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Soins en terres inconnues [PV Arthy]
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▌Date d'arrivée : 19/01/2011
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Willow Lewis Wei
« Tant qu'on ose se battre,
même si on essuie des échecs,
on est digne de respect. »
~ Lao She




Dernière édition par Willow Lewis le Mar 30 Avr - 22:34, édité 6 fois

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Ploc. Ploc. Ploc. Les gouttes continuaient de tomber. Aussi agaçantes que les tics tacs d’une horloge, la fuite qui s’était installée au centre de la cellule ne réjouissait pas tous les occupants. Pour quelques uns, c’était un moyen de boire… enfin, si vous êtes vraiment assoiffé au point d’ignorer les maladies et autres microbes transmises par cette eau trop opaque pour être de l’eau de source. Certains ont déjà tenté une petite rasade, on attend encore quelques heures voire s’ils tiennent le coup… bien que quelques goutes ne doivent pas tuer je pense. Mais il y avait une autre utilité à cette eau, autre que la boisson… Et non, ce n’est pas à la douche avec une à deux gouttes la seconde : on a vu mieux comme pression dans les douchettes. Il y en a juste assez pour pouvoir humidifier des tissus pour éponger des blessures, si ce n’est les nettoyer. Certes, j’ai cité plus haut les maladies mais quand vous avez des gamins de quinze/dix-sept ans pleins de sang devant vous avec moins d’un filet d’eau à votre portée… vous dites merci et vous vous servez. Willow avait pensé à prendre directement le tissu sur la canalisation en fuite, histoire d’avoir un tissu imbibé plus rapidement que goutte par goutte, c’était déjà plus intelligent pour éviter de voir les blessés attendre encore plus.

Mais cela ne suffisait pas. Ce n’est pas avec de l’eau que l’on soigne des blessures pareilles ! Cela faisait plusieurs heures déjà que la Chinoise réfléchissait dans son coin mais ne se renfermant pas pour autant. Elle surveillait les matons et aussi des deux chiens de garde de Nathaniel qui passaient dans les couloirs. Elle ne savait pas exactement à quoi cela lui servirait ou du moins quand cela lui servirait mais elle comptait les tours de gardes, les départs et arrivées de certains clients… parfois des clients tous nouveaux à leurs dires et affolés par l’état de leur chambre. D’autres fois, des clients allant ou revenant de cette salle en dessous d’eux, où les cris déchirants résonnaient accompagnés de rires sadiques… mais cela est peut être juste une hallucination. Peut-être. Quoi qu’il en soit, ils ne revenaient jamais en bonne état. Pleins de sang, de bleus, de brûlures, le corps aussi trempé qu’un noyé… et j’en passe. Dès qu’ils arrivaient ou plutôt s’écroulaient sur le sol de leurs cellules, ceux qui s’étaient proclamés soigneurs pour un jour les entouraient pour déterminer les dégâts et assurer un minimum le maintien de la personne, pas forcément les faire rester conscients mais au moins vivants. Willow essayait de les aider mais elle ne se sentait pas vraiment capable de rester là, à regarder des gens se vider de leur sang. Ce n’est que quand elle reconnue Arthur Clifford, le policier anglais, qu’elle sortit de ses pensées et études de couloirs.

Quelqu’un qu’elle connaissait et qui pouvait trouver des vraies solutions, pensa-t-elle. La jeune femme qui pourtant n’avait rien à se reprocher, ne pouvait pas supporter les représentants de l’ordre mais là, il faut avouer qu’un de ces derniers dans une situation critique aiderait quelque peu. Surtout qu’elle avait l’impression depuis son arrivée que cet Arthur ne ressemblait pas aux amis policiers flippants de son père… Elle s’approcha tout de suite de lui quand il arriva dans la cellule. Il semblait assez amoché mais tombait lui aussi dans l’inconscience. Elle s’humidifia les lèvres et commença d’une voix qu’elle ne voulait pas tremblante, mais assurée et surtout rassurante :


