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Évangélisation de la Païenne Alexis ~ La cabane du prêcheur
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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*Nnng... J'ai la tête lourde... Qu'est-ce qu'il s'est passé? Pourquoi ai-je tant mal au crâne?*

Le silence... Ou presque. En bruit de fond, le chant des oiseaux tropicaux et chuchotements dans un dialecte inconnu. Le temps semble s'être arrêté et en même temps continue de tourner comme le témoigne les quelques chuchotis de l'extérieur. Des parfums exotiques embaument les lieux. On sent même l'odeur du bois brûlé mêlé à des effluves de viande cuite. Cette odeur si particulière de la civilisation, de la présence d'êtres humains. Quel est-ce lieu? Était-il seulement présent sur cette île? L'air est stagnant, lourd. Nul doute que nous sommes dans un lieu clos, isolé du monde et pourtant en contact avec lui à travers ses sensations pré-citées. Assise à terre, une silhouette se dessine à travers les quelques rais de lumière. Une petite colonne de fourmis rampe laborieusement sur les doigts de cette ombre qui commence à se mouvoir avec difficulté.

Les yeux caves comme deux puits profonds, il est encore inconscient. La migraine persiste, localisée sur l'un des côté du crâne. Instinctivement, Ryann tente de ramener sa main à hauteur de la tempe, mais ... Ne réagissant pas directement, le garçon recommence vainement la manœuvre. Quelque chose l'en empêche. Cherchant à contrer cette force qui le retient, une douleur brûlante se fait sentir à ses poignets. Bougeant ses doigts pour palper ce qui le ceint, le toucher de la terre humide puis du bois sculpté ainsi que d'une corde donnent suffisamment d'indice sur sa situation. Sortant de sa torpeur une fois l'information complètement saisie, Ryann relève brusquement la tête et manque de s'assommer en cognant l'arrière de son crâne au piquet auquel il est retenu. Gémissant de douleur, une souffrance qu'il a déjà ressenti en se réveillant, il respira lentement, par intervalles réguliers afin de recouvrer parfaitement ses esprits.

Ses sens avaient enfin retrouvé toute leur vivacité et il put observer les lieux qui l'entouraient, du moins, ce que les quelques rayons de lumière lui laissaient entrevoir. Dans une hutte en torchis, nul doute sur la tournure des évènements, il a été fait otage par les autochtones de l'île. Vieille cabane rustique et primaire, elle n'en dénote pas moins par sa technique infaillible relevant un pensée exotique et cependant intelligente. Quelle idiotie de les avoir sous-estimé... Ses flagorneries à son Seigneur ne lui avaient finalement été d'aucun service puisque le voilà désormais aux mains de quelques tribus païennes. La protection divine qu'on défend était bien mise en péril aujourd'hui... Cherchant autour de lui le moindre objet pouvant le délivrer, au bout de quelques minutes, le jeune matelot dut admettre qu'il fallait attendre un miracle pour le sortir d'ici. Posant la tête contre le piquet, les yeux clos et humant l'air humide qui régnait dans la seule pièce de la construction, Ryann Stalker essayait de se souvenir ce qui l'avait amené dans pareille situation ~

La jungle obscure et profonde s'étendait sans fin sous le rocher qui servait de point de vue. De telles terres vierges ne demandaient qu'à avoir main-mise et se soumettre aux rois hispaniques. Éprouvant un sentiment de puissance en surplombant la grande forêt tropicale, Ryann se targua d'une simple balafre comme sourire sur le visage. Qu'il était doux d'avoir été les premiers à mettre pied sur ces terres! Ces sauvageons d'anglais et opportunistes de français ne fouleront désormais ce territoire que sous l'assentiment de leur autorité. Tournant les talons et rejoignant le reste de l'équipage qui avait été chargé d'explorer les lieux, l'adolescent s'apprêta en vue d'explorer les tréfonds de la flore et faune locale. Embrassant sa croix avant de s'engouffrer en territoire inconnu – mais jugé conquis – il s'avançait sans crainte, se sachant sous les bons augures de sa Sainteté.

