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Bienvenue à Halloween {OUVERT JUSQU'AU 31.10}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Défi - Halloween
C’est bientôt Halloween! Moi, le conteur, tourmenteur de vos petites âmes, je viens à vous en ce jour pour vous lancer un défi ! Mettons un peu l’orange à l’honneur, nom d’une citrouille, et bataillons pour le plus beau rp. Comment faire ? Cela se fera en deux temps. Premièrement, vous trouverez une musique (ci-dessous) qui devra vous servir de « thème » pour le contenu de votre rp. En somme, si votre rp n’a rien à voir avec cette dernière, vous êtes éliminés. Bwhahahahahahahaha ! Je suis méchant et je m’aime ! Il s’agit de la chanson « Bienvenue à Halloween » du film de l’étrange Noël de monsieur Jack. Deuxièmement, vous trouverez cinq expressions (tirées des paroles de la chanson) qu’il vous faudra absolument placer dans votre rp. Comment ? Vous vous débrouillez, je ne suis pas là pour vous materner, fufufufufufufufu. On vous demandera juste de les mettre en évidence (en gras et en orange ou en italique et en orange – suivant que l’expression se trouve dans la narration ou dans vos dialogues). Vous avez jusqu’au 31 octobre, minuit, pour poster à la suite de ce message. Cela doit se faire donc sous forme de « oneshot » (vous n’aurez aucune réponse et vous devez « tout » mettre en un seul post). Un minimum de dix lignes est demandé (cfr. Le règlement). Le plus beau rp recevra une récompense digne de ce nom ! Bon jeu.







▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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Quelques questions ^^

- Les extensions doivent-elles être notées d'un bloc ou une extension peut-elle être coupée en deux dans une phrase? Peut-on les modifier légèrement (genre changer le sujet de la phrase)

- Peut-on se servir de la version anglaise ? (parce qu'elle en jette quand même un max)

et ZE question subsidiaire dont personne n'a rien à faire mais que je pose quand même :
- j'écris en orange en général ._. Je fais quoi ? /OUT/

Je crois que c'est tout, sinon, je m'inscris tout de même ^^ faut pas abuser hein ^^

- Ah et ce RP! faut le poster où? Dans quel contexte? c'est une petite histoire en fait?
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 31
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Alors je vais tenter de répondre au mieux à tes questions ^^ (Ruru et Nath me corrigeront si j'ai tort):

Pour les phrases, du moment qu'elle reste dans une seule et même phrase, il n'y a pas de souci.
Pour les phrases anglaises, personnellement je n'en sais rien, mais je suppose que oui, je ne vois pas le mal qu'il y a si elles sont en anglais ^^
Sinon, pour la couleur, c'est vrai que c'est un "hic" pour toi, mais à la limite, mets ta phrase en rouge (et signal le en spoiler au début de ton rp).

Et tout ceux qui veulent poster le rp, doivent le faire dans ce sujet même Wink Il n'y a pas de restriction de lieu et de temps également, votre action peut se dérouler en dehors de l'hôtel si vous le désirez (par exemple dans le passé de votre personnage).

Pas de contexte obligatoire d moment que vous respectez l'"ambiance" de la musique, que vous parvenez à nous partager votre vision de cette chanson et il n'y a pas de limite de longueur. Il s'agira juste d'un one-shot, donc chacun postera une histoire différente à la suite Wink
▌Date d'arrivée : 22/07/2011
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Encore une question!

On peut faire un univers totalement alternatif ou il faut que ce soit avec notre ou un de nos personnages dans l'hôtel?
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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C'est avec le personnage avec lequel tu postes ^^ Pour l'univers alternatif, comme je l'ai dit précédemment, tu peux faire ton rp dans un lieu extérieur à l'hôtel. Mais si c'est un "univers" plus spécial que tu as en tête, il vaut mieux demander à Ruru et à Nath, j'ai peur de dire des bêtises sinon x).
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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C'est de la triche si on chantonne la chanson ? ._.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Ouip, ce sera de la triche, il faut en faire un texte "original". Tout le défi est là, dans la façon dont on utilise les phrases ^^"
▌Date d'arrivée : 19/01/2011
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_________________
Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Mer 26 Oct - 11:01, édité 1 fois

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Spoiler:
 

Certes, Willow ne dors pas souvent mais quand elle dort puis elle part loin, très loin. Elle ne sait si c’est son esprit qui est « naturellement » atteint d’idées saugrenues (mais dans le fond, tout le monde fait des rêves étranges, non ?) ou si les médicaments pour s’obliger à dormir n’ont pas des effets totalement imprévisibles… Quoi qu’il en soit, la Chinoise qui venait de prendre trois gélules avec un verre d’eau, s’allonge dans son lit, un bras sous l’oreiller, les yeux se fermant d’eux-mêmes…

Avant de les rouvrir. Elle ne sait pas où elle est et de toutes façons, là n’est pas le problème. Il fait sombre pourtant, ce n’est pas les sombres couloirs de l’Hôtel qu’elle peut discerner mais une vieille maison. Au loin, elle entend une musique stridente, des violons qui semblent grincer à moins que ce soit le plancher sous ses pieds ? Qu’importe ! Il semble avoir de la lumière dehors … Oui, il y a une porte. Elle l’ouvre avec grand fracas tombant sur un monde sombre mais elle est tout de même éblouie. La lumière vient de citrouilles, oui ces gros fruits qui sont oranges … et que Will déteste tout simplement. Elle n’avait rien contre eux à l’origine, sauf peut être la soupe à la citrouille… Mais ça, c’était avant qu’un garçon de sa classe quand elle avait sept ans la poursuive dans une rue avec une énorme citrouille sur la tête : ça l’a traumatisé. Et bien que ce soit un rêve (en est-elle consciente d’ailleurs ?), elle recule pour se réfugier vers la porte… Quelle porte ? Plus de manoir ! Que des citrouilles partout, avec les trous pour les yeux, qui projettent des ombres avec la bougie à l’intérieur ! Mais là, par terre, il y a un balai. Tout ce qu’il y a de plus inoffensif mais la jeune femme le brandit fièrement, bon d’accord en tremblant mais peut être que
les citrouilles vont mourir de trouille ?

Stupide idée ! Soudain, le balai se met à bouger, même à s’élever. Elle le tire vers elle, pour monter dessus telle une sorcière dans tout film ou livre de magie qui se doit. Les ombres orange s’éloignent… C’est bon, elle doit être en sécurité dans les airs non ? Mais pas assez haut on dirait car, regardant de nouveau devant elle, ce sont des arbres qui l’encadrent … Une forêt ? Non… Il y a trop de croix de pierre semées en dessous d'elle : un cimetière. Mais où a-t-elle encore atterrit ? Finalement, elle croit bien que c’est une forêt, si ce n’est pas un endroit totalement mal entretenue, les arbres défeuillés griffant de leurs branches le visage et les bras de Will qui se protège vainement alors que le balai continue sa course sans se soucier de ces « détails ». D’ailleurs, il accélère et ce n’est plus seulement les branches, mais le vent qui lui giflent le visage et lui sifflent aux oreilles… Sûrement en montée de panique à ce décor loufoque et oppressant, elle l’entendrait même murmurer qu’
il est le vent qui vous glace le sang et elle l’avouera franchement : elle a horriblement peur, ne se débattant même plus et dévoilant ses phalanges blanches tellement crispées sur le manche du balai…

Elle a l’impression qu’elle ne peut plus respirer, elle avait décider de fermer les yeux, de ne plus croire voir (ou peut être vraiment voir) les fantômes qui semblaient vouloir la retenir de leurs mains transparentes et de la rendre folle par leurs regards glacés de morts… Mais, pourtant, à présent, elle ne sent plus le vent, plus les branches, juste le froid de rester sur place… Elle ouvre les yeux, le balai attendait pour la poser… Enfin, la poser : la secouer jusqu’à ce qu’elle tombe ! Ce qu’elle fait d’ailleurs, tombant sur le dos d’une pierre encore plus glacée que ces os. Se relevant de toute sa hauteur, elle comprend rapidement qu’elle était sur une pierre tombale … Et pas joliment décorée, avec les bouquets et les messages taillés… Non, elle se leva vite car son voisin était le propriétaire de la tombe en question : un squelette avachi, un sourire édenté éternellement fixé au visage et une bouteille poussiéreuse entre les os qui lui servaient de doigts. Comme si son esprit voulait se moquer d’elle, la phrase d’une fille à l’Université qui se croit meilleur en tout lui revient en mémoire «
Vous ne ferez pas de vieux os ici ». Et pour les squelettes ça marche comment ? Elle se secoue énergiquement la tête mais reste bloquée dans ce rêve qui n’a pas dit son dernier mot…

Partir d’ici, et vite tant qu’à faire… Jonathan Beckett (c’est le nom du squelette ou du moins de l’homme qui était sensé y reposer) n’est pas le seul à avoir voulu rendre visite à ces voisins ou simplement prendre l’air. Très peu de tombes si ce n’est aucune n’est fermée et l’histoire de Nobody Owens lui revient en mémoire… La pensée que finalement, c’est leur vie… enfin leur mort, et ils la vivent enfin… bon vous avez saisis ! Comme ils l’entendent et qu’importe les petits détails qui amènent les pauvres vivants (comme elle) ici… D’ailleurs, elle n’est pas là seule encore en vie ici tout de même ? Oh mais il y a du mouvement là-bas ! Avec joie (si l’on peut dire, la vue des squelettes l’a fichtrement refroidie), elle se dirige vers ce qu’il semble être un feu de camp … Et Oh My Ghost ! Pas de pauvres enfants de colos mangeant des marshmallow mais des squelettes (encore), des fantômes (ceux de tout à l’heure ?), des Ombres mouvantes et mêmes des loups-garous et autres monstres dansent autour du feu.

Ils ont l’air de s’amuser, chantant gaiement un chant que la Chinoise cerne de funèbre mais mêlés d’humour (noir) et de rires (démoniaques). Elle pense continuer son chemin comme si elle n’avait rien vu mais il semblerait que les êtres de la Nuit l’aient vus et se dirigent vers elles à pas lourds, rapides, cliquetants ou en voletant avec un bruit aigu … Elle ne sait pas comment elle fait, mais elle dévoile un sourire, du style
« Désolé de vous avoir dérangé, je cherche Boston : vous savez par où c’est ? » mais leurs sourires en réponses n’ont pas l’air d’enchanter Will dont les yeux s’agrandissent de peur. Et c’est là qu’ils se mettent à parler très naturellement :

- Tu cherches ton chemin, petite ?
demande un vieux marin fantôme dont la voix aime bien accentuée les « i ».
- Mais non Horton ! Elle veut se joindre à nous !
dit joyeusement le Loup-garou qui semble être une Louve-Garou d’ailleurs et ayant une voix affreusement chaleureuse sous ses touffes de poils…
- Sophia, on t’a déjà dit que le dînée était déjà préparé !
répond un autre (son compagnon ?) exaspéré.
- Quoi qu’il en soit … On ne peut la laisser là,
réplique une Ombre avec un ton autoritaire.
- Le problème des vivants, c’est que…
commence un squelette semblant plein de papier toilette mais dirons-nous qu’il a été momifié.
- Stoooooooop !
crie Willow ne tenant plus à être visé par ce peuple de personnages tout droit sortis d’un cauchemar (à bon ?) ou de livres (sûrement). Stop. S’il vous plait… Je … je crois que je deviens folle, oui je perds la tête ! Quelques fois je me dis que l’arracher me ferais du bien ! Au moins, mon esprit ne me torturerait plus par ce monde totalement absurde.

