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L'antre du Diable... Info ou Intox? {Mini-quête}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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« Patience mes mignonnes, votre tour viendra. Chaque chose en son temps ». Désormais, plus aucun accès vers le monde extérieur. Seul le noir et vos trois camarades seront vos comparses pour la suite des évènements. La salle de bain n’a jamais semblé autant salvatrice qu’en cet instant. Vous ignorez où se trouve le détenteur de cette voix sombre et sinistre et mon petit doigt me dit que vous ne voulez vraiment pas savoir où il se trouve. Vous finissez par vous retrouver acculée contre la porte, tambourinant, tapant dessus de toutes vos forces. Peu importe les moyens, il faut à tout prix entrer dans la salle de bain. Après tout, elle est votre unique havre de paix désormais… Votre raison ne l’emporte pas sur la panique. Elle ne parvient pas à vous faire comprendre que vous serez dans une bien pire situation si vous vous enfermez dans la salle de bain… Mais après tout, face à la mort et l’inconnu, il n’est pas impressionnant que la raison ne l’emporte pas, n’est-ce pas ?


La révélation est troublante, choquante. Bon sang, pourquoi cette porte a du se fermer? Et surtout, surtout, depuis combien de temps étiez-vous épié par l'agresseur? Il sait où vous êtes, il sait qui vous êtes alors que vous, vous êtes en territoire inconnu et ce fait vous inquiète. Vous tentez de pénétrez dans la salle de bain par tous les moyens. Si vous combinez votre force, vous finirez bien par défoncer la porte, non? Mais si vous la défoncez... Comment empêcherez-vous l'inconnu d'y entrer à son tour? La tension monte, le mal règne et nulle ne sait si vous vous en sortirez indemne... Vous avez une semaine pour répondre (et cette fois-ci, je serai plus attentif pour la fin du tour qu’au précédent). La première à poster PEUT DESORMAIS ouvrir la porte si elle le souhaite et aller se cacher dans la salle de bain. Toutefois, elle ne PEUT PAS décider si les autres participantes s'engouffrent à sa suite et si l'agresseur fait de même. Je lancerai le dé pour déterminer si les autres participantes et l'agresseur entrent à la suite ou non. Un second lancé désignera la suite des évènements (suivant le premier lancé). Bon jeu.
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
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Dernière édition par Willow Lewis le Lun 25 Juil - 23:05, édité 3 fois

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Willow avait été la première à se présenter à la suite d'Alexis et cette dernière semblait heureuse de cette avancée joyeuse dans cette nuit noire et prête à répondre. Sauf que ce ne fût pas elle qui lui répondit mais la "Voix", en échos glacés, tellement glacés qui semblaient vouloir figer le sang des intruses... Et même la Chinoise qui voulait prendre la chose le plus comiquement possible trouva la scène beaucoup plus flippante :

« Un thé sanglant accompagné de petits doigts de pied en condiments. Hihihihi. »

Mais d'où venait cette voix, bon sang ?! Un vrai dingue était dans le coin mais où se cachait-il ? Il fallait absolument le retrouver et l'enfermer loin d'ici ... Willow se secoua la tête pour sortir d'un rêve mais cela était bien inutile : même si elle n'avait pas été insomniaque, elle n’aurait pas rêver à quelque chose d'aussi alambiqué ! A moins que... Quoi qu'il en soit alors que la Chinoise échangeait un regard quelque peu terrifié à Alexis, un bruit se fit entendre bien distinctement derrière.

C'était la salle de bain qui effectivement jusqu'à alors était fermé. Ce n'était plus le cas car en étant entrebâillée, elle dévoilait une petite fille. Mais pas n'importe laquelle ! Non ! Elle semblait avoir été plongé (de force ?) dans de l'eau et ressortit il y a peu, le visage dégoulinant avec les cheveux plaqués sur le visage ... Mais cela ne se faisait pas qu'avec de l'eau ... Du sang... Il y avait du sang sur elle !! Et cela provenait au moins de son oeil droit entaillé ! La "Voix" l'avait donc torturer ?! Mais le pire fût ce qu'elle dit, loin d'un cri de détresse et tristesse mêlées : elle dit une chose bien plus affreuse en soit avec un sourire ...


- Vous aussi, vous venez jouer ?

D'instinct Willow se dirigea vers la victime de la salle de bain, pensant au fait que c'était peut-être elle dont parlait la "Voix" au début ! Mais... C'était déjà trop tard car la porte se referma aussi sec ! Les bras encore tendue, figée par l'incompréhension la Chinoise avait arrêté de respirer, revoyant la scène qui avait défilé sous ses yeux. Elle.. Elle était torturer sûrement physiquement ... mais aussi moralement pour trouver en ces actions un jeu !!

Se prenant la tête dans les mains et écrasant avec force sa tête par ses doigts fins, Will voulait sortir ses images affreuses de sa tête... Les enfants vivent toujours des choses affreuses mais certains en vivent que même l'adulte ne peut imaginer. Elle essayait de retrouver sa respiration mais à présent haletait... Elle ressentait une grande panique, des images qu'elles ne pouvaient décrire revenaient à présent l'a hanté et elle se sentait prête à crier ...

Mais un gros BOOOOM ! lui fit sortir de sa sombre transe. C'était la lycéenne qui venait d'agir ainsi en lançant un coup de pied violent à la porte... Si ça l'a ébranlé comme la Chinoise se n'est pas pour autant la même solidité que celle de l'entrée ! Mais a encore déclenché la "Voix", cette horrible et introuvable voix qui se fait entendre non dans la salle de bain. Elle ricana avec le même timbre rauque :


« Patience mes mignonnes, votre tour viendra. Chaque chose en son temps »

La jeune femme aux yeux bridés pas seulement par ses origines mes aussi la colère et sa retenue de pleurs se sentait mise à bout par cette histoire avoisinant les minuits où normalement elle lisait paisiblement et où tout le monde dormait paisiblement. Elle en voulu à sa curiosité maladive mais balaya cette idée rapidement en regardant la porte de l'entrée se refermer sur le couloir ... seul sortie.

Elle était là à présent et non seule en danger ... La petite fille surtout devait être sauvée ! Se tenant les tempes deux secondes et prenant le temps de calmer sa respiration (même quelque peu), elle essaya de discerner clairement dans ce noir d'encre... Elle était pas non plus nyctalope et il semblait que le seul endroit à visé pour le moment : c'était la salle de bain. Pour fuir le dingue et sauver la gamine... Oui mais explosé les portes d'accord ... Mais si le dingue les enferme dedans et lui avec pour les mettre dans le même état !! Souffle ... La tension remontait d'elle-même et la Chinoise ne savait vraiment que faire, sa tête semblant exploser sous le trop pleins d'émotions.

C'est alors qu'elle cria un "AAHHHHHHhhhhh !!!!" comme une possédée déboîta l'étagère de bois qui était non loin de l'entrée (et la plus visible des armes du périmètre) avant de la fracasser comme une folle contre la porte. Il est dit que quand une personne est en danger, elle obtient assez d'adrénaline pour courir des heures et frapper de toutes les forces (que son corps n'a pas forcément).