- Hé ! Agent Clifford… Rester avec nous, on a assez de blessés comme ça… Et puis, si vous tenez bien, vous redonnerez assurément confiance aux gens autour de nous... Vous allez leur redonner courage… et aussi espoir... Parce que… Vous n’allez pas nous laissez là comme même… Hein ? J’ai pas vraiment confiance dans les flics mais… ça serait le moment de me faire changer d’avis. Dites moi que vous avez une idée…


D’accord, d’accord… C’est vrai que pour quelqu’un qui est sensé rassurer, elle stressait plus qu’autre chose. Mais au moins elle ne lui a pas sauté dessus en criant que c’était de sa faute ou qu’il aurait dû empêcher ça avant… parce que par rapport aux clients qui tournaient le plus dans la folie autour d’eux, elle savait qu’il était humain et qu’il n’aurait rien pu faire face à Nathaniel et ses sbires. Donc finalement ça pouvait aller… enfin façon de parler. Elle était tout aussi inquiète que les autres clients, assurément, mais c’est juste qu’elle le canalisait à présent bien mieux, sans sombrer, se raccrochant à un de ses espoirs : un anglais et flic déterminé qui malgré tout avait agit lors de précédents cas louches de l’Hôtel de façon professionnel et dirons-nous, le plus efficace possible avec les moyens du bord. Alors oui, Willow espérait beaucoup d’Arthur, qu’il réagisse pour le bien de tous et c’était pourquoi elle n’allait pas le lâcher de si tôt. Elle ferait ce qu’il faut pour qu’ils puissent survivre dans cette nouvelle version de l’Hôtel et elle attendait de Clifford qu’il l’aide. Mais bon, ce n’était pas vraiment gagner vu qu’Arthur était comme même évanoui devant elle. Il allait falloir encore attendre… et elle serait là.
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Look at you, buddy. You’re just a real mess. But it’s not your time, not yet. That’s what they told me up there. Breathe in, breathe out. Don’t think about the pain. Stay focus and listen to your surroundings. Maybe you’ll discover what happened here… Trust me, Artie… Open your eyes, bro’. Wake up already! Jeté à même le sol, je n’aurai su dire si c’était ces « derniers mots » ou l’acte en lui-même qui m’avait fait reprendre conscience. Ouvrant les yeux soudainement, j’eus l’impression d’émerger d’un rêve étrange comme si… C’était stupide, Edward ne pouvait pas m’avoir parlé, il était mort, et pourtant… J’avais eu l’étrange impression de l’entendre me morigéner comme à son habitude. La douleur qui me vrillait le crâne se rappela bien assez tôt à mon goût sans compter cette foutue difficulté respiratoire. Ce Nathaniel O’Bryan ne nous avait pas loupé… Il nous avait sacrément amoché et pourtant, j’avais l’habitude d’encaisser les coups. Je ne voulais même pas imaginer ce que les autres pouvaient dès lors ressentir. « Don’t think about the pain, bro’. You have better things to do. Observe… ». It seems an easy thing to do when you mention it like that… Le souffle court, ma vision s’obscurcissait et… Je sombrais lentement mais sûrement, je pouvais aisément le deviner. Pourtant, il fallait lutter. Je me devais de rester éveillé, je ne pouvais pas être un fardeau pour les autres. Soudainement, une voix féminine m’extirpa de ma somnolence.

Hé ! Agent Clifford… Rester avec nous … Redonner courage… et aussi espoir... Dites-moi… une idée…