Jamais de sa vie il n'avait vu pareil émerveillement. Les fleurs éclataient de mille et une couleurs irréelles et les quelques créatures animales qu'ils avaient croisées semblaient sortir tout droit d'un bestiaire légendaire. Il ne manquait plus que l'or que devait sûrement receler l'île et les faibles autochtones à évangéliser pour combler le pays du plus remarquable des paradis terrestre. Tandis que le gros de la troupe s'avançait et dégageait le terrain, Ryann gravait avec fascination ce royaume nouveau qu'il rêvait secrètement d'avoir à lui seul. Patience, tout vient à point qui sait attendre...


Argh!

Un cri, puis un autre presque étouffé se faisait entendre. Posant un regard interrogateur aux autres compagnons qui étaient restés en arrière, il se désigna avec un autre comme éclaireur pour voir ce qu'il se passait. A pas de loup, les deux atteignaient une clairière vide. Baissant le sabre et parcourant des yeux le moindre élément suspect, l'homme qui l'accompagnait s'écroula, une aiguille plantée dans la nuque. Une attaque? Mais d'où? Et où étaient les autres? Ils étaient si nombreux, ils n'ont pas pu disparaître si facilement. Hélas, il n'eut pas le temps à davantage de réflexion, ni de retrouver ses camarades. A peine avait-il tourné la tête qu'il entraperçut le visage d'un homme à la peau mate qui lançait son bras dans sa direction et puis vint l'obscurité. ~

Kidnappé... Voilà la situation. Ils avaient même retiré ses atours les plus prestigieux tissés avec des fils dorés et des bleus royaux, à l'exception de sa croix cachée sous sa chemise. En simple chemise, pantalon et bottes, Ryann lâcha un rire nerveux. Était-il le seul à avoir été capturé ou les autres étaient dans des cabanes voisines? Étaient-ils morts? Qu'allait-il advenir de lui? Serait-il la cible d'un rituel vaudou étrange ou alors sera-t-il mis en potence plus tard? Trop de questions et personne pour y répondre. Personne? Il n'en était plus si sûr... Un bruit s'était fait entendre dans la cabane. Quelqu'un d'autre était enfermé ou était rentré? Sentant son sang affluer à toute vitesse, la peur lui tenant les tripes, il cherchait à s'extirper de ses liens et parla à voix haute:


- Q-Qui est là? Au nom de la couronne d'Espagne, je vous ordonne de décliner votre identité et de me libérer!

Spoiler:
 
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Ho! de la compagnie! Arf, non, celui-là il a une fléchette dans le cou, il ne risque pas de me faire la conversation... Bah, tant pis, j'attendrais demain matin pour le réveiller! Parce que oui, le lendemain matin j'étais toujours ficelée à ce stupide poteau, donc j'avais tout mon temps pour réveiller un comateux. Lui, il est dos à moi, donc autant vous dure que pour apercevoir un bout de sa nuque présentée au plafond, il faut que je me dévisse le cou.

- Hé! Psssst! Murmurai-je. Réveille-toi pirate, on n'a pas toute la journée! Hum, à la réflexion si vu la situation...

Pas de réponse. Ha si! Un grognement!

- Ha c'est pas trop tôt! Allez réveille toi mon vieux, je commence à m'emmerder moi!

Absolument. Mais vous vous demandez sans aucun doute ce que je fiche ficelée comme un rôti à un poteau en bois moisi - bien entendu qu'elle exagère la mégère, elle n'a que les poignets et les chevilles liées en vrai... Erm! En fait, c'est bien peu glorieux comme histoire pour une pirate de ma trempe! Oui môssieur de ma trempe! Ce n'est pas rien d'être le bras droit d'un équipage Britania! Ces crétins de misogynes ont refusé de me nommer capitaine, pfeuh! Mais les Britania ne s'arrêtent pas à des limites aussi basses que la loi ou les superstitions débiles du genre "Arrrrgh, non! Une femme à bord, ça porte malheuuuur!". Bande d'ignares superstitieux que les français et les espagnols! surtout ces derniers avec leurs conneries de croisades sous un soi-disant commandement divin. Mes fesses ouais, ils n'arrivent juste pas à s'avouer leur soif de pouvoir! Hum, cela ne vous avance pas à grand chose, n'est-ce pas? Mais j'y viens, j'y viens, patience larbins! Bien.

