimons. Incapables de l’épauler quand il le faudrait. Tout tourne autour de moi. Je perds doucement pied avec la réalité. Ma vue semble se brouiller. Serait-ce… des… larmes ? Depuis combien de temps me suis-je mis à pleurer ? Pathétique, je n’ai même pas la force de les essuyer. Elles dévalent sur mes joues avec une force torrentielle et inonde progressivement ma chemise. Mais je m’en fous. Je veux juste que tout s’arrête. Pitié, n’avons-nous pas été déjà trop loin ? Si quelqu’un se cache derrière cette mascarade, qui que ce soit, qu’il cesse tout maintenant. Avant qu’il n’y ait un mort… Tout semble s’être immobilisé depuis l’intervention de Nathaniel. Le temps semble suspendu, altéré par une force inconnue. Avez-vous déjà ressenti ce sentiment de béatitude ? Comme si vous nagiez dans du coton ? Suspendu entre deux eaux, en paix, loin de tous les tracas, loin de la violence, loin de toute vie, tout simplement.

C’est alors que je la vois tomber, soudainement. Cette photographe enragée chute telle une plume et je n’arrive pas à m’en retrouver inquiet. Cette béatitude étrange ne me quitte pas. D’où… ce sentiment… provient-il ? Ce n’est pas normal. L’instant d’avant, je ressentais une peur sans nom et maintenant… Je me sens… bien. Oui, c’est le mot. J’en oublierai presque la situation présente. Ma vue se brouille, mes sens s’engourdissent. Que se passe-t-il ? J’ai… sommeil… Je sens mes jambes vaciller contre mon gré et je me retrouve soudain à genoux, tentant de faire le point sur ce qui m’entoure. Misère, que se passe-t-il ? Margaret… Non, je ne dois pas sombrer, je dois rester éveillé pour l’épauler. Il faut que je la protège puisque l’homme qu’elle aime n’est pas foutu de le faire lui… Margy… Reste concentré Ruthel. Il… faut… Je finis par m’affaisser, incapable de résister. Ma tête percute violemment le sol mais je ne ressens rien. C’est étrange… Comme si j’étais ici et ailleurs à la fois. Comme si mon âme n’était plus dans mon corps tout en ne l’ayant pas quitté. Tel un médecin effectuant une endoscopie, j’ai l’impression d’atteindre des contrées inexplorées tout en restant en même temps moi-même… Je me mets à papillonner, tout en observant Margaret du coin de l’œil. Pardonne-moi. J’ai failli, encore une fois. Je ne te serai d’aucune utilité. Sois forte.

Prends soin de toi. Les voix se font de moins en moins précises. Je ne parviens plus à distinguer les occupants de la pièce en elle-même. Tout se trouble. Je n’ai plus la force de lutter. Je tends la main droite en direction de Margaret, espérant vainement l’atteindre. Elle est trop loin, je le sais. Je suis trop faible, je le sens.
« Margaret ». Un simple mot, son nom. Prononcé faiblement dans un murmure quasi inaudible. Sauve-toi… Epargnez-la. J’aimerai pouvoir imprimer ton sourire à jamais, pour me rassurer, pour m’assurer que tout va bien se passer. Hélas, je ne vois rien de plus qu’un flou artistique total. Ton image se superpose à celle de maman, me laissant un immense vide au fond du cœur. Pourquoi suis-je amené à perdre tous ceux que j’aime ? Puisque tu n’as pas voulu m’aider Dieu, fais-le pour Margaret. Sois clément envers elle. Elle ne mérite pas ta colère. Moi, il y a longtemps que je l’ai accepté et encaissé. La dernière chose que je vois avant de sombrer dans l’inconscience, c’est un regard bleuté étrangement familier surmonté par une tignasse rousse. Pourquoi… ce visage… me… semble-t-il… familier ? Pourquoi ai-je l’impression d’avoir déjà été victime de cette personne ? Serait-ce lui qui se cache derrière tout cet épais mystère ? Je n’ai guère le temps de me questionner, je finis par m’endormir.
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Les odeurs sont une chose assez mystérieuse, elles peuvent vous renseigner sur ce qu'il se passe dans une pièce, mais aussi sur une personne, évidemment si celle-ci embaume le parfum, il est évident qu'elle prend au moins soin de se pomponner, en revanche si elle sens, je ne sais pas, une odeur plus musquée il est évident qu'elle n'est pas particulièrement propre. Mais il y a aussi les odeurs plus cachées, qui ne proviennent pas vraiment d'une personne, ou d'un objet. Ni d'une action, plutôt d'une "chose". Une impression diffuse, un malaise, une tension, rien de tangible et pourtant qui possède une odeur si particulière que nos sens, en plus de l'odorat la repère rapidement. Facilement, tellement facilement que parfois on se demande si elle n'a pas une vraie présence. C'est assez étonnant la manière dont on sens ses choses. Comme si l'union des cinq sens logiques donnaient lieu a un sixième, plus puissant capable de voir l'invisible, et toucher l'intouchable, sentir l'inodore.

A ce moment là, alors qu'elle voyait tour à tour les humains s'acharner sur Abbel elle sentit la présence de Caïn, il devait terriblement rire de voir ça, en sachant aussi que rien ne les calmeraient, à moins d'user de leurs talents naturels. Abbel pourrait peut être avancer le temps rien qu'un peu, le temps que ça se passe en vérité. D'ailleurs c'était sa première pensée cohérente et réfléchie depuis un moment, chose qu'elle remerciait, si son esprit revenait peut être qu'elle échapperait a la seconde scène. Peut être même qu'elle aurait la force et l'envie d'intervenir. Ah l'envie, celle qui n'en a rien à faire de toute, celle qui se complait dans sa misérable indifférence, cette si belle indifférence. Celle que tous les miséreux ont, a force de voir l'horreur de son vice ils finissaient par ne plus être atteint. Ils étaient cassés, tous cassés. Oui, c'était bien ça. Les cassés, en faire des coquilles vides. C'était un peu ainsi qu'elle se sentait. Vide, mais pas encore cassée. Non, après tout, elle avait encore tellement, elle était encore si stable même manipulée. Ô père, que se passe-t-il?

Nathaniel, son cher frère qui lui offrait le meilleur thé qu'il puisse existé, il venait de se lever et empoigner Stalker masculin. Ce qui ne lui déplaisait aucunement, elle ne l'aime pas de toute manière, il ose se prendre pour un être divin alors que même ce cher petit James est bien plus divin que lui? Non elle ne le supporte pas, elle voudrait le descendre plus bas que terre, oui , lui enlever ses certitudes, lui prouver qu'il n'est strictement rien. Et Nathaniel le faisait à sa place, sans savoir pourquoi surement, qui sait ce que la folie pouvait penser à ce moment. La voix de son frère en revanche, son discours aussi lui mis un coup. Comme une mains armée d'une lame sanctifiée par le Saint père en personne et qu'on lui enfonçait profondément dans son coeur vicié pour purifier son âme impurifiable lui causant bien plus de tourments que la terre d'Egypte en proie aux fléaux.

Pourquoi, pourquoi cela se passes-t-il ainsi? Pourquoi Nathaniel fait-il ça? Certes il puni Stalker et ça c'est bien mais..mais il n'est pas lui, où est Nathaniel? Pourquoi? Elle avait frapper Abbel de sa Bible, non, elle avait oser lever la main sur son frère. C'est sa faute. Caïn à détruit la fratrie du Chaos, non, elle ne veux pas que cette alliance fluctuante et parfois fragile casse, jamais. Nathaniel est fou, Caïn l'a empoisonner, Abbel est menacé, Eileen est métamorphosée, même elle, même Hazel a céder. C'est horrible, pourquoi cela se passes-t-il ainsi ô grand Chaos? Sans même s'en rendre compte, face à cette échec, face à se déchirement, c'est elle qui casse désormais. Ce pilier familial qu'elle avait toujours chercher a protéger des frictions interne s'effrite dans les derniers grain de poussière de leur certitudes renversées. Tout est de la faute des humains, ils n'auraient pas du venir. Pardonne leur erreur père créateur du mal.