C'était sûrement le cas de la Chinoise qui voyait encore défilé devant ses yeux des images atroces. Elle réussit à déglinguer la poignet mais aussi la porte où un trou se formait alors. Elle fit une chose assez stupide en soit bien qu'elle ne réfléchit pas : elle passa sa main dans le trou formé, s'éraflant à souhait la main qui tourna avec violence la poignet intérieur pour ouvrir la porte fermé de ce côté.

La main en feu (enfin en sang) elle poussa la porte et entra dans la salle de bain regardant à droite et à gauche la gamine des yeux. Sa tension ne baissait pas, au contraire elle grimpait. En pleine lumière, on aurait pu voir à quel point son regard semblait fou et aveuglé... Sa main et son avant bras perlaient quelques peu le sang, comme si ce liquide rouge n'avait pas déjà assez coulé ...

A l'Hôtel Dusk, il ait sûrement minuit passé. Alors que d'autres dorment, un groupe ayant un peu trop soif d'aventures s'introduit dans une chambre. Ce qui commençait comme une enquête excitante sembla pour Willow Lewis, l'une des curieuses nocturnes, quelque chose de diamétralement opposé. Ce qui aurait pu sembler une idée lumineuse s'assombrissait et se colorait de rouge...
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Dernière édition par Le conteur le Lun 25 Juil - 23:00, édité 2 fois

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Le lancé de dés déterminera si les autres aventurières pénètrent à leur tour dans la salle de bain ou non. Le second lancé annoncera la suite des évènements, suivant le résultat du premier dé red:

2. Willow est suivie des autres mais l’agresseur la rejoint. Il vous faut lutter de toutes vos forces pour refermer la porte avant qu’il ne pénètre les lieux.

5. Nos quatre aventurières sont désormais enfermées dans la salle de bain aux côtés de la petite fille. La lampe de la salle de bain clignote comme dans les plus mauvais films et soudain, plus rien. La petite fille se met à hurler, vous l’effrayez et elle court en direction de la porte, tentant de l’ouvrir.
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Le second lancé annoncera la suite des évènements, suivant le résultat du premier dé.
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Le bras en sang, Willow a réussi à ouvrir la salle de bain et toutes y sont entrées. Seulement, l’ennemi n’est pas prêt d’abandonner ses sombres plans. Nos quatre aventurières se retrouvent à repousser la porte de toutes leurs forces, tentant de trouver n’importe quel objet lourd pour faire barrage. Pendant que deux d’entre elles restent collées contre la porte, les deux autres cherchent après un objet pour bloquer la porte. Tout et n’importe quoi. Mais il semblerait que le destin ne soit pas avec nos aventurières. La petite fille se met à hurler et court en direction de la porte, tapant telle une sauvage sur les deux bloqueuses. Elle tape, tape, mord et finit par abandonner sa lutte veine et se dirige vers la baignoire. Là, se cache un objet qui lui servira pour se défendre. Cet objet en métal serait suffisant pour vous causer un traumatisme crânien, pas vrai ? « Laissez-le entrer ou je vous tue, hihihihi ». Qu’allez-vous faire ?


Vous pensiez vous détendre une fois dans la salle de bain ? Que nenni. Pour une sombre raison, la petite fille se met à vouloir sortir et finit par vous menacer. Le vrai problème, c’est que la voix qu’elle a, est démente et tellement proche de cette chose rauque que vous aviez entendu jusque là… Minute, impossible que l’agresseur soit… elle, n’est-ce pas ? Il vous faut trouver une solution pour l’empêcher de vous blesser tout en gardant la chose à l’extérieure de la salle de bain loin de vous…Vous avez une semaine pour répondre . La première à poster PEUT TENTER de désarmer la petite fille. Si elle répond sous les 12h, elle y parviendra et ne sera pas blessée. Si elle répond sous les 24h, elle y parviendra mais aura reçu un sacré coup au visage, l’ensanglantant au point de rendre sa visibilité réduite. Si elle répond après 24h, elle ne parviendra pas à désarmer la petite et sera assommée par l’attaquante. Un lancé de dé sera fait après le premier post pour déterminer la suite des évènements. Bon jeu.

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Spoiler:
 

En réalité, on aurait pût voir les yeux fous de la Chinoise et ils auraient mêmes pût apparaître ainsi en étant normaux vu l'effet de la lumière électrique du néon de la salle de bain qui sautait quelque peu. Cela plantait une autre partie du décor d'un mauvais film d'épouvante, la petite touche qui faisait des effets à petits coûts mais qui marchait bien.

D'un accord tacite les intruses s'étaient précipitées dans la salle de bain et à présent voulaient retenir de toutes leurs forces la porte qui se fermait plus ou moins bien pour empêcher la "Voix" d'entrer. Rapidement, il fût mise en évidence qu'il fallait trouver quelque chose de lourd pour bloquer autrement que par la force humaine. Will préféra rester plaqué à la porte, regardant avec suspicion le trou qu'elle venait de créer où elle avait peur de voir sortir une main crochu, squelettique et digne de la voix qui résonnait ... Enfin, le peu de temps où il y avait assez de lumière pour voir l'interstice.

Car le néon lâcha, ramenant dans la pénombre le groupe qui au contraire, cherchait la lumière salvatrice. On avait plus l'impression que chaque endroit éclairé était en réalité un piège où elle s'enfermait elle-même, préférant la cage inaccessible du fou à la plaine sans échappatoire ... C'est ce moment que choisit la gamine qu'elle avait aperçu en entrant près de la baignoire pour crier comme dératée (pire que Will, sisi, je vous assure) prenant quelque chose de long (et dur ?) dans sa main et se précipiter vers le duo bloquant la porte.

La Chinoise qui voyait la petite ombre mouvante se diriger vers elle mis ses bras devant elle, pour se protéger. Sans trop de succès car elle reçu un coup au visage, cassant ses lunettes qui étaient plantés sur son nez il y a quelques secondes mais qui était à présent par terre avec la force du coup. D'accord elle visualisait bien les ombres mais là, elle n'y voyait vraiment rien, pire qu'une aveugle ... et elle détestait ça.

Elle réagit comme même avec force, donnant des coups à la gosse (du moins elle espérait que ce n'était pas une de ses amies) qui braillait toujours armée :


- Laissez-le entrer ou je vous tue, hihihihi

Réflexion faite, cela ressemblait plus à un ricanement rauque ... Comme la "Voix", l'agresseur ... ne pouvait être elle n'est ce pas ?! Et puis, elle voulait bien laisser rentrer quelqu'un ... Au lieu de trop réfléchir, elle sentit près de ses mains la barre métallique (et dur, elle le savait à présent) et l'arracha des mains de la gamine qui la serrait comme une dingue.

Agissant à l'aveuglette mais avec une tension très élevé, oui assez pour que la gamine qu'elle voulait sauver vienne de se recevoir en pleine tête sa propre arme. Elle n'avait pas frapper fort ... si ? En tous cas, il fallait bien la mettre Hors Service pour que ce ne soit pas l'inverse ! La fin justifie les moyens ... Et puis, à présent, les filles pouvaient bloquer avec plus de succès la porte.