Il y a 3 jours, notre vigie a repéré une terre inconnue. Pour un Britania, une île vierge n'est pas tellement intéressante (on préfère piller les trésors). Mais c'est alors qu'une fumée monté au ciel, déjà vachement plus intéressant, il y avait des vie humaines, même si ce sont des autochtones, ils ont probablement des trésors! C'est ainsi que j'avais dépêché une équipe d'une vingtaine de vaillants moussaillons, les méritants bien entendu, à laquelle je pris la tête. Dans une embarcation mineure, nous voguâmes vers les rivages de sable blanc de l'inconnu (poétique hein?) Nous avons fouillé la jungle épaisse pendant des heures à la recherche d'une sente exploitable, mais la plupart menaient à des repaires d'animaux auxquels on aurait référé ne pas se frotter (l'un d'entre nous s'est retrouvé au bout des crocs d'une bête que je n'avais jamais vue, une sorte d'énorme chat). Alors quand le soir tomba, nous décidâmes de passer la nuit sur notre bateau et de reprendre l'exploration le lendemain. Seulement voilà, le bâtiment principal était à des lieues de la plage et notre petite embarcation avait disparu. Je me retournai vers mes camarade, stupéfaite. Je le fus encore plus en constatant que leur effectif avait été réduit de moitié. Où donc avais-je perdu tous ces hommes? Ils ne s'étaient pas volatilisés! Je rebroussai chemin, une torche à la main, bien décidée à flanquer une rouste à ces crétins qui s'amusaient à nous jouer des mauvais tours. Quelques minutes plus tard, je me rendis compte que nous n'étions plus que 7, dont moi... De quoi sérieusement s'inquiéter. Un homme me tira le dos de la veste (je l'avais piquée au capitaine, mais chuuut!) et me désigna, tremblant, quelque chose entre les arbres. Mes yeux mirent un moment à s'habituer à l'obscurité et s'écarquillèrent au moment où 1), ils virent ce qu'ils virent, 2), une fléchette vient se planter sur le front de mon acolyte. Nous étions encerclés de sauvages.

Et me voilà plantée comme un piquet stupide... Ils ont tenté de nous capturer sans fléchettes (la première était pour nous effrayer). Les autres étaient probablement morts, ils ne voulaient que quelques otages visiblement. Mais moi, j'ai vendu chèrement ma peau, oui monsieur! J'en ai tué 3 au passage! Tenez par exemple, le dernier. Deux d'entre eux avaient réussi à me saisir les bras de chaque côté. Hé bien j'ai enfoncé le talon de ma botte dans la gorge du malheureux qui était en face de moi. Bon après ça, ils ne m'ont plus laissé le choix et ils ont employé leur poison qui vous endort fourbement. Je me suis donc réveillée hier (en réalité j'ignore si ça fait bien 3 jours que j'ai quitté l'équipage, mais je préfère me rassurer en me disant que je n'ai dormi qu'une nuit...) dans cette cabane sans âme qui vive. Enfin, parfois un drôle de type débarque, je ne saurais dire quel âge il a étrangement... Visiblement c'est sa cabane. D'ici, on entend que des piafs gueuler à longueur de journée - et de nuit - et parfois le remous des vagues, sûrement au rythme des marées. Jamais aucun autre autochtone ne vient, je n'entends jamais de discussions dans leur langue étrange. Il n'y a que ce mec qui murmure tout seul parfois et qui sent le poisson. Et voilà qu'on m'a ramené un paquet cadeau! Pour l'occasion, ils m'ont clouée face à un mur... Enfin tournée, vous avez compris hein. J'ai pas bien eu le temps de le voir mais revenons-en à son réveil...