Hazel tombe à genou, privée de force, les yeux bien ouvert pourtant, possédée par ce doute, par cette douleur. Ce corps humains est bien trop faible, Paige avait peut être raison, elle s'affaiblit, elle se ramollie son esprit est perverti. Les humains l'ont perverti, affaiblissant son esprit avec leur guimauve et leurs sentiments, elle était née pour les détruire, les brisés, les affaiblir, en faire des larves diminuées demandant pitié étouffer par la poussière et le souffle qui leur manquait, leur énergie qui filait dans les derniers sursauts de vie avant de mourir lâchement d'une carence imprévue. Et voilà que cette souffrance lui retombait dessus. Elle avait toujours été persuadée que son Père le grand Chaos les avaient créer pour qu'ils agissent ensemble, et détruisent l'humanité du Dieu des moutons qu'ils pervertissaient. Elle avait toujours penser, malgré les bagarre qu'ils vivraient ensemble et s'épauleraient, que tout s'arrangerait ou se stabiliserait là. La famille était la seule chose dont elle ne s'était pas débarrassée.

Et son pilier venait de voler en éclat, du moins dans une partie. Il commençait à chanceler telle la tour de pise. Il tomberait, elle en était persuadé, voyant Abbel avec tout ce sang, Eileen avec ce couteau, Nathaniel avec se sourire. Elle savait que ça éclaterait. Elle savait que tout se terminerait. En revanche elle ne savait pas pourquoi ce fichu corps produisait un telle liquide, chaud qui coulait le long de son visage. Qu'est ce que c'était? De l'eau...salée. Avec l'empreinte de son âme, si elle en a une qui vient de se brisée. Oui, c'était ça, cette expérience qu'elle n'avait jamais fait, pour la première fois de son incarnation elle pleurait, submergée par cette douleur, elle pleurait.

Pourquoi Père? Que se passe-t-il? Quel est notre but a présent? Que dois-je faire Père? Notre famille est détruite, les humains ont gagnés, que devons nous faire? Pourrons nous nous retrouver?

Maudissant cette pluie bien humaine elle regardait ses frères et soeur. Le regard d'Abbel lui fit encore plus mal. Il semblait avoir compris lui aussi, il n'éprouvait rien. Pourquoi semblaient-ils tous étranger tout d'un coup? Qui était-elle vraiment? Cette fratrie n'était qu'une mascarade? Elle ne pouvait le croire, c'était vraiment terminé? Non, non elle ne veux pas le croire, ça s'arrangera. Elle sait que non, ils sont séparés, et reconstruire cela prendra des millier voir des milliards d'années. Non, non non non. Non NOn NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!

Elle cri, cette douleur toute humaine et ses larmes qui l'accompagne, elle ne peut pas l'accepter, jamais. Ce n'est qu'un mauvais rêve, se dit-elle en hurlant sa douleur, un cauchemars, espérant que son cri soit entendu de Caïn, le fautif, de leur père, les ramènerais-t-ils a la maison? Il fallait dormir, se rendormir, et demain tout ira mieux. Oui, c'est ça, les preuve son là, jamais elle ne pleure, ça ne peut être qu'un cauchemars, ces changements ne valent rien, c'est un cauchemars. Sa voix a disparue, elle n'en a plus, elle ne peut plus parler, sa gorge brule, c'est un cauchemars, elle est lasse et se recroqueville contre se pauvre mur fermant les yeux.

Oui, demain...demain ça ira mieux...demain nous continuerons notre mission. Demain hors de se rêve nous seront de nouveaux ensemble...c'est ça. Dors Hazel. Dans ce cauchemars...je n'ai rien a faire, dans ce cauchemars je ne ferais rien...Dors...ça ira mieux...


Forte de cette conviction, le coeur en miette, l'esprit vide, brisée telle ses victimes, elle n'avait plus plaisir à rien. Non, sans sa famille, elle ne pourrait pas continuer dans cette voie. L'espoir d'un cauchemars était sa seule échappatoire. Et l'aide d'Abbel fut appréciable pour qu'elle puisse sombrer dans le sommeil qu'elle n'a d'ordinaire pas vraiment besoin.
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Le sourire en coin, notre chapelier sadique admirait son œuvre se décompenser progressivement sous ses yeux. Le fils de Caïn sombrait dans la démence grâce aux soins qu’il lui avait prodigué et Nathaniel se lécha les lèvres de contentement. La vue était délectable, réjouissante. Hélas, cet imbécile de paysan ignare devait tout gâcher avec sa voix haut-perchée. Misérable ver de terre rampant. Il allait lui rabattre le caquet vite fait s’il poursuivait son petit numéro. Le chapelier ne pouvait plus s’émerveiller de la face déconfite de son cher neveu et il en était grandement frustré. Père tout puissant, pourquoi as-tu laissé ta Némésis créer pareilles créatures futiles ? Nathaniel commençait à s’énerver, son état d’agacement se percevant en un clignement incessant de l’œil droit. Il n’est pas bon, petit, d’énerver notre duo de siphonnés à moins que tu ne veuilles mourir de façon prématurée. Alors, éloigne-toi vite de sa petite princesse avant que… Trop tard… Comment ce scélérat osait-il souiller sa chère Eileen de ses mains impies et putrides ? Sale bête, créature du Diable, il allait lui faire comprendre son erreur et vite fait. C’est ainsi que, sans se soucier de la crise de sa chère Alice à l’encontre d’Abbel ou encore même de la fureur d’Eileen à l’égard du grand frère, Nathaniel s’avança en direction du jeune McCravatt. Tremble petit, ton ennemi est bien décidé à t’anéantir.

« Oses seulement la toucher de tes mains impures une fois de plus et je te promets mille tourments. Je vais être clair, gamin, dégage de ma vue, tais-toi et adopte un profil bas. Je ne veux plus t’entendre, ni même te voir respirer, tu m’as bien compris ?!? Fufufufufufu, il serait tellement dommage de voir tout ce qui t’es cher disparaître dans d’atroces souffrances, n’est-ce pas ? Pourtant, cela me serait si simple de te briser mentalement, si simple de te prouver que les personnes que tu aimes n’éprouvent qu’haine et dégoût envers ta petite personne. »

Le chapelier se permit un sourire en coin accompagné d’une lueur folle et malsaine dans son regard. Le lièvre tremblait, planqué loin bien loin de son ami de jadis. Misère, que lui aviez-vous fait ? L’animal doutait que son ami ne redevienne celui qu’il fut jadis. Il observait la déchéance d’un air triste, maudissant cette spirale infernale sans fin. Un éclat de voix ramena soudain le chapelier vers d’autres horizons. Il s’éloigna de l’oreille de son torturé, arrêtant ses murmures malsains et envoûtants, pour observer sa jeune princesse menacer Abbel d’un couteau. Fufufufufu, brave petite princesse. Sous tes airs d’ange, tu n’es rien de plus que le Diable. Ô oui, une véritable diablesse, déesse de notre chapelier sadique. Quel magnifique duo mesquin que vous faites là. « Nath’ ne m’aime plus ». Voyons, ma chère Eileen, princesse de son cœur, penses-tu réellement perdre ta place dans sa cour faite de glace ? N’aie crainte jeune infant, Nathaniel ne t’oublie pas. Il t’accorde juste une place différente d’autrefois. Désormais, tu ne seras plus sa petite princesse, celle pour qui son cœur bat. Non, plus comme ça. Non, tu seras sa reine, son autre moitié, la féminité dans toute sa perversité. Tu seras son alter ego, son autre lui, vous serez le Mal incarné et rien ne pourra vous détrôner. Alice, elle, sera son autre moitié. Ce que les mortels appellent une âme sœur, mais jamais elle n’aura ta place. Fufufufufufu. Tremblez pauvres fous, vous avez réveillé un monstre fait de chair et de sang.

