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Emylia Shinrae ~Terminé~
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Dernière édition par Emylia Shinrae le Ven 29 Juil - 22:59, édité 10 fois


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Emylia
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥Shinrae

Prédéfini -- Inventé ♫♫♫♫♫♫♫♫
by ME
by ME
▪▪ Alors, l'ami, prêt à nous dire qui tu es? ♫♫

ϡ 9 ans
ϡ Écolière
ϡ Américaine
ϡ San Francisco
ϡ 12 Avril


ϡ Le schizophrène construit des châteaux dans les nuages. Le psychotique y vit. Le psychanalyste touche les loyers.
(c) Jérôme Laurence

Préface


Bien belle matinée, ou une paisible soirée n’est-ce pas ? Rien de mieux pour vous décrire cette jeune fille charmante qu’est Emylia.
Son visage juvénile, laisse apparaitre, une enfant de bonne famille, élevé à la cuillère d’argent, dans un grand château, le luxe se courbe devant elle comme un roseau sous un zéphyr d’été délicieux, qui caresse un visage pâle, et fait voltiger ses cheveux blonds.
Son regard mielleux, fait succomber de désir jeune et vieux, il crépite comme la braise ardente, dans une cheminée élancée, le feu, apparenté à cette couleur noisette, l’écureuil le plus fougueux, ne pourrait espérer l’effleurer de ses pates habiles.
Toujours vêtue d’une robe, courte à souhait, pour laisser vos yeux s’y poser, des chaussures à talon, lui offrant une taille plus ample, son allure délicate, ses pas de petite fée, ne laisse rien présager.
Quelle prétention que de se leurrer face à son charme, son physique gracieux et ses petites pommettes roses touchante, sa voix aussi harmonieuse que le chant d’un rossignol au printemps.
Illusions certaines, terrible vérité, frissonnez devant la dure réalité.
Serte, dans son lit à baldaquin, et ses 50 hectares de terrain, Emylia aurait pu avoir tout le loisir de s’évader du manteau terrestre, barboter dans l’eau avec ses amies, être une enfant ordinaire, avec des loisirs, des fantasmes, pourquoi pas même des rêves ?
Mais l’histoire que vous découvrirez, vous éclairera sur sa véritable identité.

Voilà, que 9 lunes sont passées sur cette belle planète terre, offerte aux illusions perdues, et qui se ferme aux âmes optimistes, la guerre fait rage, la paix s’estompe, le mal ronge l’esprit des êtres humains.
La petite Shinrae n’a pas été épargné par la dureté de ce monde, elle est la victime, d’une société sadique, faite de sectes.
Et son caractère en dépend, et en résulte, douce et aimable, deux masques, dans son carnaval quotidien, le film de sa vie, d’une vie rude.
Elle rit tout le temps, mais jaune, d’un jaune laid, pire que les amours jaunes de la Corbière.
Accentuation de jaune, un vif passage, pour écraser la vivacité de cette petite, qui souffre intérieurement, du fléau absolu, la haine.
Une haine de sa vie, des choses qui l’entoure, mais si jeune … Si innocente, elle ne se rend compte de rien.
Elle, elle a peur, de son père, de sa mère, paranoïaque, ne vous avisez pas d’en parler, au risque de vous faire découper. Bien qu’elle n’en soit sûrement pas la force, son sadisme n’a de limite que sa petite taille, et sa résistance au mal.
Carpe Diem… Carpe Diem… Pour Emylia, demain ne sera pas aujourd’hui, il sera un jour plus sombre.
Oui, trompeur est son sourire, c’est un monstre qui se cache derrière cette robe de chaire. Elle aime l’odeur du sang, le bruit qui se ressort de chez le boucher, et le meurtre.
Rien de meilleur que de rompre en un instant la vie de quelqu’un.
Emylia l’aime, cette passion pour la mort, mais elle lutte, si bien qu’elle est lunatique, tantôt gentille, tantôt méchante.
Gares à son rire, consolez ses pleures…

by ME
▪▪ Ouvrons une page de ton histoire ♫♫

Chapitre premier : Un tableau humain


L’histoire débute dans un bel hôpital de San Francisco, un homme, à la fenêtre, le visage imperceptible comme à son habitude, de sa voix monotone et roque prononce un prénom, qui scellera la vie d’une enfant à jamais, Emylia.
Il faut savoir que 9 mois avant, l’union de deux corps chauds, sous une belle lune avait eu lieu, erreur de la nature que d’offrir un si beau cadeau à un couple pareil.
Mais dieu ne décide pas de tout, contrairement aux croyances, ou alors, prend il plaisir à engendrer le mal par l’amour.
Quelques pleures retentirent dans la nurserie, et Eva la sage femme hurlait à tout va, appelant le directeur. Imaginez deux pommes l’une sur l’autre, votre esprit représente la taille ridicule d’Emylia, que son père enragé avait déjà violenté, menaçant de l’étouffer avec le sein de sa mère, qu’il avait pressé avec envie pendant l’allaitement.
Mais, Eva ne put rien contre la folie du père d’Emylia, Théodore, c’est son prénom l’avait déjà mis sous son bras, nulle poussette, et avait tiré sa mère en passant, à peine remise de l’accouchement, ils rentraient vers le lieu, qui sonnerait aux oreilles d’Emylia comme les déclinaisons du mot « Enfer », leur maison.
Il est inutile de décrire, que ses premières années ne furent pas de tout repos, le sadisme démesuré de Théodore ne laissait guère place à une once de bonne humeur et de délicatesse, les murmures sonnaient faux, les pleures résonnaient du fond des entrailles de torturés sur le banc de la mort…