- Q-Qui est là? Au nom de la couronne d'Espagne, je vous ordonne de décliner votre identité et de me libérer!

Hé merde, pourquoi on m'a foutu un de ces péquenots d'espagnols? C'est vrai quoi, ya je ne sais combien de nations sur cette planète (mais peu sont civilisées, il faut l'admettre) et on me plante à côté d'un espagnol de mes deux? Bon, on va essayer de se dépatouiller à causer dans son patois...

- Pas la peine d'essayer de lui causer, il répond jamais.

Je me dévissai le cou et rencontrai son regard. Bon... Un bel espagnol, il faut l'admettre... Dans son cas, leur réputation n'est pas sur faite, il est mignon. Raaaah et puis zut! Je dois ressembler à une pivoine!

- Alexis, enchantée, fis-je avec un petit sourire. Et toi tu es?


[HS : c'est un rêve et je parle le patois que je veux! NA!]
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Dernière édition par Ryann Stalker le Dim 28 Avr - 21:02, édité 1 fois

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La corde sciait ses poignets, les rongeant jusqu'au sang. Tentant au mieux de tourner la tête vers la silhouette allongée à ses côtés, l'adolescent s'épuisait vainement, manquant juste de s'écraser au sol à chaque mouvement. Tandis que les secondes s'égrenaient avec lenteur, la vue du garçon s'accoutumait doucement à l'obscurité pesante de la pièce. C'est à cet instant qu'il le vit, le bras gisant de la personne à ses côtés, et il comprit à son grand dam. L'homme s'était affaissé de tout son long, vidé de tout vie et plongé dans un sommeil éternel. Voilà la réponse à sa question. Il s'était époumoné en vain, puisque la source du bruit ne lui répondait pas, et cela non sans l'inquiéter. Seuls les quelques insectes voletant autour du gisant daignaient faire part de leur présence vivante. Cédant à la panique, Ryann gigotait pour s'éloigner au mieux du cadavre frais.

- Pas la peine d'essayer de lui causer, il répond jamais.

Surpris par cette interlocutrice venant de l'autre côté, Ryann tourna directement la tête vers la source d'où provenait cette voix. Plissant les yeux, il distingua une silhouette fine adossée à l'une des cloisons de la cahute. Là où le soulagement aurait pris place normalement, se sachant dorénavant avec un autre dans la même galère, l'adolescent ne souriait pas du tout. Une jeune femme à peine plus âgée que lui, Ryann ne savait s'il devait rire ou pleurer du ridicule de la situation. Deux enfants en proie aux sauvages, voilà le triste constat qui le hantait. S'apprêtant à lui rétorquer qu'il s'en était bien rendu compte, la demoiselle reprit la parole, son accent chantant des notes étrangères à l'espagnol de base.

-Alexis, enchantée. Et toi tu es?

Alexis? Jamais entendu ce nom parmi les membres de l'équipage. Et puis la simple présence d'une femme chez les Esperanza serait pure folie. Cependant, l'heure n'était pas aux tergiversations et aux mesquineries entre navires ennemis. Britannia ou Sinclair, s'il y avait quelqu'un pour l'aider à déguerpir d'ici au plus vite, il ne crachera pas dessus. Tandis que la demoiselle affichait un sourire aimable, Ryann tenta de se redresser en se retenant au piquet contre lequel il était adossé.

-... Ryann.

Encore étourdi par son réveil éprouvant et la situation désespérée dans laquelle il était tombé, le jeune homme n'était pas d'humeur loquace, et encore moins à s'étendre en politesse de base. Il se contenta donc de répondre simplement à la question de la jeune fille avant de reprendre son observation des lieux. La pièce n'était pas bien grande, elle peut être traversée tout au plus en cinq enjambées. Pouvait-il s'en sortir facilement? Bonne question, avec un peu de chance, si la dénommée Alexis a des camarades, ils pourront peut-être s'en sortir. Il doit bien y avoir un brigand d'anglais ou de français qui a un poignard caché sur lui, après tout.

