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Chroniques d'une ado ordinaire dans un lieu tout sauf ordinaire
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▌Date d'arrivée : 29/12/2010
▌Age du joueur : 25
▌Commérages : 518

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Hé ouais, je me lance, aujourd'hui m'est venue l'idée d'écrire les chroniques de cette chère Alexis! Elles retraceront sa vie depuis sa découverte de l'Hotel Dusk en passant par tous les RP que j'ai pu faire ainsi que les petits passages passés tout silence, sans oublier la banalité quotidienne du petit hôtel perdu au milieu du désert!
Mesdames et Messieurs, voici en avant-première rien que pour vous ce soir : le prologue des aventures d'Alexis Bell!



- Prologue -


- Bigre ! Foutre ! Raah pas possible quoi ! Vais finir par croire que ma caisse a envie de moi pour me faire le coup de la panne à 4 heures du mat’ en plein désert du Nevada !
Hé ouais, moi et ma malchance, perdus en amoureux transits et solitaires au beau milieu d’une route désertique…Ha non, cette fois ma malchance n’y est pour rien, je crois plutôt qu’il s’agit de… Mon imbécilité chronique… Hé ouais cocotte, faut penser à faire le plein de temps en temps, sinon on tombe en panne là où il n’y a pas de réseau pour appeler du secours…
Sortant passablement énervée de la voiture qui m’a servie à reconduire des amis chez eux, je cherche une solution. Pas de réseau, personne sur la route à une heure pareille (en tout cas pas cette route-ci). En revanche je sais que un ou deux kilomètres plus loin, il y a un hôtel paumé au milieu de nulle part. Bah, ils auront sûrement le téléphone, ça sera déjà ça de pris !
Je ferme donc ma voiture en prenant soin de laisser les feux de détresse allumés (dans le cas improbable où quelqu’un passerait dans le coin) et je m’en vais, mes maigres affaires sous le bras, pour ma petite marche nocturnes. Évidemment, chose prévisible, mon cerveau tourne à plein régime, et ce n’est absolument pas productif. Pas du tout. C’est même contre-productif ! J’ai trop d’imagination, et elle déborde en un tas de films débiles et improbables. Exemple : « Et s’il y avait un serial killer planqué derrière ce rocher ? » ou : « Si ça se trouve, je vais croiser un mec entrain d’enterrer sa femme et il va me faire subir le même sort » ou encore : « Peut-être qu’il y a des créatures sauvages ? Une bouche vers l’enfer ? Des fauves échappés d’un zoo ? Je vais marcher sur un cobra ? ». ‘Fin bref, vous voyez de quoi je parle. Mais bon, au détour d’un gros rocher, j’aperçois enfin la lumière clignotante et salvatrice de cet hôtel peut-être miteux (ou peut-être pas) mais pourvu au moins d’un contact avec la civilisation moderne !

à suivre...
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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- Chapitre un : Quand deux boulets se rencontrent -


Bon, en fait, je m’étais trompée, parce que là le soleil se lève ; Donc soit ma montre était cassée, soit ça faisait légèrement plus qu’un ou deux kilomètres. Mais peu importe, puisque je pousse la porte.

- ... béat devant un tapis peint totalement jauni par le temps ainsi qu’une plante largement morte depuis longtemps.

Je levai les yeux vers la source de ca tapage – parce que oui, la jeune femme hurlait dans le hall de l’hôtel alors que je m’attendais au calme respectueux de début de journée – et me pris les pieds dans le tapis. Je m’attendis à une chute rude mais elle fut providentiellement amortie par un jeune homme aux longs cheveux blonds qui se tenait là. Toute confuse que j’étais, je réussis néanmoins à bafouiller de plates excuses en m’apercevant que je n’avais fait que rebondir sur son dos et que, par chance, il n’avait pas à subir l’affront de rouler à terre avec moi, l’empotée. Comprenant mon intervention mal avisée, je rougis et bafouillai :