Je finis par repérer un léger accent asiatique derrière ces quelques mots. Ces derniers se suivaient mais je n’étais pas parvenu à appréhender l’entièreté de son discours. What was her name ?!? Lewis… Right. First name… Wi.. Wil… I couldn’t remember… Well, it didn’t matter actually. It wasn’t the most important thing right now. Malgré ma vision amoindrie à l’œil droit par une jolie cocarde, je jetais rapidement un regard circulaire sur les environnements. First thing, first. Where are you ? What is the place ? Determine the security system’s efficiency. Une cellule. Une parmi tant d’autres. Environ 10 personnes par pièce. Pas de menottes. Pas de garde devant les portes. Malgré la douleur, je me penchais suffisamment que pour avoir une vue sur le couloir. Pas de caméras de surveillance. La sécurité n’était, semble-t-il, pas des plus hautes. C’était déjà ça de pris. Il fallait néanmoins rester sur ses gardes. Il y avait fort à parier pour que des gardes effectuent des rondes. Il serait bon d’observer ces dernières afin de déterminer les changements entre chaque ronde, la durée de ces dernières, combien d’hommes sillonnaient les couloirs… L’observation était la clef de la survie en pareilles circonstances. Prudence était mère de sûreté. La douleur au crâne s’intensifia mais je tâchais vaille que vaille de l’ignorer. Les migraines étaient des ennemies bien connues, cette douleur s’en rapprochait alors je pourrai lutter contre.

Une idée… C’est à peine si je parviens à appréhender la situation dans son ensemble… Garder les yeux ouverts ne fait qu’augmenter la douleur qui me vrille les tempes. Vous serez donc mes yeux pour l’instant miss Lewis. Que voyez-vous ? Détaillez-moi les lieux, cette… cellule. Qui est là ? Quel est l’état général des gens ?

J’éprouvais des difficultés à respirer. « Stay focus Arthur ». Well, easier said than done. “I know buddie but… Like she said, you are the only glimpse of hope they actually have so…” J’inspirais lentement puis expirais tout aussi précautionneusement. Il me fallait rester éveiller coûte que coûte. J’avais bien conscience de l’avoir accablé de tout un tas de questions, d’avoir été sûrement trop incisif dans mon ton mais… Je ne pouvais me fier à moi-même, pas dans cet état. Je lui faisais donc confiance pour me seconder et j’espérais qu’elle le comprendrait. Si mes souvenirs étaient bons, elle ne m’avait jamais réellement apprécié, sans que je ne sache réellement pourquoi par ailleurs… Enfin… Elle avait changé d’attitude lorsqu’elle avait compris que j’appartenais aux forces de l’Ordre et… « What did I say, buddie ? Stay focus ! Don’t think about the rest. You need to concentrate ». Le goût métallifère dans ma bouche me donnait la nausée. Je devinais le sang coagulé sur mes vêtements et sentais ce dernier sur mon visage. Je n’étais pas du genre à me plaindre pour coups et blessures, mon métier m’avait appris l’endurance et j’encaissais plutôt bien. J’encaissais plus longtemps que les autres avant de me plaindre. Mais là… Il nous avait sacrément amoché… J’espérais que les autres étaient sortis indemnes. Trop épuisé, je n’avais pas fait attention si d’autres détenus étaient revenus de cette salle de torture en même temps que moi.

Ecoutez miss… Wi… Will… Willow, voilà. J’ai besoin de votre aide. Il va me falloir un peu de temps pour que je récupère des forces mais on ne peut pas… att… attendre… Néanmoins, ne perdons pas espoir, n’est-ce pas ? Je veux donc que vous vous concentriez. Racontez moi ce qu’il s’est passé. Comment sommes-nous arrivés ici ? Combien de temps s’est-il écoulé depuis Nouvel An ? Qui est là ? Qui n’est pas là ? N’hésitez pas à insister sur les détails, parfois, c’est eux qui font… la… la… différence…

