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Hotel Story - Saison 1, épisode 2
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▌Date d'arrivée : 09/06/2011
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Matt, super zéro, maître incontesté des barjots, mouchoir sur le nez, attendait que les autres se mettent à bosser. La plèbe, stupide et ignorante, ne sait pas comprendre une simple beuglante. Ce n’était pourtant pas compliqué de se mettre à travailler. Diantre, ils ne finiraient jamais avant le souper et Jamie se retrouverait seul en compagnie d’un canard en pâté et d’un poisson desséché. Quelle triste réalité. Matt ne pouvait point se permettre de laisser son cousin subir pareil dénouement. Pire qu’une tragédie grecque. La chute de cette histoire faisait juste un gros flop, une nullité sans noms, ni plus ni moins qu’un soap digne de la pire opérette et pire qu’un bouton de manchette. Fufufufufufu. Pourquoi donc un rire aussi jouissif en un tel moment dépressif? Ma foi, la vue d’un efféminé en train de ramasser des petits bouts de papier a de quoi extasier notre jeune mal élevé. « Tu as intérêt à la fermer ». Tututututu. Quelle vulgarité. Voilà la différence entre la perfection et la plèbe pleine d’infection. Oui, ça suppure et suinte de toutes parts dans ce groupe de tocarts. Mais qu’importe, Cutter courbait l’échine devant celui qui le domine. Quelle vue plaisante, notre jeune super star s’en serait bien extasié jusqu’en fin de soirée si un bruit mal avisé n’était point venu le perturber.

Sa doublure venait d’assommer la sauvageonne lionne qui désormais gisait sur le sol glacé. Pauvre enfant, un baiser la réveillerait-il céans ? Peu soucieux de l’état mi psychotique, mi chaotique de sa doublure chimique, Matt s’avança en direction de la cuisinière lorsqu’il se fit engueuler telle une sole meunière. Ah, non, mille excuses, rectifions, sa DOUBLURE se prenait un savon par une Catwoman bougon. Oh Oh Oh. Ce petit cheveux longs était si bon que son maître jambon s’était presque confondu avec le marmiton. Certes… C’est pas faux. Faute de comprendre ce charabia, on se limitera à ce commentaire-là. Non ! Enfer et être malveillant. Vive le surfer d’argent. Erm… Certes… Tout ce mélodrame, digne du plus grand des mégalomanes, n’était là que pour prouver son état halluciné. Catwoman la vilaine serait lesbienne ? Pourquoi donc cette conclusion ? Ma foi, elle est aux côtés de la cuisinière ensommeillée et elle prend son pouls comme si de rien n’était. Matt, désillusionné, se mit à pleurer telle une diva mal aimée (ce qu’il est mais chuut n’allons point le briser). Enfin, comprenons-nous, il fut surtout bruyant et s’essuya les yeux avec grand cinéma mes aïeux. Pendant ce temps-là, Catwoman jouait les dominatrices ottomanes et donnait des ordres à tout va tout en câlinant Cruella.


« J’aurai du m’en douter. Quelle triste vérité… Pourquoi donc nier l’amour que tu éprouves pour ta dulcinée ? Si seulement tu savais… Les plans à trois ne me dérangent pas, ma foi. Alors me permets-tu de venir à vos côtés pour te soutenir ma belle Amédée ? Je te promets que chaque son sortant de ma bouche fera mouche. Je veux bien être ta première cible. La seule, l’unique que d’amour tu cribles. Ne parle donc pas de me tuer de plaisir, tu m’en fais frissonner de désir. »

Une fois de plus, Matt fait preuve de sélection auditive des plus abusives. Alexis n’avait jamais mentionné cela mais Matt ne s’en souciait pas. Il avait compris. Tout était désormais limpide. Sa belle Catwoman était lesbienne, ou bi, ou bien était-ce une transsexuelle comme le jeune Ruthel ? Après tout, sa doublure portait la longue chevelure alors rien n’est moins sûr. Mais qu’importe car les paroles de l’efféminé percutèrent son cerveau enflammé. « Tu peux fouiller la folle cuisinière et trouver la clef de la porte ? » Un strip-tease ? Mamamia, je veux voir ça ! Il en faut peu pour notre barbecue en feu pour déconcerter ses aïeux. En plus, trouver la clef de la porte devrait être des plus faciles et ainsi la porte s’ouvrirait et le Nirvana arriverait sans plus tarder. O joie incontestée. Il fallait s’atteler à cette tâche sans plus tarder. Matt s’avançait déjà à hauteur du couple désormais révélé lorsque le rollar (fils de l’euro et du dollar au cinquième degré, petit frère du grand manitou de la confrérie des banques suisses) percuta enfin notre tête de lard. Minute… La porte… Quelle porte ? C’est alors que la vision de l’efféminé, à proximité de la sortie, lui fit comprendre ce qu’il se passait mes amis. Ils étaient enfermés. Oh Oh Oh. Toute personne normalement constituée paniquerait mais…