Elle appuya plusieurs fois avec la barre contre la porte pour réussir à la caler parfaitement entre les deux montants de porte. Cela avoir pour but que la barre tienne quelque peu leur seule porte de sortie fermée au ravisseur qui voulait lui entrer...

Récapitulons quelque peu : il fait noir dans la salle de bain où le groupe essaye de garder la porte fermée, il n'est pas dit que la barre va tenir et que la gosse ne va pas se relever ... La tension monte et Will se dit une nouvelle fois, ce qu'elle fait là ... et pourquoi, il ne lui arrive que des trucs de dingues !
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Dernière édition par Le conteur le Lun 19 Sep - 14:54, édité 1 fois

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Le lancé de dés déterminera la suite des évènements. La petite fille est à terre et Willow est salement amochée. Que va-t-il advenir de nos quatre aventurières?

3. Le silence est devenu roi. Rien ne parvient à vos oreilles si ce n’est les palpitations incessantes de vos cœurs apeurés. La lumière revient soudain et alors… Rien… Le néant. Minute, où est la petite fille ? C’est alors que la voix rauque retentit d’un rire malsain, inhumain. Ça ne va pas recommencer… Elle se moque de vous « Alors, êtes-vous prêtes à croire aux histoires de fantômes ? »
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Willow fut la première à réagir face à l’assaut de cette petite fille. Bien que blessée au visage, elle a réussi à terrasser la petite d’un simple coup. N’étiez-vous point sensées la sauver jeunes amies ? Comme quoi, l’adrénaline et la peur vous font perdre vos objectifs premiers, ne laissant qu’un instinct de survie surdéveloppé prendre le dessus. Affalée au sol, la gamine perd un peu de son sang. Mais ce n’est pas le plus important. Non. Etrangement, la voix s’est tue, le silence se fait et soudain la lumière revient. Et là, horreur, la petite a disparu, comme par enchantement. Minute, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Où est-elle ? Où sont donc passées les tâches de sang que vous étiez en droit d’attendre là où elle était affalée quelques secondes auparavant ? La pièce est d’un blanc immaculé, rien ne laisse présager que quelque chose de sombre et de dangereux vienne de se produire. C’est alors que la voix rauque s’élève en un rire malsain et moqueur « Alors, êtes-vous prêtes à croire aux histoires de fantômes » ? Non, ce n’est pas possible. N’est-ce pas. Les fantômes, ça n’existe pas, tout comme les voix rauques étranges et les petites filles blessées et démentes et pourtant… Qu’allez-vous faire ?


Toutes mes excuses pour l’immonde retard. Vous recevrez une récompense de 300 flouzz pour réparer mon erreur. Vous avez une semaine pour poster. Comment allez-vous réagir ? La petite fille a disparu, la voix, elle, est toujours là et vous parle de fantômes. Elle ment, n’est-ce pas ? Ceci sera le dernier tour. Vous pouvez réagir comme bon vous semble, vous postez toutes les deux (dans l’ordre de votre choix) et un « sauveur » viendra débarquer pour calmer la situation. Amusez-vous bien pour ce dernier tour Wink
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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    Mon coup de pied, aussi plein de convictions fut-il, ne fit qu'ébranler la porte et la faire trembler dans ses gonds. Quant à moi, je finis les quatre fers en l'air à cause de la force du retour de pied. Le choc résonna de la pointe de mes orteils jusqu'à mes hanches et me fit grimacer de douleur et de (mauvaise) surprise. Assise par terre à quelques mètres de la porte (j'avais reculé, oui), je me redressai pour prendre mon genou dans mes bras en me massant le côté de la cuisse comme si la douleur en partirait ainsi. Les sourcils froncés, j'entrepris de me relever mais fut immédiatement rassise par le choc d'entendre à nouveau une voix venir de nulle part :

    - Patience mes mignonnes, votre tour viendra. Chaque chose en son temps

    Un frisson d'horreur parcourut mon échine et il me vint alors une pensée atroce : ce qui je venais de faire revenait à des coups frappés aux portes de l'enfer. C'était totalement contraire à la célèbre chanson des Guns and Roses, mais je l'avais fait sans réfléchir. D'un coup, l'idée d'investir la salle de bain sans un plan me sembla absurde et dénuée de sens. Mais aussitôt que cette pensée effleura mon esprit, un claquement répondit en écho à ma stupidité. La porte d'entrée venait de se refermer sur nous, enfermant à l'extérieur de la pièce la seule source de salut possible. Nous étions à présent enfermées, aussi vulnérables que l'enfant ensanglantée de la salle d'eau. Si ça se trouve, nos disparitions passeraient pour des départs de l'hôtel et nos appels à l'aide ne passeraient que pour des bruits étranges supplémentaires provenant de cette chambre. Personne ne s'en rendrait compte. Mais depuis combien de temps cette fillette était-elle là? Etait-elle retenue et torturée depuis longtemps? Ou était-elle une victime parmi d'autres?

    Minute... Mais la voix, elle ne venait pas la la salle de bain! Elle venait... OMAGAD! Elle venait de derrière! Je me retournai d'un geste vif après la menace à peine voilée de l'inconnu et en cherchai la source désespérément du regard. Introuvable, naturellement. C'est plus marrant ainsi, n'est-ce pas? Mais pas pour nous! Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine, si violemment que je crus qu'il allait s'en extraire de force. Mais quand Willow poussa un hurlement digne des plus grands films d'horreur. Un grand crak l'accompagna et je me dévissai le cou pour voir ce qu'elle faisait. Je n'eus en fait pas besoin de me tourner puisqu'elle passa un peu trop près de moi à mon goût, armée d'une étagère en bois fraichement décrochée du mur. Éberluée, je la regardai défoncer la porte de la salle de bain à coup de mobilier et y faire finalement un trou assez étroit. Sans se soucier des échardes acérées qui bloquaient l'accès confortable, elle y fourra la main toute entière, s’égrainant au passage sévèrement le poignet. Pour ma part, je n'aurais jamais osé faire cela. Non parce que j'aurais eu peur de me blesser, mais plutôt par peur de ce qui pourrait bien se trouver de l'autre côté de la porte et de ce que ça pourrait faire à ma main.

    Finalement, elle réussit à déverrouiller la porte de l'intérieur et se rua dans la salle de bains. Je me levai brusquement et m’engouffrai à se suite dans ce sauvetage factice. Sans se concerter, les autres filles vinrent avec nous et je m'appuyai avec Willow contre le battant de la porte pour empêcher ce qui se trouvait dans la pièce principale de nous suivre. Etrangement, j'avais le sentiment que plus ma tête serait éloignée du trou dans le panneau de bois, plus je serais en "sécurité" (on venait juste de s'enfermer, mais bon...). Alors que je retrouvais progressivement mon souffle, le néon faiblard décida de s'éteindre. C'est à cet instant que je réalisai que j'étais dans une pièce close et étroite, sans aucune échappatoire et avec la terreur à l'état pure à mes trousses. Ma respiration déjà pas très calme s'intensifia et se fit plus haletante et sifflante. Ma claustrophobie revint au grand galop et j'eus soudain envie de me rouler en boule par terre en attendant que ça se passe. Je tentai de me calmer mais ma respiration restait tremblante.


