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Je t'en foutrai moi des "Bonne Année" {Intrigue}
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▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Toute résistance est inutile face à Cthulhu, Nosferatu et leurs sbires. Vous l’aviez bien compris, contrairement aux autres. C’est ainsi que vous avez suivi gentiment vos nouveaux tortionnaires. Vous avez été propulsés dans votre nouveau « chez vous » sans cérémonie par notre ami Cthulhu chéri. Que vous ayez été blessés au cours de la soirée ou non, vous vous retrouvez sur une paillasse crasseuse et devez admettre la vérité : vous êtes plutôt mal barrés. Certains se mettent en tête d’aider les blessés, d’autres de survivre et enfin les derniers essaient de comprendre ce qui vient de se passer. Les plus vindicatifs imaginent déjà des plans farfelus pour s’enfuir avant de finir au menu du jour.

On vous demande au minimum un rp, histoire de présenter votre ressenti face à la conclusion de l’intrigue de Nouvel An. Vous pouvez ensuite ‘quitter ce rp’ et aller jouer dans les autres zones de jeu. OU. Vous pouvez continuer et ‘entrer’ dans le jeu en aidant les blessés, en essayant d’inventer des plans pour vous sauver, que sais-je. Les plus méritants seront récompensés Wink Bon jeu !
▌Date d'arrivée : 09/06/2011
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« Réveille-toi » Chuut Kunst', veux-tu bien laisser ton maître dormir espèce de sale traître ? « Ne meurs pas, s’il-te-plaît ! » Mais quelle idée, la perfection jamais ne disparaît gros trouffion. Puis, sincèrement, depuis quand un poisson rouge avait-il conscience de la mort d’abord ? Il y avait anguille sous roche, allez, ouvre les yeux tête de pioche. « Uuuugh… » Il n’y avait pourtant aucune luminosité qui aurait pu expliquer ce grognement digne d’un goret. Alors pourquoi diable le gamin se mettait-il à gémir à n’en plus finir tel un sagouin ? « Ne bouge pas, tu rouvres la plaie à chaque fois ». Dites-donc, mais c’est qu’il m’a l’air bien intelligent notre poisson rouge et argent. Allez, ouvre les yeux histoire de voir ce qui se passe palsambleu. Le bouc émissaire tenta de se défaire de cette torpeur qui semblait si salutaire. Il fallait se réveiller et découvrir l’identité de ce poisson soudain bien cultivé nom de nom. Bâtant des paupières avec difficulté, Matt finit par se retrouvez nez-à-nez avec une paillasse poisseuse à souhait.

L’odeur ferreuse qui s’en dégageait lui refila la nausée et il dût se retenir à grande peine de ne pas vomir tout ce qu’il avait avalé de la semaine. La vie reprenait lentement ses droits comme en témoignaient le petit picotement au boit de ses doigts. « Bon retour parmi les vivants ! » L’inconnu(e) était bien trop bon que pour être son poisson. A moins que ce ne soit sa grande taille qui laissa perplexe notre marmaille? Le jeune adolescent essaya de s’habituer à l’obscurité qui l’entourait mais sans grand succès. Il ne parvenait pas à déterminer qui était ce bienfaiteur masqué. En temps normal, il aurait persévéré mais la douleur dans son ventre l’en empêchait. Soudain, tout revint en mémoire jusqu’au moindre détail de cette soirée noire. Cet homme étrange avait invoquer un poulpe sur pattes tout potelé. Cette chose avait voulu massacrer son cousin adoré alors notre jeune zéro s’était interposé. Bien évidemment, face à un monstre trois fois plus grand, le gamin ne fit pas le poids un seul instant.

Il s’était fait massacrer et plus que jamais il avait cru que son dernier instant était arrivé. Gisant aux pieds de Jamie, Matt avait entendu de nombreux cris. Impossible de dire s’il s’agissait d’amis ou d’ennemis, sa vision s’était faite trouble et il s’était endormi. La suite lui était inconnue mais sans doute qu’il avait été amené ici par une quelconque force inconnue. Jamie ! Où était-il ? Peu lui importait tant que son cousin était en sécurité ! Matt voulut se redresser mais son mystérieux bienheureux le maintenait clouer sur cette paille toute imbibée de ce rouge coloré. Avait-il perdu autant de sang ? Pas étonnant qu’il se sentait plus léger qu’auparavant… Oui, vous ne rêvez pas, d’autres feraient une crise en découvrant cela mais Matt certainement pas. Il remarque juste qu’il est moins lourd et se félicite de ce petit tour. La douleur le rappela à l’ordre comme un serpent voudrait vous mordre. Elle était lancinante, lui indiquant qu’elle pourrait être plus mordante s’il arrêtait de gesticuler telle une salamandre.

    « Jamie ! Où es-il ? Où sommes-nous ? Qu’est-ce que c’est que cette pièce ? Jamie va bien ? »

« Calme-toi gamin. Ton cousin va bien, sûrement. » Était-ce sensé le rassurer ? Il fallait bien l’avouer, cela n’avait guère fonctionner. Son adorable bienfaiteur ne semblait pas faire grand cas de son âme-sœur. Oui, Jamie était son autre moitié, celle sans laquelle il ne savait respirer. Matt ne s’inquiétait plus désormais si l’hémorragie persistait. Tout ce qui comptait, c’était de retrouver Jamie et tant pis si son corps ne pouvait pas s’en assurer. Il forcerait les choses et qu’importe ce qu’il adviendrait. Il se remit à gesticuler et ô diable la douleur elle pouvait bien aller se carrer là où il pensait. Mais c’était sans compter sur son merveilleux bienfaiteur qui ne comptait pas l’aider à se relever. Bien au contraire, ce dernier voulait s’assurer qu’il reste cloué bien comme il l’était. « Tes plaies se rouvrent espèce d’idiot, arrête de gesticuler comme un asticot ». Malheureux, tu ne comptes pas raisonner ce jeune gueux ? Il n’y a pas plus têtu qu’un McCravatt alors prépare-toi à le soigner à la hâte car…

    « Hors de question d’entrer au champ d’honneur de si bonne heure ! Je n’ai pas renoncé à l’amour de ma vie pour me faire écraser ici par cette chose tentaculaire à l’air patibulaire ! Allez… »

L’imbécile essaya de se relever mais sans grand succès. Il ne réussit qu’à rouvrir sa plaie et à nous sortir une plainte déchirante à souhait. On est idiot ou on ne l’est pas, croyez-moi, cela ne s’improvise pas. Le mystérieux bienfaiteur avait pourtant prévenu notre saule pleureur que son acte ne lui apporterait que malheur… Tout occupé à crier, Matt ne s’apercevait même pas de ce qui l’entourait. Les autres clients s’affairaient autour de lui, posant un tissu pour arrêter l’hémorragie. A ce rythme-là, il ne tiendrait pas bien longtemps croyez-moi. Mais quand on est dans une prison (ou quelque chose qui s’en approche dirait-on), difficile de trouver de quoi rafistoler un gamin tout amoché. A travers ses plaintes perçaient le prénom de son cousin que tous connaissaient. Où était-il ? Matt l’ignorait mais ce qu’il aurait payé cher et vilain pour voir le visage de son cousin. La douleur finit par gagner la bataille et notre jeune marmaille finit par s’évanouir sur la paille. « Tiens bon gamin ! »
▌Date d'arrivée : 19/01/2011
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Dim 30 Déc - 1:19, édité 7 fois

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Froid. Oui, tout était froid et est froid encore. Ce sol de béton sous ses pieds nus, ces murs pareils au sol mais juste à la verticale et ses barres de fer ou quelque autre métal du même type qui, quand vous les touchez, semblent aspirer toute votre chaleur. Ainsi pourrait se résumer le décor où se trouvait Willow Lewis. C’est sûr, ça change des chambres douillettes de l’Hôtel. Elle aurait pu rire à cette pensée nostalgique d’un lit dans lequel elle ne dormait jamais. Et c’est pour ça, qu’elle le regrettera sûrement moins que les autres. Ces autres clients qui l’entouraient, dévoilant toute la peinture de la société face à l’absurdité mais surtout la violence de cette situation pathétique et terrifiante, étaient tout l’inverse d’elle, semble-t-il.

Elle était là, dans son coin. Non celui du fond, dans l’ombre rassurante qu’un homme avait rapidement choisit pour prier. Prier quoi ? Prier qui ? La Chinoise n’avait jamais cru qu’en deux choses : le Destin et l’Homme. Et quand elle pensait Destin, c’était la Fatalité que tout allait au plus mal et que l’Homme, si impuissant qu’il était, pouvait parfois s’en sortir s’il le voulait vraiment, échapper au moins pour un temps à une vie limité par le temps et les malheurs. Elle avait déjà prié, plusieurs fois, plusieurs Dieux, plusieurs croyances auxquelles elle ne croyait mais, à chaque fois, ce n’était pas pour elle car tant qu’il y ait des dieux autant qu’ils s’occupent de pire que soit. Peut être un enfant faisait de même de par le monde et cette prière les sauverait eux. Tss. Ce peut-être est bien l’optimisme qu’elle avait refusé un jour, quand elle avait neuf ans et que l’horreur lui avait appris que la vie ne dure qu’un instant, et heureusement. Cet instant s’était achever cette nuit pour certains, d’autres souffles allaient encore expirés et qu’allait-elle faire ? Elle, la jeune femme qui venait juste de faire ses vœux du nouvel an.

