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Le chant de la mer... Et un arrière goût amer. [libre]
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▌Date d'arrivée : 03/08/2011
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Doucement, vous ouvrez les yeux. Les refermez aussitôt. Nouvelle tentative, vous les rouvrez avec prudence... Qu'est ce que vous voyez? Rien, bonne réponse. C'est le soleil, c'est normal. Allez, maintenant vous devriez voir plus que du blanc et des formes. Que voyez vous, donc? Du sable. Félicitation, test d'acuité visuelle réussi. En levant le nez, vous apercevez même des rochers, et une falaise. Tests de reconnaissance spatiale réussit également.

Étirez vous, va.Ça ne mange pas de pain, et ça vous permettra d'avoir l'impression d'être réveillé. Au vu de ce qui va suivre, cela pourrait être bénéfique. Il fait beau, il fait chaud, le ciel est bleu, les oiseaux (et autre chose, mais vous ne voyez pas encore quoi) chantent, et vous vous prenez l'envie subite de faire une petite promenade de santé. Pardon? Pas envie? Ah mais non. Si si. Si si si si. J'insiste. Ah? Toujours pas? ... Changement de méthode. Vous voyez le gros machin au bout de mon bras? C'est Buffalo en version améliorée. Avec une pile nucléaire. Donc? Ah, vous avez des fourmis dans les jambes et avez envie de vous promenez. Quelle excellente idée !!

En vous promenant, vous admirez le décor, la mer, les mouettes qui chient sur les crabes, et puis vous avez envie d'aller sauter de rocher en rocher en bas. Plaît il? La falaise c'est mieux et même qu'il y a un petit chemin? Vous êtes surs? Non, attendez, on reformule. Vous en être sûrs? ... Les rochers c'est mieux, je trouve aussi.

Donc vous vous promenez en bas, et puis SOUDAIN, vous entendez une voix. Non, vous ne vous appelez pas encore Jeanne, et on ne vous brûlera pas vivant et devant témoins pour chauffer nos marshmallows... Quoi que... Bref. Donc vous entendez quelqu'un chanter, et contre toute attente, ca chante bien. Poussé par la curiosité... mais si, je vous dit que oui. Ah, vous êtes d'accord? Brave gosse. Donc, poussé par la curiosité, vous vous approchez, et découvrez... UNE SIRÈNE!!! Magnifique, avec une chute de reins à tomber par terre, une magnifique queue (la poissonneuse) aux écailles bleutées... Ne vous sentant plus de joie, vous vous approchez, interpellez la belle qui se retourne... Et découvrez un torse masculin, fort bien sculpté, certes, mais masculin, avec deux étoiles de mers sur les pectoraux, des coquillages dans les cheveux qui vous accueille avec un grand sourire de perdu en plein délire éthylique, qui vous propose de venir nager avec lui.

Tiens, c'est fou ce que ce visage peut vous paraître familier... Peut être un certain français, qui sait?
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Kek-kek-kek-kek. Minute, qu’est-ce que ce bruit? Bon, ouvrez les yeux, ce sera déjà un bon début. Un clignement, un second, puis la lumière aveuglante se voit bientôt remplacée par un bleu ciel des plus surprenants. Ok, vous êtes donc dehors. Première constatation : vous étiez dans l’hôtel, enfermé, et maintenant, vous êtes dehors vous ne savez trop où. Kek-kek-kek-kek. Ce bruit, une nouvelle fois. Il vous intrigue de plus en plus et vous finissez par observez les environs, à sa recherche. Le ciel bleu fait place à la mer, toute aussi bleue, des rochers contre lesquels les vagues viennent se briser et une falaise, sur laquelle vous êtes en fait. Deuxième constatation : vous venez de vous réveiller, couché sur une falaise, face à la mer et les « kek-kek-kek-kek » incessants sont le cri des mouettes rieuses qui chassent les crevettes. Ouais, les crevettes, c’est bon pour les mouettes. Vous vous redressez et vous aidez de vos mains pour vous redresser. Troisième constatation : le sol est froid. Les rochers, c’est glacial. Vous me direz, il ne faut pas être bien futé pour le noter mais on dira que votre cerveau fonctionne au ralenti, encore ébahi par l’absurdité de la situation dans laquelle vous vous trouvez. Vous voilà désormais debout, campé sur vos deux jambes, en train d’observer votre environnement. Les mouettes se moquent de vous, élément incohérent dans cet environnement. Vous finissez par leur lancer un caillou avant de vous exprimer. Pour la première fois depuis votre réveil.

« Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Où est-ce que je suis, moi, d’abord ? Je lisais dans la chambre et maintenant, je… Raaah, elles veulent pas se taire ces maudites bestioles, je n’arrive pas à me concentrer. Bon, zen, inspire, expire. Tu es sur une falaise. Ok. Il y a la mer à côté. Ok. Je me demande si je suis toujours bien aux states… Je n’ai jamais vu cet endroit auparavant. Hey, minute. Il y a quelqu’un ? On dirait… Une chanson ? Miracle, je ne suis pas seul dans ce trou perdu au milieu de nulle part. Allez, reste à trouver l’autre occupant des lieux. Et s’il s’agit d’une boîte à musiques – rien que pour me faire rager en me prouvant que je suis bel et bien seul – je hurle et assassine une mouette !!! »

Sur ces mots, vous partez en quête du mélomane. Vous faites bouger alternativement jambe gauche et jambe droite. Bien, vous venez de passer avec succès votre test sur les cinq sens. Vous êtes en pleine forme, le docteur vous enverra les résultats par la poste. Pas de bol, vous n’habitez plus votre appart’ vu que vous avez décidé de vivre sur les routes. Le docteur vous rappellera pour vous communiquer les résultats. Malheureusement, vous n’avez pas de téléphone (enfin, si, mais il ne capte aucun réseau). Au final, vous ne connaîtrez pas les résultats de votre test mais qu’importe, vous pouvez de suite imaginer les résultats. Vous voyez, vous entendez, vous sentez, vous touchez et vous marchez, tout est donc opérationnel. Le bruit de vos pas se répercute contre la roche, vous donnant le sentiment d’être en plein centre d’une immense cathédrale où l’écho y est des plus impressionnants. Vous avancez, perdant notion du temps, et c’est au bout d’une demi-heure que vous finissez par trouver l’auteur de cette chanson des plus étranges. Une longue chevelure blonde vous fait face. Pas aussi impressionnante que la vôtre mais cette dernière reste tout de même d’une taille respectable. Ce visage finit par vous faire face et vous vous rendez alors compte que vous connaissez cet inconnu. Henri Potier, français aux mœurs des plus suspectes. Totalement dénudé, vous ne vous étonnez pas de ce fait, après tout, il est de notoriété que les habits du français ne restent pas longtemps sur son propriétaire.

« Potier ? Qu’est-ce que… Minute, mais c’est quoi ça pour une queue ? »

Et là, votre cerveau entre en fonction et comprend le sous-entend – flagrant – caché dans votre phrase. Pourtant, vous ne vouliez pas du tout parler de cela mais bien plutôt de la queue de poisson qui faisait place aux jambes, membres bien plus ordinaires. Seulement voilà, vous n’êtes pas doués (et ça, tout le monde le sait), alors les lapsus sont votre spécialité. Vous vous mettez alors à rougir comme une tomate bien mûre, faisant preuve que votre température corporelle est encore opérationnelle, sachant jouer au yo-yo à hauteur de vos pommettes. Votre cœur s’emballe et les « symptômes » se rapprochent à s’y méprendre à d’autres symptômes pour une autre maladie. Mais rassurez-vous, vous n’éprouvez pas le flush de toute jouvencelle, non, vous exprimez votre honte flagrante. Certes, ce n’est pas un sentiment aussi noble que son confrère mais soit. Au moins, vous n’êtes pas une adolescente qui se pâme pour un rien et vous n’aurez pas à vous prendre la tête avec des questions existentielles sur votre sexualité. Quoiqu’on pourrait se poser la question vu vos réactions face au genre blond masculin. Vous vous maudissez, et surtout vous maudissez toute divinité que vous connaissez, avant de reculer. Mauvaise idée. Il n’en fallait guère plus aux rochers, viles objets du démon, pour vous jouer un mauvais tour, vous faisant par la même tomber sur votre derrière. Vous n’avez pas fière allure ainsi, qu’on se le dise, mais si cela peut vous rassurer, personne n’a l’air malin quand il tombe ainsi, fesses contre terre (ou pierre, dans ce cas-ci).