J’avais peiné sur mes derniers mots. Parler devenait laborieux. Il fallait peut-être qu’on trouve une solution mais il fallait aussi que je récupère un minimum avant d’entreprendre quoique ce soit. En l’état actuel des choses, je ne tiendrais pas longtemps face à l’ennemi. Surtout si ce dernier m’était inconnu. Une fois récupéré, on aviserait. Suivant l’état des autres résidents, les soins viendraient en tête de liste. Et qui disait soins disait ‘moyens de soigner’. Il faudrait peut-être visiter les lieux pour trouver des trousses de secours. Je doutais que l’ennemi nous en a gracieusement offert en guise de bienvenue. C’était risqué mais il fallait bien essayer. C’était pour cette raison précise qu’il me fallait autant d’éléments que possible… Au cas où… Partir à l’aveuglette nous mènerait à notre perte. Même préparé, l’opération restait risquée alors… En outre, j’étais peut-être prêt à risquer ma vie pour sauver les clients des lieux mais je n’étais pas à sacrifier celles d’autres tels que cette jeune femme. Je ne pouvais pas jouer les têtes brûlées. De toute manière, cela n’avait jamais été mon style – bien plus celui de John pour être honnête. À ce propos, où se trouvait-il ? Son aide n’aurait pas été de refus. Je rechignais à devoir demander assistance auprès d’une civile… Je n’aimais pas l’idée de devoir la placer en première ligne face au danger. Néanmoins, nous n’avions guère d’autre option en réserve. Hélas.


sorry pour l'immonde retard... ;_;
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Inquiétude. La Chinoise était penchée au dessus du policier qui était salement amoché. Il tentait vainement de rester conscient mais il semblait souffrir rien que pour ouvrir les yeux. Elle avait attrapée un des bouts de tissus humidifiés et l'avait plaquer plusieurs fois sur le front déjà en sueur de l'Agent. C'est bon ses paroles l'atteignaient. Il ne semblait pas capable d'ouvrir les yeux, de savoir où il était.... à la différence de la brune. Arthur posa malgré tout des questions précises et elle ne réfléchit pas en répondant :

- Nous sommes dans une des quatre cellules crées par Nathaniel... Il y a pas mal de gens, je ne les connais pas tous... Mais il en manque encore, assurément. Ils sont peut-être encore en bas... d'où vous venez vous aussi. Ceux qui sont là sont affaiblis car déshydratés, en manque de nourriture... et de sommeil peut être. Il y a deux blessés graves : Ryann Stalker et Matt McCravatt, mais je ne sais pas ce qu'il en est dans les autres cellules... On tente de les soigner mais... c'est plus les maintenir en vie. On a qu'un petit filin d'eau pour désinfecter et nos vêtements déchirés pour bandages...

En le disant, Willow sentit encore plus à quel point leur situation était misérable. Cette cellule froide, humide et trop restreinte pour autant de gens étaient insupportable. Pas de possibilité de se calmer l'esprit avec le peu d'espace et le bruit des cris, pleurs et discutions paniquées ou comploteuses. Non... ce n'était vraiment pas le lieu pour garder des blessés et encore moins un pour les soigner. Mais il n'avait pas le choix et ils devraient se débrouiller avec. Peut-être qu'une fois remis sur pieds (lui aussi) l'Agent Clifford trouvait une solution... il le fallait.

Il s'agitait d'ailleurs un peu trop et un peu trop vite aux goûts de la Chinoise. Il voulait tellement donner pour les autres clients qu'il serait capable de se tuer pour tout. Willow trouvait ça louable mais... ce n'était pas la meilleure chose à faire. Un soldat blessé est inutile sur le front : il ne fait qu'un mort en plus à enterrer. Il semblait avoir fait cette réflexion mais voulant tenir, il parla de nouveau. Il fallait qu'il sache ce qu'il se passait ici. Une première expertise de la situation en gros. Et la Chinoise allait donc être ses yeux pour cette étape, elle l'écouta attentivement :