« Cruella nous a enfermé ? Fufufufufufu, je ne lui connaissais pas un côté masochiste aussi développé. Bon, qui veut jouer ? On cherche sa clef ? Oh oui… Et quelle clef vu comment elle est. Je suis sûr que même toi, tu pourrais t’amuser, mon ami l’efféminé. Et une fois la clef trouvée, le Nirvana atteint qui plus est, nous pourrons enfin quitter ces lieux sans plus tarder. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Amis des sous-entendus, m’avez-vous bien reçu ? Oui, vous n’êtes point touchés par une hallucination auditive. Matt a bien détourné l’objet pour d’autres fonctions, vous savez… La clef n’en est plus une, enfin, si, mais au sens figuré. Le jeune fermier a-t-il seulement compris qu’ils étaient vraiment prisonniers ? Nulle ne le sait… Car après tout, s’il dénature la « clef », qu’en est-il de la porte et du fait qu’ils soient enfermés ? A moins qu’ils ne les voient enfermés en eux-mêmes et qu’user de la clef va les libérer… ?!? Après tout, avec lui, on ne sait jamais… Tout passe dans ce cerveau même s’il est bien souvent rempli d’eau. Les neurones du McCravattus sont noyées, quel que soit le spécimen étudié, comme vous avez pu le constater. Tantôt par la stupidité, tantôt par… L’absurdité ? Toujours est-il que Ruthel a assommé la cuisinière et qu’il se met à paniquer désormais. Alexis joue les rebelles et les engueule à la pelle. Cutter se prend pour un leurre qui fondra bientôt comme du beurre. Quel quatuor et surtout quel matador qui joue les miradors. Certes… Matt souriait dans tout ce barda, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Après tout, ne dit-on pas bienheureux les idiots (mal) chanceux ? Matt appartient à cette catégorie et qu’importe la tristesse qui l’entoure, il sourit avec allégresse.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Les masques sont tombés. Nathaniel a montré sa vraie nature et, contre toute attente, James est sorti du groupe, voulant aider notre psychopathe. Pourquoi ? Est-ce une blague de mauvais goût ? Willow ne comprend pas, ou plutôt, ne veut pas comprendre. Hélas, tout ceci est bien vrai. L’agent Clifford a beau tenté de calmer les choses, rien n’y fait. Nathaniel compte bien terminer ce que les neuf ont commencé. C’est ainsi qu’il « invite » son frère à endormir les mortels. Plonge-les dans un profond sommeil, je manipulerai leurs souvenirs et les ferais plonger dans un monde sombre que nul autre que moi connaît. Les dés sont jetés. La maladie va vous plonger dans un semi-coma tandis que la folie vous fera voir un monde que personne ne veut connaître.

Pendant ce temps, les choses ne sont guère mieux en cuisine. Tandis que Ruthel fait une crise, Alexis est sujette à des voix dans sa tête. Todd, écoutant docilement les dires de la demoiselle, tente de quitter les lieux mais se retrouve face à un problème de taille. Ils sont enfermés. Où est la clef ? Si James peut endormir les cibles du salon, est-ce aussi possible pour ceux présents en cuisine ? Hélas… Oui… Nathaniel s’arrangera pour modifier leurs souvenirs aussi… Mais avant cela, une petite dose de panique comme il se doit. L'alarme incendie s'allume et il devient urgent de quitter les lieux. Hélas, vous sentez une fatigue inexplicable venir en vous... Une fuite de gaz vous aurait-elle pris par surprise?

Hotel Story est fini. Le second épisode a été plus mouvementé que le précédent. Nathaniel s’en est bien amusé et il espère bien vite recommencer. En attendant, les mortels seront endormis, leurs souvenirs changés à vie et les trois présents devront déplacer les corps jusqu’à des lieux moins suspects avant de reprendre leur activité. Nathaniel sait qu’il devra faire beaucoup, Hazel ne semble pas apte à faire quoi que ce soit. James pourra sans doute l’aider, porter les moins lourds. Nathaniel fera le reste. Oui, il s’en occupera. Cela déplaît à l’ombre qui préférerait laisser les victimes sur place mais… Chuut, pas maintenant. Attendons encore quelques jours. Bientôt, le grand repas de Nouvel An arrivera et nous pourrons alors sortir au grand jour. Oui, bientôt…