« Tout ceci doit n’être qu’un cauchemar… Oui, ça ne doit être que ça. Je vais me réveiller et ça va aller mieux. »
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Voilà que son doucereux chant avait attiré quelqu’un. Félicitations. Test de force mentale réussit. Mais notre sirène est un être modeste, et surtout avec de la suite dans les idées. Ce n’est pas tout de ferrer sa proie. Maintenant il faut la tirer de l’eau. Et ca, c’est pas une mince affaire. Parce que oui, ces bestioles, aussi fraîches que des gardons, ca ne se laisse pas tirer comme ca. Il faut aguicher, tenter, titiller, tenter, piéger. Et ca, ce n’est pas une mince affaire, pas du tout du tout. Boulimique, la petite, et sans la séance de vomissements derrière. Mais qu’à cela ne tienne, on sourit. Un beau sourire, un sourire bien sincère, un sourire qu’on décerne à son amant. Pas celui d’un soir, non, mais celui de toute une vie, d’une éternité, d’une éternité de rêves. Elle, il, la chose, attendait qu’il approche, qu’il courre à sa perte, à sa tombe aqueuse, à son tombeau océanique. Elle avait l’air de ne pas y croire… Beaucoup ont cet air, bravo, vous venez de réussir l’approche première. Il y eut un petit rire, aussi léger que les embruns, cristallins que l’air marin un jour d’hiver.

Le rougissement du marin égaré le ravit. Au moins sa beauté l’avait frappée… Tiens… Sa queue. Monsieur est connaisseur. Monsieur sait que chez une sirène, l’esthétique première n’est pas le visage ou les pectoraux, mais bel et bien l’appendice caudal. D’ailleurs, fièrement, joyeusement, on la leva pour faire miroiter les reflets du soleil sur cette merveille enviée dans les sept mers. Au moins. Le sourire était radieux, les joues légèrement rosées de se voir ainsi admirée, et à raison, bref, les sirènes chantent, la mer est bonne, tout va bien, tout est beau. Magnifique, verte aux reflets bleus, aussi brillante qu’un bijou, elle n’en était pas moins puissante et épaisse, comme le corps d’un poisson, violente dans son inertie.

- Elle est belle, hein ? Et si douce… Tu veux la toucher pour voir ?

Aucune proposition salace là dedans, bien évidemment, nous parlons d’un appendice caudal destiné uniquement à nager et faire baver toutes les sirènes, mâles ou femelles, un tantinet sensibles à la notion d’œuvre d’art vivante, et donc potentiellement utilisables pour répandre les gènes. Oui, tout est affaire de séduction. Est puis c’est bien connu : pour rendre les femelles réceptives à leurs avances, les mâles sont les plus brillants, colorés : il faut prouver qu’on est en parfaite santé et qu’on est le plus à même de rendre l’espèce meilleure, donc mademoiselle, permettez que je vienne et puisse vous saillir. Mais là, il ne fallait pas perpétrer l’espèce, il fallait simplement racoler ce beau marin que voilà.

Et bien… Sa beauté est tellement éblouissante que voilà que le petit vient d’en tomber sur le fondement. Roucoulant d’auto satisfaction, voilà que notre sirène se rapproche avec cette irréelle fluidité que confère la mouvance d’un être marin dans son milieu naturel.

- Allons, très cher. On s’est fait mal ?

La queue enroulant les jambes, le torse dans son dos et les bras autour de ses épaules, la sirène avait sa tête presque joue contre joue. Surtout l’empêcher de s’enfuir, reprendre ses esprits. Toujours le forcer à ne pas réfléchir, et ainsi gagner la bataille de la manipulation. Et ca roucoulait, souriait, soufflait l’air de rien sur l’oreille, le cou, toutes ces délicieuses zones sensibles à même d’effrayer un être, ou au contraire lui faire perdre ses moyens, et ca caressait du bout des doigts l’autre épaule, et ca souriait et s’amusait.

- Tu t’es perdu ? Tu cherches ton bateau ?Je peux te guider si tu veux…

Il continuait à sourire, s’amuser, se préparer à la nouvelle fuite. La proie est vive, mais il est meilleur. Il sera meilleur.
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Vous avez parfaitement réussi votre test des cinq sens, désormais, passons l’épreuve de l’intellect. Vous êtes déjà confortablement installé, grâce à ce sol que vous maudissez, donc nous n’aurons guère besoin de vous y inviter, entrons dans le vif du sujet. Vous faites fonctionner vos neurones, tentant d’appréhender cette étrange situation dans laquelle vous vous trouvez. Ce visage ne vous est pas inconnu, vous l’avez de suite reconnu. Cet homme, français d’origine, se prénomme Henri Potier. Blond, charmeur, vous avez déjà subi ses affres. Pourtant, vous ne vous rappelez point avoir déjà entre-aperçu cet appendice caudal qui le caractérise sur le moment. Vous clignez des yeux à plusieurs reprises, tentant de comprendre comment cette chose aurait pu arriver. A moins qu’il ne s’agisse d’une hallucination, ou encore d’une pure coïncidence ? On dit que tout être a un sosie, quelque part sur Terre, peut-être serait-ce celui de Potier ? Pourtant, l’idée est des plus saugrenues, pourquoi un sosie semi-aquatique ? Depuis quand le monde marin vous est-il aussi inconnu ? La science est si avancée qu’il paraît impossible que la rencontre avec une sirène n’ait jamais été reportée.

