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Je t'en foutrai moi des "Bonne Année" {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
▌Age du joueur : 32
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Toute résistance est inutile face à Cthulhu, Nosferatu et leurs sbires. Vous l’avez appris à vos dépends. Vous voici donc dans la salle de torture, attendant un jugement qui ne serait vous plaire, pour sûr. Enchaîné au mur, vous allez assister au spectacle en direct, si ce n’est pas magnifique ? La Folie est sadique, vous venez de le découvrir, alors vous allez non seulement devoir subir les cris d’agonie de vos camarades rebelles mais vous allez aussi découvrir ce qui vous attend. A votre plus grand déplaisir, vous découvrez des engins de torture dont vous ne connaissiez même pas l’existence.

On vous demande au minimum un rp, histoire de présenter votre ressenti face à la conclusion de l’intrigue de Nouvel An. Vous pouvez ensuite ‘quitter ce rp’ et aller jouer dans les autres zones de jeu. OU. Vous pouvez continuer et ‘entrer’ dans le jeu de l’ombre en détaillant votre ‘interrogatoire et la torture qui s’ensuit’. A vous de décider. Les plus méritants seront récompensés Wink Bon jeu !
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
▌Age du joueur : 30
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Enchaîné à ce mur aux pierres glacées, je ne parvenais pas à détacher mon regard du cadavre qui gisait à mes pieds. Comment avait-on pu en arriver là ? Nous voulions juste célébrer la nouvelle année alors pourquoi fallait-il que cela ait viré au cauchemar ? Un cri plaintif m’arracha à cette contemplation macabre. Impuissant, je regardais l’un des « prisonniers » ramper pour échapper à son agresseur. En vain, la chose l’avait rattrapé en un battement de cils et… La bile me remonta à la gorge et je fermais les yeux pour ne pas voir la suite. Je refusais de voir cette personne se faire tuer devant moi. Malheureusement, mon imagination était suffisamment inspirée par les bruits environnants que pour visualiser la scène avec toute la clarté qu’aurait pu me conférer mes yeux. Nous n’avions rien demandé, nous étions innocents ! Pourquoi fallait-il souffrir ainsi ? Était-ce le prix à payer pour avoir refusé de courber l’échine face à ces créatures sorties tout droit des Enfers ? Si c’était le cas, la note était salée. Mais qu’importe le prix, jamais je ne regretterai de m'être rebellé.

Here I stand, helpless and left for dead
Si seulement j’avais pu bouger ! Ces foutus chaînes m’entravaient et je n’avais d’autre choix que d’assister aux tortures, impuissant comme jamais. Un bref regard à ma gauche me prouva que je n’étais pas le seul à désespérer de la situation. Matthew n’était pas bien mieux loti que moi. Il avait la lèvre en sang et une ecchymose commençait à se former autour de son œil droit. Nous nous étions tous deux dressés contre ces monstres, formant une barrière pour protéger celle qui comptait plus que tout au monde à nos yeux. S’il était possible de « voir un bon côté » à cette situation, c’était que nous avions fait un trait sur nos récents différents afin de lutter ensemble pour sauver notre amie. Malheureusement, nos efforts n’avaient guère été couronné de succès. Le nombre croissant d’ennemis avait eu raison de nous. Je m’étais réveillé quelques heures plus tôt (où bien était-ce seulement quelques minutes ?) dans cette pièce froide comme la mort. Je n’avais cessé depuis lors de me demander ce qui était arrivé à Margaret. Avait-elle été emmenée ailleurs ? Ou bien… ?

Hold on! Hold on!!
La peur au ventre, je luttais de toutes mes forces contre les scénarios morbides qui s’immisçaient insidieusement dans mon esprit. Margy… S’il existait une quelconque divinité, j’espérais qu’elle ferait preuve de clémence et protégerait ma petite sœur de cœur. Il était hors de question que ces saletés fassent du mal à mes proches. Mes deux meilleurs amis étaient les derniers fragments d’un passé désormais bien loin derrière moi… Je me refusais à rester inactif, à attendre qu’ils se fassent happer par la mort à leur tour et qu’ils disparaissent comme le reste, me laissant seul. “ Tiens bon Ruthel ! Tiens le coup mon ange ! ” Comme j’aurai aimé que tu sois là, maman… Tu n’aurais rien pu faire mais ta présence à mes côtés m’aurait un tant soit peu calmé, apaisé. Soudain, la porte s’ouvrit sur deux nouvelles têtes hélas bien trop connues… Même si j’adorais Tanis, j’aurai tant souhaité qu’il ne se retrouve jamais en ces lieux. Vu son caractère affable, je doutais qu’il se soit rebellé. Était-il là uniquement pour satisfaire les besoins morbides et sanglants de Nathaniel ?