« Allons bon, ma douce chérie. Tu sais bien que personne ne te remplacera. Fufufufufu, tu m’es bien trop précieuse pour ça, n’est-ce pas ? Caïn paiera pour avoir osé t’enivrer de pareilles sottises. Il souffrira comme il se doit. Mais toi aussi, tu vas payer. Tu m’as déçu. Tu n’as pas eu confiance en moi. Pourquoi tant de haine ? Laisse-moi te faire connaître la plus profonde des folies. Laisse-moi te noyer dans un désespoir sans fonds, laisse-moi te prouver que tu n’es rien sans moi. Car c’est le cas. »

Un rire sans vie, glacial, brutal s’éleva alors. Nathaniel avait définitivement sombré dans les limbes noirs de son âme. Le contraste en aurait presque été effrayant si la situation n’était pas aussi dramatique en cet instant. Soudain, le bruit d’une chute le fit taire céans. Une jeune femme venait de tomber et bientôt, sa belle Alice fit de même. Son visage était désemparé, effrayé, perdu et le chapelier n’apprécia point la vue. Tout est de ta faute, Abbel. Tu paieras aussi. Mais chaque chose en son temps. Il devait s’assurer du bien-être de la jeune Alice. Il s’agenouilla alors et caressa sa chevelure dorée. Elle était belle quand elle dormait. Son sourire était hélas crispé, peiné et le chapelier jura que plus jamais cela n’arriverait. Quiconque osera te toucher mon enfant verra son mode s’écrouler. Il se verra sombrer au plus profond de son âme, oppressé par la folie qui l’habite. Prends garde Eileen. Tu es certes sa reine mais la prison t’attend au tournant si tu touches à son doudou. La Folie n’avait plus rien de joyeuse, plus rien d’heureuse. Elle était devenue dangereuse. Ses doigts caressaient les cheveux soyeux de Ruthel, sans se soucier qu’il fut l’objet de tous les regards. Cela pouvait être le cas, il ne s’en souciait pas. Peu importait le désarroi d’Eileen, le doute d’Abbel ou le désespoir d’Hazel. Nathaniel n’était plus ce qu’il était. Il n’était plus le frère, juste un monstre qu’il avait bien assez longtemps empêché de se réveiller. Désormais, plus personne ne serait à l’abri. Vices comme mortels, tous paieraient bientôt.

« Allons, allons, ma douce Alice. Tu as décidé de jouer la Belle au Bois dormant ?!? Tu es d’autant plus belle ainsi ma douce enfant. Je veillerai sur toi, je me ferai le gardien de ton sommeil. Rien ne t’arrivera en ces lieux tant que tu es sous mon aile protectrice. N’est-ce pas, Abbel ? Tu n’oserais pas lui faire du mal, pas vrai ? »

Le regard dur, notre jeune fou finit par se redresser lentement tout en scrutant son aîné d’un regard froid, glacial, meurtrier. Le message était clair : « touche à mon doudou et je te fais la peau ». Peu importait au chapelier que certains mortels fussent encore éveillés. Non, le monde qui l’entourait l’importait bien peu à dire vrai. Il se souciait uniquement d’Alice, sa belle guerrière, et bien peu d’Eileen après tout. Sa reine l’avait trahi, tout comme le reste de sa fratrie. Impies, créatures démoniaques. Et dire que Père leur accordait plus de crédits qu’à lui. Vieux fou. Les corps tombaient sous l’influence d’Abbel. La vieillesse pensait panser les blessures en endormant les mortels ? Rien ne sera plus comme avant, grand frère. Caïn va souffrir pour avoir osé prendre de l’avance en silence. Tu auras beau parvenir à altérer la mémoire des mortels, rien ne te permettra de modifier les souvenirs de sa fratrie. Abbel, tu ne pourras rien face à la Folie. « Pourtant, ne serait-ce point plus exaltant que de faire semblant ? » Pourquoi pas ? Nathaniel ferait semblant. Il allait observer les autres vices tenter de réparer les erreurs de la Guerre. Il les aiderait, modifierait les souvenirs s’il le fallait. Il leur ferait croire qu’il était redevenu le gentil benêt qu’il était. Mais pauvres fous, prenez garde car ce ne sera pas le cas. L’ami lièvre abandonna la cause et s’en alla en ce jour fatidique du 23 décembre 2010. Oui, le lièvre ne reconnaissait plus son grand ami et il quitta ces terres pour un monde plus sûr, un monde moins noir. Reviendrait-il un jour ? Nulle ne le sait…
▌Date d'arrivée : 04/11/2010
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Qu'est-ce que j'étais censée faire ? Regarder Ruthel, mon Ruthel, l'une des personnes les plus importantes de ma vie, mon meilleur ami, mon frère, l'homme que j'avais presque considéré comme un fils pendant une bonne partie de ma vie, celui qui savait et comprenait tout de moi se déchirer aussi lentement et aussi douloureusement sous mes yeux ? Je ne voulais pas ça pour lui. Mais qui étais-je pour décider de ça pour lui ? Je le savais. Je le savais. Je le savais que cette période était difficile pour lui. Je le savais bien qu'il avait toute une colère et une tristesse sans fin et sans nom à déverser. Moi-même j'ai déjà eu les larmes aux yeux en y pensant. Sa mère était tellement gentille et généreuse avec nous qu'elle ne méritait pas ça, tout comme son fils ne méritait pas tout ce qu'il endurait. Mais pour lui, la souffrance devait être tellement... intense et horrible que je ne savais quoi faire. Et moi, au milieu de tout ça, qu'est-ce que je faisais ? Rien. Absolument rien. Je restais debout, le fixant avec des yeux horrifiés pour lui. J'avais peur. J'avais peur de tous ces sentiments qu'il contenait depuis tellement de temps. En fait, j'avais peur de mon impuissance. Parce que c'était ce que j'étais. Je ne faisais absolument rien. Je ne bougeais pas d'un pouce, mes mains sur la partie inférieur de mon visage. Visage d'où coulaient un nombre infini de larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je n'en avais pas le droit. Est-ce que je me devais de souffrir ? Non. Je devais être là pour soutenir Ruthel du mieux et aussi longtemps que je le pouvais. Et pourtant... pourtant je ne faisais rien. Je n'avais rien fait. En fait, tout ce que j'ai fait depuis le décès de Mme Ruthel... ce n'était rien. J'étais à ses côtés pendant tout ce temps. Mais je sentais que tout ça n'avait servi à rien. Et pourtant... et pourtant. Et pourtant, je ne pouvais empêcher mes larmes de couleur de mes yeux bleus tandis que je voyais Ruthel White se détruire seul sous mon regard déchiré. Et je pris conscience que cet homme qu'il étreignait maintenant avait été là depuis son arrivé à l'hôtel, et qu'il l'avait soutenu sur tout, d'une façon ou d'une autre, contrairement à ce que j'avais fait.

I'm really sorry, Ruthel White. I'm really sorry, Matthew Carter. I shouldn't exist in your life.

Je ne pus réprimer un long sanglot. J'avais à peine conscience de ce qui se passait autour de moi. J'entendais de vagues cris, mais je n'en comprenais pas un traitre mot et je ne voulais vraiment pas comprendre. Je ne pouvais que rester là, dans un coin de cette pièce, à pleurer sur le fait que j'étais vraiment la personne la plus pathétique que la Terre ait portée. Je ne pouvais que rester là à murmurer des excuses à qui voulait l'entendre et le comprendre. J'avais à peine conscience que quelqu'un s'agrippait à moi. J'étais détruite de l'intérieur. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il a fallu que j'apparaisse dans la vie de Ruthel et Matthew ? Peut-être qu'ils auraient trouvé un réconfort plus efficace que celui que je leur apportait. Ce n'était pas peut-être. C'était sûrement. Qu'est-ce que je devais faire maintenant ?

J'en avais assez. Je voulais quitter cet endroit, quitter toutes ces personnes, retrouver une vie normale à New York, mes cours, mon ex petit ami que j'aimais tant et que je regrettais d'avoir quitté sans rien lui expliquer, retrouver un Ruthel comme avant, retrouver Matthew que je savais aimer tout comme mon ex, j'étais partagée entre les deux... Je voulais retrouver ma vie d'avant. Je regardais Ruthel qui m'observait. Je me décidais enfin à réagir, je fis un pas vers lui, affolée de son état. Mais maintenant, mes jambes tremblaient. Mes paupières étaient lourdes que je les fermais un instant... sans les rouvrir. Je m'effondrais au sol, Morphée était venue me chercher.

And the last thing which I wished, it was to wake me up.