Le 20 juin 2007, Théodore, laissa sa femme et sa fille livrées à elles-mêmes, Melyssa, la mère d’Emylia se retrouva seule, dans un palais aux murs teints d’un couleur maussade. Il partit en voyage d’affaire à Londres, le temps d’une année, durant laquelle, Emylia profita de l’absence de son père pour s’instruire, elle s’adonna à la lecture, fit glisser sa plume sur des centaines de pages blanches, fit jaillir des sons de virtuose en tapotant son piano, et fit danser les fantômes du cimetière voisin grâce aux notes de son violon.
Tant de talents, qui révélait d’elle, des capacités mentales et émotionnelles surprenantes, que confirmèrent sans chichi les psychologues qu’ils consultèrent.

Sa mère, esclave de Théodore, se contraint malgré les exploits de sa fille sachant le retour de son mari imminent, à la garder enfermée, dans la grande demeure, avec pour seul passe-temps quelques livres, dont elle relut les pages encore et encore, alors qu’elle n’avait que 6 ans.
Elle rêvait à travers Jules Vernes, s’évader à travers Baudelaire, s’instruisait grâce à Lafontaine.
Le piano faisant trop de bruit, devenue folle avec le temps, Melyssa le détruisit à coup de pelle, plongeant Emylia dans le désarroi.
Et après nombre d’efforts, la petite se résilia à abandonner ses rêves de devenir une personne importante.
Comme promis, le père rentra, après un an sans nouvelles, plus abreuvé d’idées noires que jamais.
Pour fêter son retour dans sa petite banlieue chic de San Francisco, il convia à un grand diné ses plus fidèles amis, leur réservant une surprise de taille, un cadeau commun, qu’ils n’oublieraient pour rien au monde et auquel ils allaient y trouver une dépendance certaine.
Quel infâme sort réservait-il encore à sa pauvre fille ?
Rien ne pourrait plus l’empêcher de commettre l’irréparable, son souhait de faire le mal allait s’exaucer, mais le bon géni, deviendrait créateur d’infamie.
Melyssa était au courant de son plan machiavélique, pour l’en empêcher, elle lui décrivit l’année fertile en savoir qui avait passé, les dons de dieu qu’on avait fait à Emylia, mais rien, il ne voulait rien entendre, elle était son jouet, et resterait sa gourmandise préférée, son punching-ball quotidien.
L’air rassurant, il leurra sa fille ce soir là, alors que les invités attablés attendait le dessert, les lumières s’éteignirent, Emylia avait été droguée, et s’éveilla dans le noir sonné, les mains prisonnières, et les pieds prient dans le ciment.
Quand la lumière revint, une scène atroce s’offrit aux yeux ébahis des convives, le clou de la soirée, ce cadeau si improbable, c’était elle, nue, en cage, comme un animal, le tableau vivant allongé sur le sol glacé, sanglotant, suppliant de cesser les regards accusateurs des amis de Théophile était Emylia.
Elle servait de phénomène de foire, et aucun invité ne fut révolté, ils étaient vieux, ivrognes, et ne demandait que ça, de voir un peu de beauté avant le dernier souffle, ils ne crachaient pas dans la soupe.
Quel horreur ! Comment le monde peut il être si cruel ?
Théophile se mit à rire, et annonça que cette bête lamentable, était surdouée pour enfoncer le dernier coup de poignard. Emylia est une enfant au QI magistral, mais elle est réduite à l’état de singe, qui fait des pitreries contre son gré face à la foule déchainée.
Mais si ce spectacle morbide s’était arrêté, les années auraient su effacé ce souvenir de la tête d’Emylia.
Seulement, ce n’était que le début, d’une tragique histoire.

La nuit passa, mais les chaines ne se détachèrent pas, Melyssa ne fit rien, trop effrayé par les excès de colère de son mari, et la douce jeune fille, à peine 8 bougies soufflées, grelotait, là dans son dôme de lamentation, cette prison pour un crime qu’elle n’avait jamais commis, et dont elle retournait la question sans cesse, pour se trouver une raison plausible à son triste sort, et pardonner son ignoble père de ses erreurs, peut être était il juste sous l’emprise d’une entité maléfique, asservissant le diable.
Elle pleurait sans s’arrêter, priant qu’on vienne la libérer, mais rien ne se passa, les hommes à la file vinrent la saluer, un clin d’œil, une envie, un petit plaisir à regarder son intimité dénudé.
Et son père, pour assouvir les fantasmes de chacun, ouvrit la grille, et leur laissa libre court à leurs pensées perverses.
La suite, est inimaginable, et sordide…
Jamais, elle ne fut libérée, enfin… Elle y croyait, désespérément, et ces beuveries continuèrent… Continuèrent encore et encore, détruisant la part enfantine et candide de la petite, et sculptant sa haine à grand coup de marteau.


Chapitre deux : Deux femmes mortes, au royaume des vivants



Amassés devant un grand panneau, un tas d’étudiants et d’étudiantes observaient avec attention les différents clubs proposés, pour Melyssa, c’était la dernière année à la fac, et pour clore ce long parcours, elle se décida à faire du théâtre, bien que très timide et introvertie, elle aurait l’occasion de se libérer, et de braver le monde.
Elle inscrivit hésitante son nom au bas de la fiche, convaincue par les autres inscrits, il ne restait qu’une place après cela, prise par un inconnu, qui venait d’arriver dans l’établissement.