Willow Lewis vient de parler, mais non seulement dans son rêve mais aussi dans sa chambre d’Hôtel, son esprit ne sembla pas très heureux que la jeune femme qui lui sert d’hôte ne se laisse pas faire dans les méandres de l’imagination. Elle transpire encore, tout près d’elle, elle voit l’ombre de Jonathan, d’Horton, de Sophia et de tous les autres … Les citrouilles aussi. Elle se lève, essayant de respirer de façon moins haletante. Elle se dirige vers la salle de bain et alors qu’elle boit une gorgée et qu’elle plaque ses mains mouillées sur son visage, elle les voit dans le miroir. Tous. Ceux de son rêve, les citrouilles aux sourires méchamment enflammés, une sorcière sur le balai fou, les squelettes dont certains se pourchassent avec des couteaux, des loups-garous qui dansent et lui sourient d’un air carnassier car elle est finalement leur dinée et ses fantômes… partout dont elle ne peut fuir leur présence, traversant avec malice les murs… Elle courre se réfugier pou se glisser dans son lit mais n’est ce pas un monstre qui se cache en dessous et qui n’attend quelle pour passer à table ?

Oui, dès qu’elle a vu qu’ils organisaient Halloween à l’Hôtel, son cerveau avait directement voulu lui montrer toutes ses frayeurs accumulées lors de ces fêtes passées dédiées aux morts. Pourquoi doit-elle voir ça presque tous les ans ?
Mais c’est bien simple, ma chère Will, lui susurre le fantôme : « Voici Halloween, c’est ça Halloween. »

Et elle se réveille.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Spoiler:
 


D'un rouge carmin, le tourbillon de feuilles d'automne et de sable rouge s'emballe dans une valse endiablée, faisant s'élever des colonnes de sang du sol. Ce ballet chaotique et fascinant vole et virevolte langoureusement à travers les routes abandonnées de la petite ville de Baker. Derrière cette nuée écarlate, se trouve le commencement de la Death Valley Road qui baignait dans l'atmosphère orangée du soleil couchant. Les badauds rentraient du travail pour se retrouver adossés au zinc cinq minutes plus tard, tandis que le bus scolaire déposait les quelques rares enfants de la ville, s'apprêtant à endosser leurs costumes pour devenir des pâles copies des créatures de leurs cauchemars. La nuit du 31 octobre pointait le bout de son nez et chacun se préparait aux festivités de Sabbat, boissons orangées et friandises à la clé. A une exception près...

Accroupi derrière une vieille maison abandonnée, à l'abri du vent, un enfant ne dépassant pas les 8 ans semblait s'amuser à sa façon, gribouillant des dessins dans la terre sablonneuse. Fredonnant une vieille comptine que lui avait apprise sa sœur, le gamin essuya du revers de la manche ses larmes qui s'étaient posées sur les joues. Encore une fois, les gamins du voisin s'étaient amusés à pointer du doigt le jeune garçon bizarre qui n'avait pas de maman, mais deux pères. Être un « monstre », comme ils le disent si bien, il le savait déjà, mais traiter de la sorte sa propre sœur, si sainte, si parfaite, le gamin n'avait pas su le supporter et ne sut contenir ses petits poings. En vain. Ils étaient plus costauds et plus nombreux. Le voilà donc replié sur lui-même, appuyant du mieux possible sur son pectoral qui plantait en lui une douleur lancinante.

Des passants hurlaient dans la rue et leur clameur tirèrent l'enfant de ses souvenirs. Ses yeux lancèrent des regards effrayés à gauche et à droite et, ne voyant personne venir dans sa direction, souffla de soulagement. Se relevant avec difficulté et époussetant la poussière qui s'était déposée sur son pantalon, le garçonnet redressa les yeux vers les marques qu'il avait réalisé au sol et lâcha un léger sourire avant de tout effacer d'un coup de pied. Le soleil se mourrait dans le paysage désolé et vide du désert américain. Comme un dernier souffle de vie, les derniers rayons brûlaient d'un rouge vif qui vint se refléter dans les yeux du jeune garçon. La défaite cuisante qu'il avait essuyé avait éveillé en lui une soif de cris de pitié et il allait bien profiter de cette soirée pour obtenir réparation, foi de Ryann Stalker...

Il tourna les talons, contourna la maison et observa silencieusement les vieilles maisons et arrêts autoroutiers de sa petite ville natale. Il lâcha d'un souffle, comme une promesse à des auditeurs absents, un:


« Vous ne ferez pas de vieux os! »

qui se perdit dans le vent qui persistait en bourrasques régulières. L'enfant s'emmitoufla dans son pull noir et traversa la route en courant...

Les morts s'entassaient en grand nombre sur les porches des maisons. Les créatures des croyances païennes envahissaient les jardins et Jack o'Lantern assouvissaient sa soif de terreur dans les allées et jardins plongés dans une nuit d'encre. Les petites filles piaillaient dans les rues tandis que les garçons cherchaient à savoir lequel avait le déguisement le plus effrayant.
Voici Halloween, c'est ça Halloween. Tout bêtement. Au milieu de cette foule d'enfant, le jeune Stalker s'avançait, indifférent. Cette messe noire populaire n'avait aucun intérêt, le Malin et ses sbires n'avaient jamais été au goût de l'enfant. Il n'avait qu'une seule croyance et s'était dans ses propres capacités qu'il allait mettre à l'œuvre ce soir-même.

Le plan n'était pas bien compliqué, il demandait juste une observation longue et soignée des sujets. De là, le reste ne demandait qu'une certaine occasion pour arriver à ses fins et cette fois de trop était arrivée au bon moment. Alors qu'un petit vampire revêtu d'un plastique noir pour cape et son compagnon zombie bousculait sans y faire attention Ryann, ce dernier se hissait sur la pointe de ses pieds pour voir où se trouvaient les deux frères Grammersmith, voisins de palissade. Il n'était pas vraiment nécessaire de les chercher du regard, ils étaient les enfants les plus bruyants du quartier, mais Ryann agissait plus par réflexe humain qu'autre chose. A deux maisons de lui, il les repéra, occupés de lancer des œufs sur une maison qui leur avait refusé des bonbons. La maison de la vieille Ribbs... D'un côté Ryann approuvait le geste des garnements, cette vieille peau acariâtre n'avait que le sort qu'elle méritait. Mais sa « complicité » s'arrêtait là.

Les deux fils Grammersmith s'étaient respectivement déguisés en faucheur et en clown meurtrier. Rien de bien remarquable, leur maquillage était grotesque et leurs rires gras n'aidaient en rien à les rendre plus crédibles. Tel une anguille, Ryann s'était faufilé au milieu des autres enfants et quelques adultes, ne quittant pas du regard le duo de vauriens. Arrivé à leur hauteur, il tira sur la manche de Finston, l'ainé déguisé en faucheur. Il avait plus ou moins le même âge que Ryann, mais il le dépassait facilement d'une tête. Sa carrure lourdaude, ses cheveux blonds très clairs et coupés court et son front proéminent lui donnaient facilement 3 ans de plus, un mini-brute en somme. La masse de muscles qui s'apprêtait à lancer une nouvelle poignée d'œufs, s'arrêta et se retourna l'air ahuri, un peu bouche bée, en voyant la petite tignasse couleur carbone de son voisin sur lequel il s'était défoulé dans l'après-midi. Son air surpris sur son visage de gorille faisait jubiler intérieurement le jeune Ryann, mais il dut retenir tout rictus. Inutile de les énerver, ce serait une perte de temps et cela compliquerait ce qu'il avait comploté.


- S-Stalker?

Toute la masse de graisse musclée de Finston se tournait avec difficulté pour finalement lui faire face. Se remettant rapidement de sa surprise, la brute coinça ses poings dans ses hanches, releva la tête et ricana de sa voix grinçante et pataude.

-Eh! T'es v'nu en red'mander, Stalker? Et t'viens nous « stalker » pour ça? Et Gib', r'garde qui c'est qu'est là!

Il avait craché ces paroles en riant de sa blague facile et donnant un coup de coude à son jeune frère, Gibson. Celui-ci se retourna, le regard méfiant, et fusilla du regard son voisin. A l'inverse de son frère, Gibson était tassé, bien rondouillard et avait des petits yeux noisettes perçants s'accordant avec ses cheveux marrons plaqués par le sébum. De loin, Ryann le comparait à un gros bébé, mais de près, il trouvait que la ressemblance avec un bouledogue s'accordait mieux. Ses mimiques faciales était aussi nerveuses et boudeuses que celles de son pendant canin. De sa voix fluette, qui ne collait pas avec son apparence extérieur, il regarda des pieds à la tête Ryann, gloussa et poursuivit la conversation. Après tout, entre les deux frères, celui qui savait tenir une conversation un peu plus longue était Gibson. Il ne tenait jamais compte que Ryann était plus âgé que lui, après tout Finston était toujours présent pour flanquer une raclée au garçon s'il osait faire quoi que ce soit.

-Humpf Stalker... Il est où ton déguisement? T'es fauché? Tes deux pères n'ont pas voulu te donner un de leurs costumes à fanfreluches? Aaah mais non, c'est juste, c'est pas la peine, tu es à toi seul un monstre, pffrpfffrrr!

Alors que Gibson retenait tant bien que mal son rire, Finston lâcha un rire fort qui effraya les gamins qui passaient à côté. Pour sa part, Ryann serrait ses poings, ses ongles s'enfonçant dans sa chair et soutint avec colère le regard du cadet des frères Grammersmith.

-Bouh, tu nous fais vraiment peur c'est vrai là! Ouh, même les citrouilles vont mourir de trouille en te voyant!

Finston avait enfoncé le clou et puis vint se coller contre son voisin, le prenant en accolade.

- Alors, Stalker! Qu'est c'que t'nous veux?

Invoquant tout son courage et surtout son calme, Ryann demandait aux deux compères s'ils pouvaient le suivre pour discuter plus à l'écart. Ne sentant guère de raison d'accepter, ni pour refuser, les Grammersmith acquiescèrent. Après tout, ce n'était pas le jeune Stalker qu'ils avaient à craindre une bonne raclée. Prenant la tête du groupe, Ryann put sourire de tout son contentement pendant que les deux autres étaient sur ses talons, balançant de mauvaises plaisanteries de temps à autre sans avoir de réponse de la part de leur guide. La marche dura prêt d'une vingtaine de minutes jusqu'à ce que les deux frères se rendirent compte qu'ils s'étaient vraiment éloignés du centre-ville. Finston interpella Ryann pour lui faire comprendre qu'ils étaient suffisamment éloignés de toutes oreilles et regards indiscrets, mais le garçon continua sa marche et tourna au coin d'un bâtiment. Ne se sentant plus, et sanguins, Finston et Gibson pestait de rage et courait vers le passage que Stalker avait pris. Il était en face du vieux restaurant de Harry Sullivan, le vétéran qui avait disparu, il y a maintenant 9 mois. La bâtisse n'étant plus entretenue depuis le temps, les nombreuses tempêtes du désert Mojave avaient détérioré à vitesse grand V ce qui avait subsisté. Un sourire malsain et une lueur de défi dans le regard, Ryann Stalker se précipita dans le restaurant. Hurlant de défi, tels des bêtes sauvages, les deux brutes poursuivaient le gamin, pour leur plus grand malheur...

Le « Harry's Meal » ressemblait à tous les restaurants routiers américains. Quelques tables et banquettes, ainsi qu'un bar, un billard et, à l'arrière, les cuisines. A la différence près que la crasse s'était mêlée à plusieurs couches de poussière, que les meubles étaient devenus officiellement le palais des rongeurs et arachnéens et que les vivres avaient épousé l'odeur pestilentielle et pourtant si subtile des cadavres. Le parfait parcours de courage pour ceux qui croyaient aux fantômes et autres êtres tirés d'un bestiaire occulte. Seul chose qui manquait au milieu de ce décor: Ryann Stalker.