Allait-elle se laisser faire, se plier à la volonté de Nath pour survivre, comme cette cliente de toute à l’heure ? Non, bien entendu, sa conscience était trop forte. Elle n’était pas assez désespérée pour cela, elle ne le serait peut être plus, ayant passé peut être une phase à présent. Non, elle l’avait même parlé à cette femme, à quel point cela la dégoutait, à quel point il était absurde de s’allier à ces créatures dignes des Enfers. Ils étaient tous dans le même bateau, dans la même galère et même ceux qui se pliaient pour survivre ne feront que survivre comme les plus belliqueux d’entre eux. Ce ne serait que partie remise… Ils étaient là à attendre pendant que certains avaient été embarqués ailleurs, dans une destination inconnue de la Chinoise mais qui ne lui tentait pas. Alexis en faisait partie. Will n’avait pas réussit à vraiment lui reparler depuis la nuit dans cette chambre cauchemardesque mais elle s’inquiétait naturellement pour elle, tout comme Ryann qu’elle avait quasiment porté jusqu’ici puis bandé la tête avec le bas de sa robe déchiré. Une robe déchiré symbole d’une fête synonyme d’hécatombe, de violence, de torture. Matt McCravatt était dans un bien plus piteux état et il semblait seulement se réveiller, du sang coulant toujours trop pour un corps aussi mince… Elle pensa à eux, à ces victimes, à cette horreur et puis de nouveau à cette foutue chambre.

Cette ambiance de vieux film qui tourne à l’horreur, c’était la même que celle de cette nuit. En plus soft bien sûre, une démo d’un jeu lugubre que Nathaniel O’Bryan avait décidé d’annoncer. Que les jeux commencent donc ! Elle n’arrêtait point son esprit divaguant, son mal de tête étant trop fort pour réagir, elle pensa à divers livres où les mondes semblaient tout aussi terrifiants, tout aussi violents. Ils n’étaient pas encore à se battre les uns face aux autres comme dans les Jeux de la Faim mais il ne fallait pas crier victoire trop vite. Victoire. Quel mot stupide ! Personne ne gagne, on finit tous par mourir, le but du jeu est de tenir le plus longtemps. La loi de la jungle étant plus ou moins marquée selon le lieu et le moment. Son esprit divaguait mais elle ne partait plus dans la folie comme il y a un peu plus d’une heure. Elle ne savait pourquoi et s’en fichait pas mal. D’ailleurs, elle aurait presque envié les clients qui autour d’elle partaient dans la folie qu’elle venait de quitter. La Folie. Nathaniel était fou, enfin, fou. Ne partons pas dans les discours qu’est ce qu’être normal et qu’est ce qu’être fou, cela l’énerverait et ne mènerait nulle part. Nath est le Fou de ce jeu d’échec grandeur nature, prenez simplement cela en compte. Et plus que cela, ce n’est plus le fou dont Alice doit pleurer sa disparition aujourd’hui. Non, il a changé… Depuis quand ?

Depuis Noël semble être la meilleure réponse dans l’esprit de la jeune femme, ce Noël si flou… Et pourtant. Pourtant quand elle en parlait aux autres, ils semblaient être encore plus perdus qu’elle mais ils ne s’arrêtaient pas à ce petit détail. Willow si. Ce « petit détail » devenait une grande pièce du puzzle dans cet Hôtel qui n’avait rien de commun. Etait-elle vraiment là seule qui remarquait que ces projets étaient bloqués depuis son arrivée ici ? Etait-elle la seule à noter la longueur de son séjour ? Etait-elle la seule à avoir la forte impression que ce n’était pas le début des hostilités de Nath et de ses petits copains… ou frères ? Ou même Sœur. L’image d’Hazel O’Connell voulant arrêter Nath avant de céder apparaît dans son esprit. Elle savait pour lui. Mais plus que ça, elle est sûrement
comme lui. Peut être pas une Folle comme lui mais un être tout aussi mauvais… Cela expliquerait son envie de détruire toute ses joies quand elles discutaient, le pire étant avec le pauvre Andrew… C’était cela… Prendre des gens avec qui jouer.

Willow s’étonnait d’employer ce genre de termes, comme si elle acceptait cela. Elle n’acceptait pas cela et ne voulait pas l’accepter. La seule chose à faire qui apparaissait dans son esprit n’était pas de s’échapper par des plans ridicules dignes des plans des Daltons mais de trouver qui était qui ici et savoir qui voulait quoi. Si Hazel était comme Nath, il devait y en avoir d’autres… Oui, un duo, c’est bien trop peu. Cela était l’évidence même pour la Chinoise. Et s’il y en avait d’autres, peut être que certains ne seraient pas enchantés que leur « frère » prenne le pouvoir ainsi. S’ils se cachaient parmi les clients, ils devaient jouer un rôle ici même. Le danger est parmi nous !

Cette pensée la fit soudainement lever et serrer les poings. Et l’objet dans sa main droite. Elle l’avait presque oublié. La cuillère. Ne riez pas vous qui lisez ces lignes ! Avant que les créatures s’approchent d’eux pour les menacer d’avancer, alors qu’elle soulevait le corps de Ryann, elle avait pris ce qui était à sa portée, sans vraiment réfléchir à son utilité, la cachant vite et avançant pour attendre le moment adéquat pour se rebeller. Oui, elle en avait l’intention mais ne voulait pas attaquer stupidement, sans aucun plan et réflexion avant, sans se jeter tout de suite dans la gueule du loup comme certains avait décidé. Nathaniel avait annoncé des expériences et elle n’avait pas envie d’être une souris de laboratoire pour le moment.

Elle regarda sa cuillère, qui se tâchait un peu de sang. Ce même liquide rouge qui séchait à présent sur ses mains. Elle ne voulait pas enlever ce sang de ces mains. Elle n’avait aucune honte qu’il les tâche car elle n’était pas le tueur de cette histoire, non. Elle ne serait pas la sauveuse non plus. Elle ne se sentait pas capable d’être le martyr qui se sacrifie avec courage et sans regret dans la bataille, d’être le leader qui emmènent les troupes à la révolution ou même le soigneur qui rétablie les victimes trop vite tombées. Mais qui serait-elle dans ce jeu ? Pas un Pion, pas un Cavalier, pas une Reine, elle s’éloignerait sûrement du Fou… Elle serait peut être juste une des deux Tours, la dernière à tenir debout dans ce champ de bataille… Dans le coin du plateau mais l’importance viendrait bientôt.

L’une des créatures, celle qui avait attaqué Matt, passa devant les cellules et balança un corps ensanglanté et inanimé dans la cellule d’à côté. En se penchant, elle vu que les clients reculaient, sauf un qui fut soudainement en sang. Pas autant que l’évanoui écrasé au sol mais comme même. Ce dernier revenait de cet ailleurs où était parti Alexis, assurément. Que lui avait-il fait ? Willow ne le savait pas mais le fait que le sang ne faisait que commencer à couler s’imposa dans son esprit. Elle se retourna et s’avança vers les blessés. Dans cette cellule, il y en avait pas mal, des enfants comme des plus vieux. Ryann était pour elle encore un enfant, un enfant ensanglanté et qui avait eu des tics nerveux qu’on les personnes qui souffrent et qui doivent expulser leurs douleurs. Il semblait un peu plus calme et le sang coulait beaucoup moins qu’avant, il n’y avait rien pour le recoudre tout comme Matt et la Chinoise se demandait si leurs corps allaient être assez forts pour se refermer d’eux-mêmes. Cela ne semblait pas gagner pour Matt qui en tous cas, à peine réveiller, s’agitait déjà, rouvrant ses plaies. Elle lui avait lancé un
« Bon retour parmi les vivants ! » alors qu’on s’affairait déjà depuis quelques temps autour de lui… et continuait même s’il tombait de nouveau dans l'inconscience...

Soudain, on voulut lui tirer sa main… et sa cuillère. Décidemment, elle aurait dû la garder cachée sous sa robe. C’était une femme qui avait voulu faire ça, elle se recula alors vers une autre et trois hommes. Willow les reconnus, c’étaient les comploteurs à plans foireux. Elle s’adressa à eux :


- Qu’est ce que vous voulez ? M’arracher la main ?

- Vous avez un truc dans votre main !

- Oui et alors ? Si vous pensez que c’est la clé d’ici, je ne serais déjà plus là à regarder les gens baigner dans leur sang…

- Alors c’est quoi ?! Pourquoi vous l’avez pas montré aux gens ?!