Toutes ces questions ne trouvent aucune réponse et vous sentez la frustration poindre le bout de son nez. Ce sentiment est si cuisant qu’il vous empêche de manifester toute forme de politesse et lorsque cette sirène vous propose de l’approcher pour vous assurer que cette queue est bel et bien là, jamais vous ne répondez. Vous vous pincez discrètement. Vous êtes un être rationnel, pourtant, les circonstances sont tellement loufoques actuellement que vous vous permettez une petite fantaisie, vous laissant emporter, comme si le fait de vous pincer l’avant-bras allait vous replonger dans la réalité. La vraie. Mais qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Vous n’avez pas le temps de vous en préoccuper puisque l’autre personne présente sur les lieux vous interpelle. Sa voix cristalline vous fait frissonner et vous êtes comme paralysés lorsque la sirène s’enroule à vos jambes tel un cobra affamé. La « chose » est si près et désormais, la preuve est faite que vous ne rêvez pas. Cette sirène existe bel et bien. Mais comment expliquer sa présence qui tient du non-sens ? Pour l’instant, vous n’êtes guère brillant dans ce test d’intellect que nous vous faisons passer. Mais peut-être allez-vous vous rattraper ?

Vous sentez l’eau transpercer vos habits, vous sentez le souffle chaud de l’être aquatique dans votre cou. Bien, vos sens vous crient que la réalité – aussi étrange soit-elle – ne peut être contestée. Cet être est tantôt humain, tantôt poisson. Vous savez très bien qu’il n’a jamais été fait mention de ce genre de phénomènes mais la réalité ne trompe pas. C’est lorsque la sirène vous propose de vous guider jusqu’à votre bateau que vous acceptez enfin l’étrange absurdité de la situation. Toute rationalité est à bannir dans cette réalité, sinon, comment expliquer cette tenue de pirates que vous portez désormais ? Ses bottes n’y étaient pas il y a quelques minutes, pas plus que cette veste épaisse qui vous couvre le dos et les épaules. Bon, les choses empirent, la réalité devient de plus en plus synonyme d’absurdité et vous finissez par abdiquer. L’homme de sciences que vous êtes fini par abdiquer. Bon, c’est définitif, vous avez échoué au test de Q.I que nous vous avons présenté. On ne peut pas réussir à tous les coups et puis, vous ne recevrez jamais vos résultats alors qu’importe… Vous prenez sur vous, jouant le jeu et vous plongeant corps et âme dans cet étrange univers aux êtres hybrides aux écailles verts.


« Un bateau ? Je doute en avoir un. Sinon, tu aurais aperçu d’autres humains comme moi, n’est-ce pas ? Pardon pour cette familiarité, je t’ai confondu avec une personne que je connais. Mais dis-moi, qui es-tu ? Je n’avais jamais vu un… être tel que toi auparavant. Pourquoi ? Vous jouez à cache-cache ? Où sommes-nous ? Dis, tu veux bien encore chanter pour moi ? Tu as une jolie voix. »

Toutes vos questions étaient légitimes pour l’être doté d’intelligence que vous êtes. Pourtant, n’aviez-vous point décidé de tout laisser tomber pour vous faire avaler par l’absurdité et laisser votre esprit dégringoler dans cet océan de surréalité ? Bien, c’est peut-être pour cela que vous lui avez demandé de chanter. Le rire cristallin de cet être sibyllin vous subjugue à un tel point… Son souffle chaud vous donne envie de vous endormir dans son étreinte réconfortante. Serait-ce pour cette raison que l’on dit que les sirènes sont des créatures dont il faut se méfier ? Ulysse a bien failli y passer, n’est-ce pas vrai ? Malgré cela, ce rire, ces caresses, toutes ces attentions vous coupent toute concentration. Vous vous laissez aller, espérant entendre ce chant que tant vous appréciez. Vous vous surprenez à sourire comme un idiot à cet être de l’eau qui vous hypnotise tout comme il faut. Finalement, la réalité est peut-être des plus absurdes et vous le concevez mais qu’importe puisque vous vous amusez. Car avoyez, aussi étrange soit cette rencontre, elle vous amuse, vous intrigue, vous donne envie d’en savoir plus, de ne pas vous enfuir. Vous signez peut-être votre perte mais vous y réfléchirez par après.