L'obscurité n'aidait pas mais les volets filtraient la lumière sourde des spots, dessinant vaguement l'espace. Hébétés par cette absence soudaine, Finston chercha du côté des cuisines tandis que Gibson vérifiait méticuleusement sous chaque table, pour dénicher ce « bon-à-rien de Stalker ». La faucheuse dans la cuisine sentant le mort, et le clown se contorsionnant du mieux possible au bar. Le silence planait, seul les pas affairés de Gibson sur le parquet enchaînait une mélodie dodécaphonique. Finston se rassurait en entendant le son de ses pas, il n'appréciait pas laisser son frère seul... Qui sait ce que Stalker avait en tête? Il avait beau jouer les anges, leur voisin ne valait pas mieux qu'eux. Alors qu'il ouvrait le dernier placard de la pièce, un cri déchirant mélangé à des pleurs se faisait entendre du côté du bar. Dans la précipitation, Finston claqua maladroitement la porte et fit tomber tout ce qui s'y trouvait, famille de rats compris. Sursautant et lâchant un petit cri, il parvint néanmoins à se ruer et trouva son frère roulé en boule et gémissant sous le bar.

A moitié soulagé, il s'approcha de lui et lui demanda ce qu'il s'était passé. Finston ne put pas en demander davantage, un objet froid venait de lui tomber sur la nuque. Ou plutôt un souffle. Comme une voix sortie d'outre-tombe, masquée et pourtant bien présente indiquait que quelque chose se trouvait dans le dos de l'ainé des deux frères. Déglutissant pour garder son calme, le garçon n'osait pas encore se retourner et posa d'abord une simple question:


-Q-qui c'est qu'est là?

Un silence qui semblait durer de longues minutes s'installa avant que le souffle revienne de plus belle, plus proche encore et plus glacial. Susurré rapidement, les mots qui suivirent hérissèrent les poils sur l'échine du premier fils Grammersmith.

- ... Je suis le vent qui vous glace le sang...

Nerveusement, le garçon prit cela pour une blague et se mit à pousser un rire saccadé, tranché, comme un hoquet. Mais ses espoirs s'écroulèrent assez vite quand il vit le visage à moitié caché de Gibson, son œil gauche grand ouvert et hypnotisé par ce qui se trouvait derrière son frère. Tournant légèrement la tête, Finston vit enfin le visage de ce qui avait causé tout ce remugle. Au fond de lui, il espérait que ce n'était que « ce p'tit merdeux de Stalker » qu'il verrait, qu'il lui donnerait ce qu'il a mérité, sortirait avec son frère et admettrait au fond de son lit qu'il avait eu un peu peur...

Mais Ryann n'avait pas envisagé cela dans ses plans. Il était toujours présent dans la pièce, il avait même le meilleur point de vue, se délectant du spectacle. Tel un empereur dans son amphithéâtre, Ryann s'était perché dans un lieu inaccessible pour ses deux voisins à cause de leur carrure et agilité limitée. Inutile d'intervenir pour lui. Si Finston pensait qu'il allait se salir les mains en entrant en contact avec la peau d'un Grammersmith, il se fourrait le doigt dans l'œil. Il n'allait même pas perdre du temps à se maquiller et déguiser pour une fête aussi peu intéressante. Non, il n'avait qu'une seule intention et ce n'était pas lui qui allait jouer le premier rôle. Et Finston put en faire les frais.

Sa bouche s'ouvrait et se fermait, cherchant à pousser un cri, mais aucun son excepté ce souffle rauque envahissait la pièce. Ce qu'il vit lui nouait l'estomac et ses yeux devenaient si grands qu'il ressemblait pour la première fois à un enfant de 8-9 ans. Une ombre s'était penchée sur lui et faisait perler un liquide visqueux sur son visage. Debout face à lui, il avait une créature longiligne, maigre. Une longue masse noire entourait les épaules et le visage de cette vision. A première vue, cela n'avait rien de bien effrayant, à l'exception des larges taches couleur cerise qui parsemaient la robe de serveuse déchirée du porteur. Non, ce qui lui fit presque tourner de l'œil c'était son visage. La bouche était presque cousue, laissant s'échapper un grand râle, l'un des yeux était presque blanc tandis que l'autre s'était caché derrière les cheveux noirs. La chose respirait fort et fixait dans le vide Finston, avec un sourire presque amusé derrière les cicatrices labiales.

Instinctivement, Finston se recula mais se heurta à son frère. Il glapit un bruit d'animal pendant que la créature posait ses mains sur les joues du garçon. Avec des gestes lents et saccadés, les deux visages étaient finalement face à face et, par un miracle improbable, la bouche scellée s'ouvrit et chuchota:


- Je perds la tête, quelques fois je l'arrache...

La chose pencha la tête sur le côté et laissa voir un sourire irréel, inapproprié. Cette fois-ci, les cordes de vocales de Finston marchaient et dans un élan de désespoir repoussa maladroitement la créature, attrapa son frère par le bras et prit la sortie en courant, sans se retourner avant d'avoir retrouver une âme humaine qu'il connaissait. Dans la pièce, Ryann descendit de sa cachette, situé dans une petite niche près du bar, et vint rejoindre son complice en lui tendant un manteau. La créature mangea les fils de réglisse qui lui barrait la bouche avant de demander, le regard pétillant:

- Alors? J'étais comment, poussin?

- Parfaite. Ta prestation était... Elle était comma ça! Répondit Ryann en écartant bien les bras et regardant avec admiration sa grande sœur qui avait suivi à la perfection les consignes qu'il avait donné.

Sacha Stalker souriait avec la douceur des anges avant d'enlacer son petit frère, puis retira le maquillage, endossa le manteau long et prit par la main son petit frère. Sans même se retourner, Ryann descendait les rues de Baker avec sa grande sœur en riant de la plaisanterie qu'ils avaient fait. Mais celui qui était le plus euphorique était Ryann. Il avait gravé dans sa mémoire les expressions de terreur de ses voisins et se délectait que sa sœur, si injustement insulté en son absence, avait pu avoir, inconsciemment, sa revanche. Conforté par ses capacités de manipulation, le jeune garçon imaginait déjà un monde où il quitterait cette ville sans histoire pour faire quelque chose de plus grand, plus grandiose et plus effrayant, qui rendrait Sacha si fière de lui. Serrant plus fermement les doigts de sa sœur, une lueur malsaine et folle flottait dans ses yeux, l'esprit déjà dirigé vers un rêve dément.


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C'était une journée comme les autres dans l'hôtel, le soleil s'était lever ce matin, on avait entendu l'officier anglais hurler après son collègue a sept heures du matin. On avait entendu le lourd pas d'un français mal réveillé. Un canard qui couine, un garçon qui crie après le canard et le cousin pas loin qui expose ses théorie de drague. Le chantonnement mi joyeux mi sadique d'un blond pas très net. Le babillement horripilant d'un jeune homme qui se crois le roi du monde et la douce voix de la soeur de celui ci qui ne prends pas la peine de le contredire. Une petite fille et un homme qui discutaient de chose obscures. Et pour le moins incompréhensible. On a senti la fumée d'un fumeur borgne qui est passer. Ainsi que la chinoise qui a fait tomber son livre dans l'escalier.

Il y eut le calme reposant de la nonne qui ne fit pas plus de bruit qu'une feuille dans le vent. La cuisinière qui récitait son menu. Une personne qui s'emmêla les pieds dans l'escalier, on soupçonne un blondinet, Alice a ses heures perdues. Une personne qui éternue aussi, surement ce cher Maladie. Un grand coup dans le mur suivi d'un "zut la crosse" surement l'enfant soldat. Si c'est mignon. On a aussi entendu le fan de cookie qui exposait une nouvelle recette. La rockeuse qui tape contre les murs en rythme en passant. A 8h enfin on a les derniers arrivant, dont un jeune homme qui semblait s'entrainer a parler anglais, avec un accent asiatique. Et enfin, le ciel soit loué à 8h30, tous le monde et passer et l'option grasse matinée peut être activée sans même avoir a craindre de me réveillé a cause du bruit. C'est plus que magnifique en vérité.

Bon d'accord, en fait la grasse matinée était tellement belle et moi tellement fatigué que..je ne me suis réveillé qu'a onze heures du soir. Et franchement, je suis plus du tout fatigué, je suis censé faire quoi moi? Frances n'est pas là, c'est étrange. Mais bon, je vais descendre, ils sont peut être tous en bas encore. En plus, j'ai soif et j'ai faim, donc, il vaut mieux pour tout le monde et surtout pour moi en fait, parce que je suppose que le monde n'en a strictement rien a carrer, que j'aille manger quelque chose avant de tourner de l'oeil et finir comme ça. Non mais c'est vrai, c'est franchement ps glorieux ça. Mais ce n'est pas la question. Tiens quand j'y pense c'est étrange, l'escalier ne grince pas, alors que logiquement on entend la troisième marche grincé a trois kilomètre a la ronde. Oui j'exagère mais ça donne une idée.

Me voila enfin en cuisine, il n'y a personne, l'affreuse troll gardienne a six yeux n'est pas l...attendez, troll gardienne a six yeux? C'est quoi ce truc? Reprend toi Todd, trop dormir ça te fait dire des choses pas très nettes. Bon aller, oh, tiens une théière, et elle est pleine en plus, je suppose que personne verra si je prends une tasse. Ou sont les tasses? Y a vraiment trop de placard dans cette....ah bah voila, en plus y a une coupure de courant, j'ai vraiment de la chance moi. Heureusement la fenêtre de la cuisine laisse passer la lumière de la lune, je vais peut être pouvoir trouver une bougie ou une lampe torche. Ah voila une lampe...sans pile, mais bien sur, quel chance tu peut avoir Todd. Bon, y a pas un bitouillon de chandelle dans cette foutue cuisine?

Ah enfin, bon d'accord c'est une minuscule bougie d'ambiance mais ça fera. Et y a des allumettes dans ce placard là. Super, allons y. Bon j'avoue que trembler comme je le fait pour allumer une bougie c'est pas du tout pratique, mais je n'y peut rien. Enfin la voila allumer et l'allumette oubliée. Bon, ou ais-je donc laisser la..

AAAAAAAAAAAH!!


Mon coeur s'est emballer d'un seul coup, le sang pulse tel un marteau. Le volcan organique qu'est le mont cardiaque joue au montagne russe et tape comme un oiseau enfermer et désespéré. Mes oreilles bourdonnent sous l'affut trop important du flot carmin. Il ne manquait vraiment plus que ça. La tête me tourne mais j'en ai plus ou moins l'habitude, de fait je ne prends même pas la peine de m'appuyer contre quelque chose pour attendre que ça s'arrête. Pourquoi ais-je crier en fait? Oh oui, c'est vrai, lever la tête de sa bougie et tomber nez a nez avec un énorme épouvantail en paille visiblement. Que viens-t-il faire dans la cuisine c'est un mystère.

J'ai enfin put me servir mon thé, j'en bois enfin une gorgée. Quand j'entends un ricanement. Malsain tout autant que dingue. Comme un psychopathe vraiment pas net. Okay, Todd tu deviens barge, bravo, ton cerveau était encore intact il viens de te lâcher. SUPER. Soyons heureux. Enfin, muni de ma tasse de thé qui viens de dieu seul sait qui je sort de la cuisine en tenant également la bougie.

Bye l'épouvantail.

Je fais un pas quand soudain une question se pose. Cet épouvantail, il n'était pas là quand je suis rentré je l'aurais vu. Après tout, il est pile en face de la porte, bon de dos d'accord, mais tout de même. C'est étrange. Allons examiner cette chose, oui c'est un épouvantail mais.. J'approche de la créature empaillée et l'examine a la terne lueur de la bougie bien faible. Son visage me dit quelque chose, on dirait un des client, comment s'appelle-t-il? En cherchant je repart de la cuisine. Oh oui je me souviens, ce fumeur au cache oeil..hm Kate..Kith..Keith? Quelque chose comme cela. Avec les cheveux rougis c'est assez ressemblant. J'irai lui dire tiens si je le croise. Enfin même si je croise quelqu'un, j'ai toujours vu personne moi.