    - Laissez-le entrer ou je vous tue, hihihihi

    La voix rauque provenait de la salle de bain et me fit sursauter violemment : comment le propriétaire de la voix avait-il pu passer au travers de la porte ou des murs pour les rejoindre dans la petite pièce sombre? Mais "laissez-le" ? Mon dote fut confirmé lorsqu'à toute vitesse, quelque chose se jeta sur Willow. Un câlin effrayé de la petite? Non, des éclaboussures de sang sur mon visage. Et celui de Willow en plus. J'écarquillai les yeux dans la pénombre et voulus m'interposer. Mais les deux protagonistes étaient déjà séparées et je faillis tomber à la renverse en faisant un pas et marchant sur un objet cylindrique. Je vis qu'il s'agissait d'une lampe de poche et supposai qu'elle avait du échapper à l'une ou l'autre des intruses. Je m'en saisi, les mains tremblantes et, fébrile, je mis du temps à l'allumer. Je vis alors l'étendue des dégâts provoqués au visage de Willow bien plus nettement que dans le noir. De si petites mains attachées à un corps paraissant si fragile pouvaient-elles vraiment faire ça? Et pourquoi? Mais Willow ne semblait pas s’embarrasser de telles questions pour le moment. Elle fit preuve de pratique en s'emparant de l'arme de la petite pour s'en servir à notre avantage : bloquer la porte. Je l'admirais pour le coup car de mon côté, j'étais parfaitement incapable de faire preuve d'un tel sang froid. Les espaces clos sont mon point faible, il suffit de m'y voir pour s'en rendre compte, ce genre de choses ne se cachent pas aux autres. Mais ce n'était certainement pas positif car la peur est contagieuse, et j'avais peur. Nous avions probablement toutes peur mais nous l'exprimions à un degré différent chacune. Cependant, la mienne étant dissimulable, je craignais de faire empirer celle des autres, ce qui ne ferait pas notre affaire.

    Je tremblais et la lampe de poche m'échappa des mains. Elle tomba lourdement sur le sol et s'éteignit sous le choc. Je me baissai précipitamment pour la récupérer avant qu'elle ne roule trop loin de moi. Elle me glissa une fois entre les doigts avant que je ne l'aie bien attrapée mais elle refusait de s'allumer, alors je tapai dessus. Mon effort était inutile, aussi abandonnai-je. Un horrible silence s'abattit sur nous quatre. Chacune retenait son souffle en n'entendant plus rien de l'autre côté de la porte. La voix s'était tue.
    Le néon choisit cet instant pour se rallumer brusquement. Je sursautai, soudain soulagée d'au moins y voir quelque chose. Le blanc lumineux de la salle de bain rendait la pièce plus spacieuse et bien qu ce ne fut qu'illusoire, je m'en berçai pour calmer les palpitations de mon coeur. Coeur qui rata un battement quand je constatai un instant plus tard l'absence pure et simple de la petite fille et tout ce qui avait pu lui appartenir, à savoir son sang. Rien dans la pièce n'indiquait la présence de qui que ce soit d'autre que quatre jeunes femmes terrorisées. Pas de corps, pas de sang, rien.


    - Alors, êtes-vous prêtes à croire aux histoires de fantômes

    Lorsque la voix retentit à nouveau, brisant le silence, je m'effondrai. Je cédai à la panique qui me broyai le coeur tout en sachant que c'était probablement le but recherché. Je repliai mes genoux sous mon menton et les enserrai de mes bras en appuyant mon dos à un coin de la pièce. Les larmes coulaient toute seules de mes yeux, sans bruit. Je devais avoir l'air folle à me balancer doucement d'avant en arrière, mais je cherchai avant tout à ne pas l'être. Et mon seul point d'appui était la rationalité. Il fallait absolument que je trouve une explication rationnelle à ce qui venait de se produire, les fantômes ne peuvent pas exister, ils ne peuvent pas! C'était un habile stratagème destiné à nous faire une bonne farce, rien de plus!
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Peu après que la Chinoise eut assommé la gamine, elle fût éblouie par un faisceau de lumière. Semblant sortir de nul part, après s'être un petit acclimatée, celle qui dans le noir de toutes façons ne voyait rien, comprit que ça devait être une lampe torche trouvée par ... Alexis. Oui, malgré le flou généré par ses yeux elle était sûr que c'était elle... Elle se passa une main au dessus de l'oeil droit où elle sentit douloureusement l'endroit où la barre qu'elle venait d'utiliser pour bloquer la porte, l'avait brutalement frappé...

Regardant sa main poisseuse de sang, elle se dit que ça ne devait en aucun cas arranger sa vision... Mais ses pensées se dirigèrent de nouveau vers la gamine qui devait aussi être amoché vu ce que Willow lui avait rendu. Alors, qu'elle voulait demander à sa voisine d'éclairer l'endroit où sa victime était sensée être, la lampe valdingua au sol avant de s'éteindre dans un bruit peu rassurant pour son état. Et effectivement, la lumière ne semblant pas revenir, Will n'espérait pas revoir fonctionné la lampe....

Le silence s'installa, pesant... Mais il se passa de nouveau quelque chose d'étrange. La lumière qui semblait les avoir abandonné revint dans le néon et éclaira de sa lumière si peu appréciable mais si rare qu'on l'apprécia comme même ! La salle de main apparut de nouveau devant le groupe et le regard de Willow se posa directement sur le sol où elle
croyait trouver le corps (en vie) de la gamine. Ne la voyant pas, elle crut que c'était sa vision qui lui jouait des tours mais il semblerait que non car la Voix si glaçante revint commenter leur propre film d'horreur :


- Alors, êtes-vous prêtes à croire aux histoires de fantômes ?

La Chinoise se prit de nouveau la tête des mains, ressentant de plus en plus fortement une sensation de vertige. Où était donc cette gamine ? Où était les preuves que l'on aurait pût noter après un tel incident ? Qu'est ce qui prouveraient encore l'épisode qu'elles venaient de vivre ? Sa douleur a la tête apparût pour la Chinoise la plus belle des preuve. Se baissant, elle trouva à tâtons le reste de ses lunettes où le verre droit était plus que fragilisé.

Elle semblait retrouver une partie de sa vue mais elle n'était pas plus calme pour autant, au contraire. La gamine (qu'elle s'en voulait beaucoup plus à présent d'avoir frappé) avait belle et bien disparut de la salle de bain éclatante de blancheur ou pas la moindre tâche de sang ne semblait vouloir briser l'illusion de propreté. Willow essayait d'ordonner ses idées, fermant les yeux pour les rouvrir non dans cette salle de bain horrible mais dans sa chambre. Elle priait, elle qui ne croyait pas en Dieu, pour que cette fois-ci elle est réussit à dormir sans s'en rendre compte et que tout ça n'était qu'un cauchemar comme elle en était capable d'imaginer...