- Désolée de vous avoir interrompus…

Par chance, le type que j’avais percuté n’en sembla pas offensé. Enfin, lorsqu’il se tourna vers moi, il avait le front rouge du mec en grosse colère prêt à exploser, mais il passa par les expressions de soulagement, perplexité et exaspération. Je faillis sourire face à ce gloubiboulga d’expressions faciales mais je m’en abstins à temps pour le pas paraitre insolente. Dans le même temps, la furie tapageuse tourna les talons pour s’enfuir et un mec un peu décalé débarqua de nulle part en s’adressant au blond. Je baissai précipitamment la tête en faisant mine de rassembler mes affaires éparpillées sur le sol pour qu’ils ne pensent pas que je me mêlais de leurs affaires. Après tout, ça ne me regardait pas ! Je compris néanmoins que le nouveau venu – au fort accent germanique – s’intéressait à la demoiselle. N’ayant pu la regarder vraiment, je supposai qu’elle devait être jolie pour qu’il s’y intéresse malgré son caractère évident. Mal à l’aise, je crus avoir assisté à une rupture, mais le jeune blond m’en détrompa aussitôt en répondant à l’autre qu’il n’en était rien.
Alors que je finissais de remettre mes affaires dans mon sac, je me relevai, espérant me faufiler discrètement jusqu’à la réception. Mais dans ma grande maladresse, je n’avais pas remarqué sur le blond me tendait une main amicale pour m’aider à me relever. Du coup, je faillis me cogner contre son menton ; Je réussis heureusement à éviter de me couvrir à nouveau de ridicule.

- Pas de problème. Il en faut bien plus pour me faire mal mademoiselle. Ne vous excusez pas pour cette conversation de sourds, nous en avions fini de toute manière. Je n’ai plus rien à ajouter. Cette jeune femme appartient à la catégorie des personnes butées refusant d’admettre la vérité.

Il hocha les épaules d’un air fataliste avant de reprendre :

- Je peux vous aider peut-être ? Ruthel White, ravi de vous rencontrer.

Ne connaissant pas la source de la dispute, je m’abstins de tout commentaire, mais je ne pus m’empêcher de remarquer une petite pointe de machisme quand il me fit remarquer qu’il en fallait bien plus pour lui faire mal. Mais à la réflexion, il avait l’air tout aussi mal à l’aise que moi se sa maladresse comme des miennes. Je lui souris et acceptai de me présenter :

- Alexis Bell, ravie. En fait, je cherche la réception, je voudrais passer un coup de fil. Ma voiture est en panne à quelques kilomètres d'ici et pour pas changer, il n'y a pas de réseau dans le coin...

A ma demande, je le vis esquisser une grimace désolée.

- L’accueil est un peu plus loin par là. Vous voulez que je vous aide en portant vos affaires jusque là ? Par contre, désolé, mais il n’y a pas de réseau non plus ici. Mon portable ne marche pas et le téléphone fixe de l’hôtel semble en panne. On dirait que des petits malins se sont amusés à bidouiller la ligne. Dès que vous appelez les urgences, vous êtes redirigés vers une voix informatisée qui vous demande le type de pizza que vous voulez commander. Pour la police, c’est à peu de choses près pareil sauf que là, on vous demande si vous voulez réserver une ou deux semaines à Haïti. Bref, rien ne marche. Et désolé de vous l’apprendre, mais le reste de l’équipement de cet hôtel n’est pas mieux… Enfin, je vais arrêter là sinon je vais vous démoraliser d’une traite. Je ne me le permettrais pas.

Je soupirai de désespoir. C’était bien ma veine ça ! Pfff, moi et ma poisse parfois, on fait bien la paire… Résignée, je me dis que de toute manière, je pouvais bien finir la nuit – si on pouvait appeler ça comme ça – dans une chambre, histoire de me reposer avant de me remettre à marcher vers un endroit plus civilisé.

- Bah voyons! Et si j'essayais de joindre le président? Je pourrais peut-être tomber sur ma grand-mère! fis-je avec ironie. Tant pis pour moi, ça m'apprendra à prendre soin de mon tas de ferraille, ne vous en faites pas. J'espère simplement que la nuitée n'est pas trop chère ici. Ça serait idiot qu'après avoir marché le long de la route sur plusieurs bornes je me vois contrainte de faire demi-tour pour dormir dans ma voiture...

"Pour finir découpée en petits morceaux au fond des bois avec les parties génitales manquantes, gardées en trophée par un psychopathe se prenant pour un remake version moderne de Jack l’Éventreur". Jacky mis à part, c'est relativement improbable vu que les bois les plus proches ne sont certainement pas aux abords de cette route désertique. J'attribuai le soudain silence qui régnait à mon humour douteux et à la gêne qu'il avait provoqué. Ruthel passa sa main dans ses cheveux et refit sa queue de cheval, m’interrompant dans mon élan pour passer ma main au même endroit. Je n’allais tout de même pas lui faire croire que je l’imitais non ?