Ils doivent surement être au salon. Je continue a boire ma tasse, le gérant doit avoir décorer pour Halloween. Attendez, on est déjà en octobre? C'est pas possible, on est pas rester aussi longtemps ici!! On est arriver quand déjà...je ne m'en souviens même plus, faudrait que je demande a Frances. Trouver Frances voila une priorité intéressante. Ce couloir est long ou c'est moi? Tient des sortes de tête réduites c'est marrant. Oh mon dieu...c'est horrible, celle là on dirait celle que Willow! Soit le gérant est vraiment douer dans ce genre de chose et fait des décorations en fonction de ses clients soit....ah nan n'y pense pas. Voilà que j'en dégluti, c'est pas possible berk. Soyons logique! Hihi mon ami, la logique n'a plus lieu ce soir, hihi.

Qui a parler??


Personne ne répond. Je deviens dingue vraiment! C'est pas possible autrement. Cette fois j'ai peur, les têtes réduites me fixe, comme un espoir que je pourrais apporter. Mais ça ne veux rien dire, ce ne sont que des décorations enfin! Reste calme, continue a avancer, c'est pas possible Todd. Soit un peu logique, on dirait un dingue là. Je jette des coups d'oeils partout, ah enfin, quelqu'un. Enfin une ombre pour le moment mais quelqu'un. Je cours presque pour l'attraper, je le reconnais. C'est ce type étrange et pas très rassurant. Blond qui prends White pour une fille. C'est pas grave, c'est quelqu'un de vi....vant...Recule Todd, recule très vite. C'est horrible, cette chose ressemble a ce type mais...

Bienvenu mon ami! Ne part pas, joins toi a nous.

Je secoue négativement la tête j'ai pas envie de me joindre a cette horreur moi. Une sorte d'énorme lapin en peluche a qui il manque un oeil, le ventre ouvert ou sort de la mousse..colorée? Et en forme d'organe, oh ça y est j'ai envie de vomir. Quoi que, vu la couleur ce serait plus un lièvre. Avec la tête de ce type qui se croit dans Alice au pays des merveilles. Je deviens totalement taré c'est officiel. Je suis plus que dingue.

Je...vais repartir!


Non mon ami, non, viens. Bienvenu, on t'attendais. Bienvenu.

Bienvenu ou? Pour quoi?


Où? Mais ici. Pour quoi? Tu ne le vois donc pas?
Voici Halloween, c'est ça Halloween. Oui c'est ça. Halloween. Viens.

Je veux repartir, la tasse de thé m'est tombée des mains je crois, je ne la sens plus, mais j'agrippe au plus fort que je peux ma pauvre bougie. Je crois que j'ai vraiment peur de me retrouver dans le noir. Et au vu du rythme cardiaque accéléré, et de mon mal de tête. Si je ne m'accroche pas a ça je risque de tourner de l'oeil. Je fais un pas en arrière, du moins je tente mais déjà l'affreuse peluche m'a attrapée le bras et me tire dans le salon, sombre et vide. Du moins de ce que j'en vois, il est vide. Les ombres ne me disent rien, il n'y a pas grand chose d'humain la dedans, c'est bien cela qui me fait peur. Oui j'ai juste salement peur, j'ai pas honte de le dire.

Le lièvre tape dans ses mai..pattes..choses poilues et les douzaines de chandelles accrochées au lustre s'éclairent. Ah d'accord, je devais m'en douter, c'est bien évidemment des chauve souris qui portent les allumettes, quoi de plus normal me direz vous. En fait, je ne deviens pas dingue, ça dois être un cauchemars, j'ai cru me réveillé mais pas du tout, voilà, c'est un cauchemars c'est tout. Un cauchemars absolument illogique mais un cauchemars tout de même. Toujours est-il qu'il est vraiment réaliste. Et que j'ai peur, que je voudrais bien partir et retourner dans ma chambre très vite. Mais j'ai dû m'assoir, et le lièvre parle, je ne comprends rien de ce qu'il dit, je ne l'écoute même pas en fait, j'essaye surtout de respirer là.

J'ai beau regarder partout, je ne vois pas de décorations normales. La bas il y a une sorte d'énorme citrouille a tête humaine orange. D'ailleurs cette tête ce ne serait pas Alexis? Oh bon sang, mais ou je suis tombé, je me sens vraiment mal là. Quelque chose d'énorme a du se passer. Et même si c'est un cauchemar c'est franchement trop réaliste pour moi. Et y a même personne pour m'expliquer un minimum ce que c'est que ce bordel!! Oui, généralement quand j'ai peur je m'énerve, histoire de me tromper moi même mais qu'est ce que j'y pe..

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!


J'entends plusieurs éclats de rire. Oui ce cri était plus que féminin, mais quand on est dans cette situation et que quelque chose se pose sur votre épaule vous réagiriez comment vous?

Allons allons, vous savez que si vous continuez ainsi
Vous ne ferez pas de vieux os ici Cutter?

Je dégluti audiblement avant de tourner la tête alors que ma respiration est de pire en pire. Cet accent britannique je le connais. Et cette manie de m'appeler Cutter je la connais aussi. La première chose que je vois c'est cette main, totalement squelettique. J'en ai un frisson glacé qui se loge dans le creux de ma colonne comme un insidieux poison. En continuant je ne vois qu'un crane mais au vu du vieux képi de policier anglais je ne pense pas m'être tromper.

A..agent Clifford? M..mais qu'est ce qu'il se passe ici?

Il me fait ce sourire particulièrement moqueur et calculateur, je sens qu'il ne va pas me répondre. Il passe son chemin et rejoint une sorte de...baudruche? Un gros ballon brun et orange, ah non, ne me dites pas que c'est son....bon d'accord c'est son collègue, en y regardant bien. Le frisson a enfin décider de repartir du creux de la colonne pour remonter dans le dos en entier, c'est maintenant que je me rends compte que j'ai froid. Les flammes des chandelles chancelles et ne sont pas loin de s'éteindre. Je ne veux vraiment pas me retrouver dans le noir, j'y survivrais surement pas. Alors je me lève et je passe a côté de douzaines de choses, dont une sorte de sorcière...ah pardon, sorcier couvert de pustule. Avec la tête de Stalker. Oui bon d'accord. Lui au grands pire il me fait pas peur mais plus rire. Même si c'est carrément méchant pour lui.

J'arrive a la fenêtre...quand je me rends compte qu'elle est belle et bien fermée comme tout le temps, en revanche il y a une fille a cheveux rose qui...a un corps fait de trois...guitares? Qui..tourne comme les hélices d'un ventilateur. J'en penche la tête tellement c'est..improbable, bizarre et..comment dire. Une sorte de je ne sais pas trop en fait.

Qu'est ce que tu regarde??


Euh je...qu'est ce que vous êtes?

Ouh ouh.
Je suis le vent qui vous glace le sang mon chou.

Je n'en reviens pas, je suis le seul a voir ça ou quoi? Les clients eux même se prennent a ce jeu immonde, c'est plus que flippant a ce stade. Je dois vite trouver Frances en espérant qu'elle ne soit pas tomber dans ce piège horrible. J'ai beau regarder de tout côté je ne la voit pas, ni en immonde décoration ni autre. Surtout les autres, ce serait presque pire. Parce que les décorations au pire c'est pas trop horrible...quoi que non, je ne veux même pas ça. Pitié, si il existe un quelconque dieu faites au moins ça. Je sort de cette pièce, j'ai même réussi a récupéré une chandelle, ma pauvre bougie de départ est décédée. Morte pour la bonne cause si l'on peut dire.

Le couloir s'étale de nouveau devant moi, le lièvre ne m'a pas vu partir, du moins je crois, il discutait avec une sorte de femme possédée par un démon ou je ne sais quel autre chose cela pouvait être. Elle ressemblait plus a une incarnation même du sadisme et de l'horreur qu'à autre chose de plus conventionnel. Mais voilà. Je continue a avancer même si mes yeux commence a papillonner de couleurs étranges. Non ce n'est pas de l'épilepsie seulement le contre coup de la peur. Il doit me rester moins d'une demi heure pour me calmer si je veux pas tomber dans les pommes. C'est magnifique, trente minute pour trouver Frances et ce barrer rapidement de cet asile de fou. Ou accessoirement trouver un moyen de me réveiller.

Je passe rapidement devant les pièces et je me retrouve devant la buanderie. En sueur, et essoufflé comme peu de fois auparavant. Il y a là une sorte de zombie suintant. Dégoulinant même d'un liquide verdâtre et rouge, un mélange plus que..dégoutant en vérité. Il dodeline de la tête en me regardant approcher, parce que je ne me suis pas arrêter, je ne le dois pas. Je sais que si je me repose je n'arriverais pas a repartir. Je n'arrive pas non plus a détourner mon regard de cette chose qui continue a se secouer. Puis sa tête glisse et commence a tomber. Bon d'accord là je m'arrête, je dois avoir les yeux écarquillés. Il vient de s'attraper la tête et me sourit avant de déclarer.

Je perd la tête, quelque fois je l'arrache!
Et j'arrache celle des autres aussi.

Il lève sa seconde main jusque là cachée et c'est une tête bien connue, ses cheveux vert je les reconnaitrait a des kilomètres. J'accuse le coup, enfin pas vraiment, j'ai tellement mal que je ne sais plus si je frappe ou si je cours, je crois que je cours plutôt, c'est un cauchemar et je veux me réveiller. Je cours vers notre chambre a moi et Frances. Frances vivante, elle n'a pas put se faire..enfin..non c'est impossible! La chambre apparait enfin et le spectacle est encore pire, Frances est belle et bien là. Sans tête, le corps couvert de griffures encore fraiches. Oui c'est Frances, je la reconnais, je peux la reconnaitre même ainsi. Pourquoi! Mais pourquoi enfin?

POURQUOI???


Oh mais c'est simple...c'est juste parce qu'en voyant ça les citrouilles vont mourir de trouille!

Je me retourne, c'est encore ce lièvre, cette horreur qui me sourit d'un air plus que fier. Je secoue la tête, j'ai comme l'impression que c'est lui depuis le départ qui manigance ce cauchemar. Ou même juste qui manipule mon inconscient et me fait voir des choses pas normales. Il cherche a me rendre dingue c'est tout! Je recule encore et encore, et il avance autant que je recule, jusqu'à ce que je sois coincé par le mur, il lève alors son arme, une sorte de grand couteau de boucher, surement pris dans la cuisine. Je le vois retomber sur moi, je vais mourir!!!

AAAAAAAAAAAAH!!


Je me suis réveillé en sueur, quel horrible cauchemar! Un cauchemar? Vraiment? Pitié faites que oui seigneur!

Hn..Todd? Ca va pas?