Easy to find what's wrong. Harder to find what's right!
Nathaniel… Ce prénom désormais synonyme d’horreur résonnait en boucle dans ma tête. Plus je réfléchissais au problème et moins je parvenais à le comprendre. Bien qu’un peu loufoque, ce type ne m’avait jamais paru malsain auparavant. Il était fou, certes, mais… Qui était-il réellement ? Je ne cessais de revivre les récents évènements, me remémorant ses paroles plus qu’étranges à notre égard. Je n’aurai pu dire ce qui m’horripilait le plus : de m’être fait floué par ce type de manière déconcertante ou bien d’avoir encore l’infime espoir qu’il s’agisse d’une erreur et qu’il ne soit en rien responsable de toute cette histoire. Jamais je n’aurai osé avouer cette vérité, celle-ci me répugnait déjà bien assez sans que je n’ajoute le regard outré des autres. Car les faits étaient bel et bien là : j’espérais qu’il s’agisse d’une mascarade, que cet homme ne soit pas Nathaniel et que tout rentre dans l’ordre… “ Ne pactise pas avec l’ennemi, il ne mérite pas ta sympathie ! ” Si la raison n’avait pas réussi à gagner jusqu’ici, voir Tanis être attaché à cette chaise brisa les dernières barrières que j’avais apposées.

I can see right through all your empty lies
Si seulement j’avais été libéré, je lui aurai fait ravaler ce foutu sourire satisfait à cet O’Bryan de malheur ! Comment avais-je pu une seule seconde espérer que cette histoire ne soit qu’une vaste comédie ? Il ne s’agissait pas d’un spectacle macabre auquel Nathaniel aurait assisté malgré lui. Non… Ses yeux pétillaient d’une joie qu’il dissimulait bien mal… Comment était-ce possible ? Ce monstre admirait la torture de ce pauvre Tanis, ordonnant quelques coups supplémentaires quand les cris de la pauvre victime n’étaient pas suffisamment aiguës au goût de sa « majesté ». “ Ton ami ne restera pas bien longtemps dans ce monde si décadent ”. L’incongruité du moment m’obligeait à me demander si cette phrase avait été prononcé par notre bourreau ou si je l’avais imaginé. Tremblant de la tête aux pieds, je ne parvenais pas à détacher mon regard de cet ami qui se mourrait à petit feu sous mes yeux. Bientôt, les crispations de sa dextre cessèrent et tout ce que je rencontrais fut deux orbes vidées de toute vie… Je ne saurai dire ce que j'ai pu crier face à cette injustice.

I am feeling your cold dead eyes stealing the life of mine…
Mais une chose était sûre, je hurlais à m’en arracher les poumons. Qui aurait pu rester stoïque face à la mort d’un camarade ? Mes cris s’accompagnèrent d’une féroce envie de tout casser mais j’avais beau me débattre, ces maudites chaînes me coupaient toute initiative. O’Bryan allait payer ! Qu’importe le temps qu’il me faudrait, qu’importe les moyens, je vengerai Tanis et toutes les victimes tombées sous les coups de ce malade mental. Je m’en foutais bien désormais de savoir qui se cachait sous ce masque qu’était Nathaniel O’Bryan. Tout ce qui m’importait, c’était la vengeance. Matthew semblait animer des mêmes convictions mais il restait muré dans un silence pesant. Pourquoi ? C’est alors que je compris : Margaret. Nous voulions tous deux résister, nous battre pour la liberté. Mais étions-nous prêts à risquer la vie de notre amie ? Si nous nous affichions aussi ouvertement, elle deviendrait à coup sûr la cible de l’ennemi. Ce constat me vida de toute mon énergie… Le désespoir m’assaillit tandis que les larmes dévalaient le long de mes joues. Etions-nous tous condamnés?