Vous avez jusqu’au 18 décembre à minuit (aux environs) pour ce tour de jeu. Dernier tour de jeu, vous l’aurez compris. Concrètement, James va endormir les humains tandis que Nathaniel va modifier leurs souvenirs. Donc, pour les mortels, votre post devra se conclure par un besoin inexplicable de dormir (un peu comme dans l’intrigue de Noël, cfr la salle de jeux pour ceux qui n’y ont pas participé). Au niveau de l’action, ceux du salon sont conscients que Nath et James planifient quelque chose. Ils ont donc la possibilité de se défendre, de se battre s’ils le souhaitent mais la fatigue vous gagnera et vous ne pourrez pas lutter contre cette dernière. Pour ceux présents en cuisine, l’alarme incendie vient de se déclencher. Vous devez trouver les clefs et vous enfuir. Hélas, vous finissez par sentir la fatigue vous gagner et vous pouvez tenter de lutter contre mais rien n’y fera. Bon jeu!!
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Les mains tremblantes, j’avais du mal à respirer. Je venais d’assommer la cuisinière. Je venais d’assommer une femme ! L’idée m’avait paru tellement pertinente sur le moment mais maintenant, la voir ainsi « endormie » sur le sol me faisait douter. Pourtant, une infime partie de mon être ne regrettait pas. Qui sait ce qu’elle aurait pu nous faire ? Je n’avais fait que nous protéger après tout… Et dire que j’avais pris pour décision de me calmer, d’arrêter cette crise de colère qui m’avait habité depuis une semaine, mes belles résolutions n’avaient pas fait long feu. Enfin, ce n’était pas vraiment de la colère ici, plus de la peur. Mais le résultat était le même, j’avais usé de la force, fait preuve de violence. C’est pour ça que je tremblais, j’avais la tête qui tournait et j’avais envie de vomir. La voix d’Alexis me fit l’effet d’un électrochoc et me ramena dans la réalité. « Ruthel ! Mais qu’est-ce qui t’a pris enfin ? Je croyais que t’avais un peu plus de jugeote pour ne pas avoir recours à ce genre de moyens tout de même… » Pourquoi ?!? P.O.U.R.Q.U.O.I ?!? Peut-être parce qu’elle avait menacé Cutter ? Ouais, je sais très bien que je ne l’aime pas (et ceci est réciproque) mais face à la mort, je défends même ceux que je déteste. Mais soit, ce n’était pas le plus important. Non, ce qui importait, c’était « pourquoi ». Peut-être parce qu’elle était suffisamment folle que pour nous tuer ? Je tenais à la vie, je ne voulais pas mourir, découper en rondelles par une cuisinière psychopathe. On ne m’avait pas demandé de sauver la veuve et l’orphelin, c’est vrai, mais en attendant, je nous avais tous donné du temps pour échapper à cette folle furieuse de Blavatsky. Alexis aurait pu m’en remercier !!

♣ Ruthel : Pourquoi ?!? Pourquoi ?!? Peut-être parce qu’elle voulait nous tuer !!! Et avant de dire que j’exagère, elle a balancé son couteau aux pieds de Cutter. Je suis le seul à trouver ça anormal ? Personne ne réagit ? Bon sang, mais vous êtes tombés sur la tête ou quoi ?

Oui, j’avais haussé le ton. Je parlais comme un hystérique mais navré, je ne suis pas un habitué de ce genre de situations alors il est n.o.r.m.a.l de réagir à outrance, non ? Toutefois, j’avais réussi à reprendre un peu de contrôle sur moi, cessant mon rire hystérique grâce à l’intervention d’Alexis. Certes, j’appréciais mal son ton mais cela m’avait calmé alors je ne lui en tiendrai pas trop rigueur. Je crois. « White, tu ne veux pas arrêter de rire deux secondes, pas que tu as l’air d’un dingue mais si. Enfin plus que d’ordinaire quoi. » Mon visage sur crispa à ces mots. Et dire que j’avais fait cela pour prendre sa défense… Ouais, inutile de me leurrer plus longtemps, je l’avais fait surtout pour moi car je ne voulais pas mourir. J’avais peur de « ça », je n’étais pas prêt à abandonner la vie, je voulais me battre, lutter de toutes mes forces et aujourd’hui, il fallait que je me batte contre cette cuisinière. C’était elle, la mort, en ce jour. C’est ainsi que je l’avais vu. Je nous avais défendu mais surtout, je m’étais défendu. « Cruella nous a enfermés ? On cherche sa clef ? Oh oui… Et quelle clef vu comment elle est. Je suis sûr que même toi, tu pourrais t’amuser, mon ami l’efféminé. Et une fois la clef trouvée, le Nirvana atteint qui plus est, nous pourrons enfin quitter ces lieux sans plus tarder. » Il lui manquait vraiment une case à ce type (voir même plusieurs si vous voulez mon avis). Je soupirai de dépit avant de lever les yeux au ciel. Bien que sa manière d’envisager la situation était des plus mal placée, il avait raison. Il fallait trouver cette foutue clef et quitter les lieux. Je ne voulais plus voir cette cuisine avant plusieurs jours. Je voulais juste retourner dans ma chambre, tout oublier.

