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Bienvenue à toi malheureux! [PV Charlot]
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▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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Encore bouleversée par ce à quoi j’avais assisté (et d’une manière ou d’une autre, participé) dans cette horrible pièce, cette véritable salle de tortures, je me contentai de marcher les yeux dans le vague lorsqu’un maton me raccompagna là où il m’avait cherchée, à savoir dans une cellule commune. Je ne dis pas un mot (mais de toute manière, pouvait-on vraiment communiquer avec ces êtres sans âme ?) et ne fis pas un écart sur le chemin que je reconnus. La salle des tortures était autrefois la salle de jeux, ironique n’est-ce pas ? Quant aux cellules, bah, il s’agissait tout bonnement des chambres. Hé ouais, toutes les réflexions sans fin qu’on peut se faire pour éviter de penser à quelque chose. Mais je n’ai jamais été très douée pour contrôler mes pensées malheureusement, et tout ça ne cesse de me harceler. Sur un coup tête, je me demandai même si j’arriverais à dormir après tout ça tiens. En tout cas, je doute faire de jolis rêves…

Devant la porte de la cellule, je poussai un soupir résigné et me laissai enfermer dans la pièce froide et nue. Heureusement qu’il y avait du monde dedans au final. Hin, moi, la grande claustro de service qui me laisse enfermer… On aura tout vu tiens ! Trop tard, la porte claqua derrière moi et un frisson me parcourut l’échine. Je m’adossai, nauséeuse, contre le mur le plus proche et me laissai glisser contre. En touchant terre, je me pris la tête entre les mains. Phase 1 : le déni. Je refusais de croire que j’avais touché le fond au point de contrevenir à tous mes principes. Je m’imaginais loyale et judicieuse, j’étais en fait traitresse et égoïste. Je surpris alors les regards posés sur moi. Tantôt inquiet, tantôt interrogateur ou suspicieux. Pour moi, ils étaient tous lourds de reproches. « Traitresse ! » disaient-ils. Je secouai la tête et l’enfouis à nouveau entre mes bras.
Je m’endormis sans m’en rendre compte, épuisée par les événements que mon cerveau avait du mal à enregistrer. Mais je dormis mal, assaillie à la fois par des cauchemars rouges de douleur et de sang, emplis par la souffrance et les cris ; et par des cauchemars sombres et sournois, reflétant la réalité de ces lieux : courir ne servira à rien, il n’y a aucun échappatoire. Ces derniers cauchemars étaient les pires parce que si le rouge représentait d’horribles souvenirs marqués au fer, les sombres représentaient à la fois le passé, le présent, et vraisemblablement notre avenir à tous en ces lieux maudits.

Je m’éveillai en sursauts lorsque la porte claqua à nouveau. Je m’aperçus que j’avais glissé au sol et que mon sommeil agité m’avait valu des vêtements collants de sueur. Je me hissai sur un coude pour voir qui entrait mais je hoquetai de surprise en sentant qu’il venait de me trébucher dessus et qu’il s’étalait sur moi. Un peu écrasée, je toussai pour faire comprendre au type que sa croupe sur mon dos était plutôt malvenue mais il ne sembla pas s’apercevoir de ma présence.


- Alors, ça y est ? Je suis prisonnier ?

Je ressentis alors un élan de compassion pour lui. Je me dégageai doucement de son poids et l’aidai à se redresser tout en disant, les yeux baissés de peur de devoir lire l’angoisse et la terreur dans les siens :

- Ouais, ça y est.
▌Date d'arrivée : 08/08/2012
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[HRP: Le meilleur choix de musique possible pour ce rp !
J'espère que j'ai pas fais de contradiction dans mon texte xD ]