« Pourquoi es-tu là tout seul ? Tu attendais quelqu’un ? Où vis-tu ? Excuse ma rudesse mais… Es-tu poisson avant d’être humain ou bien l’inverse ? C’est que j’avoue que je suis curieux… Les humains sont des êtres curieux, ils veulent tout savoir, qu’importe le prix. »

La curiosité est un vilain défaut, vous savez ? Peut-être l’apprendrez-vous à vos dépends, qui sait ? Toutefois, on vous accordera le bénéfice du doute, vous offrant l’opportunité de nommer cette curiosité par un intérêt poli envers votre vis-à-vis. Oui, c’est si facile de voiler une curiosité malsaine en prétextant vouloir connaître davantage l’être mystique qui vous fait face. Maintenant que vous avez abdiqué, abandonnant votre rationalité, amusons-nous si vous le voulez… Que pourrions-nous bien tester en compagnie de notre ami marin ? Après tout, vous l’avez bien sous-entendu, vous êtes prêt à « tout » pour connaître la vérité, étanché votre soif de savoir. L’être humain est curieux, cupide, idiot (quelques fois) et vous n’échappez guère à la règle. Dos contre torse, jetant un œil à cette queue qui bat aux côtés de ses bottes que vous ne vous connaissiez pas, vous dodelinez de la tête en attendant que l’être chante. Vous aimez bien être là, vous n’avez pas envie de briser cette atmosphère. Mais il le faudra quand vous retournez là-bas, d’où vous venez, n’est-ce pas ? A moins que vous ne voliez cet être et le gardiez pour l’éternité ? Cette idée ne vous semble pas stupide et plus vous y pensez, plus un mot danse dans votre petite tête « cupide ». Oh que oui, l’humain est une bestiole cupide. Prends garde sirène… Tu pourrais passer de chat à souris qui sait…
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[Désolée pour le temps de réponse, la fac et les partiels m'ont sucé l'inspiration]

Il faut croire que ce n'est pas votre jour de chance aujourd'hui. Votre proie semble plutôt lente de la gâchette. Vous pourriez presque trouver cela vexant si seulement ce n'était pas la première fois qu'une telle chose arrivait. Les humains sont tristement trop terre à terre, il faut à chaque fois les débarrasser consciencieusement de cette désagréable pellicule de rationalité avant de pouvoir en tirer quoi que ce soit. Et encore, parfois, même ca ca, ils sont longs à ferrer. Mais qu'à cela ne tienne, car il se trouve que vous êtes affublé d'une excellente caractéristique en force mentale et que votre fiche de personnage indique clairement noir sur jaune terne car c'est bien le fond de votre mise en page que votre opiniâtreté n'a d'égale que votre fantaisie. (Pour info, la créa ne viens pas le moins du monde de se faire 48 heures de jeu de rôle, ce n'est qu'une vague impression.) Mais qu'importe, pendant que votre proie nouvelle et déjà à moitié capturée comptait vos merveilleuses écailles lavées ce matin même par des poissons rouges spécialisés, vous, vous en profitiez pour bien vous assurer que à moins d'être doté d'une force herculéenne, ce petit blond ne pourra pas courir bien loin, quand bien même ses capacités cognitives parviendraient à lui faire comprendre que c'est la première chose à faire avant de servir de quebab marin.

Un petit sourire satisfait étire alors vos lèvre pendant que votre proie mord elle même à l'hameçon. Poséidon sait que vous en êtes fier, de votre voix. Chaleureuse, aguicheuse et étrangement cristalline, elle en a attiré plus d'un, ou une, dans vos filets ainsi. La voix, c'est le plus important. Certes, l'apparence joue pour beaucoup également, mais tout ou presque y est en grande partie dans la voix. C'est l'appât, le petit bout coloré qui attire la curiosité et la convoitise, et ainsi vous en prenez le plus grand soin. Et ne pouvez vous empêcher de ronronner de bonheur lorsqu'on vous complimente dessus, ou simplement vous demande de chanter encore. Qui a dit que les sirènes n'étaient pas aussi des êtres frivoles et appréciant les flatteries?

- On ne joue pas à cache-cache, c'est vous qui ne venez jamais jouer avec nous. Pourtant, on chante pour vous inviter.... Vous êtes des méchants.

