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Que vois-je? Que vois-je? [défi Willow]
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▌Date d'arrivée : 31/03/2011
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Le mouton broutait paisiblement dans son pré verdoyant sous la douce chaleur de la lumière. Il trottinait gaiement d'herbes en herbes en relevant parfois la tête pour faire un « mêêê » qui pourrait signifier « mêêê » ou « j'ai bien mangé » ou encore « Gottferdom! C'est de la bonne! ». Huhu, qu'il était mignon ce mouton. Ce dernier bien repu sautilla joyeusement de colline en colline, cette belle nature fantasque et éthérée pétillant sous les rayons du soleil qui en ferait émouvoir plus d'une vache suisse! Alors qu'il bondissait de plus en plus loin et de plus en plus haut, le mouton vit une apparition à laquelle il ne s'attendait pas! Un œil! Oh oui, c'était un œil! Et bleu qui plus est! Qu'est ce que cela pouvait bien signifier? Peut-être rien, après tout, Roger n'est qu'un mouton et il s'en gratte bien le sabot avec une pelote à grand-mère. Le mouton se remit donc à sautiller, mais c'était sans compter la force de gravité de l'oeil! Oh non! Mais quelle horreur! Mais que va-t-il lui arriver? Cours Roger, cours! Et notre Roger bondit et roula jusqu'à l'iris bleuté pour faire un grand:

-Aieuh! Roger, c'est pas sympathique! Je vais rapporter cela à Dudu! Roger? Roger, t'es où?

S'étant redressé sur ses genoux, Jamie chercha sur le sol capitonné vert pâle la présence de Roger, le mouton lilliputien, mais Roger s'était caché, le bougre de coquin! Balayant rapidement du regard l'isoloir, notre jeune fermier se demanda ce qu'il pourrait faire d'autre pour s'occuper. Diantre, Roger! Farceur au mauvais moment... S'affalant au sol dans sa camisole, Jamie roula deux fois pour arriver à l'autre bout de la pièce! Eh! Mais c'était super comme jeu! Rouli-roula, roula-rouli~ L'adolescent gloussa joyeusement au sol, jusqu'à ce qu'une idée venue de nulle part vint l'interrompre. Une idée si voluptueuse qu'elle prit de la volupté au fur et à mesure qu'on la pensait... Troublé par cette idée, le garçon lança un regard effrayé vers le mur! Oh non, les prés sont occupés de prendre possession de la troisième dimension! Secouant la tête de gauche à droite puis un ou deux rouli-roula~ plus tard, Jamie gémit dans un coin:

-N-n-non. Tu ne m'auras pas, Galicus! Je résisterai à la tentation!

Tremblant de tomber dans la tentation, Jamie fixa avec désespoir le dénommé Galicus qui n'y était pour rien dans l'histoire, à part être un capiton qui avait une bonne tête à s'appeler Galicus. Du moins, c'est ce qu'aurait penser Pignon s'il était dans les parages, mais comme il est derrière la porte, c'est pas pareil, tout comme Roger qui s'était caché dans les interstices brumeux des abysses de l'infiniment petit chez l'infiniment grand pour au final, ne faire qu'une simple mise en abyme du chat de Schrödinger, si l'on suppute que la théorie n'est vraisemblablement qu'invraisemblable car elle exige un temps soit peu de semblant de vraisemblance. Et puis il avait écarté les croquettes! Jamie était triste que Galicus ait été aussi vicieux, mais il devait s'avouer que cette idée imaginaire était violemment et difficilement répréhensible puisque seul Roger sera au courant.


-Ngh! Ne...pas...léchouiller... le... mur...


Le front plein de sueur, Jamie fut ébloui par le côté vert pâle de cet adorable mur capitonné qui lui avait si bien tenu compagnie. Allez, on rouli-roula vers lui! Nez contre tissu, le fermier esquissa un rond avec son nez pour savoir si c'était bien judicieux de faire cela....

-Ne pas...léchouiller!