Après une dure journée de cours, rien ne valait mieux qu’un moment de détente, à laisser son corps et son âme s’exprimer, à travers des textes plus beaux les uns que les autres, Melyssa se rendit donc à son premier cours de théâtre, une initiation pour elle, face à tout ces habitués ou ces extraverties, déjà tous présentés.
Comme à son habitude en retard, son visage vira au rouge, elle bégaya quelques mots inaudibles, et se mit au milieu de ce cercle de poètes, de mordues d’écriture, rien d’étonnant dans une fac de lettre. Une fois au centre des attentions, elle se mit à pleurer, submerger par les évènements, et les gens l’applaudirent, pour la première fois, chacun de ces gestes étaient un art, un pleure était une expression de grâce, un rire, une mélodie foisonnante.
Elle se décrivit, sans pouvoir cesser ses sanglots, et une fois les mots virevoltant dans la pièce, elle fut libérer, libérer de quelques mots, qui furent pour elle une montagne.
« Bonjour, je m’appelle Melyssa, en dernière année d’histoire de la langue française. »
La jeune fille, vint ensuite prendre place sur une chaise libre, et un dernier homme, dût se présenter, le plus discret, le plus sombre, derrière son manteau noir, et ses lunettes de soleil en automne.
L’heure des rencontres avait sonné, une fatalité allait naitre, Théophile, amoureux depuis le premier regard de Melyssa avait choisi ce cours pour se rapprocher d’elle. Il l’avoua sans gêne, devant tout le monde, au premier cours, à la première rencontre entre les deux êtres.
La franchise, l’aspect discret de Théophile plut tout de suite à Melyssa, malheureux pour elle, qu’elle fut leurrer par ce manipulateur.
Le lendemain de cet aveu troublant, Melyssa sortait déjà avec Théophile, et plus jamais sa vie ne serait pareille.

Après quelques années, Melyssa avait un travail fixe, elle faisait de la recherche sur l’aspect des textes d’auteurs français, ou de traductions issues de textes anglais, elle s’était finalement adonné entièrement à Théophile. C’était écrit noir sur blanc, sur un acte de mariage, promettant pour le meilleur et surtout le pire de vivre jusqu’à la mort, qu’elle avait déjà déclaré soit dit en passant avec lui.
Théophile était très riche de par son héritage, son père étant directeur d’une fabrique de voitures de luxe, ils ne vivaient donc pas dans la misère loin de là, confortablement installés sur une pile d’argent, leur amour était sans faille.
Mais c’est après, 3 ans de mariage, que la vraie nature de Théophile fit son apparition, le jour où il apprit qu’elle était enceinte, il lui chuchota, un air effrayant, que plus jamais, elle ne vivrait heureuse.
Et les jours filèrent, il commença à la battre, prenant de soin de préserver l’enfant dans son ventre, il l’a torturé mentalement, faisant de sa vie un enfer, enfermée entre quatre murs, emmuré avec un air étouffant vivante.
Oui l’esprit créatif de Melyssa disparut, son aspect renfermé se réveilla à nouveau, faisant d’elle l’instrument du diable, ne servant qu’à mettre au monde, l’objet des convoitises de son mari insolent et dangereux.
Morte en ce royaume des vivants, c’est à la naissance de sa fille Emylia qu’on l’acheva, Damoclès avait rompu son dernier fil de vie, mais avait préservé les battements de son cœur, quel pire fardeau ?
Elle regardait, sa fille se faire détruire, sans bouger, impuissante, ne prononçait plus un mot, ne prenait plus plaisir aux caresses de Théophile, ne prenait plus plaisir à se lever le matin, devenu par la faute d’un homme maniaco-dépressive, elle s’autodétruisait, et son mari l’y aidait, il avait brisé toutes les glaces de la maison, tout les objets à risque étaient sous clef, aucun moyen de mettre fin à ses jours ou de voir la déchéance se dessiner sur le visage.
Melyssa, n’était plus une femme, mais un cadavre, fantôme errant dans les couloirs de la maison, écoutant tristement sa fille se faire abuser le soir.
Emylia ne connaissait rien de sa mère que l’enveloppe charnelle, aucune expression, et pire encore que les coups de son père, cette vision l’a rendait malade, pourquoi sa mère ne faisait rien, ne l’aimait pas.
Toutes les tortures du monde ne rivalisent pas avec le manque d’affection d’une mère, incomblable, Emylia vécu sans parents, mais avec des inconnues tortionnaires, à l’image pour le reste du monde de parents modèles.
Qu’allait il en advenir de ces deux femmes, dont chaque souffle n’était qu’un poids de plus, dans leur route amère.