Votre voix s'est faite boudeuse et à la vois très enjôleuse. Vous avez décidé de jouer le rôle de la femme (homme)-enfant au lieu de la femme fatale. C'est un genre qui attire énormément, ces mâles adorant qu'on leur montre qu'ils sont les mâles dominants nés pour protéger ces femelles qui leur apportent obéissance et admiration éperdue. Vous vous faites enfantine, capricieuse mais également adorable, et vos caresses sur ce torse continuent, se font plus osées, tendent à prouver que sous ces airs puérils, il y a une partie toute ouverte à des considérations bien plus adultes et physiques que le simple monde de l'enfance.

Mais c'était bien que ce petit bout d'homme était fort coopératif, il faut bien l'avouer. Vous en êtes encore plus satisfait(e), vous roucoulez bien plus de cet état de fait, et pour montrer votre bon plaisir, vous effleurez délicatement le lobe de l'oreille de cette proie du bout de vos dents aussi effilées que celles d'un requin. Avec la force de l'habitude, il n'y aura nulle douleur de cet échange, simplement un long frisson si l'oreille est extrêmement sensible. Il a enfin cessé de poser des questions hors de propos et se contente de rendre hommage à votre majesté impériale en tentant de vous comprendre, et surtout en s'avançant dans un terrain qui vous est hautement favorable.

- Bien sur, je t'attendais.

Votre voix se fait de plus en plus grave, bien plus sensuelle. Il faut ferrer cet être, et le plus simple et de l'envoûter en parlant. Quand on vous dit qu'il ne faut jamais parler aux inconnus, vous ne nous écoutez pas. Pas étonnant que vous vous retrouviez dans de beaux draps ensuite. Ou en l'occurrence dans de beaux bras.
Mais cet humain ne pose pas les bonnes questions. En tout cas, il pose des questions dérangeantes qui ne vous intéressent guère. Mais qu'à cela ne tienne, vous faites une petite mine boudeuse et employez un ton de gamine mécontente. Ca devrait suffire pour faire comprendre au curieux qu'il faut demander autre chose.

- Je suis comme je suis né, c'est tout.

Le ton légèrement sec laisse entendre que pour vous la question est maintenant entendue et n'as plus de raison d'être. D'ailleurs, vous l'écartez d'un revers de queue négligeant et vous coulez autour de votre proie encore plus étroitement de sorte à épouser sensuellement toutes ses formes et définitivement emprisonner ses jambes et son torse. Mais vous prenez soin de lui laisser les bras libres pour lui donner l'illusion de la liberté. Mais la suite vous intéresse extrêmement, ainsi vous oubliez votre soudaine bouderie et braquez votre regard dans la direction de votre proie qui peu à peu se perd dans vos rets.

- A n'importe quel prix, vraiment?

Votre visage se fait doux, enjôleur, mais excité également. Peu à peu, vous pressentez le divin moment de remonter votre ligne, ainsi vous préférez donner de petits coups de moulinets pour le rapprocher de vous déjà, et vous vous mettez à chanter à voix base, d'un ton chaud et vibrant juste contre son oreille, avec la douceur et les promesses de l'intimité alors que vos doigts effleurent ses flancs de manière fugace et innocente. C'est réellement une journée radieuse et pleine de promesses qui vous est ici offerte.

- Mon prix ? Et tous les secrets de l'océan, du ciel et des oiseaux seront à toi...

Votre sourire s'agrandit, vous vous remettez à chanter, vos écailles glissent lascivement contre cet humain qui ne se rend visiblement pas compte du traquenard dans lequel il est en train de se fourrer.
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Citation :
Tout d'abord, mille excuses pour l'immense retard. *va se cacher* Ensuite, navrée pour la qualité du rp, j'trouve qu'il ne ressemble à rien mais comme ça date... J'ai fait au mieux XD.

Le test des cinq sens fut un succès, celui de l’intellect tient quant à lui de l’échec assuré. Mais rassurez-vous, d’autres épreuves vous attendent et vous pourrez récupérer du poil de la bête dans la suite de votre tête à tête. Ou pas, à voir selon vos aptitudes… Mais il est fort à parier que vous n’assuriez point dans la suite de vos péripéties, ami aventurier. En effet, la sirène referme sur vous son piège tantôt en vous charmant de sa voix enjôleuse, tantôt en enserrant vos jambes de son appendice caudal. Mais vous auriez pu le remarquer, voir même vous défaire de ce mauvais tour qui sait, mais non, vous ne vous concentrez pas sur l’essentiel mais bien sur des détails qui, hélas pour vous, ne vous feront guère avancer ni ne vont vous sauver. Comme on le dit si gentiment, vous êtes tombés dans le panneau et la chute sera brutale et douloureuse. Mais revenons donc à votre tortionnaire (car il s’agit de cela au final) car ce dernier se met à vous parler sur un ton boudeur et enfantin. L’auriez-vous cru quand vous l’avez entraperçu ? Certainement pas. Après tout, nous avons déterminé que vous n’étiez pas l’être le plus intelligent que cette planète ait porté.