Mais il semblerait que Dieu ne veule pas exhausser le voeu d'un non croyante car à chaque fois elle revenait dans cette salle trop net pour que le contexte soit clair... Comme réveiller par la rage de la raison, elle abandonna ses ridicules espérances pour réagir. Alors qu'elle voulait se retourner face à la porte, elle se rendit compte (enfin) de l'état d'Alexis. Elle était mal.
Très mal. Les genoux repliés tous comme ses bras, elle semblait vouloir ne devenir qu'une carapace, se protéger de ce monde si horrible qui lui jouait des tours.

Willow avait été plusieurs dans cette position et tout de suite compatissante, elle s'agenouilla auprès de la jeune femme, lui posant un main sur l'épaule et lui parlant avec la voix la plus calme et rassurante qu'elle trouva, elle qui était aussi paniquée à l'intérieur :


- Alexis... Détends toi... Souffle... Fais le vide encore quelques instants... Je vais ouvrir la porte et on va sortir de là... Tiens encore un peu, tu seras dans ton lit dans moins d'une demi-heure : je te le promets !

Laissant avec inquiétude Alexis, Will se releva et délogea la barre de la porte. Cette objet aussi était une marque de l'affrontement qu'elles avaient eu ... Mais elle détourna le regard, la lançant dans un coin avec un bruit de fracas contre le carrelage. Elle ouvrit la porte qui avait encore les marques des coups qu'elle avait reçu dont le trou où la Chinoise s'était écorché la main gauche... Mais elle ne s'attarda pas plus, ouvrant la porte en grand et ignorant toutes ses visions où le propriétaire de la voix rauque apparaissait (un monstre tel une ombre aux yeux rouges étincelants dans la pénombre de la chambre).

Elle fit signe aux deux autres filles de sortir et aida à se relever Alexis, lui soutenant les épaules, restant auprès d'elle pour éviter qu'elle flanche. Il faisait effectivement toujours sombre et c'est un groupe de filles perdues, désorientées, blessées physiquement ou psychologiquement qui se dirigea vers la porte. Will jeta quelques regards autour d'elle, se sentant comme observé, cible d'un quelconque autre tour. Mais elle préféra tourner le dos et sortir au plus vite de cette chambre du Diable. Oui, elle espérait fortement que la porte allait s'ouvrir et que toutes dormiraient paisiblement dans leur lit douillet (ou du moins oublieraient cette épisode).
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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La voix vous parle de fantômes. Elle vous inquiète, elle vous effraie et la disparition de la petite fille n’arrange rien. Alexis finit par lâcher prise, elle se recroqueville et pleure tout son saoul. Willow tente tant bien que mal de l’épauler et c’est ainsi qu’elles sortent de la salle de bain. Allez, quelques pas et vous pourrez tenter d’ouvrir la porte pour sortir des lieux et vous retrouver enfin dans le couloir « salvateur ». Faisant fi de l’éventuelle présence de la voix et de son propriétaire, ne se préoccupant plus de la petite fille, vous vous avancez. C’est alors que la poignée se met à bouger. Quelqu’un tente d’ouvrir la porte depuis l’extérieur. Ami ou ennemi ? Cet inconnu pourrait être bien votre salut tout comme votre perte. Heureusement, vous tombez nez-à-nez avec les cousins McCravatt. Ces deux zigotos voulaient vous faire une farce quand ils avaient vu que vous entriez dans la chambre. Seulement, tout comme vous aviez mis du temps à ouvrir cette satanée porte, il leur a aussi fallu. Du coup, le « plan » tombe à l’eau mais ce n’est pas plus mal. Vous êtes blessées, deux « chevaliers » sont là pour vous aider et vous emmener à l’infirmerie pour vous soigner.


Voici le « vrai » dernier tour de jeu. Jamie et Matt posteront en premier, pour venir vous sauver héroïquement de la chambre. Ensuite, suivant leurs réponses (et votre envie), vous pouvez poster pour conclure votre jeu. Vous avez 15 jours pour poster. Les prix seront attribuées aux demoiselles après ce délai. Pour les cousins, bah, ils ont été désigné sur le tas comme intervenants et n’auront donc pas les « mêmes » récompenses (mais un bonus leur sera offert tout de même pour vous avoir sauvé xD).
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Cortex, Cortex! Que faisons-nous ce soir? La même chose que chaque soir, Minus... Draguer des poulettes et en faire des échasses pour la chasse aux tilapias qu'on donnera aux affamés et aux intransigeantes questions subsidiaires qui n'auront de cesse de tourmenter les pauvres mexicains épuisés par le trauma épiscopal insinué par Trevor, l'homme de main de Barabas, mais ça c'est une autre histoire, qu'on vous racontera une autre fois. Si Jamie avait pensé un jour que le sincipitale était bouché par le structuré protoplasmique graphomètre, il aurait vendu la mèche à Matt. Ce qu'il fit d'ailleurs. Le jeune fermier se retournait vers son cousin adoré et blondinet comme les blés pour afficher une mine dépitée, effrayée, horrifiée, tétanisée, choquée, bouleversée et surtout, il faut le préciser car cela peut se perdre dans la foule de qualificatifs, ahurie.

- M-Matt... La poignée ne veut plus bouger... J-je crois qu'on a fait une bêtise...

Ces simple mots peuvent laisser songeur le moindre sagouin apathique enfoncé dans son canapé lorsqu'il regarde le tour de France, donc revenons à nos moutons de Bethléem et utilisons la Doloréan pour expliquer le pourquoi du comment avec qui et surtout où et quand quand on sait ce qu'Al Capone en fera.

C'était un soir comme un autre. Pignon fredonnait du Claude François et Kunstkammergericht se grattait la tête car il n'avait rien trouvé de mieux à faire, pendant que leurs deux maitres respectifs complotaient sournoisement une conspiration parce qu'ils manigancent un coup monté rusé avec pour seul but une sédition, et peu importe si la narration fait dans le pléonasme, c'est le but de cet attentat à notre ami bescherelle.

Ils riaient et exultaient en regardant leur plateau de jeu faisant tomber un à un les pions de leur odieuse malversation. Oui, car ils auront beau être perdus à jamais, un McCravatt est presque imbattable au Monopoly, surtout quand il a du temps à perdre dans un hôtel perdu au milieu de nulle part, ce nulle part perdu a milieu du Nevada, localisé dans les States et eux-mêmes situé sur le continent américain, mais ça, Pignon s'en bat de l'aile alors nous n'allons pas le contrarier. Jamie conduisait paisiblement à Wall Street alors que Matt hypothéquait pour la troisième fois ses terrains de Brooklyn. La partie était palpitante, autant qu'un mode d'emploi de bouilloire. Hélas, une ombre planait au-dessus de la paisible soirée-jeu des jeunes cousins. Et c'est ombre fut...