Monde cruel.
La vie est une chose bien étrange, pleine de surprises bonnes ou mauvaises, bien que les mauvaises sont toujours les plus dur à accepter. L'on vit et l'on évolue, on se développe un quotidien, des bonnes vieilles habitudes qui nous suivront durant toute notre existence, un cercle sociale que l'on renouvelle plus ou moins avec le temps, et l'on attend. On attend quoi ? Le changement. Les changements majeurs dans une vie, marquant à chaque fois une nouvelle étape de notre parcours, qu'ils soient bons ou mauvais, mais toujours en apportant un nouvel objectif à notre vie.
Mais voilà mon petit Charlie, le changement c'est maintenant. Et on sait tous combien tu aurais aimé revenir en arrière, remonter le cours du temps et réparer tes erreurs, te convaincre de ce futur certain, de te frapper s'il le fallait de toute tes forces en te criant à toi même
"N'Y VAS PAS BORDEL DE MERDE !! NE FAIS PAS CA C'EST UN PIEGE ET TU LE COMPRENDRAIS SI T'Y REFLECHISSAIS UNE SECOND PAUVRE TACHE !!"
Mais voilà, sans le savoir tu étais au bord du gouffre, et le regard perdu dans un horizon plein de belles promesses, tu as fais ce pas en avant, irréversible action, tu as plongé dans les abysses dont nul ne peut te rattraper et te sortir. Adieu Charles, ce n'est qu'un "à jamais".


La porte avait claquée sur lui, le poussant en avant avec violence, si bien qu'il percuta un obstacle de nature inconnu sur lequel il s'étala avec fracas. Se retournant sur son dos afin d'avoir une vue imprenable du plafond, il commença à se lamenter intérieurement, en se demandant à voix basse s'il était vraiment devenu un prisonnier. Le regard dans le vague, il sentait sa volonté le quitter, laissant place à un désarroi dans lequel il s'abandonnait lentement mais sûrement. Un mouvement sous lui le fit sortir de son état passif de pré-dépression, et il se rendit compte que l'obstacle contre lequel il avait trébuché n'était autre qu'une jeune fille, à peine plus âgée que lui, s'il pouvait se fier à ses capacités d'observation. Elle se dégagea de son fondement, et se releva tout en lui proposant une main pour l'aider à se relever également, qu'il accepta, bien que très confus par la situation ; mais elle ne semblait pas lui en tenir compte, elle paraissait même compatissante à son sort.

- Ouais, ça y est.

Elle l'avait donc entendu. Et sa réponse acheva de dissiper les dernières parcelles de doutes dans son esprit. Aucune réaction de protestation ne lui vint à l'esprit, sa combativité s'était envolé, ne laissant qu'une amère et douloureuse acceptation de son sort. Il aurait put mourir ici que cela ne changerait rien, il le savait, qu'il n' y avait rien à faire, que sa vie ne tenait qu'au fil d'un marionnettiste inconnu, mais enfin...

- Pourquoi ? Je ne comprend pas... Pourquoi, pourquoi pourquoi ?

Il lâcha la main de la jeune fille, voulant la regarder dans les yeux qu'elle tenait obstinément baissé, il l'attrapa par les épaules, ou plutôt il s'y accrocha avec ses faibles mains, comme si elle était la dernière bouée d'humanité dans un océan sans fin.

- J'ai l'impression que le monde a sombré dans la folie, que tout est perdu, mais pourquoi ! Comment cela est-il arrivé !? Pourquoi !?


Il laissa ses bras retomber mollement, et s'adossa contre le mur. Tout devenait floue dans sa tête.
▌Date d'arrivée : 29/12/2010
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Le jeune garçon qui venait de m’atterrir dessus avait l’air profondément désespéré.

- Pourquoi ? Je ne comprend pas... Pourquoi, pourquoi pourquoi ?

Dans sa voix on pouvait lire un profond désarroi et une incompréhension totale. Je le comprenais bien évidemment, depuis que j’avais compris, peu après noël, que sortir de l’hôtel était impossible, je m’étais posé cette question. De la télé-réalité ? Absurde. Puis était survenu le changement à nouvel an. Et là, je m’étais dit que se poser la question ne servirait à rien puisque je ne serais sans doute pas capable d’en comprendre la réponse : les raisons qui auraient pu pousser Nathaniel, un fou doublé d’un immortel, à commettre toutes ces choses devaient être bien obscures.
Je sursautai quand le garçon à peine plus jeune que moi me pris par les épaules et s’y agrippa de toutes ses forces.