Alors qu'un odieux dilemme cornélien se proposait à lui, Shakespeare aurait même dit: « Léchouille ou garde ta langue », la porte de l'isoloir s'ouvrit en grand laissant apparaitre l'ombre d'un canard masqué dans sa propre ombre ombreuse et obscure, et ... Oh mon dieu!
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Willow Lewis Wei
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Enfermement. Un des gardes la poussa dans l'isoloir où elle s'écroula. Elle se releva le plus vite qu'elle pût mais déjà la porte se referma, emportant la lumière et la liberté dans un même claquement. La Chinoise lâcha un soupir énervé. Quelle liberté perdait-elle de toutes façons? Elle ne faisait que changer de cellule... Ici, au moins, elle serait seule et n’entendrait plus les gémissements des autres... même si elle ne pouvait plus aider les blessés...

Elle se retourna. Ah non, finalement, elle ne serait pas seule. Jamie McCravatt, le fermier brun totalement barge et fan des canards jeta sur elle un regard étonné? Surpris? Horrifié? Elle n'aurait su le dire... En tous cas, Jamie ne dévoilait pas son visage le plus sensé... s'il l'avait déjà été. Et ça, ça restait à prouver. Elle se laissa glisser à ses côtés, s'appuyant contre le mur capitonné. Il révélait bien l'image de l'Asile de fous que l'on se faisait. La pensée que c'était pratique d'avoir mis Jamie ici car "soit on était fou soit on le devenait" apparu à son esprit. Futur joyeux garanti~

La Chinoise trouvait qu'il n'y avait pas beaucoup de lumière dans cette pièce... En fait, elle ne voyait tout bonnement pas bien du tout. Était-ce la pièce ou.. autre chose? Ses mains certes pales apparaissaient comme grises... Ses restes d'habits du Nouvel An n'étaient pas aussi ternes il y a quelques jours! Elle en était sûre! Et la saleté ne fait pas dans l’immédiateté comme ça ! Hein? Elle ne commençait pas déjà à délirer comme même... Cela ne faisait même pas une semaine que l'Hôtel s'était changé en Asile... Il ne fallait pas qu'elle craque si vite!

Elle se frotta les yeux et regarda Jamie qui avait les cheveux verts... Verts? Elle resta un moment figée. Que se passait-il? Il lui avait donné une drogue en la sortant de la cellule et elle ne l'avait pas remarqué? Elle n'avait pas fait grand chose pour être envoyé ici pourtant... Juste fait tomber à midi le range-couvert, éparpillant pleins de fourchettes au sol... Elle les a même gentiment ramassé! ... Et tendu à certains de ses camarades en disant que ça pouvait être "utile"... Rien de grave quoi...

Il l'avait ramené dans la Cellule et elle pensait que c'était bon... Il semblerait que Nath ne voulait pas qu'elle commence elle aussi à croire à une mini-Résistance. Et bien qu'il le sache, ce cher fou : ce n'est pas l'enfermer entre quatre murs qui changerait grand chose. A part attiser encore plus son envie de Liberté! Elle allait juste patienter ici, se faire libérer... et recommencer, bien évidemment !

Juste que pour le coup, il avait ajouté Jamie dans cette cellule-ci... Et enlever sa vision des couleurs aussi... Oui, c'était ça : les couleurs n'étaient plus comprises par ses yeux. Les formes, les détails... ça collait. Bon bien sûr, les petites écritures auraient nécessités sa paire de lunettes mais comme 1) Elle n'avait ses lunettes et que 2) Il n'allait pas en plus ajouter de la lecture aux prisonniers : elle n'avait pas à s'en faire. Elle se tourna vers Jamie et dit gentiment de sa bouche asséchée :


- Dis Jamie... Ça va sinon ? Tu cr... es ici depuis longtemps?

Elle allait utiliser le verbe "crêcher" mais en connaissant la folie du jeune homme, plus il y avait de mots simples : mieux c'était. Elle lui jeta un regard de compassion. Malgré qu'il soit azimuté, il restait attachant et inoffensif... Ça elle en était sûr. A la différence du changement terrible qui s'était développé chez Nathaniel. La folie a cela de particulier, qu'elle peut être extrêmement joyeuse comme terriblement sadique...