Le soupir de soulagement que je viens de pousser peut paraitre énorme et franchement vous avez raison. Mais je suis tellement soulagé, la voix endormie de ma chère et tendre fiancée prouve bien que c'était un cauchemar. Et vous savez quoi? J'aime pas Halloween.

~~~~~~

Dans le salon durant le réveil de la pauvre victime riait une personne non loin d'un costume de lièvre.

Nathaniel, vraiment, ça deviens de pire en pire.

Dis une jeune femme aux air de démone qui se recoiffait convenablement dévoilant un habit de nonne.

Que vas-t-on faire de tout ça?


Hihi, faut laisser les décorations! C'est Halloween!!


La religieuse qui n'en est pas vraiment une secoue la tête et suis son frère qui part. Elle éteint la lumière belle et bien électrique du salon. Les décorations? Il n'y a rien d'anormal. On ne peut pas dire ça pourtant du thé et la théière récupérer par le blond qui remonte dans sa chambre multicolore alors que sonne les douze coups d'un minuit ou les esprits sont de sortie.
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- Non Ethan ! J'en ai marre cette fois!

- Allons, Henri, fais pas ta mijaurée. C'est qu'un coup de temps en temps, et oses dire que tu n'aimes pas ca. Hier, ca se voyait comme le nez au milieu de la figure que tu prenais ton pied!

- Un coup de temps en temps oui! Là ca fait une semaine ! Je bosse le lendemain, moi !

- Ca va, hein. T'as déjà fait pire pendant tes petites sauteries. Et c'est bien payé en plus!

- T'es qu'un sac à merde, Ethan.

Il n'y eût pas de réponse. Le Ethan en question était déjà repartit en claudiquant voir d'autres personnes qui avaient des réclamations ou des soucis techniques. Dans ce beau bordel, ils étaient plus d'une vingtaine, et pour une seule personne, tout organiser était parfois légèrement compliqué. Malgré toutes les insultes que pouvait lui lancer le blond, rien ne l'atteignait, rien ne l'ébranlait. Ce n'était pas faute d'essayer... Gagner l'ascendant sur lui, rien qu'une fois... Mais non. On ne pouvait pas dire qu'ils se détestaient. Sinon l'un n'aurait pas appelé l'autre qui ne serait pas venu. Mais leur fierté mal placée les empêchait bien de se le dire.

Lilith et Perséphone étaient déjà parties dans les rues racoler des clients potentiels, des curieux, des malsains parfois, mais Henri et d'autres veillaient à ce qu'ils restent calme, et surtout corrects. Il n'aimait pas les voir y aller. Bien qu'il s'en défende à grands cris, il restait protecteur, et les voir partir, les cernes mangeant leurs yeux à cause du manque de sommeil lui donnait toujours des pincements au coeur. Ce monde le mettait toujours mal à l'aise.

S'exhiber, attirer, donner envie de voir, découvrir, toucher, et toujours en voir plus, en découvrir plus, boire, boire et boire à cette coupe jusqu'à la nausée le dérangeait, lui donnait un sentiment de malaise dont il ne parvenait à se délivrer. Mais le pire, c'était bien cette ivresse qu'il en retirait.

Mains dans les poches, il s'approcha de Buck. Celui ci était en train de polir sa jambe mécanique. Le contact de celle ci avec ses trois doigts articulés, les crissements qui en naissaient lui arrachaient des frissons qui lui faisaient dresser les poils sur les bras, mais il restait courageux, et approchait encore. Voyant le jeune homme approcher, il cessa son petit manège et l'invita au contraire à le rejoindre.

- Comment va, fils?
- On fait aller. Et toi? Tu as une mine de déterré. Ce faisant, un petit sourire ironique étira ses traits.
- J'ai forcé sur la boisson hier - comme tous les soirs, je sais- Ma jambe...Je perds la tête, quelquefois je l'arrache ... Mais elle ne reviens pas pour autant.

Il n'y avait rien à en dire. Le vétéran ne l'aurait pas toléré. Voilà déjà qu'il éclatait d'un rire bruyant en invitant le jeune à boire. La fête approchait, elle courait, galopait. Vite, il faut se préparer, être prêt, toujours prêt, sourire, déranger, aller chercher l'autre, l'inviter à tomber dans le terrier, et ne jamais en ressortir, jamais sans une part de lui même en moins en tout cas.

°~_~°

Bienvenue, mesdames et messieurs! Bienvenue à Halloween's Circus! Le frisson vous manque? La peur ne vous étreint plus? Venez donc, approchez, approchez. Hommes serpents, femmes à barbes, monstres comme vous n'en voyez plus... Nous avons tout, tout pour combler vos pires cauchemars ! Les femmes crieront, les enfants pleureront, les hommes détourneront les yeux,les citrouilles vont mourir de trouille !

Avec un rire ostentatoire, voilà que Ethan, bossu comme au premier jour de sa naissance conduisait la petite troupe de curieux et de trouillards dans les méandres de cette maison hantée, dans ces pièges, ces salles dérobées, ces miroirs où des créatures apparaissaient... Siamoises aux visages tuméfiés, nains difformes, albinos à la pâleur squelettique... Voilà que Tania, sublime et sensuelle passait dans l'assemblée, riant à gorge déployée, charmant, caressant, flattant. Tous les mâles ne pouvaient qu'admirer cette splendide créature à la peau aussi noire que la nuit. Dansant plus que ne marchant, elle allait et venait, comme la mer, aussi insaisissable que le vent. En un clin d'oeil, voilà qu'elle était sur une estrade, scintillante d'élégance dans sa robe moirée qui descendit, et tomba à ses pieds. Le silence tomba, puis des rires nerveux, des applaudissements crispés, et puis les rires de cette créature magnifiquement maléfique, qui présentait les écailles de son ventre et de ses cuisses, invitant les curieux à les toucher, caresser, gratter...

Le clou du spectacle, c'était bien Myriam. Cette enfant si particulière, née magnifique à qui on avait arraché les yeux au fer rouge, pelant les paupières comme la peau d'un fruit, brûlant les la peau autour, créant deux abîmes béantes entourées d'une terre cramoisie, parcourue de stries et de veinures comme un corps indépendant. Seules ses orbites vides demeuraient, allant et venant sur les membres de l'assemblée, s'arrêtant sur les femmes qui avaient criées lorsqu'elle avait levé son masque de carnaval, dévoilant toute la beauté détruite de son visage. Elle les fixait comme si elle les voyait, assise comme une poupée désarticulée sur son grand fauteuil cramoisi. La simplicité et la pureté de sa robe à la blancheur virginale ne mettaient que plus en avant cette injure faite à l'innocence. Elle ouvrit alors la bouche, exposant son timbre clair, cristallin, pur, à toute l'assemblée.

- Je suis la matière de vos cauchemars, le temps qui passe et qui détruit...Je suis le vent qui vous glace le sang... votre avenir, votre fatalité.

Son rire résonna dans la pièce, arracha des frissons à certains, des larmes à d'autres. Comme un signal, des enfants se mirent à courir dans la pièce, riant joyeusement, dansant autour des gens. Manchots, six doigts, yeux vairons, il y en avait pour tous les goûts, toutes les peurs, toutes les larmes. Mais l'heure était à la fête et aux danses. Tous ceux du cirque arrivaient, un à un. Lilith dansait avec l'un, Perséphone avec Ethan, Buck avait emporté Myriam pour une valse hongroise, si vieille et solennelle qu'elle semblait sortie du temps. Henri avait prit la main de Tania pour cette danse, cet échange entre deux mondes. Les enfants attrapaient les clients, les emportaient pour une randonnée folle rythmée par une boîte à musique elle aussi sortie d'un autre monde qui égrenait des notes acides à la limite de la discordance.

Voici Halloween, c'est ca Halloween, entrez donc, mais ne vous perdez pas... égaré dans le cauchemar, vous ne ferez pas de vieux os !
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HRP : well, un truc long où finalement, c’est même trop long sur le début …
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Bonne lecture !




    Je n’aime pas Halloween.
Ça rappelle trop de choses. Des souvenirs, oui, c’est ça. Des mauvais. Parce que même si je me refuse à mon Vice, il arrive toujours de craquer. Et c’était ce jour-ci.
Il y a longtemps, mais je m’en souviens, comme si c’était hier. Trente-et-un octobre mille neuf-cents soixante-treize. A la fin, non, ce n’est pas si vieux. C’est juste que j’essaye d’oublier, comme on veut effacer les cicatrices du passé, mais la chair peut se refaire. Pas la mémoire, et même si j’ai déjà essayé de me rendre encore plus malade, je n’y arrive pas. Pourquoi ? C’est bien simple. Mais les mots ne franchiront jamais mes lèvres, ils resteront à leur place, dans ma tête, pour y être enfermés à jamais. Jamais. Jamais. Jamais, non, jamais personne ne saura. A part moi. Et elle. Et ma victime. Mais à la fin, ce sont les mêmes personnes, non ? Moi, la Maladie sensible et humaine, faiblarde qui n’ose même pas tuer une mouche. Elle, la vraie, la dure, celle dont je ne pourrai jamais me passer, cette douce douleur qui me tiraille chaque jour et que je ne veux pourtant jamais voir partir. Parce que j’en ai besoin, aveuglément, comme une drogue, une vraie. Je veux la sentir dans mes veines, qu’elle me fasse comprendre à quel point je ne mérite pas sa chaude compagnie, combien j’en dépends car je lui dois ma pauvre existence. Et ma victime. Celle de ce soir-là, pauvre petit humain qui n’avait rien comprit et qui a mal fini. Un simple secret, partagé entre nous trois. Qui restera à jamais à mon esprit, et sûrement aussi aux deux autres.
Elle devait être fière, cette nuit-là. Encore une fois, j’avais craqué.

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Eenie Meenie Miney Moe
Catch a tiger by the toe
If he hollers let him go
Eennie Meenie Miney Moe

Suivant la comptine enfantine, on pouvait voir un gamin joyeusement se balader dans une ruelle, portant un de ses masques idiots, un panier en osier porté au bras droit, recouvert d’un drap rouge. La rue vers laquelle il se dirigeait était animée, les lampes jetant pourtant une faible petite lueur dorée, mais ce qui importait surtout, c’était tous ces gens, sonnant aux différentes portes. Le gamin sourit soudainement d’une grimace, le genre de rictus qui relevait les commissures des lèvres tout en dévoilant des dents, pas forcément blanches, plutôt cariées par les bonbons mangés. Il était déjà tard pour un enfant de cet âge, encore plus s’il se baladait seul ainsi, plusieurs adultes présents dans la rue avaient pensé pareil. Mais que faisait-il, ici, alors qu’il ne s’arrêtait même pas pour toquer aux portes ? C’était comme si les bonbons ne l’intéressait pas, mais alors, pourquoi était-il là, avec son panier ? Il n’était même pas plein, rien ne prouvait d’ailleurs qu’il contienne quelque chose, le drap posé dessus faisait un creux. Ce gamin était décidément intriguant. Et il descendait la rue, dansant presque, toujours le même sourire quelque peu plus sadique sur le visage, balançant d’avant en arrière son cabas, alors que les adultes poussaient leurs enfants loin de lui. Non pas qu’il faisait peur … mais presque. D’autant plus qu’un étrange rire sourd venait de sortir de sa gorge, ne s’alliant du tout à son allure de gamin heureux. Mais pourtant, il l’était … Enfin, ils l’étaient.
Les pieds du gosse couraient, claquaient sur les pavés de pierre, sa cape voulant fuir mais étant rattrapée par sa main gauche, plaquant le tissu noir et gris pâle sur le haut de son masque. Qui était donc ce gamin ? Impossible à savoir, tant le manteau allié au masque ne dévoilait rien. Mais d’ailleurs, était-ce bien un garçon ? Les lèvres qu’on pouvait auparavant distinguer dans un des trous du masque ne nous aidaient pas, fines, certes, mais et alors ? Quant à son aspect général, que dire ? Un grossier drap entourant un corps frêle, en plus de la cape, du masque et du panier. Rien de bien déterminant, les tissus cachant son être, mais l’enfant continuait, encore, à dévaler la pente, riant à gorge déployée, cette fois-ci. Que pouvait-il bien penser ?