♣ Ruthel : Je pense que nous allons laisser Alexis effectuer la fouille, blondinet. Aux dernières nouvelles, on ne fouille pas une demoiselle. Et vu tes propos, je pense que c’est d’autant plus approprié que de te priver de cette fouille.

J’avais parlé calmement, j’avais repris mes esprits. Les choses ne s’étaient pas améliorées pour autant. J’avais toujours cet acte sur la conscience et il me suffisait de tourner le regard de quelques centimètres pour entre-apercevoir la cuisinière sagement allongée sur le sol. Seulement je pouvais réfléchir plus posément. Je voyais les choses plus clairement, je reprenais contrôle sur mes émotions. Hélas, cela ne dura pas bien longtemps. L’alarme incendie se mit en route, nous éclatant les tympans de son bruit strident. Instinctivement, je posais les mains sur les oreilles tout en jetant un air perplexe à l’appareil. Pourquoi maintenant ? Il n’y avait pas de feu, si ? J’observais de suite la pièce au peigne fin, priant pour ne pas voir de voir flammes ou toute fumée dont l’origine serait plus que problématique. Rien. Je me sentis de suite soulager. Mais pourquoi la machine s’était-elle enclenchée dans ce cas?!? Je ne comprenais pas mais cela n’avait pas d’importance. Il fallait trouver les clefs au plus vite et quitter les lieux sans plus tarder. Après un regard insistant envers Alexis, je me redressais mais je fus rapidement pris de vertiges. Qu’est-ce que ?!? Je… Je ne me sentais vraiment pas bien. Que se passait-il ? Je m’appuyais rapidement contre la table afin d’éviter de m’effondrer. Je respirais difficilement, sentant une fatigue incontrôlable m’envahir. Que m’arrivait-il ? Minute… L’alarme et cette fatigue soudaine… Serait-ce possible que l’appareil détecte des fuites de gaz ? Je papillonnais des yeux sans pouvoir me contrôler. Il fallait que je les prévienne… Il fallait absolument trouver les clefs avant que tous ne soient touchés. Il était impératif de…

♣ Ruthel : Fuite… Gaz… Vite…

J’espérais que les autres occupants des lieux n’avaient pas été aussi vite atteints par cette fuite de gaz. Il fallait que l’un d’entre nous soit capable de fouiller la cuisinière pour trouver ces foutues clefs. Il fallait trouver quelqu’un, à l’extérieur, pour prévenir le gérant. Il fallait stopper cette fuite avant que cela ne s’étende sinon le bâtiment risquait d’exploser. Je n’avais pas envie de mourir, soufflé par une explosion. Je n’avais pas envie de mourir, tout court. Pourvu que cette fuite soit stoppée, je ne voulais pas voir mourir Matthew et Margaret. Ils étaient tout ce qu’il me restait et je refusais de les voir mourir. J’avais déjà vu la mort l’année passée, à Noël, je ne souhaitais pas que cela se reproduise cette année. Je finis par m’effondrer, incapable de lutter plus longtemps. Cette saleté m’avait gagné et avait finalement réussi à m’abattre. Cette fuite de gaz avait gagné la partie. L’alarme incendie continuait sa tirade stridente tandis que je me sentais tomber. Ma tête cogna peut-être le sol ou le coin de la table, je ne saurai le dire. Je perdis connaissance avant de toucher le sol. Ma dernière pensée fut pour ma mère. Peut-être allais-je finir par la rejoindre finalement ? J’aurai aimé partir dans d’autres circonstances. Mais on ne choisit pas, n’est-ce pas ?
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
▌Age du joueur : 25
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Pour ne pas céder à la panique, je vérifiai à peu près toutes les deux secondes que la cuisinière respirait toujours. Chose presque inutile mais si elle arrêtait cette simple chose, là on aurait du travail! Et puis, faut pas se voiler la face... Si vous m'enlevez une occupation qui me fait me sentir à peu près utile (j'ai dit me "sentir" pas "être"...) je commence vite à paniquer. Todd me répliqua sèchement quelque chose qui voulait à peu près dire non à ma requête. J'ouvris la bouche pour répliquer qu'on n'avait pas le choix et qu'il serait bien lâche de se barrer et nous abandonner ainsi, mais McCravatt me coupa la parole. Une boule de rage se forma dans ma gorge lorsqu'il franchit le seuil de l'acceptable pour moi. Ne vous y trompez pas, je n'ai absolument rien contre les homosexuels, vraiment. Mais qu'on s'amuse à spéculer sur ma sexualité et ses penchants sans me connaitre, ça me met hors de moi.