-Êtes-vous la seule de votre équipage ou bien y a-t-il seulement nous et le macchabée à mes côtés?

Attendant la réponse de son interlocutrice, Ryann se dévissait le cou pour voir si son défunt voisin n'avait pas un quelconque ustensile pouvant rompre ses liens. Aidé de ses pieds qui le poussait sur le côté, il s'approcha du mieux qu'il peut du corps. Et c'est là qui la sentait. Cette odeur de mort. Même si le décès ne devait daté que de quelques heures, la chaleur et l'humidité des lieux avaient accéléré la putréfaction. Les émanations nauséabondes commençaient à infester l'espace, certes encore pas très étendu, mais suffisant pour donner des nausées à Ryann. Manquant de s'étouffer, il s'éloigna vivement et d'un souffle demanda à la jeune fille son aide.

-Vous avez un moyen de sortir d'ici? Ou du moins pour couper ces liens qui me rattache à mon ancien compagnon? En coopérant on devrait pouvoir tromper la vigilance des sauvages et chacun rejoindre notre navire, non?

Oh, il n'avait certes pas l'intention de faire ami-ami tout au long du chemin, surtout pas à ces équipages païens, mais elle était déjà de meilleure compagnie qu'une tribu de têtes réduites, c'est certain.

[HRP: Ça y est! Une réponse! Désolée, je me remets doucement dans la peau de Ryry (j'ai eu une période de panne sèche ._.)]
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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Raaah, arrête de rougir ma vieille! Et puis, tu vas te faire un torticolis! Hum... Mais quelle est fascinante la matière qui compose ce mur, très intéressante oui! Je vais m'y intéresser de plus près en attendant que le sang cesse d'affluer à mes joues de la sorte!

- ... Ryann

Hmmmm, qu'il a la voix douce... Et qu... Le mur! Penses au mur! Tu vas quand même pas t'acoquiner avec un espagnol? Si? Ouais je sais, il a un prénom qui ne sonne pas tant espagnol que ça, mais faudrait pas s'y méprendre, c'est pas un Britania quand même. Et puis, il ne veut même pas de moi de toute manière, il n'est même pas content de voir qu'il n'est pas seul, à croire que j'en suis repoussante! Son regard est si froid! C'est bien déprimant, moi qui pensait pouvoir.. Hé! Cesses ce genre de pensées ma vieille!

-Êtes-vous la seule de votre équipage ou bien y a-t-il seulement nous et le macchabée à mes côtés?

Tu vois! Il ne pense qu'à te fausser compagnie, tu le fais fuir! Erm... Je m'égare, pourquoi parle-t-il d'un cadavre maintenant? Bon, on quitte lentement le mur des yeux et on se calme, on respire à fond. Ha oui, je confirme... Il est vraiment b... accompagné d'un macchabé! Je le plains parce qu'à première vue, ce n'est plus l'odeur de poisson qui prédomine de mon côté de la hutte, je n'ose pas imaginer ce que ça doit sentir fort par chez lui, le pauvre... Mais quel courage, il arrive même à tenter de fouiller son compagnon d'infortune (quoique moins infortuné que lui) malgré l'odeur. Je l'aurais fait aussi, mais mon nez aurait eu toutes les peines du monde à le supporter.

- Hé bien, En dehors de nous, il n'y a que le proprio de la cabane qui va et vient, et qui parle tout seul.

Je lui avais parlé avec le ton le plus adorable possible au vu des circonstances, mais en veillant bien à ne pas paraitre comme ces nunuches de la cour en fanfreluches, je ne suis pas une petite nature moi! Mais pour éviter de m'abimer la nuque pour rien, je tentai quand même de me tourner dans le bon sens, à savoir vers mon compagnon. Ce fut un échec partiel vu que les liens étaient assez serrés pour m'entraver lors de ma tentative. Néanmoins, je réussis quand même à effectuer un petit quart de tour, ce qui me reposa la nuque suffisamment pour qu'elle ne soit plus douloureuse.