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Elle m’avait tendue la main, alors que la lune tombait doucement à l’horizon. La Maladie n’avait pas cette habitude, pas l’autre, pas comme moi. J’avais été tenté de la prendre, je ne sais plus pourquoi. Peut-être pour changer un peu de d’habitude, mais de toutes manières, elle me l’avait prise de force. Et elle m’avait emmené, m’avait montré ce vieux acariâtre, m’a dit qu’elle voulait le voir pleurer. Je ne savais pas pourquoi, mais je n’en avais pas grand-chose à faire, étrangement, ce jour-ci. Je voulais voir, comprendre. Essayer. Non, je l’avais déjà fait, mais pas comme ça. Alors je m’étais laissé porter, je n’avais fait aucune résistance. Et la Maladie n’a fait plus qu’un, la première fois depuis longtemps. Il n’y avait plus de « je », ni de « elle », mais un « nous ». Certes, un de nous avait tout préparé à l’avance, parce que cette partie du « nous » voulait réussir. Et l’autre « nous » se demandait toujours pourquoi, mais il suivait. Parce que maintenant, il n’y avait plus d’autres solutions.

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Nous nous dirigions vers la maison du vieux, celui qu’une partie voulait voir souffrir. Nous étions heureux, oh oui, alors le frêle corps que nous avions choisi le traduisait, avec ses propres gestes. Sautant joyeusement tout le long de la rue, nous n’avions cure des regards des autres. Car après tout, voici Halloween ! C'est ça, non, Halloween ? Devenir le fou et le sadique que nous aimerions être, égoïste et ne penser qu’à nous, qu’à ce qu’on veut en l’arrachant aux autres. La modernisation du monde a tristement gâché cette fête, parce que normalement, on devrait avoir peur. Frémir sous sa couette sensée être un abri, attendre, effrayé, la venue d’un quelconque esprit mauvais, en espérant ne pas devoir leur faire face. La peur, c’est ce qu’on doit ressentir, les trente-et-uns octobre, mais tous semblent l’avoir oublié, avec leurs costumes ridicules, alors nous avions décidés de remettre un coup de neuf à cette tradition, d’en faire frissonner au moins un. Voire même le faire hurler jusqu’aux tréfonds de la nuit, lui faire faire des cauchemars pour les années à venir, réveiller en lui une peur sans pareille, sortir de moi toute cette haine. Non, il n’y avait plus de moi, seulement un nous. Mais notre rage commune ne sera jamais épuisable, non, jamais, alors pourquoi bon faire ça ? Par envie ? Peu importe, maintenant ! Les arbres vont sentir une sueur froide le long de leurs dos, les citrouilles vont mourir de trouille, les esprits vont s’arracher les cheveux, le sang va bouiller de lui-même ! Oh combien ça nous plaisait, oh combien nous avions ri sous cape …
Jusqu’à arriver devant sa maison, à lui, future petite victime. Trembles-tu déjà ? Non, non, ça ne sera pas assez drôle ! Nous nous étions arrêtés, avant d’observer la devanture de l’habitation. Huhuhu, ni une, ni deux, nous prenions notre élan pour passer par-dessus la clôture. Une cloche sonna au loin, annonçant l’heure de par de longs sons : le timing était parfait, onze heures et demie. Nous savions déjà où il était, pas besoin d’aller sonner à la porte, il suffisait de s’approcher, doucement, et de rester derrière la fenêtre. Regarder à travers, fixer les yeux de l’homme, le détourner de ce qu’il faisait pour l‘énerver. Oui, l’agacer, tout d’abord, n’allons pas trop vite ! Et c’est ainsi que nous nous exécutions, le masque sur le visage. Nous avions changé, c’était maintenant un masque blanc d’un renard souriant, sans qu’on ne puisse voir nos traits, en plus de la cape tirée en avant. C’est sans voir que nous le fixions, les yeux fermé du masque l’observant à notre place. Il ne nous avait pas vu tout de suite, mais dès que son regard nous capta, nous le sentions faire des allers retours jusqu’à nous et sa télévision. Parfait, à nouveau, parfait ! Il était tombé dans notre piège, impossible maintenant à lui d’en sortir, pauvre petit humain. Comme escompté, il n’y tenait plus et se leva de son fauteuil, délaissant son occupation pour nous dire de partir, mais quand il arriva à l’extérieur, seuls l’astre jaunâtre et l’agitation extérieure lui répondit. Nous nous étions caché, oui, enfouit dans cette nuit noire, oh, comme nous avons aimez voir son agacement sur son vieux visage ! Il avait claqué la porte en rentrant chez lui, nous nous en amusions, même follement, pour recommencer à nouveau, regarder à travers la vitre, immobile, oui. Il parla, s’énerva, et nous, nous, nous rigolions de son malheur, jusqu’à ce qu’il sorte à nouveau. La même scène se déroula, oh oui, il n’était plus agacé, non, il était devenu énervé, magnifique. Il était temps, alors nous nous étions dirigés vers ce morceau de bois qu’était la porte pour toquer contre. C’était le test, savoir s’il allait hurler ou juste crier, après, plus tard. Cette nuit.
Donc, il allait hurler. Il n’avait même pas daigné se lever, venir jusqu’ici, non, il était toujours dans son canapé, à boire sa bière comme si de rien n’était. Tant pis pour lui, nous n’allions que rire d’avantage … Huhuhu. La cloche sonna à nouveau. Minuit moins le quart, que le temps passait vite ! Devant la fenêtre –à nouveau-, nous tapions contre le mur en osmose avec les coups donnés au loin. Oh, monsieur se leva directement, tiens ! Cette fois-ci, nous ne nous étions pas cachés, non, il était temps d’arrêter le petit jeu et de passer au grand. Dès sa tête sortie de la maison, il nous aperçut, oui, mais nous restions de marbre face à lui, même si le masque cachait notre visage. Des cris, des insultes, et quand il attendit notre réponse, nous en profitions pour laisser au rire cristallin qui pointait la chance de sortir. Oui, nous avions ri, doucement, avant de faire demi-tour et de nous enfuir en courant, d’enjambées mesurés, pour longer les murs de la maison. Et comme prévu, il nous avait suivis, stupide petit jouet si prévisible ! Huuuh, si facile à tromper que c’en était parfois agaçant, mais c’est sans demander notre reste que nous avions fait le tour de la maison jusqu’à arriver à la porte. Grand idiot qu’il était, à nous avoir suivi si aveuglément, laissant le champ libre ! Sans attendre, nous nous glissions dans l’ouverture de la porte, non fermée dans la précipitation, avant de tout préparer. Oh, ce n’était que le début, oui, un simple échauffement pour que son cœur batte déjà un peu plus vite lorsqu’il rerentrerai. Finis, les préparatifs étaient déjà finis quand il retourna s’asseoir dans son fauteuil. La rue était presque vide, maintenant, seules les lampes clignotantes apportaient un peu d’agitation à travers le rideau. Magnifique, d’autant plus que quinze minutes nous suffisaient jusqu’au grand final. Jusqu’à minuit.
Il avait bien vite vu que quelque chose clochait. En même temps, voir que les voiles autour de la fenêtre s’étaient refermés n’était pas dur à distinguer, mais sa bouteille maintenant vide venait s’ajouter à la liste. Étonné, d’abord , il laissa la bouteille glisser de ses doigts avant de l‘entendre se fracasser contre le parquet, le bruit résonnant quelques instants, puis s’arrêtant. Il observait les alentours, regardait chaque coin de la pièce, mais il ne nous voyait pas, non, ç’aurait été bien trop facile ! Où étions-nous ? Cachés, oui, sur son lustre en faux verre plastifié, la hauteur était déterminante pour le final. Un autre tour commença doucement à fonctionner, et la victime se retourna d’un trait, lui qui s’était levé. Inquiet, oui, montre-moi donc tes traits tendus par la concentration …
Plic. Ploc.
Le bruit venait de la fenêtre, oui, vas-y ! Approche, tend donc la main et rends-toi compte de tout ce qu’il y a ! La mise en scène était tout ce qui se jouait ce soir, c’était la future peur, un timing accordé et tout calculé au millimètre près. Et nous avions tout mis au point, parfaitement, même. Regardes donc la tâche rouge que tu vois couler le long de ton mur pour finir à son pied, observe la goutte qui tombe du rebord en un bruit qui t’effraye tant ! Que nous aimons voir ce regard, qu’il nous fait fourmiller le corps de centaines de sensations excitantes ! Et il nous écoute, il s’approche et tend même sa main vers le liquide visqueux et rouge. Non, non, ce n’est pas du sang, pas tout de suite, non … Gardons le meilleur pour la fin ! Et il n’y tenait plus, il avait besoin d’ouvrir ces rideaux et voir ce qui se cachait derrière, il voulait voir aussi les lumières de la rue et se rassurer, se dire qu’il ne faisait que s’imaginer tout ça. Alors il ouvrit d’un coup sec. Cria, cria de surprise, de stress, aussi, recula, se cogna, tomba. C’était allé vite, comme nous le voulions, tout avait fonctionné, le masque posé sur la poigné de la fenêtre souriait d’un trait de sauce tomate, la bouteille se déversant doucement, renversée et cachée derrière. Mais ça n’était pas terminé, non, et c’est notre main qui appuya sur le petit bouton rouge d’une certaine télécommande, tandis que l’autre s’était relevé, chancelant. Mais reste donc là où tu es, le vieux ! De toutes manières tu retomberas … Et c’est après quelques secondes de sa frayeur qu’une voix préenregistrée, aiguë, rieuse, sorti du masque, criant d’un air théâtral.
« Je perds la tête ! Et quelquefois je l'arrache ! »
Un autre tour, oui, et il avait peur, maintenant, il s’éloignait de sa fenêtre d’un pas hésitant, sans la perdre du regard. Observe donc ce masque plein de rouge, regarde donc son air si heureux, si confiant, tant que tu le peux encore ! Mais non, nous n’allons pas te laisser le temps de t’en remettre, non, ça serait trop sympathique ! Et puis, autant battre le fer tant qu’il est chaud … D’un coup sec mais sans bruit, le fil amenant la lumière se coupe en un instant, la pièce est seulement illuminée par les couleurs de la télévisions, cris d’une fille en plus. Quels mauvais films ils passent à Halloween, c’est hallucinant ! Et pendant qu’il regarde d’un air abasourdi sa télé, nous claquons la seule porte de la pièce, munis d’un bâton, pour le faire encore plus sursauter. Comme nous aimons ça, sentir le frisson d’un autre, se savoir la source de cette peur, c’est … tellement indescriptible ! Il s’empresse d’aller vers la porte, essayer de l’ouvrir, mais nous ne lui en laissons pas l’occasion, non, une proie n’est pas faîte pour s’échapper ! Une autre voix sort de l’interphone, cachée et étouffée par le même masque qu’auparavant, plus calme, plus susurrée, comme se voulant rassurante.
« Vois-tu, je suis le vent. Le vent … qui te glace le sang ! »
Oh, magnifique ! Il était tellement pris au dépourvu qu’il avait arrêté de s’en prendre à la porte, nous laissant du repos pour continuer le tour suivant. Avant le final, le grand final. Notre bâton se glissa silencieusement derrière le poste de télévision, alors qu’il s’intéressait au masque. Il n’osait pas s’approcher, non, il était trop angoissé, trop peureux pour ça, mais il restait quand même devant, jusqu’à entendre le grand fracas de notre cru. Il pouvait dire au revoir à sa télévision, tiens ! Et aussi à toute lumière, maintenant, seule l’ombre du masque était présente dans la pièce, éclairée par les lampadaires extérieurs. Parfait. Nous étions parfaitement dans les temps. Minuit moins une. Toujours avec le même silence, nous nous préparions pour le Final avec un F majuscule, attendant qu’il allume la lampe de chevet à côté de l’ancienne place de sa télé. Réflexe totalement humain, vous comprenez, la lumière « apporte du réconfort », qu’ils disent … Stupidité. Mais ça m’arrange bien, je dois l’avouer. Les cloches sonnent minuit, nous sommes en place, l’interrupteur lâche un son, signe de la prochaine arrivée de l’amie des Hommes. Cependant, cette nuit, tu aurai mieux fait de rester dans le noir ♪
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Parfait.
Ce mot revenait tout le long de la soirée, tout simplement parce que tout l’était.