Chapitre trois : Mort d’un démon, naissance d’un autre



Théophile était dans le salon, assis sur son grand fauteuil, trônant sur un royaume imaginaire, il regardait le feu crépiter, un sourire anormalement sadique affiché sur son visage angélique, Emylia porte bien les traits de son père.
Pipe en bouche, fendant l’air de petits ronds de fumé, il lisait un livre d’Albert Cossery.
Melyssa, elle inerte, végétative était allongée dans le jardin sur une grande nappe, regardant les formes des nuages comme une enfant, en les décrivant dans son journal intime, par des carrés noirs.
Lobotomisée par les discours de son mari, elle n’avait d’idée pour rien, et la simple vision d’un écureuil éveillait ses sens.
La journée était magnifique, le soleil rayonnait sur les arbres, les oiseaux gazouillaient, et le vent déposait sur les vitres une douce mélodie, mais à l’intérieur de la demeure maudite, le froid avait fait son nid, peu importe la saison, la température ne dépassait guère les 15°C.
Emylia, dans sa cage, les pieds libérés par le temps, tapait contre les barreaux avec rage, pour qu’on l’y sorte, elle criait, pleurait, et suppliait quiconque l’entende de l’extirper de ce lieu glacé, ou ne serait-ce que de lui offrir un vrai repas qu’elle n’avait pas eu depuis près d’un an ou une couverture.
Les hurlements de sa petite fille, contrarièrent Théophile, qui grogna, et sortit de son confort pour faire quelques pas vers les enceintes, il mit de la musique classique à plein volume, pour masquer les râles d’Emylia, Haendel, Mozart, des chansons harmonieuses, apaisante, pour clore le plaisir, il se servit un petit verre de scotch.
De retour à sa place, il se délecta de l’alcool fort, et ferma les yeux lentement, faisant une sieste pour digérer en milieu d’après-midi.
Un silence éloquent pesait à présent sur la grande maison, le CD avait rendu son dernier souffle après deux longues heures, Melyssa taillait les rosiers dans l’immense cour, et le père dormait encore, c’est alors, qu’un fracas terrible rompu le vide sinistre, effroyable, à glacer le sang, une Succube n’aurait su faire pareil cri de plaisir, le rire d’Emylia résonna, elle riait aux éclats, à s’étouffer même, le temps s’arrêta, les oiseaux perchés sur le toit prirent leur envol pour fuir, loin, le plus loin possible, les petits animaux se cachèrent, les souris grouillantes dans les murs, se mirent à s’affoler, à courir, faire tomber la peinture, quelle folie avait envahi la petite ?
Théophile ne voulait pas en entendre d’avantage, fou de rage d’avoir été réveillé par cette garce se dit-il, déjà élancé, un pas vif, brandissant le poing vers le plafond, décidé à la tuer.
Emylia continuait de rire, bienheureuse, jusqu’à l’arriver de son père, droit comme un pic, posté devant la grille de la prison de fortune, il l’a regarda froidement, les yeux inexpressifs, les lèvres tremblotantes, le nez se crispant, un souffle rapide, haletant même !
Sans un mot, il prit la grande clé, et avant même d’avoir crocheté la serrure, la petite, d’une voix calme, mielleuse, délicieuse, érotique s’adressa à son père :

« Père, battez-moi, violez-moi, torturez-moi, je ne vous changerai pas, et plutôt que de m’apitoyer, je veux être votre catin, hier, c’était mon anniversaire, vous ne le saviez pas, je m’en fiche, j’ai 9 ans, voilà de belles et longues années n’est-ce pas ? Non ne parlez pas, vous êtes un monstre, et je le suis aussi à y prendre goût. »

Un miroir horrible se dressait face à Théophile, il venait de finir son œuvre, sa création la plus belle,
Engendrer le mal. Quelle frayeur eut il à ces mots, entendre sa chaire parler ainsi, le rendit si calme et doux, qu’il déposa même un baiser sur son front. Sans un mot, il détacha la fillette, et la prit dans ses bras.
Emylia était en réalité morte de trouille, elle savait quelle punition tragique l’attendait, et comme une feuille tombée d’un arbre, elle abattit son faible poids dans les bras de son père, qui se mit à pleurer, de joie, de tristesse, tout à la fois.
L’un contre l’autre, unis par le chaos, ils cessèrent tout son. Le calme s’installa, puis, il la regarda, gentiment, lui adressa un sourire sans songe, juste un merci.
Théophile se leva, quitta l’endroit, laissant Emylia libéré de ses chaines douloureuses, elle resta figé, ne comprenant pas la situation, ne réalisant pas la scène qui venait de se produire, c’est un autre bruit assassin qui surgit alors, une détonation, sortant la petite de ses pensées, elle se leva, eut du mal tout d’abord à tenir droit, titubant, elle fit quelques pas et s’écroula, inconsciente.
Oui, Théophile avait fui la réalité, le monde, la vie, d’une balle nichée dans le cerveau, il avait sorti de la misère sa femme et sa fille, le choc l’a tué, il n’a fait qu’exécuter la sentence…
Emylia, senti sous ses fesses une matière agréable, semblable à un canapé, elle s’éveilla dans une voiture, sur l’autoroute, vêtue d’une magnifique robe, sa mère à sa droite lui adressa une mimique des lèvres, un faux sourire, et posa une main sur son épaule, rassurante.
Sur le siège arrière, résidait deux valises, pleines à craquer de vêtements, Emylia comprit alors, que son père était mort et que la vie prenait un tournant, ne réalisant rien, elle préféra oublier sur le coup. Endormie dans son propre sang, déversé par ses multiples plaies, elle s’était réveillée sans douleur, sans cri.
Melyssa et Emylia, dans une voiture longeant les côtes, sortaient de leur banlieue pour la première fois de leur triste vie.