Heureusement pour vous, votre dextérité est aux antipodes de votre intellect boiteux et vous pourrez donc vous dépêtrer de ce piège farfelu avec facilité si jamais vous en avez l’idée. Encore faut-il l’avoir car le charisme de l’ennemi risque bien de réduire l’un après l’autre vos points de concentration. Ah ! L’ennemi aurait-il commis l’impardonnable ? Il semblerait en tous les cas que vous avoir mordillé l’oreille vous ait sorti de cette torpeur dans laquelle vous plongiez par deux fois. En cas de danger, votre perception s’aiguise et le peu d’intelligence qui vous caractérise se mobilise pour vous faire prendre conscience de la situation dans laquelle vous venez de vous embarquer. La sirène vous a envoûté et lorsque vous vous mettez à remuer, vous pouvez e.n.f.i.n sentir l’étau qui s’est formé autour de vos jambes. Tandis que cette dernière continue de-vous conter fleurette, vous réfléchissez à un moyen de vous échapper. Sa prise se resserre et les choses vous sont de plus en plus défavorables. Le vieux pêcheur ne vous avait-il pas prévenu ? « Méfiez-toi de ces choses-là mon gars, y a rien de bon dans l’poisson ! » Mais n’était-ce pas un boucher qui vous l’avez dit il y a de cela quelques années ? Qu’importe qui que ce fut, l’essentiel était qu’il avait dit vrai : rien de bon dans l’poisson !


« En règle générale, les humains sont curieux, comme je l’ai dit. Ils donneraient n’importe quoi pour satisfaire leur curiosité. Mais il s’avère qu’hélas pour toi, je ne suis pas de cette trempe-là. L’argent a bien trop de valeur à mes yeux pour que je le dépense à tout va. Ma vie et ma personne aussi, je me suis battu avec bien trop d’acharnement que pour tout abandonner aussi aisément. »

Tout ceci n’est pas faux. Mais voilà que vous en avez déjà trop dit. Qui sait ce que pourrait en interpréter l’ennemi ? « Moins tu diras mieux tu te porteras ». Voilà ce que disait le vieil aumônier ou bien était-ce le prêtre ? Oh qu’à cela ne tienne, le métier n’altère en rien cette sage maxime. Gardez pour vous vos petits secrets, la créature n’a guère besoin d’un atout supplémentaire entre ses écailles. Elle a déjà bien assez d’avance, voir même plus qu’il n’en faut, alors ne lui facilitez point davantage la tâche. Remuant quelque peu, vous comprenez que toute force sera inutile. Qu’importe votre constitution, vous ne parviendrez pas à gagner contre la fille de Poséidon. Fort heureusement, pour palier à votre intellect absent, vous avez été doté d’une patience à toute épreuve. Faites preuve donc d’acharnement et agacez la jeune sirène jusqu’à ce qu’elle ne veuille plus de votre présence contre elle. Mais comment diable l’agacer vous me direz ? Mais voyons, faites donc preuve d’imagination ! Pourquoi ne pas cesser de lui parler de choses futiles à souhait ? Elle semblait furieuse lorsque vous ne cessiez de l’interroger sur sa personne boudeuse. Reprenez donc vos vieilles habitudes et prouvez que l’être humain peut être agaçant à souhait.

« Tu disais que nous étions les méchants… Mais n’est-ce pas plutôt l’inverse ? Tu m’as dupé vilénie ! M’enjôlant avec ta voix de démone, tu me retiens prisonnier désormais. Mais crois-moi… Je peux m’avérer extrêmement agaçant, je suis maître dans ce domaine-là. Tu pensais avoir gagner ? Détrompes-toi, tu risques vite de déchanter. Je suis aussi persévérant que je ne suis agaçant. Je finirai bien par te faire craquer et tu t’éloigneras à jamais de moi. »