- Pourquoi ?!? Pourquoi ?!? Peut-être parce qu’elle voulait nous tuer !!! Et avant de dire que j’exagère, elle a balancé son couteau aux pieds de Cutter. Je suis le seul à trouver ça anormal ? Personne ne réagit ? Bon sang, mais vous êtes tombés sur la tête ou quoi ?

La douche froide. Il avait raison de s'être inquiété de nos vies... "Tu l'as trahi....."

- Pardon? Tu peux répéter?

J’aperçus les regards perplexes de les compagnons d'infortune peser sur moi. Ces idiots! Qu'ils arrêtent de jouer les innocents! L'un d'entre eux avait parlé, je n'ai pas rêvé! Je ne suis tout de même pas folle! "Folle? Mais n'était-ce point folie que d'accuser à tort celui qui t'a sauvée?" OK, je suis folle.... Ou plutôt Non !!!! Sors-toi ça du crâne Alex, ou tu vas l'être! Je jetai des regards éperdus autour de moi, cherchant l'origine de ce que j'entendais. Ces sont provenaient bien de quelque part! "Ton courroux envers Ruthel est injustifié, tu devrais avoir honte de t'être comportée ainsi, honte!" Peu importe d'où vient cette voix... Elle a raison, je n'aurais pas du réagir ainsi...

- Je le sais! Je suis désolée, j'ai agis sans réfléchir, dis-je à haute voix en regardant le plafond (faute d'autre endroit)! Je ne voulais pas le blesser, je ne voulais pas m'en prendre à lui, c'est de ma faute!

Cette fois, ils me regardaient vraiment de travers, sauf McCravatt qui était dasn un délire de fouille corporelle. Je compris alors que j'avais manqué un épisode, celui où Todd annonce qu'il nous faut les clés pour sortir. Afin de me donner contenance, je repoussai McCravatt, l'esprit embrumé et floué, et me mis à chercher dans les poches de notre hôte. "Présentes-lui tes excuses, tu ne vois donc pas que tu lui as fait du mal!?"

- Raaaah! Ça suffit! Je ne présente jamais d'excuses sous la contrainte, il faut qu'elles viennent d'elles même où je ne les considère pas comme valables! Et là je suis occupée! Occupée comme une idiote pure et parfaite à répondre à un crétin qui me joue des tours!

C'est pas possible de se donner ainsi en public, et si c'est une blague, elle est de très mauvais goût! Il nous faut cette clé si je veux espérer sortir la cuisinière d'ici en bonne santé, puisque visiblement les autres s'en balancent comme de leur première chemise. De temps à autre, la voix qui me soufflait des paroles terribles revenait. elle me faisait culpabiliser. Je savais que je le regretterai, et j'étais déchirée à l'idée de ne pas l'écouter, mais je la chassais d'un revers de la main, comme on chasse une mouche importune. Les poches étaient vides, je dus m'attaquer à ses bottes. Je chassai une nouvelle fois la mouche. Soudain, l'alarme incendie retentit, une alarme stridente comme je les hais. J'ignore totalement pour quelle raison obscure, mais les alarmes, quelles qu'elles soient, me fichent le trouille, elles me paralysent, m'effraient. Un regard de Ruthel me rappela à l'ordre et vit venir la mouche, suivie d'une nuée d'autres insectes qui murmuraient à mes oreilles. Je me pris la tête à deux mains, assourdie par les sont internes et externes que j'entendais -car je m'étais résignée à ce que les voix viennent de ma propre tête, de mon Jiminy Cricket. Prudemment, pour récupérer les clés qui nous permettraient de nous échapper, je décollai une main de mon oreille et plaquai celle-ci contre mon épaule. Je tâtonnai jusqu'au soutient-gorge de la cuisinière pour avoir cette fichue clé mais rien n'y faisait, introuvable.

- Fuite… Gaz… Vite…

"Tu vois ce que tu as fait? Au lieu de le réprimander comme un enfant tu aurais du t'inquiéter de son état. Maintenant, le dernier souvenir qu'il aura de toi sera celui d'une traitresse!".