Chapitre quatre : Du sang sur les mains



La mer défilait sur les bords des petites routes de campagne qu’empruntait Melyssa accompagné de son bébé devenue grande sans même qu’elle n’est put poser un regard de tendresse sur elle, roulant toutes les deux sans un mot sur les évènements passés, aucun sons ne se dégageait d’ailleurs des bouches des deux femmes, il arrivait à Emylia de se mettre à pleurer, les souvenirs remontait, son esprit envahi lui faisait mal, et elle l’exprimait à sa façon, la façon d’une muette.
A coté de ces flash, la gamine était émerveillée par ce qui l’entoure, les paysages, l’océan à perte de vue, les couleurs du monde, les gens qui marchent, qui rient en société, ce monde qui lui parut si idyllique, comme dans le plus beau des romans, un écrit si réel.
On aurait dit une jeune fille aveugle, qui pour la première fois pouvait voir.
Souvent Melyssa s’arrêtait, au bord de la route, au milieu de nulle part pour manger un morceau, et Emylia profitant des pauses, allait côtoyer les insectes, humer l’odeur délicate des roses, jongler avec des pommes de pin.
Elle ramenait d’ailleurs toute sorte de babioles, qu’elle trouvait sous un banc, au pied d’un arbre qui avait vu les générations défilés, elle appelait ces objets futiles, inutiles, ses trésors ou encore ses trophées. Dans la peau d’une enfant, elle jouait avec une amie imaginaire, qu’elle avait appelé Mymy, une petite poupée un jour, un ours en peluche un autre, une marionnette un autre, Mymy avait la chance d’avoir plusieurs corps, et n’avait de limite que l’esprit d’Emylia, la voir s’amuser, aurait été un plaisir pour tout être doté d’un cœur en était de s’épanouir.

Après trois jours de route, sans pause pour dormir, Melyssa tombait peu à peu de fatigue, baissant sa garde, fermant les yeux quelques secondes, à faire tanguer la voiture, elle décida donc de se s’arrêter dans un motel miteux, sans nom, le motel sans nom, original me direz-vous. Enfin, une chambre reste une chambre, que le lit soit confortable ou non, sa fatigue était tel qu’un sol lavé aurait suffit à la bercer et lui faire trouver le sommeil.
Ils se présentèrent à l’accueil, Emylia sous un gros manteau, et une capuche, pour ne pas être vue, et qu’on repère ses petits bobos.
Melyssa demanda la plus petite chambre, on l’y conduit, plus petite qu’une chambre de bonne, la pièce puait le renfermé, des cafards se battaient pour un bout de pain moisi, et la lumière marchait une fois sur deux, ça n’empêcha pas les deux filles de se coucher, et sans prévenir, fermer les yeux pour s’adonner au royaume de la nuit.
Brutal réveil, la lumière filtrée par les fenêtres chauffé les draps, et la température avait atteins un tel extrême, qu’il était impossible de ne pas suffoquer, toutes deux réveillés, Emylia et sa mère sortirent avec hâte, payèrent sans dire un mot et s’enfuirent à grandes enjambées, une fois dans leur BMW, beau modèle, elles éclatèrent de rire, leurs idées bien croisées.
La route vers l’inconnu reprit, et un dialogue finit après 9 ans de mutisme par s’installer.
Après avoir échangé quelques conversations, comme le font une mère et une fille, et Melyssa avait épuisé son stock d’histoire, elle se souvint soudain, et comme une cerise sur le gâteau de l’histoire du Petit Poucet.

« C’est l’histoire d’une famille, dans l’ancien temps, qui vivait dans la misère […] Et pour finir, je vais te raconter la morale :
On ne s'afflige point d'avoir beaucoup d'enfants,
Quand ils sont tous beaux, bien faits et bien grands,
Et d'un extérieur qui brille ;
Mais si l'un d'eux est faible ou ne dit mot,
On le méprise, on le raille, on le pille ;
Quelquefois cependant c'est ce petit marmot
Qui fera le bonheur de toute la famille
.
»


Emylia, interpréta les dires de sa mère comme un affront, des paroles mauvaises, signifiant qu’elle voulait l’abandonner sans scrupule, pour son petit cerveau, une telle historie racontée en toute fin ne pouvait rien vouloir dire d’autres.
Une colère noire l’envahit alors, indescriptible sensation, elle fit mine d’avoir aimé l’histoire, et posa sa tête sur le bras de sa mère, amoureusement.
Le paysage était devenu sombre, les arbres tristes, et les maisons délabrées, un décor frissonnant, qu’Emylia rendit plus glauque encore, de sa voix triste et monotone.

« Maman, le petit Poucet a-t-il revu ses parents ? »


Il y a de ces impressions que l’on a parfois, indéniable, on sait ce qu’il va se passer, aussi inexplicable ce soit, Melyssa ressentit que sa fin approchait, elle mit le pied sur la pédale d’accélération, et se mit à rire, le dernier, elle expira un grand coup, et vit se projeter vers son ventre un couteau aiguisé, qu’Emylia gardait depuis la visite au motel sous sa manche, pour une raison qui la dépassait, la voiture perdit son cap, se projetant dans le fossé, mais durant cet instant, Emylia ne perdit pas son calme, continuant de la poignarder, la faire souffrir, un visage décomposé, jusqu’au choc du bolide contre l’arbre, elle ne s’arrêta pas une seule seconde, perçant sa mère de 24 trous, un acte criminel décidé, et volontaire, d’une fillette de 9 ans.