Sa vue continuait à se dégrader, ce qui était terni devint absolument inversé... Sa tête déclencha un mal de tête ce qui n'arrangea pas le moral de la jeune femme. Espérons que, pour aujourd'hui du moins, Jamie soit un compagnon positif pour elle. Sinon Nath aura fait un bon déplacement sur son échiquier géant qu'était l'Hôtel... et elle tomberait dans la folie. Ça jamais. Elle préfère trouver refuge dans l'espoir et dans les rêves que dans la folie et dans la haine.
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Mais c'est Poison Ivy, la plantureuse plante de pot de Matt! Comme elle s'associe bien avec le décor. Un femme à la main verte dans un pré vert récitant du Prévert pour un apprenti pervers! Jamie en avait la larme à l'oeil, mais pas pour la même raison. Il a du renoncer à sa tentation, à ce tissu si rebondi et si ferme, et surtout si vert, il en était vert, mais bon... Anxieux que son secret soit révélé par Galicus, Jamie rouli-roula~ comme un ninja en camisole qu'il était de l'autre côté de la pièce pour s'éloigner de la place de son méfait non-accompli, et laisser de la place à la belle de son cousin. Ou du moins l'une d'entre elles. La donzelle ne semblait pas être des plus sereines qui plus est, qu'aurait-elle dit s'il l'avait vu en plein acte de murophilie. Ou murophagie. Si seulement c'était un petit pan de mur bleu!

Il masqua du mieux son regard horrifié à cette simple idée de découvrir son idée qu'il en parut encore plus horrifié de ne pas savoir contenir son horreur! Angoisse! Elle était peut-être télépathe et communiquait avec les patates et faisait de ses pensées des bonhommes en patate! Maudit sois tu, Galicus! Se trémoussant aussi bien qu'une danseuse manchote qu'il était, il réprima son anxiété en s'affalant bêtement au sol et poussant un « Ah! » un peu féminin. Ouf, c'est passé! Comme à la Poste mais sans guichet. Quoique en fait, Lewis Caroll était peut-être la guichetière. Un poil trop vertueuse pour être fonctionnaire. Tout étalé qu'il était en position ver de terre, parfait pour retrouver Roger, il lança un coup d'oeil à sa compagne de campagne qui.... qui avait des mains! Galicus cria injustice pendant qu'il était écrasé par le dos de la demoiselle et Pignon aurait dit que c'était bien fait, tandis que Jamie se demanda pourquoi il était le seul en camisole.

Est-il possible qu'elle ait des droits québécois?! Eau bénite, tiens! Fronçant très fort des sourcils pour signifier son mécontentement de ne pas être contorsionniste pour imiter l'autruche, il fut tiré de ses pensées fleuries quand la demoiselle pour laquelle le cœur de son cousin chavirait dans une mer verte et iodée, un peu tranquille, mais pas forcément verte en fait, mais juste ce qu'il faut, car point trop n'en faut mais les ambitieux auront toujours mieux, donc cette même Lewisette lui posa une question qui semblait bien incongrue vu quelle n'avait pas de lunettes.


-Fou.... Oui c'est en ces termes qu'il lui répondit. Fou... fourchette! C'est à cause d'une fourchette. J'avais envie de la lécher mais en fait, on m'a dit que c'était une buchette donc je n'ai pas du tout une passion dévorante de léchouiller ce magnifique pré vert derrière toi, même si Galicus me persuade du contraire! Willow, ne le dis à personne, promis? Ils entendent tout, TOUT! Surtout le boeuf...

En pleurant de honte sur l'épaule de la chinoise qu'il avait rejoint en un roulis, Jamie regardait la demoiselle comme si elle était le Messie sans barbe. Un peu comme Roger mais sans son manteau moumouteux et moutonneux. Ou comme une tulipe avec un pissenlit et un lys. Oh oui, il aimait les champs, les prés et les tracteurs! C'était si bien qu'il se dit qu'il devrait emmener Roger, Galicus, Willow, Matt, Kunstkammergericht et Pignon les découvrir tellement ils étaient verts comme du gazon pour bronzer! Oui et ils deviendrait irlandais et mangerait des feuilles de menthe tout en buvant du terreau! Bercé par ces douces pensées, oui, il se disait que ce serait un monde par...