-Vous avez un moyen de sortir d'ici? Ou du moins pour couper ces liens qui me rattachent à mon ancien compagnon? En coopérant on devrait pouvoir tromper la vigilance des sauvages et chacun rejoindre notre navire, non?

J'examinai d'un air critique sa posture. Non, ce ne serait pas facile de nous détacher et encore moins de nous enfuir. En revanche, j'avais une chance - infime - d'attraper une grosse écharde qui trainait à un bon mètre de moi, qui servirait à user la corde.

- Pour sortir d'ici, il faudrait déjà qu'on puisse se détacher. Pour ça, je vais tenter d'attraper ce bout de bois, la corde a l'air déjà vieille et usée par le sel, ça ne devrait pas prendre trop de temps de me délivrer si j'arrive à l'attraper. Quant à sortir, les allées-venues du pêcheur sont assez imprévisibles, mais à marée basse, il n'est jamais là (d'après le peu que j'ai pu en voir). On a de la chance, on est paumés au milieu de nulle part, ça fait deux jours que je n'ai pas entendu autre chose que le baragouinage incompréhensible du pêcheur. Par contre, j'ignore totalement où nous somme et même si on est encore sur la même île qu'au départ...

Une analyse somme toute bien déplaisante de notre situation, mais il allait falloir nous débrouiller... Ensemble... Raaah ça suffit avec cette idylle! C'est certainement pas le moment! Mais bon, pas de place non plus pour la déprime, c'est pour ce genre de situations de crise que le capitaine m'a laissé la place que j'occupe, je ne dois pas le décevoir... Mes pieds étaient nus, ce qui était un point positif. Je les tendis donc au maximum en direction du bout de bois de notre salut. Je l'effleurai mais le repoussai à la fois. Génial. Bon, on retente le coup. Encore. Et encore. Et encore... Sans abandonner, je m’étirai les jambes pendant de très longues minutes, je pense que j'y ai bien passé 20 minutes avant d'obtenir un petit résultat. au prix d'une écharde dans l'orteil, de mes talons écorchés, de mes chevilles à vif et de mes épaules complètement en vrac à force de tirer dessus, je réussis à rapprocher mon trophée de moi, suffisamment pour soulager mes épaules. En quelques instants, je tenais mon miracle. Je m’accordai quelques instants pour souffler et souris penaudement à Ryann.

- En attendant, va falloir prendre ton mal en patience, et voir si t’arrives à quelque chose de ton côté. Mais si tes cordes sont aussi serrées que les miennes, je comprendrai facilement que tu n’arrives à rien… Elles me font un mal de chien ces saletés.

Je me mis, en parlant, tout de suite au travail. Je ne devais pas perdre un instant puisque j’ignorais quand le pêcheur reviendrait. Et quand il reviendrait, il faudrait que je trouve un moyen de cacher mon outil avant qu’il ne décide de me remettre dans ma position initiale et ne remarque le stratagème…
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L'air ambiant devenait insupportable. Le soleil devait être arrivé à son point le plus haut, et le bois se ressassait de ses rayons sournois, surchauffant la pièce. Pire, la demoiselle Britannia n'aidait en rien à rendre l'atmosphère plus agréable. Une pure buée sonore incompréhensible, perdue entre deux bafouillages et un débit de parole avoisinant celui d'un hyène hystérique. En somme, l'hispanique regardait d'un air perplexe la jeune fille qui décrivait la situation qui les entoure. Comme s'il en avait quelque chose à faire, bon Dieu! Elle avait beau être enfermée depuis deux jours, c'était bien le cadet de ses soucis... Tandis que la miss semblait être en proie d'un conflit intérieur que le garçon ne préférait pas connaître - Dieu seul sait à quel point les pensées de ces exécrables Britannia sont impures - ce même garçon s'écorchait les poignets et les doigts jusqu'au sang afin de se défaire de la corde qui le retenait au macchabée.