Don't wake me up.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Spoiler:
 

La vie est quelque chose de bien étrange. Certains la décrivent comme un don de Dieu, d'autres comme une épreuve préliminaire avant d'affronter la mort. Ce que j'en pense? Je n'en sais rien, je pensais le savoir, je voulais y croire en me plaçant au-dessus d'elle mais maintenant? Qu'est-ce qu'il me reste? Tout a été détruit de mes propres mains. Quelle ironie, moi qui pensait créer un monde meilleur, où je trouverai ma place... Le sort a voulu me donner sa réponse, me prouvant que je suis seulement capable de détruire, comme toujours. C'est si simple de détruire, mais créer, réparer? Je ne suis pas à la hauteur? Où est ma faute? Mes mains recouvertes de sang m'obsèdent, m'obnubilent. Elles ne tremblent pas, comme si elles étaient conscientes de la destruction qu'elles venaient de causer, sans en éprouver le moindre remord... Mais en mon for intérieur, pourquoi est-ce que je fais cela? Je n'en ressens même pas de plaisir, j'en suis las, épuisé et désespéré. Ai-je été seulement une fois utile? J'ai beau faire le paon et me targuer d'une pseudo-supériorité mais au final, n'était-ce pas une simple mascarade? Qui sait, peu m'importe la réponse, tout est fini.

Mon regard traverse la salle sans apercevoir quoi que ce soit. Mes sens me font dire que d'autres faits inquiétants se déroulent, mais je n'en tiens cure. Quelle importance après tout, mon monde c'est écroulé et plus rien n'est digne d'intérêt. Oui, c'est égoïste, mais je le suis. Plus la pein de se mentir à soi-même, j'accepte la vérité, même si elle est dure à digérer. tandis qu'une blondinette pleure toutes les larmes de son corps en hurlant sa rage, mes idées se bousculent dans ma tête sans réelle logique. Du pessimisme à l'espoir, du repentir à la cruauté, je cherche une nouvelle réponse à cette éternelle question qui me hante depuis la naissance: Pour quoi je vis? Seul comme toujours, abandonné, non désiré. Sacha est désormais libérée. Fini la vie où elle devait se plier en quatre à mes moindres désirs puérils. Terminé son existence où elle devait me supporter sans rechigner. Oh oui, elle doit désormais s'en réjouir d'être libérée de mon emprise. Qui voudrait de quelqu'un comme moi après tout? Ce monde me hait et me le fait bien comprendre....

Un pleur déchirant se fait entendre et attire mon regard, me sortant de ces pensées déprimantes. Avec les dernières forces qui me restent, j'observe, indifférent, la bonne sœur pleurer de tout son soul. Cela m'aurait bien fait rire aux éclats quelques minutes auparavant, mais là, je n'ai même plus l'envie de me réjouir du malheur des autres pour oublier mon malaise. Au lieu d'intervenir, je me mure dans mon mutisme, reposant la tête contre un mur froid et irrégulier. Les yeux fermés, je continue d'écouter la litanie de la bonne sœur, gémissant sur son sort. Quel son délicieux tout de même. Bercé, un sourire s'esquisse sur mes lèvres, léger, infime, mais présent malgré tout. Oui, j'ai perdu beaucoup de chose aujourd'hui mais un nouveau sentiment m'envahit et me réjouit. C'est étrange et presque indescriptible. Il y a quelques instants, je me morfondais sur mon sort et celui de ma sœur, mais d'autres osent se plaindre? Non, c'est bien pire, j'entends leurs rires intérieurs. Je les imagine sourire en voyant le sort des Stalker. Ces sourires me font vomir. Je veux voir leurs visages se tordre de douleur, regretter leur vie comme je regrette la mienne. S'ils pensaient que moi seul allait être déchu, c'est mal me connaître. Cruauté et rancune. Je crois que c'est cette envie qui occupe mes pensées. Brisés, décomposés, seuls, abandonnés, je veux tous les entraîner avec moi. Mais lentement, très lentement.

Mes membres s'alourdissent et le sommeil me gagne. Tout cette commotion a du m'épuiser, c'est la seule raison de cette fatigue soudaine. En m'endormant, des images traversent mes pensées. Je vois ceux que j'estime. Je les vois, tous souriants, heureux. Rien ne s'est passé et je continue ce rêve fou d'être un dieu, admiré et aimé de tous. Mon esprit s'apaise mais mon âme reste agitée par les évènements survenus. Mes sentiments hésitent à nouveau. Je ne sais plus quoi faire... A mon réveil, est-ce que tout cela aura été un simple cauchemar ou devrais-je complètement assumer l'horrible vérité? Je laisse Morphée me bercer dans un doux rêve balayant mes angoisses et mes pulsions emplies d'animosité, pour l'instant peut-être...
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Tchaïkovski avait bien raison, les cygnes, c'est mieux que les poulets. En plus, ça ne peut pas flotter un poulet, donc raison de plus pour ne pas les prendre en compte! Ès lors, puisqu'ils n'ont aucune place dans un ballet, où étaient-ils pour régler l'ordre et la loi, ici, par tous les saints bleus de la cambrousse!? Non, pire, on assistait à un véritable remix de l'Anneau des Nibelung, au point que Wagner s'en retournerait dans sa tombe, tellement ça n'a rien à voir! Parce que oui, certes, l'anneau est précieux, encore faut-il qu'il y en ai un dans cette pièce, et ça, ça chamboule terriblement un Jamie McCravatt. Si les cordes des violons étaient sur le point de se briser avant qu'il ne rejoigne les bras du canapé, il n'avait pas encore vu le formidable bel canto qui prenait place dans l'opéra improvisé.

Parce que oui, le castrat était au sol, cela permettait la plus grand grandiloquence vocalement loquace chez l'assemblée ici présente. Notre Farinelli se désespérant du triste destin d’Ariane dans une version mélodramatique de Roméo et Juliette, ou était-ce Hector?, la diva blondinette éprise d'un soudain élan cataleptique mangea un porc avant de prononcer un discours en libretto et Si bémol à l'encontre de la ronde octave qui avait décidé de mettre du lard dans la porte et s'était fait steak haché par Farinelli. Mais trêve d'égarement, cela est déjà connu. Le strapontin s'était relevé quand la rockstar hippie et chamboulée par une surdose de troubadours se décida à intervenir également!

Et là, ce fut du vrai son et lumière au point que Jamie se demandait s'il avait une chance de sortir avec, c'est-à-dire qu'il l'offrirait sur un plateau à Matt, ou s'il devait plutôt prendre un hoola-hoop. Avec une tessiture digne d'un ténor, elle fit son récital avec la prouesse et la noblesse de La Callas dans Carmen. Quelle prestation émouvante, les canards en pleureraient si seulement ils étaient dans la pièce. Mais on a que des poulets ici, donc c'est à l'eau, ce qui va les faire couler d'ailleurs mais on s'éloigne du sujet initial, voulez-vous. C'est comme si Debussy mangerait de la salade en compagnie de ses compagnons Fred et Georges. Irrelevant! Avec cette tirade complètement inacceptable, les pensées de Jamie s'en allèrent vers d'autres horizons, plus blonds et aux chromosomes légèrement différents. Oui, vous l'avez compris, Pavarotti avait décidé de sortir le grand jeu.

Pas qu'il soit prétentieux, mais un peu, son intermezzo mélodramatique surplomba la salle. Et plomba même l'ambiance. En effet, il venait de prendre la défense, d'une façon détournée, du tortionnaire de Jamie et ça, c'était offusquant. Heureusement Jamie n'est pas rancunier, et ses reniflements en aria di capo ne l'aidait pas à comprendre la moitié des mots de Luciano. C'est ballot, mais c'est parce que c'est un arioso. Et puis de tout façon, un McCravatt ne parle pas un traître mot d'italien, donc il fait fi! de ces dires atypiques. Mais parce qu'il faut bien que le final soit lumineux à un moment où un autre, l'octave renaît de ses cendres, encore plus fort, encore plus grand, encore plus roux et plus en-lardé qu'il ne l'était. En fit non, il se releva t ne fit rien, mais c'était déjà bien. Et puis on avait pas besoin d'une fausse note en plus, Jamie est suffisant.