Même son cri, son hurlement glacé d’effroi, quand la lumière s’était allumée, oui, c‘était tellement parfait, si jouissif que nous aurions pu l’entendre pendant des centaines d’années. Quelle bonne idée nous avions eu, que nous avions magnifiquement réussit ! Au premier coup, la lumière était venue, et voilà que le deuxième son sourd s’annonçait, les cordes tenant notre tête et nos mains nous frottaient la peau, mais c’est au retentissement que nos trois membres bougèrent vers la gauche, d’un geste sec, unique, synchronisé. Nous sentions son regard horrifié nous fixer, malgré les cheveux qui nous cachaient de lui. Plus rien ne bougeait, non, c’était comme si le temps s’était arrêté pour nous permettre d’encore plus nous appliquer, d’encore plus lui faire peur. Troisième coup, virement vers la droite, en deux temps, mouvement saccadé, comme une poupée maléfique qu’on voit souvent dans ces films d’horreur. Notre peau blanche captait l’attention, dans cette petite pièce, l’ombre du masque dans le dos, les cordes se perdant dans le lustre. Quatrième coup, nous relevons nos deux poings fermés, il laisse un son sortir de sa bouche, apeuré, non, encore plus que ça. Nous en frissonnions de plaisir, c’était si bien de sentir la peur dans l’attitude d’un autre ! Cinquième coup, notre main droite s’ouvre d’un fluide mouvement, dévoilant un œil. Un simple œil, tracé au khôl, l’observant sans vergogne, coupant notre peau blanche par ses épais traits d’un noir corbeau. Il le fixait, nous le sentions comme un fourmillement sur notre épiderme. Sixième coup, au tour de l’autre de s’ouvrir, montrant cette fois-ci un iris rouge et noir pleurant son sang. Nous nous étions exprès saignés pour l’occasion, usant de la maladie pour faire de cette blessure une hémorragie. Oui, oh oui, le liquide vital coulait, tombait en assez grande quantité, il en avait même reçu sur lui lorsque la main s’était ouverte, il avait encore expulsé de l’air en un cri, à ce moment-là. Pauvre petit humain torturé ! Septième coup, redressement de notre tête, le masque penché sur le haut de front, les yeux fermés, oui, laissons donc le mystère jusqu’au bout. Huitième coup, et c’est notre pupille droite qui se montre à lui, dans toute sa splendeur carmine, et enfin, enfin, nous pouvons arrêter de nous imaginer son regard, enfin nous pouvons totalement lire l’horreur sur son visage ! Neuvième coup, au tour du gauche de s’ouvrir, mais rien ne se dévoile, non, juste du vide, du rouge, du muscle laissé après le trou formé par l’ancien globe oculaire. Oui, il n’en croit pas ses yeux, il les agrandit considérablement et nous nous délectons de son air mi- dégoûté, mi- fou. Fou, oh, non, ne nous quittes pas ainsi, laisse nous rire un peu de toi ! Dixième coup, le sourire. Plissement sadique, carnassières dents pointues, langue sanguinolente sortie et jouant sur les triangles d’émail, colorés d’une manière rougeâtre. Onzième coup, et c’est notre gorge qui entre en action, qui laisse s’échapper un cri qui pourrait ressembler à un rire, un son en tout cas démoniaque. Et l’autre est horrifié, il s’effondre, se plaque le dos contre le mur, ne comprend rien d’autre que sa peur. Sa peur, sa si jolie peur qui a fait naître sur notre visage ce si beau sourire. Douzième coup, le dernier. Nous nous jetons sur lui, nous auparavant si calme, comme si le démon contenu dans notre rire s’était transposé à notre corps, et il cri, seul, cette fois.
Et puis plus rien.

« Ohoh … il ne fera pas de vieux os, celui-là ! »

Crise cardiaque. Par ma faute. Non, jamais, oh plus jamais il n’y aura de « nous ». Maintenant, il y a « toi » et « moi ». C’est tout. Et je te haïs.
    Je n’aime pas Halloween.

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Pourquoi donc fallait-il que cela tombe sur lui ? Toutes les autres années, il avait évité cette corvée, cette abomination, cette idée stupide. Cette ville est totalement inconsciente en faisant ça. Permettre à des enfants européens de venir dans cette petite ville. Et la cousine de Keith avait mis son nom dans l’urne. Dans cette stupide boite où l’on t’attribue un gamin. Cette bêbête bipède qui chouine, réclame à manger tout du long de la journée, toujours à aller aux toilettes pour un oui ou pour un non. Une horreur en soi. Et pourquoi faire tout cela ? Oh ! Mais pour faire découvrir la fête d’Halloween à ces petits enfants dont les parents n’aiment pas ça, ça leur ferait trop de mal de prendre la peur de leur vie. Oui oui.

Soupirant, le gamin dont il ne connaissait pas le nom trottait derrière lui. Ce jour ci est un jour qui le rends heureux. Le 31 au soir. Ils étaient habillés en circonstance. C’est-à-dire, pour Keith, une chemise d’un noir satiné, tirant sur le violet foncé, une cravate desserrée dans une teinte orange citrouille, allant de paire avec ses longs cheveux, détachés pour l’occasion. Son bandeau est noir, comme d’habitude. Un jean sombre sur lequel tintent des chaines couleurs rouilles, il ne détonne pas vraiment de ses pantalons de tout les jours. Il ne voulait pas trop en faire, ce n’était pas quelque chose qui l’intéressait. C’est donc avec ces vêtements assez chics qu’il avance dans la rue sombre. Dans ses pas, le gamin qui ne parlait pas un seul mot d’Anglais. Enfin, seulement les rudiments du collège. C’est-à-dire, guère rien. Lui, était habillé avec un costume de fantôme. Qu’elle originalité. Il n’avait pas voulus que Keith s’occupe de lui. Dans ce qu’il avait comprit de son français, il lui avait dit : «  C’est ma maman qui l’a fait! » Ouai, et ta mère elle te fait un pull rose et jaune, tu le porterais ? ‘foiré de gamin.

Keith n’avait donc pas poussé plus loin la discutions à ce sujet.

Ils étaient arrivés. Les derniers mots qu’ils entendirent tout les deux du discours du maire sont ceux-ci : «  Vous ne ferez pas de vieux os. » Keith haussa un sourcil curieux et le gamin n’avait pas compris. Je suppose qu’il fallait être là depuis le début pour y comprendre quelque chose. Autour d’eux, beaucoup de monde, de demoiselles parées de leurs plus beaux atouts, des hommes tout aussi charmants. Certes, certains n’étaient pas très agréables aux regards m’enfin, il en faut pour tout les goûts. Les siens sont assez précis et n’aime pas les gens en guenilles.

Mais arrêtons de parler de sujets peu intéressant. Il est tant de pénétrer dans ce château. Oui, ce château. Car c’Est-ce genre de bâtiment qui accueille un grand bal d’halloween offert par le maire et la ville. Tout les habitants y étaient conviés et cela ne se ratait donc pas. Une telle occasion pour s’amuser, aussi bien dans les termes normaux que dans ceux de Keith. Il ne faut pas rappeler qu’en fait, il est partit tout seul parmi cette foule et que le fantôme n’a pas réussis à le suivre. Mais le borgne ne s’en rends compte que bien plus tard. Bien plus tard…

Pour le moment, ce superbe étalon roux *PAN* traverse la salle de bal. Trop de monde pour lui. Trop de monde pour l’instant présent. Il lui faut un verre et analyser les lieux. Passant entre les premiers danseurs, les premiers couples à s’embrasser sous des citrouilles éventrées, du guis ensanglantées, il atteint non sans peine le buffet et le bar. Le barman habillé comme un apprenti Dracula. Me regardant de haut en bas, il n’était pas très… convaincu de ce déguisement. Franchement, le maire aurait pu demander à ce que le personnel soit habillé plus chiquement pour une fête de cette envergure. Glissant ses doigts jusqu’à un grand verre de punch, en plastique, évidement, il lance avec tant d’ironie et d’hypocrisie qu’il ne fallait pas être intelligent pour comprendre cela.

    « Les citrouilles vont mourir de trouille. Avec un tel accoutrement. Dracula à la con. »

Le roux lui offrit un sourire merveilleux et fit demi tour pour retraverser cette salle. Des escaliers montaient vers des balcons assez délabrés mais sauvagement fleuris. Gravissant les marches de marbres, Keith sirote lentement sa boisson. Un liquide pour enfant. C’est à peine si on sentait l’alcool censé être présent dans ce breuvage. Il haussa une épaule et poussa du pan de la main la porte entre ouverte menant aux dit balcons. Légèrement éclairés par une lueur orange, il avait une douce teinte cauchemardesque. Il s’arrêta sur le pas de ce porche en pierre, appréciant la brise fraiche que lui offrait le vent à cette hauteur. Cet homme balaya du regard cette estrade qui lui offrait une charmante vu sur la ville et ses environs. Ohh. Et qu’elle vu.

En effet, une charmante. (Oui, j‘aime ce mot…) Demoiselle était accoudée aux rebords de marbres sculptées, , surplombant d’horribles gargouilles. Surement le regard perdu au loin, pensant au prince idéal. Bien entendu, il n’était pas cette personne et ne souhaitait aucunement l’être. En quelques pas, souples et discret, il arriva tout près d’elle, dans son dos. Alors que le bruit de la sono dissimulait sa respiration et son approche, il glissa sa main près de son cou, murmurant dans le creux de son oreille.

    « Je suis le vent qui vous glace le sang, toute la nuit, par tout les temps. ~ »

Il se recula de quelques centimètre. Un fin sourire malicieux aux lèvres, il fixe la demoiselle en lui tendant son verre. Galant, en apparence. Mais… il faut attendre de voir ce qu’il y’a sous la toge du moine pour le juger.

    « Avec tout ce monde, je perds la tête, quelque fois je l’arrache presque si j’en étais capable. Charmante demoiselle… »

Il était assez satisfait d’avoir sentit ce doux frisson parcourir l’échine de cette jeune femme. Cette dernière allait engager la conversation quand quelque chose lui sauta sur le dos. Il manqua de renverser son verre mais avait un assez bon équilibre. Le roux grogna, jurant sans limite entre ses dents. Mais qu’Est-ce qui lui était tombé sur le dos, ce n’était clairement pas le moment, il avait envie de s’amuser. Un sentiment de colère l’envahit et il se retourna, attrapant par le tissus le truc qui était sur son dos. Quelle ne fu pas sa haine quand il vit que c’était ce stupide fantôme qui l’avait retrouvé. Peut être trouvez vous que cette réaction est démesurée. Mais.. Quand Keith veut jouer, il va jusqu’au bout. Si jamais quelqu’un le stoppe, c’est mauvais pour lui.

Ke’ tourna le dos à sa rencontre nocturne et laissa le gamin tomber sur le sol dur dans un couinement géignard. Peu importe. Il se pencha sur lui et sa main rencontra d’une facon étrangement rapide et violente sa joue déjà rougie par les verres qu’il avait sans doutes prit avant. Le regardant commencer à pleurer, il lui souffla dans un excès de mécontentement.

    « Voici Halloween, c'est ça Halloween »

Quand il se retourna, plus de jeune fille. Il décida d’un pas décider de rentrer dans la grande sale. Cette soirée, quelqu’un allait devoir le calmer.
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    - ALEXIIIIIIIIIS ! Ca y est! C'est Halloween! Voici Halloween! Tu entends? OUI !!! C'est ça! Halloween!

    Jared... Il est trop...

    - Mais tu te moques de moi? Il est sept heure du matin Jared! Tu te rends compte que c'est les vacances? Je veux dormiiiiiiiiiiiiiir...

    Pitié, c'est quoi ce gosse? Il est tellement accro à Halloween qu'il peut pas s'empêcher de me réveiller un jour de vacances... Ouais bon, je sais que je lui ai promis de l'aider à se trouver un costume super pour sa fête avec ses copains, mais de là à me tirer du lit si tôt alors que ça va être nuit blanche... Enfin à onze ans, ça se comprend d'aimer faire la fête à Halloween. A mon âge, c'est plus pour faire la fête avec ses potes et se faire un peu peur que pour les bonbons.

    - Laisse-moi dix minutes s'il te plait...