- Je veux donc que vous vous concentriez. Racontez moi ce qu’il s’est passé. Comment sommes-nous arrivés ici ? Combien de temps s’est-il écoulé depuis Nouvel An ? Qui est là ? Qui n’est pas là ? N’hésitez pas à insister sur les détails, parfois, c’est eux qui font… la… la… différence…
- Tenez bon Agent Clifford... Oui, je vais... me concentrer. Cela fait trois jours, bientôt quatre que minuit a annoncé la nouvelle année. Des mâtons apparus de nul part nous ont entraînés ici et si on ne disait rien, on se faisait pas emmener ailleurs. On nous jetait ici sans se soucier de nous jusqu'à midi. On nous a alors laissé un temps à l'ancien restaurant avec une ration de nourriture : Nath nous veut donc en vie...
Elle fit une pause en lançant un regard autour d'elle : Ruthel White est revenu... il était avec Margaret Reese hier... Il manque encore Alexis Bell, Matthew Carter et... Jamie McCravatt je crois. Ici, il y a Matt McCravatt par contre et Ryann Stalker... James Leighton et Henri Potier aussi...

Elle hocha la tête, mécontente d'elle-même. Elle voulait aider mais elle n'aidait pas réellement. Elle se souvenait des visages... de quelques noms mais ici, oui dans cet Hôtel à l'odeur de sang, de crasse et d'enfermement : sa mémoire semblait s'envoler. Dans les autres cellules, il y avait un autre français, un nouveau... Charles je crois, une fille brune assez solitaire et passive (Australienne non ?), une certaine Paige ... Elle continua tout haut, les yeux dans le vague car encore pensive :

- Il y a aussi Blue, le Doc Chace, Eilleen... la pauvre gosse... Ils sont dans les cellules d'à côté si je me souviens bien... Mais bon, le truc c'est je ne connais pas tout le monde... et puis, peut être que ceux que je pense disparus sont en fait aussi à côté... Vous m'avez dit de repérer des détails. Comme j'ai dis à quelques autres : je sens que Nath n'est pas le seul derrière tout ça... et ce n'est pas qu'une impression. Il n'agit pas seul... Il y a une influence qui l'a changé... ou il y a alors d'autres qui sont bien pires derrière. Tout cet Hôtel déjà étrange se changeant comme... par magie, tout démoniaque qu'elle est, en cette prison de fous : ce n'est pas une blague ! Il y a eu des morts il y a quelques jours et, si on ne soigne pas les blessés : il y en aura d'autres. Soupir pour évacuer le stress. C'est pourquoi il faut agir... et vite. J'ai observer les tours des mâtons et, même si je ne suis pas très forte pour être vos yeux, je peux vous être utile. Sur le terrain comme vous devez dire dans votre boulot... pas si quotidien que ça.

Elle s'en remettait à lui, à l'ordre, à un policier. Elle qui bien que discrète et sérieuse n'avait jamais apprécié les pressions de pouvoir acceptait les ordres d'un représentant comme Clifford. Oui mais... la situation était particulière et délicate. La pression du pouvoir c'était Nathaniel à cet instant et c'était donc lui qu'il fallait combattre... Mais avant de combattre, toute altruiste qu'elle était, la Chinoise voulait défendre, sauver des vies. Il fallait que les clients soient forts pour être en état de riposter contre cette dictature complètement absurde et dingue... et sanglante. Il le fallait coûte que coûte et elle espérait que ce cher Anglais avait un plan...
▌Date d'arrivée : 15/12/2009
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Cordialement,
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‘You need to concentrate mate. Stay focus’ Easier said than done! La douleur dans l’épaule droite devenait insupportable, combinée aux autres. Il faudrait tôt ou tard penser à déloger cette foutue balle mais pas maintenant. Pour l’heure, j’écoutais religieusement ce que la jeune chinoise me disait. Les yeux fermés, j’arrivais malgré tout à visualiser les lieux grâce à ses descriptions emplies de détails. Quatre cellules. Comment étions-nous passés d’un hôtel rempli de chambres à ce… ce… cette… chose ressemblant à une prison avec ces foutues quatre cellules ? La question restait sans réponse et je doutais que cette jeune femme puisse m’aider à résoudre ce mystère. Elle ‘découvrait’ les lieux en même temps que moi après tout. Je la sentais humidifier mon front à l’aide d’un tissu et j’esquissais brièvement un sourire. C’était peu mais c’était tout ce dont j’étais capable comme remerciement actuellement. Parler m’était pénible et je préférais économiser mes forces pour des ‘choses plus nécessaires’. Il manquait encore du monde… Mais combien ? Et surtout… Étaient-ils dans les autres cellules, dans cette ‘salle de tortures’ dont je revenais ou… Ailleurs ? Là était la réelle question.