Cependant, car les rebondissements de situation c'est le must du must à l'opéra et au ballet, l'assemblée réagissait de la façon la plus inattendue à la résurrection de l'octave. Un staccato de mouches mortes! Non seulement Pavarotti décida d'embrasser ses pieds, c'est un prétentieux on vous l'a dit!, mais aussi Nana Mouskouri, même si sa place dans ce ballet est mise en doute. Enfin, sa représentation d'Andromaque fut remarquable avant que la harpe d'Orphée ne la rappelle dans les bras de Morphée. Si Jamie arrivait à s'arrêter de pleurer, il lui aurait bien donné un mouchoir et un homme. Et puis...


« Oses seulement la toucher de tes mains impures une fois de plus et je te promets mille tourments. Je vais être clair, gamin, dégage de ma vue, tais-toi et adopte un profil bas. Je ne veux plus t’entendre, ni même te voir respirer, tu m’as bien compris ?!? Fufufufufufu, il serait tellement dommage de voir tout ce qui t’es cher disparaître dans d’atroces souffrances, n’est-ce pas ? Pourtant, cela me serait si simple de te briser mentalement, si simple de te prouver que les personnes que tu aimes n’éprouvent qu’haine et dégoût envers ta petite personne. »

Nouvelle surprise et pas des moindres. Jean-Sebastien Bach avait susurré sous un ton allegro ses paroles de dégoût dans le gramophone de Jamie McCravatt. Tremblant de peur, le garçon observa horrifié son tortionnaire s'éloigner. Il aurait bien hurlé, mais étant une fausse note, il se tut, observant du coin de l'œil les faits et gestes de Bach. Il aurait bien voulu cessé de respirer aussi, mais il commençait à faire de l'hyperventilation. De la haine et du dégoût? Pignon le tromperait aussi?! Quelle horreur! Déjà que Matt lui avait brisé le cœur, sans canard, c'est la fin du jazz! Il en était persuadé désormais, il devait s'éloigner au plus vite de l'homme, car il sera sa future proie. Cherchant du regard quelqu'un qui pourra l'aider, ses yeux se stoppèrent sur une charmante clé de sol douée en cuisine. Mais avant qu'il ne put lui dire quoi que ce soit, cette dernière s'effondra littéralement. La rattrapant du mieux qu'il put, Jamie réfléchissait à la meilleure chose à faire et entonna une berceuse:

- Fais dodo, Bébé mon petiiit, fais dodo, Maman est iciii.♪

Avant de se rappeler qu'il voulait lui demander de l'aide et dut donc changer de stratégie. La secouant comme un prunier, il lui hurlait dans les oreilles.

- Mademoiselle! Mademoiselle! Ne mourrez pas, j'ai besoin de votre aide! Ne nous quittez pas, vous avez encore tant de choses à vivre! Imaginez l'avenir! Des enfants, un mari, des canards, du base-ball! Avez-vous oublié le goût de la chicorée le petit matin?! Mademoiseeeeeeelle!

Et termina en faisant un massage cardiaque, toujours en pleurant, même si c'est presque inutile de la préciser concernant le plus jeune McCravatt... Quand on vous dit que ça n'a pas de cervelle et que ça ne sert à rien.
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Abbel observait ces mortels tomber telles des mouches, les unes après les autres. Finalement, il avait réussi. Il lui aurait fallu plus de temps que prévu mais il avait finalement obtenu un résultat, certes, pas aussi concluant qu’escompté mais soit, il y avait un résultat bel et bien tangible. Les humains s’étaient laissé bercer par les bras de Morphée et ils avaient tous succombés. Ou presque. Une jeune femme sortit du lot, restant debout fièrement face à l’adversaire. Bon sang, ne pouvait-elle pas s’évanouir comme les autres ? Peut-être s’était-il trompé de cible… ? Après tout, il y avait bien ce gamin aussi, le torturé de son frère, qui braillait auprès du corps inerte d’une jeune blonde. N’était-ce pas le doudou d’Alix ? Abbel ne savait plus, il était perdu dans ce méli-mélo d’humains et pour être franc, il s’en foutait éperdument. Il avait d’autres chats à fouetter et se questionner sur l’identité de chaque favori de sa fratrie était le cadet de ses soucis. Hélas, son « don » n’avait pas seulement touché les humains. La misère s’était écroulée rapidement au sol. Hazel ne risquait pas d’apprécier la chose à son réveil mais tant pis, le rouquin ferait fi de sa colère. Elle l’avait défié, elle avait osé se rebeller contre son autorité alors elle méritait d’être punie. Les autres le seraient aussi, en leur temps, mais d’une manière bien différente.

Prenant appui contre le mur derrière lui, Abbel observa les environs d’un air calculateur. La vieillesse était l’aînée, elle réfléchissait, analysait tout jusque dans les moindres détails et agissait en conséquence. Il restait donc deux mortels à évincer et deux vices à raisonner. Cela n’allait pas être facile mais il fallait tenter le tout pour le tout. Respirant avec difficulté – ce sale mioche ne l’avait vraiment pas épargné – Abbel tenta de raisonner Eileen en haussant les mains en signe de paix. « Calme-toi Eileen, tu ne m’aides pas en te liguant contre moi ». Hélas, le vieux banquier n’eut guère le temps de se concentrer sur sa tâche car il fut largement perturbé par le ton sans équivoque de Nathaniel. « Rien ne t’arrivera en ces lieux tant que tu es sous mon aile protectrice. N’est-ce pas Abbel ? Tu n’oserais pas lui faire du mal, n’est-ce pas ? » Magnifique, voilà qu’il se mettait aussi à l’invectiver ? Non, c’était plus… vicieux que cela. Le ton avait beau être léger, Abbel sentait qu’il ne devait pas prendre la menace à la légère. Nathaniel semblait vraiment prêt à n’importe quoi pour défendre son doudou. Mais qu’advenait-il de cette famille ? Ils avaient tous perdus la tête et un instant, Abbel se demanda s’il s’agissait bien de l’action de Caïn ou bien de celle de Nathaniel. Il y avait largement de quoi se poser la question.


    ♣ Abbel « Nathaniel, ça suffit. Arrête de faire l’enfant gâté, tu sais très bien que nous avons un accord tous les neuf. Personne ne marche sur les plates-bandes de l’autre. Alors, non, je ne lui ferai rien. J’essaie juste de réparer les erreurs de l’autre imbécile au cas où tu ne l’aurais pas compris… »

Merde. Il avait trop parlé. Saleté, il venait de mentionner leur accord devant les deux derniers mortels encore réveillés. Le vieux banquier se massa les tempes, frustré et en colère contre lui-même. Bon sang, ils n’avaient clairement pas besoin de rajouter un souci en plus. La journée d’aujourd’hui était déjà bien assez compliquée ainsi. Sortant une clope de l’arrière de son jeans, Abbel l’alluma et se permit d’inhaler une bouffée de nicotine salvatrice. Bon, il fallait régler le problème « mortels réveillés » et vite fait. Hélas, le vice de la vieillesse se sentait fatigué, c’est que le mioche – satané gosse – l’avait bien amoché. Du coup, il ne se sentait plus la force – ni l’envie par ailleurs – d’utiliser son don pour endormir les deux dernières victimes. Bah, on en reviendra à la bonne vieille méthode du coup de poing. Après tout, tout était de leur faute d’abord ! Abbel n’aimait pas être contrarié, il n’aimait pas qu’on le fasse ch**r alors tant pis, les deux derniers en paieraient les conséquences. Un bon petit coup à l’arrière de la nuque et hop, on ne les entendra plus ! Mais avant, on finit la cigarette tranquillement, pépère. J’ai bien dit p.é.p.è.r.e alors faites taire ce gamin et plus vite que ça ! Pas étonnant que cet attardé soit le torturé de Nathaniel. Il était imbuvable et surtout aussi fou que l’autre… Il serait le premier à être assommé, tiens.