- Vous aussi vous avez eu le coup de la panne ? On se dit toujours qu’il n’y a que dans les mauvais films que ce genre de choses arrive, n’est-ce pas ? Pourtant, ça nous est arrivé et trouver une station essence dans ce coin perdu relève de l’impossible. C’est ainsi que j’ai atterri dans cet hôtel en compagnie de mon meilleur ami. Et comme vous pouvez le constater, nous n’avons toujours pas décollé de cet endroit. A croire qu’on s’y sent bien…
- Haaa, mais bien ou pas bien, j’ai mieux à faire, dis-je avec un grand sourire. J’ai toute la semaine pour faire la fête et je ne risque pas de m’en priver ! Mais bon, pas de fête tant que je ne peux pas être dépannée, n’est-ce pas ?

Ouais, et ça fera sacrément loin… Mais ça prouve aussi que d’un côté, je suis pas la seule à avoir des références « cliché pourri » ! Rassurant ou pas, à vous de voir, mais au moins je me sens moins stupide. M’enfin c’est pas une excuse pour raconter ma vie passionnante et palpitante à des inconnus… Même si, oh !, ils s’y intéressent poliment :

- Oh vous fêtez un évènement ? Hum, excusez-moi, ça ne me regarde pas après tout. Désolé d’avoir été un peu trop curieux mais bon… Disons qu’il ne se passe pas grand-chose ici d’extraordinaire alors on essaie de se focaliser sur le peu d’informations que l’on peut obtenir. En tout cas, si je puis me permettre, faites tout de même attention. Les jeunes ont tendance à oublier que l’alcool peut faire des ravages. Mais bon, je suppose que vous en êtes consciente, n’est-ce pas ?

Je le regardai d’un air perplexe : les jeunes ? Il ne doit être mon aîné que de quelques années pourtant, c’est étrange qu’l s’exprime ainsi !

- Rien de spécial ni de secret à fêter, seulement profiter des vacances des parents en somme. Quant à l’alcool, puisque je suis la seule à ne pas boire, c’est bibi qui raccompagne… Et tombe en panne.
- Erm, bref, j’ai l’impression de parler comme un vieux ainsi… Ahaha, la bonne blague. C’est mon patron qui se payerait encore ma tête… Bref, vous voulez que je vous aide à porter vos affaires jusqu’à l’accueil ? Je suppose que vu la situation, vous allez rester ici Alexis. Alors, pour me faire pardonner d’avoir été impoli et curieux, je jouerai les porteurs si vous le voulez. De toute façon, vu le peu d’activités possibles ici… Ça me changera sûrement les idées.

Je hochai la tête en souriant, bien contente de ne pas rester sur place plus d’une nuit. Mais comme il n’avait pas été impoli et que je n’avais qu’un sac contenant plus d’air que d’affaires, je refusai son offre de le porter et le suivis vers la réception, au fond du hall d’entrée. N’ayant pas les moyens de me payer le luxe, je ris une chambre toute simple. Pour une nuit, ne n’allais pas chipoter sur la couleur du papier peint tout de même ? Le réceptionniste me tendit une clé que je fis maladroitement tomber sous le comptoir, bien entendu. Après m’avoir aidée à réparer mon erreur, l’homme me congédia d’un air fatigué tandis que je me transformais en une flaque d’excuses.

- Dites, Ruthel, cela vous dérangerait si j’abusais un peu de votre temps, dis-je gênée. Je crains de ne pas être capable de trouver ma chambre sans passer par tous les couloirs de chaque étage de l’hôtel, vous pourriez me guider pour que gagner du temps ?

Ruthel accepta et de bon cœur apparemment et me guida jusqu’à ma chambre. Une fois les quelques banalités échangées, je fermai doucement la porte avant de me jeter sur le lit. Je m’endormis sans même prendre le temps de me déshabiller : je devais ressembler à un panda délavé vu les cernes de fatigue que je devais avoir !

à suivre...
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- Chapitre 2 : Et c’est Alice qui met le chocolat dans le papier alu’ ! -