- J'ai l'impression que le monde a sombré dans la folie, que tout est perdu, mais pourquoi ! Comment cela est-il arrivé !? Pourquoi !?

Je levai enfin vers lui un regard plein d’impuissance et de compassion – autant que je le pouvais – et me dégageai aussi délicatement que possible de son étreinte. Je me dirigeai vers le coin de mur que j’avais quitté pendant mon sommeil et lui fis signe de me suivre. Je préférais converser dans un coin, histoire d’éviter de répandre une vague de panique. Déjà, des regards inquiets se tournaient vers nous.

La folie… Oui, c’est exactement le mot qui résume la situation. Mais je doute que le monde entier soit touché, il n’y a que ce maudit hôtel. Pourquoi ? Personne ne saura te le dire, mais tous ici peuvent te dire ce qui s’est passé.

Je lui jetai un regard lugubre et scrutai son visage. Avait-il vraiment envie de savoir à quel point la situation était désespérée ? Avais-je envie de lui arracher tout espoir de vivre ? Et surtout, difficile de parler de tout ça sans trahir ma situation… Jugeant qu’il voulait savoir dans quoi il avait mis les pieds malgré l’angoisse de savoir, je me jetai à l’eau – en souhaitant ne pas me tromper !

Avant nouvel an, cet hôtel ressemblait à n’importe quel hôtel. Des chambres, une réception… Mais par un phénomène inexplicable, chaque fois que quelqu’un avait l’intention de partir, quelque chose le retenait. Panne des portes automatiques, pantalon coincé à la laverie… Du coup, certains ont commencé à se poser des questions aux environs de noël. Et le jour de l’an, tout a éclaté. Un type de l’hôtel s’est présenté à nous en exposant les cadavres de deux les clients de l’hôtel. Tout le monde le prenait pour un idiot, une folie douce, mais la vérité… En bref, il s’est présenté comme étant un immortel, une incarnation de la Folie elle-même. Ridicule ! a-t-on pensé. Il a fait alors surgir d’on ne sait où deux monstres, des démons et a changé l’hôtel en l’asile que tu vois là.

Il allait probablement me prendre pour une cinglée, ouais. Il allait croire que l’enfermement m’avait fait perdre la tête. Mais qu’importe ? Inventer une telle histoire est bien compliqué, mais même s’il passait par la phase 1 : le déni, il finirait par admettre que j’avais dit vrai. Nathaniel finirait par lui en donner la preuve en nous sortant une de ses nouvelles folies. Et la prochaine, je trouverai bien un moyen de la déjouer ou de la retourner contre lui. Je ne me suis pas alliée à lui. J’ai fait en sorte d’améliorer mon sort. Et ça ne m’empêchera pas de mettre fin à ces folies.
Phase 2 : la colère.
▌Date d'arrivée : 08/08/2012
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[désolé du wonderfullement long retard u_u]



La vie est une salope. Telle est la pensée qu'on peut avoir dans ces grands moments de solitude ou de dépression, lorsque les sourires ne sont que lointains souvenirs, que tristesse et mélancolie font lentement tourner les méninges de votre tête, qui elle affiche un visage morne où nul trace de joie ne peut resplendir, parce que l'espoir s'est fait la malle et a claqué la porte en disant « Je retourne chez le Bonheur! ».
Ah ah.. ouai vraiment c'est une belle ordure. On ne demandait pas grand chose, juste vivre simplement et dans la tranquillité, avoir des amis, un job où on se marre un peu avec les collègues, et puis fonder une famille, recommencer le cycle éternel. Certain trouves ça trop tranquilles, libres à eux de pimenter leur existence ; mais bordel pourquoi faut-il qu'ils nous embarquent là dedans ? On était bien nous, sans aucun soucis, la tranquillité faisait notre bonheur, mais voilà il fallait que la vie se ramène et foute la merde ! Comme si elle s'était dit «  Oh, je vais prendre quelques cons aux hasards et je vais BIEN les faire chier !  Alors qui va s'en prendre plein le cul ? Lançons les dés ! Huhu... et c'est double six !  Ce qui nous fais.. »

- .. J'avance donc de 12 cases et je me retrouve à..
- SOLITUDE !! Par ici la monnaiiiiie !
- Damnation ! Mais tu vas arrêté de me piquer mes sous !?
- Tatata, allez hop on délie la bourse et plus vite que ça.