Chapitre cinq : Chemin vers un Hôtel



La violence des évènements, avait plongé Emylia dans le flou le plus total, encore éveillée miraculeusement, elle sortit tant bien que mal de la voiture, elle ne contrôlait plus son corps, ne voyait plus qu’une lueur blanche, qui indiquait qu’elle devait être suivie.
Chacun de ses pas était une épreuve de force, elle s’engouffra, à tâtons dans une forêt sombre, n’inspirant pas confiance.
Son acte ne l’avait pas affligée, aucune amertume, elle ne s’en souciait même pas, couverte d’un sang qui n’était pas le sien, elle ne regardait pas derrière elle.
Oubliant à chaque craquement de feuille, de bruissement dans les fourrées, les souvenirs de son passé, comme si il imbibait son esprit d’ancre de chine, pour dessiner et écrire une tout autre histoire. Plus les minutes passées, plus sa vie devenait enfin réelle, le rideau s’abaissait, sa plus grande peine sur l’instant, fût qu’elle ne pût se sustenter d’un morceau de chocolat, dont elle se serait délectée.
Trébuchant sur une branche trop encombrante, elle tomba au sol et s’écorcha, mais elle ne ressentit aucun tiraillement, comme si son corps était immunisé, à la manière d’un Fakir. Ebranlé par l’incident, elle commença à voir le décor qui l’entourait, ce bois si sombre, si mélancolique.
Courir, il fallait courir pour fuir la mort, fuir la destiné, qu’avait elle fait se dit-elle pour être dans un tel état, et pourquoi avait-elle du sang sans saigner ?
Elle se dénuda, pour ne plus voir ce rouge effrayant et sentir ces exhalations qui collaient à sa robe. Elle avait inconsciemment prit une des valises, qu’elle trainait contre son gré, par pure réflexe. Elle put donc en enfiler une autre sur le chemin, s’arrêtant pour reprendre son souffle.

Après, de longues heures de marche, toujours dans le brouillard, une forte lumière apparut, un écriteau, dont elle ne put décerner correctement les lettres qui s’enchainaient. Fatiguée de son voyage spirituel, elle n’avait d’autres choix que de s’y rendre, pour trouver de l’aide, ou simplement faire une halte, convaincue de ne trouver âme qui vive dans un lieu pareil à part le maitre d’hôtel qui devait sans doute déjà côtoyer les anges ou les démons dans un rêve, Emylia se dit qu’elle pourrait se reposer dans le hall d’entré, et reprendre la route le ventre plein le lendemain matin.
Mais, une tout autre tragédie l’attendait… Elle n’en savait rien, mais se jeta dans la gueule du loup sans réfléchir.
La nuit fut courte, les premières lueurs du soleil l’ont sorti de ce sommeil agité, amnésique, suite à cet enchevêtrement de péripéties, Emylia ne savait plus où elle était, ni le crime qu’elle avait commis.
Convaincue que sa mère l’avait déposé ici pour aller régler des affaires en ville plus loin, elle se décida à rester dans l’hôtel sans poser de question.
Errant dans les couloirs comme le fantôme qu’était sa mère, Emylia est maintenant coincée avec vous, vous la reconnaitrez sans doute, et elle vous demandera.
« Où suis-je, où est ma maman ? »


by ME
▪▪ Et toi derrière l'écran, viens ici! ♫♫

ϡ Pseudo : Shinrae
ϡ Age : 16 ans bientôt 17.
ϡ Niveau rp : Je ne sais me juger, à vous de le faire.
ϡ Disponibilité rp : Je rentre en prépa, donc surtout pendant les vacances.
ϡ Comment es-tu arrivé? Par la porte d'entrée, mais je peux plus sortir.
ϡ Un avis? Le décor me plait bien, j'espère vraiment arpenter chaque pièce avec plaisir.
ϡ Code : Vérifié par Artichaud

▌Date d'arrivée : 19/01/2011
▌Age du joueur : 22
▌Commérages : 1342

_________________
Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She



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Bienvenue Emy =)

J'ai commencé à lire ta fiche, c'est vraiment.. indescriptible.
Je viens de vérifier, il faut un avatar de 200*320 exactement...
ce que tu n'as pas ^^' A moins qu'étant plus petit cela aille...

Bref : faut vraiment que tu penses au Vice des vice comme DC o__o
▌Date d'arrivée : 22/07/2011
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[se prépare a se faire frapper]

Bienvenuuuuue -une deuxième fois-
Bon courage pour ta fiche -que j'adore, sadique en puissance-
Et si t'as des question le grand méchant Ryann -non je rigole il est gentil- et nos merveilleux admins sont là.

Sur ce babaille.

[repart faire sa propre fiche]
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Merci pour ce bel accueil, mon avatar est un tout petit peu plus petit.
Je l'ai redimensionné, ne t'en fais pas, j'ai pris soin de lire cette règle.

Pour Le Vice des vice, j'y pense, mais j'aimerai d'abord m'intégrer, et la jouer, si celle-ci n'est pas prise en double compte.
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Coucou miss et bienvenue à l'Hôtel Dusk ,
je valide ton code et te souhaite bon courage pour la fin de ta fiche (je ne fais que passer en coup de vent donc mea maxima culpa si elle est finie et que je ne l'ai pas repéré ^^''''). Ah! Avant de me déco', attention, ton avatar, c'est bien 200*320 px comme l'a fait remarqué Willow Wink
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Emychou!

Bon cela a déjà été fait sur la cb, mais bienvenue! J'espère que tu te plairas sur ce forum et que tu en traumatiseras plus d'un (Todd, ton père adoptif en particulier).