Joignant le geste à la parole, Abbel se décolla du mur et se dirigea d’un pas mal aisé – après tout, il était bien amoché – vers Jamie et l’observa en haussant les sourcils. Pfff, quel sale gosse. Il en fit le tour et lui asséna un coup rapide à l’arrière du crâne. Hop, une victime en moins. Par contre, l’autre, ce serait plus difficile. Après tout, elle venait de voir ce qu’il s’était passé… Peut-être qu’un dernier petit effort de concentration pour l’endormir sagement serait suffisant ? Choquée et terrorisée par ce qu’elle venait de voir, elle aurait moins de résistance et s’endormirait plus facilement. C’est ainsi qu’Abbel finit par fixer intensément Alexis et qu’il réussit à l’endormir tout simplement. Une chose de faite. A croire que sa famille aimait bien se payer sa tête. Tous savaient qu’il aimait la tranquillité et quand les autres faisaient une c*nn*r**, qui sait qui réparait les dégâts ? Bah tiens, c’est Bébel ! Ils allaient recevoir un de ces sermons quand tout serait fini, ils allaient en trembler pendant des semaines. Les bras croisés, Abbel finit par détourner le regard pour fusiller le reste de sa fratrie encore éveillé. Eileen, Nathaniel, accrochez-vous bien car vous allez morfler et pas qu’un peu. Après tout, son quota patience avait largement explosé et puisqu’il n’y avait plus que ces deux-là pour subir sa colère, bah, ils feraient l’affaire.


    ♣ Abbel « Bon, vous deux. Arrêtez vos gamineries maintenant et aidez-moi à réparer ce bazar. Que, soit dit en passant, vous avez foutus avec vos idioties dignes de gosses ignares. Nous sommes supposés nous attaquer aux humains, pas nous entre-tuer !! Vous n’avez donc pas compris que Caïn est derrière tout ceci ? Alors pourquoi vous laissez-vous influencer par ce dernier ? Il faut croire que vous côtoyez de trop près ces humains, ils déteignent sur vous… Et avant que l’un d’entre vous ne s’emporte, je m’incluse aussi dans le tas. Nous sommes tous les quatre en tort dans cette histoire alors on va se serrer les coudes et réparer nos erreurs du mieux qu’on le peut, compris ? »

Abbel n’attendit pas spécialement que les deux autres acceptent son sermon. Son pouvoir ne tiendrait pas indéfiniment et si les mortels se réveillaient, ils seraient confrontés à un problème de taille. Il se dirigea vers l’un des humains et entreprit de modifier sa mémoire. Eileen, tromperie, pourrait aisément l’aider dans cette tâche et Nathaniel, folie, pourrait tout aussi bien faire l’affaire. En s’entre-aidant, il y avait moyen d’agir vite et bien. Nathaniel avait suffisamment de force que pour l’aider à transporter quelques corps vers leurs chambres respectives. On ne prendrait que ceux qui n’ont pas de compagnon, pour éviter toute histoire. Eileen serait suffisamment douée que pour obtenir les clefs auprès du gérant de l’hôtel. Restait à espérer que personne ne rencontrait leur route. Oh, et puis, ils n’étaient plus à un esprit à modifier… Les autres seraient dispatchés dans les autres pièces de l’hôtel. Oui, c’était un plan bancal mais rien n’avait été comme il le fallait alors… Abbel soupira avant de commencer cette lourde tâche qui les attendait. Bon sang, après ça, il faudrait qu’il organise une réunion d’urgence, qu’il sermonne Caïn, qu’il fasse encore le petit chef et qu’il calme l’histoire. Pfff, il n’était pas prêt de se reposer si vous voulez tout savoir et Père tout puissant, rien que d’y penser, ça l’énervait.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Abbel a réussi à calmer un tant soit peu le jeu en endormant tous les mortels présents. Maintenant, à trois, ils vont devoir ruser pour modifier la mémoire de leurs victimes. Chaos, père tout puissant, puisses-tu leur venir en aide et influencer la mémoire de ces mortels dégoûtants. Si ne fut-ce que quelques bribes de cette tragique histoire venaient à se savoir, qu’adviendrait-il des neuf ? Nulle ne le sait. L’avenir n’a jamais été aussi incertain. Peut-être est-ce le début de la fin ? Toujours est-il que le plan de Caïn s’est retourné contre les vices, les désavantageant face aux clients de l’hôtel Dusk. Parce qu’après tout, si ces derniers se souviennent – ne serait-ce qu’un peu – de ce qui leur est arrivé, ils vont commencer à s’insurger. Autant ne pas y penser. Seul l’avenir nous dira de quoi il sera fait. Chaque chose en son temps. L’essentiel, c’est de masquer les preuves et de ramener quelques clients vers leur chambre. Pour les autres, la buanderie, le salon ou encore la bibliothèque fera l’affaire. Peu importe, tant qu’ils ne restent pas tous dans la même pièce. Là, le risque encouru serait trop grand, les chances de se souvenir seraient trop importantes. Allez, vite, Eileen, Nathaniel et Abbel, dépêchez-vous avant que les clients ne se réveillent. Il vous faudra ruser si vous souhaitez continuer votre petit jeu en toute tranquillité.



Concrètement, vous avez dix jours pour poster. Passé ce délai, nous clôturerons l’intrigue de Noël. Pour Alexis et Jamie, vous pouvez poster mais votre post devra bien entendu se terminer par le fait que vous êtes endormis ou assommés par Abbel. Vous avez donc entendu le premier dialogue d’Abbel mais pas le second. Pour Eileen et Nathaniel, vous allez devoir aider Abbel à changer les choses. Vous pouvez donc, dans votre post, indiquer ce que vous comptez faire : « comment allez-vous modifier les mémoires, qui subira quoi, qu’allez-vous leur faire croire, etc. » MAIS vous ne pouvez pas indiquer dans votre rp si cela sera effectif ou non. Par contre, vous pouvez en fin de rp « sortir » de la salle de jeux et dire si vous avez ramené un membre ou l’autre dans sa chambre ou dans une autre pièce. Après les dix jours, le conteur lancera les dés pour déterminer qui a totalement perdu la mémoire de qui a « quelques bribes » (et quoi). Car oui, les neuf vont commencer doucement à se trouver des ennemis au sein de la clientèle de l’hôtel. Bon jeu donc. Pour les autres qui sont déjà endormis, il vous faudra attendre le délai de dix jours pour savoir ce qui va vous arriver. En attendant, et bien, considérez cette mission comme terminée pour vous Wink

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    Un vent. Un vent monumental. Non... Je devrais plutôt appeler ça une rafale, une tempête, un ouragan d'ignorance. J'ai mal à mon amour propre... Sans aucune difficulté, ce type m'avait interrompue dans mon geste. Mon poignet s'était retrouvé en suspens à quelques centimètres de son but et cela ne semblait même pas lui couter un effort.

    - Pfff. Et quoi? Tu penses vraiment t'en sortir indemne également? Si tu oses me toucher une seule seconde, femme, sache que tes jolies commissures de lèvres n'auront plus le même aspect dans dix secondes. Alors, tout doux et laisse tomber car je ne suis pas d'humeur à m'apitoyer comme une gonzesse.

    Et pire encore! Non seulement son humeur n'en a pas été affectée, mais il semble se délecter à présent de ma mauvaise fortune. Les yeux agrandis de je ne sais quel sentiment inconnu qui me poignait, je le fixai comme pour tenter de déchiffrer autre chose que de la folie dans son regard. Sans succès. Je compris alors que mon regard avait peut-être brillé de la même lueur un instant plutôt, avec la rage en plus. Ce qui me prenait? Je n'en avais pas la moindre idée. Mais mon accès soudain de rage avait été anéanti par la blessure béante de mon amour propre. Jusqu'ici, je n'avais pas cru en avoir tant. Il m'ignorait à présent. Sa poigne était toujours aussi puissante mais son attention s'était détournée de moi, ce qui lui importait, c'était qu'on venait de fermer la porte, rien de plus. Son expression se modifiait et sa poigne se resserrait. Je fis des efforts pour me dégager, j'allai même jusqu'à lui griffer l'avant-bras au sang, mais il ne se rendit pas compte un seul instant de ce qui se passait sous ses yeux. J'étais au comble du désespoir lorsqu'il me repoussa sans douceur mais sans y faire plus attention qu'à un chiffon. Je restai de dos à la scène qui se déroulait derrière moi. J'entendais les cris, les coups pleuvoir, les invectives et les réactions plus ou moins violentes, les éclats de larmes. Mais je n'y réagis pas, je n'y prêtais pas attention. Des larmes avaient commencé à emplir mes yeux, mais j'utilisais la vaillante technique du si-je-cligne-pas-des-yeux-ça-coulera-pas. Ce n'étaient pas des larmes de douleur ou de tristesse, ni un caprice enfantin. C'étaient des larmes de honte et d'horreur, je me rendais compte de ma propre faiblesse et de ma propre insignifiance, et c'était un coup dur pour moi qui avais toujours vécu si insouciante.