Charles ronchonna et passa à Alexis les deux cents pièces d'or, tout en grommelant des remarques à l'égard des succubes videuses de bourses. Relançant les dés, parce qu'il avait fait double, il passa par la case départ où il put récupérer sa perte, et arriva Blancherive qu'il s'empressa d'acheter complétant ainsi sa collection des propriétés de couleurs bleu clair. Son tour terminé, il passa les dés à la jeune asiatique prénommé Willow, et s'étira un peu pour faire partir l'engourdissement de ses muscles en position assise. Cela faisait un bon moment qu'ils avaient commencés la partie, et cela se ressentait dans ses membres.
S'étant relevé sur ses jambes, il en profita pour jeter un œil sur les possessions de ses adversaires ; si les pièces d'or étaient pour le moment réparties équitablement, ce n'était pas le même chose au niveau des villes. Alexis Bell par exemple, la fille qui l'avait gracieusement réceptionné avec son dos, possédait les bleus foncés, incluant donc Solitude, la plus prestigieuse des villes de Bordeciel ; bien qu'elle n'avait que peut d'autre pièces, la possession de cette couleur pouvait rapporter gros. Ruthel White, un homme avec qui Charles venait de faire connaissance via Alexis, possédait quant à lui deux des trois rouges, dont la ville de Faillaise, ainsi que la carte caravane, qui lui faisait gagner des pièces proportionnellement au jet de dé de celui qui tombait dessus. Bien sur, pour maximiser son effet il lui faudrait récupérer la carte Barde. De son côté, Willow Lewis, asiatique s'étant également joint à eux, semblait plutôt prendre des terrains un peu à droite et à gauche, quelque soit leurs couleurs, mais semblaient surtout s'intéresser aux quatre cartes Charrettes. D'ailleurs, elle venait de tomber sur une carte Chance/Thu'um, dont l'effet était de la mener à la charrette du nord, ajoutant un troisième élément à cette catégorie de ses biens. Charles quand à lui venait tout juste de finir la possession des bleus clairs,et lorgnait maintenant sur les verts : l'investissement était cher, mais il valait le coup.
Beaucoup de cartes rester à acquérir, et la partie sera serré, mais la chance et le risque étaient nécessaires pour gagner. Cette partie de Monopoly Skryim était prometteuse.
Cela pouvait paraître étrange de voir des gens jouer gaiement à un jeu de société dans une telle situation, mais le jeune homme préférait se divertir maintenant que de s'apitoyer sur son sort. Du genre crédule, il avait facilement accepté l'histoire que lui avait raconté Alexis, assimilé peut être pas, mais il la croyait. Il savait qu'il ne ressortirait pas de l'hôtel de si tôt, et il préférait ne pas y penser pour le moment.
Il était néanmoins surpris que les deux autres gens se soient joints à eux, il appréciait cela, la bonne compagnie était nécessaire dans les moments dures, et puis un Monopoly à quatre s'était beaucoup plus amusant !
Il ne connaissait pas ces gens, leur façons d'agir et de jouer, il ne pouvait donc pas prévoir correctement leurs stratégies. Mais c'était de même pour eux. Chacun jouait avec ses objectifs, ses buts, ses stratégies. Il fallait faire des alliances secrètes, des transactions avantageuses ; il fallait bluffer, observer, analyser, mentir et trahir. Dans ce jeu, tout était bon pour survivre, mais il fallait faire attention, tout pouvait arriver, le plus avantagé pouvait être le premier à faire faillite. C'était un jeu de calcul et de complot. Tous jouaient avec bonne humeur, mais au final ils se battraient tous pour finir premier.. pour survivre et ne pas finir dévoré.

Un peu comme dans la vie hein ?
Héhé.. quelle vraie salope !


[Fin du RP]
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