Le lendemain – ou plutôt l’après-midi même vu l’heure à laquelle j’avais débarqué à l’hôtel – je m’éveillai aux sons d’une discussion animée dans le couloir. Les protagonistes plongés dans leur débat sur les canards s’éloignèrent rapidement. Les yeux encore collés de sommeil, je m’étirai longuement en savourant la douce sensation des muscles qui se délient et s’éveillent. Je me dressai ensuite sur mon séant en attendant que mes petits yeux acceptent de s’habituer aux rayons du soleil et que mon esprit cesse de vaciller. Si cet hôtel n’avait pas de téléphone fonctionnel, il avait au moins l’avantage de posséder une literie divine. Enfin, cela reste mon avis.
Le petit miroir de la chambre me rappela que je m’étais jetée sur le lit sans autre forme de procès en arrivant sur les lieux. Par conséquent, ma tignasse était aussi emmêlée que mes fringues froissées et ma peau couverte de marques des draps. D’une main distraite, je réarrangeai ma « coiffure » et me passai de l’eau sur le visage dans l’espoir fou d’en faire disparaitre ces amusantes marques rouges – oui, amusantes, parce que c’est toujours drôle de voir quelqu’un qui est « tombé du lit ». Quant à ma tenue bah, à par secouer le tissus pour qu’il paraisse le moins plissé possible, y avait pas grand-chose à faire. M’enfin de toute manière, peu m’importait d’avoir une tête dépenaillée à 14H (à en juger l’heure indiquée sur mon portable). Et puis zut, avant de partir, je vais voir si le restau est toujours ouvert, j’ai bien envie de grailler un truc.

En ouvrant la porte de ma chambre, devinez un peu avec qui je tombe nez-à-nez ? Je vous le donne dans le mile ! Ruthel White. Après brèves salutations et banalités, la conversation fut vite rompue par notre manque commun d’imagination pour converser. Qu’à cela ne tienne, je désignai le bout du couloir d’un index tendu et lui proposai :


- J’allais chercher un truc à manger, ça vous dirait de m’accompagner ?

Je venais de me faire la réflexion que c’était stupide puisqu’il venait probablement de manger mais il accepta en parfait gentleman. Contente d’avoir quelqu’un avec qui faire la conversation, je lui emboîtai le pas direction : le restaurant. Arrivée là-bas, je constatai que les employés en étaient déjà à passer le balai et que les lieux étaient déserts de clients. Finalement, il nous a fallu nous rabattre sur le bar où je me contentai de cacahuètes et lui de café. Finalement, on a pu délier nos langues et il m’a un peu raconté ce qu’il faisait ici et qu’il n’était pas seul. D’ailleurs, je lui fais penser à son ami en version féminine. Détail amusant en fait. Il était entrain de m’expliquer en quoi cette ressemblance était s frappante lorsqu’un autre type, un peu étrange, se précipita vers nous :

- Alice ! Haaaa, Alice, je t’ai cherchée partout !

Au début j’ai failli croire qu’il me confondait avec une autre, mais la réaction de Ruthel fut immédiate. D’un air parfaitement consterné, il secoua la tête avec l’air de celui qui cherche une sortie de secours. Je n’eus pas le temps de l’interroger du regard que l’autre s’était déjà installé à notre table, rajoutant une chaise juste à côté de celle de Ruthel. Il commença à débiter un flot de paroles sans queue ni tête au grand damne de son interlocuteur. Mais avait-il au moins remarqué que Ruthel n’était pas une fille ? OK il a les cheveux longs, mais la ressemblance s’arrête là, je vois mal quelqu’un l’appeler Mademoiselle !
Au détour d’une phrase, il sembla enfin s’apercevoir de ma présence.


- Mademoiselle, enfin, que buvez-vous là ? (je venais de commander une tisane et il eut un claquement de langue désapprobateur) Ridicule, les tisanes de cet hôtel ne méritent même pas le nom d’infusion ! Si vous y consentez, je vous ferais goûter à l’occasion l’un de mes thés, ils sont exquis et ne sortent pas d’une usine, eux au moins !

J’éclatai de rire, impossible de me retenir. Jamais personne ne m’avait abordée de la sorte, et si c’était une technique de drague, elle était bien originale !! Je pris un petit temps avant de reprendre mon souffle et de m’excuser de ma bruyante réaction, mais il me jeta un regard faussement outré avec une lueur d’amusement dans les yeux.

- Hé bien au moins vous être honnête, ça me plait ! Rendez-vous ici demain à la même heure !

Il fit mine de t’en aller mais revint sur ses pas en interpellant Ruthel :

- Au fait Alice ! N’aurais-tu pas vu ce cher Jeannot ? Tout le temps entrain de me filer entre les pattes ! Non ? Bon, pas étonnant le connaissant ! Oh, et puis, si une tasse de thé te tente aussi demain, tu seras bienvenue !

Et il s’en fut pour de bon, laissant le pauvre Ruthel exaspéré et consterné, et moi, perplexe sur sa santé mentale. Enfin, je n’étais pas si loin de la vérité, mais ça, je l’apprenais plus tard.

à suivre...
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