Si tu as des questions, n'hésite pas, le gentil (Todd, gare à tes médocs :p) Ryann répondra à tes questions, ainsi que nos adorables admins, Ruru et Nath.

Bon courage pour ta fiche et amuse-toi bien ici! Very Happy
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[Et voilà le chapitre deux posté et le premier corrigé et revu!]
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Bienvenue sur le fow' Emy'
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[Comme promis, j'ai terminé !]
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Coucou miss,
Ruru' étant pas mal occupée en ce moment, je m'occuperai de ta fiche. Par contre, avant de le faire, je te demanderai de bien relire le règlement pour la dimension des avatars Wink Même si tu as bien posté le code et que Ruru' l'a validé, le fait que ton avatar ne soit pas à la bonne taille me chiffonne red:

[Mode Admin on]Ah, et sinon, la prochaine fois, utilise la fonction éditer red: On passe tous les jours sur les fiches (Ruru, Ryry ou moi) donc on voit de suite si la fiche est terminée donc évite les doubles posts la prochaine fois ^^[Mode Admin off]
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J'ai un soucis... Je redimensionne cet avatar à 200*320 pixel comme il est demandé, mais le fichier devient trop lourd... ça m'attristerait de devoir en changer.
Alors, je ne sais pas si vous avez la solution.
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Il faut l'enregistrer en jpeg au lieu de png et le fichier sera moins lourd Wink
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Je l'ai fait, ça m'a fendu le cœur.
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Allez, je m’occupe de ta fiche,

Bon, bon, bon, comme je te l’ai mentionné, beaucoup de choses me font criser dans ta fiche. Je n’ai rien contre « un peu » de dramatique dans une vie, aux dernières nouvelles, des misères sur terre, il y en a plein. Mais Emylia a la fâcheuse tendance à les cumuler tu vois ? Elle a à peine neuf ans et elle a été battue, utilisée comme bête de foire et la manière dont tu présentes les choses, bah, on peut interpréter qu’elle a subi pires sévices… Bon, un peu, ok, trop ça tue le tout, tu vois ? Donc, il va falloir que tu modifies cela… Je veux dire, déjà, tout est centré autour des souffrances de ton personnage. J’ai l’impression de voir une Mary Sue, sans vouloir te vexer bien entendu. Malgré toutes ces horreurs, elle joue du violon, du piano, elle sait lire du Baudelaire et du Jules Vernes, etc. Ça fait too much, tu vois ? Je sais pertinemment bien que des « surdoués » ça existe mais bon… Pour moi, ce sera l’un ou l’autre. Soit elle est surdouée (et si tu veux garder le côté « dramatique », tu peux dire qu’elle est incomprise par son père et qu’il ne favorise pas son intellect), soit elle est battue (mais pas le reste).

Ce qui me gêne vraiment, c’est le fait que tu insistes énormément sur sa maltraitance, sans donner de réelles explications du pourquoi du comment. Son père est un c*nn*rd de première et c’est tout ce qu’on peut savoir. Si tu veux partir sur l’aspect tragique et dire qu’il la bat, ok, ça ne me dérange pas. Mais explique-moi alors pourquoi. Pourquoi son père en est-il venu à agir ainsi avec elle et envers sa mère ? Pourquoi, alors qu’il semblait aimer et être heureux avec sa femme, il décide de devenir violent ? Est-ce une peur des enfants ? Voulait-il garder sa femme pour lui seul ? Pourquoi sa mère reste à ses côtés ? Tu vois, il y a plein de détails que tu pourrais mentionner et malgré cela, tu te focalises sur la souffrance de ton personnage et celui de ta mère et rien d’autre. Personnellement, je trouve ça vraiment dommage. Je n’ai rien contre des vies dramatiques car hélas dans la réalité, elles existent. Mais tu as tourné la tienne d’une manière qui dépasse l’entendement. Tu vas trop loin et je ne peux pas accepter cela. Désolé. Tu aurais pu amener les choses autrement. Il aurait pu avoir peur de sa paternité, il aurait pu mal la gérer, être absent de la vie de sa fille, ne pas tilter qu’elle soit surdouée, la laisser se débrouiller seule. Elle aurait pu, vu ses capacités, un jour lui dire ses quatre vérités. Là, tu vois, ça reste « un peu » dans le même ton, tout en était vachement moins dramatique.

Donc, voilà, je n’ai même pas lu la fin, je vais être honnête. Les trois premiers chapitres m’ont amplement suffi. Désolé d’être si direct, je n’aime clairement pas être ainsi, mais le ton de ta fiche est vraiment trop… sombre, sanglant. Je n’arrive pas à visualiser une gamine de neuf ans réagir ainsi suite aux sévices de son père. Je l’aurai vu blessée, meurtrie, repliée sur elle-même, mais pas ça. Elle aurait très bien pu devenir comme lui en étant plus grande mais pas aussi jeune… Bref, je vais te demander de recommencer, désolé. Je sais très bien que c’est chiant quand un admin’ vient te dire cela, je m’en excuse, mais c’est vraiment de trop. Honnêtement, ton personnage aurait été maltraité, tu expliquerais pourquoi son père est ainsi, tu aurais laissé tomber le côté « cage en verre, viol et tutti quanti », j’aurai laissé passer. J’aurai même pu laisser passer le suicide du père dans ses conditions (encore que…) mais là, c’est vraiment de trop. Voilà, courage pour les changements Wink
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Bonjour,
J'ai prit note de tout ton commentaire et j'en tire plusieurs conclusions à mon tour.