    Un cri me tira de ma transe mélodramatique solitaire. Un cri de terreur assez étrange, mais puant l'horreur à plein nez. C'était le gamin qui semblait terrorisé par quelque chose ou quelqu'un que je ne voyais pas. Je me retournai finalement et me déplaçai d'un pas. L'horreur me frappa à mon tour. Nathaniel, mon ami si joyeux et à l'air si innocent n'était plus. C'était son corps, oui, mais son visage avait changé, déformé par la démence malsaine qui avait remplacé sa belle folie douce. Je n'avais pas suivi les événements qui avaient précédé la scène que je voyais, et je savais que les deux protagonistes ne s'étaient jamais bien entendus... Mais jamais je n'avais vu mon Chapelier dans un état pareil, jamais! Ruthel, lui semblait aussi effondré que moi, mais je ne réagis pas, contrairement à lui.


    - Mais qu’est-ce que vous lui avez fait bon sang ? Tout est de votre faute ! Si vous n’aviez pas décidé de « calmer le jeu » en nous agressant, Nathaniel ne serait pas… Il ne serait pas… Il… Pourquoi ? Pourquoi ? J’en ai marre de vous tous ici réunis ! Je voulais broyer du noir en paix dans cet endroit et il a fallu que vous veniez faire ch**r votre monde en vous tapant l’incruste. Quel merveilleux noël ! Fête où tout le monde devrait être heureux et passer un bon moment, mon c*l oui ! J’ai été orphelin le jour de noël l’année dernière et je vois mon monde s’écrouler cette année. Je vous hais tous autant que vous êtes. Allez crever, tiens ! J’en ai rien à faire. Et toi, arrête de me prendre en grippe gamine. Je ne t’ai piqué personne d’abord ! Tu peux le reprendre ton Nathaniel, à force de l’*mm*rd*r comme vous le faites, vous l’avez rendu cinglé ! Regarde-le ! C’est devenu un monstre. On est tous en train de devenir fous, on va tous s’entretuer et honnêtement, j’en ai rien à foutre si vous crevez sous mes yeux. Je défendrai ma vie chèrement avant de mourir !

    Il avait raison, Nathaniel était devenu plus fou que fou. Mais lui aussi, d'ordinaire si calme ne semblait plus lui-même. Je ne prétends pas que je le connaissais si bien que ça, mais c'est lui qui m'avait aidée à prendre mes marques dans cet hôtel plus qu'anormal, et je l'avais côtoyé suffisamment - je pense - pour comprendre qu'il n'était pas dans sa nature de s'exciter de la sorte. Pourtant, il eut une réaction bizarre. Sa fureur soudaine - aussi soudaine que l'avait été la mienne - sembla s'enfuir de lui comme un souffle. Ruthel avait l'air de perdre ses forces et il finit par tomber inconscient. N'écoutant que mon affection pour lui et oubliant sur le moment les différends que nous avions pu avoir, je franchis la courte distance qui nous séparait pour m'accroupir près de lui, inquiète comme pas deux.

    - Merde... Ruthel!

    Ou plutôt si, puisque Nathaniel me rejoint vite aux côtés de Ruthel. J'eus un mouvement de recul involontaire à son approche, il était clair qu'il m'effrayait. Mais cela ne sembla pas l'émouvoir puisqu'il n'avait d'yeux que pour le blondinet écroulé. Mais comment ne m'en étais-je pas rendu compte plus tôt? C'était si évident que c'en est idiot pourtant! Et ce n'est qu'en voyant cette scène de mélodrame que je compris que Ruthel était l'Alice du Chapelier. Je compris beaucoup de choses à cet instant, mais la nonne s'effondra à la suite de Ruthel. Inquiète, je me relevai pour voir ce qui se passait mais plus près de moi, une jeune femme aux beaux cheveux blonds fit de même. Mon coeur commença a battre de plus en plus vite, mais je m’exhortais au calme. Il y avait forcément une explication rationnelle à tout ça. Si ça se trouve, il y a une fuite de monoxyde de carbone? Mouais, pas toujours rassurant la rationalité, surtout quand on parle de danger de mort tout à fait réel et qu'un type bloque obstinément la porte malgré ses blessures nombreuses. Oui mais ils ne sont pas morts, ils respirent tous... Non? Visiblement, c'est Ryann qui a frappé si fort le rouquin qui est dans un fort mauvais état. L'espace d'un instant, l'envie me revient de le frapper de toutes mes forces (pourtant pas si moindres), mais il tomba tout seul. L'envie de meurtre fait donc tomber les gens de sommeil? Ce serait inquiétant parce qu'il me semblait que la blonde n'avait pas trop d'ennemis... Si? Raaagh, mais c'est pas possible, ça ne tourne pas rond ici, je pige plus rien!

    Et en effet, quelque chose se produisait de la pièce, quelque chose de puissant et d'incompréhensible à la fois. La moitié des personnes présentes dans la pièce à partir du moment où le rouquin en avait claqué la porte étaient à présent inconscientes, et d'autres s'endormaient encore. Je parle de sommeil, mais ce n'est que pour me rassurer, puisque j'ignore bien ce qui se passe ou même s'ils se réveilleront jamais. Non, je refuse d'y penser. Ils s'endorment tous un par un. Tous. Puis l'hécatombe cesse. Il ne reste que Jamie, Nathaniel, une petite fille blonde et le rouquin pour me faire face. Jamie avait l'air complètement à la ramasse, et moi, je me sentais acculée. J'étais collée au mur, derrière un Ruthel endormi, n'ayant pour seul rempart que son corps inanimé. Ma gorge se serra encore plus quand je remarquai que les trois autres ne semblaient pas plus surpris qu'affectés par la chute successive de tant de personnes. Qui étaient-ils? Comment se faisait-il que ce qui se passait leur parasse si normal et banal? Et ils parlaient de leur ton badin, comme si Jamie et moi n'existions pas...


    - Nathaniel, ça suffit. Arrête de faire l’enfant gâté, tu sais très bien que nous avons un accord tous les neuf. Personne ne marche sur les plates-bandes de l’autre. Alors, non, je ne lui ferai rien. J’essaie juste de réparer les erreurs de l’autre imbécile au cas où tu ne l’aurais pas compris…