Venu du fin fond des ombres obscures et noires, brandissant la bannière volante du trépas et de la frayeur, il avait décidé de rendre justice en éradiquant les lémuriens et sauvant les lamas entomophages. Avec un passé lumineux et abscons, Batman is in the place for your sake, my little peasants! Sans comprendre vraiment la raison de ce besoin soudain, excepté peut-être la bouteille vide posée à côté du lit, malicieusement volée par les deux cousins, prenant le breuvage pour un sirop de pomme, Batman avait fait irruption dans les esprits des jeunes fermiers.

Unis par un lien mental très fort (et profondément débile), les deux McCravatt saouls stoppèrent leur partie de jeu de société pour finalement se revêtir de leur draps et housse d'oreiller en hululant des « Batman! Tatatatatata, Batman! Batman! » à tout-va, effrayant Pignon et Kunstkammergericht. Alors que Matt ressemblait plus ou moins à un super-héros et se cognait contre les murs (en même temps avec un drap sur la tête, il ne voit pas grand chose), Jamie lui ressemblait plutôt à une vahiné, prenant soin de retirer son pantalon avant de nouer autour de sa taille le drap, car oui un pantalon c'est gênant pour mettre un drap vous dira-t-il.

En charmante tenue, Casper et son chippendale de compagnie erraient dans les couloirs se retenant de s'esclaffer. Alors qu'ils descendaient les escaliers pour retrouver leur ami « Bar »tholomée, des voix féminines les interpellèrent. Enfin, non, interpellaient un des McCravatt surtout. Se cachant de la vue de tous, ils observaient quatre demoiselles semblant forcer la porte d'une des chambres. Des cambrioleuses? Les Cat's Eyes avec Arsène Lupin? Où les femmes de ménage? Nul ne pouvait le savoir et surtout Jamie. Heureusement, Matt était présent et pouvait éclaircir la lanterne de son cadet sur ce qu'il se passait et fallait faire.

Usant d'un code que lui seul connaissait le langage, Matt se mit à faire... quelque chose d'indescriptible pour expliquer ce qui venait de lui traverser l'esprit. Ce que Jamie interpréta comme un « J'aime les poireaux au petit matin pendant que je me revêt d'une fougère en babouinant. ». Stupéfait de cette révélation, Jamie répondit avec son propre code secret, c'est-à-dire clignements d'yeux et claquements de langue. Après 20 secondes de grimaces, J son cousin lui donna sa réponse en langage codé qui voulait sans doute dire « Mon père et mon poisson ont dit que je méritais une baffe », ce qu'exécuta contre sa volonté Jamie.

Après diverses gesticulations shamaniques, les deux adolescents remarquaient que les dames avaient disparu. En catimini, ils se dirigèrent vers la porte de la chambre et, d'humeur malicieuse, refermaient la porte derrière les demoiselles. Riant de leur blague un instant, quoique Jamie se marrait seulement parce qu'il venait de saisir la plaisanterie graveleuse que Matt avait dit ce matin en voyant son poisson, les deux compères maléfiquement grégaires se regardaient du coin de l'oeil, se disant qu'il serait temps d'ouvrir la porte.

Et nous voilà revenu de ce magnifique voyage en Doloréan, avec pour conclusion, une porte close. Usant de toute leur intelligence phénoménale, Jamie mordillait la poignée, pendant que Matt draguait la porte, et vice-versa. Comprenez bien évidemment cela comme vous le voulez.

Il fallait au final admettre que même Dumbo avait un faible pour les portes. Bien que cela ne les enchantait guère, les doux cris des tourterelles enfermées embuaient les yeux des deux garçons qui finirent par recourir à la méthode Dalton pour ouvrir la pièce. Tambourinant, tapant du pied, poussant et jouant du bélier, l'issue finit par céder. Heureux de cet exploit, Jamie débarqua dans la pièce en hurlant:


-Joyeux Anniversaire!

Spoiler:
 
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J’ai un joli lot de noix d’coco, dibididi bidi bidi, qui se suivent comme des numéros. Des grosses, des naines… Ah non, pas des naines ! A moitié avachi au sol, contemplant le plateau de Monopoly, Matt se tata quelques instants avant de sourire d’un air satisfait. Soyez rassurés gentes dames, monsieur Matt McCravatt est bien fourni, alléluia. Tout fier d’avoir élucidé ce mystère des plus palpitants (enfin, on se comprend), Matt se mit à glousser telles les pintades qu’il y avait dans la ferme du voisin. Enfin, peut-être ont-elles été farcies depuis le temps. C’est que le fermier Cunnigham mentait en faisant passer ses pintades pour des oies. Le cri n’est pas le même, c’est plus sexe une pintade. Mais c’est plus bête. Toujours est-il que la petite Gisèle n’avait point d’égal en ce vaste monde plumeux et duveteux. Matt se laissa porter par la douce nostalgie de sa tendre Gisèle – c’est qu’elle était parfaite la petiote, hurlant, sifflant et mordant quand elle n’était pas contente, une vraie lionne graou – et c’est ainsi qu’il dut hypothéquer ses propriétés de Brooklyn pour la troisième fois. Enfin, ce ne sont que des terrains mais soit.

Bon, vous suivez ? Félicitations car vous allez devoir vous accrocher pour la suite. Figurez-vous que Batman, maître de la combinaison en latex et protecteur de la chauve-souris rouge et verte avait décidé qu’il devait prendre sa retraite et que les cousins McCravatt seraient parfaits pour la succession. C’est qu’il y a un joli paquet à la clef. Une nana à forte poitrine vous hériterez si un costume vous portez. Forcément, la première réaction de notre jeune héros à l’unique neurone embrumé par la douce saveur enivrante du cidre à la pomme fut de se pincer pour se réveiller. Mais non, la douleur à son appareil trois pièces était bien là et pourtant Batman n’en démordait pas. Une nana à forte poitrine tu auras. Fort de cette nouvelle, Matt se redressa de toute sa hauteur – pas uniquement le cerveau du bas – et décida de déshabiller son cher lit pour se vêtir d’un masque de la nuit. Bon, certes, il est blanc mais on ne chipotera pas pour si peu… C’est ainsi que le plus vieux des deux fermiers se retrouva aveuglé par une lumière blanche, j’ai nommé la taie d’oreiller, tandis que son comparse, pendant ce temps, revêtait son pagne telle une vahiné hallucinée. Quel magnifique duo de jeunots bourrés au cidre, si ce n’est pas désolant.

Ni une, ni deux, bougeant de concert, à croire qu’on a greffé la partie gauche du cerveau à l’un et la partie droite à l’autre (ce qui expliquerait leur stupidité affligeante), les cousins quittèrent les lieux, laissant un Pignon et un Kunstkammergericht en tête à tête. La tête à lolo risque gros à faire des bulles dans l’eau, c’est que ça attire l’oiseau mais ceci n’étant point part entière de notre récit, nous n’expliquerons point leurs vies. Revenons-en donc à notre duo d’empaffés si vous le voulez et apprenons ce qu’il en est de leur voyage à travers l’immensité de la plaine tapissée de tissus élimés. Nos apprentis chauves-souris avançaient gaiement tout en riant et gueulant que Batman était attirant avec ses pectoraux géants. Nous vous offrons la version censurée, soyez-en honorés. C’est alors que Poison Evy en compagnie de Cat Woman apparurent dans le champ de vision de notre Batman des champs. Ni une, ni deux, il s’arrêta en pleine course, se faisant percuté par un cousin attardé (non, non, nous ne sommes point dénigrants, nous ne faisons qu’énoncer la vérité). Le silence se fit, signe d’une apocalypse toute proche.