Tout d'abord, changer toute l'histoire serait contre nature, Emylia a vécu ainsi, je n'ai jamais vu dans le monde des vivants quelqu'un changer d'identité à volonter, mis à part des illuminés qui avaient perdus le nord.
Ensuite, il est vrai que certains points que tu as soulevé sont tirés par les cheveux, comment homme peut il être aussi méchant envers un pauvre petit bout de chou sans un lourd passé ?
Tu l'as démontré toi-même, le lecteur peut laisser vaquer son imagination, j'ai d'ailleurs mis l'accent sur les descriptions dans ce but là, et ce n'est pas innocent si je n'ai pas mis la vie de son père, je voulais laisser l'oportunité au lecteur d'imaginer sa vie passée, ses troubles mentaux, d'où vient son animausité.
Ensuite, dans ce que tu as dit, le fait qu'elle soit surdoué, je l'ai mis pour palier au manque d'éducation qu'elle a pu recevoir, jouer un personnage ignare, mais machiabélique me semblait dénué d'interets.
Pour conclure, je me suis jamais attaqué à ce style, très sombre, extrèmement glauque, alors c'est vrai que ma fiche est sanglante, mais c'est l'effet escompté, je ne peux pas la rendre plus bisounours...

Tirer des conclusions c'est bien, mais je me dois de trouver des solutions, alors je te soumets plusieurs idées, car il est clairement impossible pour moi de jeter à la poubelle la vie d'Emylia, l'intrigue tournée autour de son passé tomberait alors à l'eau ...
Mais si ça te convient, je peux broder sur son caractère surdoué, mettre plus de détails, raconter comment une telle graine a vu le jour en si peu de temps, et même rajouté un peu de temps pour parraitre plus plausible.
L'idée que le lecteur doit s'inventer la vie du père ne te plait donc pas, alors je peux faire un chapitre, qui viendrait se placer devant le premier, qui expliquerait le pourquoi du comment.

A toi de voir, il va de soit, que si je dois tout changer ... Je le ferai à contre coeur, et avec un certains dégout.

Au plaisir, Emylia.
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Coucou miss,
je comprends tout à fait ton point de vue. Je l'ai même d'ailleurs mentionné que cela devait vraiment être pénible de changer mais je me vois hélas dans l'obligation de garder mon opinion. Ecoute, le seul dialogue que tu as mis, le voici...

« Père, battez-moi, violez-moi, torturez-moi, je ne vous changerai pas, et plutôt que de m’apitoyer, je veux être votre catin, hier, c’était mon anniversaire, vous ne le saviez pas, je m’en fiche, j’ai 9 ans, voilà de belles et longues années n’est-ce pas ? Non ne parlez pas, vous êtes un monstre, et je le suis aussi à y prendre goût. »

Et là, bien que cela ne soit pas très poli, j'ai envie de hurler WTF? Déjà, une gamine de neuf ans, parlant ainsi, disant de telles vérités, pour moi... Je ne visualise pas la chose... J'avoue que les jeunes d'aujourd'hui sont bien plus vite matures qu'autrefois mais quand même... Comme le dirait notre jeune ami, tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice.

Alors, vu que cela ne t'arrange pas de tout changer, ce que je conçois parfaitement, et que je ne pense pas que garder cette histoire passera, je te propose ceci. Pourquoi ne pas prendre carrément un autre personnage? Après tout, qu'est-ce que ça te changera, sincèrement? Oui, tu n'auras pas Emylia, soit, je l'admets. Mais au final, pour refaire toute l'histoire d'Emylia ou en inventer une autre, ça revient "presque" au même... A toi de voir miss, je comprends tout à fait ton point de vue mais il faut que tu comprennes aussi le mien. Si je laisse passer ce genre d'histoires, on va se retrouver envahi de Mary Sue, de filles violées - torturées - prostituées par leurs pères en un temps record, on va voir apparaître des orphelins battus - maltraités - affamés par leur famille, bref... Tu vois le genre, j'exagère, mais je donne le ton.

Tu sais, je n'ai rien contre un peu de dramatique... Certains de nos prédef n'ont clairement pas eu une vie toute rose (et ne sont clairement pas très net non plus), mais quand ça devient "de trop", là, je ne peux pas accepter. Bien qu'il y ait les neuf, j'ai envie de te dire qu'il s'agit plus d'un "city" qu'autre chose et bon... Bah, je ne visualise pas ton histoire dans la réalité. J'espère que tu comprendras mon point de vue. En tous les cas, il est partagé par l'ensemble du staff et si tu désires les voir exprimer leur opinion à ce sujet, je leur en ferai part Wink
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L'idée de prendre un autre personnage me convient parfaitement.
On m'avait conseillé de prendre le vice des vices, alors pourquoi pas après tout.
Enfin si ça te gêne pas.
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Coucou Emylia,
vu que Nathaniel vient de retourner au travail, je vais répondre à sa place. Ecoute, si tu souhaites jouer Shelley, pourquoi pas? Si le fait de changer de personnage ne te dérange pas, nous n'avons rien contre ce fait Wink
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Coucou Emylia,
petit message pour savoir où tu en es dans tes modifications red:
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Bon, bon, pas de nouvelles, je verrouille donc ta fiche et la déplace Wink
Vu que tu préférais - au pire - prendre un autre perso', ça ne te dérangera pas Tu peux créer un autre sujet sans soucis Wink
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Emylia Shinrae ~Terminé~