- Alors un, on crie pas. Vous êtes à un mètre de moi dans cette cellule minuscule où seuls les murmures règnent. Deux, c’est qu’une cuillère bon sang. Trois, je n’allais pas raconter à des gens que je ne connais même pas ma trouvaille extraordinaire d’un couvert de moins de dix centimètres.


Et sans ajouter un mot de plus, elle se rassit dans son coin de départ, non loin de Ryann dont elle surveillait la respiration saccadé. Le groupe reste un moment ahuri, à laisser leur bouche ouverte pour ajouter quelque chose avant de finir par lancer un
« Ouais bah… Faudrait aider comme même ! » et de rasseoir en lui jetant des regards aussi mauvais que leurs voix étaient énervés par le stress. Elle n’en a rien à faire mais regarde à présent la cuillère avec attention. En se penchant tout à l’heure, elle avait vu la serrure de la cellule et cette cuillère ne rentrerait pas dedans… Elle en était quasi-persuadée et ne voulait pas la casser en forçant vainement la serrure. Il faudrait la plier ou la faire fondre pour qu’elle soit à une largeur plus raisonnable. Sauf que vu cette dernière, même si on avait de la force, elle serait dans un piteuse état. Ensuite, pour se qui est de bruler, faudrait du feu. Hors, quand elle pensait à feu, déjà elle n’était pas très rassurée, et même la pensée que Nath les voit jouer avec le feu apparaissait comme une envie de faire un grand bûcher. De quoi, pas trop donner envie de faire la fête de la Saint Jean pour le moment… De même elle ne voulait pas se lancer dans un des plans du groupe de tout à l'heure qui consistait à creuser du béton et qui ne mènerait qu'à des mains plus ensanglantées encore...

Elle sortit de ses réflexions et rangea sa cuillère en voyant Ryann bouger…
▌Date d'arrivée : 03/08/2011
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Tout était allé bien vite... Trop vite. Des cris, des hurlements, des morts... Beaucoup de morts, et du sang. Du sang à rendre le monde rouge, à noyer les lacs, à polluer les océans, à entacher le ciel. Du sang, des morts, des cris, des larmes, des hurlements... Et puis le monde avait sombré dans cet océan de folie qui assaillait les digues de la raison déjà fragilisées par un univers qui se replie sur lui même. Henri avait mal à la tête, mal au corps, mal au coeur, mal à l'âme. Il voyait des blessés, des larmes, des gens qui sans doute ne s'en relèveraient pas... Mais le pire dans tout cela, c'était cette résignation, cette lumière qu'on avait soufflée qu'il croisait dans le regard de certains... C'était la mort de l'espoir qu'il voyait et qu'il refusait.

Il avait suivit le mouvement. Il ne savait absolument pas où, ni avec qui il était, encore moins pourquoi. Il avait vu Tanis et quelques autres personnes qu'il ne connaissait pas qui avaient été emmenés dans une autre pièce. Il ne savait absolument plus quoi penser, ni à quel diable vendre son âme pour sortir de cette boîte infernale. Il savait une chose. Il n'oubliera jamais. Il avait peut être courbé la nuque, mais son coeur lui était resté inflexible. Mais l'héroïsme extravaguant, ce n'est pas pour lui. Il attendra son heure. Se battre, oui, mais mourir en martyre, c'est pour les autres. Lui comptait bien tenir jusqu'au bout et pouvoir contempler leur mort. Pourvu qu'elle soit lente. Très très très lente.

Eren était avec lui dans la pièce. Il avait suivit le mouvement également. Comme retrouvailles on aurait pu trouver mieux, mais dans le fond il était heureux qu'il soit avec lui. Eren était la seule personne à qui il confierait sa vie sans la moindre once d'hésitation. Qu'il soit là était une chance... Il ne serait jamais seul.
La tête contre le mur froid, il avait les yeux fermés, et Henri écoutait. Gémissements, sanglots, murmures apeurés... Il entendait même une prière fiévreuse dans un coin de la pièce. Mais il n'y faisait plus attention. Dieu ne l'avait jamais aidé, et c'est encore moins ici, où toute chose positive disparaissait, qu'il viendrait dans une lumière divine les sauver.
Nathanael. C'était de sa faute. Tout était de sa faute. Il ne savait pas qui était ce type, mais une chose était sûre. Deux en fait. Il n'est pas humain. Et il est complètement fou. Sans doute devait-il trouver tout cela normal et réjouissant. Le problème était bien que ainsi, il n'y avait aucun moyen de négocier avec lui. Un fou est un fou, il n'y a rien à en tirer. Sauf une balle dans la tête, oui. Il faudrait donc réussir à se frayer un chemin jusqu'à lui et mettre fin à son existence de dément. Ca promettait d'être aisé dites moi.

Il leva la tête en entendant des gens crier et protester. Willow. Ses yeux à elle n'étaient pas encore morts. Il se souvenait encore de ces moments où son plus grand jeu consistait à agiter ses jupes pour l'entendre jurer ses grands dieux. Dieu que cette époque allait lui manquer !
Il poussa un gros soupir et finit par se lever. Il était toujours en pantalon, sans sous vêtements. Ce qu'il avait enfilé dans la cohue sans chercher le reste. C'était un temps qui manquerait. Un temps d'innocence. Il soupira encore et approcha de Ryann. Il avait beau se creuser la mémoire, il n'arrivait pas à regretter de l'avoir à moitié tué. Mais maintenant l'heure n'était plus aux combats. Il fallait des alliés. Beaucoup d'alliés.
Il se pencha sur lui et prit son pouls. Il était lent et régulier. Pas trop lent. Il avait prit cher, mais sans doute ne mourrait-il pas. Ses mains partirent tâter l'arrière de son crâne, là où il avait donné le coup. Il ne sentait pas de bosse ni de chaleur excessive. Certes, un traumatisme crânien pouvait être à craindre, et vu les conditions si il faisait une hémorragie cérébrale il n'y aurait plus qu'à filer son cadavre comme repas aux monstres... Mais on pouvait quand même se permettre d'être optimiste. Il poussa même le vice à vérifier ses pupilles. Lorsqu'il faisait du rugby, il avait déjà eu affaire à un sale coup au crâne... Sauf que lui, l'hémorragie avait bel et bien eu lieu.. Et que ca n'avait été qu'une affaire de minutes pour tracer la frontière entre la vie et le décès accidentel. Il se mordilla la lèvre et lâcha le gamin. Dieu qu'il le détestait... Et pourtant, il savait que si pour survivre il fallait négocier avec lui, il le ferait sans hésitation... Il était trop tard pour réfléchir à ses remords.

- Je ne suis pas médecin, mais ca devrait aller... Je ne repère rien de grave en tout cas... Sans scanner c'est le mieux qu'on ait.

Par réflexe, il le placa en position latérale de sécurité. Il commençait à se réveiller, mais il avait pour habitude de bien finir le peu de boulot qu'il commençait. Penser aux cris et aux protestations de ce morveux le fatiguait déjà... Comment peut on prendre dix ans d'un coup en si peu de temps... Le français poussa un énorme soupir et reporta son attention sur la chinoise.

- Je sais pas encore à quoi elle servira, mais range la... Les gens sont trop paniqués, ils pourraient être capable de faire des conneries pour pas grand chose.

Les merveilleux phénomènes des foules et de la folie collective. Plus ca allait, plus l'envie de s'exiler dans un désert le prenait. Partir, loin, et à jamais... Avec Eren, à la limite. Eren, il était toujours là pour l'aider, lui. Et il ne cherchait jamais à le blesser. Il passa une main dans ses cheveux. Et se pétrifia. Mauvaise idée, il allait falloir les laver maintenant.

-Blague à part, tu sais ce qu'il se passe ici?

Blague, blague, c'était vite dit... Si ca se trouve, tout ici n'était qu'une mauvaise plaisanterie...
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Une silhouette large et informe entra dans la cellule accompagnée de ses pairs, faisant s'écarter au passage les quelques détenus déjà présents. D'autres « proies » venaient s'entasser dans la pièce confinée. Certains titubaient à peine, plus hébétés qu'autre chose, d'autres étaient portés et trainés à même le sol. Parmi eux, un duo entrait pour se blottir dans un des recoins de la pièce. Malgré sa frêle carrure, Willow Lewis portait tant bien que mal le corps inconscient du jeune Stalker. Alors qu'elle s'exécutait à le poser au sol, les geôliers scrutaient l'assemblée, rassemblant les âmes les plus rebelles avant de refermer la grille derrière eux, trainant leurs silhouettes massives d'un pas lourd et emmenant leurs prises vers on ne sait où... Le silence laissa place à la panique, les langues se déliant enfin une fois la vision monstrueuse des gardiens de cellules disparue. Quelques rares clients gardaient ce qui leur restait de sang-froid pour panser les blessés tandis que tout le reste se marchait dessus, cherchant en vain une autre issue. Affairés dans cette tâche sans espoir, un homme heurta sans s'en rendre compte la tête de l'adolescent récemment secouru par la jeune asiatique et le français qui était à l'origine de son évanouissement.