    Dix minutes plus tard, je me contraignis - avec son aide enthousiaste - à me sortir des draps bien chauds de mon lit. Le programme de la journée : matinée en ville pour choisir le costume du petit frère (j'avais accepté de bon coeur de me charger de cette mission) et l'après midi serait consacrée aux pâtisseries, maquillage et autres préparations pour la tournée de Jared. Le mister avait très envie d'un costume de squelette bien effrayent, et quand nous rentrâmes à la maison, il en avait un flambant neuf. Je n'aurais que quelques retouches à faire, maman étant au travail, mais je saurais me débrouiller. Il était invité à dormir chez un copain et à faire la fête chez lui, donc l'atelier pâtisseries était également pour lui. Des gâteaux au glaçage orange en forme de citrouilles, des fantômes, des chauves-souris... Mon petit talent artistique était amplement mis à contribution. Puis, pendant la cuisson, je m'occupai de l'habillage et du maquillage de Jared. Une fois de plus, je fis appel à tout mon savoir-faire en dessin. Il me racontait pendant ce temps en quoi ses camarades allaient se déguiser en précisant bien qu'il y aurait 2 dracula, 3 citrouilles (dont deux filles) et 2 loups-garous. Quand il se regarda dans le miroir pour s'admirer, il poussa un cri terrifiant et joyeux à la fois.

    - Les citrouilles vont mourir de trouuuuuille!
    - Bah tu vas faire fuir les filles si tu fais ça !
    - M'en fiche, j'aime pas les filles!

    Évidemment. C'en est presque mignon à cet âge. Je dis presque parce que c'est mon petit frère, et qu'avec nos chamailleries, je ne peux pas m'empêcher de le taquiner un peu. Mais j'avais beau lui avoir consacré toute ma journée, la soirée m'appartenait. Je filai dans ma chambre sortir mon propre costume de petit chaperon rouge (sachant qu'un fusil à pompe remplaçait le pot de confiture) que je n'avais plus besoin d'ajuster depuis quelques jours déjà. A peine cinq minutes après que je sois habillée, la sonnerie retentit. Misère, je ne suis même pas prête! Ha non, ce sont des enfants qui veulent des bonbons... Ouf, soulagée! J'ai encore un peu de temps. Enfin, juste le temps de prendre un sac en fait. Parce que les potes sont aussi pressés que moi d'aller dans un parc d'attractions ! Enfin dans la plupart des attractions, je vais surtout servir de garde-sacs (j'ai pas franchement goût aux manèges à sensations). Mais bon, une soirée entre potes à se marrer, c'est toujours bien.

    Dix minutes plus tard, je chemine en voiture en direction du lieu-dit avec un squelette, un vampire, une sorcière, un zombie et un deuxième. En pleine nuit, dans un parc de ce genre, il n'y a que des ados de notre âge ou un peu plus âgés, mais rein de plus jeune, de toute manière, ils seraient refoulés à l'entrée avec la mention "âmes sensibles, s'abstenir". Comment ça je ferais mieux de m'abstenir? C'est pas parce que j'aime pas les sensations fortes ou regarder des films d'horreur que je n'ai aucune chance de m'amuser ce soir ! Et pis il y a mes amis faucheur, loup-garou, freddy, succube et banshee qui nous attendent ! Et puis comme je suis un petit chaperon rouge tout à fait innocent, ce cher loup m'a sauté dessus et s'est pris un coup de crosse dans les fesses. La soirée commençait donc très bien, direction à présent le coeur du parc. On y croisait beaucoup de sorcières, de "Scream" ou de zombies, mais peu de citrouilles bizarrement. Bah, ils ne doivent pas aimer l'orange ces fourbes!

    Je n'eus pas tant que ça à garder les sacs finalement puisque nous ne vîmes pas le temps passer. Et puis, on a surtout privilégié les maisons hantées plutôt que les montagnes russes. Je vous avoue que je n'étais pas toujours rassurée dans ces cas là , mais j'ai pris sur moi pour faire bonne figure même lors des grosses frayeurs. Puis arriva minuit et le parc ferma au grand désarroi des visiteurs. Mais quel ado n'a pas mourru (oui mourru!) d'envie de faire des bêtises? Aucun bien évidemment. Même s'ils ne cèdent pas tous. C'est ainsi que, bande de jeunes malotrus que nous étions, on a squatté derrière une butte non loin du parc... Pour attendre qu'il soit désert pour de bon. La vie n'est pas drôle sans une bonne frayeur non? Hé bien un parc d'attractions halloweenesque en pleine nuit, je peux vous garantir que ça fiche la frousse - d'être chopés par un gardien pour commencer, et ensuite, on se fait des frayeurs tout seul, je peux vous le garantir...

    Deux heure du matin. Les gardiens ont fini de picoler à la buvette du parc et s'en vont enfin, cadenassant soigneusement les grilles. Qu'à cela ne tienne, nous aurons tôt fait de nous incruster, il n'est ceint que par des grilles et non des murs : il ne reste pas toute l'année ici, ce n'est qu'une foire. Et ces grilles, il est bien facile d'y trouver une faille. Un creux au-dessous, des mailles tordues... En l’occurrence, ce furent les mailles tordues notre salut. Armés de lampes de poches, nous explorâmes les dessous du parc. Et devinez quoi? La météo avait envie de nous filer un coup de pouce, et nous balança un orage sec. Bwahahahaha. Je premier coup de tonnerre nous fit tous sursauter et nos coeurs ratèrent tous un battement. La seconde d'après, chacun regardait l'autre et nous éclatâmes de rire tous ensemble, quoique pas tous rassurés. On avançait à pas de loups, très lentement sans vraie raison, ce qui nous effrayait encore plus paradoxalement. Au lieu de faire du bruit et de nous détendre, nous étions à l'affut du moindre son et on ne peut plus faciles à surprendre. Nouveau battement de coeur raté : un morceau de tôle en équilibre avait choit dans un grand fracas assourdissant. Il était bien sûr tombé tout seul. Hein qu'il était tombé tout seul. et bien entendu, ce ne sont pas des bruits de pas que j'entends depuis avant derrière moi, c'est simplement mon imagination que me joue des tours.

    Nous continuions à avancer en ignorant notre peur de manière insolente et ridicule (puisque chacun savait que l'autre avait peur, mais nous cherchions le frisson, pas la panique). Il faisait très sombre, nous n'avions que nos lampes pour nous éclairer, ainsi que les rares éclairs qui nous révélaient le paysage sous ses ombres inquiétantes. Le chemin était peu reconnaissable, mais je me souvins que nous étions devant la dernière maison hantée que nous avions visitée "légalement". Soudain, en un éclair (et littéralement en plus), je vis sur le chemin droit devant nous une image terrifiante.


    - Là! Un clown!

    Terrifiante parce que je hais ces créatures. Mais ce n'était pas un clown pour enfants, j'avais eu le temps de voir son visage bien trop en détails à mon goût : on aurait dit un psychopathe.

    - Ton imagination doit te jouer des tours ma vieille.

    Comme pour appuyer ses dires, dracula tapota mon épaule en pointant sa lampe torche dans la même direction que mon doigt tendu. Il n'y avait rien. Je n'avais pourtant pas rêvé. Il y avait bien eu un clown terrifiant, là, dans un flash. Et il avait disparu sans laisser de traces.

    - Non, je l'ai vu aussi.

    La sorcière était d'accord avec moi, ce qui jeta le doute sur le groupe. Ce ne pouvait être une hallucination collective, pas exactement la même ! Je l'observai un moment, elle paraissait bien pâle, et je suis sûre que son maquillage n'en était pas la cause. Un nouveau bruit d'objet bousculé, de pas. Cette fois-ci, il n'y avait plus de doutes, quelqu'un nous espionnait.

    - Qui est là? hurla la succube qui ne faisait pas sa fière.
    - Je suis le vent...
    - ...qui vous glace le sang...


    Belle tentative de Freddy pour détendre l'atmosphère, mais elle n'eut pas l'effet escompté. C'était juste plus fort que lui...Instinctivement, nous nous étions regroupés, serrés les uns contre les autres et dos à dos, tentant de voir d'où venait cette voix éthérée. Mais il n'y avait plus rien. Plus la moindre trace de qui que ce soit d'autres que nous. Un autre coup de tonnerre nous fit sursauter et quelque chose tapa mon pied. Je manquai l'arrêt cardiaque mais pointai ma lampe dessus. Un... Crâne. J'eus envie de shooter dedans pour l'envoyer aussi loin que possible, mais mon caractère habituel (et non effrayé) reprit le dessus un instant et je le ramassai : "ça peut servir non?". Je le regardai sous tous les angles et il me fit de plus en plus un effet étrange : il était vraiment très réaliste. Je n'ai jamais touché d'os humains, mais quand même... Dans l'une de ses orbites, je vis quelque chose d'étrange. J'appelai le loup pour qu'il m'éclaire et distinguai clairement, gravés au fond de la boîte crânienne, des mots-là :[:i]

    - Vous n'allez pas faire de vieux os...

    [i]A cet instant, une bourrasque de vent fondit sur nous. Au milieu des hurlements du vent, je distinguai un cri glaçant. Quand le temps se calma, nous étions tous ébouriffés et les yeux de certains étaient bouffis. D'un signe de tête, nous étions tous d'accord pour nous en aller le plus vite possible. Nous fîmes volte-face en nous dirigeant vers la sortie pratiquée dans le grillage. Nous étions sûrs que personne ne nous suivait arrivés à notre salut, mais ce dernier avait disparu. Quelqu'un avait prit le soin de boucher notre issue.


    - Aaaargh je crois que je perds la tête !
    - Moi je me l'arrache parfois. Ça revient au même dans notre situation, ajoutai-je

    Viiiite bon-sang, magnez vous de trouver une sortie! Je perds la boule ici... J'en suis à sortir mon couteau pendant que les garçons tentent de pratiquer une sortie suffisamment grande pour y passer sans trop s'écorcher. Et pour ajouter au comble, Dracula s'est coupé le doigt. Et juste après, la sorcière a demandé :

    - Où est miss succube?

    Excellente question. Tout le monde cessa ce qu'il était entrain de faire et le chercha du regard. Alors, je me souvins du cri que j'avais entendu quand la bourrasque avait soufflé. J'en fis part à mes camarades et certains acquiescèrent. Demi-tour. Les allée du parc étaient désertes, aucune trace de la succube. Je retrouvai le crâne gravé au sol, là où nous avions décidé de prendre la fuite. De là, je regardai en tous sens pour trouver le moindre indice nous permettant de réparer notre bêtise - celle de l'avoir entrainée là-dedans et d'avoir osé la perdre. Dans la maison hantée, une porte claqua. Sur le manège en face, un tourniquet grinça. Les pas reprirent, mais cette fois, ils venaient de partout. Et cette fois, on les voyait approcher. Des silhouettes furtives, encapuchonnées et enveloppées de noir. Notre faucheur avait trouvé chaussure à son pied. Bien qu'il n'eut que deux pieds et que cinq personnes s'approchaient dangereusement de nous. Ils nous encerclaient et je crois bien que même Freddy n'était plus tenté de détendre l'atmosphère. C'était peut-être un gang ou une secte que nous avions dérangés, voire même des créatures étranges (auxquelles je ne crois même pas). J'entendis une longue inspiration venant de celui qui me faisait à peu près face. Une inspiration étrange et assez peu naturelle...

    - Jeeee suis le veeeeeeeeeeeeent.....

    Il... Il... Il a parlé avec de l'hélium ! Il avait une p*tain de voix ridicule. Et en voyant nos faces de surpris (le loup avait eu un fou-rire nerveux irrépressible), les cinq personnages avaient éclaté de rire ensemble, chacun avec une voix grotesque et presque effrayante. Puis, l'effet se dissipa et leurs voix redevinrent normales : celles d'hommes, hilares face à leur chef-d'oeuvre. Le chef-d'oeuvre? Nous, terrifiés et tremblants. L'un d'eux essuya une larme de rire en rejetant son capuchon en arrière et ouvrant sa cape. C'était l'un des gardes du parc, avec ses collègues. Eux aussi avaient décidé de s'amuser un peu cette nuit en nous voyant entrer dedans. L'un d'eux appela quelqu'un et la succube sortit de sa cachette, riant aussi. Ils l'avaient attrapée et l'avaient mise au courant de leur plan, du coup, elle avait eu peut-être bien moins peur que nous.

    Si je ris cette nuit là, je ris jaune. J'avais encore du mal à ne pas leur en vouloir de ce sale coup, même si je savais que nous le méritions. Certains le prirent bien plus facilement avec le sourire, et aujourd'hui j'en ris bien évidemment, mais sur le coup, j'eus du mal à me défaire de la frayeur que j'avais eue!
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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