Et par la volonté de notre maîtresse araignée (cousine au troisième degré de la chauve-souris et du Bernard l’Hermite), les cousins McCravatt usèrent d’un langage codé pour poursuivre leur péripétie délurée. C’est ainsi que Matt fit de grands gestes et pointa du doigt avec véhémence la délicieuse cougar Poison Evy (alias, Willow Lewis) tandis qu’il bavait de façon éhontée sur sa tendre Cat Woman (alias, Alexis Bell, vous l’aurez deviné). Matt dandina comme s’il faisait du oulahop pour désigner la plante verte tandis qu’il mima des oreilles de chat pour décrire la femme de ses rêves. Ce que Jamie interpréta comme un « J’aime les poireaux au petit matin pendant que je me revêts d’une fougère en babouinant ». Certes, pensée des plus déconcertantes. Mais attendez la suite… Après quelques clignements d’yeux, Matt mima l’acte de gifler tout en se massant imaginativement la joue en souvenir d’une funeste journée. Chose qu’interpréta Jamie comme une invitation à frapper son cousin avec passion. Heureusement que Matt aime se faire dominer… Erm… Soit, vous aurez compris l’idée.

Toujours est-il qu’avec leurs idioties, nos quatre aventurières avaient forcé l’antre du diable et notre duo se retrouva face au vide une fois leurs esprits retrouvés (enfin, façon de parler). Décidés à élucider ce nouveau mystère (il y avait une nana – chacun ! – à forte poitrine à la clef, ne l’oubliez pas ! Maître Batman ne se trompe pas), notre duo s’avança jusqu’à la porte 1408 et tenta de forcer cette dernière. Hélas, rien. « M-Matt… La poignée ne veut plus bouger… J-je crois qu’on a fait une bêtise… ». Ce, à quoi le dit cousin répondit par un haussement d’épaules nonchalant. « Mais nooon, elle est juste subjuguée par tant de beauté. La mienne, cela va de soi. Laisse-lui quelques minutes et elle s’en remettra ». Et voilà que l’aîné se mit à rouler des pectoraux (inexistants), à faire des clins d’œil sauvages (à traduire, débile) à une « conquête » des plus singulières, j’ai nommé, une porte. Magnifique portrait. Heureusement qu’il était plus de minuit. Ce fut soudain un cri qui ramena notre taureau sauvage enfermé dans sa cage (à savoir, son cerveau idiot) pieds dans la réalité.

Minute, c’était le cri d’une demoiselle détresse !!! Batman l’avait investi d’une mission, il sauverait Cat Woman et aurait ainsi plein de chatons. Bon, il laissait la plante verte à Jamie, ça ferait un joli marais. Mais siiiii !! S’acharnant sur la poignée, enfin, observant son cousin s’acharner sur la poignée (je suis parfait, je ne travaille pas moi, c’est mon subalterne qui le fait), Matt applaudit l’exploit de Jamie lorsque ce dernier explosa sa dernière conquête du moment. Pas dans ce sens-là, voyons… Jamie est bien trop innocent. En tout cas, cela lui aura permis de voir l’endurance inexistante de sa proie et ainsi abandonner sa quête vaine d’une nuit de sexe débridé. « Un Joyeux anniversaire » plus tard, Matt finit par apercevoir quatre demoiselles passablement amochée et sontinstinct de protection surdéveloppé (dont on ignorait l’existence jusqu’alors) fut balayé en un instant par des pensées débridées (dont on ne précisera pas la nature) à la vue de ces lèvres ensanglantées. Miaaaam. Du sang, de la violence, du sexe et des fouets. A moiiiii la viiiiie de chauve-souriiiiis.


«Mes chéries, laissez tonton Mattie vous débarrasser de tout ce sang. Allez, un petit beusou. J’avalerai goulument tout votre sang. »

Jouer les vampires face à quatre demoiselles qui viennent de vivre un calvaire, c’est pas forcément l’idée du siècle. Mais bon, avec un cerveau pareil, une réaction « normale » aurait été trop espérée. Tendant les bras comme pour obtenir un câlin tout en mimant un bisou glouton et en mettant ses lèvres en avant (de façon bien peu masculine), Matt s’avança vers Cat Woman et Poison Evy. Autant prendre les deux avant de refiler le marais à Jamie. Qu’importe la suite des évènements, notre duo finirait bien par ramener les demoiselles blessées vers la chambre 1477 pour s’y faire soigner. Bien que peu concernés par ce qui s’était passé (on est dans son monde ou on ne l’est pas), ils écouteraient leur aventure, hochant de la tête en assentiment. Ils se proposeraient pour accompagner les agents Clifford et Smith – on est le successeur de Batman ou on ne l’est pas – et se feraient certes rembarrés au passage, mais c’est l’intention qui compte. L’affaire resterait non élucidée, la chambre barricadée, attirant quelques curieux malsains en quête d’aventures glauques et traumatisantes. Mais tout ceci est une autre histoire… Et avant cela, il y eut la réaction de notre aventurières qui restera libre à votre imagination. Ou pas.
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« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
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La porte est juste là et le couloir les attends avec toute la lumière et la sécurité que cette chambre de malheur n'a pas. Will s'avance, soutenant Alexis, quand soudain elle entend un bruit. Ça vient de la porte... Bien que la Chinoise a de sérieux problème à voir avec ses lunettes cassés, elle comprend rapidement que c'est la poignée qui s'excite et, sûrement pas toute seule ! Quelqu'un veut rentrer : bon ou mauvais présage ?

Une partie de Willow a envie de reculer, si ça se trouve, c'est un complice de la
Voix... Mais elle essaye de ressaisir, de se dire qu'il ne peut avoir plus malsain que cette pièce, que la personne derrière cette porte, si horrible qu'elle puisse être sera un vrai bisounours et que ...


- Joyeux Anniversaire !

Je suis désolée mais en tant que narratrice, je ne saurais vous exprimer le vide qui se produisit quand Jamie McCravatt entra tout joyeux, avec sa phrase si... à l'Ouest de ce que le groupe de filles avait vécu.... Elle aurait voulu dire quelque chose mais elle en était incapable avec Jamie, le fan de canard qui avait la fâcheuse habitude de la suivre partout pour lui raconter des trucs complètement barrés...