Le coup sur ce corps inconscient fut tel un électrochoc. Sa tête heurta avec brutalité le mur derrière lui, libérant un cri étouffé de l'adolescent. Plusieurs spasmes traversaient son corps à un rythme irrégulier, rendant le réveil d'autant douloureux. Mais ce fut à la tête que la souffrance se faisait le plus sentir. Le garçon avait l'impression qu'on lui lacérait le crâne de plusieurs poignards. Ramenant ses mains vers le sommet de sa tête, il sentit le contact rugueux des quelques gouttes de sang séchées dans ses cheveux. Rien de trop grave, espère-t-il. La douleur s'atténuant, Ryann chercha à se redresser mais s'effondra aussitôt sur le ventre, sa joue rentrant en contact avec le sol froid et sec. Avec toute la difficulté du monde, l'adolescent dut battre plusieurs fois des paupières avant d'entrouvrir au mieux ses yeux. Le monde était devenu un amas grotesques de formes indistinctes se déplaçant de façon aléatoires. Les ombres et couleurs se mélangeaient, des visages partagés entre frayeur et rictus malsain défilaient à un rythme incontrôlable, ne laissant guère le temps au garçon de les identifier. Son souffle se saccadait à mesure que les voix qu'il entendait se faisaient de plus en plus présentes, résonnant brutalement dans son esprit. Des ombres s'agitaient dans l'espace, certaines gémissant, d'autres retenant avec difficulté leurs larmes et cris d'effroi...

Fatigué et sentant ses esprits le perdre à nouveau, Ryann ferma les yeux, persuadé de n'être que dans un étrange songe. Cela ne pouvait être qu'un mauvais rêve. Oui, sans doute. Lentement, les paupières closes, la garçon émit un soupir de soulagement, se berçant dans l'espoir de se réveiller dans sa chambre, Sacha à son chevet. Cependant, un cri déchirant le tirait de sa torpeur. Une voix qu'il connaissait et qui ne devait pas être là, dans sa chambre. Invoquant ses forces, le garçon enfonça ses ongles dans le sol bétonné, presque crayeux, afin de redresser légèrement le torse et la tête et trouver l'origine du bruit. Un mince brouillard masquait encore ses yeux et il ne vit que la silhouette d'une jeune femme et d'un homme à ses côtés et, derrière eux, à quelques pas, des mouvements incohérents d'où devait provenir l'origine du bruit. Ryann dut plisser ses yeux à maintes reprises avant de recouvrir la vue. Près de lui, deux visages bien connus, ceux de Willow l'amie de Blue, ainsi que celui de ce français qu'il ne portait pas dans son cœur, semblaient discuter à bâtons rompus sur une discussion dont Ryann ne saisit pas le sens. Tout ce qui l'importait pour l'instant étaient de s'assurer de l'auteur des cris qui lui martelaient les tympans. Plusieurs s'affairaient autour d'une personne convulsant à terre. Avec plus d'attention, ses yeux s'écarquillèrent quand il reconnut la tignasse blonde de son camarade, Matt McCravatt, baignant dans une mare de sang.

Cette vision eut l'effet d'une gifle. Le jeune homme se redressa brusquement, portant un regard hébété sur les lieux. Ce qu'il s'était passé à Nouvel An était bien réel, donc? Ryann ne voulait pas le croire, il ne pouvait pas. C'était insensé. Et pourtant... Sa respiration s'accélérait tandis que ses maux de tête le perçaient de douleurs lancinantes. D'ailleurs d'où venait ses migraines? Rapportant sa main droite dans ses cheveux, il se rendit enfin compte qu'il avait été assommé violemment,le sang s'effritant doucement sous ses doigts. Un nouveau cri de Matt le ramena sur terre. Allait-il survivre? Trop effrayé et hébété, l'adolescent ne savait pas ce qu'il pouvait faire, partagé entre l'envie d'aider son seul camarade et la crainte de constater que tout ceci n'est que réalité... Pris par ce dilemme, le jeune homme restait paralysé, tout en regardant les environs de la pièce sombre qu'il partageait avec certains clients de l'hôtel.

La première chose qui le surprit, fut la foule qui occupait les lieux. Pourquoi étaient-ils ici? Qu'était-il advenu de la fête du Nouvel An? Sa réponse lui sautait aux yeux quand il remarqua les barreaux de la cellule et l'horrible maton qui passait à l'instant. Un frisson lui parcouru l'échine quand le regard vide de ce dernier se posa sur lui. Non, décidément, il ne pouvait accepter cela comme la réalité. L'adolescent était complètement perdu. Comment? Comment et pourquoi sont-ils là? Il avait beau rassembler ses esprits, tout était confus. Les meurtres de Nouvel An, la folie qui hantait le restaurant. Où étaient-ils? Est-ce toujours l'hôtel? Et Sacha? Sacha! Comment avait-il pu l'oublier! Elle qui était restée seule dans sa chambre. Était-elle parmi eux? Se trouvait-elle elle aussi entre ces murs sombres? Ryann chercha désespérément du regard sa sœur, mais sa migraine reprit aussitôt sous le coup de l'agitation. Le visage entre les mains, il poussa un gémissement avant de reprendre son observation. Une boule se formait dans sa gorge et une profonde angoisse s'était logée en lui quand il dut se rendre à l'évidence que Sacha n'était pas dans les environs... Ryann ramena vers lui ses jambes, contemplant d'un air morne les imbéciles qui criaient à l'aide , accrochés aux barreaux de la cellule. Meurtri par ce qu'il voyait et affaibli physiquement, le garçon se mura dans un long silence, ignorant les questions qu'on pouvait lui poser et guettant du coin de l'œil les moindres allers et venues. Une seule chose importait pour l'instant: Où était Sacha? Qu'était-il advenu d'elle?

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Seule. Non pour ça elle n'était pas seule, au contraire. Enfermée dans cette cellule où un grand nombre de clients avaient été entassé, elle ne se sentait pas capable de respirer et même de penser. Mais pourtant, elle se devait de réagir, elle voulait faire quelque chose. Elle s'était d'abord concentrée sur les blessés mais il semblait assez difficile de pouvoir les soigner correctement avec les moyens du bord. Même si elle savait faire les gestes de premiers secours, cela n'était à l'origine que passager, le temps d'attendre une ambulance... Mais là, ils allaient attendre longtemps. Elle ne devait pas être la seule à les connaître car Henri avait mis Ryann de sorte qu'il ne s'étouffe dans ses agitations. Pour quelqu'un qui venait de violenter une personne, il semblait devenu attentif... Peut être que les mots de la Chinoise avait vraiment été perçus et qu'il était, du moins pour un temps, revenu à la raison.

Henri. Ce français qui encore au temps de la fête se mettait à la mode nudiste un verre à la main, chantant comme un gamin à qui n'a aucun problème, s'était sûrement pris la situation en pleine figure. Le changement était évidemment un choc pour tous mais il semblait au moins aller de l'avant et surtout, parler avec les autres au lieu de partir dans la folie et l'inaction. Etant tous les deux autour de Ryann, il s'était adressé à elle tout d'abord à propos de l'état de sa victime mais elle l'avait ignoré. Elle ne ressentait pas de la haine pour lui, elle était juste dans l'ignorance... du moins à propos Ryann, ce n'est pas des petits gestes qui vont faire pardonner ses actes... ce n'est pas suffisant.

Restant donc un oeil sur Ryann et l'autre sur sa cuillère, il tenta une autre approche amicale en lui conseillant que se serait utile pour plus tard mais que pour l'instant ce n'était pas le moment. Pas le moment avec des gens complètement névrosés et évidemment capables d'un meurtre pour un petit rien qui va de travers selon leur cerveau fou. Elle acquiesça cette fois-ci, laissant pour cette fois, la porte ouverte à la discutions. Ryann s'agitait et se réveillait, il semblait plus que sonné, ses yeux s'ouvrant et se refermant comme quelqu'un qui voit des illusions... Avant de finir par reposer sa tête sur le mur et refermer ses yeux, comme s'il dormait... ou voulait dormir.


- Blague à part, tu sais ce qu'il se passe ici?

Blague? Willow fit un petit rictus.... si seulement c'était une blague. Mais ce n'en était pas une, elle le savait, elle le sentait. Elle répondit donc suivant le flux de ses pensées :

- Je sais que ce n'est pas une blague déjà : on n'attend pas autant de temps avant de s'écrier "Hé hé, t'y as cru ?". Et je sais aussi... que même si on n'aurait pas pu empêcher ce qui s'est déroulé cette nuit, on aurait pu le prévoir. Cet Hôtel qui nous retient même si on veut pas l'avouer... Cet Hôtel qui, déjà à Noël, faisait agiter les gens dans la colère comme cette nuit dans la folie... Il y a pleins de trucs louches qui se sont passés... et qui vont se passer, et même si on n'a pas encore les moyens pour se défendre face à ces problèmes. Je pense qu'on peut comprendre ces derniers.