- NAN! C'est faux! Fiches moi la paix! Laisses-moi tranquille!

Ma tête était à nouveau entre mes mains, le courais vers Ruthel qui commençait à s'effondrer. Je ne ressentis pas les effets du gaz, pas encore. l’adrénaline était sûrement encore trop forte. Et comme quand on pense à un bien le mal apparait, je commençai à me sentir faible - comme dans un cauchemar où l'on est impuissant - en arrivant aux côtés de Ruthel. Il était étendu au sol et sa tête avait heurté durement la table. A cet instant, une vague de souvenirs m'embua d'avantage l'esprit en déferlant sur moi. J'avais déjà vécu une situation similaire, peu avant noël. La soirée dont je ne gardais presque aucun souvenir... Il avait perdu connaissance ainsi que d'autres, et je m'étais précipitée sur son corps. Résolue à ne pas échouer cette fois-ci, je le pris sous les aisselles et le trainai jusqu'à la porte. Peut-être le gaz y serait-il moins présent? De plus en plus étourdie, je frappai à grands coups contre la porte, dans l'espoir que quelqu'un passe par là. Puis, j'entrepris de la défoncer à coups d'épaule et de Rangers faiblards, inutiles. Je gaspillai les maigres ressources en oxygène que j'avais. "Traitresse! Tu le laisses mourir!" NON il faut que je le fasse sortir! Je ne peux pas échouer. "Traitresse!"

- C'EST FAUX! Pardon Ruthel, je ne voul...

Je ne voyais plus rien, je fis un effort titanesque pour continuer mes assauts sur la porte, mais je ne fis qu'un pas avant de tomber au sol, assommée par le manque d'air j'imagine.
▌Date d'arrivée : 09/06/2011
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Matt, idiot comme un manchot, n’avait pas idée du drame qui était en train de leur tuer l’âme. Inconscient tel un enfant, il souriait alors qu’une douce folie les gagnait. Tous ? Non, une seule victime souffrait des voix qui lui parlaient. Seulement ça, personne ne le savait. Du coup, pouvait-on l’accuser pour son petit jeu surfait ? Bien sûr que non, bien qu’il soit un vrai bouffon, il n’a pas encore de don de divination. Et personne dans cette pièce ne fait exception. Tout souriant, il n’était donc point conscient de ce qui perturbait sa chère et tendre en cet instant. C’est ainsi que Matt observa sa belle Catwoman d’un air perplexe lorsqu’elle demanda au vide de répéter. Serait-elle ventriloque ? Matt observa la cuisinière comme si cette dernière allait mouvoir ses lèvres de mégère. Mais rien. Humpf, Catwoman n’était pas douée. Elle devrait progresser avant de faire ventriloque ou elle risquait d’être tabassée par une breloque. C’est vrai que le public est vite courroucé alors les objets ont tôt fait de voler. Comment ce jeune homme le savait ? Ceci restera secret. Nous n’allons pas briser ses illusions en vous avouant qu’il s’en est bien ramassé (à tel point qu’il en est devenu un idiot complet).

Matt, sauveur inavoué des mangeurs de blé, s’avança en direction de sa dulcinée avec un air charmeur. Il comptait bien la calmer et puis qui sait, la sauter tout en embrassant la cuisinière massacrée ? Mais notre jeune zéro fut coupé dans son élan par une doublure mécontente. Comment ?!? Les fouilles étaient interrompues à cause d’une invasion de grenouilles ? Espèce de grosse nouille, aurais-tu la trouille ?!? Ah Ah Ah. Seul le héros de cette histoire peut affronter l’eau dans le noir. Certes, certes… C’est pas faux. Faute de mieux, nous nous contenterons de ces quelques mots peu éloquents. Matt s’apprêtait à rétorquer lorsque sa douce dulcinée se mit à s’excuser. Fufufufufufu, tu es toute pardonnée ma belle effrontée. Bien entendu que tu ne voulais point faire de mal à ton homme adoré mais ne t’en fais pas, Matt n’est pas rancunier alors il voudra toujours t’épouser et t’engrosser, sois en rassuré. Inutile de préciser que ces mots ne lui étaient pas destinés, Matt le nierait. Nous avions déjà parlé de sélection auditive, sans conteste la seule évolution du genre McCravatinus. Reprenant sa marche prestement, Matt entama une fouille (bien qu’on lui ait conseillé le contraire) mais fut bien vite stopper par une Catwoman atterrée. C’est qu’elle était jalouse vous savez. Fufufufufufu. Ton tour viendra par après…