- En attendant, va falloir prendre ton mal en patience, et voir si t’arrives à quelque chose de ton côté. Mais si tes cordes sont aussi serrées que les miennes, je comprendrai facilement que tu n’arrives à rien… Elles me font un mal de chien ces saletés.


Relevant la tête, l'Esperanza vit l'un des spectacles les plus saugrenus auxquels il ait assisté de toute sa courte vie. La demoiselle était affalée au sol, tentant avec des crawls de jambes, d'agripper de son orteil nu le bout de bois dans lequel elle avait placé tous ses espoirs. Un « Ah » moqueur ne put être réprimé à la simple vision de cette « sirène » échouée et s'exécutant de façon pseudo-lascive à sauver leurs peaux. Ne désirant pas être hypnotisé par ce spectacle plus longtemps, l'adolescent cherchait de son côté un moyen de se tirer de ce bourbier. Les gémissements et mouvements de la demoiselle ne l'aidait guère dans cette tâche, mais soit, Dieu trouvera sa voie dans toutes situations, aussi pénibles soient elles. Ces belles pensées mystiques semblaient venir à point nommé, puisque le regard de Ryann se hasarda sur un magnifique caillou, juste à deux doigts de sa cuisse. Et pas n'importe quel caillou, non, nous parlons d'un gros caillou de la taille respectable d'un pouce. Oui bon, certes, il n'y avait pas de quoi en faire tout un foin, mais quand on est désespéré, c'est-à-dire ligoté aux côtés d'un cadavre et avoir pour seul compagnon vivant de cellule un pirate qui tente de faire en vain la naïade à la pêche au bout de bois, trouver un caillou est très bien. Pauvre santé mentale...

-J'ai peut-être un moyen de mon côté...

Fébrile, le garçon se déplaça en poussant du bout du pied le défunt afin de toucher le caillou. Peine perdue, il fallait se contorsionner comme la demoiselle pour atteindre le Saint-Graal de l'ustensile bon marché qui vous aide à faire à peu près tout – un couteau-suisse préhistorique en quelque sorte... Jetant un regard vers la pirate, il s'assura qu'elle ne le regarde pas occupé de ... Urgh, imaginer la scène le débecte déjà, donc pas de description, hélas. Le cuissot arrivé enfin près du caillou, le garçon tenta de ramener son pied vers lui pour récupérer l'objet et le ramener près de sa main, là.... Victoire! Alors qu'il tenait avec émotion l'objet de presque toutes les convoitises, d'un geste brusque, il cogna le poteau avec son coude.

CRAC

Crac? Tiens c'est nouveau comme bruit cela. Pas très rassurant. Le garçon s'était figé sous la surprise et regardait, inquiet la demoiselle.

-C'est vous qui...?

Sans avoir le temps de finir sa question, l'un des poteaux rongés jusqu'au cœur, s'affaissait dans un crissement lent et sinistre avant d'emporter avec lui celui auquel l'hispanique était attaché. L'accident se passa en un instant, laissant bouche bée le garçon qui n'avait jamais eu autant envie de prier son Dieu pour la chance qui lui était donnée. Maintenant il suffisait de se relever et enfin dire « au revoir » aux liens qui l'attachait à son ami cadavre. S'époussetant du mieux qu'il put, il chercha du regard la jeune fille Britannia. Après tout, vivante, elle pouvait toujours servir s'il rencontrait ses compères. Un otage ne ferait pas de mal. La nuée de poussière regagnait le sol et c'est à ce moment qu'il la vit.