Elle fit une pause voyant Ryann s'agiter de nouveau, elle le stabilisa en position assise, le retenant quelque peu, de peur qu'il s'agite et se lève comme Matt et se fasse plus de mal que de bien. Il semblait perdu dans ses pensées et ne voulant pas le brusquer et le perdre un peu plus, elle ne lui posa pas de questions. Elle lui sourit juste pour le mettre en confiance, histoire qu'il sache qu'elle était là en cas de besoin. Puis elle regarda de nouveau Henri :

- Je disais qu'on peut comprendre... parce que j'ai déjà un petit peu analysé ce bordel. Je pense que personne l'a loupé : Nath, qu'importe qui ou qu'est-ce qu'il est, est responsable pour ce soir. Il manipule ces bestioles dehors, ces matons... et il nous manipule nous. Je sais pas si c'est de l'hypnose ou quoi que ce soit, mais il arrive à nous faire peur et à nous monter les uns contre les autres... et à en tirer un malin plaisir. C'est d'ailleurs pour ça qu'il faut rester souder. Petite pause pensive. Tu n'as peut être jamais fait attention à Nathaniel mais moi si. Avant Nath, c'était le genre de fou enfantin, innocent ... et inoffensif surtout. Je sais pas exactement ce qu'il s'est passé mais il a peu à peu changé. Et son aura... son regard je veux dire est devenu beaucoup plus renfermé et sombre.... jusqu'à aujourd'hui. Je pensais que je m'imaginais des trucs mais il semble bien que Nath a pété un boulon et a décidé de se défouler sur nous. Nouvelle pause, puis hésitante : Ca va être un peu bizarre à dire Henri mais... Je veux bien croire que Nath est fait ça car dans sa tête ça fonctionne ainsi... mais il y a une influence extérieure qui l'a amené à faire ça. Et cette dernière me fait encore plus peur.

Elle le regardait à présent dans les yeux, son regard qui avait été tantôt dégoûté par les souvenirs de la soirée et nostalgique en repensant à l'ancien Nathaniel, était devenu tout bonnement horrifié. Juste son regard au milieu d'un visage presque impassible. Elle voulait essayer de faire comprendre à Henri que quelque chose de plus grand planait sur eux et toutes les réponses se trouvaient dans cet Hôtel. Elle ne savait pas qui, pas quoi... mais elle sentait qu'il fallait le découvrir avant que ces derniers se mettent en action et qu'il ne soit trop tard.
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ARE WE LUCKY ? YEAH. ARE WE LUCKY ? NO, NO, NO ..

Et tu fixais le mur avec des yeux vides. Non, à vrai dire, tu ne regardais pas vraiment cette chose enduite de mousse et d'humidité, non. Tu observais l'obscurité. Ça te fascinait, cette chose immatérielle. Celle qui n'existait pas et qui pourtant remplissait l'espace. Celle qui balayait ton âme, ton être. Cette même noirceur qui était la nuit même, autant qu'elle était l'espoir pour d'autres. Après tout, ne s'échappe-t'on pas mieux dans le drap ébène des ombres ? Si, sûrement. Ce que tu savais, toi, c'était qu'il y avait aussi beaucoup plus dangereux que l'espoir, dans les ténèbres. La véritable chose, tu ne la connaissais pas. C'était peut-être la peur, l'angoisse, la crainte, peut-être le découragement, l'abandon, l'abattement, peut-être le désespoir, la consternation, l'affliction. Toi, tu n'étais dans rien de tout ça. Et c'était peut-être même pire, de ne pas comprendre. De ne même pas vouloir. Alors tu restais là, attendant un on ne sait quoi sortant de la paille qui te sert de sommier - au petit bonheur la chance, comme on disait. Dorénavant, ça devra plutôt être au grand damne des autres. Chacun pour soi, ouais. Chacun pour son cul, chacun pour sa tête, ou du moins pour ce qu'il en restait. Oh, et tu te méprises, James. Tu te hais. Ça, ce n'est pas toi. Et pourtant, c'est bien ce que tu penses. Tu te dis aussi que ce n'est pas ta faute ; que tu ne t'y attendais pas, que tu as été pris de court. De trop court.
James, James, t'as beau rejeter la faute sur les autres, tu restes tout de même l'unique coupable de ces pensées trop égoïstes, trop défaitistes, finalement trop à ton image. Paradoxe. Mais tu ne veux pas réfléchir, pas y penser, comme toujours, mais aujourd'hui, t'as la gorge nouée et cette envie de vomir toutes tes tripes. Juste pour le plaisir. Masochiste. Tu les as suivi, après la fin de la petite fête. Rires noirs. Pourquoi ? Pour faire quelque chose. Pour ne pas rester sur la touche. Pour ne pas y penser, encore, encore, toujours. Et puis tu as atterri ici, tu t'es assis, simplement. Le silence a muré ton existence, le marbre a pris possession de tes traits, tout autant que ta peau se couvrait d’eczéma sur chaque parcelle, alors que l'empyème prenait possession du creux de ton coude. Repoussant. Comme toi, comme toi et ton caractère de fuyard abandonné. Comme la douce mélancolie qui te détruit, comme cette douceur mélancolique qui détruit les autres. T'as jamais servit à rien, James, ce n'est pas nouveau. Et si tu changeais ça ? Si tu devenais le roi d'une blancheur éclatante de ce jeu d'échec ? Rires, encore. Le rouge vermeille est légion. On ne peut pas combattre son propre sang. Et tu vas fouiller dans ta poche, sors ta si chère seringue. Ah, elle est sale, usée, impropre à l'usage, mais c'est peut-être ça qui te fait le plus de bien. Le petit flacon qui l'accompagne, tu le vénères - cette célèbre morphine, compagne de nuit blanche passée à se torturer. Tu fais mal à voir. Tu t'en fous. La peine de diluer la substance a disparue depuis longtemps, parce qu'il t'en faut plus, toujours plus, pour ne pas en manquer. Et t'es en manque, là. Horriblement. Cette sensation de tressaillir au moindre bruit mais en même temps d'être étranger au monde qui t'entoure, cette façon de fixer le flacon comme s'il allait craquer et se vider de lui-même dans tes veines, cette idée de toujours résister, pour avoir mal, mal, pour se sentir encore mieux plus tard. En fait, t'es juste con, James.
Et tu relèves tes pupilles bien trop étranges pour un état normal. T'es en manque et tu ne veux plus le cacher, histoire que tout le monde voit bien la loque que t'es. Non, tu ne t'excusera plus pour ces conneries de maladies répandues, parce que tu as essayé pendant bien trop longtemps de trouver une solution. Surtout parce qu'il n'y en a pas. Oh, tu les regardes. Les rats. Coincés dans cette cellule, armée d'une fière cuillère en métal. Et un rire sort de a gorge, un rire digne de ton frère Folie. Tu disjonctes, James, mais personne n'est plus capable de te le faire croire. Tu viens de perdre confiance en les autres, tous autant qu'ils le sont. Tu arrêtes de rire, pour te lever, pour échanger l'air démoniaque contre un plus calme. Un indifférent, autrement effrayant.
    ▬ Et tu viens seulement de remarquer ça, idiote ?
Elle ne t'a rien fait, Willow, non, elle n'a rien fait de mal. Elle vient juste de te mettre sous le nez ce que tu n'aurais jamais voulu savoir, ce que tu aurais du remarquer, en frère. Et tu applaudis, clappements secs résonnants dans le noir, ironiques.
    ▬ Une blague. Une blague. TU CROIS VRAIMENT QUE C'EST UNE BLAGUE ?
Le français, t'aimerais l'étrangler, pour son positivisme, pour sa gueule, pour sa sociabilité, pour tout. Tu t'es fait mal aux cordes vocales, à cette voix qui n'a pas l'habitude de s'élever plus haut que des murmures. Plus maintenant. Et même ceux que tu appréciais le plus, ils t'énervent, ils t'énervent, parce qu'ils sont tous mieux que toi.
    ▬ Comprendre. Comprendre ces derniers ? Non, petite, t'as aucune idée de ce qu'il se passe, d'un côté c'est peut-être mieux. C'est la Folie, la Folie avec un grand F, avec de la prestance et avec ce petit quelque chose auquel on ne peut pas échapper ! L'influence extérieure ? Ça doit encore être une connerie du genre de Chaos ou de Colère, mais qu'est-ce que tu veux y faire, QU'EST-CE QUE TU VEUX Y FAIRE !
Tu renifles, tu te grattes la peau, tu laisses tes poumons reprendrent leur souffle. Tu as tout dit d'une traite, tu as tout lâché. Et tant pis s'ils ont des soupçons sur toi, tant pis si ton sarcasme leur donne mal à la tête, tant pis si tu ne retiens plus la maladive folie de tes années passées à s'effacer. De toutes manières, ça ne changes plus rien, maintenant. Oh, et puis, ils méritent de souffrir. Ils comprendront combien cela fait du bien, combien tu es une porte de sortie, même s'ils ne le voient pas tout de suite. Plus tard, plus tard, ils te remercieront. C'est parce que tu les aimes bien trop que tu fais ça. C'est aussi pour ça que tu les détestes tellement.
    ▬ On ne peut rien faire, à part attendre. Tout le monde va devenir fou. Toi, toi, toi, et toi. Moi, je le suis déjà, mais j'ai encore assez de lucidité pour vous proposer une méthode alternative. J'ai assez de médicaments pour que vous creviez. Je n'ai qu'une seule condition.
Tu laisses l'idée se diffuser, tu leur laisses cette porte de sortie. Ah, James, ce que tu es bon. Ce que tu es tombé bas, ouais.
    ▬ Dîtes-moi ce que vous sentez, là. Dîtes-moi si ça fait aussi mal que chez moi.
Psychopathe lançant un appel à l'aide, tu vises ton coeur avec ta main, avant de passer à ta tête, ta gorge, tes poumons, tes mains, tout, tout. T'as mal partout. Manque, torture, folie, maladie. Mélange toxique.
Tout t'as échappé. Tu n'as pas non plus essayé de rattraper les évènements, de les comprendre ; tu veux juste te faire mal physiquement pour ne plus penser à ton moral, piégé sous cage de fer. T'es qu'un envieux aveugle, à la fin, non ? Tu veux savoir si t'es le seul, plutôt, ouais.
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James. Oh James... Pourquoi agis-tu ainsi ? Willow croyait en toi, elle pensait que tu tiendrais malgré cette crise, elle pensait que tu les guiderais dans l'espoir. Comme autrefois, avec Todd, quand ensemble vous l'aidiez à se battre, à sourire, à vivre encore car la chance vient à ceux qui y croient. Mais là, là s'était la fin, la fin de l'Hôtel, la fin de la lucidité, la fin de l'espoir ?