Pour compléter vos dires, vous vous mettez à dessiner sur ces écailles d’un froid glacé. Parlant tantôt de l’aspect gélatineux de ces dernières tantôt du petit défaut sur la quatrième écaille à droite sur la troisième rangée en partant de la nageoire, vous comptez bien l’énerver au plus haut point. La sirène semble fière de sa personne alors si vous remarquez l’ensemble des défauts de sa « parfaite posture », peut-être parviendrez-vous à gagner ? Qui sait ? Et si vous ne cessez de la toucher tel un gamin voulait découvrir le monde de ses petites mimines, sans doute y parviendrez-vous. Après tout, vous avez fini par comprendre l’objectif de l’être marin. Elle n’avait rien contre les attouchements, c’est certain. Elle espérait juste qu’ils soient d’un autre ordre gros malin. Mais jouez donc, touchez-là mais pas comme le souhaiterait cette bête-là. Complétez votre petit jeu par un sourire de gamin heureux et pourquoi pas quelques pincements insistants ? Le premier test avait été un succès, le second avait échoué. Vous entamez la troisième phase, à savoir : prouver que l’humain peut être agaçant, le don de parole « moulin à vent ».
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[vu la qualité de ma réponse, tu es largement pardonné Razz]

Tout avait magnifiquement commencé. Par chance, votre cible semblait pourvue des pires dés de la planète, en plus de statistiques purement nulles en intelligence et en survie. Bien évidemment vous comptiez profiter de la faille pour faire votre affaire, vous accrocher, et lentement resserrer votre étau. Une queue pour tous les attirer, une queue pour tous les attacher, et dans les profondeurs les entraîner. Par chance vous étiez pourvu d’un don de manipulation, et la volonté farouche de toujours exploiter les faiblesses visibles des autres. Et il se trouve qu’une faille se présentait face à vous, belle, présente, désirable, accessible et parfaitement praticable. Votre sourire était parfait, votre niveau de charisme optimal, et même votre jauge de chance était à son maximum. Autant dire que la journée était parfaite, et que c’était un beau repas qui se présentait à vous.

Mais voilà, ô infamie ! que votre dîner presque servit venait de faire une réussite critique à son jet d’intelligence ! Certes, vous avez alors immédiatement tenté de récupérer tout ca en lui caressant torse et nuque, en douceur, tout en sensualité. Mais malgré vos efforts méritoires, vos mains toutes douces, et vos lèvres caressantes, rien n’y faisait. Le charme était brisé. D’enjôleuse et mutine, votre bouche se fit crispée et contrariée. Vos grands yeux innocents et brillants devinrent farouches et étincelants. Vos ongles taquins devinrent griffes acérées, et vous partirent planter vos dents à la blancheur de pub pour dentifrice acérées dans son épaule, sectionnant et arrachant une partie du trapèze qui se trouvait là jusqu’à présent. Puisque la douceur ne marcherait plus, il ne manquait plus qu’à employer une manière un petit peu plus musclée, mais ô combien plus plaisante.

Un rire sardonique agita vos épaules, et vous accrochâtes fermement votre proie. Maintenant que vous la teniez, vous ne comptiez pas la lâcher. Certes, c’est toujours plus plaisant lorsqu’elle ne se débat pas, mais il faut avouer que les cris et la lutte avaient un petit quelque chose de très excitant. Vous qui vouliez un peu d’action, vous voilà délicieusement servie.

- Te battre, hein… Mais mon pauvre humain, c’est bien ce que tu vas devoir faire à présent si tu veux vivre…

Un craquement sinistre se fit entendre. Le genou gauche de votre proie vient de céder sous l’étau de votre appendice caudal. A elle de faire un jet de force mentale savoir si elle résiste à la douleur ou si elle tourne misérablement de l’œil. Elle essayait encore de se débattre, de vous donner l’envie de le laisser partir, mais malheureusement elle vous avait contrarié à résister à vos charmes pourtant sans conteste dans ce coin de l’océan. Et elle vous irriter à parlant tant pour ne rien dire d’intéressant. Oh que oui… Elle allait prendre, et pas comme dans la chanson.

Même ses mains promenant sur votre si belle peau délicate et nacrée vous irritaient. Il parlait trop pour ne rien dire, et ne louait pas votre grande magnificence. Vos bras s’enroulèrent autour de sa nuque, vos lèvres s’approchèrent des siennes… Mais n’atteignirent jamais leur but. Un deuxième craquement venait de signer la fin de l’humain. Et de sa nuque. Paralysé ou simplement mort, le résultat était le même. Avec un petit rire enfantin, vous promenèrent un petit peu ce bout de viande encore chaude dans l’eau, maintenant devenu flasque et lourd, et comme le soleil déclinait, vous finîmes par retourner dans les profondeurs marines pour déguster votre prise avec vos consoeurs.

En ce jour béni, le MJ eut raison de ces fourbes de joueurs qui n’arrêtent pas de troller ses campagnes.
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Le chant de la mer... Et un arrière goût amer. [libre]