▌Date d'arrivée : 31/03/2011
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Qu'il est beau, qu'il est dodu le magnifique maton ventru! Ça donnerait presque envie de faire « squitch, squitch » dans sa bedaine si seulement il s'appelait Winnie! Mais par un heureux coup du hasard, il s'appelait justement Winnie le Maton, du moins c'est ce que ses gargarismes et les grincements de ses chaussures disaient en faisant « Neee, weeee, neeee, weee »! Jamie Porcinet s'en serait réjoui s'il n'était pas attaché à un méchant pot à miel qui ressemblait à un mur. Hum, bizarre, bizarre... Si seulement Coco Lapin Le Blond au Nom Blanc pouvait grignoter une carotte et avoir des super-incisives, mais bon, il semblait plus occupé à maudire Winnie qui avait pris son miel. Étrange histoire...

Alors qu'il se demandait si un jour il pourrait s'attacher un ballon de baudruche à la taille pour se débarrasser du pot de miel, Tigrou le Fou Follet Faux Filet et Petit Gourou Adorateur de Vaches en Jambières entrèrent dans la pièce. Oh n-n-n-non... P-p-p-pas lui. E-e-e-enfin s-s-si Petit g-g-gourou oui, mais pas l-l-l-l-l'autre! C'est alors que Porcinet se mit à hurler comme un porc dans un abattoir! D'un côté, ça vaut mieux car s'il meuglait ce serait dérangeant... Gigotant comme la queue magique de Bourriquet, qui a la chance de ne pas être là, Jamie pleura à la simple vue du Tigrou Fou Furieux de Fantaisie Farfadette. Manque de pot de miel, notre petit cochonnet allait devoir enduré la vue du rayé blond plus longtemps! C-c-c-crotte d'âne et saperlipopette! Tigrounet était d'humeur Festive et avait envie de Farfouiller dans la Fourrure de Petit Gourou.

Ne pouvant pas supporter davantage, Porcinet se mit à entonner une parole qui lui a été inspirée à l'instant parce que c'était mieux et puis la vue de Winnie est des plus agréables, à se demander comment il encaisse autant de miel.


« W-w-w-winnie l'Ourson, W-w-w-winnie l'Ourson!
Tout p-p-p-petit tout rond e-e-et tout mignon!
Win-n-nnie l'Ourson, Winnie l'Ours-s-son!
Entouré de t-t-t-tous ses compagnons! 
»

Le tout repris en canon par Coco Lapin Black and White Michael Jackson, bien que c'était pas vraiment les mêmes paroles, Jamie aurait bien pleuré s'il n'était pas déjà occupé de le faire. Ouvrant à nouveau les yeux pour voir si Tigrounounours était parti, Porcinet manqua de finir en jambon nerveux en voyant que Petit Gourou avait fini dans le pays des fausses peluches, sans vaches à guêpières... Désespéré de voir une peluche aussi hyperactive, tout son contraire, Porcinet se retourna vers Coco Lapin et lui dit:

-Coco... Coco? Touki touki touk!

Ou ce qui voulait aussi signifier, en vérité:

-Je crois qu'on a besoin d'aide...


Mais pas d'oiseau martien à la rescousse... Ma parole, pense, pense, pense, Porcinet sinon tu vas finir en côtes de porc sauce lapin!


Spoiler:
 
▌Date d'arrivée : 21/06/2011
▌Age du joueur : 30
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Je savais ce que je trouverai devant moi avant même d’ouvrir les yeux. J’avais beau travailler dans la police, l’odeur du sang n’était pas quelque chose à laquelle on s’habituait facilement. Edward m’avait pourtant dit un jour que je finirai par m’y faire. “Tu en verras tellement au cours de ta carrière, gamin, que ça ne te fera plus rien” I guess it won’t be for this time dear brother. Even if it would have been the case, it’s not like if I could have said it to you since you are… No, stop thinking about this. Je lâchais un faible soupir tandis qu’un hurlement strident me parvint aux oreilles. Le visage tuméfié, couvert de sang, il était devenu difficile d’identifier la victime qui gisait à nos pieds. Tout ceci n’avait aucun sens. Comment avions-nous pu débarquer dans cet enfer ? Tout semblait pourtant normal (autant que faire se peut dans cet hôtel de l’étrange, certes) et puis… En l’espace d’une seconde, nos vies avaient basculé. Pourrions-nous seulement revenir à nos vies d’antan ? Il fallait que cela s’arrête. C’était un cauchemar, cela ne pouvait pas être vrai… Non…