Se massant la main maltraitée (c’est qu’elle avait de la force cette petite enragée), Matt observa d’un air appréciateur sa Catwoman fouiller sa consœur. Quel spectacle pour notre jeune obstacle. On aurait presque pu voir un filet de bave couler si seulement cette chose répugnante n’était pas si indigne de sa majesté. Baver, c’est pour les chiens et les bébés, pas pour un homme de sa stature vous savez. Mais lorsque l’infirmière atteint les sous-vêtements de la cuisinière, notre jeune barje n’en menait pas large. La vue était des plus appréciées et l’aurait encore été sans les propos de l’autre ingénue. Sa doublure se mettait à régresser, tenant des propos digne d’un pygmée. Bon sang, nous sommes civilisés mon grand alors parle correctement. Même Catwoman l’approuvait vu comment elle s’emportait. Merci ma chérie de suivre ton mari ainsi. Tu auras le droit à une gâtée quand nous serons rentrés. Fufufufufufu. Oui, vous ne rêvez pas, même en situation de crise, Matt n’en démord pas. Il fait preuve de l’absence totale de matière grise. Si ce n’est pas triste… Pourtant, lorsque sa belle et tendre commença à se prendre la tête entre les mains, Matt eut un sursaut d’humanité et commença à s’inquiéter (il était grand vous me direz). Avançant une main en direction de sa dulcinée, il fut coupé lorsque celle-ci courra vers la doublure qui venait de tomber.

Non, reviens, tu t’es trompée, ne va pas vers la lumière jeune désabusée ! Ne pouvant s’empêcher de pousser un petit cri contrarié, Matt crispa des poings avant de s’avancer vers cette vile catin. Mais la vision de notre jeune bison s’obscurcit un instant avant de venir comme elle l’était auparavant. Que venait-il de lui arriver ? Matt ne pouvait se l’expliquer. Un être aussi parfait ne peut point être touché par la cécité. Billevesées. Perdu dans ses pensées, Matt fut ramené à la réalité lorsque la belle Catwoman se mit à frapper. Hélas, la cible n’était pas celle espérée, ce n’était que la porte et non point la doublure voleuse vous l’aurez remarqué. Humpf. Était-ce la colère ou bien la jalousie ? Matt n’en savait rien mais sa vue avait encore disparue. Elle était rapidement revenue mais en un flou artistique des plus total. Estomaqué lorsqu’il aperçut sa tendre adorée se cogner sur ce sol pavé, Matt voulut l’aider mais se retrouva rapidement effondré aux pieds de sa femme tant aimée. Pourquoi ? Que se passait-il ? C’est alors que les mots de sa doublure lui revinrent et Matt sut, ce vil goujat les avait ensorcelé et leur avait lancé une malédiction. Ils allaient tous mourir par sa faute. Tous ?!? Non. L’efféminé était toujours debout en train de les observer. La lumière se fit alors (pour une fois) dans l’esprit étroit de notre jeune bourgeois (ou pas).


« C’était… toi ? Que nous as-tu fait ? Comment as-tu pu toucher à ma belle Catwoman adoré ? Je te le ferai payer… Tu vas… le… regret… »

Le plus vieux de notre duo fou de fermiers ne put terminer la phrase qu’il avait commencé. La fatigue l’avait gagné et ses paupières s’étaient rapidement refermées. Il aurait tant aimé pouvoir mieux protéger l’être aimé. Hélas, la fatigue avait gagné et il était tombé avant de pouvoir atteindre le but qu’il s’était fixé. Il sentit son rythme cardiaque décéléré comme lorsqu’il s’endormait. Il ne pouvait plus rien voir, n’en avait plus la force à trop vouloir, et il abandonna toute lutte et pria pour que l’efféminé ne le charcute. Tant que Catwoman était épargné, son destin peu lui importait. Il ne voulait pas qu’on la blesse et espérait tant pouvoir un jour revoir sa belle tigresse. Hélas, la force lui manquait et il ne parviendrait pas à supplier l’efféminé d’épargner celle qu’il aimait. Dans un dernier effort, Matt tendit le bras comme un matador et parvint à toucher les pieds divins de son cher félin. Un fin sourire aux lèvres, il perdit la bataille et laissa le sommeil détruire sa muraille. Le sort en est jeté. Si l’efféminé veut tous les éliminer, qu’il le fasse sans plus tarder, mais par pitié, qu’il épargne cette chère tigresse adorée. Il pourra même se venger et le mutiler deux fois plus qu’il ne l’aurait espéré tant qu’Alexis puisse se réveiller…
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Les humains ont été endormis par la Maladie. James, Hazel et Nathaniel sont bien décidés à prendre les devants désormais et ils entament leur offensive contre Caïn. Nathaniel voulait jouer et il a modifié les souvenirs de chaque humain présent, au salon comme en cuisines. Ensuite, Hazel s’est occupée de Willow et d’Alexis. Chacune fut ramenée dans sa chambre sans trop tarder. La cuisinière, pour sa part, fut ramenée dans ses appartements, la jeune « sœur » connaissant l’endroit. James s’occupa de ramener le docteur Chace et Jamie McCravatt, en salle de jeux et dans sa chambre. Il s’occupa également de son doudou, Todd, qu’il emmena dans la bibliothèque. Nathaniel, pour sa part, amena le policier dans la buanderie et ramena son doudou chéri dans la cage d’escalier. Il s’occupa enfin de Matt McCravatt et le ramena dans la chambre. Une fois fait, les trois vices retournèrent dans leur chambre. Nathaniel les inviterait plus tard pour leur expliquer son plan. Pour l’heure, il discuterait et planifierait en compagnie de son amie Ombre. Chaque mortel se réveilla quelques heures plus tard, ne comprenant pas toujours pourquoi ils se retrouvaient dans un endroit si saugrenu (pour ceux qui ne sont pas dans leurs chambres). Nathaniel avait, pour rappel, modifier leurs souvenirs… Mais comment ? Un 2, 3, 6, 7 et 9 vous fera tout oublié de A à Z. Un 1, 4, 5 et 8 vous laisseront quelques traces (les souvenirs seront aléatoires en fonction de la personne concernée).