-Fait! Agité à nouveau par cette idée géniale, il reprit la conversation, tout étonné de la voir là, mais se rapprochant davantage d'elle. Mais au fait, depuis quand es-tu ici? Tu n'es pas avec Matt? Tu aimes la décoration de la pièce? Tu sais que Pignon nous attend dehors? Aaaah, je suis content que tu sois là.
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Willow Lewis Wei
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Soupir. Pourquoi essayait-elle de parler normalement à Jamie ? C'est vrai quoi... C'était vain. Le jeune homme était attaché par une camisole et pris dans un délire personnel, il s'amusait à rouler sur le sol capitonné. On pouvait bien dire qu'il était malade mais l'assurance qu'un antidote existe pour lui n'était pas confirmé. Il débita des paroles sans queue ni tête et la Chinoise laissa faire, comme toujours. Il parlait de fourchette, de bûchette, de... léchouiller ? Elle ne comprenait rien mais... ne s'attendant pas à comprendre, elle ne fit qu'acquiescer avec un sourire quelque peu peinée. Oui, oui Jamie... Elle ne dirait rien sur ton crime de léchouillage...

Elle ne pouvait pas pour autant être insensible devant l'adolescent. Il était très réceptif à ses délires et aux maux qu'il inventait. Elle l'observait, face à lui, toutes ses mini-expressions défilant sur son visage (à la couleur à présent verdâtre) et témoignant des pensées barrées de son cerveau. Il roula vers Willow qui le laissa pleurer sur son épaule d'un malheur qu'elle ne comprenait pas. Elle regarda la camisole et essaya de voir si ça ne serait pas possible de lui enlever. Alors qu'elle allait lui demander de se tourner pour qu'elle voit de plus près la chemise serrée à l'apparence rouge qui le liait, il déclara en s'approchant un peu plus d'elle :


-Fait! Mais au fait, depuis quand es-tu ici? Tu n'es pas avec Matt? Tu aimes la décoration de la pièce? Tu sais que Pignon nous attend dehors? Aaaah, je suis content que tu sois là.

Elle lâcha un deuxième soupir. Ce n'était pas méchant. C'était juste qu'elle se sentait un peu assaillie par toutes ces questions. Vu le regard attentif et interrogatif qui lui lançait, elle se disait qu'il fallait bien lui répondre. En un sens, lui donner des réponses claires seraient un moyen de lui présenter un monde stable et logique autour de lui. Elle prit donc une voix calme et douce, répondant précisément mais avec des mots... simples :

- Je suis arrivée il n'y a même cinq minutes... Tu m'as vue, hein Jamie ? Et non, je ne suis pas avec Matt... Tu vois : il n'y a que nous deux. Je crois qu'il est toujours dans les Cellules. Et pas dans un très bon état... mais elle ne le précisa pas à haute voix. Non, je n'aime pas la décoration... Le style capitonné qui m'apparaît fuschia maintenant : ça fait mal aux yeux... Et enfin... Pignon. C'est ton canard c'est ça ? Oui... il ne peut pas faire autre chose qu'attendre j'imagine...

Elle s'arrêta un temps. Les autres dehors ne faisaient qu'attendre, ne réagissaient pas devant le Mal qui s'imposait à eux, juste... ils laissaient faire. Cela frustrait l'Asiatique. Cette inaction. Mais elle ne valait pas mieux car ne faisait pas grand chose non plus. Elle n'avait jamais été très douée pour agir d'ailleurs... La seule fois où elle s'était décidée à faire quelque chose de sa vie : elle avait fini là, dans cette pièce capitonnée, avec un fan de canard pour seule compagnie. Ça oui : elle ne l'avait pas prévu au programme de sa fuite vers la Californie... puis vers la Chine...

Elle se tourna vers Jamie et le décala dos à elle, de force. De toutes façons, il n'aurait pas compris si elle lui avait demandé. Il y avait quatre accroches qu'elle défit, c'était bien coincé mais elle arriva à défaire tous les tissus entremêlés qui liaient le pauvre McCravatt. Elle tira le tout et le jeta plus loin. Ce sera tout de même plus agréable pour lui de pouvoir agiter ses bras... Elle n'aurait de toutes façons pas supporté qu'il roule sur le sol tout le temps qu'elle serait avec lui. Elle aurait vraiment finit folle à la fin ! Elle se gratta la joue, pensive, de sa main à l'apparence orange. Décidément, ses yeux lui jouaient toujours des tours.


- Jaimie. Cela fait longtemps que tu es ici ? Tu te souviens si on t'avait droguée ? Je veux dire.... Tes mains : tu les vois beige ou d'une autre couleur, genre vert ou orange ?