Why… ? Stop this ! Stop it !! Just let him go. He didn’t do anything to deserve th… Aaaargh!
Je n’aurais jamais cru voir un jour mon arme de service se retourner contre moi. Cet homme, ce… Ce monstre la pointait à bout portant tandis que le sang coulait à gros bouillon depuis mon épaule droite. Et en plus de ça, il souriait ! You, son of a ****. Monsieur voulait que l’on se taise pendant qu’il nous massacrait les uns après les autres. J’aurais bien hurlé sous la douleur mais je me devais de me taire. Je mordais l’intérieur des joues pour rester silencieux. Je ne pouvais pas hurler. Cela aurait bien trop fait plaisir à notre bourreau mais surtout… Je ne pouvais pas faire preuve de faiblesse alors qu’un autre rampait sous mes yeux pour survivre. Impuissant, j’eus à peine le temps de reconnaître Tanis Kanashi baignant à nos pieds dans une mare de sang avant que ce dernier ne s’en aille à jamais. Je refoulais tant bien que mal les larmes qui menaçaient de tomber. C’était juste trop. Il n’y avait pas d’autre mot. Pourquoi fallait-il que ce malade tue un innocent ? Pourquoi nous ?!? Pourquoi ?!? Pourq-u-o-i ?!? Bon sang !! Ce malade méritait… Il… Il payerait pour les actes d’atrocité qu’il commettait.

I swear it to God, you will pay for this O’Bryan ! Maybe not today, neither tomorrow… But watch your back because we won’t surrender to… Aaaargh!
Décidemment, ce psychopathe n’aimait vraiment pas qu’on lui vole la vedette. Il fallait se taire, encaisser et crever pour le contenter. Qui était-il réellement ? Je n’avais fait que le croiser de temps à autre au détour d’un couloir. Nous n’avions jamais vraiment fait connaissance et maintenant, je le regrettais, en un sens. Si j’avais discuté avec lui, peut-être aurais-je pu déceler un quelconque symptôme. J’aurais dû prévenir tout ceci… J’aurais… “Just shut up will ya’ ? Seriously bro’, it has been way too much long a time you stayed in America. Now, you’re just thinking like this idiot of a co-worker! You are n-o-t a bloody hero, understood?” Il avait raison, je n’étais pas un héros. Mais j’étais policier et j’avais fait le serment de protéger les citoyens de ce pays ! Je ne pouvais tout de même pas rester les bras croisés sans rien faire ! “Yeah, sure but… Just keep a low profile, got it ? If you die… You won’t help anyone. You’re not in a position to play the little rebellious cop.” Oui mais… Merveilleux, voilà que je me mettais à parler avec un mort…