La Chinoise se le refusait. Pourtant, en voyant la réaction dans l'excès de son ancien ami, elle eut comme un temps d'arrêt. Se prenant la réalité en face, elle stoppa pour un temps, son envie de rébellion. La Folie s'était propagée autour d'elle, certes. Mais c'était surtout chez des inconnus, des cas qu'elle voulait bien aider mais qu'elle ne connaissait pas assez bien avant ça, qu'elle voulait assister mais ne pouvait pas espérer un changement sans avoir connu les hommes d'origine. Mais là, c'était James Leighton. Ce peintre discret mais gentil, cet être assez malade mais qui voyait toujours une étincelle possible, cet homme qui n'aurait jamais crier. Non jamais...

Avant. Mais cela n'était plus. Il l'avait dénigré, insulté, dévisagé. Comme il aurait fait pour n'importe qui. Et c'est cela qui blessait Willow, c'est cela qui avait crée un frisson dans tout son corps comme une décharge électrique. Et même, si un temps, elle était restée comme bloquée : ce n'était qu'un temps. Il tombait dans la folie, il le concédait lui-même : ses propos sur la Folie, le Chaos ou la Colère, tout cela était de trop. Déjà qu'ils étaient dépassés, il ne fallait pas en plus qu'il piétine sur leur espoir, leur seul lumière dans ces Enfers.

Elle avait regardé James avec atterrement et dénigrement, reprenant celui du jeune homme qui lançait à tous les membres de la cellule, ces derniers qui étaient un peu trop attentifs au goût de la Chinoise. Il ne fallait pas en plus que James touchent tous ces gens avec ses propos de dingue. Elle déclara donc, avec une voix très calme opposé aux cris de James, se relevant de toute sa hauteur :


- Oui. Tu as raison. Je ne sais pas ce que l'on peut faire. Je ne sais pas si on peut le comprendre. Mais j'essaie. C'est ça la différence entre nous. Tu n'as pas le droit de me traiter d'idiote, tu n'as pas le droit de prévoir notre mort. Si on t'écoute, on est impuissant... et toi aussi. Je refuse de me laisser crever dans cette cellule : tant qu'à faire, autant que se soit dehors en ayant l'impression au moins d'avoir fait quelque chose.

Elle fit une courte pause, se passant la langue sur ses lèvres sèches. Ce tic, cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas eu. C'était le tic du "Choisis bien tes mots car on t'écoute pour une fois".

- Je ne veux pas de tes médicaments, James. Je ne veux pas me laisser dépérir ici. Elle regarda les autres : Et personne ne le devrait. Il est temps de se lever, de se battre. Et si vous avez mal, ce n'est que le début. Je ne suis rien pour vous. Je ne suis pas grand chose déjà pour moi. Mais ensemble on peut y arriver. Et toutes ces créatures dehors, et tous ces défaitistes dedans, et toute cette Folie qui nous englobe n'y changeront rien ! Car nous sommes hommes, aujourd'hui mais aussi demain ! Elle se retourna de nouveau vers James : Nous avons mal James, mais la Douleur ne signifie pas l'approche de la mort. C'est cela qui prouve que nous sommes en vie. La douleur, les sentiments, l'espoir. C'est cela qui nous constitue. Et toi aussi. Alors viens.

Elle lui tendit sa main, pour le faire rallier à sa cause... s'il l'acceptait. Son regard était à présent déterminé, sûr et prêt à faire ce choix. Elle qui, auparavant, se refusait de se battre, voulant laisser ce rôle à d'autre, venait de l'accepter. Elle l’assumait, elle semblait être née pour cet instant, ce discours : elle était bien cette fille de Lettres mais elle les guiderait s'il le faut sur le terrain.


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NO LIGHT, NO LIGHT, IN YOUR BRIGHT BLUE EYES

L'on te répondait. On osait te répondre ? Non, James, on l'a toujours fait, parce que t'es qu'un cafard bien trop facile à écraser, parce que t'es trop faible pour te défendre, trop insignifiant pour être pris en compte. Qui fait donc attention à un étranger apparemment capable de crever à chaque minute qui passe ? Personne, personne. Même plus ton frère. C'était peut-être la fois de trop, ou peut-être allais-tu te calmer un peu plus tard. Ce qui n'était pas acceptable, c'était le flot de mensonges qui sortait de la bouche de ton ancienne amie. Ancienne, parce qu'on s'en fou de toi ; qu'on te contredit et qu'on y croit dur comme fer. Tant pis. Elle sera piétinée si elle aussi, elle veut cacher la vérité aux autres -oh, James, tu confonds ennemis et victimes collatérales, tu tombes, tu tombes, et ça te fait tellement de bien, de tout démonter. Comme on t'a trop souvent démonté. Méchanceté trop longtemps retenue, impossible à retenir -déversée contre ceux qui feront l'affaire, contre tout le monde.
    ▬ C'est pas ça, la différence.
Ah, non, non, non. Elle est naïve, tellement. Croit-elle vraiment que Nathaniel est le seul ? Croit-elle vraiment que, si tu avais pu, tu ne te serais pas suicidé au lieu d'endurer toutes ces douleurs insupportables ? Ne croit-elle pas que tu aurais dû crever depuis longtemps, avec toutes les pilules qui tu avalais à la chaîne ? Croit-elle vraiment que tu dis ça sans rien savoir ?
    ▬ Il n'y a rien à comprendre, c'est juste comme ça ! J'ai totalement le droit de t’appeler comme il me souhaite, après tout, ça n'engage que moi -et tout d'un coup, on me prête attention ?
Ah, il fallait donc ça, pour qu'on te remarque, pour qu'on daigne faire un commentaire sur toi ? Enfant quémandant le fait que l'on s'occupe de lui ; adulte trop égoïste qui ne trouve pas d'autres moyens que de crier et de briser les autres. Ça te fait rire.
    ▬ Je suis impuissant depuis longtemps. Face à eux, vous l'êtes aussi. C'est pour ça que je me lève, Willow. Tu vois, tu n'as rien compris. Rien, rien.
Tu continues de murmurer ce "rien" qui résume toute ton existence. Névrosé. Et tu vois Caïn t'insulter, Shelley rire dans ton dos, Abbel te dévisager, Alix se plaindre, Hazel se taire, Nathaniel partir, Eileen te détester, Paige t'ignorer. T'as jamais servi à rien. Rien.
    ▬ Ah, oui, va donc mourir héroïquement dans la salle de torture, pour que les autres apprennent la leçon, pour qu'une possible révolution se taise de peur des répercussions ! Ce que je fais, c'est ouvrir une porte de sortie aux trop fragiles, tu sais, les gens comme moi. Sûrement pas toi. Et encore, tu n'as rien compris, rien.
Rien, rien, rien, comme un écho dans ta tête. Rien, vraiment, James, tu n'es rien ?
    ▬ J'ai le droit de prévoir ta mort, puisque fatalement, tu mourras un jour ou l'autre. Reste à savoir lequel des Neufs t'emporteras.
Tu lui murmures ça, en la regardant droit dans les yeux. Les tiens sont éteints. Le bleu est sombre, sombre, comme les abysses d'un océan ; noyé sous l'eau qui a absorbée toute lumière. Tu lèves ta main, touches sa joue comme tu n'as pas touché quelqu'un depuis longtemps. Ah! tu sens sa peau douce sous tes doigts tout comme tu sens son épiderme se recouvrir de boutons. Maladie ravageuse, caresse affectueuse.
    ▬ Tu crois que je ne sais pas que souffrir nous rends encore plus humain ?
Si, tu sais, bien sûr que tu le sais, puisque c'est ce qui te vaut d'être si misérable. Tellement aux pieds des autres Vices, tellement indigne.
    ▬ Je ne suis fais plus que de maladies, depuis que vous avez aidé l'espoir à s'échapper de sa cage.
Oui, tu les accuses. C'est leur faute, à tous, tous, eux qui n'étaient pas assez forts pour te soutenir jusqu'au bout. Eux qui ne valent finalement pas autant de tortures.
    ▬ Désolé, Willow. Il était beau, ton discours, mais bien trop fragile. Comme l'espoir. La haine, c'est quelque chose qui tient, sers-toi en. Vous en êtes pleins, au fond, assumer-le, et vous en ressortirez plus forts. Mais ce sera sans moi. De toutes manières, ce n'était pas comme si j'aurais été d'une quelconque utilité à vos yeux, si ? Ne meures pas idiotement, c'est tout.
Tu refermes ses mains, les mets contre sa poitrine. Quand tu avais besoin d'eux, quand tu appelais à l'aide à travers tes sourires, tous n'étaient que figures pâles, lointaines, fantômes. On parlait toujours des autres, parce que toi, tu ne méritais pas cette attention -tu étais même tout à fait d'accord. Et aujourd'hui, tu ne les aideras pas, parce qu'ils ne peuvent rien faire. Tu les utiliseras juste.
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Crétin. Crétin qui abandonne. Crétin qui s'il insiste on le laissera seul. Elle lui avait tendu la main, il l'avait refusé, comme s'il lui avait craché dessus. Il n'y avait qu'une seule tentative, chance, une dernière encore. Parce qu'elle avait cet espoir, même pour lui. Elle voulait qu'il s'en sorte, qu'il l'écoute; elle voulait l'aider, le placer à ses côtés. Non comme un soutien aveugle mais comme un allié sûr : un ami.