Si la situation avait été échangée, Willow se serait prise pour une folle. Ce qu'elle racontait n'avait aucun sens. Au moins, elle faisait bonne compagnie à Jamie... Pourquoi la peau serait-elle devenue verte ? C'était vraiment absurde... Après réflexion, cette idée n'aurait pas dû sortir de la bouche de la Chinoise. Elle voyait déjà se profiler une discutions sur des petits hommes verts n'habitant pas sur Terre... Mais elle était dans l'espoir et elle pria donc en son fond intérieur que Jamie allait réagir de manière normale, comprenant ce qu'elle voulait dire. Oui : il fallait qu'il use de son minimum de lucidité. Elle ne savait pas si elle aurait préféré être avec l'autre McCravatt qui était difficilement supportable, mais être avec le brun n'était pas non plus une partie de plaisir. Ça va être long, pensa-t-elle : très looonnng.


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C'était donc cela! Ce n'était qu'une manigance vilaine et rusée pour déjouer leurs plans initiaux! Quels scolopendres! Et dire qu'il pensait que Roger était sauf, planqué on ne sait où?! Jamie mourut donc d'une crise cardiaque....

Mais pour savoir comment le fermier vert en était arrivé à cette étape revenons à nos Roger et évitons de mettre le doigt dans le nombril de Galicus. Heureux de revoir la fleur dotée d'épines de son cousin bien aimé, Jamie trouvait la compagnie de la plante bien propice au décor vert qui les entourait, après tout ne dit-on pas qu'un jardin bien fait demande un chiffre impair? C'est ainsi que se font les meilleurs potagers, tout comme les pommes. Mais seulement celles tolérées par Pignon. Alors qu'il regardait avec une adoration particulière la jeune Lewis, ses yeux s'écarquillèrent quand elle parlait! Comment? Elle a poussé en cinq minutes?! Paniqué, Jamie observa le seul spot de la pièce. Décidément, la photosynthèse artificielle avait fait des progrès miraculeux! Il se demandait si ça marchait ainsi aussi pour les poils de Roger, mais comme il joue à cache-cache, c'est sans doute plus délicat, surtout avec Woolite. Et Matt n'est pas là?! Ô Racine! Que point ne puis-je parler ta langue tel Andromaque attendant Hector en vain!? Oui, oui, Une Andromaque fuchsia même comme le souligne la demoiselle à l'instant. Ça va mieux au teint... FUCHSIA?! Mais! Mais...


- Ce n'est pas un peu un manque de goût le fuchsia? Enfin je veux dire... Matt ne l'aurait pas toléré... Donc euh...Désolé...


Alors qu'il culpabilisait d'avoir ainsi contredit la plante de son cousin, cette dernière souleva ses racines et commença un Body Slam, ou du moins ça aurait rendu la chose plus impressionnante. A terre et... au sol... Jamie vit sa vie défiler en deux minutes, pleurant tout en déboulant les méfaits qu'il avait pu commettre dans sa triste vie et se demandant également pourquoi Willow était devenue une plante cannibale. Et il fit une crise cardiaque.


-Je suis désolé... Je ne voulais pas te vexer.... Je sais que il y a des choses pas très nettes qui ont été faites dans ma vie, mais il ne faut pas m'en vouloir pour autant, non? Snurf... C'est à cause de l'histoire du marshmallow à la pistache, hein? C'est celle-là? Je savais que c'était le plus grand regret de mon existence mais Pignon a dit: c'est parfait, maintenant brûlons la grange. Pardon! Pardon! Je l'avais pourtant averti que les œufs n'étaient pas cuits à point. Pard...

Click.

Ah bah non, on dirait en fait qu'il était en vie et juste... Oh mon dieu, elle a osé libérer la bête! La fougueuse et sauvage monstruosité qui se terrait sous cette carapace de sangles et fermoir. La même bête qui s'élança au ou de Willow en lui criant un « merci » qui s'étouffa dans les pleurs et les reniflements bien sonores. Alors qu'il n'en revenait pas de tant de compassion de l'asiatique, il lui fallut beaucoup d'efforts pour saisir la question qu'elle lui avait posé. Des mains d'une autre couleur? Levant à hauteur de ses yeux ses mains, il retint un cri étranglé en voyant que ses mains avaient disparu sous un tissu blanc! Oh non, oh non, oh non! Horrifié, le garçon se demanda si l'histoire des champignons était connu jusqu'ici pour qu'on lui coupe les mains... Alors Willow était aussi dans l'affaire. Se pinçant le bord de la lèvre, l'adolescent regretta qu'elle soit impliquée dans cette affaire.