I’m becoming delirious.
Coco... Coco? Touki touki touk!
And apparently, I’m not the only one… Listen boy, I don’t understand a single word but… Don’t you worry, ok? We’re going to make it through, got it? Stay calm. Everything’s going to be alright…
Comment pouvais-je lui assurer que nous allions sortir vivant de cet enfer? Tanis venait de mourir sous nos yeux et l’autre cinglé en rigolait. Il tapait des mains comme un gamin qui applaudirait devant un tour de magie. Bon sang… J’aurais tant souhaité que tout ceci ne soit qu’un simple cauchemar. La douleur lancinante dans mon épaule devenait de plus en plus insupportable. Mais jamais je ne ferai le plaisir à ce tordu de me plaindre, j-a-m-a-i-s ! Jetant un rapide coup d’œil dans les environs, je remarquais deux autres occupants que je n’avais, encore une fois, que brièvement croiser. Et John. Pour la première fois de ma vie, je fus rassuré qu’il soit présent à mes côtés. Je n’étais pas seul dans cette galère, on finirait par s’en sortir. Il le fallait. On ne pouvait pas mourir dans cet endroit, n’est-ce pas ? Lui qui voulait devenir un héros, c’était le moment ou jamais. On devait s’en sortir, planifier une contre-attaque et se rebeller. Mais surtout, on devait s’assurer qu’aucun autre innocent ne périsse sous les coups de ce malade. Ce… monstre… Ce psychopathe !
▌Date d'arrivée : 02/12/2009
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Le corps tremblant, la poupée baignait dans son sang. Elle implorait, elle pleurait, mais jamais, son bourreau ne s’en souciait. L’Ombre voulait s’amuser. Elle ordonna donc de continuer cette attaque de forcenés. Les matons frappaient, la Folie acclamait et les autres prisonniers doucement se réveillaient. Quoi de plus jouissif, quand le public admire votre chef d’œuvre d’un œil attentif. Le premier à quitter les limbes du sommeil fut son Alice adorée. ‘ Pourquoi cet air empli de haine si la blondinette t’aime à en perdre haleine ?’ L’Ombre faisait douter la Folie. Bientôt la poupée attaquée perdit toute vitalité mais d’autres victimes les rejoignaient et la Folie souriait. Parmi eux se trouvait Tanis Kanashi. Nathaniel remarqua son arrivée et se mit à sourire d’un air carnassier. Ruthel voulait résister ? Tant pis, Nathaniel se vengerait sur son ami, tuant ce dernier sous leurs yeux ébahis. Ruthel n’aurait pas dû se retrouver là, il n’aurait pas dû s’opposer aux matons là-bas.

Du coup, l’Ombre avait décidé de le blesser un tantinet, histoire de le ramener sur le bon chemin, vers une meilleure destinée. Le chapelier ne serait plus rien si sa belle Alice l’abandonnait. ‘Mais si, tu m’auras moi, alors ne déprime pas’ Tanis implorait et Nathaniel frappait. Les matons s’étaient reculé, laissant leur maître frapper à souhait. La Folie n’avait rien remarqué, continuant de frapper comme si rien d’autre ne comptait. Pourtant, il entendit clairement quand le policier se mit à l’invectiver. ‘Tu ne comptes pas le laisser te menacer sans broncher ?’ Non, le Fou jamais ne le laisserait faire sans riposter. Il était hors de question de perdre une quelconque autorité face à ce policier anglais. Il allait le massacrer mais il comptait surtout le faire agoniser car le tuer pour le tuer ne serait pas marrant, il fallait bien l’avouer. ‘Oh oui, faisons-le souffrir, ce sera plus drôle que de le voir simplement mourir’. Délaissant Tanis, le Fou s’avança vers sa nouvelle Némésis.


La petite poupée de chiffon est décidément bien trop bavarde. Trop bavarde, oui. Oui, oui, oui, il va falloir la faire taire. Oh que oui ! Et si on l’étranglait ?!? Non, il ne faut pas casser ses jouets, papa nous l’a dit. Oui, tu as raison, sans jouer, nous ne pouvons pas nous amuser. Oui, oui, il nous faut être précautionneux. Que faire alors ? Et si nous lui tirions dessus ? Hihihi, mais bien sûr, ça sera marrant de le voir souffrir céans. Blesser par sa propre arme, qui plus est ! Oh que nous sommes diaboliques.

Il quitta le cadavre sans vie du petit Tanis Kanashi. Il se dirigea vers la table de tortures et y prit l’arme de service du policier Arthur. Il fit demi-tour et tira sans détour. Le policier fut coupé en plein élan grâce au coup porté. ‘Niark, niark, niark, regarde-le agoniser ce petit poulet grillé’ Mais pourtant jamais le policier ne se mit à hurler. Il restait fier face à l’adversité et cela énervait la Folie comme jamais. Ce dernier s’attaqua à nouveau à son ancienne poupée, la battant et la frappant sans jamais s’arrêter. La vie, lentement s’étiolait, et bientôt on ne vit plus rien qu’une nouvelle poupée brisée. Nathaniel, pourtant, continuait de frapper, s’acharnant comme jamais. Les mains ensanglantés, il rigolait tel le dément qu’il était. Sous le regard dégoûté des autres prisonniers. Le Fou jamais n’entendit quand sa petite Alice se mit à hurler à grand cri. Il ne remarqua guère plus quand son torturé se mit à délirer face au spectacle qu’il voyait.