Il y a deux blessés graves : Ryann Stalker et Matt McCravatt. On tente de les soigner mais… C’est plus les maintenir en vie. Nous n’avons qu’un petit filin d’eau pour désinfecter et nos vêtements déchirés pour bandages…

Ces noms me disaient quelque chose. Je me rappelais vaguement de deux tarés et d’un cochon ainsi que d’un gamin mégalomane… Certes, je ne les appréciais guère mais ils ne méritaient pas de mourir pour autant. Il fallait faire quelque chose pour les sauver. Nous devions à tout prix trouver un kit de soins sinon nous aurions deux morts de plus ce soir. Un frisson me parcourut tandis que je visualisais à nouveau ce pauvre Kanashi baigner dans son propre sang. Les coups qui marquaient son corps meurtri n’étaient rien comparé à l’horreur et au désespoir qui se lisaient sur son visage désormais dénué d’expressions à jamais. Le froid de ce bout de tissu me calmait, il me permettait de contrôler mes tremblements. J’avais beau être flic, je restais aussi humain. Il était impossible de rester impassible devant une pareille horreur. Les soldats ne voyaient pas des psychologues lorsqu’ils revenaient du champ de bataille pour rien. « Tenez bon Agent Clifford… » Cette jeune femme était un don des dieux. Sa voix calme et ses gestes doux étaient ce qu’il fallait en pareille situation. Elle ferait une excellente infirmière… À moins que l’expérience vécue ne la dégoûte à jamais.

Cela fait trois jours, bientôt quatre depuis nouvel an. Des mâtons sont apparus de nulle part et nous ont entraînés ici. Si on se rebellait, on était envoyé ailleurs… On nous a jeté ici sans se soucier de notre cas. Et puis… À chaque repas, on nous emmène en rang jusqu’à l’ancien restaurant. Nathaniel veut nous maintenir en vie…

Je n’écoutais déjà plus tandis qu’elle m’énumérait divers noms. Certains d’eux m’étaient familiers, je les avais vu ‘en bas’ comme le disait si bien miss Lewis. Mon cœur rata un battement lorsque j’entendis qu’Alexis était actuellement introuvable. Où était-elle ? Qu’était-il advenu d’elle ? Le silence rencontra mes interrogations. Miss Lewis avait cessé de parler mais j’entendais sa respiration et cela me rassurait. Elle finit par reprendre son énumération mais je la sentais distante, comme plongée dans ses pensées. Elle disait tout haut ce que je pensais tout bas. ‘Pauvres de nous’. Nous étions mal barrés… Mais il ne fallait pas perdre espoir. Nous finirions par trouver une solution. « Vous m’avez dit de repérer des détails… » Ces quelques mots piquèrent ma curiosité et je me reconcentrais sur ses mots. Il me fallait occulter la douleur encore un peu… Juste un peu… « Comme je l’ai dit à quelques autres, je sens que Nathaniel n’est pas le seul derrière tout ça… Il n’agit pas seul… Il y a une influence qui l’a changé… Ou alors il y en a d’autres qui sont bien pires derrière… » Que voulait-elle dire par là ? Cette histoire était si étrange… À la limite de l’occultisme. Je n’en pouvais plus.

Nathaniel a changé ? Depuis quand ? Comment était-il avant ? D’autres ? Qu’entendez-vous par là ?
Tout cet hôtel déjà étrange se changeant comme par… magie en cet asile… Il y a eu des morts il y a quelques jours et si on ne soigne pas les blessés, il y en aura d’autres !
Calmez-vous miss Lewis. Inspirez… profondément et… Exp… irez. Gnuh. Restez concentrée et répondez à mes questions s’il-vous-plaît. C’est… C’est… C’est important. Peut-être pourrons-nous comprendre ce qui nous arrive si nous rassemblons suffisamment d’indices. Vous comprenez ?