Certes, elle lâcha un soupir mais il était donné par 1)la phrase atterrante de Jamie mais aussi 2) par le fait que Jamie était une personne totalement inoffensive. La Chinoise s'avança donc vers l'extérieur sans peur jusqu'à ce qu'elle voit l'Autre. Jamie McCravatt ça passait mais
Matt McCravatt c'était tout simplement une personne qui vous pousse au suicide (et Willow la première). Surtout quand il parla, voulant montrer à tous sa stupidité :

- Mes chéries, laissez tonton Mattie vous débarrasser de tout ce sang. Allez, un petit beusou. J’avalerai goulument tout votre sang.

Sans se retenir, Will monta les yeux au ciel et contourna le jeune blond, les bras tendus et faisant une tête franchement louche (et flippante) et passa sans le regarder. D'habitude, elle n'aurait même pas daigné lui parler, mais l'épisode qu'elle venait de vivre lui avait peut-être affaiblis ses défenses contre le virus de la Connerie. Elle lâcha donc comme pour se vider et oublier ce qui venait de se passer :

- Matt, vas t'enterrer ou t'enfermer dans un cachot pleins de vampires s'il te plaît ... Loin de moi... (elle se tourna vers Jamie) Et merci de nous avoir sorti de là Jamie... Il y a aurait un endroit où se soigner ?

C'est ainsi que la troupe accompagnés des cousins allèrent dans la chambre 1477, celle de Malcom Chase, médecin. Willow s'en sortait avec un bon coup à la tête et des égratignures au bras mais fit celle qui n'en avait rien à faire car voulant quitter au plus le médecin. Car oui, elle n'aime pas qu'on sache qu'elle va pas bien et effectivement, elle avait trèèèèès mal et ses maux de tête eurent du mal à partir. Les policiers firent ensuite leur apparition mais la chambre ne sembla pas apporter assez d'informations. Juste barricadée pour empêcher les curieux (et curieuses) de s'y engouffrer une nouvelle fois.

Mais ce n'est pas ça qui va faire oublier aussi rapidement l'épisode de "L'Antre du Diable". Ce n'est pas seulement les coups qui restaient dans la chair mais aussi les images qui lui revenaient et qui lui donnait encore moins envie de se forcer à dormir. Si elle dormait, elle était sûre de cauchemarder et point récupérer...
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La porte vibrait. Je ne l’entendais pas, à cause des battements assourdissants de mon cœur mais je le voyais bel et bien. J’étais contente que Willow me soutienne à cet instant précis, et je l’en remercie encore intérieurement, parce que mes jambes flageolaient et ne m’auraient certainement pas portée plus loin. Une fraction de seconde avant, je n’avais qu’une envie : atteindre la porte. Notre destination, notre salut. Mais maintenant qu’elle tremblait et moi avec, je redoutais de plus en plus ce qui allait débouler de l’autre côté du panneau de bois. Ami qui avait entendu nos cris ? Ou ennemi, complice de la voix ou pire… La source de la voix elle-même peut-être ! Ou un piège de sa part ! Après un soubresaut plus fort que les autres, mes jambes cédèrent sous mon poids et je me retrouvai à genoux, pitoyablement accrochée à Willow. J’étais à bout de nerfs et de souffle, mon cœur battait à tout rompre. J’imagine qu’il arrive à tout le monde une fois dans sa vie de se faire des films de « comment je réagirais si ça m’arrivait » pour telle ou telle situation extrême. Ça m’est arrivé maintes fois, et bien entendu, pas une seule fois je ne m’imaginais submergée par la peur. Parce qu’en fait, j’étais terrorisée. Je suppliais cette porte de s’ouvrir sur un visage amical, et je me demandais s’il fallait que je prie. Aujourd’hui je me rends compte que non, ça ne m’aurait rien apporté et de toute manière, je n’aurais pas su à qui adresser une quelconque prière. C’auraient été de simples paroles pour me rassurer et me faire croire que je n’avais plus rien à faire qu’espérer un miracle plutôt que rester vigilante et être actrice, comme l’était Willow. Je ne pouvais pas la laisser affronter ce qui allait entrer dans cette pièce, alors je me relevai, encore tremblante et incertaine, mais j’assurai mes positions, une jambe après l’autre. J’aurais pu avoir honte d’afficher une telle faiblesse, mais honnêtement, je n’y ai même pas pensé sr le coup, j’avais la tête à tout sauf à ça. Aujourd’hui, j’ai toujours un peu cette peur qu’elle ne me voit que comme la faible qui tient pas sur ses jambes, mais elle n’a pas l’air bien méchante, je ne l’imagine pas se moquer de ce genre de réaction. J’invoquai toute ma hardiesse pour faire face et la porte s’ouvrit enfin à la volée.

- Joyeux anniversaire !

Je veux bien être reconnaissante à des sauveteurs, mais pas lui. Non pas lui, pitié… Pourquoi faut-il que j’aie une dette envers McCravatt ? J’ai des principes et je ne devrais pas l’envoyer bouler à cet instant, mais si je me montre aimable, je ne serai plus jamais tranquille, plus un instant ! Alors que ressentir ? Soulagement ? Joie ? Dépit ? Profonde dépression ?

- Mes chéries, laissez tonton Mattie vous débarrasser de tout ce sang. Allez, un petit beusou. J’avalerai goulument tout votre sang.

Voilà, c’est ce genre de trucs qui me donnent de l’urticaire. Si je le cogne, je m’en voudrai d’être si ingrate jusqu’à ce qu’il recommence à me harceler (là j’oublierai momentanément qu’il vient peut-être de me sauver la vie pour lui en coller une). Mais d’un autre côté, passer mes nerfs est atrocement tentant, d’autant que c’est physique, je dois lutter. Heureusement que Willow a pris les devants à ma place… Je le suivis en me faufilant à sa suite tandis que l’autre crétin attendait son « beusou » de mes deux. Pas frapper, pas frapper… Dans le couloir, j’entendis des bruits étranges et je me retournai sans cesse pour découvrir leur provenance. Comme Willow ne semblait pas les entendre, j’étais bien contente d’être avec elle, parce que moi, ils me faisaient flipper… Pour elle, j’avais insisté pour qu’on aille à la chambre du docteur Chace, les cousins collés à nos basques hélas, pour soigner ses plaies un minimum. Au début, il n’a pas franchement semblé disposé à nous accueillir à une heure pareille, mais quand il vit d’était de la tête à Willow, il changea d’avis et accepte bon gré mal gré de nous laisser entrer. Finalement, il alla même jusqu’à insister pour qu’on reste un peu mais Willow était pressée de partir, et moi aussi. Quand il me demanda si j’étais sûre d’aller bien – je regrette un peu ça – je lui ai crié qu’à ma connaissance, il n’était pas psy et qu’il ferait mieux d’aller se faire voir s’il voulait m’embêter avec ça. D’ailleurs, même s’il l’avait été, je l’aurais envoyé bouler parce que j’aime pas ces gens… Puis il a eu tout ce grabuge avec les flics anglais, j’ai constamment fui le regard d’Arthur pour éviter ses questions autres que professionnelles. La chambre fut barricadée et depuis, je fais de longs détours pour l’éviter…
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L'antre du Diable... Info ou Intox? {Mini-quête}