I swear it to God, you will pay for this O’Bryan ! Maybe not today, neither tomorrow… But watch your back because we won’t surrender to… Aaaargh!
Il parle décidément beaucoup trop le petit policier. Oh oui, il parle trop le poulet, faisons le griller ! Et si nous brûlions sa cervelle ?!? Non, non, non, il faut qu’il puisse être conscient des tortures qu’on va lui infliger, sinon ça ne sera pas marrant. Une autre balle pour notre agent fédéral ? Il n’y aura plus aucun effet de surprise. Je veux qu’on le martyrise ! Et si nous faisions preuve d’imagination ?!? Comment donc mon mignon ?! Oh mais oui, attaquons l’autre pardi ! Tu pensais être privilégié ? Ma foi, admire l’autre morfler, ça sera plus drôle tu sais. Tu vas grogner, tu vas nous détester et moi je vais adorer !


Lâchant le pistolet, la Folie s’avança jusqu’à la hauteur de son torturé. Le policier pensait faire diversion ? Quel idiot cet homme de Cro-Magnon. Il ne gagnerait pas ainsi, le seul maître ici, c’était la Folie. Qui devait souffrir ? Qui devait mourir ? Seul Nathaniel pouvait choisir. Il sortit de sa poche un taser, volé à l’autre grand parleur, et sourit d’un air farceur avant de le présenter sous les yeux du jeune porcinet malheureux. La viande de cochon grillée, rien de telle pour un excellent petit déjeuner ! Un petit coup de taser, mal réglé pour augmenter la douleur, et notre jeune Folie se mit à rigoler, hihihi. ‘Le spectacle est-il à notre convenance ? Oh que oui’ L’Ombre appréciait, elle anticipait ce qui allait se passer. Le Fou, quant à lui, attaquait sans merci. Il avait cinq hommes à sa portée, cinq poupées à désarticuler. Les matons l’observaient tout en amassant les corps près de la porte d’entrée. Nathaniel ne comptait pas en tuer d’autres, non, il faut garder des jouets mais… Qui a dit qu’ils ne devaient pas morfler ?
▌Date d'arrivée : 09/12/2009
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Je n’étais pas au bout de mes peines… Tanis n’était que le commencement de cette tragique épopée dont nous étions devenus les héros malgré nous… La mort n’était semblait-t-il pas suffisamment satisfaite. Elle était avide, assoiffée de sang tout comme l’était Nathaniel. Elle voulait voir nos têtes tomber et elle avait vraisemblablement trouvé en O’Bryan sa nouvelle faucheuse d’âmes. Les larmes perlaient le long de mes joues à mesure que la rage se transformait immuablement en désespoir. Je voulais me battre mais j’avais Margaret à protéger et… Pouvais-je prendre le risque ? Je n’en savais rien. Je n’étais plus sûr de rien et… “I swear it to God, you will pay for this O’Bryan” Cette voix qui m’était si peu familière résonna dans ma tête comme un chant de guerre. Margaret serait en danger, c’était sûr, mais si nous nous battions Mattie et moi-même, nous ne serions pas seuls dans cette bataille. D’autres nous suivraient, j’en avais désormais l’intime conviction. Il suffisait de voir la force avec laquelle se débattait ce policier pour comprendre que nous ne serions pas seuls.

Rise up and take the power back
J’avais hurlé comme si ce coup de feu m’était destiné, comme si ce n’était pas Clifford qui avait été touché. Et lui, qu’avait-il fait? Il avait souri. Certes, son sourire était tordu de douleur mais il souriait. Il refusait de courber l’échine devant ce malade qu’était Nathaniel. Et là, contre toute attente, alors que Clifford était blessé, alors que Nathaniel rigolait, tandis que Mattie et moi-même on se débattait, je finis par comprendre. La lumière se fit comme on le dit si bien. J’avais compris une chose : ce psychopathe aurait beau nous torturer, nous ne baisserions pas les bras. On se battrait pour déjouer ses mauvais tours et nous vaincrions. Et Clifford serait sans doute l’un des chefs de file de la rébellion. Il suffisait de voir le calme olympien dont il faisait preuve, ou encore cette volonté de rassurer Jamie alors qu’il saignait abondamment. “Don’t you worry, ok? We’re going to make it through, got it ? Stay calm” J’avais envie d’y croire. Je voulais penser qu’on sortirait vivants de cette histoire digne des pires films d’horreur. Je voulais me convaincre que tout allait bien se passer…