C’était primordial qu’elle se concentre. Il y avait une piste dans ces quelques mots. Certes, cela ne nous aiderait pas à sortir d’ici. Ces informations nous seraient utiles plus tard, pas dans l’immédiat. « Même si je ne suis pas très forte pour être vos yeux, je peux vous être utile. Sur le terrain, comme vous dites… » Nous avions parlé en même temps et au final, je finis par comprendre. Mes réponses attendraient. Elle avait raison. Il fallait penser en priorité aux blessés. Cela ne servirait à rien de comprendre ce qui se passait s’il ne restait plus personne à sauver… Mais avant de sauver les autres… Je sentais qu’il me fallait faire un garrot rapidement à mon épaule droite. Je peinais à rester éveillé. J’allais finir par retomber dans l’inconscience et cela risquait de créer un mouvement de panique chez la jeune asiatique. J’avais bien senti que j’étais devenu une sorte de ‘pilier’ pour la calmer. Je finis par tenter tant bien que mal de retirer ma veste afin de mettre en évidence la plaie mais seul, la tâche s’avérait ardue. Je finis par abandonner pour me concentrer sur la poche gauche de mon pantalon. J’y mettais généralement un attache-trombone. Et dire que John trouvait cela inutile…

Écoutez… moi… attentivement. Nous reparlerons de cela plus… tard. D’abord, il faut soigner les blessés. Aidez-moi… Il faut faire un garrot à mon épaule… pour… Gnuuu… Je… Parlez-moi. Il faut que je me… concentre sur… quelque chose pour éviter de sombrer… Je… J’utiliserai ceci pour crocheter la serrure. Il faudra… partir à l’aventure. Êtes-vous prête ?

J’avais pris ses mains dans les miennes à ma dernière phrase. J’étais sérieux quand je lui avais posé cette question. C’était risqué à l’extérieur. Elle n’était pas blessé, elle pouvait attendre sagement ici. Dehors, si elle me suivait… Je ferai certes tout pour la protéger mais je ne pouvais pas garantir que l’on s’en sortirait. Nous ne connaissions pas la nouvelle configuration des lieux. Il pouvait très bien n’y avoir aucune infirmerie. Et puis… Qu’y avait-il au-delà de ces murs ? Des mâtons et… Quoi d’autre ? Je me souvenais de ces étranges créatures lors de la soirée de Nouvel An. Il me fallait être sûr qu’elle soit consciente de tout cela avant de l’emmener avec moi. Si John avait été présent, la question ne se serait même pas posée. J’aurais exploré les environs avec lui, j’aurais tenté de trouver une infirmerie ou quelque chose du genre avec lui à mes côtés. Mais là… Seul, c’était une mission suicide vu mon état. Je serrais les dents. Bon sang, cette blessure commençait à m’énerver sérieusement. Mais je n’allais pas m’avouer vaincu par une maudite balle. ‘Now you’re talking bro’. It’s time to show to the enemy what you’re made with, don’t you think so’ ?’ It’s now or never.

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Si on n'est pas prêt à tout, on n'est prêt à rien. »
Paul Auster

Action. Il fallait passer à l'action et délaisser les paroles. Pour un temps du moins. Willow qui était penchée au dessus du blond grimaçait en voyant les plaies qui faisaient gémir le policier d'habitude imperturbable. Il voulait se débrouiller seul, encore. Elle secoua la tête négativement malgré ses yeux inquiets : pourquoi les hommes se croient-ils toujours invincibles ? Elle se releva pour aller chercher un tissu humide et du linge propre... enfin le plus propre que l'on puisse trouver dans une cellule pareille. Elle écarta les mains d'Arthur qui semblaient trop faibles pour agir correctement. Elle frotta la plaie pour éviter que cela s'infecte et regretta une nouvelle fois l'absence d'alcool. En serrant le garrot autour de son épaule, elle lui parla pour le maintenir éveillé :

- J'y suis presque Agent Clifford... Encore un peu... Pensez à vos missions d'autrefois; pensez au soleil qui éclairait vos journées; pensez comme tout peut vous réussir si vous y croyez. Je suis là...