-Venez et ne perdons pas davantage de temps ici. Le bruit a du alerter le propriétaire des lieux. Je ne sais pas trop ce qui nous attend, mais il vaut mieux mettre de côté nos querelles maritimes pour pouvoir s'en sortir

Belles paroles, vides de sens. Agrippant par le poignet la demoiselle, il partit sans vraiment donner de réponses à ses éventuelles remarques.

~~~

Le contact du sable chaud était vraiment une bénédiction pour le garçon. Les bottes fichues, Ryann dut se faire à l'idée de s'en déchausser pour pouvoir continuer leur fuite sans ralentir leur course. Heureusement la cabane du petit pêcheur conduisait directement sur un large plage de sable fin, évitant une âpre et douloureuse aventure dans la jungle le temps de s'éloigner de leur prison de fortune. Ruminant et pestant contre le sort qui l'avait conduit jusque là, il jetait des regards méfiants vers la jeune Britannia. Qui sait quel coup fourré elle pouvait mettre en place pour se débarrasser de lui? Car oui, une pirate n'aurait bien sûr pas la décence d'être redevable envers celui qui l'a « sauvée », même si cela relevait plus du hasard qu'autre chose...

-Bon, et maintenant, une idée de l'endroit où nous devrions aller pour retrouver nos équipages respectifs. Sans être repéré par les indigènes, ce serait un mieux...

Le soleil commençait à rejoindre doucement l'océan, embrasant le ciel. Au large quelques fumées s'élevaient derrière eux. Pourvu que ce ne soit pas des indigènes à leur trousse.
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PS : 2ème relance, dans quinze jours, sans réponse, je clôture Wink
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Après quelques efforts, je parvins à entamer les liens qui le sciaient les poignets grâce à mon arme de fortune. Pas bien efficace, mais tout de même. Du coin de l’œil, je vis mon compagnon de cellule – moqueur visiblement – tenter la même chose de son côté avec un caillou. Tsss, je me demandai bien ce qui m’avait pris de le trouver séduisant, il vaut pas mieux que tous les mecs en fait. Tous des ingrats trop fiers pour admettre quoi que ce soit. Soupirant de désespoir, je continuai la tâche que je m’étais assignée, jusqu’au moment où retentir un CRACK retentissant. Je relevai la tête quand il commença à parler, mais il n’eut même pas le temps de finir sa phrase que le poteau auquel il était attaché s’effondra presque sur lui. Le bruit me fit sursauter et je dérapai avec mon écharde émoussée, réussissant à m’entailler le bras au passage. Bon, en parallèle, je parvins tout de même à me libérer, ce qui n’est pas si mal au final. L’espagnol trancha net les liens qui l’unissaient au cadavre pourrissant au moment où moi-même me relevai en jetant mon arme de fortune.

-Venez et ne perdons pas davantage de temps ici. Le bruit a du alerter le propriétaire des lieux. Je ne sais pas trop ce qui nous attend, mais il vaut mieux mettre de côté nos querelles maritimes pour pouvoir s'en sortir

Le temps d’un coup d’œil et il filait hors de la case en m’agrippant le poignet. Je secouai mon bras pour me dégager de l’étreinte et récupérer le manteau du capitaine avant de partir. J’allais déjà me prendre un savon suffisamment puissant comme ça, inutile d’abîmer ou d’oublier son manteau en plus… Puis je m’élançai à la suite du fanatique convaincu – comme tout Esperanza qui se respecte en gros – pieds nus dans le sable chaud. Brûlant même sous le soleil, mais qu’importe.

-Bon, et maintenant, une idée de l'endroit où nous devrions aller pour retrouver nos équipages respectifs. Sans être repéré par les indigènes, ce serait un mieux...

Je regardai autour de moi pour trouver une solution. Evidemment, ni l’un ni l’autre ne souhaitions nous retrouver à nouveau aux mains de ces sauvages. Mais par où aller, bonne question. A en juger par le soleil, je dirais que nous étions au sud de l’endroit où j’avais débarqué 3 jours plus tôt. Nul doute qu’il refuserait d’approcher à moins d’une lieue d’un équipage Britania, mais s’il voulait vivre, il n’avait pas le choix. M’enfin encore fallait-il que l’équipage en question fut resté si longtemps…

- Vers le nord, c’est tout ce que je peux dire, on n’a qu’à suivre la plage, pas moyen de savoir si on va leur tomber dessus de toute manière.

Y aura plus qu’à la jouer discret et contourner l’île pour ne pas se perdre en route.
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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