- Apparemment, la situation est bien pire qu'un changement de couleur. Mes mains sont devenues des moufles blanches. Dit-il très sérieusement, tout en lançant un regard en coin vers la porte. A voix basse, il continua. Je ne sais pas ce qu'ils nous ont fait, mais je le sais en fait. J'ai tout écrit, mais il a fallu ruser. Tiens attends, dans ma poche j'ai la vérité, il a fallu que le message soit codé, afin qu'il ne découvre pas ce que je sais.

Portant sa « main » gauche de manche de camisole parce qu'un qualificatif long rend la lecture plus longue, vers la poche de pantalon, il saisit un morceau de papier vert plié en quatre. Il lui tendit le papier en question, bien visible entre ses mains. « Oh! Elles sont réapparues! » Dessus, avec son écriture maladroite, Jamie avait inscrit ceci:

UTGIPOFVTEAQYTRYXMLA
ZARSHUOERAGGBBYTRDJIUTGT


Jetant des regards inquiets vers la porte et Galicus, Jamie se rapprocha davantage de Willow, si c'était possible. Dans le creux de l'oreille, il lui susurra ces mots doux:


- Le code est 4772912164. Ne le révèle surtout à personne! Qui sait ce qu'ils pourront faire! Peut-être même nous mettront-ils au vert? Posant une main qui se voulait rassurante sur l'épaule de Willow, il termina ainsi: Ne t'inquiète pas, même si tu aimes le fuchsia, on sortira d'ici avec notre secret.

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I’m not crazy. My reality is just different than yours. »
du Chat de Cheshire

Patience, patience. Il fallait rester calme face à un fou pour ne pas les rejoindre de l'autre côté du miroir. C'était assez troublant d'écouter Jamie, ses paroles étaient si sincères parfois, ses excuses si affolées, que l'on se demandait s'il n'y avait pas un sens caché à ses phrases. Mais les Sibylles n'auraient pas pu avoir un tel descendant... Peut-être était-ce celui de la Pythie, rendant compte de travers les visions de Delphes... Un téléphone arabe plus que perturbé en somme.

Alors qu'elle le dégageait, il continua ses pleurs et cris de désespoir, demandant pardon pour des méfaits passés. Mettre le feu à la grange ? Willow ne releva pas pour autant : elle avait déjà de quoi s'inquiéter avec la situation présente. Malgré ses protestations, la Chinoise continua son combat avec la camisole car tant qu'à être bourreau : autant l'être longtemps mais en une seule fois. Enfin bourreau... Cette image disparût à la seconde où le
clic libérateur retentit. Ce simple son fut suivit d'un merci encore larmoyant.

Après que Jaimie est fini de lui sauter dessus en signe de remerciement et qu'elle arrête de lui toucher la tête comme on ferait à un chien un peu trop excité, elle lui demanda s'il n'était pas aussi drogué. La scène était pour elle déjà étrange, alors les couleurs changeantes ne faisaient qu'accentuer le côté loufoque. Jaimie sembla trouver un sérieux que l'on ne connaissait pas chez lui. Oh, comprenait-il la question ? Willow en fut la première surprise. Elle ne s'attendait pas à beaucoup de résultat...


- Apparemment, la situation est bien pire qu'un changement de couleur. Mes mains sont devenues des moufles blanches.

Il jeta un coup d'oeil à la porte, suivi par Will qui se demandait ce qu'il se passait au juste. Son regard s'attarda sur les mains libérées de Jaimie qu'elle trouva marron à souhait... loin d'être blanches.. ou mouflées. Jaimie était devenu très précautionneux et attentif, comme prêt à révéler tout le complot qui se cachait derrière l'hôtel, ou du moins, comment s'en échapper. Ses phrases étaient toujours aussi oxymoriques mais la Chinoise écouta tout de même. Un message codé ? Jaimie était-il si innocent que tout le monde le pensait ?