Mais James n'était plus. Il était déjà mort. Ses yeux s’éteignaient dans le néant de la haine. Cette rage qu'il souhaitait à tous comme une force miraculeuse et invincible. Cette rancoeur qu'il déversait contre tous ceux qui étaient présents et ceux qu'ils ne l'étaient pas... y compris lui-même. Willow laissa retomber sa main quand il lui répondu avec ce regard de dégoût de la vie humaine. Plus un muscle ne retenait sa main vers cet homme qui avait refusé son aide, cet espoir et donc la vie.

Elle ne disait rien, pendant un long moment, lui laissant déverser ses paroles comme un poison qui se diffuserait dans ses veines. Elle ne se débattait pas, ne réagissait pas, ne voulant pas que le poison se diffuse encore plus vite, encore plus fort dans son corps déjà meurtri. Il avait abandonné, c'était son choix. Elle ne l’interrompit pas... pas avant qu'il parle des faibles. Il se disait faible, il voulait que tous le soient, il ne voulait pas être le seul à abandonner, il ne voulait pas que l'on voit qu'il serait seul à rallier la lâcheté.

Elle allait lui parler, sans bouger pour autant, restant droite comme une tour face à un cavalier au cheval malade qui tente de fuir. Mais il continuait. Il avait décidé de la mort de chacun et s'en tenait. Il rabaissait le monde à un marais d'ignorance mais ne semblait pas enclin à ouvrir la porte de son château pour leur apprendre la Vérité. Il se voyait comme un Prince délaissé qui se venge sur des innocents car il ne se sent impuissant face aux grands rois des royaumes voisins. Il parla cette fois-ci des "Neufs"... encore un terme de prophète dans la bouche d'un fou ou les élucubrations d'un viel ami ?

Il approcha sa main de son visage ce qui lui donna la nausée. Ce geste était doux, affectueux mais le contact était affreux, glacial, mortel. Il s'adressait à elle, tout bas, comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Il était faible, malade même et il les accusait, eux, les autres, prononçant des phrases dont le sens échappait à la Chinoise. Il retira sa main, elle se sentit mieux... enfin du moins, la tension était moins lourde à supporter. Elle essayait de le cacher mais toucha tout de même sa joue. Elle avait encore l'impression qu'il y avait cette main grippée sur son visage sain... mais ce ne devait être qu'une impression...

Il recommença à parler. Son ton se tournait vers la pitié, la pitié des gens qui pensent ne pouvoir rien faire pour aider, la pitié hypocrite que Willow ne reconnaissait pas en James. Elle ne voulait pas de cette pitié là, cette pitié qui fait de vous des incapables idéalistes, qui vous fait la morale mais qui ne savent pas agir pour autant. Il finit en victime, apothéose de celui qui souffre mais a attendu trop longtemps seul sans oser crier. Il lui prend les mains, les amènent à sa poitrine, où son coeur bât bien fort, trop fort à son goût d'ailleurs.

Elle lui retourne le geste, prenant ses mains sur sa propre poitrine. Elle est près de lui, elle se sent mal et elle ne sait pourquoi. Il est vrai qu'elle s'était souvent sentie affaiblie avec lui mais elle l'appréciait, elle passait outre... Mais là c'était dur, mais là elle tenait bon. Elle versa une larme qui glissa sur sa joue, atteignant un sourire qu'elle se forçait à faire :


- Je suis désolé James. Je me sens mal là, pour toi. Je croyais avoir été là quand il le fallait. J'étais bien quand nous parlions ensemble. J'étais égoïste peut-être, ne voyant pas ta douleur. Mais il fallait me le dire. Il ne fallait pas attendre la crise pour tomber de ta citadelle de souffrance. Elle sèche son visage d'un revers de la main. Mais saches que... malgré cette larme... je ne te crois pas. Je ne pense pas qu'il faut se laisser aller dans la haine destructrice, si humainement terrible... Tu te dis faible, je ne le crois pas. Tu as une très grande force, là, en toi... Et même si tu souffres, tu tiens bon, pour les autres je le sais... Mais tu devrais tenir aussi pour toi....

Elle le relâche en reculant un petit peu pour souffler et tenter de stopper ses larmes, en un reniflement sans aucune tenue, comme les enfants. Puis elle le lâche, ce petit rire stressée qui pointait le bout de son nez depuis quelques temps :

- Je sais ce que tu dois te dire : elle recommence un discours ! Un discours bien idéaliste, l'idiote ! Et tu as peut être raison... Et ce sera peut être pas le dernier. Mais je veux tu comprennes un truc : si tu veux pas faire partie de notre mouvement, libre à toi. Saches juste que notre porte sera toujours ouverte... plus que celle de cette cellule. Car tu es mon ami, ça je le sais, et toi aussi... même si tu te le refuses sûrement. Petit pause. Mais... avant qu'on se sépare... pour un court temps j'espère... Je voudrais te demander... Si je ne comprends rien, toi tu me sembles avoir compris. Tu te dis impuissant mais tu es connaisseur. Alors dis nous ce que tu sais sur Nath et... "les autres". J'imagine que si la situation est trop critique, tu auras beaucoup de quémandeurs de médocs-suicide. Ce sera tous bénefs pour toi, non ? Pleins de lâches qui se disent faibles qui meurent : tous ce qu'on aime !

C'était plutôt bien parti mais elle avait rechuté, reprenant son ton ironique. Elle ne pouvait s'empêcher de l'utiliser quand elle était stressée. Et là, elle l'était. Elle avait pleuré, sourit et rit... dans la souffrance. Elle ne voulait pas perdre James, pas là, pas maintenant. Elle souhaitait le faire réagir mais n'y croyait qu'à moitié. Elle se devait de le faire. Car s'il n'avait plus aucune estime pour lui, elle en avait encore un peu. Ça sert à ça des amis, à vous redonner espoir quand vous pensez qu'il n'y en a plus.