Elle parla d'une voix douce et rassurante, tel le baume qu'elle aurait aimé appliquer sur la blessure d'Arthur. Ses paroles avaient au moins fait effet sur elle-même. Parler du soleil lui fit étirer un sourire nostalgique sur le visage. Même avant que l'Hôtel ne se métamorphose en Asile, cet astre si chaud et rassurant semblait bien loin, ainsi enfermé entre quatre murs. Mais il fallait garder espoir, confiance et maîtrise de soi. Sans ça, ils ne tiendraient pas. Et sans ça, le soleil ne ferait que s'éloigner d'avantage dans ce ciel orageux.

Elle remettait sa confiance à Arthur mais elle sentait qu'il avait autant besoin d'elle, qu'elle de lui. Sans son collège John pour l'assister, dur serait de faire la loi dans ce nouvel Hôtel. Mais Willow était là et la situation était assez critique pour que le
Grand Agent Arthur Clifford s'en remette à l'aide d'une civile. En d'autres circonstances, elle aurait meme été surprise en connaissant la supériorité des policiers. Mais là, la surprise ne semblait plus pouvoir être présente. Tout d'abord parce qu'Arthur n'était pas le policier qu'elle voyait tout d'abord en lui. Et surtout, deuxièmement, le niveau d'ahurissement avait été bien vite dépassé quelques jours plus tôt... et déjà bien travaillé dans son enfance.

Aujourd'hui, elle se sentait autre. Willow Lewis n'était plus une pauvre enfant aux convictions certes présentes, mais pas assez fortes. C'était une jeune femme prête à se lever face à Nathaniel et lui dire haut et fort : "
[color=olive]On ne touche pas à des innocents. Et encore moins à des gens que j'aime.". Car oui, même si la plupart des hôtels ne sont que des lieux de passages, ici, c'était différent. Elle avait rencontré des gens marquants, des gens auxquels elle tenait, des gens dont elle ne supportait pas l'idée qu'ils leur arrivent le moindre malheur. Et elle se battrait pour les protéger. Après... il fallait espérer que son envie altruiste ne soit suivie par une paralysie liée à la peur et aux découragements.

- Êtes-vous prête ?

Il lui avait montré un trombone en guise de clé et ses yeux se plongeaient à présent dans les siens. Elle sentait ses mains moites mais solides lui prenant les siennes, soulignant ce moment comme décisif. Oui, c'était venu le moment de se battre. Et avant de chercher l'offensive, il valait mieux assurer la défensive. Elle l'aida à se relever, toujours près du mur pour qu'il s'y appuie aux besoins. Elle espérait qu'il allait tenir le coup car il était encore très pâle mais elle savait que si elle doutait de son état, il irait de toutes manières, suivant son éternel devoir. Alors, autant qu'elle soit à ses côtés pour l'assister.

Elle décida de commencer tout de suite en prenant le trombone avant de le tordre pour le faire jouer dans la serrure jusqu'à entendre un clic annonciateur de liberté (même salée). Il y a des semaines de là, elle était entrée dans la chambre 1408 avec une carte de crédit et voilà qu'elle voulait fuir une cellule avec un trombone. Ah oui, cet Hôtel lui en aura fait voir de toutes les couleurs (et il n'a pas finit) ! Elle poussa délicatement la porte dans un petit grincement, espérant ne pas attirer trop vite des sbires de Nath ni des colériques de la cellule-même (mais beaucoup étaient trop vidés d'énergie pour réagir). Elle se retourna vers Arthur et répondit à sa question avec un geste vers l'extérieur et un sourire déterminée : Prête. L'infirmerie : les voilà !


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