Premier lancé, Willow Lewis : 4
Deuxième lancé, Malcolm Chace : 4
Troisième lancé, Jamie McCravatt : 4
Quatrième lancé, Ruthel White : 2
Cinquième lancé, Todd Cutter : 5
Sixième lancé, Matt McCravatt : 2
Septième lancé, Alexis Bell : 2
Huitième lancé, Arthur Clifford : 1
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 32
▌Commérages : 395

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Ruthel, Alexis et Matt ne se souviennent de rien de tout cet incident. Ruthel va donc se réveiller dans la cage d'escalier sans comprendre comment ni pourquoi il est arrivé là. Alexis va se réveiller dans sa chambre avec une grosse migraine et ne se souviendra de rien. Elle se rappellera qu'elle avait été convoquée par le gérant mais se dira que sa migraine l'a sans doute assommée et qu'elle n'est pas allée. "Bah, on ne m'a rien dit, c'est que ce n'était pas si important". Matt, lui, va se réveiller dans sa chambre sans se souvenir de quoi que ce soit. Hélas, Jamie se souvient partiellement des évènements et il va donc sauter au cou de son cousin en lui demandant comment vont sa main et son nez. "Tu n'as pas trop mal?" Matt se demandera de quoi il peut bien parler et remarquera finalement que son nez est cassé et qu'il a la main enflée. Minute, comment Jamie savait ces détails alors que lui...? Les deux garçons n'auront pas d'explication et pourront s'interroger comme ils le veulent à ce sujet. Todd, ramené en bibliothèque, se souviendra d'avoir vu Ruthel assommer la cuisinière. Pourquoi? Comment? Et surtout, comment se fait-il qu'il soit ici? Tout ceci n'est pas clair. Hormis une chose, Ruthel White est une personne non fréquentable. Il faudra prévenir Frances, vu que cette dernière apprécie la présence de l'autre blondinet. La haine qui s'était diminuée au cours de notre "journée" se voit intensifier. Willow, ramenée dans sa chambre, se souviendra des propos tenus par Nathaniel. Vu qu'elle se souvenait lors de Noël de quelques détails, Willow sait désormais que quelque chose ne tourne pas rond. Que va-t-elle faire? Tenter de prévenir quelqu'un? Espionner Nathaniel pour avoir le fin mot de l'histoire? Affaire à suivre... Arthur se réveille pour sa part dans la buanderie sans comprendre comment il a fait pour arriver là. C'est alors qu'il se souvient d'un coup de la part de James... et de ses mots. Qu'est-ce que... Quand? Il n'arrive pas à se concentrer sur ces choses. Seulement voilà, il savait que quelque chose ne tournait pas rond et ces quelques bribes le confortent dans son hypothèse. Va-t-il mener l'enquête?
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 32
▌Commérages : 395

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Fin de l'intrigue Hotel Story. Vous trouverez dans les posts ci-dessus les effets de cette intrigue sur vos personnes. Certains membres se souviennent alors que d'autres ont tout oublié. Nous allons comptabiliser vos gains et vous les recevrez sur votre compte lundi au plus tard Wink
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Hotel Story - Saison 1, épisode 2