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I NEVER KNEW DAYLIGHT COULD BE SO VIOLENT

Tu suis des yeux le parcours de sa larme. Pleurer. Ça ne t'a jamais fait plus de bien que ça, mais ça a pourtant l'air de soulager tout le monde. Alors pourquoi est-ce que toi, ça ne t'aides pas ? Cas trop désespéré, sûrement. Oh, et tu vois ce sourire, bien trop forcé pour paraître un minimum vraisemblable. James, James, c'était ça, toi, avant ? Un menteur, un tricheur ? Oui. La seule chose en plus, c'était ton don pour tromper les autres. Mais oui, tu vas bien. Ce n'était pas ce que tu répétais ? Non, tu disais plutôt tout va bien. Ça fait moins mensonge à tes yeux ; c'était plus facile à dire au début. Puis, à la fin, toute compassion mensongère a disparue -t'es qu'un insecte, qui se soucie vraiment de toi ? Idiot, idiot, idiot. Tu entends ? Elle a pitié de toi. Rien n'a changé, rien, rien -et ton esprit toujours aussi idiot se borne à croire cette hypothèse, sans en envisager d'autres. Tu l'écoutes, elle et ses remarques en demie-teinte, elle et ses excuses enfouies sous son discours, ô combien inutiles. C'est beau, de sa part, après tes propres remarques assassines, mais non, tu n'es pas assez fort pour repartir. Tu n'as jamais été un héros, un chef de file ; tu ne seras jamais convaincu, jamais emporté plus que ça ; t'es même pas capable de garder un peu de dignité en acceptant ses idées.
Ah, James. T'es froid, autant au figuré qu'en métaphore, et même ses mains chaudes sur les tiennes ne peuvent pas te réchauffer. Il te faut plus, mais personne n'est capable de te le donner, ce plus. Et même, tu ne serai pas prêt à l'accepter. Paradoxe, encore, encore, toujours.
    ▬ Maintenant, je m'exprime, au moins. Et dire qu'on est sensé appeler ça une évolution. Pause On dira que j'ai arrêté de tenir bon au même moment.
Ton ton est doux, patient, chaque mot sort doucement, comme si tu réalisais. Comme si. Théâtre. C'est faux, faux, faux. Tu te dis que tu n'as jamais tenu pour les autres, que tu le faisais pour ton propre espoir égoïste. Pour exister. Oh, idiot.
    ▬ Mais finalement, c'est mieux quand je me tais, non ?
Et ton sourire triste refait son retour, rapide, mélancolique. Vestige d'années, de siècles passés à jouer. Mais t'en peux plus. Et tu sens ce vide dans ta poitrine, tu prends ce regard vide, tu te rappelles. Elle t'aurais peut-être convaincu, il y a quelques siècles, mais elle aurait fini par s'éteindre, cette flamme rebelle, avide de liberté ; elle serait morte en même temps que son réceptacle, que celle qui dit si ardemment ce genre de discours. T'en as déjà trop perdu pour retenter l'aventure, pour t'autoriser à de nouveau te trouer le coeur. Les amis, ils finissent tous par disparaître. Tous. Mais tu ne peux pas t'empêcher de craquer, de t'approcher des ces créatures que tu juges si éphémères, de t'en enticher. Et puis d'être seul, de nouveau, pour mieux recommencer. T'avais pu compter sur Nathaniel, avant. Maintenant, c'était toute la question, mais ce que tu ne pouvais pas te permettre, c'était de redonner juste une étincelle d'espoir à Willow. Elle ne serait que déçue, quand il se passera quelque chose, quand tu agiras de ton côté.
Tu craques. Elle n'a pas le droit de pleurer, pas ici, ou alors elle devra pleurer pour deux. Tu la prends dans tes bras, même si ça doit lui faire mal. A toi, ça te fais du bien. Tu la serres, la serres, surplombes sa tête comme tu le ferai pour ta petite soeur -non, à vrai dire, comme un humain le ferait. Tes soeurs à toi, tu les ferais plutôt crever.
    ▬ Promets-moi de ne pas me haïr.
Chuchotement, de nouveau. Tu n'as pas le droit de le dire, pas le droit de briser ta seule carte, pas le droit de déjà être regardé avec rancune. Tu te demandes quelle sera sa réaction, quand elle apprendra. Ah, les Autres riront de toi, sûrement, mais eux, tu t'en fous. C'est surtout les autres qui t'intéressent, avec un petit -a et leur innocente ignorance tellement cruelle. Après tout, "la douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps". On le savait déjà à l'époque de Publilius Syrus, alors Maladie, prépares-toi.

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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She



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Chaud. Chaud contre Froid. Les mains se touchent et font un contact électrique. Ce n'est pas désagréable, juste étrange et singulier, quelque chose de rare et d'intemporel. Ils sont proches dans cette cellule au milieu de nul part. Ils parlent avec force et faiblesse, conviction et désorientation; bien loin du Nouvel An annoncé bien des heures auparavant. Tout s'est arrêté autour d'eux et une bulle s'est formée, protectrice mais semblable à une prison. C'est un cocon qui veut les mettre face à face. On ne peut s'en échapper... mais on ne veut point le faire en réalité.

Willow parlait et se sentait observée, détaillée, analysée par James. Il ne la dévisageait pas, elle ne ressentait donc pas de gêne. C'était plus une observation prévoyant la déduction. Elle espérait qu'il allait comprendre ses mots et les accepter, pas en faire sa propre opinion mais juste ajouter certains faits qui pourraient être avérés et rebondir dessus. Il semblait loin dans ses pensées, comme débâtant avec lui même. Ses yeux perdus tentaient de rester, de se battre pour exister encore dans la lumière. Et Willow voulait que cela continue, qu'il n'abandonne pas.

Le temps des paroles était fini. Les mots touchaient l'air, le silence se brisait. Les phrases restaient en suspens, faisait écho dans le coeur de la Chinoise. C'étaient des affirmations pleines de tristesse, de nostalgie. Pleins de sourires aussi, qui cache des larmes. Mais il n'y avait même plus assez de force pour pleurer, plus assez d'espoir pour laisser couler la souffrance sur son visage. James parlait tout doucement, trouvant des mots qui semblaient inconnus jusqu'alors. Semblant découvrir un être nouveau : lui-même.

Willow écoutait et le regardait, toujours aussi mal pour lui comme ses yeux humides le montraient bien. Oui, il s'exprimait et il se le devait. Il ne fallait pas qu'il se sente écrasé dans cette masse. Il avait autant d'importance que tous les clients ici présents... plus aux yeux de Willow. Et s'il avait quelque chose à dire, il ne devait pas se retenir. Comme il l'avait fait juste avant... Telle était la pensée de la Chinoise, bien que précédemment, elle n'avait pas le même opinion que lui. Elle acceptait l'opposition. Elle la voulait même; pour faire réagir James.


- Mais finalement, c'est mieux quand je me tais, non ?

- Non. Il faut savoir s'exprimer pour exister. Et... même si nos avis divergent en cet instant, ta parole me marque et je ne la regrette pas.


Elle avait juste glisser ces deux phrases, sur le même ton doux qu'il avait tout d'abord utilisé. Elle ne voulait pas qu'il se voit comme une gêne car il ne l'était pas. Mais... James semblait déjà loin dans cette idée, dans ce débat intérieur, dans cette perte de sens.... Il l'avait même repris, ce vieux sourire. Willow s'en souvenait. Ce sourire nostalgique, si beau et si triste en réalité... Elle l'avait noté quand il peignait par exemple, mais pensait que ce n'était que passager.... Ça devait peut-être être le cas car montré que quand il croyait ne pas être observé...

Alors, il s'avança vers elle, la pris contre lui, la serra près de lui. Elle ne l'arrêta pas, il semblait en avoir besoin et Willow acceptait d'être là. Si cela lui permetait d'aller mieux... tant mieux. C'était étonnant cependant comme, si affaibli qu'il semblait être de l'extérieur, ce contact apparaissait si fort et puissant contre le corps de la Chinoise. Certes, elle aussi n'était pas bien solide mais... elle restait tout de même troublée par intimité... mais ouverte.

Si on excepte cette impression de tension -liée à la cellule ?- elle voulait aussi se laisser aller dans ses bras. Elle ne restait pas stoïque, elle l'entourait elle aussi. De nouveau, elle redevenait ce fragile enfant qu'elle avait fait transparaître en pleurant un peu avant. Willow voulait recevoir le réconfort qu'elle n'avait pas... qu'elle n'avait jamais beaucoup eu, son père n'étant pas très fort question contact. Et elle n'avait pas non plus de grand frère pour la soutenir ainsi.

Oui c'était ça : son grand frère. Elle voulait l'aider car il était perdu. Il ne semblait pas vouloir l'a délaissé et il agissait de la seule manière qu'il avait trouvé pour l'aider en retour : le contact brut. Brut mais pas brutal, c'était au contraire doux, comme toujours avec James... comme autrefois... Autrefois. Dans ce lointain Hôtel où les clients se liaient pour le long terme car ils sentaient le besoin de récréer l'amitié si éloignée pour ne pas se sentir perdu et délaissé dans l'immensité...


- Promets-moi de ne pas me haïr.
- Promis. Aujourd'hui comme demain.


Il lui avait glissé cette demande dans un murmure qu'elle seule avait pût entendre. Elle ne savait pas pourquoi il l'avait fait mais y avait répondu au tac au tac. Elle ne voulait pas qu'il reste dans cette inquiétude, dans ce délaissement. Elle voulait être là, pour lui, en tant qu'amie. Et, dans sa tête, ce simple mot, cette promesse était juste honnête. Elle ne se voyait pas le briser un jour. Car elle ne voulait pas voir James se briser face à l'adversité. Son regard sur lui, elle ne voulait pas le changer et ne le changerait pas. C'était et c'est son ami. Elle sera donc son bouclier devant les Autres.


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Je t'en foutrai moi des "Bonne Année" {Intrigue}