    Mes yeux prirent des dimensions que je n'aurais jamais suspecté chez quiconque d'autre que Gollum. un accord? Les neuf? Mais quel accord, et avec qui? D'autres clients étaient-ils impliqués dans les magouilles de cet hôtel. mais le rouquin avait compris, il s'était ravisé et avait arrêté de parlé au moment où son regard s'était posé sur Jamie et moi, il s'était manifestement souvenu de notre présence qui lui était importune. Allait-il nous tuer? Il aurait beau nous endormir, on se souviendrait tout de même de ce qu'il avait dit, non? Mais non, il se contenta de soupirer et d'allumer nonchalamment une cigarette dont l'odeur parvint vite à mes narines que je fronçai aussitôt. A part Jamie qui délirait toujours, personne ne parlait. Chacun se dévisageait en silence pendant un moment. Il régnait dans l'atmosphère une tension insupportable qui mettait mes nerfs à rude épreuve. Les larmes que j'avais refoulées auparavant revinrent gonfler et rougir mes yeux. Mais je les retenais toujours autant, et ma respiration aussi. Je savais que je n'en sortirais pas indemne, mais le plus terrible était de ne savoir ni quand ni comment j'en sortirais - si j'en sortais. Ma respiration était inégale, saccadée, et je sursautai presque quand le rouquin s'avança vers Jamie qui était plongé dans son monde. Il n'avait pas l'air d'avoir remarqué ce qui se passait, mais le type le contourna et, d'un geste d'un naturel terrifiant, lui assena un coup derrière la nuque. La démarche de l'homme était incertaine, mais il n'eut aucun mal à obtenir ce qu'il désirait : Jamie était aussi inconscient que les autres. Le roux se redressa et fit un pas vers moi. Mes mâchoires se crispèrent mais il sembla se raviser. Je le vis me dévisager et me jauger du regard, comme pour déterminer ses chances de parvenir au même résultat avec moi. Au fond de moi, j'avais déjà décidé qu'il n'y parviendrait pas, je me tenais déjà prête à l'accueillir et à me défendre comme il se devait. Je regrettai simplement que mon cran d'arrêt fut tombé lors de la réplique de Ryann... Mais ce mec étrange ne bougeait pas, il se contentait de me fixer. J'eus de plus en plus de mal à me concentrer sur son regard et mes pensées puis je compris que je m'endormais. C'était donc lui qui les avait tous endormis! Pas moi! Je refuse! Mais je ne réussis pas à détourner le regard, pas plus qu'à bouger : mon corps semblait déjà endormi et je ne tenais debout que par la force de ma volonté. Je ne prétends pas être plus forte que n'importe qui dans cette pièce, mais je sais à quoi m'attendre, ce qui me permet de résister. Même quand mes genoux heurtèrent le sol je résistai, j'empêchai mes paupières de se fermer, encore et encore, jusqu'à ce que la fatigue s'empare totalement de moi et laisse mon corps sans défenses allongé plus près de Nathaniel que je ne l'aurais voulu.
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Ils n’étaient plus que trois face à une hécatombe sans noms. Derrière notre fou s’étendaient sa douce et tendre Alice aux côtés de sa petite souris blanche adorée. Certes, le lièvre s’en était allé, le lâche, le fourbe, mais le chapelier se souvenait des deux personnes présentement allongées. Il ne les oubliait pas, il était juste… différent, oui, c’était cela. A quelques pas d’eux, la copie de sa petite guerrière dormait profondément et plus loin encore, son ami Janot avait fait de même que ses camarades mortels. Abbel avait bien fait son travail. Hélas, il l’avait même un peu trop bien fait puisqu’il avait assommé son torturé, son « sien », sa victime à lui. « Personne ne marche sur les plates-bandes de l’autre » qu’il disait. Abbel, tu es un menteur. Sais-tu ce que l’on inflige aux gens de ton espèce mon cher frère ? Nathaniel se permit un sourire en coin tandis qu’il observait son frangin. Oh oui, il allait lui faire croire à de jolis mensonges, il allait prétendre « l’ignorance et l’idiotie » mais sa vengeance serait terrible. Caïn avait joué, il s’était bien amusé. Bientôt, ce serait son tour. Mais patience chapelier, tout vient à point à qui sait attendre. N’est-ce pas ? La Folie s’immiscerait dans les cœurs, insidieuse, prenant ses marques, gangrenant les âmes, et il poursuivrait la tâche de son deuxième frère. Il détruirait tout sur son passage.

« Vos désirs sont des ordres mon cher Alba. Luttons ensemble dans cette guerre épique contre le Mal et terrassons l’ennemi par la force de notre lame. »

Nathaniel mit quel qu’emphase dans ses dires après avoir salué avec élégance le « chef » de leur bande. Le chapelier reprenait ses anciennes marques, il allait parader, faire l’idiot et s’amuser. Fufufufufu, il allait se gausser des humains et de sa fratrie, oui. L’échiquier se mettait en place, cela ne serait plus qu’une question de temps avant de faire échec au roi. La reine blanche gagnerait sa lutte et le chapelier s’en réjouissait par avance. C’est ainsi qu’il se mit en quête d’exaucer les souhaits d’Abbel, l’aîné. Il s’occuperait de sa petite souris et de Janot. Il laisserait sa douce Alice aux bons soins d’Abbel. Fais-lui tout oublier mon frère de la plus douce des manières. La Folie ne pourra guère s’en charger et Alice mérite mieux comme « traitement » que de sombrer dans une démence que son protecteur pourrait lui conférer. Les autres, il n’en avait cure. Il laissait la tâche aux deux autres de s’occuper de leur cas. Il allait « modifier » leurs mémoires et qui sait, peut-être que les deux seraient les premiers de son armée ? Oh oui, ils méritaient d’être dans les hautes sphères de son complot. Ils méritaient d’être mis au courant aussitôt. Ils pourraient peut-être retrouvés le lièvre, par chance, et formeraient ainsi le plus grand complot de tous les temps. S’agenouillant aux côtés d’Alexis, Nathaniel se permit un faible sourire avant d’entamer son travail.

« Abbel, je te laisse te charger de Ruthel. Sois doux envers lui. Je ne veux pas le voir souffrir. Tu as déjà pris des libertés en assommant mon torturé alors fais preuve d’intelligence et n’agis en rien contre mon doudou. Je ne peux m’en occuper. Le pauvre, je me refuse à lui infliger quelque folie que ce soit dans sa petite âme innocente. Et avant que tu ne me dises qu’il s’agisse d’une faiblesse de ma part, que je m’humanise, je te signalerai que nous sommes tous à égalité dans cette métamorphose. N’es-tu point toi aussi, aussi faible que nous, puisque tu as des doudous ? Bien, je m’occuperai de cette jeune fille et du torturé d’Hazel. Le reste, je vous le laisse. Allons, allons, ma chérie. Il est grand temps que je te fasse oublier cette malencontreuse journée, n’est-ce pas ? »

Le chapelier avait sa propre vision des choses. Il lui ferait « oublier » à sa manière mais que sa souris et son ami lapin blanc soient sans craintes, il ne leur ferait aucun mal. Non… Peut-être que si tout se déroulait selon ses plans, il parviendrait à… Oh, oui, ce serait magnifique. Caressant la chevelure auburn de sa jeune souris, Nathaniel se concentra pour altérer sa perception des choses et pour changer ce qui devait être fait. Le résultat serait un mystère pour l’instant, jusqu’au réveil de la belle endormie. Il finit par se relever et fit de même avec son ami Janot. Ces deux-là vivaient seuls dans leurs chambres, il serait tout à fait dans ses cordes de les ramener jusque dans leur antre. Une fois ceci fait, Nathaniel quitta les lieux pour aller chercher un passe auprès du propriétaire. Ce qu’il lui fit ? Nulle ne le sait. Mais un quart d’heure plus tard, il était de retour sur les lieux et observait le reste de sa fratrie éveillée prodiguer quelques soins de leur crue au reste des victimes des lieux. Clefs en poche, le jeune homme prit Janot dans ses bras et le ramena avec difficulté dans sa chambre avant de faire de même avec Alexis. Tout mortel qui le rencontra se retrouva, inexplicablement, pris d’une vision étrange, mêlant horreur et effroi. Personne ne serait assez « fou » que pour clamer haut et fort ce que Nathaniel leur avait fait voir. Ils étaient ainsi, selon toute probabilité, hors course. Et s’il osait, par inadvertance, s’aventurer dans des contrées moins sécurisées, Nathaniel les attendrait et en ferait les premiers soldats de son armée.

Lorsque ceci fut fait, il retourna – mains en poches – vers la salle de jeux et attendit. Ruthel ne pouvait pas être ramené dans sa chambre. Il l’occupait avec quelqu’un d’autre, avec le maître Yoda et Nathaniel ne voulait en aucun cas lui faire du mal. Il allait donc attendre qu’Eileen ramènent respectivement Margaret et Road vers leurs chambres tandis qu’Abbel emmènerait Jamie vers une quelconque destination dont il n’avait cure ainsi que son jeune neveu. Oui, il ne s’en souciait guère pour le moment. Ces deux-là souffriraient bien assez rapidement que pour leur octroyer un sursis, aussi infime soit-il. Il attendrait que seul Ruthel soit dans la pièce. Oui, il attendrait et calmerait son tendre doudou. Attendrait-il que ce dernier se réveille pour lui raconter toute la vérité ? Il ne le savait guère encore. Il verrait. Advienne que pourra. Ruthel serait peut-être son premier allié, ou pas. Il n’en savait encore trop rien. Il partirait peut-être avant que ce dernier ne se réveille, qui sait. Mais il voulait malgré tout le regarder dormir quelques instants, l’admirer sans que sa chère Alice n’en soit au courant.
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A l'approche de Noël, on est pas sensé être heureux? {Intrigue}