Le jeune homme fouilla dans son habit et en sortit un papier plié à l'apparence orange. La curiosité de Willow était montée soudainement : qu'allait-il être écrit dessus ? Elle prit la feuille et y lu le message
UTGIPOFVTEAQYTRYXMLA - ZARSHUOERAGGBBYTRDJIUTGT. Certes, elle ne s'attendait pas à lire "Il faut appuyer sur la treizième dalle du plafond. Cela fait, vous trouvez les couloirs d'aération : prenez deux fois à droite, une fois tout droit puis à gauche. Vous pourrez vous glisser dans un petite pièce où il y a une fenêtre. Là sera votre porte de sortie". Elle ne se faisait pas des films ou des romans... mais elle s'attendait comme même à un truc un plus prenant !

Elle se tourna vers Jaimie, un sourcil relevé et les yeux ouverts d'incompréhension. Il répondit par une série de chiffres que la Chinoise n'eut même pas le temps de mémoriser alors qu'il continuait à exprimer sa méfiance jumelée à de la prudence. Will qui était penchée vers lui, attentive, se laissa aller contre le mur, la tête tournée vers le plafond. Elle lâcha un soupir, encore. Pourquoi avait-elle imaginé que le jeune homme serait d'une aide quelconque ? Elle devait vraiment arrêter de porter de l'attention aux fous...


- Oh non. Je ne m'inquiètes pas Jaimie... Du moins, pas plus qu'avant. Je suis enfermée avec des fous et j'ai encore l'espoir naïf qu'ils vont se révéler plus sages que les sains d'esprit. Peut être devrais-je aussi m'y mettre. La folie me permettrait de vous comprendre une bonne fois pour toutes...

Elle avait lâché ça sur un ton lassé mais badin. Oui, finalement, la folie semblait le meilleure des remèdes. Et qu'est-ce que la folie dans ce monde qui partait dans tous les sens ? Plus rien ne semblait coller à une notion commune de la réalité, alors pourquoi tenter de résister ? Tss... Cela ne servait à rien. Elle attendrait donc avec Jaimie, ses yeux drogués délaissant le fuschia que n'appréciait pas Jaimie (et Matt aussi semble-t-il) pour un noir profond. Profond et flamboyant. Attendez, c'était du noir flamboyant, c'est courant ça ?

Ho ho. Il y avait le feu aux poudres et les coussins qui tapissaient la salle était plus qu'inflammables ! Enfonçant le papier au message codé dans sa poche, Will s'approcha un peu plus des flammèches sombres qui léchaient les murs peu à peu. Il n'était pas encore très grand mais il faisait paniquer la Chinoise. Elle avait peur du feu. Mais elle ne pouvait pas se laisser aller à tétanie qui l'appelait. Elle était seule avec un ado fou. Même si elle criait : les gardes allaient continuer leur ronde sans plus de réaction.

Elle alla chercher la camisole et tenta de la secouer sur le feu. Ces gestes peu sûrs ne furent pas plus efficaces. Avant même de mourir brûlée, elle savait qu'elle risquait de mourir étouffée par la fumée... et Jamie avec elle. En se forçant à approcher, elle remarqua que le feu était né d'une vieille machine de climatisation/chauffage coincé dans un coin du plafond, le genre qui devait être changée pour ce genre de complication. Elle ne savait pas si tout cet Hôtel était réel ou un cauchemar mais même dans ce cas-ci, il ne fallait pas risquer bêtement la mort. Même si c'est un songe, mourir n'est jamais sympathique.

Elle ne savait pas si des gardes allaient se pointer mis elle frappa tout de même violemment à la porte en criant à l'aide. Elle essaya même de foncer dans la porte pour l'ouvrir de force. Sans succès. Elle ne voulait pas mourir là. C'était ridicule et insensé pour elle. Elle ne devait même pas être là à l'origine. Qu'avaient-ils fait à Nathaniel pour en arriver là ? D'ailleurs, en parlant de Nath, n'était-ce pas un de ses tours ? Willow se souvenait bien que le blond n'appréciait pas la folie du jeune McCravatt. Etait-ce une raison pour le brûler vif ? Et elle avec ? Tout ceci n'avait aucun sens ! Pourquoi un feu, à un tel endroit ? Il n'y avait pas d'explication. Car il n'y avait pas de feu. Tout cela était dans la tête de Willow...


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