We have to unify and watch our flag ascend
J’eus un autre déclic quand je vis le sourire sadique que nous offrait Nathaniel. Il nous fallait faire profil bas avant de lancer une offensive de masse. Si nous poursuivions sur la lancée instaurée par ce policier, on allait tous y passer. J’étais prêt à souffrir mais… Je refusais de voir des innocents souffrir. J’étais contre les dommages collatéraux. Je n’acceptais pas que d’autres souffrent comme c’était désormais le cas de ce pauvre Jamie. J’hurlais à nouveau mais ma voix n’avait plus autant de force. Je m’étais trop fatigué à force de hurler tout mon désespoir, ma haine, ma rage et ma tristesse, le tout mêlé parfaitement à l’unisson. « Tu vas nous détester et moi je vais adorer » Ce type était un vrai psychopathe suffisamment taré que pour se parler à lui-même comme s’ils étaient deux dans ce foutu corps ! C’est pourquoi nous devions faire profil bas. On devait mordre sur notre chique, le temps que les choses se tassent. On aurait ainsi une chance de sortir de ce trou à rats. Sinon, nous étions foutus. Il était en position de force après tout : on était enchainés, perdus et blessés.

Come let the revolution take it's toll
Nathaniel s’était reculé, s’éloignant de ce pauvre Jamie blessé et j’en avais profité. J’avais murmuré à l’autre policier qu’il devait se calmer. ‘Si vous continuez ainsi, on finira tous dans la tombe. Faut faire profil bas, on se rebellera ensuite’ J’avais hésité une microseconde à prononcer ces derniers mots mais… O’Bryan était à l’autre bout de la pièce, en train de rire aux éclats, balançant le taser d’une main à l’autre. Il y avait peu de chances pour qu’il m’entende alors j’avais risqué le tout pour le tout. Il fallait que Clifford comprenne que moins nous en dirions plus nous aurions de chance de nous en sortir vivants. Depuis… Depuis… Depuis la mort de… T.a.n.i.s, Nathaniel agissait cruellement uniquement lorsque nous nous targuions d’être indifférents à ses supplices. On pouvait donc penser qu’il finirait par se lasser de nous si nous finissions par ne plus opposer aucune résistance ? Peut-être serait-il tel un gamin qui viendrait de prendre conscience que ses jouets sont déjà cassés ? Si nous n’avions plus d’intérêt, on pouvait espérer qu’il nous renverrait avec les autres au lieu de… au lieu de…

We should never be afraid to die
Une infime partie de mon être priait pour que cet homme que je croyais connaître agisse ainsi. Je priais pour qu’il ne soit pas devenu totalement incontrôlable et imprévisible car si c’était le cas… Mieux valait ne pas y penser car si c’était bien le cas, nous ne sortirions pas vivants d’ici. Ni aujourd’hui. Ni demain. Ni jamais. Une larme perla à nouveau et je finis par me demander où j’arrivais encore à trouver la force pour pleurer. J’avais mal partout, je ne sentais plus mes bras, je… Ça aurait été si facile de s’endormir et de ne jamais plus se réveiller. Si facile et pourtant… Une tignasse blonde se dessina devant moi : Margaret. Je voulais la voir en robe blanche. Je voulais voir leurs gosses jouer devant moi, je voulais être le parrain de leur premier gamin. Alors je devais rester éveillé et me battre. Je finis par détacher mon regard de ce fou qui nous torturait pour accrocher mes yeux couleur noisette dans ceux de mon frangin. À nous deux, on finirait par s’en sortir. On avait fait la promesse de vivre de folles aventures et il était hors de question que ce malade mental nous en empêche.


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